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7 septembre 2012

mais c'est le désert ici !

Y'a quelqu'un ? ben y a moi, moi et remoi. Allez je vais me parler un peu à moi même comme souvent. Je sors de chez le kiné, c'est la première séance d'une longue liste. Pour sa part, c'est bien une capsulite. Ce sera vérifié lundi par radio. Tiens, je sens que ça va bien m'occuper cette histoire là.

Hier soir, j'ai fait l'effort d'aller à la première réunion mensuelle de l'asso. Deux personnes ont quitté l'asso. Et en voilà deux nouvelles plus un petit nouveau en curieux. Les deux nouvelles ont déjà travaillé un peu mais je ne les avais pas encore cotoyé en réunion. Je n'avais pas envie d'y aller à cette réunion et puis je me suis dit qu'il fallait forcer le lien social. Question : faut il forcer le lien social ?

J'ai découvert deux sacrés caractères. Je me souviens la première fois : j'arrivais et je n'osais presque rien dire, je tâtais le terrain comme on dit. Et là déjà des avis sur tout. En ce qui concerne le service qu'elle gère, je comprends, mais aussi des avis sur les autres services et pas forcément dans mon sens.

Tandis que le petit nouveau s'est fait bien discret.

Un jour je quitterai cette asso et je perdrai tout lien social avec ma commune d'adoption puisqu'en fait ce n'est pas ma commune administrativement parlant. Et alors ? peut on vivre dans une commune sans lien ?

Encore plein de questions.

Je me suis acheté des livres : un sur la religion, l'autre best seller de l'été, et puis un autre recommandé par les dames de l'atelier d'écriture.

Tiens, lundi soir prochain, il y a la réunion de présentation de l'atelier d'écriture pour l'année. Là j'y cours.

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5 septembre 2012

LA RENTREE

Et oui c'est l'heure. Mais chez moi plus de rentrée scolaire. C'est la première fois. Maintenant tout le monde est dans la vie active. On en fait des tonnes avec la rentrée. Je crois que j'aimais bien ça les rentrées autrefois. Surtout avec nos quelques accessoires neufs : la blouse,  le cartable, le plastique pour couvrir les livres, des chaussures éventuellement, une trousse.

J'ai assuré les inscriptions pour la gym et la danse il y a une semaine. Pas triste. Avec la plupart, tout se passe bien. Mais dans le lot, il y a eu deux phénomènes qui ont fait un mini-scandale parce qu'on oblige à prendre la carte de la fédération depuis un an maintenant, avant c'était au choix et le tarif était selon si on avait la carte ou pas. L'une m'a affirmé que l'an dernier ce n'était pas comme ça, si si ma vieille, j'étais là. Celle là a fini par se calmer et accepter nos conditions. Tandis que l'autre hystérique, après avoir pris sa carte, m'a demandé des explications, n'acceptant rien de nos conditions, elle a balancé sa carte, et du coup ne s'est pas inscrit. J'avoue que je ne comprends pas. Mais j'ai tenu bon et j'ai gardé mon sang froid pour les explications. Qu'est ce que c'est que ce monde où tout le monde veut faire à sa façon ?

Samedi dernier, c'était journée de repos à la mer pour fêter l'anniversaire d'une amie. Hélas, il faisait froid et nous n'avons pas profité pleinement de l'endroit.

Problème arrangé : nous avons trouvé un nouvel employé, qui avait fait ses 2 ans d'apprentissage chez nous il y a quelques années. S'il part d'où il est pour venir chez nous, c'est que c'était pas si mal. Ouf, je respire. Et si lui n'avait pas voulu, une autre personne s'était proposée. Du coup, il faut lui dire non, on va pas prendre les deux quand même !

Et je garde le meilleur pour la fin : j'ai une épaule en vrac. J'ai consulté tout l'été d'ostéo en ostéo, pour finir chez le médecin hier soir. Verdict = capsulite de l'épaule gauche. J'en ai peut être pour un an, avec 3 fois par semaine le kiné. D'où ça vient ? sais pas trop. Fréquent pour les dames anxieuses de la cinquantaine. Ouais j'ai bien les critères. Je le prends mal. Je me sens de plus en plus enkilosée côté gauche. Voilà ma rentrée à moi.

26 août 2012

les jours avec, et les jours sans.

C'est un jour sans, je le sens. Un jour sans motivation. Hier soir, c'était bien alors que je n'y croyais pas. Je ne voulais pas les recevoir chez moi, je propose qu'on aille ailleurs, et ce sont eux qui décident d'aller à la crêperie d'ici. Mon homme approuve. Quand j'ai su que c'était là, je me sentais mal. Pas envie d'y croiser tant de gens. Mais c'est fait, c'est réservé. Ainsi nous irons, il y a quelques personnes connues en effet, mais ça se passe bien et le cadre est vraiment sympa, juste refait. J'ai eu tort de me faire du sang d'encre. Il m'avait laissé entendre qu'il serait libre cet après midi mais non, c'est faux, il a du travail. Ainsi je vais aller voir ma mère, puis j'irai cueillir des haricots verts.

Mais ce que je n'aime pas, c'est me sentir comme ça, pas joyeuse, et puis je soupçonne des choses concernant mon jeune fils et ses amours, mais rien d'officiel et surtout, ça ne me regarde pas. Alors pourquoi ça me dérange ? car oui, ça me dérange.

Comme c'était bien du temps de mes parents, ils ne savaient pas tout ce qu'on sait, et cela devait être bien plus facile à vivre.

18 août 2012

jamais contente

Un peu chaud quand même ! faudrait baisser un peu la chaudière là haut.

On en voulait, on en a.

L'impression de ne rien faire, de peiner pour quelques pas. Et ce soir il y a une grosse "teuf" chez moi, enfin pas vraiment chez moi, sur le terrain et c'est pas loin de la maison. Jeune fils aime ça les "teufs", moi pas trop. J'espère que ça lui passera vite. On va sans doute en avoir plein les oreilles, alors je vais mettre aussi les boules quiès plein les oreilles. Avant on ira chez les anglais prendre l'apéro, ouf ! et j'aurais bien même déserté pour la nuit mais un peu compliqué à organiser si vite. Faudra composer.

Et cet après midi, il faut que j'aille voir ma mère, elle doit pas bien aimer cette chaleur quoiqu'elle ne se rend plus bien compte des températures. Justement il faut surveiller. Et je ne fais pas entièrement confiance au personnel pour ça, à mon grand désespoir.

Tenez le coup.

