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sensiblement
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1 avril 2009

Je reviens de la gym

Je suis arrivée la première, en même temps qu'une autre personne que je connais bien. J'aime arriver la première dans cet endroit, ça me rassure. Je discute un peu avant que la prof arrive avec deux ou trois personnes autour de moi, toujours les mêmes. Il y a un bon groupe qui se connait bien et qui parle ensemble, c'est rare qu'on arrive à se mélanger. Elles nous laissent bien de notre côté et moi j'avoue que je ne sais comment m'y prendre pour les aborder. Puis le cours commence. Et là je fais moins attention aux autres, quoi que ! ça dépend. Et à la fin, je parle un peu à la prof, vu que je fais partie du bureau. Et je repars, souvent les autres sont déjà parties, ce soir elles étaient encore un petit noyau à papoter. Ce sont pour la plupart des femmes un peu plus âgées qui ont soit travailler ensemble, soit elles se connaissent depuis toujours ou bien ce sont les maris qui se connaissent bien. Je trouve qu'elles ne font aucun effort. Et ça me fait souffrir. Si j'en rencontre une toute seule à un autre moment, on va se saluer, au mieux se parler un peu mais j'ai du mal. Je ne me suis jamais bien habituée dans cette commune. Il est vrai que je m'y montre peu. Autrefois, j'ai fait partie du bureau de l'école, mais j'avais beaucoup de mal. Et puis, après quelques années sans bénévolat où vraiment je n'avais plus aucun lien avec ma commune, j'ai repris le bénévolat et je suis trésorière de la gym et danse. Cà me donne quelques contacts mais c'est peu. Je n'attire pas, je ne sais pas pourquoi. Cette phobie sociale me met à part. Et je le sens vraiment. On s'intéresse peu à moi. Souvent, moi je vais poser des questions, j'ai les réponses, et ça s'arrête là. Pas d'échange. Putain, qu'est ce que c'est souffrant. Je me dis qu'il y a vraiment quelque chose qui tient les autres à distance. Ou alors c'est mon physique qui est plutôt quelconque. Parfois aussi je me sens transparente, je vois les autres, mais ils ne me voient pas. Je l'ai vérifié. Quand je leur dis : je vous ai vu à telle fête, et bien ils ne m'ont pas vu. Oui je suis transparente. Ou alors je suis toute rouge et là, sans doute, on se dit, quelle neuneu celle là. Vraiment, j'ai du mal. Bien sur si j'accepte tout ça, tout va pour le mieux. Je ne suis pas à plaindre. Mais ACCEPTER ce n'est pas si facile. Je voudrais surtout être comprise.

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25 mars 2009

Hier

J'avais rendez vs avec mon thérapeute. Comme chaque fois, j'ai des "devoirs" à faire entre chaque séance. Cette ordonnance traine ds mon sac. J'ai toujours peur que quelqu'un la trouve. Et de temps en temps, je la regarde et me dis : faut que j'applique ce qu'il m'a dit. Hier, avant la séance, je n'avais rien fait, en tout cas rien écrit. Alors j'écris vite fait ds la salle d'attente, il est toujours en retard, donc j'ai le temps. Je fais le tour de ce que je veux lui dire en fait. Et là la liste est longue : retour de vacances encore difficile, difficultés avec certaines personnes, etc, etc.... Puis j'entre. Et voilà, on a réussi à n'aborder que deux ou trois sujets de ma liste. Il me faudrait l'après midi entier pour moi toute seule. Bon, on a parlé du retour, d'avoir connu des moments légers où je me sentais celle que je voudrais être, et d'avoir retrouvé cet inconfort quotidien. Voilà, on a constaté que j'avais tout laissé chez moi, et là bas j'étais débarassée de tout jugement. Ici, c'est comme ci je me promenais avec d'ENORMES PANCARTES DANS LE DOS où c'est écrit : ton père était ceci, ta tante était cela et toi tu es comme ci, et toi tu es comme ça. Enfin voilà ces pancartes m'embarassent tellement. Et puis, j'ai parlé d'une situation qui me prenait la tête en ce moment : une situation d'injustice. Et le fait que ça me prenne la tête, je voulais savoir si c'était pathologique. Il m'a rassuré. C'est un truc familial. J'ai une nièce qui vend des boites en plastiques dont vs savez le nom (très connu). Cette fille ne fait rien de sa vie : arrêt de scolarité, arrêt de tous les boulots qu'elle a pu entamés avec des prétextes différents. Dès qu'elle rencontre une difficulté, elle s'arrête. Elle s'est retrouvé en très long arrêt de travail et d'un coup, elle va voir son médecin et dit : je ne suis plus malade. Je vais travailler. Maintenant voilà c'est son nouveau job. Sauf que les proies sont la famille. Moi je m'en sors. J'ai refusé jusqu'à maintenant mais sa grand mère est sans cesse invitée à acheter lors de réunion chez elle, chez les voisines, chez les cousines. Personne n'ouvre les yeux. Elle fait son chiffre avec les proches. Et je ne veux pas de ça. Et ça a le don de m'énerver. Surtout que ça coute cher ces machins là. Et ça encombre. Mon thérapeute est d'accord avec moi. Il trouve ça injuste vis à vis des autres petits enfants qui se débrouillent sans leur grand mère. Je ne sais pas si j'ai été claire. Samedi prochain, je suis invitée à une réunion et je ne sais comment faire : y aller ou pas. Y aller, c'est passer un moment convivial et voir du monde mais forcément acheter, donc cautionner. Ne pas y aller, c'est m'affirmer. C'est CON de se prendre la tête pour ça. Et c'est bien un piège à cons. Là dessus, ma séance était terminée. Rendez vous dans 3 semaines.

