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sensiblement
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11 février 2011

Il faut

que j'aille à Paris bientôt. Cà devrait me réjouir. Sauf que l'homme y sera avant moi. Et je dois le rejoindre toute seule en train. Mais j'ai jamais pris le train toute seule. J'en transpire à l'avance. Voyons : comment je fais pour le billet ? Il est où mon train à prendre ? Une fois dedans, ça devrait aller. Mais quand j'arrive - c'est par où que je vais ?

Je sens que ça va être coton. Mais en même temps, ça me changera de mon ordinaire.

Oui, j'y vais pour une grande foire agricole, et surtout les machines parce que l'homme veut voir plein de trucs. Ouais ça va pas me passionner, mais peut être qu'on va se faire une petite soirée théatre. Bon, le programme n'est pas établi. On verra bien.

L'homme part pour une autre grande foire en Allemagne dès la semaine prochaine. J'aurais pu l'accompagner. Cà a été vite décidé. Trop vite pour moi. Et de plus, un autre grand gaillard l'accompagne. Et je sens bien qu'ils m'auraient vite largué ces deux là. Et j'aurais couru derrière. Pourtant, Nuremberg, ça m'aurait plu. Je leur ai trouvé un hébergement hier. Pourtant même les agences de voyage, l'office de tourisme, disaient que c'était complet. J'ai fouiné sur internet, j'ai trouvé. Et même qu'ils seront très bien situés. J'étais fière de moi. Plus forte que l'office de tourisme, c'est dingue ça.

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9 février 2011

loupé

Je devais reprendre la gym ce soir, pas été une seule fois en janvier, d'abord la santé, puis le décès, puis maintenant la trouille de reprendre. Ce matin, c'était sûr : je reprendrais ce soir. Et dans l'après midi, mon homme me dit qu'il doit partir avec la voiture, je ne dis rien, ne riposte même pas. Quel bel alibi pour ne pas reprendre ce soir ! Je n'ai pas de voiture, ce n'est donc pas possible. Et loin de moi l'idée d'appeler des personnes qui pourraient m'emmener. Je suis très bien là, j'ai fait plein de travaux en retard dans mon bureau. Et je suis tellement à l'abri. Aucun mot ne me blesse, aucun regard ne me croise. J'oublie vite que des mots auraient pu me réconforter, des regards auraient pu être si compatissants. Quand on voit gris, on voit gris, n'est ce pas. Le gris l'emporte fatalement. C'est donc repoussé d'une semaine.

10 février 2010

il neige !!!!

Je me demande s'il y aura de la gym ce soir. Notre prof ne veut pas venir quand les routes sont mauvaises. Je suis passée à la salle tout à l'heure pour voir si les ampoules avaient été changées. Hélas non. J'ai envie d'écrire un peu sur ce que je deviens. J'espace mes notes. Mais j'ai un besoin irrépressible de me raconter ici. Peut être juste pour relire dans quelque temps. C'est un journal intime mais ouvert à qui passe par là. Notre dernière réunion de l'asso des anxieux était intéressante. Un nouvel adhérent y a fait part de ses soucis d'exposition, suite à un problème de santé. Il a vu ses amis le délaisser, il se sent sans arrêt jugé puisqu'il ne peut plus travailler, il souffre et est heureux d'avoir trouvé l'asso pour pouvoir en parler. Cette dernière rencontre n'avait pas de thème, la prochaine sera sur la souffrance morale et physique. Il y a tant à dire sur la souffrance. Samedi dernier, nous étions à un repas d'une association sportive, animée par une formation de musique de rue. Pas vraiment mon truc, mais je suis contente de réussir à me sentir à peu près bien parmi les gens. La plupart des gens qui sont à ces soirées se connaissent bien, ils sont habitués à s'y retrouver. Je m'y retrouve un peu comme un cheveu sur la soupe mais je n'ai pas eu trop de sensations désagréables. Nous avons pas mal de sorties programmées dans les week end à venir, soirée cabaret, petit spectacle. J'aime bien. Notre Assemblée générale a eu lieu, je l'ai bien vécue d'autant que je n'ai pas vraiment eu la peine de prendre la parole. J'avais fait le topo de notre section et c'est quelqu'un d'autre qui a lu. J'ai aidé juste à commenter le budget. Et cela sans problème. L'atelier d'écriture s'arrête pendant les vacances scolaires. Ah, cet atelier, un véritable plaisir. Des gens tous aussi charmants les uns que les autres avec qui il n'est pas compliqué d'échanger. C'est bizarre comme il y a des endroits où tout se passe facilement. Alors que l'écriture fait peur à beaucoup, pour moi, c'est une gourmandise. J'essaie de progresser à mon rythme en m'aidant des conseils des autres et simplement en les écoutant. J'ai vu hier soir à la télé un débat sur les enfants maltraités, la résilience, je ne sais comment s'appelait l'émission. J'ai aimé ces témoignages, la force de ces gens. Je les comprends totalement. Apparemment, ces stress d'enfance laissent des traces au niveau du cerveau. Moi je dis toujours que des émotions négatives trop fortes m'ont envahie trop tôt, et mon cerveau s'est développé avec ça, imprimant à tout jamais des alertes hyper importantes. Donc mon cerveau se met en alerte pour si peu, avec toutes les sensations qui accompagnent, et c'est tellement désagréable. Je ne suis pas la seule et ça me rassure. Tiens, le temps d'écrire, et il ne neige plus.