17 août 2012

le jour du marché

J'ai mal dormi la nuit dernière, pour cause, début d'infection urinaire. Alors je saute sur le téléphone et prends rendez vous car il est impossible d'attendre plus longtemps. Je n'ai pas du assez boire ces derniers jours. J'ai rendez vous à 11 h 15, et je sais que ça va être difficile de me garer car il y a un marché aujourd'hui et aussi une sépulture. J'ai un peu la trouille, finalement je trouve pour me garer, mais pas comme d'habitude. J'ai quand même craint ne trouver aucune place et l'heure du rendez vous qui passe. Après la consultation, il me faut aller à la pharmacie qui se trouve dans ce bourg. Ainsi je choisis d'aller dans la commune d'à côté pour me sentir à l'aise et aussi acheter mon pain. Je me dis que je reviendrai peut être cet après midi. Ma fille est là aujourd'hui, elle est revenue de vacances. Je lui demande si elle veut bien venir avec moi au marché, c'est non, car elle n'a pas la tenue pour ça et elle a prévu un travail au sous sol. Elle me propose d'appeler ma belle soeur, je le fais mais elle est occupée chez le dentiste et doit me rappeler, j'appelle aussi une cousine qui ne veut pas sortir tellement il fait chaud. A l'heure qu'il est, ma belle soeur ne m'a pas rappelée, mon mari est occupé à l'irrigation, je n'irai donc pas au marché. Je ne veux pas y aller seule. Tant pis. C'est le destin des phobiques sociaux. J'ai de quoi m'occuper, la preuve, j'écris ici, j'ai encore d'autre tâches administratives à faire et puis s'il le faut je glanderai. C'est la vie.

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11 août 2012

créer de la vie

Il faut tout faire pour créer de la vie autour de soi. Nos voisins sont arrivés pour les vacances, un couple d'anglais qui a restauré une petite maison. Je suis allée pour les voir le week end dernier, ils étaient absents et j'ai laissé un petit mot écrit en anglais (oui oui j'y suis arrivée). D. m'a rappelée et nous avions convenu de manger ensemble. Nous sommes allés hier soir avec eux dans une petite crêperie pas loin, il y avait D. et son mari W. puis la soeur de D., elle s'appelle L. C'est parfois bien difficile de se comprendre mais qu'est ce qu'on rigole. C'est moi qui ai pris l'initiative de cette soirée. Comme j'ai pris aussi l'initiative de partir 3 jours avec deux amies qui ne se connaissent pas. S. fait partie de l'asso des anxieux et C. vient à l'atelier d'écriture. Oser, oser, oser, je ne crains rien.

Si moi même je ne bouge pas, rien ne bougera. Si j'attends tout des autres comme j'ai pu le faire pendant des années, alors je peux attendre longtemps.

OSER, désormais, c'est ce que je souhaite. Il y a tant à découvrir.

30 juillet 2012

un lundi

J'ai fait l'état des lieux avec ma soeur et le locataire. Heureusement qu'il part. Ma soeur ne peut plus le voir. Il vient de se faire sucrer sa pension de Cotorep parce qu'ils le mettent à 50 %. Mais je pense que c'est plutôt la tête qui ne va pas. Il laisse la maison propre, il a tout nettoyé, sauf la chambre toute jaunie mais je pense qu'il fumait là dedans comme un pompier, il y passait tout son temps : télé et internet, volets fermés. Il nous a donné 50 euros pour refaire la peinture. Puis j'ai raccompagné mon grand fils à la gare. Il nous a annoncé qu'il voulait habiter prochainement avec sa copine, qu'il en avait marre de la co-location. Ainsi ce sera la première fois qu'il habitera pour de bon avec une fille. J'espère de tout coeur que ça ira pour lui et elle. Puis au retour, je suis passée voir ma mère, le cours de gym finissait, je n'ai rien vu, j'aurais bien aimé voir le travail qu'ils faisaient, ça ne doit pas être violent, la moitié des résidents sont en fauteuil roulant. Je crois que ma mère se débrouille bien en gym.

Aujourd'hui j'ai eu deux coups de fil intéressants : encore une demande pour deux couchages de Compostelle mercredi soir, ça marche de ce temps les pèlerins, bien sur j'ai dit oui, et puis une demande pour la maison, une dame qui vend sa maison et vient s'installer dans notre région, elle veut acheter mais en attendant, afin de chercher, elle veut louer. Je lui ai dit toute la vérité, rien que la vérité, et elle m'a remerciée d'être aussi honnête : j'ai dit qu'il y avait la route, que c'était ancien, que c'était tout simple, et que c'était pour payer la maison de retraite. Bon elle devait m'envoyer un mail, je n'ai pas de mail ce soir, on verra bien. Je suis contente qu'elle m'ait remerciée d'être honnête, je crois vraiment que c'est une qualité qui paie dans les relations.

Et puis nos quelques jours de dépaysement en bord de mer avec S. et C. vont avoir lieu bientôt.

Le bémol de la journée : ma soeur qui ne semble jamais apprécier plus que ça mes visites, en tout cas, je n'y vois rien. Mais rien du tout. Aucune proposition de sortie, aucune invitation, le désert entre nous. Nous avons pris un café chez elle mais il manque quelque chose.

29 juillet 2012

fin du mois

Le week end vient de se passer gentiment. Après une nouvelle déstabilisante jeudi, j'ai repris mes esprits. En effet, notre salarié nous a annoncé qu'il partait pour un autre poste. Cela faisait une dizaine d'années qu'il était là, nous avons été très surpris et j'ai été particulièrement secouée parce que je réagis violemment à tout fait important. J'ai eu peur, peur de la charge de travail pour mes hommes. Eux, beaucoup plus philosophes, ne s'inquiètent pas et prennent le temps de réfléchir à la situation. Je leur fais confiance, ils trouveront. J'ai du aller chez le médecin car j'avais un pied enflé par une piqure, j'ai du faire mes vaccins en vitesse car le docteur craignait un eresipele, mais tout semble rentrer dans l'ordre. Vendredi mon grand fils est venu de Paris, avec sa soeur, ils ont entrepris de ranger dans le sous sol, ils ont déjà sorti une remorque de "trucs" à conduire à la décheterie. J'ai du faire de gros efforts sur moi pour les laisser embarquer des trucs que j'aurais bien garder (genre ma machine à écrire électrique que j'étais si contente d'avoir pu m'acheter mais qui ne me sert maintenant à rien). J'ai remarqué que tout ce que j'avais pu dire le fameux week end où j'avais disjoncté avait du les interpeller. Je suis contente. Samedi nous avons déjeuné tous ensemble et on a fait des moules. Trop bon. Samedi soir, rien, du repos et aujourd'hui dimanche, je suis sortie juste à la boulangerie, et à part ça, rien. J'ai pris le temps, j'ai rangé du linge, regardé un film, fait une pizza ce soir, et là je suis avec vous. Je n'ai pas été à la super grande fête des tartampions car j'étais pas invitée, je me suis juste laissée vivre et c'est bien bon comme ça. Demain, je vais faire l'état des lieux avec le locataire de la maison de ma mère.