24 mars 2009

mon blog

Tiens, j'aime bien ce nouveau vert que j'ai mis, il est dynamisant. Et puis les photos, ça égaie. Elles sont tellement colorées. Je ne me lasse pas de les regarder. Ah, dernièrement j'ai moins de commentaires. Pas grave.

Autre chose : je vous ai interrogé sur les tags. Pas encore eu de réponse. Sinon je voudrais mettre une video d'une chanson de Cabrel. Snif ! je n'y arrive pas. Et je comprends rien aux explications que je trouve. Cette chanson est magnifique. Je voudrais en faire ma religion. Je crois que c'est déjà fait, enfin à ma mesure.

Cabrel vient cet été au festival pas loin de chez moi. J'irai. Il y aura aussi Benabar, Olivia Ruiz, Hugues Aufray. Youpi ! Pourtant l'an dernier j'étais k.o. J'avais même zappé les deux derniers (qui du reste étaient très bien) tant on était fatigué. Mais là ça me donne envie de reprendre un forfait pour voir. Cette chanson, je veux l'apprendre par coeur, je veux la chanter en même temps que lui. Alors si quelqu'un veut bien m'aider pour que je mette le clip ici. Ce serait très gentil.

20 mars 2009

les jours graves

Après la légèreté, il y a les moments graves, nous avons su lundi soir que le fils d'un couple de notre entourage était décédé brutalement. Hier soir, nous sommes allés au funérarium : moment difficile. Et aujourd'hui c'était sépulture. Il avait 29 ans, il était marié et avait une petite fille. Ses parents sont effondrés, ils ne savent pas de quoi il est mort. Il est tombé dans le cabinet médical d'un coup. Hier soir, je voulais prendre un peu de leur douleur, comment les soulager ? Penser à eux, c'est tout ce que je peux faire. J.F. avait l'âge de mon fils. Mon Dieu, comme la vie peut être dure. Je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer. Comment faire pour vivre après ça ?

4 juin 2009

vivre avec les autres

J'ai du mal à supporter les autres parfois. Peut être est ce là le début de mes difficultés sociales ? Hier soir, réunion de préparation d'une soirée repas prochaine qu'on organise. Une des personnes est "la responsable", elle s'est proposée il y a déjà un peu de temps. Bon, comme personne d'autre n'est trop intéressé, on accepte. On ne se concerte même pas. Elle dit, moi je veux bien. Hélas, ce n'est qu'un nom sur un papier. Elle a d'autres activités bénévoles + 1 travail à plein temps + 3 enfants. Disons que c'est trop. Hier soir, elle donne l'inscription d'une amie à celle qui prend les inscriptions. On lui demande où la placer. "mais avec moi et mon mari bien sûr". Gros blanc. Je lui dis "tu penses t'assoir au repas ?" ben nous, pas car il faut bien qu'on travaille, ce sont nous les organisateurs, et on n'a pas prévu être à table, on mangera avant ou après mais pendant, ce n'est pas pour nous. Ben, elle n'avait pas vu ça comme ça. Sans doute, les plats allaient voler tout seuls de la cuisine à la salle, magie opérant. Cà a le don de m'énerver. Elle tombe de la lune, vraiment. Comment peut on se désigner responsable en étant aussi "......   ?" Oui, ça m'énerve. Et c'est souvent. Bien sur, ça n'a rien à voir avec mes expositions sociales difficiles. Mais sur ma sensibilité oui car j'ai vraiment du mal à supporter la bêtise. J'espère ne pas avoir été trop dure. Je m'en rends compte après souvent mais devant la connerie, je ne suis pas tendre.

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4 juin 2009

avis de recherche

Si par hasard vous aviez un grand (voire très grand) coupon de tissu madras dont vous vouliez vous débarasser, je suis preneuse rapidement car nous devons faire des compositions pour une soirée début juillet. Faites moi vos propositions avec détail couleurs, etc. Passé le week end si rien ne se présente, je pense chercher dans les magasins, mais sait on jamais ! il y a parfois de bonnes surprises ! J'en ai eu une aujourd'hui.

18 novembre 2012

la jupe

Je suis presque toujours en pantalon. Mais ce matin, je l'ai mise. Elle m'attendait bien gentiment, elle n'était même pas rangée, posée là, avec plein de trucs que je n'arrive pas à mettre dans mon placard. Je pensais bien que j'allais la porter un de ces jours, mais elle n'était pas encore payée. Hier E. est passée. E., c'est elle qui a fait la jupe et je lui ai payée.

