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sensiblement
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10 juillet 2010

Trop sensible !

Mon blog porte bien son nom, c'est sur. J'avais la paix avec moi depuis un peu et depuis hier soir, orage dans ma tête. Envie de pleurer mais je n'y arrive pas. Ainsi je me réfugie sur mon blog qui peut être saura m'apaiser. Après être passé chez Gros Nuages où c'était la journée POSITIVONS, aujourd'hui chez moi c'est NEGATIVONS. Les faits : hier soir petit repas de fin de saison de l'asso locale. Il y avait eu une réunion en début de semaine juste pour notre section chez notre nouveau président. Et oui, un nouveau est arrivé et a déclaré récemment qu'il voulait bien prendre le poste en co avec une autre personne déjà dans l'asso depuis longtemps. Ainsi personne ne sait qui va acheter les grillades. Je dis que je relance par mail celles qui étaient sensées s'en occuper. Les mails circulent entre moi et deux autres personnes. Je pense que c'est clair, une dit qu'elle achète ce qu'il faut (elle travaille dans le magasin, donc c'est simple). La soirée se passe normalement quoique je ne suis pas si à l'aise que ça. Je ne sais pas pourquoi, je pense que je sentais venir l'incident. Je ne suis pas du tout spécialiste des grillades, je reste à table. Les hommes ont déjà bien bu et racontent n'importe quoi. Il est l'heure de partir, on reparle un peu de l'asso. Le nouveau président dit qu'on se parle trop par mail, qu'il n'arrive pas à suivre, qu'il ne sait pas interpréter les mails car il manque le ton, moi je dis que c'est pratique, qu'on communique avec plusieurs à la fois, c'est là qu'il me demande si j'ai bien lu mes mails, je ne comprends pas. J'apprends qu'en fait il y a eu deux achats de viande. Celui que j'avais prévu, et le président avec un collègue a fait le même achat dans un autre magasin l'après midi même. J'ai l'impression qu'il m'accuse, à cause justement des mails échangés. C'est vrai que je n'ai vu çà qu'avec deux personnes, pensant que ça irait. Je leur avais dit que je m'en occupais. Je suis tétanisée. J'ai l'impression qu'il me prend déjà en grippe. Je ne sais trop quoi dire. J'essaie de me justifier. Il donne l'impression qu'il va falloir tout bien réorganiser, laissant planer le doute sur le travail effectué auparavant. Moi qui ai tant à coeur de bien faire, je suis totalement démontée à la vue de ce type prétentieux et croyant venir sauver l'affaire. Cela fait 6 ans que je fais le max pour cette asso, 6 ans que je prends sur moi, 6 ans que je me bats avec mes phobies pour donner le meilleur quand même, S'IL SAVAIT. Mais ce n'est pas quelqu'un de sensible, il est très populaire, habitué des assos, pas de sentiment. Je suis mal en rentrant, je ne dors pratiquement pas. Depuis, je suis nouée. Envie de démissionner carrément. Et après, qu'est ce que je deviens ? Je serai de nouveau très seule, j'ai déjà abordé largement ce thème sur mon blog, c'est ainsi. Est on condamné à être seul comme d'autres sont toujours en groupe. C'est douloureux, très douloureux. Je ne supporte pas les accusations. Pourtant bien d'autres le sont pour des petites choses comme là. Mais pour moi cela prend des proportions énormes. A qui en parler ? Comment me sortir de ce mauvais pas ? Je sens qu'il va me falloir un peu de temps. Cela m'enlève la confiance en moi qui déjà est insuffisante. Surtout que ce type je le connais dans la vie, dans la profession, et lui même nous a fait des siennes dernièrement. Il s'était engagé sur un plan et sans ne rien dire, a totalement changé d'avis. Mais mon homme me dit de ne pas mélanger. Il y a l'asso, et il y a le reste. Pourquoi être aussi susceptible, ça fait si mal.

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15 juin 2010

les produits

Au début de notre passage en bio, plus de produit chimique dans les champs bien sur. Par contre, autour de la maison, nous avons continué à utiliser le désherbant. Personne ne pouvait nous l'interdire, ce n'était pas dans les champs. Et puis un jour, j'ai dit : ça n'a pas de sens. On ne peut pas penser d'une façon et agir d'une autre. Alors on a abandonné le déherbant. Au début, on s'est fait débordé, du coup il y avait de l'herbe partout, je passais la tondeuse de temps en temps. Puis nous avons acheté un désherbeur thermique, c'est avec du gaz et on brûle l'herbe, il faut y passer du temps quand même, mais ça marche. Là on vient de refaire toute notre allée d'entrée et cour, pas de bitume, une toile au sol, des gros cailloux pour drainer, du calcaire compacté, et du petit caillou couleur terre, c'est enfin propre, je pense qu'on devrait avoir moins d'herbe. Et vous comment faites vous ?