26 juillet 2012

des nouvelles de juillet

Maintes fois je me suis dit qu'il me fallait écrire ici et puis je repoussais le moment. Je ne savais trop quoi raconter. C'est aujourd'hui que je me décide. Le temps est trop chaud maintenant après avoir été médiocre. C'est toujours trop ou pas assez, le temps me ressemble. C'est donc le temps de l'été. Plus d'activité à l'extérieur, ça aussi c'est bien et pas bien, je suis un peu coupée du monde mais ça me repose également. Maintenant je vais y aller par rubrique :

chantier : le gars est revenu, ma fille était là, ça tombait bien. Elle l'a trouvé super. Les idées sont maintenant de réaménager toute la partie jour en gardant l'escalier à sa place mais en aménageant : casse des murs qui entourent l'escalier pour que la lumière passe. Le salon déménagerait dans le nouvel espace. Et la salle à manger s'implanterait dans le salon d'avant. Nous referons aussi la cuisine c'était prévu. Ce sera dur à vivre mais j'aurai enfin un bel espace. Il va me falloir de la patience.

festival : je suis allée 4 fois au festival : voir Juju, c'est "clerc", il est encore plein de charme, il chantait avec un orchestre symphonique. J'y étais avec ma cousine et nous avons aimé. Puis ce fut le grand "Charles", pour 88 ans, il est en forme, la foule a bien chanté avec lui, et j'ai redécouvert certains titres un peu oubliés. Lui il chante qu'il n'a rien oublié. Moment très fort. J'étais avec mon mari et notre couple d'amis de voyage. Puis j'ai bien pensé à Jeanne quand j'ai vu Miossec et surtout Hubert Félix, découverte car je ne connaissais pas bien, pas mal, mais classé après les deux autres dans mon classement de l'été, j'étais avec ma cousine et une amie d'écriture que nous avons rejoint là bas. Et pour finir, Laurent Voulzy précédé par Irma, découverte aussi de ces derniers titres que je connaissais peu. Belle soirée vraiment d'été cette fois là, pas besoin des deux polaires comme les autres fois. Fatiguant bien sur, parce qu'il y a beaucoup de monde et qu'il faut rester debout la plupart du temps, sauf pour Charles, il y avait des pliants pour presque tout le monde, j'ai entendu dire qu'il ne voulait pas qu'on soit debout. Et puis comme je ne suis pas bien grande, il suffit qu'un grand s'installe devant moi et c'est le désastre. Alors on gigote dans tous les sens pour trouver l'endroit pour voir, c'est du sport. Donc c'est fini pour cet été pour moi. Il y a d'autres spectacles mais je deviens raisonnable.

Le travail : 2 clôtures comptables récemment avec tout ce que ça comporte. Mais la satisfaction de savoir un peu où on va. Et l'espoir d'avancer dans le rangement et classement, ma fille m'y aide quand elle peut et elle est beaucoup plus organisée que moi pour ça. Les moissons de blé sont en retard, ça tourne à l'heure qu'il est. Le début a été difficile : panne de machine, aller en chercher une autre, et la menace de la pluie électrise tout le monde.

La famille : J'ai eu un mauvais week end où je me suis prise la tête avec un peu tout le monde chez moi. Plusieurs petites contrariétés m'ont contraintes à partir seule en forêt pour évacuer, c'était un dimanche. De ce fait, j'ai raté l'anniversaire de ma petite nièce qui n'y était pour rien. Mais j'avais tellement envie de pleurer que je ne pouvais faire autrement. Mon mari non plus n'y est pas allé, il est venu me retrouver. J'avais très envie de rester seule le plus longtemps possible dans un endroit calme et paisible. Mais les moustiques ne m'ont pas ratée, j'ai rapporté un lot de piqures qui m'ont bien punie.

La vie sociale : le festival m'a permis de voir un peu de monde. Sinon, c'est calme à part les gens que je fréquente dans le contexte de notre activité. Hier j'ai décidé d'appeler S. qui m'avait dit qu'elle n'avait aucun projet de vacance. Cela faisait quelques jours que je pensais organiser deux trois jours ailleurs. Ce n'est pas encore ficelé mais ça pourrait se faire. Je suis aussi passée voir M. qui n'habite pas loin de chez moi, ça m'a pris, je revenais de chez l'esthéticienne, et hop j'arrête, c'est rare pour moi de procéder comme ça, mais 3/4 d'heure à discuter avec elle de tout, de rien, ça m'a fait le plus grand bien. Je crois qu'elle était contente, elle vit seule depuis le décès de son frère mais elle est bien entourée, beaucoup de famille. Et elle est d'un naturel joyeux. Ma fille quant à elle recevait quelques amis et je les ai vus deux fois. Je suis contente pour elle, moi même je n'ai jamais connu ça de cette façon.

La maison de ma mère : pas de locataire en vue, l'autre part ce week end.

Projets : d'autres projets pro se profilent à l'horizon, un voisin qui arrête et ne trouve pas de repreneurs, peut être que mon fils va tenter sa chance, il y a une maison sur la petite ferme, en location, ce sont les conditions : ce sont les terres et la maison. Il pourrait alors peut être habiter là bas, pas tout de suite, mais dans l'avenir.

Chemin : j'ai reçu récemment 3 femmes faisant un bout de chemin de Compostelle pour voir comment c'est, elles veulent le faire en entier l'année prochaine. Elles ont appelé l'après midi même et j'ai dit oui pour le soir, à la bonne franquette, nous avons beaucoup échangé, et j'ai aimé cette soirée. J'ai eu des nouvelles depuis par mail. J'ai eu aussi des nouvelles de l'architecte qui était passé chez nous également, il a fait son chemin en 57 jours et me remercie et me dit que plus rien ne sera comme avant.

J'ai fait le tour de ma petite vie, je crois, et je vous dis à bientôt. Portez vous bien.

 

 

6 juillet 2012

savoir choisir !