E. est une jeune femme vraiment sympa, je la connais depuis plusieurs années, car elle vient acheter des légumes chez nous. Elle a monté sa petite entreprise et crée des vêtements ou accessoires avec des vêtements déjà existants dont les gens veulent se débarasser. Je l'ai croisée sur quelques marchés et l'autre jour, au marché agricole, elle était là et j'ai rapporté la jupe que j'avais repérée. Elle est originale, asymétrique, faite de panneaux de matières différentes, au moins, je ne suis pas prête de voir la même sur une autre personne. Elle est noire et blanche, mes couleurs, quoi !

E. semble s'adapter à tout le monde, les jeunes, les vieux. Elle a aussi créé le SEL dont je fais partie et qui peine à fonctionner car les gens d'ici ne croient pas beaucoup au monde sans argent...... Pourtant cela permet des échanges riches de relations humaines.  Pour Noel, si elle a de beaux sacs, ça ferait des cadeaux super, aurai je le temps ? E. n'a pas de boutique, ça se passe chez elle à 15/20 km de chez moi. E. est la fille d'un papa cambodgien (arrivé en France à 18 ans) et d'une maman française. C'est bizarre, mais on sent chez E. l'ouverture totale aux gens. Sans doute l'éducation de ses parents !

J'aime beaucoup ma petite jupe.

26 mai 2009

Arrêter de se juger ........

Hier donc rendez vous chez le thérapeute. J'étais en loque, j'avais mal partout. Une grosse boule dans la gorge, difficile de parler. Mais j'ai dit : j'ai dit mes attentes, celles de mon anniversaire, celles de tant de fois. On a reposé les choses : je ne peux pas en vouloir au monde entier si ça ne se passe pas comme je le souhaite. Et aussi, je me fais du  mal à penser que je suis la plus nulle, que les gens ne se sont pas beaucoup déplacés parce qu'ils ne m'aiment pas, etc, etc. Ce cerveau qui sait si bien faire les questions et les réponses, sans arrêt, à penser que je ne vaux vraiment rien. Depuis le temps que je le sais qu'il faut s'accepter tel qu'on est, faire avec, laisser couler, lâcher prise. J'ai parlé de moi qui suis ou bien très transparente, quelqu'un qu'on ne remarque pas puisqu'elle ne vaut rien, ou bien quelqu'un de très rouge puisque je suis phobique sociale, du coup on la remarque par ses faiblesses. Poser des mots sur toutes ces émotions, c'est important. Je voudrais être quelqu'un d'autre qui ne serait pas phobique et qui pourrait faire tout ce qu'elle aurait envie, du théâtre, de la danse, du chant. Mais je suis comme je suis. J'en ai le droit. Je pense que si on n'est pas comme tous ceux qui sont bien en vue, on n'est pas digne. J'essaie de me rappeler s'il y a des gens qu'on ne voit peu, j'ai besoin de savoir que d'autres vivent un peu à notre façon. Quoique nous avions fait l'un et l'autre de gros efforts de participation par le biais de l'association. Mais c'est si dur, et si peu naturel, ça me bouffe. Arrêter de penser à la place des autres. Que vont ils dire de moi ? Je me demande toujours pourquoi je réagis comme ça : surement à cause de mes parents qui n'avaient aucune vie sociale et du coup, je ne voudrais pas faire comme eux. J'en ai trop souffert. Pourtant, en avoir une me pose également de sérieux problèmes. Et j'en ai honte.

13 novembre 2008

Réaction

Réunion de l'association. On fait le tour des différentes sections. Il y a des gens qui ne paient pas. Moi aussi je suis confrontée à ça. Souvent ce sont les mêmes qui ne paient pas les différents services. Cà énerve les bénévoles. J'ai le cas de deux petites qui font de la danse. La mère a payé un petit peu l'an dernier puis plus rien. Je n'ai pas réclamé. Nous savons qu'elle est en difficulté, le mari est parti, je crois qu'il ne paie pas (ou très mal) sa pension. Cà fait longtemps qu'elles font de la danse. A la rentrée, elle n'est pas venue aux permanences d'inscription (comme d'autres). Ses filles sont venues au cours comme d'habitude. On avait convenu avec les autres membres qu'on laisserait passer ce qu'elle devait l'an dernier. Par contre il faudrait qu'elle s'engage à payer cette année. Je lui ai donc téléphoné, laissé un message : "il faudrait rapporter les fiches d'inscription et comment comptez vous faire pour le paiement ? vous pouvez étaler......." Plusieurs jours avant qu'elle me rappelle et enfin elle me rappelle : je lui fais part qu'elle n'a pas tout payé l'an dernier et elle, en fait elle appelle pour savoir ce qu'elle doit et de la saison dernière (solde) et pour cette année. Donc, surprise, je lui donne le montant, elle me dit qu'elle paiera en plusieurs fois, ne parlant pas de sa situation précaire.

Alors hier soir, j'entame le débat : "et si elle ne payait pas, que feriez vous, vous ? vous dites aux gamines de ne plus venir à la danse ou vous les laissez continuer ? Elles sont assidues, c'est peut être leur épanouissement !"

