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28 septembre 2009

un dimanche à la campagne

Dans un petit coin de ma tête, j'avais rêvé qu'il m'emmène sur la côte hier. Ah, oui, pas d'attente ? Petite menteuse. Et puis, non, il était occupé hier matin. Je me suis dit qu'il n'en parlerait pas, et moi, je pouvais en parler ? J'ai laissé tomber. Il me propose d'aller voir ma mère, sauf que j'ai encore un peu mal de gorge et j'ai peur de lui passer. Non. J'ai envie de marcher, je lui propose. Toujours notre même sentier, mais je ne m'en lasse pas. Il apparaît toujours différent grâce à la saison, à la lumière, aux rencontres. Nous avons déjeuné tard, j'ai appelé deux voisines qui ne connaissent pas ce chemin pour leur proposer de nous accompagner, une a déjà prévu une sortie, l'autre est malade. Nous partons donc tous les deux. Première rencontre dès le début : un couple. On s'arrête donc un quart d'heure. Le monsieur est fatigué, ils ne feront pas le circuit, juste un petit tour près de l'étang. Nous reprenons notre bonne allure. Plus tard, carrément en forêt, une famille que l'on connait. Encore 10 minutes de pause à discuter. Et c'est reparti. Il fait chaud. Puis frais quand on passe à l'ombre. Je commence à faiblir. On arrive. Et là, encore un petit groupe que l'on connait. Allez, un brin de causette et de bonne rigolade : c'est un homme qui se promène avec trois femmes, la sienne et deux amies. On le charrie et elles aussi. Ils ont peur car ils sont dans un endroit privé. Mais non, mais non, personne ne vous dira rien. Le garde n'est pas là. Mon mari rencontre aussi quelqu'un d'important de la région et lui parle de nos projets. Il est intéressé, ils s'échangent leurs numéros de téléphone. Nous rentrons après avoir été caresser nos chevaux. Ils sont affectueux. Notre fils n'est toujours pas rentré. Il arrive peu de temps après. Je fais un potage et je vais me servir vite au congélateur pour la suite. Mon fils me raconte son week end d'anniversaire chez les parents de sa copine. Il me dit "ils te plairaient, nous avons fait des jeux, ils aiment s'amuser". Ah oui, sur, ça me plairait. J'en ai peu de comme ça dans mon entourage. Ils vieillissent mal. Hier matin, j'ai vu ma belle-soeur vite fait. On a vraiment rien à se dire, c'est pénible. Puis nous avons regardé "comme une image" : beau film avec les difficultés d'être différent. Voilà un dimanche sans pollution.

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26 septembre 2009

Je vais bien

Rien d'extraordinaire ce week-end et ça ne me dérange pas du tout. Tiens, c'est bizarre. Suis je donc guérie ? Par contre ma semaine a été bien remplie. Gym et réunion mercredi soir, cours sur l'homéopathie jeudi soir avec ma cousine, et hier soir réunion à thème à l'asso des anxieux. Wouah pas eu le temps de m'ennuyer. J'ai même raté l'atelier d'écriture lundi. Ce n'est que partie remise. Je suis souvent seule dans la journée, ma fille n'étant plus là, mon grand fils toujours à la capitale, et mon plus jeune ayant repris le chemin des études à son grand désespoir. Seule, pas tant que ça, puisque le midi, les hommes déjeunent à la maison, le vendredi midi depuis qu'elle travaille, ma fille vient aussi, elle doit trouver ça bon de se mettre de temps en temps les pieds sous la table. Et elle parle de son job, du bon et du mauvais, elle s'inquiète beaucoup. Elle est revenue déjeuner aujourd'hui aussi. Tandis que mon jeune fils court très vite rejoindre sa petite amie dès qu'il arrive de l'école. Celui-là, il est drolement pressé par rapport aux autres. Je croyais que c'était une amourette, et bien ça dure, et ça a l'air sérieux. On verra bien. Du coup, il m'échappe vraiment. Et ça c'est moins bien. J'ai fait aussi pas mal de généalogie ces derniers temps, j'ai trouvé un site tant bien que mal pour faire mon arbre. Bon, maintenant j'ai du mal à me débrouiller avec mes données, je voudrais pouvoir les mettre sur un autre site pour qu'elles soient consultées, je n'y arrive pas. Sinon, j'ai pêché un mal de gorge, j'ai eu peur que ce soit la grippe. Cà me bouzille un peu la forme. Mais je gère. Normalement, on avait deux messes de mariage aujourd'hui, ben non, on n'y est pas allé à cause du travail et à cause de "pas envie". Hier soir le thème de notre réunion était : le bonheur. Très intéressant, mais on n'était pas nombreux et c'est bien dommage. Il y a pas mal d'adhérents mais on les voit de moins en moins souvent. Le bonheur, c'est vraiment "vivre le moment présent". Alors cet après midi j'ai pris mon vélo et suis partie faire un petit tour, et c'était bien. Pas pensé à avant, ni à après, juste se sentir vivre au moment, et c'est magique.

19 septembre 2009

Vulnérable !

Et oui, en plus d'être timide, phobique, sensible et j'en passe, je suis aussi très "vulnérable". Est ce que tout est lié ? surement. Tout le contraire de mon homme qui lui, malgré beaucoup de soucis de santé de toujours, est très fort psychologiquement, ne se laisse jamais démonter, et sait faire face. Et pourtant, c'est bien par rapport à lui que je suis vulnérable. C'est un homme qui se passionne pour son travail, qui sait se remettre en question, qui n'a jamais eu peur de ne pas faire comme les autres, qui suit son instinct et qui se fiche de ce qu'on pense de lui. Des projets, il en a constamment. Je ne parle pas de projets privés, là il est moins efficace, allez on ne peut pas être bon partout, mais de projets pros. En ce moment, construction importante, gros chantier, quelque chose d'énorme qui pousse au bord d'un de nos champs pas très loin de chez nous. Je suis aussi dans ce projet, nous avons fait une société avec des collègues. Nous avons eu le permis de construire, certains en ont douté, tout est en règle. Le chemin qui borde ce champ est peu emprunté d'habitude, depuis le début de la construction, c'est différent, il y a de la circulation, des curieux, et ça jase, ça jase. Des petites réflexions de ci, de la, nous arrivent. Et même par des amis proches, sont ils vraiment des amis ? Je doute de plus en plus. Est ce de la jalousie ? N'a t on plus la liberté d'entreprendre ? Certains supposent la tonne de subvention. Ben non, pas de subvention. Se faire allumer comme ça tout le temps, c'est épuisant. Hier soir, nous étions chez un des collègues et j'ai parlé de cela. Cà ne leur fait ni chaud ni froid, ils s'en fichent de ce que disent les gens. Et bien moi, j'ai du mal. Je me sens jugée, mal aimée, jalousée. Si on me critique, c'est qu'on ne m'aime pas. Un vrai dilemne. Encore bien besoin de travailler sur moi pour guérir de cette vulnérabilité.