Le temps passe, nous n'arrivons toujours pas à nous décider sur l'aménagement de la maison. Il ne s'est pas renseigné sur la faisabilité de changer l'escalier de place (= gros travaux car nous avons un chauffage au sol). Des amis sont passés l'autre jour et on dit clairement qu'ils ne se lanceraient pas dans un chantier pareil. Sinon concernant le sol de notre veranda/salle à manger/salon, je sais pas trop, les avis sont tellement divers. Entre les fans du carrelage pour l'entretien facile et ceux du parquet pour le confort et la chaleur de l'endroit, hier soir j'ai eu droit à la "pierre naturelle" qui est pas mal aussi, on va en mettre sur la petite terrasse qui borde la veranda, le chantier commence lundi. On peut mettre de la pierre naturelle à l'intérieur, demande-je l'air innocent ? oui, on peut, c'est même très joli, qu'il m'a dit. Ainsi l'extérieur va être fait avant l'intérieur, une bonne chose, au moins quelque chose qui va se faire. A un moment, il va bien falloir choisir, restructuration de l'intérieur ou pas, mais voilà, je me rends compte que je ne sais plus choisir. Plus jeune, je ne sais pas, ça se faisait, bien plus vite. C'est qu'après parfois on a eu l'impression de s'être bien gourré. Alors c'est pour ça que maintenant on est méfiant. Du coup, on ne fait rien et c'est un chantier pas terminé. Va bien falloir se décider. Les professionnels ? tous les avis sont différents. C'est bien pour ça que ça ne m'aide pas. Comment faites vous pour vous décider vous ?

19 juin 2012

nouvelles

Mon beau père va bien. Ce n'était qu'un malaise vagal (vagual ?), il est encore un peu bleu mais il a vite retrouvé sa vie normale. 

En ce moment, je me lève le matin, assez tard, et toute la journée, je me sens comme au lever, comme si je n'arrivais pas à me réveiller. C'est désagréable. Je ne sais pas pourquoi. Cela m'est déjà arrivé.

Samedi soir, nous avons reçu, ça faisait un moment que je n'avais pas eu d'invités : salade de melon, magrets séchés, raisins et poêlée de légumes aux lardons, puis fromage blanc/fraises et gâteau chocolat. Mes invités sont arrivés en retard, ça m'a énervé. Puis nous avons beaucoup parlé de la rupture entre elle et lui. Cà ne pouvait finir que comme ça. Il a complètement abusé, nous le voyions, elle fermait les yeux. Y a vraiment de drôles de types. Elle se retrouve seule mais je crois que c'est mieux ainsi. Pourvu qu'il ne l'embêtte plus. Ce n'est pas gagné.

Dimanche, petit tour à vélo, très agréable. Et le soir, conférence sur une médecine parallèle par les plantes. Il y avait un peu de monde.

Hier soir, atelier d'écriture spécial. Nous sommes allés chez la présidente dans un endroit superbe qui domine la ville. Chacun apportait quelque chose pour un repas partagé. J'ai fait une salade de lentilles qui a été fort appréciée, décorée de fleurs de capucine. Nous étions les deux groupes, je me suis sentie moins bien que d'habitude, trop de bruit, conversations mélangées. Et puis écrire, boire, écrire, manger, sortir, rentrer, ressortir, rerentrer, ça me faisait beaucoup. Il ne reste qu'un atelier pour la saison,  lundi, comme d'habitude.

Ce soir, j'ai une réunion de l'asso, ça me tracasse, toujours du mal avec ça. Si j'arrête, je coupe avec la population de ma commune, je n'ai que ce lien.

Pendant ce temps là, mon grand fils marche dans les Pyrénées......

 

 

20 octobre 2012

samedi

Aujourd'hui je devais être à un atelier d'écriture, je m'étais inscrite avec hésitation car il n'était pas animé par la personne que je vois habituellement. C'était une autre proposition, ça se passait au contact d'un jardin. J'avais pris la dernière place. Hier j'ai annulé par mail, mon épaule me fait trop mal.

La semaine a été difficile : mercredi je suis allée chez le kiné, totalement déprimée, j'hésitais à aller chez lui ou à rejoindre directement l'hopital. Il a su me calmer, et m'a pris un rendez vous pour le lendemain matin chez mon médecin. Mon bras gauche avec le kiné arrivait petit à petit à décoller du corps et là cette semaine, je l'ai vu totalement régresser : plus du tout d'amplitude, un bras collé au corps, sinon douleur atroce. Ce jour là, le kiné n'a pas pu travailler comme d'habitude, il a massé mon épaule à l'arrière où je n'avais pas mal et il a mis de la glace sur l'épaule et du chaud dans le dos comme à chaque fin de séance.

Je suis donc allée chez mon médecin qui m'a fait une ordonnance de produits divers et variés contre l'inflammation et la douleur : un pannel selon l'intensité. La calcification est surement toujours là et a repris de la vigueur. Cà ne s'opère pas. Faut gérer. L'humeur est au plus mal. Tout m'agace. Je me choute le soir avec le plus costaud des médicaments pour dormir, petit oreiller sous le bras.

J'ai repris un RV chez un nouveau rhumato, vu que l'autre vient de prendre sa retraite. Il me fera surement une radio pour voir ce qu'il en est de la calcification. Il parait que plein de gens en ont sans le savoir.

Pas fait de courses cette semaine, ça craint. Plus de gym au programme, impossible.

Hier soir, j'ai zappé la petite réunion de voisines où l'on achète quelques produits, je suis juste passée donner ma commande. J'ai regardé hier soir un film sur canal pour essayer de me divertir, cette semaine je ne tenais même plus devant la télé le soir.

Je ne suis pas une bonne malade, je deviens aigrie avec mes proches, et je ne sais combien de temps ça va durer.

J'espère la semaine prochaine pouvoir assister aux "deux heures" de formation" c'est la dernière période, pour les personnes âgées désorientées. Je vis au jour le jour.

 

10 juin 2012

un soir

Il y a des visites agréables, comme celle d'hier en fin d'après midi, beau frère fait visiter aux parents de sa belle fille notre petit coin de verdure. Gens charmants, agréables. Petite visite des batiments, du jardin, de la nouvelle veranda. Echange simple et chaleureux. Vite, ils partent au Puy de la folle (je me méfie des recherches dans google si je mets PDF) et nous, nous allons voir une fois de plus le gala de notre fille. Il faut manger en vitesse et se préparer.

A ce moment là, une autre visite, au départ sympathique mais qui semble avoir un but moins sympathique : critiquer la journée porte ouverte qui a lieu aujourd'hui. Je n'aime pas ça. Ne pas accepter l'évolution, vouloir continuer à tout prix. Ne pas accepter qu'on ait le soutien de quelques autorités. Cà, ça m'a fait mal. Quand on sait tout le travail, quand on sait à quel prix, on n'accepte pas ce genre de critique. Sous prétexte de ne pouvoir venir aujourd'hui, ils passaient donc hier soir, et il a eu ses quelques mots indésirables. Heureusement, nous étions pressés, nous partions voir du beau, du joyeux et ça nous a fait du bien. Ce monde est brut, trop brut pour moi. Qu'ils restent chez eux avec leur langue de vipère, c'est mieux pour tout le monde.

J'avais besoin de l'écrire pour me sortir ce moment de ma tête, il m'empoisonne depuis hier soir.