Et bien, j'ai été consternée : on ne peut pas faire ça, que diront les autres élèves si c'est gratuit pour elle, elle aurait du payer le solde de l'an dernier pour qu'on les reprenne cette année, vous auriez du lui dire à l'inscription (ah oui mais elle n'est pas venue), on ne peut pas toujours faire assistante sociale, etc etc.

Je suis à la fois d'accord et pas d'accord (c'est tout moi ça, incapable de trancher). Bien sur que ce n'est pas normal qu'elles ne paient pas (d'ailleurs pourquoi je me casse la tête, elle va surement payer). Mais moi je vois une femme en détresse (et elle ne l'exprime pas). Et ça me touche. Mais on l'observe dans la commune, certains ont vu qu'elle avait changé de voiture (bon, l'ancienne n'était plus acceptable, elle a été travaillé pendant un temps en vélo.... ça on n'en parle pas) Alors si elle a une nouvelle voiture, c'est qu'elle peut payer.

Où est le coeur des gens ?     J'ai vécu pendant un temps enfant de l'aide sociale et ce n'est pas drôle. Du coup, mes parents ne se permettaient rien et ne nous permettaient quasiment rien.    Je trouverais nul de priver ces gamines de ce qu'elles aiment !

Cà m'a empêché de dormir. Je me suis sentie bien seule dans ce débat.     Quand on n'a pas connu ça, peut on comprendre ?    Je disais à mon mari ce matin : si ça va trop mal, c'est moi qui paierait leurs inscriptions. Et lui de me répondre : ces problèmes seront de plus en plus nombreux et même les gens qui ont les moyens actuellement risquent d'être touchés de plus en plus et il faudra être bien plus solidaires que nous le sommes actuellement.     Moi qui ait été élevée dans la religion, ma religion aujourd'hui, c'est d'être un peu charitable quand je peux. Oh bien sur, vu que je suis assez seule, je ne fais pas grand chose. Mais je suis fière quand même d'avoir fait travaillé des jeunes cet été, des chomeurs à l'automne. C'est ma participation à un monde meilleur. Mais les amis, y a du boulot !

5 novembre 2008

Cà fonctionne !

J'ai confié ma vie à l'univers, mais vraiment en prière, et je suis contente du résultat. Je lui demande de m'aider, de me donner la force, avec conviction. Cà me plait cette idée. La personne avec laquelle j'ai fait du développement personnel nous avait souvent dit que lorsqu'on était dépassé par un fait, il fallait demander l'aide à l'univers. Il y a l'énergie pour nous. En même temps, on se dégage de quelque chose qui nous bouffe et l'univers se débrouille de faire pour le mieux. Et bien pour l'instant ça fonctionne bien. Je me sens plus légère : je gère les choses les unes après les autres, je n'ai en ce moment aucune attente, mais aucune, aucune. Les jours se suivent. Ma prof de gym m'a dit ce soir qu'elle me trouvait en forme, connaissant mes tourments. Oui, je souris à la vie depuis peu. Comme si j'avais tourné une page. Ces attentes qui m'ont fait touché le fond si souvent, plus jamais d'attente, viendra ce que pourra.

2 novembre 2008

et si je décidais ........

d'être bien avec moi même, de ne plus compter sur personne, de ne plus chercher personne, de ne plus anticiper, ni ressasser, ni rien du tout. Vivre c'est tout. C'est ce que j'ai fait hier. Contente : fait du ménage, du repassage, des remises de chèques pour l'asso, un peu d'internet, télé. Je n'ai vu personne de la journée à part homme et fils, pas de coup de fil non plus. Et alors ? Est ce grave ? Non pas grave. J'étais très bien. Finalement il suffirait de le décider. Etre ma meilleure copine. Ne rien attendre. Tiendrais je le coup ?

10 juin 2008

je voudrais tellement....

changer, être ce que je ne suis pas, me mettre à chanter quand j'en ai envie, travailler vite aux tâches ménagères pour faire après ce qui me plait, aller voir les gens que je connais quand j'en ai envie sans me poser mille questions, ne plus rougir quand je regarde quelqu'un en face, pouvoir parler devant un public, écrire comme vous si bien, faire plus de sport pour perdre un peu de poids (moi la petite bonne femme de 45 kg à 25 ans qui fait 57 kg maintenant, peut être à cause de ces cochonneries que je prends pour me calmer), arrêter d'être agressive car ça n'arrange rien mais c'est ma façon de communiquer, faire tout ce dont j'ai envie sans me demander que va penser l'autre, oser sortir seule (pas seulement pour faire les courses ou aller voir ma mère), dire "je t'aime" à mes enfants, être plus proche d'eux, arrêter de vouloir changer les autres alors que c'est moi qui doit changer, arrêter d'être parano, arrêter de tout négativer,

C H A N G E R !