10 juin 2009

Punition

Je me sens punie : "toi, non, tu ne pourras pas faire ça, et ça non plus. Tu auras moins d'ami que les autres, tu transpireras beaucoup plus, tu te sentiras mal très souvent, tu n'oseras pas dire directement "je suis phobique sociale", alors tu cacheras, et tu avanceras en forçant la machine, à un point que tu seras toujours fatiguée, et tu ne pourras pas expliquer à tout le monde ce qui ne fonctionne pas chez toi, tu ne réussiras pas de carrière, tu te cacheras derrière ton homme, tu n'oseras guère". Voilà, mon destin a été tracé ainsi. Oui, avec la volonté, on peut y arriver. Mais la volonté aussi elle est fatiguée. Injustice, injustice, pourquoi une vie différente. Je pense à tous les handicapés, à tous les malades. Ah oui, par rapport à eux, je peux faire plein de choses mais ça pourrait être tellement mieux sans cette foutue phobie. Si peu de compréhension autour de moi. Parfois je lâche quelques mots pour faire comprendre. Je crois qu'ils ne veulent pas comprendre ou alors quand on ne connait pas ça on ne peut pas comprendre. Je ne sais pas.

8 juin 2009

Eclaircie

Entre deux écritures de comptabilité, je viens vous parler. Depuis quelques jours, je suis bien. Enfin disons mieux ! vendredi et samedi soir, je suis allée voir ma fille. Elle donne des cours de d..se et là, c'était le gala de fin de saison. J'avais aussi peur qu'elle vendredi après midi. J'essayais de ne pas le montrer. Elle y est partie tot. Je l'ai rejoint avec quelques personnes (famille et amie). Et c'était magique. 70 élèves qui dansent. Elle danse deux fois avec les grandes. Je n'ai d'yeux que pour elle. Elle a été très créative sur ce thème. Il y a une danse où tout le monde rit, tant c'est drôle. J'y suis retournée samedi soir avec mon homme, mon grand fils et son amie. C'est super. Samedi après midi, on a regardé aussi les photos du voyage de mon fils, il me surprend par son parcours : au départ, avec deux amis voir un ami là bas. Puis quelques jours seul et il rejoint un autre ami. C'est dingue, je n'aurais jamais fait ça. Il part en pleine cambrousse à vélo, avec des jeunes qu'il rencontre là où il est. Par deux fois, il paie la caution de vélo pour eux sinon ils ne peuvent pas en louer. Et après, lui profite de leur facilité à communiquer vu qu'ils sont du pays. Je le trouve très humain d'un coup. Cà me plait. Ma fille aussi dans ses choix, je la trouve très humaine. Son frère l'a félicité pour son travail. Elle donne du bonheur aux gens. Elle a su captiver 70 élèves sur l'année, ce n'est pas simple. Il y a des rebelles, il y a des hyper actives dont les autres se plaignent, il y a les parents qui se plaignent de l'autre enfant qui embêtte le leur. Il y a les personnes du bureau qui ont été super chouettes avec ma fille P. Elle est très sensible aux différents caractères qui s'expriment, aux difficultés des unes et des autres. Elle veut, par la d..se, apaiser les plus énervées, relever les timides et essayer de faire qu'elles soient bien dans leur peau. C'est un vaste programme. Pour avoir eu pas mal de souci, elle sait observer, elle sait quoi faire. Elle a dit à une maman en fin de spectacle dont la fille est plutôt hyperactive et dont les autres se plaignent toujours, que sa fille avait été super pour le spectacle. Je crois qu'elle lui a fait le plus beau des cadeaux. Dire les choses positives. Si peu de gens y pensent. Je suis vraiment fière. Puis hier, on s'est fait un petit restau. Pas top. Accueil pas chaleureux, on nous balançait presque les menus à la figure. On en a ri. Mais ils ne nous reverront pas ceux là.

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7 septembre 2008

il

Si vous voulez rigoler, ne me lisez pas. Cette note sera encore teintée de gris. Mon blog me sert à dire ce qui ne va pas. Je suis vraiment amère. Sale week end. J'en ai marre du stress ambiant et je suis à cran. Bien sur, d'autres petits trucs agaçants viennent se rajouter. Genre, b.m. qui appelle le jour même du mariage pour nous prévenir que nous sommes également invités (je vous rassure, seulement messe et vin d'honneur, comme ça se fait chez nous). On savait par quelqu'un d'autre qu'on était invité. J'ai fait le test de ne jamais en parler à b.m. pour voir jusqu'à quel point ça irait. Et bien, ce n'est pas la première fois qu'elle fait le coup, elle appelle le jour même. Je suis tellement colère, et en plus j'ai une excuse, alors je n'y vais pas, mon mari y va. Il fait remarquer un petit peu à sa mère qu'elle n'avait pas averti. Et elle, "ah bon ? je ne vous l'avais pas dit" A chaque fois c'est pareil. Ils n'ont pas de mémoire dans cette famille. Cà me rend malade à chaque fois. J'étais donc d'humeur excécrable. Et j'ai ressassé plein de trucs à mon mari : genre, j'en ai marre... j'en ai marre de cette vie de m., tout y passe, on ne prend jamais de vacances, tu ne penses à rien d'autre qu'à ton boulot, etc. etc. J'ai été me réfugier dans mon lit cet après midi, j'en ai gros sur le coeur. J'aimerais qu'il pense à notre vie de couple, mais non il ne sait pas le faire. Il a toujours du boulot plus qu'il ne peut en faire et c'est priorité. Et de toute façon, ça ne lui vient même pas à l'idée de me proposer ceci ou cela. Il me dit que maintenant il n'ose même pas, car il pense qu'il tombera toujours à côté. Il m'a laissé dans mon lit. Ma tête ne va pas tarder à exploser. Il est du genre solitaire, ça lui va bien, il s'en fout qu'on ait une vie sociale ou pas. Conseillez moi. Je sais bien qu'il ne va pas changer. Tout le monde me dit que j'ai de la chance d'avoir ce mari : il n'est pas méchant, il n'est pas alcoolique, il est travailleur, mais moi j'attends d'autres qualités qu'il n'a pas et ça fait 30 ans. Faudrait vraiment que j'arrive à m'y faire mais parfois je craque. Et là j'ai craqué, j'en ai les larmes en vous écrivant. Je voudrais tellement que ça se passe autrement, que naturellement il pense à me faire plaisir. Ecrivez moi à ce sujet, je vous en prie.