Comble de l'histoire, quand nous sommes rentrés, un message sur le répondeur : beau père était mal, réclamait de l'aide. Vite, nous accourons et le trouvons au lit mais le visage très masqué. Il était tombé, avait réussi à se remettre et s'était couché. Appel du 15, hospitalisation, émotion. Mais ce matin les nouvelles sont bonnes. Tout va pour le mieux.

Moralité : faire de son mieux en toute circonstance comme on aimerait qu'on nous le fasse.

9 juin 2012

fatigue

Je me sens très fatiguée en ce moment. Je ne sais plus où donner de la tête entre l'extérieur où il y a tant à faire et l'intérieur (où c'est pareil), du coup j'essaie de m'organiser et je n'y arrive guère. J'ai loupé la gym parce que j'étais partie voir ma mère le soir même. Je dois m'occuper de son linge car ma soeur est partie en vacances et c'est elle qui le fait d'habitude, pas tout le linge, le délicat, celui qu'on ne veut pas voir disparaître ou revenir tout rétréci, car c'est déjà arrivé.

Je dois avancer beaucoup en compta car les comptes s'arrêtent au 30 juin et j'avais beaucoup de retard. J'ai même du faire venir quelqu'un pour m'expliquer une nouveauté dans le logiciel. Je me sens un peu perdue parfois dans tous ces chiffres. Et je ne parle pas de la pression autour de moi : des hommes qui bossent à fond, tirent sur les horaires jusqu'à pas d'heure pour que tout fonctionne, je ressens les tensions.

J'avais pensé dans la semaine aller à l'audition de la chorale d'ici hier soir. Puis le temps passant, je n'avais plus trop envie. C'était surtout d'y aller seule et avec cette fatigue.... J'ai donc changé d'avis et après être aller chez le coiffeur et chez l'esthéticienne hier après midi, je me suis mis à tondre, là au moins ça se voit le travail qu'on fait. Ce soir, nous irons au 2ème gala (elle est prof dans 3 communes différentes), je verrai donc une 2ème version puisque même si ce sont les mêmes danses, ce ne sont pas les mêmes élèves ni les mêmes lieux, ni les mêmes organisateurs, et ça donne quelque chose d'autre.

Et demain, nous avons ce qu'on pourrait appeler "portes ouvertes" dans la ferme, puisqu'en lien avec des organismes, nous montrons notre savoir faire dans le cadre du "printemps bio". Au départ, nous avions refusé parce que nous ne nous sentions pas prêts, parce que nous ne sommes pas le modèle que les gens aiment, parce qu'à chaque fois que mon mari a fait quelque chose de ce genre, les gens n'ont pas répondu. Mais aucune ferme ne répondait favorablement, parce qu'elle l'avait déjà fait, ou parce que tout simplement elle refusait, alors ils nous ont eu à l'usure. Mais nous avons fait évoluer la chose en ajoutant d'autres personnes pour la journée sur le même site : partie agricole exposée par mon homme, partie gestion forêt par les propriétaires et une association, partie abeilles par un apiculteur qui met ses ruches sur le site, partie jardinage par un maraîcher bio qui exploite le grand jardin et un peu de nos terres que nous lui avons laissé. Cela fait un panel d'activités sous forme de petite randonnée à thème. Viendront ils les gens ? On verra, bien sûr, ça me travaille, je n'aime pas l'exposition vous le savez bien. Dans toute la promotion de la journée, je ne suis pas mentionnée, voyez je n'ai rien dit, mais les organisateurs n'ont parlé que de mon mari, ça me frustre et ça m'arrange. Je suis toujours dans l'ambivalence. De toute façon techniquement je ne sais pas répondre aux questions sur les cultures, je n'ai jamais eu la formation, alors je vais me faire la plus anonyme possible.

Bon week end à vous.

5 juin 2012

les rencontres

Cela fait maintenant 3 ans que je vais à l'atelier d'écriture, j'en ai fait des rencontres grâce à lui. Elle c'est la présidente de l'association qui gère l'atelier. C'est quelqu'un très en vue puisqu'elle est mariée avec un homme très important de la ville voisine. J'ai déjà dit ici que je ne pensais jamais l'approcher. Elle est venue chez moi cet après midi chercher des légumes secs, c'était prévu. Elle a emmené un ami, P. dont elle s'occupe de faire les courses, il est âgé, ne conduit pas, un homme très sympathique avec un accent du sud, il est arrivé vivre là depuis quelques années, je n'en sais pas plus. Elle est vraiment très active : entre sa famille, ses livres, son bénévolat, son amour des autres, sa générosité, sa simplicité. Ce qui est drôle, c'est que le courant passe vraiment bien entre nous. On se comprend facilement, ça deviendrait vite comme une grande soeur. C'est comme avec une cousine avec laquelle j'ai 20 ans d'écart. Je ne l'ai pas tellement connu, quand j'étais petite, elle était déjà adulte et pourtant aujourd'hui c'est comme si j'avais toujours été proche d'elle. L'autre jour, elle me téléphonait (la cousine) et mon mari, nous entendant, m'a dit, on dirait vraiment comme deux soeurs qui se parlent. Voilà ça me fait du bien de savoir quand même qu'avec quelques personnes, c'est facile, simple, et tellement inattendu. R. a une une vie exceptionnelle. D'un mileu modeste où on aimait les choses simples mais aussi l'écriture, la lecture, la nature, elle a connu l'ascension sociale grâce à son mari devenu industriel. Elle a connu le faste et l'argent. Elle a connu aussi les moments difficiles de son entreprise, licenciements et compagnie, les attaques. Mais cela reste une femme simple et naturelle avec qui on parle de tout et de rien. Je ne peux pas dire si elle a toujours été comme ça car je ne la connaissais pas plus jeune. Peut être est ce le temps qui l'a ramené à la simplicité. C'est une amoureuse des mots, elle publie, un vrai régal. Je suis heureuse de la connaître et de découvrir l'écriture grâce à elle en partie.

5 juin 2012

écrire encore ?

Alors que dans ma liste de liens, Louis arrête son blog, je me pose encore une fois la question : écrire encore ou pas. Si certains se demandent l'intérêt de leur blog ou s'ils en ont marre, moi je veux bien encore écrire un peu, mais sans aucune prétention puisque mon blog n'est pas du tout instructif. Il m'arrive parfois de le relire et d'être surprise de ce que j'ai pu écrire. Je l'ai fait récemment parce qu'une blogueuse m' a laissé des commentaires sur de vieux posts, quelqu'un qui souffre comme moi de phobie, je n'ai même pas su lui répondre, tout est déjà dit. Je lui ai mis un mail privé et depuis plus de nouvelle. J'espère qu'elle reviendra.