15 juin 2010

le métier

Mon homme a choisi de travailler la terre, tout comme son père le faisait. Il est allé à l'école et a appris ce qu'on a bien voulu lui apprendre. Malgré tout il a toujours cherché à améliorer, à réfléchir autrement. Après avoir renoncé au peu d'élevage qu'il leur restait, avec son père, ils ont tout misé sur les cultures, ils avaient la possibilité d'irriguer. Ils ont marché avec le système : les produits phyto, les primes, etc. Puis quand malgré tout le travail, on n'arrivait plus à dégager de marge, il s'est posé des questions, d'ordre de santé en même temps. Ces produits sont dangereux. De plus en plus, on en parlait. Il a choisi de changer de méthode. Il a abandonné les produits chimiques. Ce n'était pas rien. Il fallait penser autrement, s'équiper de nouveaux matériels. Nous avons été aidés financièrement pour ça. Tout le monde pouvait le faire aussi. Cela fait 10 ans que nous n'utilisons plus de produits chimiques. Nous essayons de moins dépendre également des primes. Certaines cultures ne sont pas subventionnées. En ce moment, il faut biner, le temps est humide, l'herbe pousse très vite, ce n'est pas facile d'aller dans les champs quand il pleut, le terrain est trop gras. Si le binage mécanique est raté, alors il faudra arracher à la main et là c'est difficile, il faut trouver la main d'oeuvre, et c'est coûteux.

Le monde agricole est difficile. Dernièrement, on sent l'agressivité monter. Il nous est difficile de parler de notre métier sans sentir l'agressivité de ceux qui continuent comme avant. On essaie de ne pas provoquer. Ce week end encore, parlant de l'herbe à arracher, nous avons entendu "on ne va retourner comme au moyen âge à travailler à la main". Ils sont énervés, au bord du gouffre, ils ne supportent pas que certains décident de faire autrement, d'évoluer je dirais, car c'est une sacrée belle évolution. Nous sommes allés voir récemment le film de Coline Serreau, un de plus sur le sujet. Dans la salle, très peu d'agriculteurs, seuls ceux qui ont décidé de changer déjà, le public est surtout composé d'urbains. Ceux qui auraient besoin de voir ça sont absents une fois de plus. Qu'est ce qui les retient de changer ? Ils ont du mal à y arriver et ils continuent droit dans le mur. Nous avons la chance de vendre mieux nos produits, et surtout de les vendre quasiment en direct. Peu d'intermédaires pour éviter les marges à chaque fois. Tout le monde peut décider de faire autrement. Mais ils préfèrent nous regarder faire et nous jalouser, se montrer agressifs. Difficile d'avoir de bons contacts dans ce métier, sauf avec ceux qui travaillent pareil mais ce n'est qu'une petite minorité. Pourquoi ça les agace ? Si ça les agace, cela veut bien dire quelque chose. Le paysan est trop fier. Il ne veut pas comprendre qu'il a pu se tromper. Il faut être humble, très humble. D'ailleurs, nous aussi, il faut que nous soyons humbles pour accepter cette violence autour de nous.

9 juin 2010

ouf c'est fait !

J'ai assuré la première soirée vendredi avec un mal de tête terrible, tant pis. J'étais aux entrées, j'ai fait deux, trois boulettes, difficile de rester concentrée avec une file d'attente importante. J'ai donc mal rendu la monnaie, etc, etc. Puis à l'entracte, j'ai vendu un peu au stand, puis j'ai volontiers laissé la place aux parents qui s'étaient portés volontaires. J'ai peu vu le spectacle, trop énervée, trop par ici, par là. Puis ça s'est terminé, et un peu de ménage, un peu de rangement, hop, je pars me coucher. Le samedi, ils remettront ça sans moi. Mon samedi, je le savoure, vu que le plus dur est passé. Il y a la live box qui me joue des tours, il faut que j'aille la changer. Je pensais que cette journée serait longue, très longue, non, c'est une journée normale et du coup, je n'en fais pas grand chose. Je me suis levée trop tard. Le soir arrivé, je pars voir le spectacle de ma fille avec une voisine, et mon mari nous rejoindra. Je suis bien. Je fais des photos. Je mesure tout le travail de son année. C'est très beau. Les spectateurs paraissent contents, frappent dans leurs mains en accompagnant quelques moments musicaux. Son final est top. Je suis très fière d'elle. Dimanche, nous avons un pique nique, je commence à être sur les genoux. Depuis le début de la semaine, je me sens fatiguée. Je fais un peu le bilan des soirées de notre asso, ce n'est pas fini, je n'ai pas tous les éléments. Je sais que maintenant je n'ai plus de stress à avoir. J'ai planté mes fleurs hier, ce n'était pas encore fait, je suis toujours en retard. Je suis allée à la gym ce soir. Il me reste un tas de linge à repasser. Et je voudrais aussi beaucoup dormir. Tout ça pour ça, ce n'était vraiment pas la peine. Je vais dire : "on ne se refait pas". Bien moi, j'aimerais bien me refaire.

3 juin 2010

Des nouvelles !

Hier, c'était la journée "migraine", il fallait bien que ça sorte, ce stress, et aujourd'hui courses ce matin, cet après midi, je suis allée à la sépulture de mon ancien voisin que j'aimais beaucoup et que je voyais encore de temps en temps. Il a été emporté par un cancer du pancréas, lui si sportif, si jovial, si agréable, si .......  oui, lui. Pour la première fois, j'ai écrit quelques mots sur le registre à l'église, des mots d'aurevoir. Elle va continuer seule maintenant et ça me fait de la peine. Après la sépulture, j'ai rejoint l'équipe qui préparait le gala, je suis retournée chez moi chercher des choses oubliées puis j'y suis repartie pour la répétition générale. Vous n'allez pas me croire : ça s'est bien passé. J'étais zen. J'ai pris les choses comme elles venaient alors qu'en début de semaine, je stressais terriblement. Mardi, j'ai tout dit à ma collègue. Je lui avais dit de passer à la maison. J'ai tout balancé. Je crois que ça m'a fait un bien fou. Je crois que ça me donne le droit d'être comme je suis. Je suis contente. Les enfants ont été faciles. Voilà, demain soir, c'est la première soirée. Et je ne serai pas à la deuxième puisque c'est ma fille qui de son côté donne son gala en tant que prof dans un autre club. J'irai donc là bas en spectatrice. Merci de me lire.

