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sensiblement
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3 février 2011

envie d'un échange

Il y a plein d'échanges sur la blogosphère. J'ai connu ça il y a quelques années sur un site de déco de maison. Pour Noel, il y avait un tirage au sort et on s'envoyait des petits cadeaux. J'adorais ça. J'ai reçu de cette façon un petit cadre brodé, un tableau pour ma cuisine, des bols, des dessous de plats, et surement d'autres bricoles encore. Et moi j'ai envoyé de l'apéritif de coing, un tableau en pâte à sel, un service à café, et j'ai oublié le reste.

Là, comme ça, d'un coup, je vous propose de finir mon écharpe et de l'échanger avec qui voudra bien jouer. Bon, elle est un peu colorée, dois je en dire plus ? pas envie. Echange de trucs faits main. Cà me plairait. Qui va oser ? Et dire que moi pour une fois j'OSE ........ J'attends vos propositions. Si j'ai plusieurs candidats, comment je vais faire ? J'ai le droit de choisir ? oui je m'accorde le droit de choisir. On va dire que ce sera un troc.

Tiens ça ressemble au S E L, je m'y suis inscrite. Cà démarre doucement près de chez moi .......... J'ai déjà listé ce que je pouvais offrir, et lister ce que j'aimerais trouver.

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27 janvier 2011

l'envie de créer

Je me suis balladée sur des blogs où les personnes activent leurs petites mains. Je suis scotchée, autant d'inventivité, ça m'étonne toujours. J'aime ça pourtant, mais depuis quelque temps, je me sens vide. Je me souviens, petite fille, j'aimais quand on bricolait à l'école, sans être douée ça je le sais, mais en tout cas je prenais du plaisir pour les petits cadeaux de Noël ou la fête des mères.

Puis au collège, il y avait les cours de travaux manuels : entre les pots de yaourts recouverts de ficelle, les cuillères en bois ornées, les tableaux noirs pointés et ornés de fils de couleur, puis la découverte des carrés en crochet, je me délectais. J'avais ainsi pu apprendre à ma mère le crochet, elle connaissait les aiguilles, mais le crochet pas trop. Et c'était le temps des carrés. C'était dur, je n'y arrivais pas bien. J'avais aussi découvert un peu la couture, c'était difficile aussi pour moi. Je n'ai jamais bien réussi. Il m'aurait fallu de bons et vrais cours. Je serais preneuse même aujourd'hui.

A l'adolescence, j'avais toujours quelque chose en chantier : tricot ou crochet, pull, cadeau pour mes petits neveux. Il y avait eu aussi la période "fleurs en collants teints". Plus tard, j'ai connu la pâte à sel, à l'école de mes enfants. On en faisait pour les vendre aux petites fêtes. J'étais passionnée. J'en ai beaucoup fait avec mes enfants petits.

Il y a quelques années j'ai découvert les écharpes tricotées sur les doigts, ma dernière n'est pas finie, je voulais l'offrir à Noël, raté.

J'aimerais me remettre à bricoler, l'envie est là naissante, mais je ne sais quoi. L'envie n'est peut être pas assez forte. Ma belle mère avait des doigts de fée, en cuisine, en créations florales, en bricolage. Moi, je peux faire, mais ce n'est jamais aussi bien fini. Comme j'aimerais retrouver ça !

17 janvier 2011

t'as pas un peu fini !

Jeanne m'a réveillée, c'est un vrai "coach" elle pourrait en faire son job, cette énergie qu'elle déploie, j'aurais besoin de quelqu'un comme ça près de moi, qui me comprenne, prenne le temps de m'écouter, et puis me conseille et m'entraîne avec elle. Elle a raison : c'est triste tout ça. Je me suis relue : j'arrête pas de gémir. Même moi, si j'étais vous, je me lirais pas. Je vais faire un effort, j'essaie d'arrêter de vous parler de mes problèmes d'asso pendant quelque temps. Bon, je pourrais aussi vous dire que ma b-m- est à l'hopital, et que toute la famille est sens dessus dessous puisque ça fait un mois qu'elle est malade et que les pronostics sont pas terribles, et que ça rajoute de la tristesse à ma vie. Mais là, sur ce blog, je vais essayer de parler de choses plus gaies, je ne dis pas que je vais y arriver. Je suis assez contente de mon "coup" d'hier soir. Merci Jeanne.

15 janvier 2011

en sortir

Retrouver la foi, oui c'est la foi qu'il faut pour vivre, pour certains c'est la foi religieuse, mais ça peut être simplement aussi la foi en la vie, en l'avenir, en l'espoir, je le souhaite de toutes mes forces. Se mettre en mode "je lâche, tout va se remettre en place, la vie est belle et elle va m'apporter le meilleur pour moi même"

Je suis toujours embêttée avec ce rhume mais là j'ai les médocs qu'il faut, même si je n'aime pas ça, c'était nécessaire pour en sortir.

Je me suis sentie seule dernièrement, pas de sortie à cause de ma santé, pourtant j'ai eu de belles compensations : 2 visites de personnes non prévues avec qui j'ai passé un bon moment.

Un autre rendez vous avec lui : il a su m'écouter, prendre en compte mes réflexions, c'est la première fois que je m'annonce comme ça, que je parle de ces troubles à quelqu'un que je connais peu mais avec qui je collabore pour une asso. Finalement, je pense rester et ne faire que ce qui ne me gêne pas à l'avenir, la gestion. Il le souhaite et va essayer d'en parler au groupe, d'en tenir compte. Il découvre par moi ce problème inconnu de lui, et moi je le découvre plus sensible que je le pensais. J'espère.