Quoi dire encore :

que dernièrement j'ai eu le passage d'un marcheur de Compostelle, un architecte, il a du trouver la conversation bien fade avec moi, mais bon, c'est moi qui y gagne. Mais bon sang, il avait des ampoules aux pieds, jamais vu ça, j'aimerais savoir comment il va.

que nous avons fêté les 60 ans d'un beau frère (surprise, il n'était au courant de rien), j'ai l'impression que ça lui a fait ni chaud ni froid de nous voir tous là, pas d'émotion, ça me surprend toujours ce genre d'attitude

que nous avons assisté au gala de notre fille (son premier cette année) et que encore une fois nous avons été sous le charme et de plus, nous avons eu des compliments pour elle par des parents d'élèves, c'est très bon à entendre

que dimanche mes enfants étaient là pour la fête des mères, ce n'était pas trop prévu, alors petit repas organisé en vitesse, et cadeau : un hamac, il est beau mais vais je trouver le temps de m'y reposer ?

que hier soir, j'ai retrouvé mon groupe d'écriture après quelques semaines d'arrêt et que c'était agréable même si je me trouve bien inférieure à la moyenne, mais ce n'est pas grave.

 

26 mai 2012

déception

Hier soir c'était l'AG de l'asso des anxieux. Seulement, elle a été annulée, faute de personnes. Je suis arrivée après le président et la secrétaire, nous ont rejoint le médecin qui nous accompagne puis une psychologue, ils font également partie du bureau. Et, comme public, nous avons eu 2 personnes. Alors ce n'était pas possible de la faire. Le président avait stressé depuis plusieurs jours par rapport à ça, c'était difficile pour lui d'animer sa première A.G., et là, il faut recommencer, nous l'avons repoussée, et nous envoyons une convocation à chaque adhérent. A la place de l'AG, nous avons pris le temps quand même de discuter et d'échanger sur nos peurs. Alors qu'à nos réunions habituelles nous avons toujours bon nombre de participants, là personne, est ce que c'est parce qu'il fait beau, est ce que c'est parce que c'est un long week end ? allez savoir. Je suis revenue avec une grosse part de brioche prévue pour la fin d'AG.

Aujourd'hui, je suis allée à la sépulture d'une tante, soeur de mon père, 96 ans, pas d'enfant, veuve. C'est triste de vieillir sans enfant. Mais la plupart de ses neveux et nièces étaient là. Je n'ai quasiment ressenti aucune émotion.

Puis nous avons fêté l'anniversaire de ma fille, chez elle, autour d'un goûter pour l'occasion. Je lui acheté une grosse potée de fleurs. Et là je suis fatiguée. Il fait froid, il fait très chaud, il fait chaud, il fait froid, faut vraiment s'adapter.

 

16 avril 2012

mi-avril

Une nouvelle semaine commence. Il va me falloir supporter les travaux. Enfin la véranda ! Les maçons sont en train de casser un mur car la véranda se juxtapose à la maison ainsi la mini salle à manger va passer de 10 à 30 m2. Nous avons vidé la pièce, passer les meubles ailleurs, du coup le salon est surpeuplé. J'ai rangé de la vaisselle en carton. Et j'ai réussi à jeter pleins de trucs que je gardais et qui ne servaient jamais, ça m'a fait du bien. Du coup j'ai récupéré de la place dans un autre placard où j'ai logé aussi de la vaisselle. Je gardais en effet plein de boites en plastique de récup qui devaient soit-disant servir à congeler. Finalement, j'en avais beaucoup trop.

Nous sommes partis samedi avec nos deux amis pour un anniversaire dans le 35. Lorsque nous étions allés à la Réunion, nous avions rencontré 2 couples avec lesquels nous avions vraiment sympathisé (c'est pas tous les jours !), sur le parcours, on se retrouvait toujours, même hotel au début, puis mêmes villes, et au retour on était ensemble dans l'avion. On avait beaucoup ri. On s'est revu une fois chez nous, une fois chez eux. Depuis c'était silence. Et dernièrement, on avait reçu une invitation pour l'anniversaire de l'une. Nous avons décidé d'y aller. Nous avons réservé des chambres d'hote. C'était sympa. Ils étaient vraiment contents qu'on soit là. Nous avons été présentés à leurs familles et amis. Par contre, qu'est ce qu'ils picolent ! bon on avait déjà remarqué, mais là c'était le paquet. Et moi qui ne boit que des fonds de verre, sauf le verre de mousseux, il a fallu que je me justifie tout le temps. Sur le coup de 3 h, 3 h 30, nous les avons quittés. Nous étions réinvités pour le lendemain mais nous avions décliné car on n'arrive pas à suivre leur régime, enfin ce n'est pas ce qu'on a dit. Nous avons bien dansé alors que ça dansait très peu. Ils ont le sens de l'accueil car vraiment ils ont tout fait pour qu'on se sente bien. Peu dormi, lever pour le petit déj à 10 h à la chambre d'hote totalement kitch, des bibelots partout complètement inattendus, c'était pas la chambre du siècle mais bon pour dormir, et puis il fallait partager la salle d'eau à 4, pas triste !!!!!!

Après nous sommes allés déjeuner à la Gacilly, petite visite hivernale, puis la Roche Bernard sur le retour. Crevée hier soir, pas assez de sommeil. Après une bonne nuit, je suis encore fatiguée. Comment font ils ceux qui font la bringue ?

 

 

 

13 avril 2012

dernièrement

On s'est bien amusé lundi à se filmer pour le prochain mariage. Enfin j'ai préféré regarder les autres que me faire filmer, j'ai quand même jouer le jeu, en groupe ça allait, seule beaucoup moins, mais j'ai assumé. Quand je me regarde je n'aime pas du tout.

J'ai encore raté la gym, pas de volonté, pas d'énergie pour ça. Focaliser sur ma paperasse et y en avait. J'ai bien avancé quand même cette semaine.

J'ai accompagné mon homme à une conférence dans la ville d'à côté sur l'environnement. Nous avions déjà vu cet homme, belle soirée, pas trop pessimiste, espoir, c'est ça qui est bien. Il s'est quand même fait interpellé durement par un type dans l'assemblée, je n'aime pas ça, ça me met mal à l'aise, on dirait que certains sont là pour ça. A la sortie, une personne que je connais trouvait que ce n'était pas du tout à la hauteur, que cette conférence datait d'il y a dix ans. Cet homme a parlé de développement durable mais surtout de solidarité entre les gens. Et j'aime cette idée. Quoique atteinte de phobie sociale, tout est plus compliqué. Enfin j'en déduis que beaucoup ne sont jamais contents et trouvent à redire.