17 septembre 2009

la rentrée

Ma fille n'est plus chez nous. Elle a son logement, son nouveau travail. Mon jeune fils a repris les cours. Le calme remplit la maison. Hier soir, rentrée pour la gym. Je suis un peu angoissée, à chaque rentrée, il faut faire les inscriptions, nous avions une permanence récemment, mais la plupart des gens n'y viennent pas, sauf pour la danse qui est une autre section et là les parents se déplacent davantage. Pour la gym, je distribue les papiers au début du cours, celui que je prends, et celui d'après. Il faut que je sois bien, les certificats, les chèques, les demandes pour ci et ça, fusent. Eviter d'être confuse. Le brouhaha me panique un peu. J'ai bien géré. De nouvelles têtes. Et des fleurs pour moi : la prof me dit que j'ai super bien travaillé hier soir, (moi je pense que j'ai fait comme d'hab), des nouvelles s'inquiètent de leur dos, etc, me disent que je suis très souple, (ah bon, comment elles savent !), elles m'ont observé. Ben dis donc ! Allez, ça me fait plaisir quand même. Moi qui ait eu si longtemps horreur de la gym, aujourd'hui, ça me plait bien. Hier soir, en revenant, j'étais toute zen. Oserais je aller à l'atelier d'écriture ? Je suis convaincue qu'il faut avoir du talent, on me dit juste qu'il faut avoir envie d'écrire, mais ferais je ma place parmi des poètes ? Je n'arrive pas à me décider. Le temps est moche, ça sent l'automne, les feux de cheminée, les chataignes, les soirées télé, y a du bon et du moins bon. Le soleil a ses vertus. Le gris, c'est tout de même moins dynamisant. J'ai une tonne de papiers à classer, à gérer. Encore des conserves à faire. J'ai le luxe d'organiser ma vie comme je le veux. Je l'ai dit récemment à des amis qui ne se gênent pas pour me faire des petites réflexions. Oui, c'est du luxe, je le sais.

15 septembre 2009

encore un !

BON ANNIVERSAIRE M. !

Cinquante années sont passées

De bons et moins bons souvenirs

Tant d’autres belles choses à venir

Doucement laisse toi bercer

Ne plus se prendre la tête

Aimer ce qu’on est devenu

Accueillir gentiment l’inconnu

Et simplement continuer à être

Etre comme tu as toujours été

Notre jolie M.

Douce, gentille, attentionnée

Pour encore beaucoup d’années

Un tout petit texte écrit vite fait hier après midi pour accompagner un bouquet. Voici donc une nouvelle cinquantenaire dans notre entourage.

J'aime de plus en plus écrire, à tel point que j'ai contacté un atelier d'écriture de mon secteur. Je vais recevoir le programme. Aurais je le courage ?

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14 septembre 2009

la famille

Eternelle insatisfaite que je suis. Toujours quelque chose qui ne va pas. Je sais qu'il faudrait voir le monde en rose et non en gris, mais j'ai appris à le voir en gris, c'est surement là le souci. Je me dis que vraiment la famille n'est pas du tout comme je l'espère. Je ne parle pas de ma petite famille. Mais de nos soeurs, et beaux frères, neveux et nièces. Nous n'avons que des soeurs, lui trois et moi une. Il n'y a pas les liens forts que j'aimerais. Lui s'en fiche, il n'a jamais senti cela. Ce sont ses soeurs, jamais il ne les réclame, jamais ne les appelle parce qu'il a envie, cela arrive parfois mais c'est plutôt par obligation, par rapport aux parents, ou bien passer un message, jamais comme ça tout simplement. Et même chose pour les beaux frères. Nous partageons un repas ensemble aux fêtes de fin d'année, fêtons parfois les anniversaires ensemble autour d'un gâteau pour ceux qui vivent près de chez nous, pour les autres, ça se passe plutôt par téléphone ou internet, parfois ça se passe pas. Nous avons eu 30 ans de mariage, certains n'ont rien dit, rien fait, pas de carte, pas de message. Avec ma soeur, c'est différent, nous avons été fusionnelles longtemps. Trop surement. Elle était plus que ma soeur, elle était un peu ma mère. Tout ce qu'elle faisait, j'admirais. Je ne réfléchissais pas, c'était toujours la meilleure. Puis j'ai grandi, j'ai fait comme si, nous nous voyions souvent car elle habitait près de chez ma mère. On s'est surement trop imposé. Je croyais qu'elle apréciait. Depuis que ma mère est ailleurs, il y a eu des "mots", des "mots durs". On n'ose plus aller chez eux comme ça, pour rien. On attend d'être invité et c'est très très très très rare. Elle disait autrefois qu'on riait bien ensemble, qu'on était bien. Maintenant, ce n'es plus pareil, ses enfants ont eu des enfants, on dirait que ça lui suffit, qu'elle n'a plus besoin de nous. Et puis, il y a eu ce mariage, sa fille, sans nous, sans nous, trop dur pour moi, trop souffrant, encore blessée des années après. Ont ils compris ? Comment peut on se faire tant de mal ? A chaque anniversaire, je lui fais signe, une petite carte sur internet le plus souvent, elle m'a envoyé une carte par la poste pour notre anniversaire de mariage, elle m'a déjà averti que pour Noël cette année, il faudrait qu'on fasse autrement, elle le fera avec sa petite famille, puis on se fera un repas plus tard, elle voulait même le faire avant Noël, j'ai dit non. Après si elle veut. Noel avant Noel ce n'est pas possible pour moi. Elle se passe de moi, est ce que je me passe d'elle ? Bien obligée, et pourtant........ Nous avons eu la même vie, difficile, souffrante, et nous en sommes là. Moi cherchant la sortie, elle je ne sais pas.