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19 mai 2010

les p'tits miracles

Il faut savoir les voir, enfin quand je dis miracle, faut pas exagérer. Exemples :

- dimanche : je me suis réveillée avec un mal au cou, au dos, y a un problème, je dois attendre pour appeler un ostéo, et là vraiment je ne suis pas bien, je souffre, ne peux pas faire grand chose, je me traîne. Et bien, alors que bien des fois, je ne verrais personne, mon homme travaillant, une voisine vient me voir à l'improviste. Cà me réjouit, nous prenons le café et refaisons le monde. Pendant ce temps là j'ai un peu oublié ma douleur et je ne me suis pas ennuyée.

- hier soir : panique, j'ai oublié d'aller acheter du pain pour ce soir. Et, sans pain, impossible chez nous de manger. Je pars en voiture en priant pour que la boulangerie ne soit pas fermée. Elle n'est pas fermée mais en pensant devant la vitrine, je ne vois pas de pain. J'aurais bien pu partir. Mais j'y vais en espérant qu'ils vont bien me trouver au moins un vieux crouton quelque part. Et quand je leur dis "vous n'avez plus de pain", elle sort d'une étagère qui n'est pas en vue, un pain ou une baguette, ils étaient réservés jusqu'à 19 h mais le client n'est pas venu. Le pain est donc pour moi. Wouah, ce n'est pas grand chose, mais quelle petite joie dans ma tête. Sinon je serais rentrée chez moi penaude.

Alors oui, ce n'est pas grand chose, mais j'adore me rendre compte de ces petits miracles qui arrivent au bon moment. C'est aussi parfois une lettre qu'on n'attend pas, un coup de fil, etc. Il suffit d'y être attentif et ressentir. J'aime. Il faut aussi que je sois disponible dans ma tête pour les observer.

17 mai 2010

Je cherche !

Depuis tant d'années, je cherche. Je cherche dans le passé, je cherche dans l'avenir. Je cherche la vérité, la pureté, le vrai, le beau, l'amour, le merveilleux. Je n'aurais pas assez d'une vie pour trouver l'idéal. Je cherche le dieu à aimer, celui qu'on me propose ne me convient plus. Je veux autre chose, je ne veux pas la bêtise, je ne veux pas l'injustice, la maladie, le mal de vivre, la médiocrité, l'orgueil, la supériorité, la prétention, la mise à l'écart. Je veux un monde merveilleux comme je l'imagine depuis toujours je crois. Et comme il n'existe pas, je me sens mal souvent. Froissée, heurtée, bouleversée, à cran, je suis. Voilà mon hypersensibilité est bien vivante, elle.

12 mai 2010

j'aimerais

avoir des trucs drôles à vous raconter. Je ne viens ici que pour me plaindre, que pour constater que je n'avance pas. Je viens de faire un tour sur beaucoup de blogs et je me rends compte. C'est désespérant d'être comme ça. Pourtant j'aime rire, je vous assure. Mais quand j'écris, je suis portée par une certaine mélancolie et mes mots sont tristes. Je rêve d'être plus optimiste. C'était juste une petite note pour dire que je regrette de vous embêtter avec mes bas plutôt que mes hauts. J'espérais plus de partage, il y en a, je vous remercie celles et ceux qui laissent des commentaires. Cà me fait plaisir. Penser que je ne suis pas totalement indifférente aux autres m'aide. Tellement peu d'estime de moi. Conditionnement d'enfance. Il faut que je pense à noter les choses drôles, mais ce n'est pas si souvent.....

9 mai 2010

me suis protégée !

C'est lui qui est allé à ma place à la soirée où je devais travailler. Il m'avait proposé cela. Pour ce qui me gêne terriblement, dans le cadre de l'asso, si c'est possible, il veut bien me remplacer. En fait, il n'y avait pas vraiment besoin. Il y avait très peu de monde à ce petit spectacle de jeunes, ils étaient quasiment aussi nombreux derrière le bar à servir que devant à consommer. Pendant ce temps, je suis allé chercher à la gare mon fils et son amie. Aucun problème pour moi. J'aurais pu avaler des kilomètres et des kilomètres. J'étais ainsi bien soulagée. Hier, samedi, j'avais convié deux couples d'amis pour le soir pour fêter mon anniversaire en avance. Et oui, c'est demain. 51 demain. Nous avons ensemble été visiter une installation technique qu'ils n'avaient pas encore vue, dans le cadre de notre boulot : unité de compostage et toit photovoltaïque. Puis j'avais préparé un apéro dinatoire que j'ai bien réussi, il me semble. Toasts au foie gras, radis, pistaches, graines de courge,  pizza maison, toasts chèvre miel, et crumble accompagnés de très bons vins du sud. Pour finir un café ou tisane. Ils sont partis vers 1 h. J'étais contente. Parmi ces amis-là, il y en a un qui parle souvent argent, trop argent. Hier soir, pas de dérapage, c'est bien pour mon anniversaire, ils ont été parfaits. L'un des couples part en voyage demain. Un voyage offert par son entreprise par le biais d'un fournisseur. Il nous a dit qu'il sentait poindre la jalousie autour de lui. Ah, pas simple. Aujourd'hui, les enfants sont là, je pense qu'on va encore un peu fêter mon anniv. Tout est calme dans ma tête. Un peu de répit me fait le plus grand bien. Bon dimanche.