12 janvier 2011

j'attends

J'attends que ça passe. Ce rhume n'en finit pas, je dors mal, il me bouffe mon énergie dans la journée, je ne sors pas. J'ai quand même réussi samedi dernier à assurer le repas familial de "nouvel an". Nous étions 22 : ma mère, la famille de ma soeur, et la mienne. Je n'avais quasiment pas de voix. J'ai fait le maximum et apparemment, tout le monde était content. Seulement, depuis, je suis k o. J'ai sans doute tout donné. Je n'ai pas de résistance, quand je suis malade, ça prend des proportions. Je me laisse vivre, fais l'indispensable et le reste attendra.

Un mail reçu : une nouvelle réunion aura lieu bientôt pour préparer l'AG de notre asso. Rien qu'à le lire, j'ai mal au ventre. Cela fait 2 fois au moins que je zappe. J'ai commencé à dire au nouveau président que j'étais sur le départ. Il ne fait rien pour retenir, me dit que c'est à moi de voir, je suspecte que ça l'arrange, je pense toujours qu'on ne m'apprécie pas, je ne dois pas toujours être agréable dans le groupe, j'arrive parfois à dire "trop" ce que je pense, je ne fais pas les choses à la légère. Mais là ça me donne la colique. Je vais faire la liste :

- arrêter cette activité = Négatif

Ne plus avoir de contact avec les gens de ma commune, Ne plus me sentir utile, Les laisser se débrouiller alors que personne n'a été préparé à me remplacer, ne plus être au courant de ce qui se passe dans la commune, passer pour une irresponsable, être critiquée, être moquée, être beaucoup plus seule

- arrêter cette activité = Positif

Avoir l'esprit en paix, ne plus me prendre la tête, avoir plus de temps pour me consacrer aux miens, au jardin, être disponible pour faire autre chose,

Cà semble facile comme ça, mais non je n'y arrive pas. Quoi leur dire si j'arrête, dois je me justifier, leur dire que je suis "hypersensible" ? Comprendront ils ?

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5 janvier 2011

hier

hier matin, je lutte contre mal de gorge, sinusite, etc. Les microbes ne m'ont pas épargnée, fatiguée comme j'étais, ça devait arriver. Je traîne au petit déj avec un moral ds les chaussettes et nous parlons avec mon jeune fils. Je dis quelques mots sur mon désarroi actuel, tout en discutant, il dit qu'il me ressemble, que lui aussi se trouve très sensible. Je lui fais remarquer qu'il a l'air parfaitement à l'aise dans son groupe de copains, et qu'on n'y voit rien. Il m'explique que ce sont ses copains de toujours, qu'ils le connaissent comme ça, et ne l'embêttent pas. Je lui dis qu'il a de la chance, que moi je me suis mal intégrée dans cet endroit, mais lui, il est né là, il les a toujours connus, donc c'est plus simple. C'est un peu comme moi quand je retrouve mes amies d'autrefois et avec qui tout se passe assez facilement. Selon les âges de la vie, avec plus ou moins de difficultés, les choses se passent. Il est vrai qu'à 20 ans, arrivée ici, je ne savais vraiment pas comment m'y prendre pour avoir une vie sociale, je pense que je refoulais toute démarche, et je fermais les yeux là-dessus, pensant que tout se ferait tout seul. J'aurais du profiter des connaissances à travers les enfants, j'ai bien essayé un peu plus tard, mais ça n'a guère marché. C'est comme ça. Je pense que mon fils me comprend. Je lui parle des mes interrogations au niveau de l'asso, il me dit que je dois pourtant être importante, mais que si ça me barbe, il faut que j'arrête, il me dit de faire tout ce qui me plait, qui ne me prend pas la tête, il existe tant de loisirs. Je ne sais pas si je pourrais, je l'ai fait pour l'écriture mais après ? J'ai réussi hier à tout vider mon placard de salle d'eau, faire le tri, jeter (yes, j'ai rempli un sac) et tout bien nettoyer. Cà, c'est une sacrée victoire. Il faut que je continue. Autrefois, j'étais super maniaque, maintenant c'est devenu le contraire, et plus je procrastine. J'espère que les microbes vont me lâcher.

3 janvier 2011

Nous sommes inscrits à l'école de la vie. C'est

Nous sommes inscrits à l'école de la vie.

  C'est un emploi à temps plein.

  Chaque jour, l'occasion nous est donnée d'apprendre une leçon.

  Qu'elle nous plaise ou non, elle est inscrite au programme.

  Chaque circonstance de la vie est une occasion supplémentaire d'apprendre.

  Si vous souffrez, vous apprenez une leçon.

  Si vous éprouvez de la joie, vous en apprenez un autre.

  Chacun de vos actes, chacun des événements de votre existence, vous enseigne quelque chose de nouveau.

  Il n'y a aucun moyen d'échapper à cette évidence.

  Peut-être ne comprendrez vous jamais pourquoi vous avez la chance d'avoir trouvé le partenaire idéal, alors que vos amis se déchirent en vaines querelles et finissent par se quitter ou par divorcer, ni pourquoi vous vous débattez dans les difficultés financières alors que vos amis n'ont qu'à ouvrir leur portefeuille pour résoudre leurs problèmes.