20 novembre 2012

le micro onde

Juste un aparté concernant la jupe, promis, la prochaine fois que je la mets, je fais une photo.

Alors que Jeanne est occupée à nettoyer la passoire et la casserole de riz,

Je m'interroge sur le "micro onde". Nous allons refaire la cuisine. Devons nous remettre un micro onde ? Nous avons vécu sans pendant longtemps. Maintenant, ça sert souvent. Chez moi juste pour réchauffer. Au départ je faisais cuire, c'est terminé. Je suis allée à une conférence il y a quelques années où l'invité nous conseillait de nous débarasser de ce matériel dès en rentrant. Je ne saurai pas expliquer le pourquoi du comment mais c'était sur, cet instrument était totalement nocif.

Dernièrement, un neveu et une nièce passent avec leur petit bébé. Ils donnent le biberon et pour cela, un petit coup de réchauffé au micro onde, j'en ai été bouche bée. Pour le biberon, il me semble que c'est tout aussi facile au chauffe biberon. Mais non, c'est micro onde à tout va. J'en parle à ma fille récemment qui me dit que toutes ses amies avec un enfant se servent tant et plus du micro onde. Et elle me dit qu'il faut vivre avec son temps. Je comprends qu'à l'avenir ce sera pareil chez elle. Je la croyais un peu sensible au sujet santé.

Alors je ne sais plus pour moi même si j'en remets un. Et surtout, comment sait on si celui qu'on a depuis un peu est encore bien ou pas ?

 

9 juin 2009

boum, encore un nuage !

dans le ciel et dans ma tête, un coup je vous dis que ça va bien, et un coup je vous dis que ça va pas. C'est mon défouloir ce blog. Même si Petitgrain m'a fait prendre conscience de la non-importance des petits tracas quotidiens vis à vis de certains autres tracas très importants, je continue à me faire du mauvais sang pour des conneries.

Réunion hier soir : prépa fête prochaine. Une personne, dont j'avais parlée ds un autre post au sujet du paiement pour ses filles, a pris un billet pour le spectacle et elle a réglé. commentaire : "avec ce qu'elle doit déjà ..... et patati, et patata,     on lui a envoyé une lettre salée avec menace........    "     Je dis mon point de vue : elle fait des efforts, elle travaille, on peut être tolérant. "Son mec, il peut payer sa pension"  Ben, s'il paie pas sa pension, qu'est ce qu'elle peut y faire, elle ! En gros, elle n'a qu'à se débrouiller. Bien sur, elle mène les gens en bateau. Elle ne dit pas ses difficultés et laisse entendre qu'elle va régler bientôt, bientôt......    Cà me hérisse,    on a des sous sur les comptes et on la juge.   Décidément, je ne peux pas. J'ai des envies de démission pour cause d'incompatibilité.

On la décore comment la table ? Ah non pas du jaune ça fait trop Brésil, ah non pas du vert foncé, euh la nappe blanche ou orange ????  Impossible de se mettre d'accord,    elles disent ce qu'elles ne veulent pas, aucune ne dit se charger des achats de déco.  J'avais l'intention de le faire mais si c'est pour me faire démolir après, aïe, aïe, aïe.

En gros, ça me gonfle. Je me sens seule dans ce groupe. Où sont les gens avec lesquels je serais en symbiose ? Existent t ils ? Est ce moi l'intrus ?

Et la cerise sur le gateau, ils ne m'ont rien demandé sur le spectacle de ma fille. Je leur avais envoyé un mail pour leur faire savoir, s'ils avaient envie de venir. Pas une seule réponse par mail, pas un mot hier soir. Et là mon coeur a mal.

 

22 mai 2009

encore une prière !

Je m'en remets à toi, Univers, je te préfère à Dieu car je doute encore de qui est là haut. Oui je crois en une force supérieure mais Univers me convient. Je t'envoie mes doutes, mes mauvaises pensées, ma tristesse, je les chasse de moi, tu les prends, tu les disperses, tu m'envoies de l'aide, j'ai besoin d'aide, de force, je souhaite ma pensée puissante, si puissante que rapidement je devienne légère. Oui, j'y crois, la puissance de la pensée. Croire, croire encore, que je vais m'en sortir, que la nature ne peut m'abandonner, que c'est un sale moment, que j'envoie tout si loin, que le bon va revenir. Je prie.

22 mai 2009

il faudrait...

que je fasse le ménage (dans ma maison et dans mon cerveau)

que je plante enfin les fleurs que j'ai achetées et que je retourne en acheter d'autres

que je retrouve le sourire

que j'arrête de me victimiser

que je range ce bureau où c'est un véritable souk

que je fasse plus souvent de la marche dans la nature car c'est bon pour moi

que je pardonne tous ceux que je pense être contre moi

que j'aille voir ma mère

que je retrouve de l'énergie

que j'ai des projets

que sur mon chemin je croise des gens sensibles pour pouvoir partager mes émotions

que je me mette à la photo donc que j'achète un apn

que j'arrête de me lamenter

que je puisse écrire des choses plaisantes au lieu des gémissements quotidiens

que j'arrive à me sentir heureuse même dans ma solitude intérieure et extérieure

que je crée (ça m'est arrivé, j'ai eu ma période tricot, broderie, pâte à sel, déco) parce que là, je n'ai plus envie de rien

que je vive !!!!!!!!!!!!!!!!!!