8 juin 2008

On a fait les roses...

aujourd'hui pour le mariage prochain de la fille d'un ami. Connaissez vous cette tradition ? pour décorer les voitures, les invités sont conviés à faire les roses quelque temps avant. Y avait les mamies, les parents, les oncles et tantes, cousins, cousines, bébés, amis des mariés, amis des parents des mariés. Nous avons accepté cette invitation qui commençait aujourd'hui, puis le jour du mariage et le lendemain (et oui, ça continue encore et encore).  J'ai toujours caché à mes amis ce que j'étais vraiment et ils ne savent pas l'effort que ça va me demander. Je porte un masque selon avec qui je suis. Bien sur, ils savent que je suis quelqu'un d'instable, qui rit, ou qui pleure, qui est souvent patraque,  mais ils ne savent pas le fond de l'histoire. Je n'ose pas leur dire. Encore une fois, j'ai honte ou bien je suis trop orgueilleuse. Et je me dis qu'ils ne comprendraient pas, que pour eux je ne suis pas celle là car parfois je joue un tout autre personnage avec eux, mais seulement avec eux. Là faudra que j'affronte tous ces gens : la mairie, l'église, le repas, le bal. Et puis ça me remue car chez moi, mes enfants ne sont pas du tout dans ces traditions : ils sont devenus des gens de la ville (enfin ce que m'a dit ma fille : maman, en ville, ça ne se fait pas !). Est ce vrai, sommes nous si différents gens de la ville et de la campagne. J'aimerais savoir....

19 octobre 2008

le café était corsé

et notre conversation aussi. Encore une fois, on s'est dit qu'on était si différent. Lui n'attend rien de plus que le moment présent, moi j'attends toujours autre chose que ce qui se passe vraiment. J'attends la suite de "aimons nous les uns les autres" comme on m'a prêché quand j'étais petite et que je ne comprenais pas vraiment. Enfin, c'était à l'école ou à la messe. Dans ma vraie vie, on le disait mais on n'en faisait rien. Puis maintenant, je voudrais tant que ce soit vrai et que ça se voit. Oui que ça se voit, que ce soit palpable.  Mon mari ne comprend toujours pas mes attentes à la con. Ses enfants qui sont aussi les miens ont le droit de faire comme ils l'entendent, de ne pas avoir besoin d'être ensemble, de ne pas faire comme la plupart des gens. Enfin, ils ont tous les droits quoi ! et moi j'aimerais qu'il leur dise : non vous n'avez pas tous les droits, ce serait mieux si vous faisiez comme ci ou comme ça. Mon Dieu, que c'est difficile. Pourquoi je veux tout régir ! ma vie, la leur, les leurs ! Si j'étais invitée à cet anniversaire, je saurais alors que je suis importante pour eux. Comme je ne suis pas invitée, c'est donc que JE NE COMPTE PAS, voilà ma déduction et mon coeur saigne....   J'aurais aimé qu'il dise hier à notre fille : "on aimerait fêter nous aussi son anniversaire" peut on dire ça à sa fille ? Peut on dire nos attentes ?  Car en fait mon mari aurait aimé aussi mais il respecte les choix et a la capacité de ne pas souffrir quand quelque chose ne lui plait pas. Pour moi je n'ai pas encore trouvé le pansement qu'il me faut pour cette nouvelle blessure !

15 novembre 2012

Rien de neuf.

Hélas, rien à raconter d'extraordinaire. J'ai plutôt une baisse de moral car je commence à trouver long mon souci d'épaule. Je fonctionne au ralenti et je passe 3 heures par semaine au moins chez le kiné. Cà n'avance guère. Même qu'aujourd'hui, après ce qu'il m'a fait faire hier, mon bras monte moins haut et me fait plus mal qu'avant. Combien de temps je vais devoir supporter ça, est ce que je vais tenir ? je sais, ce sont des questions à éviter. Je prends des médoc tous les soirs (qui je pense ne sont pas bons du tout pour l'organisme) mais comment faire. Quelqu'un me disait ce matin qu'il fallait voir du côté alimentation. Ce n'est pas la première fois que j'entends ça. Manger trop sucré, trop gras, nuit. Oui j'aime le sucre. Mais je mange peu de plats préparés, je mange beaucoup de légumes du jardin. Est ce qu'il faut vraiment que je change tout ? Il me parlait aussi de "jeune". Comment savoir ? et j'ai lu aussi sur la biokinergie qui aurait l'air d'être intéressante pour ce souci. Mais mon kiné et mon médecin m'ont dit de ne pas trop écouter autour de moi, et le kiné d'insister sur si je faisais autre chose, ça gênerait dans son travail. Je me sens coincée au sens réel et au sens figuré.

Le soir je suis ko. Samedi dernier, nous sommes sortis quand même voir un spectacle. Heureusement que dimanche, nous n'avions rien, j'étais lessivée.

Lundi, j'ai réussi à rejoindre l'atelier d'écriture. Mardi, j'ai zappé l'anglais.

Il faut que je me resaisisse pour le travail au bureau mais c'est dur.

Si vous avez quelques conseils, on ne sait jamais, merci.

9 novembre 2012

THE machine

Je l'ai critiquée, j'ai dit que c'était du n'importe quoi, j'ai pensé ne jamais l'acheter, j'ai même fait un post sur le sujet, et récemment et bien,

JE L'AI ACHETEE

Comme quoi ne jamais dire JAMAIS.

C'est une machine à tout faire : raper, cuire, mixer, préparer ........... etc.

Et vu mon état actuel, elle me rend bien service car elle est très aidante en cuisine.

C'est le robot à la mode. Pour une fois, je suis donc à la mode.