3 mai 2010

pourquoi ?

J'ai pu discuter avec l'amie du sujet qui m'a fâchée. Dernièrement, je lui ai envoyé deux mails exprimant mon mécontentement. Elle a répondu au premier pas au deuxième. On s'est vu vendredi soir dans le cadre de l'asso des anxieux. Il y avait groupe de paroles. Je pensais qu'elle ne serait pas venue car elle vient peu souvent. Et je pensais également qu'elle éviterait de me croiser. A ma grande surprise, sa voiture est là. J'avance et au moment de rentrer dans la salle, j'ai eu envie de faire demi tour, mon coeur s'est emballé. Tant pis, j'entre. On verra bien. La réunion est à peine commencée. J'évite de croiser son regard. Au fil de la soirée, dans nos interventions, je pense à la discussion qu'on aura sans doute à la sortie. En effet, sur le parking, elle vient vers moi et me demande comment ça va. Et là on refait tout depuis de début. Il est question du groupe d'amis : 3 couples et nous. Les 3 couples, à l'initiative de une ou deux personnes projettent un voyage en Corse. M. à deux reprises leur propose de nous en parler. Elle n'a pas de réponse. Et cela reste comme ça. Tout se met donc en route sans nous en parler. C'est F. un jour qui m'annonce ça sans gêne au cours d'un déjeuner au restaurant. Je n'ose réagir. Mais je me prends comme un coup de couteau. Ensuite, plus le temps passe, plus j'ai mal à cette amitié. Et un jour j'ose donc écrire à M. qui me ressemble, je sais qu'elle peut comprendre puisque elle est anxieuse également, nous avons des réactions très similaires. Elle s'en veut de ne pas avoir insisté. Elle ne sait pas pourquoi nous avons été laissés. Cà m'a permis d'en parler, c'est déjà bien. F. est celle que je connais le mieux, nous avons des relations de travail, elle connait mon tempérament, je lui en veux, c'est sur. J'ai toujours été là pour elle et voilà !

2 mai 2010

Ils sont revenus

Ils sont là, encore, ce printemps. Mon homme n'en peut plus. A peine le maïs pointe le bout de son nez, les corbeaux sont là et bouffent. Marre de tous ces printemps, il faut resemer, reresemer, rereresemer, et ne pas déprimer. Mais comment faire ? Il n'a fait que ça ce week end, aller voir, passer en voiture pour les chasser. Il a mis du tourteau de ricin, soit disant que ça les éloigne. Je crois qu'il a tout essayé. Bizarre, ils sont dans nos champs et bien moins dans ceux des voisins. Nous cultivons en bio depuis 10 ans, la terre a une couleur différente, le sol vit différemment, grâce aux vers de terre qui vivent et font leur travail, alors qu'à côté, il y a utilisation de produits chimiques. Les corbeaux préfèrent donc les graines bio, pas si fous que ça. On n'en peut plus. Déjà que je ne suis pas au mieux, alors là, cà en remet une couche. Il faudrait des décisions au niveau de ces bêtes, la population est mal gérée, mais on ne fait pas ce qu'on veut, il y a les lois. Je suis passée tout à l'heure à vélo, je revenais de cueillir du muguet dans la forêt. J'ai supplié l'univers pour qu'ils partent. Il parait qu'on peut parler aux animaux.

27 avril 2010

numérologie

J'ai fait il y a longtemps un test sur internet, de numérologie, et je suis "3" : une communicante. Vous y comprenez quelque chose vous : être phobique sociale et communicante. C'est totalement contradictoire. Et pourtant, c'est vrai que j'aime communiquer, mais ce serait plus simple pour moi si justement je n'aimais pas.

26 avril 2010

on range les béquilles

Dix jours qu'il marchait avec des béquilles, un genou en vrac, à l'hopital : deux médecins, l'un dit qu'il y a fracture, l'autre pas, par précaution, une attelle. Dix jours avec ça. Aujourd'hui on y retourne : il n'y avait pas de fracture et tout va pour le mieux. Sauf que 10 jours comme ça, il faut se remettre à marcher tout doucement. Il a mal vécu ça, moi aussi, c'est la grosse période dans les champs, il a fait avec, installé un tabouret et un coussin dans le tracteur pour poser la jambe. L'humeur n'était pas top. Je n'aurais pas fait mieux. Bon ça va aller maintenant.

25 avril 2010

les blogs

Régulièrement je fais le tour des blogs, et  j'ai l'habitude d'aller chez celor. Il y a quelques jours, rien plus rien. Je l'avais mis dans mes favoris : plus de blog. Elle est partie sans rien dire. Elle me manque déjà. J'aimais ses écrits, je la suivais depuis le début. J'aimais ses analyses de situation, son humour, sa dérision, sa façon de vivre bien à elle, son originalité. Je m'y retrouvais quoi. Alors je suis frustrée de ne pas savoir pourquoi .... Si tu passes par là, celor, fais moi signe quand même. On s'attache, on s'attache, et voilà, c'est comme dans la vraie vie quoi !