  Mais une chose est sûre : un jour ou l'autre, la leçon dont vous avez besoin pour progresser se présentera.

  A ce moment-là, il vous appartiendra d'accepter ou non de l'apprendre.

  Ne cédez pas à la tentation de comparer votre destin à celui des personnes qui vous entourent.

  N'oubliez pas que les leçons qui vous attendent sont toujours adaptées à vos besoins et que vous êtes capable de faire face.

  C'est le seul moyen d'avancer sur le chemin de la vie.

Si vous êtes capable de relever ce défi, vous comprendrez ce que vous faites sur terre, et vous vivrez plus intensément ce mystère.

  Vous cesserez d'être une victime des circonstances ou du destin, et vous donnerez libre cours à la force qui est en vous, pour maîtriser votre  vie.

  En cherchant à vivre l'existence pour laquelle vous êtes fait, vous verrez s'épanouir des dons inattendus, à côté desquels vous auriez pu passer sans jamais les voir.

  Le processus n'est pas simple, mais les résultas valent très largement les efforts que vous serez appelé à faire.

 

  C.Carter-Scott

28 décembre 2010

Au jour le jour

Les fêtes se passent. Bien, pas d'appréhension pour l'instant. Le 24 au soir, nous étions avec nos deux fils avec au menu : raclette et télé (beurk, rien de valable) puis dodo pas tard pour être en forme le lendemain. Jour de Noël : j'ai la cuisine à faire pour le midi, nos enfants sont là au complet et le copain de fifille, ainsi que ma mère que je suis allée chercher à la maison de retraite. Pour la petite histoire j'arrive là bas à midi 10, ils étaient prévenus par ma soeur que ma mère serait chez moi ce jour, et bien elle a déjà été embarquée à la salle à manger, heureusement elle n'a pas commencé à déjeuner. Je me demande si un jour la communication fonctionnera dans cette maison de retraite, ils hurlent qu'ils n'ont pas le temps, mais ils sont si mal organisés, ils viennent chercher les gens dans leur chambre quand ce n'est pas nécessaire..... pff...... j'ai même plus envie de me battre de ce côté là. Nous nous sommes offert les cadeaux et puis petit repas bien sympathique. Vers le soir, nos enfants repartent et nous avançons avec ma mère voir mes beaux parents. Ma b-m- n'est pas en forme. Le dimanche 26, c'est la fête avec famille élargie, nous sommes 50 et nous assurons l'intendance. Cà se passe bien, pas de grande conversation, trop de monde, apparemment tout le monde est content d'être là. Je m'occupe beaucoup de la cuisine et cela me convient. Depuis je suis un peu k.o., sans doute trop mangé, mal dormi, etc. Ce matin, j'ai aidé mon homme à ensacher des haricots. J'ai eu très froid, bâtiment pas chauffé. Cà m'a fait pensé aux gens qui sont dans la rue. J'ai tellement apprécié rentrer chez moi ce midi. Comment cela peut il exister ? Je suis dégoûtée. Vendredi soir, ce sera réveillon à 6 au restaurant, ça ne me dit rien. Je n'ai plus envie de me forcer pour rien. Je voudrais que ma tête soit plus légère que jamais. Je me demande comment s'annonce 2011. Plus trop envie de me battre ? Serait il temps d'accepter définitivement ce que je suis ? Et pourtant ça ne me plait pas ce que je suis ? Mais à forte d'être deux à l'intérieur (la forte et la faible), la lutte devient insupportable. Qui va remporter ?

22 décembre 2010

à l'abri

Par ce temps si gris, je suis à l'abri. A l'abri de la pluie, à l'abri des regards et des mots qui m'effraient. Je suis sortie dernièrement : dimanche une journée "noel" avec repas et spectacle grandiose, avec un couple d'amis, j'étais bien. Puis j'ai fait des courses, une fois avec ma belle soeur pour un repas prévu avec famille élargie en fin de semaine, une fois avec ma fille pour la déco de ce repas, j'ai acheté aussi quelques cadeaux avec elle. Je me sentais protégée. J'ai acheté un manteau pour moi, je le trouve très beau, j'ai eu la chance de tomber sur une vendeuse conseillère comme je n'avais pas vu depuis longtemps. J'adore ça qu'on m'oriente, me dise si ça me va ou pas, me trouve d'autres modèles, je me laisse faire. Je l'ai pris. J'ai peu de relations aux autres en ce moment. Sauf par mail. Pas d'écriture, trève de Noël. Etre à l'abri des dangers potentiels, c'est ce qu'il me faut.

11 décembre 2010

dernièrement

Je crois que j'arrive à mieux me dire que je n'attends rien des autres. A t on besoin des autres pour être heureux ? J'entends par les "autres" ceux de mon entourage ne vivant pas avec moi. Quand on espère qu'ils vont agir comme ci ou comme ça, ça rend malheureux. Alors j'essaie de me dégager de ça. Je prévois les choses pour moi, pour nous. Si nous ne sommes pas invités, s'ils ne pensent pas à nous, rien de grave, je fais autre chose, j'ai tellement de choses à faire, à voir, pourquoi attendre les autres. Se prendre par la main, et le faire nous mêmes. Cà ne m'empêche pas d'oeuvrer pour les autres. J'ai mes repères : le lundi soir, l'écriture, bel échange. Le mercredi, la gym, quelques mots agréables à d'autres femmes. Sinon, les relations de travail qui se font plus nombreuses dans l'évolution de notre exploitation. L'asso des anxieux avec quelques relations privilégiées le plus souvent par mail. La famille, mes enfants, ma mère, mes beaux parents, etc. Mais voilà, arrêter définitivement d'attendre, prendre le bon. Ils nous ont oubliés, c'est dur à avaler, mais ça change quoi d'en faire toute une histoire ? Passer à autre chose. Surtout faire mieux que ça, nos actions à nous doivent être cohérentes, celles des autres, je n'en suis pas responsable.