23 mars 2014

mille excuses

Mille excuses au monde, je n'ai rien fait de ma journée. Aucun projet, aucune activité. Je me suis levée tard, parce que je m'étais couchée tard. J'ai pris mon petit déjeuner puis j'ai traîné. Et puis j'ai déjeuné. C'est lui qui est sorti pour le pain. A t on le droit de ne rien faire de sa journée ? Et bien là je l'ai pris, le droit ..... de paresser. Mon grand fils me disait l'autre jour : il faudrait apprendre à ne rien faire, parfois. Il serait pas un peu paresseux sur les bords ? N'avoir rien fait n'est pas exact, il y a toujours quelque vaisselle à faire, à essuyer, quelques coups de balai à donner, quelque linge à étendre ou à ramasser, mais aucun grand projet. Ah j'oubliais : je suis quand même allée voter. Mais à part ça, petite journée de rien. J'espère ne pas me faire gronder.

20 mars 2014

jeudi

Je me retiens d'écrire tous les jours, pourtant j'aimerais déverser ici ces vilains jours en espérant me sentir mieux.

Hier je suis allée chez le nouveau docteur, je m'y suis sentie mieux que chez l'autre (celui qui laissait la radio allumée pendant la consultation). C'est une dame, étrangère, petit accent, mais sérieuse et l'air compétent. Tension haute malgré traitement d'un mois. Elle me propose une écho des reins, j'ai eu quelques soucis de ce côté là déjà, et des prises de tension chez moi, par moi, sur 3 jours. J'accepte. Je pense que je vais la choisir, elle.

Qu'est ce qui peut donc me faire ça : hérédité (ça pourrait), stress (ça pourrait), anxiété (ça pourrait), ménopause (ça pourrait), autre chose ..... Je me fais peur, en ce moment il y a des gens pas très vieux qui partent.

J'ai vu mardi soir l'émission sur les bipolaires et schizophrènes. Je me suis reconnue dans certains témoignages des bipolaires : j'avais posé la question une fois à un psy qui m'avait dit que je ne l'étais pas bipolaire, seulement cyclothimique. Comment pouvait il savoir ? il ne vit pas avec moi. Moi je me suis trouvé de nombreux points communs avec ces gens là. Leur lit est leur refuge, moi aussi. Je préfère le soir au matin, tout comme l'une d'elle qui n'aime pas le début de journée parce qu'il faudra encore tant se battre.

Hier soir, j'aurais du aller à une conférence qui peut être m'aurait fait avancer, je n'avais pas fait signe assez tôt, normal je n'étais pas bien et l'amie a cru que j'avais décliné. Elle m'a laissée sans voix. Elle aurait pu aussi me relancer. Quand je pense à ce qu'elle a pu me dire parfois sur l'amitié.

6 octobre 2013

mes journées

Après la séquence émotion, j'aime bien égrener un peu mes temps forts. Histoire de garder en mémoire. Il m'arrive de revenir chercher sur mon blog les faits et dates, car je sais que le principal y est noté.

J'ai attendu le jour de la reprise des cours pour envoyer un mail mardi à ma prof d'anglais, que je connais perso, et à l'organisation pour annoncer que je ne reprendrais pas les cours cette année. Je ne peux pas être surchargée. Le lundi soir, une semaine sur deux, c'est atelier d'écriture, ça j'y tiens, et donc une semaine sur deux, ça me faisait sortir aussi le mardi soir, de plus l'anglais vaut mieux réviser un peu pour la semaine d'après, du coup je n'y arrivais pas alors j'ai renoncé pour cette année. J'ai mis du temps à savoir.

Je vais toujours au rythme de deux à trois fois par semaine chez le kiné, pour épaule gauche (capsulite) et depuis la visite chez la rhumato, il travaille aussi l'épaule droite pour une simple tendinite, ça me prend du temps.

Je vais aussi une fois par semaine voir ma mère à la maison de retraite, j'y reste 45 mn à 1 h car hélas, je m'y ennuie bien vite. Nous allons marcher à l'intérieur ou dehors (selon le temps), ensuite je mets la télé qu'elle n'allume pas toute seule, et comme il n'y a quasiment pas de conversation sauf si c'est moi qui l'a fait, je n'ai pas franchement la force de m'attarder.

J'ai innové vendredi soir en rejoignant le club photo de ma commune (celle dont je dépends mais pas celle où je vis le plus). Depuis longtemps, j'ai envie d'apprendre un peu, au moins à me servir bien de mon appareil. Je connais l'instigateur du club, je travaillais avec lui autrefois. J'étais allée à leur exposition magnifique. En discutant, des personnes du club m'ont encouragée à venir. J'ai retrouvé ces mêmes personnes récemment qui m'ont relancée. Alors je m'y suis rendue, non sans stress, mais j'ai géré. Nous étions 20 je pense. Mais j'ai senti tout de suite que la plupart étaient déjà très pro et n'étaient pas forcément attentifs aux nouveaux, parlant dans leur coin, visionnant des photos sur leur tablette, avec des mots techniques dont j'ignore le sens. Vais je bien y trouver ma place ? Il y a deux réunions par mois, avec des genres d'atelier pour apprendre, puis il y a des sorties "photo". Je ne pense pas m'y sentir aussi bien qu'à l'atelier d'écriture mais on verra bien. Si j'y apprends quelque chose, après je peux partir si les liens sont décevants.