Je suis allée voir ma mère à la maison de retraite et j'ai constaté plus de soins depuis que j'ai poussé une gueulante dernièrement sur le laisser-aller de l'hygiène. Je pense que là je me suis fait entendre. Nous avons visité sa voisine qui était fort contente. J'aime voir les petites lumières dans leurs yeux.

Et puis j'ai rencontré un grand anxieux hier soir, nous oeuvrons pour la même asso. Et vraiment, je me rends compte qu'on ressent  les mêmes choses. La différence, c'est que j'ai beaucoup plus de vie sociale que lui, et ça me fait de la peine. Mais nous avons beaucoup de points communs dans notre vie : père absent moralement et mère surprotectrice, scolarité en mode muet, peur du regard des autres très tôt (lui encore bien pire que moi, il se cachait dès que des gens arrivaient), moi pas sauf dans certains cas, traumatisme dans sa famille, honte de l'état de notre maison sans sanitaire, sans confort, pas d'encouragement, mésentente avec les voisins, enfin j'en passe. Il s'est coupé des garçons de son âge très tôt. Nous avons vraiment beaucoup discuté, il m'a même dit qu'il a parlé pour un mois tellement nous avons échangé. Sa vie se résume à aller à son travail et rentrer chez lui seul dans son logement, à visiter sa famille de temps en temps, à partir en vacances l'été avec quelques copains sauvegardés du temps de ses études en IUT, ce sont eux qui l'appellent, lui se mure. Tout ça il me l'a dit, il est conscient, mais n'arrive pas à faire mieux, et pourtant il y a un sacré potentiel à l'intérieur. C'est pas une vie, franchement. J'espère le voir évoluer un jour. Je l'encourage à nous rejoindre à l'atelier d'écriture, je l'encourage à aller marcher quand ça ne va pas. Aller marcher, même ça ça lui fait peur. Où ? Que vont dire les gens ?

 

 

7 avril 2012

économiser son énergie

Certains sont toujours en action, toujours prêts, facilement adaptables, rebondissant, changeant de programme, ça ne leur pose aucun problème. Pour ma part c'est différent, je constate à quel point mon énergie est défaillante. Je crois que j'ai toujours été comme ça. J'ai eu des contrôles de la thyroïde, apparemment rien, des fois je me demande quand même, mais bon, je suis comme ça. Maintenant j'ai tendance à calculer. Hier soir par exemple, j'aurais pu (même dû) aller à une petite assemblée mais c'est le genre d'assemblée où je ne suis pas à l'aise, où je ne me sens guère à ma place, j'ai décidé à un moment de la journée, alors que ça me turlupinait comme d'habitude, que je n'irais pas. J'imaginais déjà la fatigue intense engendrée par le stress et donc une mauvaise nuit, et donc un réveil difficile. Aujourd'hui, nous étions invités à un vin d'honneur de mariage où nous voulions aller, ensuite j'avais mes enfants à déjeuner. Je me suis donc économisée et j'ai gardé mon énergie pour ce matin : il m'en fallait pour faire face à une population, finalement tout s'est bien passé, j'ai même discuté avec des gens charmants, revu des gens pas vus depuis longtemps, et je ne me suis pas sentie mal du tout. Ensuite, retour pour déjeuner tardivement. Puis dans l'après midi, nous avons commencé à préparer une animation d'un mariage prochain, d'autres membres de la famille devaient nous rejoindre dans l'après midi. Le hic c'est que ces gens là ne sont jamais à l'heure et qu'ils ne sont arrivés que ce soir, nous avions déjà arrêté. Ma fille qui se donne à fond pour ça avait annulé une activité qu'elle aurait pu faire cet après midi pour se consacrer à cette préparation. Elle n'était pas contente et je la comprends. Je trouve cela très irrespectueux. Je dévie de ce que je voulais écrire : donc pour résumer, je planifie ce que je peux faire et ne pas faire, à cause de ce déficit en énergie, à cause du stress. Qui connait cela ?

6 avril 2012

Traditions

Aujourd'hui, vendredi saint, nous avons mangé du poisson ! et oui, mais en fait on en mange souvent le vendredi, mais aujourd'hui plus que d'habitude à cause de nos traditions religieuses.

Je me souviens autrefois, le vendredi saint, c'était un jour assez triste, ambiance lourde, et on embrassait la terre à 15 h, si ma mémoire est bonne. On ne fait plus cela, d'ailleurs quand j'en parle, peu de gens semblent avoir fait ça. Est ce que c'était une tradition unique à notre famille, ça m'étonnerait.

Sinon, à Paques, aussi ce que j'aimais, c'est qu'on se mettait en chaussettes, finis les collants et les pantalons de laine, vive les chaussettes. J'avais une copine qui restait en chaussettes tout l'hiver et elle n'était jamais malade, et moi la dorlotée, j'y étais souvent.

Sinon, il y avait aussi les enfants de choeur qui passaient chercher les oeufs, enfin je ne sais plus trop comment ça se passait ce truc là ?

Cette année, je n'ai pas fait de brioche, ma belle mère n'est plus de ce monde pour nous y encourager, et toute seule, je ne me vois pas le faire, ou du moins comme on le faisait à l'ancienne. Ma belle soeur étant très occupée par un évènement qu'elle prépare, nous n'en avons pas parlé. Ce n'est pas grave. J'ai acheté une brioche "bio" que nous gouterons dimanche.

JOYEUSES PAQUES à tous!

Et dire qu'il n'y a pas longtemps un ami qui va à la messe de temps en temps et qui a été élevé dans la pure religion catholique ne se souvenait pas de ce qu'était Paques. Ah quand la mémoire défaille ! Moi, je n'ai pas oublié mon catéchisme.

1 avril 2012

satisfaction/insatisfaction

Vendredi avait lieu notre réunion mensuelle de l'asso des anxieux. Au programme, pour changer, un atelier d'écriture. J'étais à l'initiative du projet avec l'animatrice de l'atelier que je fréquente. L'ayant proposé aux personnes du bureau, nous avions très envie d'ouvrir un peu nos thèmes. Il y avait eu durant un temps un peu de théâtre, puis c'était tombé à l'eau faute d'intéressés. L'animatrice était venue à notre dernière réunion pour s'imprégner un peu de l'association. Donc vendredi soir, je crois que nous étions 14 et tout s'est bien passé. Elle a proposé deux consignes et tous les participants ont bien joué le jeu. Je pense que pour certains ils se sont surpris eux mêmes. A la fin, nous avons un peu échangé sur la soirée et à priori, tout le monde était satisfait. Habituellement nous avons un thème sur les phobies en alternant avec une soirée groupe de paroles. Cela a permis d'être ensemble et de faire autre chose, sachant que l'écriture est très aidante pour libérer les émotions. Je suis revenue avec l'animatrice qui de son côté était enchantée de la soirée et prête à recommencer. Ouf, j'avoue être contente, car ce n'était pas gagné, et si ça n'avait pas marché, j'aurais surement accusé le coup. Alors si tout le monde est content, c'est très agréable et très stimulant. Je voudrais tant les aider tous, en même temps, cela m'aide aussi. J'ai mal dormi, tout me repassait dans la tête. C'est toujours comme ça.