21 mai 2009

maudite journée

Tout allait pour le mieux ces jours ci. Hélas, je sais que je fonctionne avec les hauts et les bas. Et il en faut si peu pour retomber dans un creux. Comme si j'en avais besoin. Hier soir, j'étais un peu agacée et ma fille était là, on se prend la tête pour un oubli qu'elle faisait. En fait, elle a très peu de mémoire et ça a le don de m'énerver. Sauf que j'aurais du rester calme et là, j'ai fait une réflexion, ce qui l'a énervé à son tour et elle m'a balancé des trucs....  genre que je joue toujours la victime. Finalement, elle est partie à ses cours, mon homme était au boulot, je me sentais mal. Je me suis couchée assez tôt, pensant qu'une bonne nuit suffirait à remettre tout dans l'ordre. Non, ce matin, j'avais le coeur en morceaux, la tête pleine de larmes, je n'étais pas bien. Je me suis trainée, j'ai fait la cuisine car nous étions 4 à déjeuner. Elle, toute guillerette, donnait l'impression d'avoir tourné la page. Elle préparait une petite fête pour ce soir avec quelques amis. Je l'ai aidé à faire quelques trucs. Elle ne m'a pas reparlé d'hier soir. Je n'avais pas du tout envie de parler. Elle m'a transmis l'invitation de ma b-s- pour les accompagner à une expo cet après midi. Non, j'ai rappelé ma b-s- pour dire que je voulais me reposer. Elle m'a dit que ça s'entendait dans ma voix que je n'étais pas bien. Je n'ai pas donné d'explication. Je me suis couchée tout l'après midi, même pas dormi, j'étais à demi-consciente, juste pour reposer mon corps qui n'en pouvait plus. Puis mon fils est arrivé, il voulait que je la raccompagne en voiture au village car il fera la fête toute la nuit. Je me suis vraiment poussé, j'avais peur de rencontrer des gens, il est descendu bien avant la salle, dès qu'il a vu ses copains. J'avais mes lunettes de soleil. J'ai vu plein de gens qui se promenaient en famille. Ils avaient l'air bien. Moi, j'étais d'une lourdeur. Encore une fois, je me suis fait rattrapée. Cà part de rien et ça gâche tout. Lundi prochain, je vais voir mon thérapeute, je n'ai pas fait ses excercices, je devais porter le plus souvent du rouge. J'avais pensé acheter quelques trucs car je n'avais pas grand chose à mettre de cette couleur. J'ai mis du fuschia, on n'est pas loin. Cet excercice ne me semblait pas difficile. En plus de cette phobie sociale, je suis d'une exigence envers les autres et envers moi même qui me met en enfer. Mon homme et mes deux plus jeunes enfants ont très peu de mémoire, enfin disons qu'ils en ont pour certaines choses, et pas comme moi. J'ai du mal à supporter. J'en demande trop. Je n'arrive pas être tout simplement heureuse. Putain, que c'est con. Je me suis gâchée cette belle journée de saison. Il fait meilleur. J'avais pensé aller voir ma mère. Ce sera une autre fois. Il faut que je sorte la tête de l'eau. Mais je me sens engluée dans mes tourments. Un état que je connais bien, peut être que j'aime ça. Non bien sur que je n'aime pas ça, mais j'ai l'impression d'avoir connu très tôt cet état et c'est souvent qu'il revient. J'ai la tête lourde, le corps lourd, le coeur serré. Pourvu que ça passe vite.

Celor, je sais bien que je ne manque de rien, et que par rapport à beaucoup, je devrais me taire mais ça ne suffit pas de manquer de rien. Encore faut il s'apprivoiser.  Oui j'ai de la chance de vous avoir rencontrer virtuellement. Vous m'aidez à votre manière : Madame T qui m'embrasse régulièrement et m'offre un café, Jeanne qui respire la joie de vivre, et tous les autres que je ne peux nommer, qui laissent un mot de temps à autre. Cà n'a l'air de rien mais si vous saviez comme ça me fait du bien. C'est ce fichu moral qui est malade. J'aurais pu aussi m'occuper des fleurs. Non, je n'ai rien fait de cette journée. Elle est maudite.

 

19 mai 2009

je pourrais dire

que je vais bien sauf qu'aujourd'hui, je visais une superbe journée et que ce soir je déchante. J'avais sollicité plusieurs personnes pour m'accompagner aux flor....lies de N.....tes. Une seule m'a répondu et je savais que ce n'était pas par intérêt pour les fleurs qu'elle venait mais pour m'accompagner et aussi parce qu'elle était en congés aujourd'hui. Je n'aurais pas aimé y aller seule, mais avec elle, ce n'était pas ça non plus. J'ai eu l'impression de la traîner, nos conversations étaient inintéressantes. Je la connais depuis toujours mais franchement qu'avec elle, c'est dur. Elle n'a aucune mémoire, je lui rappelle des tas de trucs, je vois que ce que je lui ai dit récemment, elle ne le sait pas. Je n'ose pas lui dire qu'elle n'a pas de mémoire alors je me répète. Bon, elle est comme ça, je ne lui en veux pas bien sur mais ce n'était pas la journée comme je la souhaitais. Ma b-s- m'avait prêté son apn et j'ai pris qq photos. Ce soir, je les regarde à nouveau et je découvre d'autres photos : celles d'un anniversaire d'une de ses collègues. Même anniversaire que moi. Elle a eu le "surprise", le vrai, je découvre les gens qui y étaient. Je me dis qu'elle a de la chance, elle a plus d'amis que moi. Cette fille était à l'école avec moi, mais je n'ai jamais compté. Des années plus tard, nous habitons la même commune, on se dit à peine bonjour. Maintenant on est dans la même association, mais je ne fais pas partie de ses amies. Je me découvre jalouse et j'en suis bien mal. Hélas, je me sens souvent jalouse et je sais que c'est vraiment horrible. J'envie certaines personnes d'avoir ce que je voudrais surtout en amitié. C'est moche.

17 mai 2009

bla bla

Ben depuis que j'ai 50 ans, ça va. Je m'attendais à pire. Cet évènement fêté m'a fait du bien. C'est fou comme les moments heureux, ensemble, partagés, me reboostent. Mais on va pas faire ça tous les jours, n'est ce pas. J'ai mes fleurs, mes petits mots, mon chat, ils m'apaisent. J'ai remercié par email les gens présents dimanche de cette façon :

  • P résence

  • A amitié

  • R ire

  • T endresse

  • A nniversaire

  • G énérosité

  • E motion

Merci pour cet excellent moment de PARTAGE grâce à vous. ..........."