Hier, P. est venue en repérage car bientôt un atelier d'écriture aura lieu près de chez moi et un peu chez moi, pour le pique nique et le temps d'écriture. Il faisait beau, elle a apprécié et s'est réjoui de l'endroit. Il est clair que la nature est plutôt belle avec les étangs, la forêt, le chateau, les chemins..... C'est inspirant.

Je passerai l'épisode "venue de mes neveux" que j'ai relaté hier.

Hier soir, j'aurais du aller à un concert, enfin je n'avais pas réservé. Mais à l'origine, j'aurais du.

Et ce matin, j'aurais du aller à la rando pédestre de mon autre commune.

Finalement ce sera NON. Figurez vous que ça fait trop. Je n'ai pas l'énergie pour.

Cette semaine a été très intense pour les récoltes, j'ai ressenti la pression même si je ne suis pas sur le terrain. J'ai plus de monde autour de la table.

Du travail dans les champs pour mon mari et en après midi j'irai je pense accueillir les nouveaux locataires de la maison de ma mère. Après un locataire qui est resté trois mois et demi (travail dans le coin pour la saison), un couple qu'on n'a jamais vu vient s'installer dans la région pour trouver du travail. Nous y sommes allés à l'intuition espérant que tout se passe bien. Ils traversent la France pour venir.

Je vous souhaite un bon dimanche automnal.

2 juillet 2012

déception

Il a loupé son BTS, il est vexé. Je n'ai pas besoin d'en dire plus. J'avoue que je m'y attendais. Si peu de motivation. Depuis 2 ans, on le pousse au moins à finir ces années. Le diplôme je n'y croyais guère. Et puis je me dis que ça fait plaisir mais qu'il n'y a pas que ça qui compte. Mais c'est son premier échec, il a eu tous ses autres examens. Et là, il flippe. De toute façon, il arrête les études. Il veut bosser. Il bossera chez nous, normalement c'est lui la relève. J'ai vu son honneur atteint. Et oui, dans la vie, il y a des échecs. Il faut faire face. Mais pour un gamin qui n'a jamais aimé l'école, qui n'a jamais redoublé mais toujours ras les paquerettes, je trouve qu'il a fait un beau chemin. Il dit qu'il se représentera l'année prochaine en candidat libre. Cà m'a scotché. On verra bien.

28 juin 2011

des moments pour moi.....

A vrai dire, j'ai beaucoup de chance, je gère mon temps comme je veux. Et pourtant, ce n'est pas facile pour moi d'y arriver. Toujours à faire, comme tout le monde bien sûr, mais sans doute très mal organisée, et puis j'ai un gros défaut, je me lève trop tard.

Samedi, nous avions un pique nique de l'asso des anxieux, tous les ans, on propose quelque chose en fin de saison, hélas tous les ans, c'est la même chose, très peu de gens sont intéressés ou disponibles. Nous étions 3, trois à se retrouver pour un pique nique dans un joli endroit historique de notre région. Il faisait très très beau, nous avons profité du moment, puis visité les lieux où avait lieu une répétition de spectacle qui se tiendra tout l'été. J'ai bien aimé ce moment avec S. et L. Puis je suis rentrée. J'étais bien.

Dimanche, nous avions rendez vous en famille pour une animation d'un mariage prochain. Là également certains manquaient pour indisponibilité et d'autres ont choisi carrément de ne pas venir. Cà nous ennuie ces gens là qui ne veulent faire aucun effort. Bref, nous avons quand même prévu quelque chose et pourtant dieu qu'il faisait chaud à ne rien faire, sur nos chaises.

Lundi après-midi, j'ai rencontré deux amies pour un mini atelier d'écriture que l'on s'est fait nous mêmes. La saison est finie, et comme cela nous manque, nous voulons de temps en temps tenter d'en faire nous mêmes. Nous avons été bien reçues chez A. Nous avons surtout beaucoup discuté. Puis comme nous n'avions pas prévu grand chose pour écrire, j'avais eu une idée : nous avons listé des expressions avec "pierre", puis nous les avons lues, et à partir de nos expressions trouvées, nous avons écrit un texte assez court. Cà nous a plu. C'est que nous ne sommes pas animatrices, ce n'est pas si simple. Nous pensons refaire cela de temps en temps.

22 septembre 2010

empathie

Je me sens si souvent décalée, ce n'est pas confortable, mais je suis mon chemin, celui de la sincérité même si souvent c'est difficile. A. est venue me régler la danse (solde de l'an dernier) et avance pour cette année. On a discuté, elle ne s'est pas plaint mais je sais bien que c'est difficile pour elle, seule avec 3 enfants. L'autre soir, réunion avec le reste de l'asso : A. n'a pas payé le transport depuis un moment, elles ne l'aiment pas, ça se sent, elles ne lui trouvent pas d'excuse, ne lui font pas confiance. J'annonce qu'elle a réglé pour mon service : je sens comme un reproche. Pourquoi à toi ? et pas à nous ? Je n'ai jamais jugé cette femme, elle vit difficilement. Serait ce la différence ? J'ai connu la galère ainsi je suis toujours en empathie avec les gens en difficulté. Je n'y peux rien, c'est comme ça. Je me dis que à la place de A, si c'était une de leurs amies proches, elles auraient un tout autre comportement. Je n'aime pas ce genre de situation. Je voudrais que tout le monde soit bon.

23 juin 2008

c'est passé !