8 novembre 2012

quelques nouvelles en vrac

Le souci d'épaule s'améliore, j'arrive à remonter mon bras presque à l'horizontal à l'avant. Hier j'ai vu une femme chez le kiné qui se soignait depuis mars, mais ce n'était pas la même chose que moi, c'était depuis une opération. J'espère que ça va continuer dans le bon sens. Il y a des tas de choses que j'ai du mal à faire. Heureusement j'ai le service d'une femme de ménage 2 heures par semaine, elle fait le repassage et le gros du ménage. Mais après, je dois me débrouiller. J'ai du mal à ranger dans les placards, c'est un peu le souk.

Les travaux à la maison devraient se réaliser en début 2013. Il faudra qu'on s'installe au sous sol pendant quelque temps, ça va être compliqué ou alors on nous conseille de partir un peu au moins durant la démolition, il y a un peu de cloison à casser.

Pas d'écriture, pas d'anglais pendant les vacances, ça me fait du bien d'avoir moins de choses au programme. Pour l'instant, je n'ai pas repris la gym non plus.

Je ne peux pas dire que je m'ennuie, j'ai du travail et j'ai quand même vu du monde dernièrement. Quand je regarde en arrière, c'est quand même mieux maintenant. J'ai vraiment été sauvage à une époque.

 

 

 

16 octobre 2008

Aimez vous les vieux ?

Suis je anormale (gr...... les normes !!!!!) d'aimer les vieux ? Dernière visite à ma mère : tiens, on va aller se promener. Oui, on sort, il fait beau. Tiens, et si on allait voir Marie qui habite à côté de la maison de retraite dans une petite maison ? Oui. Ma mère ne sait plus où c'est, pourtant elle y est allée avant. Les maisons sont toutes pareilles, je cherche son nom sur les boites aux lettres groupées. Je trouve. En plus, Marie nous aperçoit par sa fenêtre et nous appelle. Elle est radieuse : que je suis contente de vous voir ! c'est notre ancienne voisine du temps où j'étais petite. A ce moment là, les deux familles ne s'estimaient pas. Ils avaient le même métier et se déchiraient depuis des années pour des conneries (il y avait eu autrefois un problème réglé au tribunal, toute une histoire, j'ai même tous les papiers à la maison). Ma mère et elle suivaient les familles, ne bronchaient pas, n'étaient donc pas amies, se respectaient, c'est tout. Puis les maris sont morts, et elles se sont un peu rapprochées. Elle est plus âgée que ma mère. Nous avons évoqué la santé, les enfants, la vieillesse, les souvenirs, les morts. Puis j'ai raccompagné ma mère. Marie m'a dit de revenir. Peut être. J'aime bien les vieux. Ma soeur va rarement voir les vieux. Dans ma famille, rares sont ceux qui vont voir ma mère. Pourtant, c'est bon.

15 mai 2008

cerveau débordé

Je vous l'ai déjà dit : je suis engagée dans une asso. Voilà, le grand week end que je n'aime pas est bientôt. Et il faut déjà tout mettre en oeuvre. A partir de maintenant, je dois me contrôler car je suis comme un volcan. Mon mari m'a dit encore aujourd'hui : c'est bien toi qui le veut.  Oui oui bien sûr que c'est maintenant que je vais démissionner, maintenant alors que tout est enrayé. Alors il faut que je tienne le coup, il faut que je me calme, il faut que, il faut que et il faut que....  Hier soir, on avait réunion. Et il va y en avoir d'autres d'ici l'évènement. Cette pression qui monte ! l'horreur ! ce n'est pourtant pas moi qui danse ! Je vais demander à l'univers de me donner l'énergie et le calme pour affronter. J'ai eu mon cours de développement personnel cette semaine. Cà me fait tellement de bien. Notre petit groupe est tellement sympa. C'est comme ici, on peut tout se dire, il n'y a pas de jugement. Et on arrive même à rire de nous ! Je les ai fait marrer car j'ai expliqué que j'étais une éponge (quoique la formatrice n'était pas vraiment d'accord) car par exemple une réflexion que se prend mon mari, sur lui elle glisse et moi derrière, pan dans la figure, je reçois tout en direct. Bien sûr j'ai mimé la scère, grosse rigolade ! ça fait du bien. J'ai besoin d'exprimer tout ce qui s'accumule au fond de moi. Sinon c'est trop lourd.

15 mai 2008

quelques nouvelles !

comme je suis contente d'avoir ce blog ! et de vous lire les unes et les autres ! C'est tellement intéressant ces chemins de vie différents ! mais ce qui nous rapproche c'est bien cette envie de communiquer n'est ce pas. Dans la vraie vie, pour moi, ce n'est pas aussi simple que sur le blog. Communiquer cela me rappelle mes 17 ans, je ne faisais pas de grandes études, simplement un petit BEP. On avait une dissertation à faire et le sujet justement était : La communication. Je m'étais lâchée et étais très inspirée. Je souffrais à l'époque du manque dans ma famille, de cette introversion, et je me rendais compte aussi que les gens étaient de plus en plus indifférents. Je ne me souviens plus très bien de mon texte. J'avais eu la meilleure note : 18/20. Et la prof m'avait bien félicitée. Même gardé la copie pour montrer aux autres profs. Je n'ai jamais eu le courage de lui redemander.