J'ai reçu quelques photos prises le jour même, j'avais peur d'avoir une sale tête, c'est correct et j'ai des photos de ma maman, y avait longtemps que je n'en avais pas eu.

Hier, j'ai tondu, rempoté quelques fleurs, puis le temps s'est gâté. On n'avait rien de prévu hier soir. Je sentais le vide s'installer. Mon homme voulait regarder l'eurovision, parce qu'il y avait P. Kaas, et qu'il est fan. Ben, c'était pas top. Et elle n'a pas gagné. J'ai regardé allongée ds le canapé, en feuilletant en même temps mes recherches généalogiques, etc.

Aujourd'hui, on est invité chez la voisine. Elle nous rassemble avec son frère et sa femme et un ami (qu'on s'est découvert commun) de mon mari avec sa femme, et elle veut nous faire retrouver. Ce n'est pas gagné. On ne s'est pas revu depuis bien longtemps. Je n'avais jamais accroché à cette amitié. Bon vu qu'on a 25 ans de plus, cà sera peut être différent. De quoi va t on parler ?

Sinon, cette semaine je suis allée voir ma mère : je lui ai apporté des crayons de couleur et des dessins imprimés sur le PC. Je l'ai mis au travail. A t elle continué ? Je me le demande. J'ai encore discuté avec une aide soignante au sujet de la liaison qui se fait très mal entre nous et le personnel soignant. C'est vraiment chiant. Ils n'y mettent aucune bonne volonté. Jamais rien d'écrit dans notre carnet. Soit disant que c'est à la vue de tout le monde, que non ce n'est pas possible. Alors que je sais que d'autres résidents ont cette formule. Je vais finir par gueuler très fort s'ils ne font pas d'effort.

Mardi soir, nous étions avec l'asso à gouter des plats pour choisir car début juillet, il y a repas spectacle danse pour clore l'année. J'avais pris un peu de recul dans l'organisation mais ça traine, il faut s'y recoller alors je prends sur moi. Finalement la soirée était sympa.

Bon ben j'ai tout mis dans le désordre. Mais j'adore vous raconter.

 

 

 

 

 

 

11 mai 2009

la surprise !

C'est qu'en fait il n'y avait quasiment rien de prévu. J'avais eu tout faux. Mon intuition m'avait joué un tour. Et comme je faisais sans cesse des allusions à mon homme au sujet d'une éventuelle surprise, ben au dernier moment, il s'y est attelé à faire une demi-surprise. Vendredi chez mon amie, les autres disaient : on passera manger du gateau dans l'après midi. Et je pensais que ce serait samedi soir, que tout était prévu ! non samedi soir on s'est pas mal engueulé car j'ai commencé à découvrir que finalement on serait quelques uns à pique niquer chez nous. "Chez nous, MAIS COMMENT CA, MA MAISON EST CRADE et ON TIENDRA PAS TOUS". Non, non, on sera pas si nombreux que ça. AH BON BEN ILS M'ONT TOUS OUBLIEE. Non, mais y en a qui passeront dans l'après midi. AH BON MAIS OU JE LES METS. Il fera beau on sera dehors. AH OUI ET S'IL FAIT PAS BEAU. T'AURAIS PU PREVOIR UNE PETITE SALLE. Y EN  A UNE PAS LOIN ET C'EST FACILE POUR L'AVOIR. ET T'AS PREVU DES GATEAUX. JE DOIS EN FAIRE ? Ben Maman a fait de la brioche et ça suffira. AH OUAIS DE LA BRIOCHE AU DESSERT C EST BOURRATIF. T AURAIS PU PREVOIR UNE TARTE. J EN AVAIS PARLE ET CA T A PAS FAIT TILT.  Donc il y avait de l'orage dans l'air samedi. Et dimanche, il réserve la salle car la météo n'est pas bonne, il commande une tarte le matin même pour midi, c'est ok, il se met en 4. Je me demande la tête que je vais faire, j'ai peur de me mettre à pleurer en arrivant. J'apprends que ma soeur ne sera même pas là au pique nique, et les amis non plus. Normal, il a prévenu tout le monde trop tard. Et certains ont pensé qu'on serait en famille, donc ils viendraient après. FALLAIT LEUR DIRE QU ILS ETAIENT AUSSI IMPORTANTS QUE MA FAMILLE. On part tous les deux à la salle : on installe vite fait tables et chaises, c'est ma belle famille qui vient. Personne de mon côté. Je suis un peu fermée au début, puis je me déride. Un joli bouquet, un grand chat en bois enveloppé d'une robe en plastique transparent avec des petits post it collés dessus où il y a des voeux pour moi, je voyais rien, je voulais déshabiller le chat tout de suite pour mieux le voir et là je comprends l'astuce. L'après midi, ma soeur, son mari et ma mère arrivent, des amis aussi. Tout se passe bien. J'ai deux belles orchidées, une suspension, un autre joli bouquet. Brioche et fruits au sirop de b.m., café, jus de fruit, vin. Ils continuent à me noter des voeux, ils s'amusent. Cà discute. Cà rigole. Cà se termine. Je suis contente. Mes enfants n'étaient pas là : un en voyage, l'autre termine avec peine son mémoire, et le plus jeune a fait une courte apparition. Il n'y a plus d'orage sauf dans le ciel. Voilà le récit d'un anniversaire d'une anxieuse qui ne sait pas faire la part des choses, et qui ne gère rien, qui attend de trop, qui se fait des films....... Il n'a pas arrêté de dire qu'il est trop nul en organisation.