Et bien j'ai survécu au cataclysme. Maintenant, je vois bien que c'était excessif. Vendredi soir, j'ai eu la visite d'une cousine et j'ai parlé de mon état. Cà m'a soulagée. Puis j'ai réussi à dormir et dès le samedi matin, il fallait se dépêcher : rendez vous coiffeur, et à 10 h on devait être à la mairie. J'ai gardé mon calme (enfin à peu près). Puis messe et vin d'honneur (un ou deux moments de solitude à gérer) puis le repas (des voisins que je ne connaissais quasiment pas à côté de moi mais avec qui le courant est bien passé) et un couple d'amis, et d'autre personnes que nous connaissions très peu. Cela s'est bien passé. Et si je vous dis que j'ai même chanté avec mon mari et nos deux amis. Je n'ai pas voulu me dégonfler et j'aime chanter. Quand je verrai la vidéo, je pense que je n'aimerai pas du tout me voir, j'ai regardé uniquement mon papier, très peu regarder les gens... Ce n'était pas du tout prévu, je n'ai pas eu à anticiper. Ensuite le bal, alors là j'ai beaucoup dansé et ça m'a empêché de penser. L'exercice physique est vraiment excellent pour un cerveau débordé. Je suis même allée plusieurs fois au devant d'autres personnes pour danser. Je me suis surprise moi même. On s'est couché très tard. Et le lendemain, on recommençait : petit repas avec tous les convives, puis quelques coutumes du pays. Et retour à la maison : assez contente de moi, pas contente de mon mari qui, à chaque fois qu'on est avec cet ami, se fait "titiller" au delà de la normale, enfin c'est moi qui le pense. Mon mari le voit bien mais il est vraiment très gentil et n'ose pas trop le remettre à sa place, alors il répond mais "trop gentiment" à mon goût car ça recommence à chaque fois. C'est un ami d'enfance et il faut qu'il attaque sur le travail, sur l'argent, sur la politique.... On s'est un peu disputé à ce sujet car je  dis à mon mari qu'il faut qu'il lui dise d'arrêter ces conneries. C'est dur. Et finalement c'est ce qui m'a le plus ennuyée. On dirait qu'il lui faut un souffre douleurs.

Sinon c'était un superbe mariage ! Pardon pour ceux qui ont été choqués que je parle d'HP dans mon précédent post mais quand on est débordé, et que la pression monte, monte, on pense vraiment que c'est trop et que cette fois ci on va exploser.

20 juin 2008

j'essaie

- je n'ai rien à prouver aux autres

- si je suis bien avec moi même je serai mieux avec les autres

- je suis peut être faite pour vivre en solitaire

- je ne dois pas compter sur mes enfants pour être heureuse, le principal c'est qu'ils soient heureux

- mes enfants sont différents de la plupart de ceux que je connais, et alors ?

- pourquoi ai je besoin du regard des autres pour être bien, c'est le regard que je porte sur moi qui compte

 

Ouf, ça vient doucement dans ma tête, quelques bouffées de défense contre cette bête féroce qui me ronge. Si vous en avez d'autres à me confier, n'hésitez pas. Faut que j'y arrive.

Merci.

4 octobre 2014

la vie qui va

Dernièrement, je me couche assez tôt le soir, je regarde parfois la télé dans ma chambre si Monsieur n'est pas là ou s'il préfère un autre programme qu'il regarde au salon. Je suis bien, lovée dans mon lit, à regarder ce tout petit écran et je m'endors assez vite. Mais sur les 2 h - 3 h du matin, je me réveille, ce qui n'arrivait guère avant, j'imagine que c'est l'envie d'aller aux toilettes qui me réveille, j'y vais, je me remets au lit et puis je tourne et je retourne, sans dormir avant le petit matin, et mes pensées rejoignent tout de suite ma famille. Ils m'abandonnent, je leur ai fait comprendre mon mécontentement, et ils m'abandonnent. Ils ne font aucune tentative pour venir vers moi. Ma grande soeur, celle qui fut protectrice toute une partie de ma vie, me laisse tomber comme si je n'étais rien. Nous échangeons toujours nos sms pour signaler les visites à notre mère, c'est tout.

Cette semaine, j'ai proposé à une amie qui a un souci de santé et ne travaille pas pendant quelques semaines de m'accompagner voir maman. Elle a accepté et je lui en suis bien reconnaissante. Etre à deux pour la visiter, c'est bien plus facile. Ce jour là, elle était assez calme. Nous avons fait comme d'habitude un petit tour dehors et j'ai montré à mon amie la maison de retraite. Personne ne me propose jamais de m'accompagner pour ces visites régulières, j'ai osé lui proposer. Peut être je pourrais le faire avec d'autres. Comme quoi l'attente est bien vaine.

Je me suis engagée pour le stage théatre écriture, c'est sur, je vais le faire. Pourvu que je ne sois pas trop ridicule, mais pas de scène pour moi de toute façon.

Je suis allée à la gym, peu de paroles s'échangent, on dirait qu'on a vraiment rien à se dire, nous faisons notre heure de mouvements et tout le monde repart.

J'ai loupé un soir un concert auquel une amie m'avait convaincue d'assister et puis au dernier moment, le courage m'a lâché. Je n'ai pas résisté et je ne suis pas allée. Sortir trop souvent le soir ne me convient pas.

A l'instant, je regarde par ma baie et je crois avoir aperçu l'automne qui arrive, la pluie tombe, les feuilles jaunes virevoltent. Il faudra s'y faire.

Ce soir nous sommes invités chez un couple. Je ne suis pas bien motivée. Je m'endors.

Est ce que l'automne m'encouragerait vite à hiberner ?

Cette semaine, j'ai également osé envoyer un mail à l'homme-fou qui fait des grands évènements dans notre secteur, qui est complètement loufoque, celui que j'avais déjà félicité une fois pour ce qu'il avait fait, là j'ai recommencé pour ce grand rassemblement de chefs d'entreprise sous une forme dingue, il m'a répondu. Je dois le recontacter pour un autre projet. Je me surprends parfois, mais par mail ou téléphone, c'est plus facile que de visu. C'était là

 

 

13 juin 2013

les douleurs

Tandis que je soigne mon épaule à raison de 2 à 3 séances de kiné par semaine, c'est mon cou qui me fait des siennes dernièrement. A priori c'est lié à l'épaule. Tout le haut du corps souffre de ce dysfonctionnement de l'épaule.