4 décembre 2010

bénévole de l'ombre

Il a neigé, les routes ont été perturbées. Les cours de danse ont été annulés suite à mes échanges téléphoniques avec la prof. Elle s'inquiétait par mail le matin, il n'y avait rien chez nous, puis ça s'est compliqué dans la journée. On s'appelle à plusieurs reprises, elle veut venir, elle tente, me rappelle, disant que c'est trop dangereux, on décide d'annuler. Je contacte quelqu'un dans la commune qui peut aller mettre un message sur le portail pour ceux qui se déplaceraient. Même chose pour le cours de step hier soir, avec la prof on s'appelle, elle décide de venir, une inscrite m'appelle, je crois que ce qui est bien dans mon rôle, c'est que je suis joignable et je règle des choses par téléphone en journée. Je suis beaucoup moins bonne en présence. Je n'ai pas changé d'avis : incapable de bouger hier soir. C'est mon homme qui est allé porter le faitout plein de bonne chose hier soir dans la salle. Je culpabilisais chez moi de savoir que les autres, après une journée de travail, se sont coltinés la soirée. Mais je n'y peux rien. Ils ne lui ont rien demandé, apparemment occupés à mettre en place. Pas un mot du genre "ça ne va pas ?" ou du genre "merci c'est bien ce qu'elle a fait". Non, que du silence, du chacun pour soi. Ils n'ont pas conscience que ça me ronge. Aujourd'hui, il y a pas mal d'activités dans la journée. Je ne suis pas sûre de m'y présenter. Vers ce soir, il y a démonstration de step. Je devrais y être, la prof serait contente, mais je n'assume pas. Je veux être anonyme. J'adore gérer ces activités, mais dans l'ombre, uniquement dans l'ombre. Etre présente, avoir peut être quelque chose à gérer sur place, être peut être interpellée, ça m'insupporte. Je ne supporte que l'ombre. Je veux être utile, mais à ma façon. J'espère que derrière mon dos ils ne me jugent pas. Je n'en suis pas si sûre.

10 novembre 2010

mode reproche

Depuis quelques jours, je suis sur le mode "reproche" pour tout et pour rien. Tout revient : sa non-autorité, sa seule passion : le travail, son incapacité à décider pour les loisirs, ça fait 30 ans que ça dure. Je devrais être habituée. Non je ne m'habitue pas, oui je lui répète souvent, surtout quand je vais mal. Je crois que plus je lui dis, moins ça s'arrange. Si je n'agissais pas, on ne sortirait pas. Il ne pense qu'à une chose : son travail, ses matériels, ses champs. Il ne recherche pas les amis, il s'en fout. Est ce que le vôtre est pareil ?

3 novembre 2010

la suite....

Cà va déjà mieux, hier j'ai fait le minimum. J'étais tellement fatiguée. Je me rends compte combien ça mine. Aujourd'hui, je me suis remis au bureau. Puis cet après midi, j'ai enfin porté les fleurs puis visité ma mère. On n'étais pas nombreux au cimetière, j'ai pris mon temps, j'ai visité la tombe de mon père où j'ai déposé une composition, puis celle de ma tante où j'ai déposé un cyclamen blanc. Puis celle d'une ancienne voisine, et d'autres. Il y avait une fine pluie mais j'étais bien. Après je suis allée voir ma mère qui était à peu près bien, nous avons marché dans les 2 grands couloirs, vu la saison maintenant c'est ce que je ferai à chaque visite. Volontairement car je n'avais pas envie de me stresser davantage, j'ai zappé la gym de ce soir, il aurait fallu me dépêcher et puis faire face aux regards. Quand je ne suis pas d'humeur, je préfère m'isoler. Je n'ai pas de nouvelle de l'aîné, il n'est surement pas bien, c'est à cause de sa rupture, je pense qu'il regrette. Je me sens fragile.

29 janvier 2010

Petites nouvelles !

