Je reviens de la gym
Je suis arrivée la première, en même temps qu'une autre personne que je connais bien. J'aime arriver la première dans cet endroit, ça me rassure. Je discute un peu avant que la prof arrive avec deux ou trois personnes autour de moi, toujours les mêmes. Il y a un bon groupe qui se connait bien et qui parle ensemble, c'est rare qu'on arrive à se mélanger. Elles nous laissent bien de notre côté et moi j'avoue que je ne sais comment m'y prendre pour les aborder. Puis le cours commence. Et là je fais moins attention aux autres, quoi que ! ça dépend. Et à la fin, je parle un peu à la prof, vu que je fais partie du bureau. Et je repars, souvent les autres sont déjà parties, ce soir elles étaient encore un petit noyau à papoter. Ce sont pour la plupart des femmes un peu plus âgées qui ont soit travailler ensemble, soit elles se connaissent depuis toujours ou bien ce sont les maris qui se connaissent bien. Je trouve qu'elles ne font aucun effort. Et ça me fait souffrir. Si j'en rencontre une toute seule à un autre moment, on va se saluer, au mieux se parler un peu mais j'ai du mal. Je ne me suis jamais bien habituée dans cette commune. Il est vrai que je m'y montre peu. Autrefois, j'ai fait partie du bureau de l'école, mais j'avais beaucoup de mal. Et puis, après quelques années sans bénévolat où vraiment je n'avais plus aucun lien avec ma commune, j'ai repris le bénévolat et je suis trésorière de la gym et danse. Cà me donne quelques contacts mais c'est peu. Je n'attire pas, je ne sais pas pourquoi. Cette phobie sociale me met à part. Et je le sens vraiment. On s'intéresse peu à moi. Souvent, moi je vais poser des questions, j'ai les réponses, et ça s'arrête là. Pas d'échange. Putain, qu'est ce que c'est souffrant. Je me dis qu'il y a vraiment quelque chose qui tient les autres à distance. Ou alors c'est mon physique qui est plutôt quelconque. Parfois aussi je me sens transparente, je vois les autres, mais ils ne me voient pas. Je l'ai vérifié. Quand je leur dis : je vous ai vu à telle fête, et bien ils ne m'ont pas vu. Oui je suis transparente. Ou alors je suis toute rouge et là, sans doute, on se dit, quelle neuneu celle là. Vraiment, j'ai du mal. Bien sur si j'accepte tout ça, tout va pour le mieux. Je ne suis pas à plaindre. Mais ACCEPTER ce n'est pas si facile. Je voudrais surtout être comprise.