10 avril 2010

Courage

Ce soir nous allons dîner chez des voisins. Elle était hier soir avec moi à l'audition. Elle m'avait appelée cette semaine et je n'avais pas osé refuser. Pourtant je n'ai pas vraiment envie de sortir. Je suis si triste. De quoi pourra t on parler ? Moi qui n'aime pas les blancs. Va t on reparler d'hier soir ? Elle a une très grande énergie, fait mille choses, déborde d'idées et de projets. Et moi ? Demain aussi, nous sommes invités. Vraiment ça tombe mal. Ce sera chez une amie avec des amis à elle que l'on connaît un tout petit peu. Comment vais je m'en sortir ? Je n'ai pas envie de parler. Je vais me traîner. Cà me fera peut être du bien. Mais j'avoue que j'aurais préféré faire une grande marche à pieds. Laissons faire. J'ai envoyé un mail à une amie pour lui parler d'un truc qui me titille. Est ce qu'elle va me répondre ? C'est un groupe dont nous pensions faire partie. Ils ont projeté un voyage sans nous en parler. C'est une d'elles qui me l'a dit et je suis restée sans voix. Depuis, je me dis encore là que nous ne sommes donc si peu intéressants. Bon, ils ont peut être pensé que nous ne serions pas disponibles à la date choisie, ce qui est vrai, mais le fait de ne pas en avoir parlé, c'est terrible. Je lui ai fait part de mon trouble car j'en avais marre d'y penser. Je vais bien voir. Cà passe ou ça casse je crois. Mais elle me connait, elle est anxieuse aussi et nous sommes dans la même asso. Elle va comprendre. En tout cas je l'espère. Je ne suis pas jalouse, je suis déçue de comment les gens se comportent, vraiment déçue. Cette vie est trop dure pour moi, je me cogne sans arrêt. Je ne suis pas armée pour faire face. Mon homme s'est blindé, lui, au fil du temps. Il comprend que ça me blesse, il n'est pas très content non plus, mais il passe à autre chose en se disant que ça ne sert à rien de s'en casser la tête. Facile à dire, pas facile à faire pour moi. C'est obsédant. Je me demande toujours si je ne ferais pas mieux de dire ouvertement aux gens de l'asso que je ne veux plus faire de représentation. Je veux bien continuer à travailler avec eux s'ils l'acceptent mais pas d'exposition. Comment cela pourra être perçu ? J'ai trop peur. Si j'arrête tout, je me coupe du monde. Est ce la solution ?

2 avril 2010

Je reviens ...

J'ai eu l'impression de trop raconter ma vie sur ce blog, j'ai fait un petit break. Qui ça peut bien intéresser une petite vie comme ça ? Finalement peut être je me sers de mon blog comme d'un agenda. Il m'arrive de relire ce que j'ai écrit et je suis surprise parfois. Cà me rassure aussi de noter ce que je fais et d'être sure d'avoir une vie sociale : j'ai fait ceci, je suis sortie là, etc, etc. Besoin de l'écrire car cela semble souvent exceptionnel pour moi. Quand j'avais vers 30 ans, je faisais beaucoup moins de choses. J'ai privé mes enfants de bien des sorties car je n'osais pas. C'était la famille et quelques rares amis. Les obligations de l'école aussi, et j'en ai eu des maux de ventre à cause des kermesses ou des arbres de Noël. Je n'ai jamais rien dit à mes enfants. Je faisais énormément de migraines et maux de gorge, ils me considèraient "pas costaud" mais ne savaient rien du fond du problème. Il m'arrivait d'éclater, de faire des crises de nerfs, je me dis aujourd'hui que vraiment j'aurais du me controler, je refaisais exactement comme mon père. C'était le schéma que je connaissais le mieux. Je vais quand même mieux, j'ai eu une réunion cette semaine où je me suis exprimée (alors que je n'étais pas obligée) facilement, attention en petit comité. Et puis parler aux gens me gênent beaucoup moins : par exemple ce matin j'ai fait mes courses dans une grande surface et j'ai discuté à plusieurs reprises avec des gens facilement. Je continue l'atelier d'écriture, hélas il y a interruption d'un mois, mais je me suis réinscrite. Toujours mon heure de gym une fois la semaine. Le week end qui arrive, rien n'est prévu, et j'en suis contente. J'aime souffler aussi. Nous avons de quoi nous occuper à la maison. Bonnes fêtes de Paques !

12 mars 2010

il y a 30 ans !

Je devenais maman aujourd'hui. 1 mois avant terme, j'étais hospitalisée pour albumine et hypertension. J'étais sous surveillance. Je devais rester allongée. Deux jours après, j'avais très mal au ventre. Je me plaignais, personne ne me disait trop rien. Quand le gynécologue passa me voir, il se rendit compte que c'était des contractions et n'était pas content après le personnel qui n'avait rien vu. Moi, je ne savais pas ce que c'était des contractions. Et là, le travail dura 17 heures. Vu mes problèmes, j'étais très assistée. J'ai accouché complètement dans le brouillard, j'ai déliré. Mon mari avait été prévenu que peut être moi ou mon enfant ou les deux, on risquait pour notre vie. La tension était trop forte. Je risquais la crise d'éclampsie. Finalement, mon bébé est né 1 mois avant terme à 3,5 kg. Il se portait bien. Moi, j'ai mis beaucoup de temps à me remettre. J'avais toujours de la tension. Aujourd'hui il a 30 ans. Le temps passe si vite. J'étais si jeune, si naïve. Il se débrouille bien dans la vie. A l'école, une institutrice m'avait dit de lui qu'il était "précieux". Je me demande encore ce qu'elle avait voulu dire. Je l'ai beaucoup protégé quand il était petit, je voulais en faire l'enfant parfait. J'ai appris après que ça n'existait pas et heureusement. Il nous a fait peur parfois dans ses idées, ses idéaux. Aujourd'hui, tout va mieux. J'espère qu'à son tour, il connaîtra un jour la joie d'avoir des enfants. Bon anniveraire à mon fils. Nous fêterons cela dans un petit restau ce soir en toute intimité.