Cela fait plusieurs jours que j'ai une douleur aigue dans le cou. J'ai vu un étiopathe une fois et je suis retournée le voir hier. Après être sortie de son cabinet, j'ai voulu faire quelques courses sans forcer. D'abord à mon centre de gestion juste un document à porter. Je sentais bien que j'étais bizarre. Puis quelques courses alimentaires. Là je me sentais au bord du malaise, j'ai failli plaquer mon cabas dans le rayon et sortir. J'ai réussi à finir mes courses mais j'ai transpiré et j'ai cru voir le pire arriver. Une fois assise dans ma voiture, ça allait mieux. Du coup j'ai filé voir ma mère car ma soeur est absente en ce moment. Donc exceptionnellement j'ai voulu y passer le matin. En arrivant là bas, j'étais déjà pas très bien quand quelqu'un me dit que ma mère venait de faire un malaise et qu'il venait de l'allonger, ils l'avaient retrouvée assise par terre et bien faible - là je me suis assise pour entendre cette nouvelle et je leur ai dit que moi même je n'étais pas au mieux. Entre robinet et fenêtre, j'ai géré la situation. Et puis j'ai pensé que lorsque j'étais au plus mal dans le magasin, elle était aussi au plus mal dans sa chambre. Télépathie ? Je suis repartie rassurée, elle était bien prise en main, l'infirmière était passée : petite tension.

Hier après midi, j'avais rendez vous chez le kiné, je lui ai dit ma douleur au cou (mais je n'ai pas dit que j'étais allée voir l'étiopathe). Peur que ça fasse des histoires. Il m'a fait une séance spéciale pour mon cou, massage doux, ça m'a fait du bien. En rentrant je n'ai pas fait grand chose, un peu de cuisine, puis repos avec mon coussin de noyaux de cerises sur la nuque. Et un paracétamol avant de dormir. Ce matin, ce n'est pas encore ça. J'ai pris un bain moi qui n'en prend que rarement. J'ai même envie de supprimer la baignoire bientôt. Et bien je crois que ça m'a fait beaucoup de bien. Je me sens fatiguée au possible. Pourtant le travail m'attend. J'espère que ça va s'arranger.

 

29 mai 2013

mauvais passage

C'est un mauvais passage. Alors que les travaux sont quasiment terminés, que je devrais être aux anges, je n'arrive même pas à apprécier. Je vois surtout ce qui est moins bien comme la difficulté à aménager le salon maintenant qu'il est agrandi : la télé a une place déterminée et du coup, vu l'agrandissement, il y a beaucoup de profondeur : où mettre les canapés, fauteuils ? comment meubler ? je suis pas douée. Il y a aussi un souci de résonnance depuis que c'est ouvert, ça me fatigue. Va bien falloir trouver quelque chose pour améliorer. Et de ma chambre, j'entends tous les bruits..... Ah que c'est difficile. On n'imagine pas ça avant. Le concepteur ne vous montre que les +. J'ai toujours du mal à m'imaginer dans un autre contexte, et voilà, j'en ai encore la preuve. Le carrelage a été nettoyé par le carreleur, il y avait d'horribles traces partout. Il y a d'autres petits soucis mais je ne vais pas m'étendre là dessus.

J'ai mal de temps en temps à l'épaule droite, et ça me soucie beaucoup. Cela fait 8 mois que je soigne la gauche pour une capsulite et me voilà des douleurs à la droite. Le kiné voit ça souvent hélas. Pour l'instant pas d'affolement, il m'a donné quelques conseils : ne pas forcer, masser avec un glaçon sur la zone douloureuse et passer un baume. Bien sur depuis quelques mois l'épaule droite est sollicitée toute seule et peut être cela crée un déséquilibre. Ou bien est ce encore une calcification qui s'est installée là ? Je suis fatiguée et pourtant je pense qu'il y a tant de gens qui souffrent de douleurs, d'handicap. Moi je ne m'y fais pas. C'est pas que je suis une casse cou dans la vie, mais j'aime avoir la liberté de mes mouvements : marcher, courir, faire du vélo, faire tout ce que je veux avec mes bras mes jambes. Là ce n'est plus le cas. De plus j'ai mauvais sommeil.

Samedi dernier, je suis allée à l'AG de la maison de retraite : beaucoup de difficultés pour un projet qui n'en finit pas de voir le jour. La structure doit être rénovée ou refaite, et ce n'est pas simple. Au point qu'un du conseil d'A. a démissionné tant c'est difficile. Il s'est même dit que la maison allait fermer. Non, ce sont des cancans. Ils cherchent des solutions mais à l'arrivée, le prix de journée augmentera considérablement. Comment feront les familles ? Nous avons déjeuné sur place, mon mari est venu me rejoindre car je ne voulais pas être seule avec ma mère à table. Finalement je me suis retrouvée en bonne compagnie avec des personnes que je connaissais et que j'apprécie. Il y avait une animation chansons.

Dimanche, mes enfants étaient là en couple pour la fête des mères. Nous avions pensé aller au restaurant mais celui qui était visé était déjà complet depuis deux mois. Ce n'est que partie remise alors c'est moi qui ai fait la cuisine.

Je suis allée à l'atelier d'écriture lundi, toujours beaucoup de plaisir, j'ai un autre samedi toute la journée. Par contre, j'ai zappé l'anglais, trop de travail au bureau.

Pourquoi j'écris tout ça. Pour celles et ceux qui me lisent, si ça peut les distraire ou les encourager, ou leur dire qu'ils ne sont pas seuls à avoir quelques problèmes, pour ceux là, même s'ils ne sont pas nombreux, je continuerai d'écrire à la façon d'un journal intime. Je ne fais rien pour avoir des lecteurs. Je n'aguiche pas. Pas d'article à sensation. Pas de grandes connaissances à exposer. Juste la vie de tous les jours avec ces embûches et ces joies. Moi avant d'ouvrir un blog, j'ai aimé lire les autres et je les lis toujours un peu d'ailleurs. Cela prend du temps mais c'est riche d'humanité.