3 mai 2009

rien décidé

Non pour l'instant je n'ai pas du tout avancé sur l'idée de mon anniversaire. Je suis contente, j'ai reçu une carte d'anniversaire des 3 S..... , c'est bien, ils sont les premiers. Pfff........ ! Toujours humeur plutôt grise. Nous sommes allés acheter des fleurs hier, je vais planter cet après midi. Cà va peut être me faire émerger. Je me suis rendue compte qu'on avait loupé la semaine dernière l'anniversaire de mariage de ma cousine avec laquelle je m'entends bien. Pas fort de ma part. On devait aller également pour des papiers prendre le café hier après midi chez des collègues, ça ne collait pas pour les horaires, alors on a changé, on a prévu le soir, voir leur nouvelle maison, prendre l'apéro et puis j'ai dit à mon mari qui les avait au téléphone : on peut aller manger quelque part ensemble après. On va chez eux, à vrai dire, je n'ai pas plus envie que ça. Leur nouvelle maison est superbe, j'en prends plein les yeux, tout ce que je n'aimais pas avant, mais les goûts évoluent : très contemporaine, lumineuse, différente. Ils sont déjà un couple d'invités. Bon, ben, je vais m'adapter. On se présente très rapidement. Puis ils nous proposent un petit diner pique nique au lieu de sortir, et avec l'autre couple aussi. Elle sait tellement bien recevoir. Je suis épatée à chaque fois. C'est vite fait, bien fait. Je ne sais pas faire ça aussi bien. Les deux autres hommes parlent surtout de leur hobby commun, ça domine. J'essaie de m'intéresser, de parler, j'y arrive pas si mal. Mon homme, dans ces cas là, écoute. Le pire, c'est que du coup, il n'y en a que pour les autres. C'est rare que ça revienne vers nous avec intérêt. Non, on est dans un autre monde, de passionné des airs avec des engins dont je ne citerai pas le nom à cause des recherches sur la toile, c'est leur monde. Ils se sont fait un réseau d'amis grâce à ça. On est largué. Pas grave. Qui s'intéresse à qui dans ce monde ? On est au niveau au-dessus le temps de cette soirée. Je me dis qu'ils ont de la chance. Pas pour l'argent, mais pour le réseau, pour la passion. L'argent aide aussi n'est ce pas pour cette passion qui coûte très cher. Nous mangeons une salade vite faite, de la charcuterie avec des pommes de terre, du fromage et une glace. J'ai laissé mon gilet chez eux, je suis vraiment pas maline, ça ne m'arrive jamais. Est ce que je perds la tête ? On rentre. Une soirée qui ne nous ressemble pas. Ce collègue est maintenant à la retraite, il vend sa maison à son fils qui lui même vend sa maison à son collègue. Ce sont des gens qui font sans cesse des affaires et que rien n'arrête. Ils ne sont pas du genre à déprimer ceux là. Là, ils sont donc partis à la ville d'à côté. Leur vie change. Ils aiment ça.

30 avril 2009

Toujours gris !

Je suis sure que si le soleil réapparaissait, ça m'aiderait, mais ce n'est pas le cas. Je me lève tard. Il ne dit rien. Mardi soir, j'aurais du aller faire des roses pour un mariage prochain cet été et j'ai décliné, il y avait un beau film à la télé que je voulais voir à tout prix "je vais bien ne t'en fais pas". Très beau film en effet mais très triste. J'aime les films tristes. J'aurais surement plus ri si j'avais été faire les fleurs mais je me suis écoutée, je voulais voir ce film. Hier, petite forme encore, je pensais que la gym m'aurait fait du bien. Je n'ai pas pu y aller : d'abord une visite de personnes venant chercher des produits chez nous pour leur magasin qu'ils ouvrent bientôt (hum hum, je crois qu'ils rêvent un peu ces deux là), et puis mes beaux parents et nos beau-frère, belle-soeur, qui débarquent également sans prévenir. Je n'ose pas dire que j'ai la gym à 18 h. Ma belle mère n'arrivera jamais à savoir que c'est le MERCREDI SOIR. Je n'en ai pas parlé. Je dis que tout va bien, mais s'ils me connaissaient bien, ils verraient que mon visage dit que ça ne va pas. Veulent-ils le voir ? Je pense que non. Cà ne les concerne pas. Hier soir, ensuite, j'ai fait le tour des blogs. Quelque chose commence à m'inquiéter : le 10 prochain, j'aurai 50 ans. Je n'ai rien prévu. Mon fils aîné sera parti pour trois semaines en Chine. On ne pouvait pas prévoir une grande fête sans lui. Personne autour de moi ne m'en parle. J'hésite, est ce que je prévois quelque chose, est ce que je leur laisse de possibilité de me faire une surprise. Quelques amis disaient récemment : ben alors qu'est ce qu'on fait pour tes 50 ans ? A savoir que pour un ami, une fois, on avait préparé un repas tout simple et on l'avait emporté chez lui, sans qu'il le sache. C'était un soir en semaine. Moi, c'est un dimanche, j'aimerais bien avoir une surprise, ça me ferait le plus grand bien. Mais si j'attends, et que je n'ai rien, je vais être tellement déçue. Nous avons l'intention de faire un repas cet été pour marquer le coup et aussi nos 30 ans de mariage, pour la famille et quelques amis (si rares soient ils) mais là, pour le jour même ???? J'ai bien une idée mais je n'ose pas. Je pourrais leur proposer de venir le dimanche matin, avec leur pique nique dans le sac à dos, et on ferait ensemble une belle randonnée près de chez nous, la plupart d'entre eux ne l'ont jamais faite, on ferait un arrêt pique nique près de notre étang, puis retour par un autre chemin et à l'arrivée dans l'après midi, j'aurais organisé un goûter (gateau et vin et café). Est ce que ça vous semble intéressant ? Cà fait moche peut être de leur demander d'apporter leur pique nique. Moi, ça me conviendrait car je trouve qu'en marchant c'est convivial, les gens arrivent à se parler. Nos amis ne sont pas un groupe, ce sont deux par ci, deux par là, certains se connaissent, d'autres pas. Je sens que je n'arrive pas à me décider. C'est peut être ça qui me travaille : 50 ans bientôt. Cà représente la moitié, la moitié de quoi ? je suis gentille en pensant que c'est la moitié, n'est ce pas. Je connais une personne qui a eu 50 ans dernièrement (elle est dans l'asso avec moi), et je sais que sa famille lui a fait la surprise d'un repas organisé avec plein de gens qu'elle aime. J'aimerais trop ça. Cà ne se commande pas ce genre de truc. Bon, ben, faut peut être que je pense à travailler.