Non pas des histoires. Juste un peu de moi. Et bien, je viens de récupérer ma nouvelle voiture puisque l'autre a été cassée par Monsieur sur la neige. L'année a commencé en fanfare. Allez, ce n'est que du matériel, il n'a rien eu du tout et pourtant quand on voit l'état de la voiture !!!!   Les jours sont gris en ce moment, j'ai mille choses à faire et je commence à retrouver l'énergie et l'envie de faire. J'espère que ça va continuer. Je suis contente de m'être bien intégrée à l'atelier d'écriture, enfin quand je dis ça, c'est que j'y vais sans avoir mal au ventre. C'est un seul soir et on n'y va pas pour discuter, mais pour écrire. Il y a quand même par rapport à nos écrits parfois des échanges intéressants, mais le moteur essentiel c'est le plaisir d'écrire, ce n'est pas de la psycho. J'y prends bien plaisir, je m'étonne de ce que je peux écrire et de ce qu'écrivent les autres, il y a vraiment des phénomènes d'écriture. Je découvre puisque c'est un monde que je ne connaissais pas. Sinon, je continue la gym une fois par semaine. Je pense que c'est bon pour le corps et l'esprit. En général, quand j'en reviens, je suis bien. Le sport est donc vraiment bienfaiteur, je n'en  ai pas eu conscience assez tôt dans ma vie. Je vivais à la campagne et ceux de la campagne n'allaient pas au sport, c'était comme ça. Et on ne reconnaissait pas au sport à l'époque les vertus d'aujourd'hui. Je n'ai pas repris de rendez vous chez mon thérapeute depuis pas mal de temps, l'impression que ça ne sert plus à grand chose. Je vais le revoir ce soir mais en réunion de groupe de l'association. C'est une soirée pour les adhérents, et il n'y a pas de thème ce soir. C'est libre. Faudrait pas que ça me tire vers le bas. Mais j'y trouve mon compte puisque plus ou moins nous vivons les mêmes doutes, peurs, etc. Nous avions décidé de ne rien programmer ce week end pour nous mettre au rangement. Il s'avère que nous aurons quand même de la visite demain après midi, ce sont des clients que nous connaissons bien maintenant et qui viennent chercher des graines. Ce sera mini balade autour de chez nous et galette. Sinon, je compte bien avancer un peu. Mon homme est totalement débordé en ce moment par plusieurs projets à la fois. Donc, un peu de répit lui fera du bien. Cette semaine nous avons eu une réunion de l'autre asso locale dont je fais partie, le président nous a annoncé sa décision d'arrêter. Et on n'a plus de président; Personne n'a été coaché pour ça. Qu'est ce qui va se passer ? Ce n'est pas une place pour moi bien entendu. Et les autres n'en veulent pas non plus. Je sens que ça ne va pas être simple. Dernièrement, j'ai été confrontée à une situation anxiogène qui m'a malmenée quelques jours. Nous avons participé avec mon mari à une fête de la commune, comme bénévoles. J'espérais trouver un truc à faire sans être exposée. Au début, j'y ai cru, sauf que la "chef" cuisine m'a demandé de guider les serveurs dans la salle, et là je ne savais plus quoi dire, sachant bien que je ne pouvais pas le faire. Alors je me suis arrangée. J'ai dit ni oui ni non. Et je n'ai pas exécuté l'ordre. Je n'ai quasiment pas mis le nez dans la salle et suis restée travailler dans la cuisine, prétextant que les jeunes étaient assez grands pour servir tout seuls. J'ai été très gênée et ne me suis pas expliquée. Voilà, je ne suis donc pas guérie. Mais je fais ce que je peux. Essayer d'expliquer ? A quoi bon ? Difficile de faire comprendre des sentiments aussi complexes. Je vous souhaite un bon week end.

25 janvier 2010

atelier de ce soir

  • texte sur le sujet que j'ai choisi : l'amitié.

Ce sentiment si fort que l'on nomme amitié, à quoi ressemble-t-il dans mon coeur tout serré ? C'est une main qui se tend, c'est un sourire, un mot, c'est un petit café que je veux partager. Besoin de toi un instant, un tout petit moment. Alors, renaîtra le printemps dans mon coeur doucement. J'ai promis à la vie de l'avoir pour amie.

  • L'animatrice a posé sur la table un morceau de bois aux formes bizarres. Ecrire un texte à partir de cela.

D'où viens tu ?

De quel pays, de quelle tribu ?

                           MORCEAU DE BOIS

Que deviens-tu entre les mains de cet homme qui te parle et qui te touche ?

                          MORCEAU DE BOIS

Une vierge de bois

Regardant vers le ciel

Priant pour les fidèles

L'été prochain, sur le petit marché,

Je te remarquerai entre toutes les femmes

Et je t'achèterai pour guérir mon âme

Moi qui n'aie plus la foi

Tu deviendras ainsi

                          MORCEAU DE MOI

22 janvier 2010

ELLE

écrit au dernier atelier avec des mots mis de côté tout au long de la soirée :

Tourbillon d'histoires, sa vie !

De rêves en regrets, elle se laisse emporter.

Toujours penser à lui, non.

Maintenant elle va vivre, se laisser aller, apprendre à désarmer, goûter au miel de sa vie.

Désormais, le bleu du ciel l'illumine, la pluie l'étincelle, les étoiles la scintillent.

Elle est devenue elle.

21 janvier 2010

journée ko

Hier bobo, au chaud, dodo, repos. Rien fait de la journée. Barbouillée au réveil, nauséeuse,rien envie de manger. Pas bien sans savoir pourquoi. J'ai redormi le matin, dormi l'après midi et très bien dormi cette nuit aussi. Il y avait longtemps que ce n'était arrivé. Peut être un virus que j'ai chopé. Cà me fait peur ces journées de rien. Je me replie, j'ai besoin d'être au chaud dans mon lit. J'ai soigné immédiatement un mal de tête qui arrivait doucement. Un temps entre parenthèses. Il faut que je redémarre aujourd'hui, j'espère que ça va aller. J'ai connu dans ma vie des tas de jours comme hier, avec la migraine, la vraie, celle qui vous tient une journée, deux journées. Et je vomissais, ça allait mieux, puis le mal empirait, et je revomissais. Ce fut des années galère, maintenant c'est mieux de ce côté là. Avec l'âge, ma petite dame, ça passera, me disait le médecin. Histoire d'hormones. Je confirme c'est mieux maintenant. Mais ça m'a pourri la vie. Difficile à comprendre pour ceux qui ne savent pas ce que c'est. Beaucoup ont du croire que je simulais. Il y a sans doute une part de psycho là dedans aussi. Car ce n'était pas rare que j'aie une migraine à cause d'un stress. Tellement compliqué tout ça. Bon, allez, ça va mieux, il faut s'y remettre, bonne journée !