Voilà, ce petit détour juste pour dire comme j'aime venir ici. Je me sens bien ici.

 

9 mai 2008

je les ai aimés comme j'ai pu .....

Aujourd'hui on en fait vraiment beaucoup pour les enfants. Les miens sont grands maintenant (presque 30 ans, 23, et 17). J'ai pas du faire tout ce qui fallait quand il fallait. Je n'avais pas le mode d'emploi, pas eu de modèle valable non plus. Alors ça n'a pas été facile. Je me suis souvent beaucoup énervée. J'ai pas pris beaucoup le temps de jouer, ou de les ballader. Je me sentais toujours dépassée. Le temps de l'école primaire, je suivais leur travail scolaire et j'étais intransigeante. D'ailleurs, je crois que j'étais intransigeante pour tout. Et ça n'arrangeait rien. J'étais aussi souvent malade (migraines à répétition) et là, Mamie prenait le relais  (ma belle mère), je n'avais qu'à passer un coup de fil.  Ou bien je désignais mon aîné pour s'occuper des autres (il me l'a reproché il n'y a pas longtemps). Puis il y a eu le temps de l'adolescence, pas facile non plus. Beaucoup de peurs bleues : accidents de cyclo, puis accidents de voiture. Oui oui, on a eu droit à pas mal de choses pas intéressantes du tout. On a eu aussi à gérer une relation amoureuse pas du tout, mais pas du tout convenable.  Ah la la   j'en passe et des meilleures.   En tout cas, nous avons fait comme nous avons pu. Avec le recul, je sais que j'aurais du être plus tendre, plus ceci, plus cela, mais c'est fait et maintenant que deux sont adultes, je réalise comment la vie passe vite et comme il faut profiter d'eux quand ils sont petits. Je n'en étais pas du tout consciente. Maintenant, ils font leur vie et ont beaucoup moins besoin de nous. Bien sur, s'il y a une merde, c'est nous qui sommes appelés les premiers. Pour le reste, ils me manquent. J'ai fait parfois des petites remarques mais ils m'ont dit que je devais les lâcher. Que c'était normal, que c'était la vie.

8 mai 2008

une vie sociale à quel prix ?

Puisque je ne travaillais pas à l'extérieur, ma fille m'avait proposé un jour de m'occuper d'une association. Vu que souvent je m'ennuyais et voyais peu de monde, je pense qu'elle a cru bien faire. J'ai dit oui et me suis proposée pour succéder à une personne qui s'y dévouait depuis longtemps. Sans doute, je n'ai pas mesuré et je devais être dans une phase "haute" où je me sens capable de plein de choses. Une fois l'engagement pris, ça n'a pas été aussi simple. Il y a eu une représentation deux soirs avec les membres de cette asso (danseuses) et là j'ai senti à quel point j'avais du mal avec les gens. Après la première soirée, impossible de dormir, crise d'angoisse,  obligée de voir un médecin,   puis il y avait un deuxième soir. J'y suis allée. Cela remonte à quelques années. J'ai consulté ensuite mon médecin à moi qui m'a dit que je n'étais pas faite pour ça, que j'avais visé trop haut. J'ai été mal pendant quelques semaines. Puis la personne de l'asso (celle que je devais remplacer et qui était encore là pour faire la transition) m'a appelée et je lui ai tout dit. Elle a semblé comprendre. Alors on a convenu que je reste mais qu'avec les autres personnes de l'asso on allait répartir les tâches qui conviennent le mieux à chacune. Puis il y a eu des vacances et j'ai pu reposer mes esprits. Depuis je suis toujours dans cette asso (trésorière) mais il y a des fois où c'est très dur car nous avons une réunion mensuelle avec toutes les autres activités, puis de temps en temps nous nous retrouvons que pour notre activité. J'ai souvent des "prises de bec" avec les autres qui sont tellement cool que ça me désole, qui n'anticipent rien, qui laissent venir. J'ai l'impression de tout faire, mais ce n'est pas vrai, c'est seulement que souvent je les relance à propos de ci ou de ça. Bientôt je vais revivre les deux soirées de fin de saison. Je meurs de trouille à l'avance. Et si on n'avait oublié quelque chose ? Et si ceci, et si cela ? Et puis tous ces gens ? Que pensent ils de moi ? Je dois vraiment paraître ridicule. Je dois être rouge, extrêmement rouge.  Bien sûr, grâce à ce bénévolat, j'ai au moins une vie sociale mais quel bénéfice ? Je pourrais aussi ne rien faire et n'avoir aucun souci. C'est toujours très contrasté dans ma tête : le pour, le contre. Qui peut décider ? Qui peut me dire ce qui est bien pour moi ? Une personne qui fait du développement personnel (je la vois tous les deux mois avec un petit groupe) nous dit toujours : faites le si vous sentez que c'est bon pour vous.  Je ne sais jamais ce qui est bon pour moi. Mon coeur ne me le dit pas.

8 mai 2008

un 8 mai bien ordinaire

Il fait gris, encore. J'avais ce matin plein d'idées de posts à mettre ici. Et puis tout s'est envolé. Je voudrais parler de tant de choses à la fois...