1 mars 2010

Tempête

Samedi je dis à mes enfants d'être prudents, nous sommes en zone rouge. Nous ne sortons pas, je serais bien pourtant aller au cinéma, mais je n'en parle pas. Il est recommandé de rester chez soi. Je tricote. Nous nous couchons, on entend le vent mais je n'ai pas très peur. Comme chaque soir, je mets mes boules quiès dans mes oreilles, je ne peux plus dormir sans elles. Au matin, plus de courant. Mon mari vient me dire qu'une partie de toit de hangar de chez la voisine s'est envolé. Tout est sur la route. Quelques arbres sont tombés. Pas si grave. C'est la radio qui apprend que sur la cote, c'est une autre histoire... On parle déjà de 5 morts. Je n'ai pas bien compris comment sont ils morts. Nous sommes dans le noir. Putain de volets électriques !!! Impossible de cuisiner non plus. Tout est électrique. Je prends un café froid, je ne démarre jamais ma journée sans café. Je pars voir autour de chez moi à pieds. Le vent est moins fort mais je le ressens violent quand même. Des personnes arrivent, c'était prévu, elles passent prendre une commande pour leur fille qu'ils vont visiter. Le matin même, leur fille était en pleurs au téléphone, elle est installée en maraîchage et toutes les serres sont détruites. J'ai une amie au téléphone qui se préoccupe de sa porte d'entrée, de si elle peut appeler machin que je connais mieux pour lui demander où il l'a achetée. Je lui dis qu'elle peut toujours appeler, qu'elle ne risque rien, je lui parle de la catastrophe, elle n'a pas encore pris conscience, elle se demande pourquoi des gens sont morts, que faisaient ils à se baigner d'un temps pareil ? Je rentre à la maison et je commence à me sentir mal, ma tête est mal, j'écoute les infos toutes les heures sur ma petite radio à piles, la situation s'aggrave. Nous pouvons aller déjeuner chez cette amie qui a appelé, elle l'a proposé, mais nous resterons à la maison. Je vais me recoucher après avoir pris un comprimé. Je ressens la gravité de cette journée. Je somnole. Plus tard, mon mari rapporte un trepied avec bouteille de gaz, nous chauffons la cheminée. L'électricité revient le soir à l'heure du diner, nous pouvons enfin voir les infos, et les premières images du désastre. Puis le film pour me délasser mais le sujet est également grave. A l'heure d'aller dormir, l'électricité coupe de nouveau. Vive les bougies. Elle reviendra seulement aujourd'hui en fin de matinée. Je ne me sens pas très bien aujourd'hui non plus. L'impression que cette catastrophe me déstabilise complètement. Cà se passe à 70 km de chez nous. Mais je ressens la violence et la mort. La nature est bien plus forte que nous. Je pense à ces gens. Je ne sais pas quoi faire.

22 février 2010

solitude

Tant à dire sur ce sujet. Hier après midi, nous nous sommes posés vers 17 h 30, après avoir été faire une petite marche, pour prendre un café. Personne ne nous a dérangés de la journée sauf notre jeune fils qui est arrivé, reparti, revenu, reparti. Pendant ce café, j'ai abordé le sujet de la solitude qui m'a toujours posé problème. J'en ai besoin, parfois elle me révolte, je voudrais me sentir mieux dans les groupes. Finalement nous nous rendons compte que lui et moi, oui nous avons besoin de beaucoup de moments de solitude. Nous n'arrivons pas à supporter être trop longtemps avec plein de gens. Disons qu'à un moment nous saturons. Lui ne se bat pas contre ça, moi de moins en moins, mais j'ai cru longtemps que c'était anormal d'aimer être seul, alors j'ai voulu faire autrement. Mais pourquoi se battre si çà me convient. Je ne dis pas qu'être seul tout le temps, c'est agréable. Je connais des personnes qui vivent cela et en sont fort malheureuses. Mais choisir d'être seul par moment c'est du luxe. De par nos histoires, nous avons besoin de cela. Lui a vécu parmi plein de gens en étant à part, souvent malade, et mis de côté pour cela. Pas de sport, école de temps en temps, etc. Il a donc connu tôt la solitude au milieu des autres. Moi, pour avoir vu mes parents seuls, je ne voulais pas leur ressembler. Mais j'ai beaucoup vécu seule puisque ma soeur était plus âgée que moi, que nous ne recevions pas. Cela favorise la pensée, l'imaginaire et nous avons donc fait le constat que nous en avions besoin et que ça nous allait bien. Que lui pour son métier trouvait beaucoup d'idées et de force dans ses moments de solitude, et que pour moi, il fallait arrêter de combattre cette culpabilité à aimer être seule.

21 février 2010

un week end sans programme !