13 janvier 2010

A l'atelier !

Je n'avais pas envie d'y aller, j'avais raté le dernier et là, je ne le sentais pas. Nous allions attaquer un nouveau thème "la poésie" et cà me faisait peur. Dans ma tête, un coup c'était oui, un coup c'était non. Puis C. m'a appelée pour me demander si j'y allais et je lui ai fait part de mes doutes. Alors en discutant, on a décidé d'y aller l'après midi au lieu du soir. Pas les mêmes personnes. Et sans doute d'après C. mieux pour nous. Vite fait bien fait. J'arrive pour 14 h. Alors que le soir, nous sommes d'habitude 5 ou 6, voire moins, là  nous sommes déjà plus d'une dizaine. Et l'animatrice semble dépassée, me dit qu'on aurait du prévenir. Aïe ça commence mal. Je me fais toute petite parmi ces gens que je ne connais pas, quoique je reconnais un monsieur, puis un autre et une autre femme croisés à l'atelier du soir, et C. arrive, ouf ça me rassure. P. garde donc tout le monde mais ça complique tout car la lecture de chacun va prendre beaucoup de temps, et elle doit donc s'adapter. Allez, c'est parti. Je doute beaucoup de moi, mais une fois dedans, j'arrive à sortir quelques écrits. On s'amuse bien, on a même inventé des mots lors d'un exercice, et fait un texte avec. Très rigolo. Je les vois tous ces gens, en majorité des femmes, ils aiment les mots, ça s'entend, la plupart doivent écrire régulièrement, je le sens. Ils se connaissent depuis quelque temps. Apparemment, il y a des nouvelles. Finalement ça s'est bien passé. A la fin, on discute un peu de tout, de rien, j'apprends qu'une tient un blog et par hasard, je le connais déjà. Alors je m'empresse de le visiter le soir même, et j'en trouve un autre de quelqu'un de l'atelier. Comme la vie est curieuse ! Je croyais être la seule à avoir un blog dans mon secteur ! quelle idée ! Je pense retourner à l'atelier du soir, car je ne veux pas gêner P. dans son organisation. Pourtant j'aurais aimé revoir ces femmes, mais je retrouverai mon groupe du soir (plutôt des hommes) très très fort en écriture. Les gens qui aiment les mots m'attirent beaucoup même si je ne peux partager grand chose avec eux, puisque je ne lis pas, et que ma culture est très infime. Mais ils semblent riches de ce que j'aime. Merci la vie.

6 janvier 2010

comment je vais ?

J'ai du mal à reprendre mes écrits sur mon blog. Je ne sais plus trop comment ni quoi écrire. Aussi simplement je vais parler de cette fin d'année 2009 et du début 2010. Nous avons donc passé quelques jours à la montagne, dans un chalet, pas dans une station, mais pas trop loin. J'étais la seule à ne pas skier. Mon homme et mes enfants ont skié, mais pas autant qu'ils le souhaitaient à cause du temps. J'ai apprécié le calme de l'endroit, le feu de cheminée, nous avons joué aux cartes le soir, enfin je me suis un peu forcée car je ne suis pas très joueuse, j'ai tricoté, je me suis balladée. J'ai quand même pris un jour une télécabine, à l'aller je n'étais pas seule, ils sont venus avec moi, et je suis redescendue seule mais j'ai choisi une cabine où il y avait du monde, trop les boules que ça stoppe et que je sois seule dedans. La veille de Noël, nous avons fait un petit repas de fête, nous avions apporté ce qu'il nous fallait sauf le dessert, puis nous avons échangé les cadeaux (cadeaux que je n'avais pas terminés avant de partir et j'ai trouvé ce qu'il me fallait une fois là bas, sur place). Puis nous sommes allés à la messe de minuit qui dura 1 h 30 et qui ne nous a pas beaucoup plu, pas assez vivante. A notre retour de vacances, nous avons fait le repas traditionnel de Noël du côté de la famille de mon mari, il manquait quelques personnes hélas prises par le travail ou parties dans d'autres familles. Entre les fêtes, j'ai eu un petit neveu en garde. C'est du boulot, j'avais oublié. Puis il y a eu le fameux réveillon du nouvel an dont je me serais bien passée. Je m'y suis ennuyée. C'était pour une fois au restaurant : nous avons payé très cher, trop mangé, et je me suis ennuyée. J'ai du mal à m'en remettre. J'avoue que 2009 m'a porté,e j'y voyais beaucoup de NEUF et j'y ai un peu réussi : voyage, écriture, rencontres, etc. 2010 me parle beaucoup moins. J'ai un petit coup de barre là. Rien à l'horizon. Allez, ça va passer.

J'espère que vous allez bien. Et vous offre tous mes voeux pour 2010 !