 

 

26 juin 2014

Il n'y a que le temps qui nous console !

J'ai écrit cela hier en réponse sur un blog ! c'est le processus. On souffre, on souffre tellement, on croit qu'on ne s'en remettra pas, et puis petit à petit on ne sait comment, la douleur s'allège, sur plus ou moins longtemps. Quelquefois, la douleur resurgit, souvent en résonnance, et c'est encore le même travail à faire. Le temps permet de digérer la souffrance, de l'alléger, de l'effilocher, de la dissoudre, de l'envoyer paître, de l'exploser, de la piétiner, et enfin de se sentir mieux, même si on en garde malgré tout le souvenir. Les positifs diront qu'il faut l'oublier de suite, ne pas y mettre d'importance, passer à autre chose.

J'essaie pourtant d'être positive, mais je me bats avec ces souffrances qui nous arrivent à chaque instant. Cà me traverse la peau. Cà me rentre dans le coeur.

Et le temps se mettra à travailler pour moi et en faire ce que bon lui semblera, jusqu'au calme.

Le temps nous console.

 

25 juin 2014

Comment sera l'été ?

Nous voilà en été, et la chaleur est là, bien là, même trop là pour moi. Il faut gérer la température de la maison, ce n'est pas rien. Notre dernier investissement n'était pas le bon, nous avons été si naïfs. Du verre en guise de toit, et placé sud, on cuit, cuit, cuit. On y a cru, le vendeur est un excellent vendeur, il vous vendrait n'importe quoi..... Mon homme a déposé depuis quelques jours quelque chose sur le puits de lumière, et depuis je revis un peu mieux. Nous avons la clim mais je fais tout pour ne pas la faire fonctionner. Voilà une saine occupation, dès le matin fermer les volets dès que le soleil pointe son nez dans la pièce, puis au fur et à mesure de la journée, fermer, ouvrir, jongler, tenter..... ventiler, fermer, et puis gérer les mouches et les moustiques, c'est du sport.

Rien de prévu au niveau des vacances. Quelques soirées, un peu de festival, un mariage (non, non pas la famille, un fils d'ami), deux anniversaires, rien de très important.

Qu'est ce que je souhaite : me sentir bien, me sentir aimée, me sentir légère, me sentir vivante.

Qu'est ce que j'attends : ne jamais être en attente !!!!!!

Est ce qu'on pensera à moi ? je ne sais pas.

Est ce que j'aime tant l'été ? Non. Je l'aime pour sa douceur, pour ses paysages, pour ses saveurs, je l'aime pour ses tentations, mais finalement chez nous c'est le moment du gros boulot, des sueurs, des journées trop longues, avec résultat ou sans résultat, c'est le même travail pour tout ça. On n'arrête pas d'entendre : je suis parti par là, c'était super, ou je pars demain, ou ....... Ce n'est pas que je veuille partir à tout prix. Je veux juste qu'on respecte un peu ceux qui restent et qui bossent.

Dans notre secteur, il y a toujours du travail, toujours et toujours, ça marche ou ça marche pas. C'est le deal. Et le soleil brille sur la plage et aussi dans les champs.

18 juin 2014

bénévolat

J'apprends que finalement ça ne s'est pas bien passé dans l'asso où je travaille (encore un tout petit peu), une autre personne que moi quitte suite à ce week end. Elle n'a pas apprécié certaines réflexions, attitudes, et lâche tout. Je l'apprends de sa bouche le soir même mais je pense vraiment qu'elle va se raviser. Ce matin je la vois, et elle me dit qu'elle ne changera pas d'avis. C'est elle qui devait reprendre mes dossiers avec une autre qui débute. Et bien, niet. Je suis inquiète. Je trouve ça dommage. Ainsi donc d'autres sont susceptibles au point de jeter l'éponge. Je me dis que finalement chaque groupe est une micro société où les uns et les autres réagissent avec leurs tripes. Et les excuses qu'elle a reçues n'y changent rien. Que c'est compliqué de vivre ensemble finalement !

 

11 juin 2014

Cà ne peut continuer

J'avais publié un post cet après midi ressassant encore cette non-invitation. J'ai décidé tout à l'heure de supprimer ce post. Il faut absolument que je passe à autre chose. Je suis allée marcher ce soir, ça fait du bien, ça chasse les vilaines idées de la tête, il faudrait que je marche plus. Et puis il faut cesser de penser aux mauvaises choses.

Dorénavant je vais tenter de mieux gérer mes pensées.

Sinon je vais m'empoisonner.

21 mai 2014

I.

I. est venue me voir ce matin. Enfin elle est venue chercher sa commande et me voir. Avant on se voyait souvent, oeuvrant dans la même association. Puis elle a quitté. Puis moi aussi je quitte (bientôt). Elle n'arrête pas, elle est très active chez elle, à son travail, elle fait plein de choses. Je l'ai rencontrée dans une première association. Aussi nos enfants étaient copains. Cà rapproche les parents. Elle s'intéresse à plein de choses. Elle a aussi plein d'amis. Elle en parle tout le temps. Donc je me demande souvent si j'ai bien de la place. Elle va au ciné avec ses amies, au théâtre avec ses amies, au festival avec ses amies, en week end avec ses amies. Ils sont plusieurs couples qui s'entendent super bien. Elle sait écouter. Elle m'a écoutée. Je sais qu'elle n'aime pas trop les plaintes et les gémissements, elle connaît ça avec sa mère et n'apprécie pas. Je suis contente de la connaître mais je ne sais pas bien faire avec quelqu'un qui a déjà tant de monde autour. Elle m'invite à passer quand je veux, ça aussi je ne sais pas bien faire.