A part vendredi soir où nous allions chez des collègues pour le travail et nous avons dîné ensemble, très simplement. Hier, je n'étais pas en forme, espèce de mal de tête qui vous prend toute la nuque voir une partie du dos. Alors, je me suis traînée. Tandis que mon homme s'est armé de courage et a fait du grand ménage au sous-sol. J'espère que ce n'est pas mon inconscient qui m'a joué un tour et m'a mis hors course pour échapper à ce boulot. Fin d'après midi, des amis de notre grand fils sont passés, l'un d'eux nous aide dans un projet de logo, et nous avons bien discuté, du monde actuel, de leur jeunesse, de leur difficulté à s'engager, c'était sympa. Puis ce fut une petite soirée télé. Ce matin, je me sentais un peu mieux au réveil, et nous continuons donc nos tâches ménagères. Rien de plus ce week end. Je n'avais rien programmé volontairement parce que c'est l'anniversaire d'un neveu, et je me disais que s'il nous avait fait signe, j'aurais bien aimé lui fêter, alors il fallait que la date soit libre. Je n'ai pas eu de signe de sa part. Je lui ai envoyé une carte par email. C'est mon premier neveu, quand il est né, j'avais à peine 16 ans. Et cela avait été magique dans ma vie. Je l'ai adoré ce petit gars. Je suis sa marraine. Il a à son tour 2 enfants. J'aimerais qu'on se voit plus souvent. Mais voilà, c'est ainsi. Je vais donc de ce pas retourner à mes occupations qui n'ont rien d'un dimanche et qui font du bien aussi, car ne pas faire grand chose, ça fait du bien.

19 février 2010

est ce que la voiture fait le moine ?

Ouais le titre n'est pas terrible. J'ai voulu copier "est ce que l'habit fait le moine" ? Je ne sais pas si je me fais bien comprendre. Comme je l'ai déjà écrit, nous venons de changer de voiture, et nous avons acheté un petit monospace de chez C. En voiture, moi j'ai d'abord eu une 2 CV que mon père avait gardé pour moi. Je n'avais pas le choix, à l'époque, j'acceptais. Je n'avais pas d'autonomie financière, je travaillais et donnais mon argent à mes parents. De son côté, mon homme avait déjà cassé plusieurs voitures dans des accidents de jeunesse. Quand je l'ai connu, il s'est acheté un beau coupé car c'était le temps où il avait un faible pour les voitures. Puis quand on s'est marié, nous avons acheté une voiture allemande, moyenne, diesel car j'avais beaucoup de km pour aller à mon travail. Nous l'avions achetée neuve. Des années plus tard, quand elle rendit l'âme, nos moyens n'étaient pas élevés, alors on avait acheté une BX d'occasion. Puis de nouveau quelques années plus tard, encore une occasion d'un modèle dont on rêvait : une allemande très spatieuse. Nous l'avons gardée longtemps, tout en sachant que celle d'après serait différente, puisque notre vie avait changé, prenant conscience de la non importance des biens matériels, des problèmes d'environnement, du fait que les enfants étaient devenus grands. Nous avons donc opté pour un modèle français plus simple. Etonnement pour beaucoup à nous voir changer de gamme de cette façon. L'accident étant arrivé en janvier, nous avons donc du choisir à nouveau, nous avons pris chez le même constructeur, français, un nouveau modèle genre petit monospace, et là, encore grand étonnement, nous choquons. Alors directement, on entend, "et la prochaine, ce sera une minicomtesse". Ou indirectement par le biais d'un ami "ils achètent de plus en plus petit, ils sont pas bien !". J'ai réalisé que souvent vieillissant, on devient opulent, sur nous, dans nos choix. Pas nous. Hier soir, on a eu droit à "mais c'est un pot de yaourt". Vous me direz "tout ça c'est de l'humour". Ouais. J'aime bien l'humour mais pas toujours. Je ne veux pas qu'on nous juge. Je n'accepte pas qu'on nous juge. Si on avait acheté une luxueuse, on nous aurait dit "quels gros riches" et là, ils trouvent encore quelque chose à dire. S'il vous plait, mes soit-disant amis, ne dites plus rien sur ma vie. Je la mène au plus près de mes convictions. Je vous encourage à faire de même.

10 septembre 2009

rando

Je suis trésorière de la section gym, habituellement nous reprenons les cours la 2e semaine de septembre, hélas, la prof m'appelle dernièrement, elle ne peut pas, ce sera la semaine prochaine. Me vient alors une idée. J'envoie à toutes les habituées les infos pour la nouvelle saison et en prime, je leur propose une petite rando à la place du cours qui ne peut avoir lieu. Je le fais de bon coeur en me disant, tiens certaines ne connaissent peut être pas ce sentier, on se verra hors du cadre habituel, c'est un effort pour moi de faire ça mais là, je me sens bien avec l'idée. Je n'ai pas eu de réponse rapide. Puis c'est arrivé, quelques unes par mail, d'autres par téléphone. Nous étions 11 hier soir. Beaucoup ne pouvaient pas à cause de l'horaire, certaines m'ont dit qu'elles n'aimaient pas marcher, etc. Ce sentier est près de chez moi, il passe pratiquement entièrement en forêt, borde un magnifique étang. C'est celui que j'ai fait récemment toute seule. Mais là, j'ai été consternée. Partent en tête les plus âgées, elles se connaissent bien, elles seront tout le long du parcours en tête, à vive allure, s'arrêtant juste quand elles ne savent plus où aller, il y a des plus jeunes en 2ème plan, puis il y a nous en dernier. Je me dis qu'à un moment, il va y avoir des questions, des admirations, etc. Non, non rien. Elles marchent juste pour marcher. Tête baissée, on y va. Il y a un arbre magnifique, je ne sais pas si elles l'ont vu. Je n'avais pas imaginé que ça se passerait comme ça. J'ai du leur crier dessus pour le retour afin qu'on prenne un petit bout de sentier différent pour voir le patrimoine. A l'arrivée, j'ai eu un merci, quand même. Je suis terrifiée. Nous sommes passées près de plusieurs de nos champs, ce qu'il y a dedans ne les intéressait carrément pas. Qui sont ces gens ? Je comprends pourquoi j'ai du mal à lier amitié ici. Enfin, nous avons fait 10 km en 2 heures. Il faisait beau. Mais j'ai très mal dormi cette nuit : trop de fatigue ou trop de déception ???????