14 décembre 2009

la cousinade

Cà faisait quelque temps que je préparais. Et c'était hier. Deux nuits avant, j'ai très très mal dormi, la nuit dernière aussi. Avant c'était l'inquiétude, hier soir c'est que j'étais encore toute énervée. Ce soir je suis sur les genoux et j'ai mal à la tête. J'ai donc rassemblé tous mes cousins du côté de mon père (euh non, pas tout à fait tous, disons que certains n'ont pas répondu ou étaient déja engagés par ailleurs, d'autres ont des soucis de santé). Le rendez vous était en fin de matinée pour une petite visite du lieu historique près de chez moi, puis c'était apéro (pff... ça pour moi, ça dure trop longtemps). Ensuite, le repas, j'avais préparé l'entrée et commandé le plat chaud, le fromage, le dessert. On était presque 30. J'avais préparé un jeu de questions sur la famille, des chansons à chanter (celles qu'on entendait quand j'étais petite aux mariages). Non, non, Jeanne, on ne rigole pas, des histoires aussi à lire. J'avoue que ça a marché, ils ont joué le jeu. On a fait des photos. C'était vraiment sympa. J'ai reçu des cadeaux pour mon initiative : des chocolats, un sachet de lavande très joli, un arbre à planter, des bouteilles. On a bien rigolé, reparlé de l'ancien temps, j'avais apporté plein de vieilles photos et de vieux documents. Les hommes ont joué à un jeu de chez nous. Puis le soir, on a regrignoté un petit peu. Certains sont partis plus tôt. J'étais contente mais ko. Et aujourd'hui, j'ai fini la vaisselle et le rangement de la salle. J'espère que ça se refera souvent. A priori, tout le monde le souhaite. Voilà, mon père n'aimait pas les fêtes, mais moi j'aime ça.

7 décembre 2009

même pas peur !

On parle, on discute. Je me rends compte que nombreux sont ceux qui ont peur de la maladie, et de la mort par conséquent. J'ai redit à ma voisine hier après midi que pourtant moi l'anxieuse, je n'ai pas ces peurs. Je ne dis pas que j'y suis insensible mais ce n'est pas obsédant chez moi. La grippe A par exemple, pas peur. Etc, etc. Pourtant je vois les cas de cancer autour de moi, les morts jeunes aussi. Je n'ai pas peur. J'ai d'autres peurs qui sont beaucoup plus banales. C'est bizarre. Jeudi, je vais passer un scanner pour mes reins. Cà ne m'inquiète pas. J'ai confiance.

25 octobre 2009

Belles rencontres

Je me suis cachée si longtemps, je n'arrivais pas bien à aimer les gens, sauf mes proches, que j'aimais et haïssais parfois, mes amis de toujours mais une grande difficulté à rencontrer de nouvelles personnes pendant des années. Puis j'ai franchi une étape : j'ai commencé à fréquenter des groupes, les premières expériences n'ont pas été concluantes, je n'avais sans doute pas encore tous les codes, puis encore d'autres groupes, ceux ci étaient pour travailler sur moi : là j'ai fait des premières belles rencontres, pas forcément suivies, puisque les autres personnes ne cherchent pas toujours à élargir leurs relations, elles en ont déjà beaucoup.

Dernièrement, j'ai fait d'autres belles rencontres, tellement belles, que je leur ai donné rapidement les coordonnées de mon blog. Mais qu'est ce qui m'a pris ? Je sais maintenant que je suis lue et relue mais ça ne me gêne pas. Je sais que ces personnes là ne me jugent pas et au contraire m'apportent beaucoup. J'ai connu S. dans le groupe des anxieux. On ne se voit que dans les réunions mais je sais que je peux compter sur elle. Nous allons peut être nous voir un peu plus car nous comptons faire du travail manuel ensemble, si le projet aboutit. Elle se plaint de solitude même si elle a une petite famille mais hélas, elle est veuve et c'est difficile pour elle. Je la comprends. Puis j'ai connu S. à la gym, pourtant on ne fait pas le même cours, mais on s'est croisé, on s'est vite échangé quelques mots, elle est venue à la rando, et on s'écrit souvent. Elle a eu une vie compliquée mais cela lui a donné la force de se battre, nous avons des points communs. J'ai bien compris qu'elle souffrait de solitude mais elle fait face. J'ai aussi rencontré il y a peu de temps C. à l'atelier d'écriture. Lors du premier stage, nous nous sommes parlés à la fin, elle était avenante, puis nous avons découvert que nous avions vécu enfant dans la même commune, et donc cela nous a donné à converser. Je ne l'avais pas connue étant enfant. Mais nous connaissons les mêmes gens. Son parcours fut aussi semé d'embûches et elle a bien voulu m'en parler.

Alors oui les belles âmes existent. Peut être celles qui ont souffert sont plus sensibles à mon discours ! elles savent de quoi je parle, même si les parcours sont différents.

Merci S., S., et C.