28 avril 2009

lueur

Hier après midi, je vais voir ma mère, pas de jour régulier, une fois par semaine, parfois c'est le week end. J'apprends par sa voisine qu'elle a fait encore un malaise ce matin même. Rien d'écrit dans le carnet. Je vais voir une aide soignante, lui demande des précisions, c'était à la chapelle, elle  a encore fait une syncope. Il y a peu de temps, c'était au repas, je l'avais su aussi par un résident. Je fais part de mon mécontentement. Ma mère ne nous dit rien et le personnel ne joue pas le jeu, ils n'écrivent quasiment jamais dans le carnet. L'aide soignante est surprise : "vous en avez déjà parlé ? vous avez le droit bien sûr de savoir ce qui se passe". Oui, on en a déjà parlé. "je vais le renoter" "n'hésitez pas à demander quand vous venez". On n'aime pas déranger, on sait que le personnel n'a pas le temps. J'apprends qu'elle a donc déjeuner dans sa chambre mais qu'après elle est quand même allée à la gym (douce évidemment). Je réfléchis : je voulais l'emmener marcher, oui on y va quand même. Après tout, l'exercice est bon. Nous marchons vers l'entrée, une porte de chambre est ouverte. On entre, c'est une dame comme maman, elle n'a plus de mémoire, je la connais un peu. A chaque fois, elles se parlent comme si c'était la première fois alors qu'elles sont voisines à table. "Vous êtes née en quelle année ?" "et vous ?". Ce n'est pas grave, je sens que ça lui fait plaisir de voir du monde. Son visage est serein. Cà me fait du bien à moi aussi. Quelques instants après, une de ses filles arrive, puis l'autre. Nous discutons ensemble. Je sens qu'elles sont contentes. C'est l'heure du repas. Il faut partir. Nous avons vécu un moment de "chaleur humaine". Cà m'a fait beaucoup de bien. Quand j'entends dire que les maisons de retraite sont des lieux tristes, pas pour moi. Il y a de la vie. Et parfois pour les visiteurs. Ces femmes sont assez isolées et me disent qu'elles sont heureuses des contacts qu'elles se font depuis que leur mère est ici. Je comprends qu'elles sont un peu comme moi, réservées, timides, qu'elles n'aiment pas faire le premier pas. Nous avons beaucoup parlé du passé, de nos souvenirs. J'aimerais bien les revoir. Je les ai invitées à aller voir maman avec leur mère lors d'une visite. Le feront elles ?

27 avril 2009

je rame

Hier, j'ai parlé aux primevères, aux euphorbes, aux fougères, à toutes les petites fleurs que j'ai vues, aux arbres. J'ai dit ma rage. 2 h de marche en forêt, il faisait bon. J'avais prévu un itinéraire puis j'ai pris peur, parce que j'étais toute seule, alors j'ai raccourci mais c'était bien. J'ai eu peur au retour, j'ai failli mettre le pied sur une couleuvre. J'ai fait un de ces bonds. Je n'ai rencontré quasiment personne : seulement au retour, un couple de personnes âgées (ils ont du me voir prendre les jambes à mon cou quand j'ai vu la couleuvre), un vttiste, j'ai loupé un groupe qui a pris le circuit dans l'autre sens, je n'ai entendu que leurs voix. Quand je suis rentrée, mon mari était de retour et mon fils au lit. Il était trop fatigué, le foot et j'ai su à ce moment là que la veille au soir, à l'anniversaire d'une copine, ils avaient beaucoup bu. Pour qu'il se couche, fallait qu'il soit ko. Je suis revenue sur l'ordi, quelque temps après, mon homme vient me dire qu'une voisine était là, elle passait me voir pour prendre le café. Cà m'a fait plaisir. Même si elle est particulière : toujours le sourire, un look des années 40, j'avoue que je l'aime bien mais que j'aurais honte de faire des sorties avec elle. C'est mal fait, n'est ce pas. Elle est agréable, intelligente, mais ce look. Elle vit avec son frère, mes enfants autrefois pensaient toujours qu'ils étaient mariés. On a pris le café, puis mes beaux parents sont passés avec un couple de leurs amis. Là, j'étais moins bien, je me trouvais pas présentable, et puis je suis sure que sur mon visage, on voyait que çà n'allait pas. Mais tant pis, on a pris l'apéritif, je n'avais pas très envie de parler. J'en veux à ma belle mère. Elle ne veut pas voir comment je suis. Je ne ressens jamais d'aide de sa part. Elle me croit pleinement heureuse. Ils sont tellement cathos que tout ce qui touche le psycho n'existe pas. Tout se résoud avec Dieu et la prière. Non, pas pour moi. Puis on a regardé : ensemble, c'est tout. Ce film était raffraichissant. Il m'a fait du bien. Un bon film qui m'emporte, c'est l'idéal pour moi, oter ses idées grises, ce n'est pas facile. Je vais donc démarrer la semaine avec peine, mais il va bien falloir remonter les marches. Je monte et je descends. Cà me prend tout mon temps. J'ai fait des recherches sur "phobie sociale" sur canalblog et je trouve quelques blogs mais ce sont surtout de très jeunes gens. J'avoue que çà m'intéresserait de savoir si des gens de mon âge souffrent encore de ça. Ces gens jeunes sont souvent en même temps soit anorexiques, boulimiques, font des T.S. parfois. Je ne suis jamais passée par là, je ne vais pas si mal que ça. Faudrait peut être faire des graduations dans ce handicap. On ne dira pas que je n'ai pas du tout de vie sociale, disons que je n'arrive pas à avoir celle que j'aimerais. Je dois faire avec très peu. Je sens bien que je ne suis pas attirante. Pourtant j'aurais tant besoin de relationnel, j'ai honte de me sentir si seule.