 

20 mai 2014

rattrapage

Hier je me réjouissais à l'idée de l'atelier du soir, un atelier de rattrapage. Normalement c'est tous les 15 jours. Mais une fois l'atelier avait été annulé, on n'était que deux. Alors on avait décidé de le reporter. Et c'était hier. Et pour l'occasion, c'était chez R., comme souvent. Et nous apportions de quoi grignoter. Je suis arrivée seule. Cà m'impressionne toujours quand je vais là bas, la maison est mystérieuse, isolée, et immense. J. est déjà arrivé. Et les autres nous rejoignent : nous sommes 5. L'orage menace, à travers une immense vitre, on a droit au spectacle de la nature qui s'affole. Nous allons manger et écrire simultanément, ce qui n'est pas si évident que ça. J'ai apporté des verrines, les autres ont apporté une quiche, des boissons. Ce sera complété par un petit ramequin tout chaud, et un dessert aux bananes. Nous mangeons à notre rythme, chacun, du bout des lèvres le plus discrètement du monde.

Encore une fois, je me débrouille avec mes mots à moi, simples, parfois cinglants, sans aucune connaissance particulière...... Cà passe....

Ils parleront vite d'auteurs et de livres que je ne connais pas, parfois cela me gêne un peu, mais pas tant que ça. Je ne pense pas pouvoir rattraper ce retard de culture. On dirait qu'ils ont avalé des bibliothèques. P. nous dit que chez elle il n'y avait pas la télé, alors elle a lu, beaucoup lu. Moi c'est vrai, j'ai préféré sans doute la télé. Et puis il y avait peu de livres et surtout peu d'encouragement à lire. Sauf à l'école.

Je me souviens de quelques livres qui ont traversé ma vie: le Général Dourakine (gagné à l'école) - le Grand Meaulnes (gagné à la pompe à essence) - Elise ou la vraie vie (étudié en BEP) - Les mémoires d'une jeune fille rangée (étudié en BEP) et puis je me suis abonnée à F.L. au moins j'étais sure d'avoir des livres sous la main, mais je n'ai pas tout lu, hélas, je n'y ai pas vraiment pris goût. J'avais commandé Zola, j'avais l'idée de tout lire. Non.

J'enrage de les entendre citer des noms. Je n'ai pas fait l'effort. Je ne m'accorde pas ce temps.

Mes livres sont dans des caisses, à cause des travaux, faut que je les range bien et beau, peut être je vais les lire.

Nous nous sommes quittés, contents de notre soirée, l'orage s'était calmé. J'ai raccompagné J. chez lui car il n'avait pas de voiture.

 

 

 

 

 

19 mai 2014

cà, c'est fait ....

Il y a quelque temps, je ne pensais pas qu'on assisterait à l'A G de la maison de retraite, vu l'état de santé de ma mère. C'était samedi, et comme elle va mieux, nous nous étions inscrites, ma soeur et moi. J'étais seule à la réunion, enfin de je veux dire sans ma soeur, je m'en fous, j'aime bien, pas les chiffres non, j'aime bien me rendre compte qu'il y a une vie, une vraie, dans cet établissement, que ce n'est pas qu'un mouroir comme beaucoup disent. Et puis depuis dix ans, je connais un peu de monde, quoique depuis quelque temps, beaucoup sont partis et donc les familles ne sont plus présentes. Mais alors arrivent de nouvelles familles. Et comme je suis issue de cette commune, j'en connais. Ma soeur m'a rejoint pour la fin de réunion, l'apéro et le repas sous chapiteau. Nous avons emmené notre mère en fauteuil roulant, c'est comme ça qu'on la déplace maintenant. Il y avait une animation pendant le repas, un petit groupe de musiciens et une chanteuse avec un répertoire de chansons plutôt anciennes mais pas trop. C'était bien. Comme d'habitude, il y avait de nombreux résidents dont la famille était absente et ça m'exaspère à chaque fois. Pour une fois, il faisait beau. Nous n'avions pas les pieds dans l'eau comme c'est déjà arrivé. Je suis rentrée le soir chez moi ko de cette journée. Rien au programme et c'est bien comme ça.

Hier, mon beau père est venu déjeuner ainsi que mon fils et son amie. Nous avons mangé dehors pour la première fois cette année, c'est agréable. Il faut surveiller le chat, je ne veux pas qu'il passe à table avant nous. Et puis l'après midi, nous avons jardiné, sorti les fleurs conservées de l'hiver, nettoyé les pots, rempoté, ajouté du fumier, associé, dissocié, bref, heureusement que je n'étais pas seule pour faire ça. Il faut de la force et mes épaules sont trop douloureuses encore. Cà a bien bougé, je désespérais de trouver un moment. Je suis contente de mes fleurs qui ont bien supporté l'hiver, normal un hiver sans gel..... Je devrai en acheter quelques unes pour renouveler un peu. Mais c'est pas mal.

Maintenant il me faudrait un tout petit salon de jardin pour agrémenter mon entrée, juste une petite table ronde et deux chaises.

6 mai 2014

musique

Parfois, il sortait son accordéon qui était bien rangé au fond du buffet dans la chambre. Il avait envie de jouer, ce n'était pas forcément un dimanche. Il n'avait jamais appris le solfège. Avec ses copains de l'époque, ils s'entrainaient un peu. Je ne sais comment. Il disait qu'il avait appris à l'oreille. C'était loin d'être parfait, il y avait quelques canards, quelques arrêts, et ça repartait. A ce moment là, la maison souriait. Pour un temps, la maison semblait moins grise...... Ma soeur a appris un peu. Moi rien. L'accordéon existe toujours. Il l'avait acheté à un copain de l'époque. Parfois il pouvait donc être joyeux.

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