Samedi, notre grand fils revenait d'un long voyage aux USA. Ainsi nous avons fêté en retard son anniversaire autour d'un repas avec nos proches, à sa demande. Puis nous avons regardé nos photos de voyage. L'après midi a passé vite. Le soir, il recevait ses copains chez nous (ça j'aime moins !) Nous avions programmé d'aller au théâtre dans la commune d'à côté. Mais j'aurais bien vite changé d'avis me sentant lessivée, sauf que c'était prévu avec un autre couple. Donc nous partons et laissons les jeunes entre eux. Là j'ai du affronter mes démons. C'est toujours un problème pour moi de me confronter à cette population. Vous savez, ces problèmes que j'ai avec les moyens-connus. Le couple avec lequel on était connaît beaucoup de gens, elle travaille pour la municipalité. Nous, nous sommes beaucoup plus en retrait. Du coup, je ne sais quelle attitude adopter, je ne me sens pas du groupe, et j'aimerais être dans le groupe = je ne fais pas partie du groupe, c'est clair. Se sentir étrangère toute sa vie dans sa commune, pourquoi ? C'est comme ça. Mais la pièce était très bien, très marrante, finalement la soirée était agréable, je me suis juste confrontée à mes vilaines émotions.

 Aujourd'hui dimanche = rien de prévu. Un homme qui travaille aux champs, une femme qui se repose car son énergie en a pris un coup avant hier et hier.

29 mars 2012

le printemps

Je l'avais mal commencé, je ne le voyais même pas, à cause de ces vilains microbes. Depuis quelques jours, tout doucement, je me risque au printemps, je m'attarde un peu au soleil en cherchant le courrier, au jardin. Ce matin, j'ai pris des photos du cerisier qui bourgeonne, des arbres blancs et jaunes, des primevères, des minuscules paquerettes, j'ai pris un peu de temps pour accueillir le printemps. C'est une saison magnifique, j'aimerais être le printemps, capable de renouveau. Pouvons nous être le printemps ? Oui surement. Re-naître, ôter la vieille peau, repartir de nos racines ! oui je veux bien être le printemps. Et vous ?

28 mars 2012

quelques nouvelles !

Rien, il ne passe rien dans ma petite vie de rien. Je vous ai mis les dernières photos du voyage, si ça vous intéresse. Moi ça m'intéresse toujours autant, en les regardant, je me replonge dans ce beau pays où je me suis sentie si bien. Je vis au jour le jour en ce moment.

Le week end dernier s'est passé avec des invités samedi soir (ça m'a boosté pour faire du ménage avant, y en avait besoin). On avait emprunté une valise à ce couple et pour leur rendre, je les ai conviés autour d'un petit dîner et le visionnage de nos photos. Ouais, peine perdue, ils n'aiment pas le Maroc. Ils y sont allés une fois et je ne sais ce qui s'est passé, ils n'ont pas accroché, comme d'autres que j'ai déjà entendu parlé. Avec eux, j'avait invité notre ancienne voisine qui est allée au Maroc en octobre dernier, et qui comme moi est tombée sous le charme. Je me demande comment on fait pour ne pas aimer ce pays. A mesure que l'on commentait nos photos, les autres cassaient le truc. Nous en avons reparlé après avec notre amie au téléphone et elle avait remarqué aussi. C'est dingue ça. Pourquoi je suis souvent entourée de gens comme ça, je me demande ? Aucune ouverture, aucune tolérance. Ce sont LEURS voyages les mieux, LEURS activités les mieux. Allez, je les pardonne. Ce sont des FRUSTRES sans doute qui ne trouvent pas d'autre moyen d'exprimer leur frustration, leur mal de vivre, je sais pas, je comprends pas.

Dimanche, nous n'avions rien de prévu, mon homme a travaillé, parce qu'à cette saison, il y a toujours à faire. J'ai trouvé aussi de quoi m'occuper. Et nous avons eu un peu de visite ma fille, son ami et des copains qui profitaient de ce beau dimanche pour se balader.

Pas d'obligation, de réunion cette semaine. Je dois seulement régler quelques factures de notre festival. Je suis allée déposer des chèques à la banque au guichet automatique, je n'avais jamais fait ça comme ça, avec une carte de l'association, j'ai choisi d'y aller avant que ça n'ouvre, pensant qu'il y aurait moins de monde, je ne voulais pas être vue, finalement c'est tout simple.

Lundi soir, nous avons eu un bon atelier d'écriture, comme souvent. Vendredi prochain, ce sera l'atelier avec les anxieux. On verra. Sinon, je remplis mes journées de comptabilité. Et je vous fais de petites visites. Par contre, chez moi peu de passage, ça m'inquiète un peu sur l'avenir même si le but n'est pas d'être lue mais ça stimule un peu quand même.

23 mars 2012

un vilain jus d'orange

Tout commence par une réunion hier soir. J'ai accepté d'y aller parce que je suis encore dans l'enthousiasme du festival du week end, qu'il faut bien débriffer, que de plus nous sommes en comité restreint. Cà ne me pose pas de problème, j'apporte même une quiche, il est décidé de manger ensemble. Et puis, l'hôte propose à boire, il y a du coca, de la bière, ou du jus d'orange. Vas y pour le jus d'orange, aïe il en a versé beaucoup. Ma politesse me contraint à tout boire. Cette nuit, j'étais agitée comme une pile électrique, beaucoup de mal à dormir, la vitamine C m'a bien enquiquiné.

Et y a pas que la vitamine C qui m'a enquiquinée. Aucun remerciement pour la participation de ma fille qui s'est donnée à fond ! des propos pas sympas sur notre profession, il a la même que nous, mais divergences d'idée, ce serait trop long à expliquer. Je me les suis pris en pleine poire, de sa part involontaire certainement, mais moi ça m'a traversée.

J'aurais sans doute été mieux chez moi devant la télé. J'ai voulu être dans l'action, profiter de quand je me sens capable, finalement je doute, le monde est trop cruel pour moi. Oh il n'y a pas mort d'homme, certes, je suis consciente que tout cela n'est pas grave, mais je suis déçue, je ne m'y retrouve pas. Je ne comprends pas cette médiocrité. Et ça me brouille le tableau, et ça m'assombrit l'esprit. Va pourtant falloir essuyer ça !

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