7 septembre 2009

j'ai fait un truc bizarre vu sur un blog

Je suis allée sur lisabuzz, et j'ai mis mes coordonnées, voilà ce qu'ils disent en deux secondes sur mon blog, faites donc l'essai vous aussi, pour voir ......   ben le résultat est plutôt positif mais comment ça peut s'analyser aussi vite, peut être que tout le monde a la même réponse. Allez, essayez aussi.

http://blog.lisabuzz.com>Lisabuzz.com</a> parle de Trop sensible : Je suis stupéfaite par la beauté de <a href='Http://www.melancolie85.canalbog.com' target=blank class='blog'>Trop sensible</a>. Je vous l avoue : je n en reviens pas. Il s agit là d un objet rare, parmis les plus parfaits de la blogosphère. L écriture de Melancolie85 est si fine, si subtile, les graphiques de <a href='Http://www.melancolie85.canalbog.com' target=blank class='blog'>Trop sensible</a> frôlent le sublime. Ce Blog mériterait de representer bien plus que le Nord Ouest, mais bien l Europe au concours mondial des blogs et site. Melancolie85, je me prosterne, et je te remercie. signé <a href=http://blog.lisabuzz.com> http://blog.lisabuzz.com</a>

et bé, j'ai les chevilles qui enflent ! franchement, allez y, votre égo va aimer..... ce ne sont que compliment sur compliment. Qu'est ce qu'il ne faut pas inventer.

5 septembre 2009

ma petite vie !

certains se posent la question sur l'intérêt de leur blog, moi pas, j'aime mon blog et il me le rend bien. Je luis dis tout ou presque. Comme par exemple, que j'ai eu 30 ans de mariage cette semaine et que pour une fois, je n'attendais rien pour ne pas être déçue. Ce soir là, des marcheurs de compostelle s'étaient annoncés pour se faire héberger. Ils arrivent, c'est la première fois pour moi, je me sens un peu gauche, ils sont fatigués, ils veulent se reposer, je ne les embêtte pas et juste avant le souper, je leur propose de visiter le jardin et notre lieu de travail. Et là, deux couples d'amis arrivent, ils y ont pensé, ça me fait vraiment plaisir. Ils pensaient seulement prendre l'apéro, et finalement resteront partager le repas. Mon homme a fait très fort ce soir là : la fleuriste est venue me livrer un super bouquet, c'est la première fois qu'on me livre des fleurs. En fait, il avait pensé m'emmener à la crêperie, car il avait oublié que nos hôtes étaient prévus ce même soir. Il a donc annulé la crêperie. Les marcheurs sont repartis le lendemain matin, nous avons bien discuté. Elle avait déjà mal à un pied. Hum, pour descendre jusqu'à st Jean d'Angely, ça va être dur. J'espère avoir de leurs nouvelles.

28 août 2009

il y a des signes ....

Je ne pense pas être la seule à trouver des évènements curieux. Des petits signes. Ce matin, je reçois un appel pour demander à coucher chez nous prochainement, ce sont des marcheurs de compostelle et j'avais proposé à la mairie suite à un article dans le bulletin. C'est la première fois que j'ai un appel, je pensais que je n'en aurais jamais. Ils seront là le soir de notre anniversaire de mariage : 30 ans. J'ai failli refuser, on aura surement du monde, mais non, je ne refuse pas, ils veulent le gîte et le couvert (car il n'y a pas de commerce près de chez nous), donc pas possible d'acheter, et je n'ai pas de petite cuisine avec la chambre. Ce sera donc repas simple partagé et peut être apéro avec la famille et autres. Mais je ne préviens personne. Vient qui veut. Ce serait pas un signe ça par hasard ? Juste pour nos 30 ans ! apprendre à partager, moi qui pendant des années ai vécu repliée sur moi. C'est un cadeau.

Et puis l'autre jour, ma fille était désemparée, ne trouvant aucune location à son goût. On se prenait régulièrement la tête à ce sujet car : trop près de la route, pas de jardin, pas ceci, trop cela, je la trouvais bien trop exigeante. Je me disais que finalement elle n'avait peut être pas envie de partir et moi je veux qu'elle prenne son indépendance. Un soir, je prie, je confie mes pensées à l'univers, j'implore pour qu'il y ait une solution, et le lendemain : une offre intéressante, quelqu'un qu'elle avait appelé et c'était soit-disant pris, ce monsieur la rappelle, il y avait du changement, c'était libre, elle est allée voir hier, ça lui plait malgré que ce ne soit pas vraiment dans le lieu qu'elle souhaitait, pas très bien centré par rapport à son travail. Elle donnera sa réponse aujourd'hui, je ne sais pas encore si elle va dire oui, mais en tout cas, cela lui a redonné de l'espoir.

Et puis tant d'autres signes, hélas, il faudrait les noter, ça ne me revient pas mais je vous le dis, il se passe des trucs.......

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