Je viens d'écouter une émission radio sur la psychogénéalogie. Cà me tenterait bien d'essayer. Peut être cela viendrait dénouer ce mal être. Je crois assez qu'on se trimballe l'histoire familiale.... J'ai un n° de tél., je l'ai déjà appelé et chaque fois suis tombée sur le répondeur. Ce n'était sans doute pas le bon moment pour moi.

Ce matin, j'ai bien glandouillé, un peu d'ordi, un peu de linge, un peu de cuisine   et visite de mon jardin et de mes poules.  Mon mari travaille. Je vais aller voir ma maman à la maison de retraite et si le temps le permet, quand je serai revenue, je tonds la pelouse.

Merci d'être venu me lire.

 

3 mai 2008

j'ai tellement eu honte

que j'en bave encore à 49 ans. Depuis ce matin, je cherche comment écrire ce post. Oui, il faut que je vous le dise. J'ai grandi avec mon père et ma mère, et ma soeur. Mon père avait ce qu'on appelle des TOC. A l'époque on pensait plutôt "folie" et le mot savant était "névrose obsessionnelle". Vous savez ce que c'est les TOC. Maintenant on en parle facilement. Moi à l'époque je pensais que sur la terre entière il n'y avait que mon père qui était comme ça. Alors, il parlait tout seul, il avait des rituels, il mettait des heures et des heures à faire presque rien,  on attendait beaucoup beaucoup beaucoup   qu'il soit prêt.   On était parfois pris à partie dans ses rituels (surtout ma mère). Et puis des fois, il était tellement pris dans ses problèmes qu'il explosait de colère pour un oui, pour un non,   pour une remarque de notre part, pour notre impatience. Et puis il y avait le regard des gens. Comme on ne disait à personne ce qu'il avait vraiment, on cachait comme on pouvait. Mais parfois il parlait tout seul et des gens s'en rendaient compte. J'ai vu les moqueries, les rires.   J'ai géré cela comme j'ai pu,   avec mes amies aussi ce n'était pas facile. J'arrangeais les choses de façon à ce qu'elles le voient peu donc on allait surtout courir dans la campagne. On ne restait pas à la maison. Enfin je ne veux pas faire trop long mais ces conditions de vie m'ont très mal construite.

Aujourd'hui encore j'ai honte pour un rien. Honte de moi, honte même parfois pour les autres. Je crois que je suis encore dans mon corps de petite fille avec son papa.

Depuis j'en ai bien parlé autour de moi mais hélas, je crois que c'est impossible de comprendre pour quelqu'un qui n'a pas vécu ça. Toute la souffrance que cela donne, cette souffrance qui m'étouffe encore. On a beau dire, le passé c'est le passé il faut regarder devant. Le passé m'a construite bancale. Moi même aujourd'hui je suis très très anxieuse.  Les TOC sont la phobie la plus grave.  J'en ai été imprégnée.

Je crois que ce dont j'ai le plus peur c'est du regard des autres. Et cette vague impression qu'on va se moquer de moi.

Voilà c'est dit. Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.

2 mai 2008

ce texte est magnifique,

J'aimerais pouvoir l'appliquer tous les jours de ma vie. Aujourd'hui, je vous l'offre. Il n'est pas de moi, je l'ai trouvé sur un site qui s'appelle quelque chose comme "bonheur pour tous".

Le bonheur est le chemin

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant et, ensuite, après en avoir eu un autre. Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possèdera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite.

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

"Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer. la vraie vie ! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie".

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin. Ainsi, passe chaque moment que nous avons et, plus encore, quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps, et que l'on se rappelle que le temps n'attend pas. Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION.

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie :

  • Tomber amoureux,

  • Rire jusqu'à en avoir mal au ventre, ou des crampes aux mâchoires,

  • Trouver un tas de nouveaux mails sur sa boîte quand on revient de vacances,

  • Conduire vers des paysages magnifiques en terre inconnue,

  • Se coucher dans son lit en écoutant la pluie tomber dehors,

  • Sortir de la douche et s'essuyer avec une serviette toute chaude,

  • Réussir son dernier examen,

  • Avoir une conversation intéressante,

  • Retrouver de l'argent dans un pantalon que l'on n'a pas porté depuis des lustres,

  • Rire de soi-même,

  • Rire sans raison particulière,

  • Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi,

  • Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte que l'on peut encore dormir quelques heures,

  • Écouter une chanson qui nous rappelle un moment chéri,

  • Se faire de nouveaux amis,

  • Voir contents les gens que l'on aime,

  • Rendre visite à un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changé entre vous,

  • Admirer un coucher de soleil,

  • Se faire tranquillement masser le dos et s'endormir paisiblement,

  • Sentir un vent doux et frais nous caresser la joue,

  • Entendre dire que l'on nous aime et vivre paisiblement tous les petits moments qui nous réchauffent le coeur et l'âme.

Les vrais amis viennent dans les bons moments quand on les appelle et dans les mauvais moments, ils viennent d'eux-mêmes.

Après ça, une bonne réflexion s'impose.

Anonyme

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