18 octobre 2009

Un samedi

C'était prévu depuis longtemps déjà, ouf, heureusement que ce n'était pas le week end dernier, je n'aurais pu y aller. Juste assez rétablie pour rejoindre le groupe qui fêtait nos 50 ans. La tradition ici, c'est de se réunir tous les 5 ans, ceux qui sont nés dans la même commune, ceux qui sont arrivés depuis dans cette même commune, nous faisons ce qu'on appelle un banquet de classe. J'en ai loupé un une fois et je l'ai regretté. Je suis vraiment contente de retrouver les gens de mon âge que j'ai connus dans mon enfance, adolescence. J'en revois certains régulièrement, d'autres c'est seulement tous les 5 ans, et puis il y a des nouveaux à chaque fois. Cette fois, nous sommes installés en tables rondes de 8 personnes. Forcément, on s'installe plutôt par affinité. Il se trouve que j'ai deux amies de toujours qui sont là avec leur conjoint. Se joint à nous un couple qu'on connait moins. Mais tout se passe bien. Une vraie bonne humeur ! Chansons et histoires sont au programme. Le repas dure tout l'après midi. Puis nous dansons. L'animateur n'est pas terrible, il chante par dessus les cd qu'ils passent. Il nous dirige un peu trop. Il finit  par nous gonfler quand même. Allez, on va faire avec jusqu'au bout. Quelques hommes (et femmes ?) ont un peu trop bu, ça je n'aime pas trop. Nous dansons beaucoup. Pas de grande discussion, trop de bruit. Seulement, le partage d'un moment de vie, je suis bien.

14 octobre 2009

absente

La semaine dernière, j'ai eu pendant une nuit un semblant de colique néphrétique : appel au médecin de garde, piqure d'anti inflammatoire, prescription, cela semblait se calmer. Quand deux jours plus tard, fièvre à 40 et direction l'hopital. Petit séjour aux urgences dans les couloirs tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, parmi plein de gens qui attendent, et parmi les blouses blanches. C'est drôle, quand on n'est pas bien, on a vraiment l'impression qu'ils se fichent de nous, ils blaguent ensemble, machouillent leur chewingum, ne nous informent de rien du tout, certains semblent ne pas savoir quoi faire, d'autres vont et viennent avec leurs paperasses. J'ai l'impression que la paperasse est plus importante que les patients. Bon, c'est mon ressenti. Plusieurs examens avant de rejoindre enfin vers minuit ma chambre et là, je peux manger quelques desserts sucrés. Le lendemain matin, je ne pourrai pas déjeuner car j'ai d'autres examens. La nuit est difficile, personne ne vient me voir, ma voisine de chambre ne cesse d'appeler, ils viennent la voir, je suis dans un demi-sommeil. J'appelle pour aller aux toilettes de peur de me lever seule et de me ballader avec ma perf tant je me sens vaseuse. La dame me jette un regard du genre "tu peux pas y aller toute seule", elle ne vérifie rien, je ne demande rien de plus. Et le lendemain matin, j'ai encore 40° et l'infirmière voit que ça fait longtemps qu'il n'y a plus rien dans ma perf en antalgique. "vous auriez du appeler". "Moi, mais j'ai appelé pour aller aux toilettes, quelqu'un est venu, elle aurait pu regarder" Je lui dis que j'ai demandé le moins possible vu la tête qu'on a quand on appelle. Celle qui est venue la nuit repasse dans la matinée, "vous auriez du me le dire que ça n'allait pas". Gonflée celle là, surement que ça allait puisque je me sentais pas d'aller aux toilettes toute seule. Bon, au cours de la journée la fièvre diminue. Après mon examen, je change de chambre. J'ai une nouvelle voisine. On est là pour la même chose : une infection dans les reins. Elle a dégusté plus que moi, je m'en sors bien, seulement un traitement, on fera un scanner plus tard vu que j'ai plein de calculs dans les reins. Pour en revenir au séjour en hopital, il y a mieux : elles et ils ne se gênent pas pour parler très fort la nuit dans les couloirs, j'ai même eu droit à la recette du boudin aux pommes qui est parait il bien meilleur au four qu'à la poêle, ça vers les 6 h du matin, pas mal, hein ! et puis l'autre, la méchante, en faisant les lits, elle parle de ses emplettes au magasin machin : 3 robes pour 200 euros, mais je m'en fous moi. J'ai besoin de calme, de tranquillité, de respect. Je suis rentrée chez moi dimanche et je suis bien mieux là. Pas trop d'énergie, mais ça va. Je reprends le dessus.

6 octobre 2009

Se sentir différent !

J'arrive, il est tard, je ne peux me coucher tout de suite, je reviens d'une réunion et encore une fois je me suis sentie bien bizarre parmi eux. Et pourtant, qu'est ce que j'ai de plus ou de moins qu'eux, je me le demande. Nous parlons de nos services respectifs. De nos rentrées. C'est drôle, j'analyse souvent différemment. Ils se plaignent beaucoup de ci, de ça. J'étais en forme, il y avait apéro dinatoire et gateau pour anniversaires. J'ai toléré leurs discours. Il y a eu une fête cet été qui n'a pas marché. Je n'y étais pas. Ils se demandent pourquoi ça ne marche pas. Je pense savoir un peu mais je ne le dirai pas. Ici, ils sont tous en petits groupes d'amis, incapables d'aller vers d'autres plus seuls, plus isolés. C'est bien souvent pour ça que je n'y allais pas à leurs fêtes avant d'être dans l'asso. Et même maintenant bien souvent ça me pose un problème. Ils manquent d'ouverture, se retrouvent toujours entre eux, voisins, amis, familles, et après, ils se demandent pourquoi on voit toujours les mêmes. Où sont les autres ? Bien chez eux ou ailleurs. En tout cas, pas avec des gens fermés comme beaucoup ici. Je voudrais qu'ils le comprennent. Je me sens en décalage, pas les mêmes envies, pas les mêmes attentes. Et pourtant ça fait 30 ans que je suis d'ici, et toujours pas vraiment d'ici. Allez, je vais me coucher.

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