25 avril 2009

week end

La réunion d'hier soir ne m'a pas plu tant que ça. Je trouve qu'on a effleuré le sujet. Quelques observations d'attitude de personnes à l'aide d'un film. Quelques petits jeux de rôles. On est à deux personnes. L'un doit parler à l'autre et il ne le regarde pas. On dit notre ressenti. Un autre jeu : on se parle en se regardant droit dans les yeux. On dit notre ressenti. Puis encore un autre, on se parle à 2 m l'un de l'autre. On en parle après. Le thérapeute nous parle de communication : la parole représente peu, mais les gestes, les mimiques, le ton sont très importants. Bref, je suis frustrée. Cà ne parlait pas de ce que je souhaitais. Enfin, si, mais pas comme je le souhaitais. On a parlé du sourire qui attire et qui donne envie à l'autre d'aborder, de la position fermée qu'on pouvait avoir....  J'aurais pu parler de ma gêne, car le thérapeute nous a donné la parole mais je n'ai pas osé. D'ailleurs, personne n'a osé en dire plus. La plupart des gens ont été plus gênés de parler sans regarder l'interlocuteur en face alors que moi ça m'arrange plutôt. Cà je l'ai dit. C'était plus sur la communication en général que la communication chez les phobiques. A mon prochain rendez vous je lui dirai que cela ne m'a pas convenu. J'ai juste appris un truc : pour faire semblant de regarder l'autre dans les yeux, fixer juste au dessus de ses yeux et c'est bien plus confortable. Apparemment, il n'y voit que du feu. Je vais pratiquer.

Rien de prévu ce week end : ça me met mal à l'aise. Cette semaine, je me disais que c'était bien, qu'on allait pouvoir faire plein de trucs. Et là ce matin, ça me semble vide. En fait, nous avons à faire : tondre l'immense pelouse, passer le désherbeur thermique, débroussailler, acheter des fleurs, les planter. Nous sommes juste nous deux avec les enfants qui passent. Depuis quelque temps, tous les week ends, nous avions des sorties prévues. Ce soir, je veux regarder le film sur la 2 avec Bernard Lecoq. Bon, ben, si je veux faire tout ce que j'ai écrit, faudrait peut être que je m'active : je suis là en robe de chambre, pas coiffée, pas lavée. Allez, on y va.

24 avril 2009

langage du corps

Ce soir il y a réunion à thème de l'association des anxieux et c'est sur "le langage du corps". C'est le thérapeute que je consulte régulièrement qui va l'animer. Au dernier rendez vous, je lui ai dit : le prochain sujet de réunion me concerne particulièrement. Je vais donc y aller. J'avais proposé à une personne que j'ai rencontrée récemment de m'accompagner. Nous avions discuté ensemble lors d'une soirée, sans que je sache rien sur elle. Elle était avec son mari, ils sont à la retraite après une vie d'artisans intense. On parlait de banalités en mangeant sur le pouce car c'est le principe, il y avait d'abord un spectacle puis après on partageait un buffet. C'est elle qui est venue vers moi, pour une fois (c'est rare dans ce sens là). Je ne sais pas comment c'est venu mais, parlant de son mari qui avait beaucoup d'activités au sein de la municipalité et autres, elle me disait qu'on lui faisait remarquer qu'on LE voyait "LUI" beaucoup, mais pas ELLE. Si bien que je lui ai dit que je préférais aussi l'ombre à la lumière et petit à petit, lui ai confié mes soucis d'anxiété. On a beaucoup échangé sans rentrer non plus dans le détail. Mais on se comprenait. Elle avait aussi des soucis. Je lui ai parlé de l'association. Et donc depuis je lui avais envoyé un petit mot pour lui proposer de venir si ça l'intéressait. Raté pour cette fois, elle ne peut pas. J'irais donc seule mais là bas, je retrouve des habitués,  ils ne savent pas forcément exactement ce que j'ai. Vais je oser dire  que j'ai peur de rougir ? Je ne sais pas. Je me souviens, quand j'étais petite, d'une amie qui quand la maîtresse l'interrogeait se penchait pour se gratter la jambe le temps de sa réponse. Je la revois de temps en temps cette amie d'autrefois, et j'ai remarqué qu'elle rougit facilement aussi. Je n'oserais surtout pas lui en parler. Elle a un vrai job, elle arrive sans doute à surmonter. Le langage du corps, tout un programme, j'ai l'impression que mon corps à moi, il dit tout aux autres. Quand je suis en colère, ça se voit, quand je suis contente, ça se voit, quand je suis contrariée, ça se voit, quand je suis inquiète, ça se voit, et QUAND JE SUIS MAL A L AISE ça se VOIT. Si bien que parfois, on sait ce que je pense avant que j'ai ouvert la bouche. Mon visage est expressif, il n'est pas beau mais expressif. Je suis consciente de tout ça depuis pas si longtemps que ça, malgré mes bientôt 50 printemps, j'ai l'impression d'avoir marché beaucoup à côté de moi. Donc qu'est ce que je vais apprendre ce soir ? Je vais au moins partager ça avec d'autres. Il y en a qui sont sympas et que j'apprécie. A propos du langage du corps, il me trahit aussi pour mon âge : c'est de ma faute, je laisse mes cheveux gris, et puis les rides apparaissent, la ride entre les sourcils, en faisant des recherches sur internet, j'ai vu qu'elle était très marquée chez les anxieux, oui en effet, je fronce souvent les sourcils. Mon mari m'a dit que l'autre soir, il est rentré tard, je dormais et pour une fois, j'avais un visage détendu. Oui, pour une fois, car quand je dors, je ne crains absolument rien..... Quelques kilos sont de trop. Oui, j'ai tellement à faire avec le psycho que je délaisse le corps. Je ne sais jamais comment m'habiller, il y a la mode pour les très jeunes, puis celle pour les mémés, et moi je mets de quel côté. Ce qui m'intéresse, c'est d'évoluer dans ma petite tête, de m'accepter enfin. Je ne sais encore pas qui je suis : est ce que je suis plutôt solitaire ou est ce que j'aime les gens ? Quand je suis seule, je veux des gens, et quand j'ai plein de gens, je veux être seule. INSATISFACTIONNITE AIGUE.

21 avril 2009

Un vrai "humain"

J'ai adoré hier soir, vie p, vie p, sur france 3, avec les témoignages de vie, et surtout Richard B. car il parle comme j'aime. Parfois crument. Mais il dit des choses, quoi ! Il raconte sa vie, difficile, sans ses parents, il n'a pas eu d'enfance, et puis il s'est brulé les ailes. Mais il rebondit. Il est écorché vif, est désespéré de la vie mais bouffe la vie avec amour. Je ne saurai traduire ce que ça m'a fait mais j'ai trouvé que cela valait toutes les homélies de toutes les messes de la terre. Pour lui les races ne comptent pas, seul l'humain compte. Je trouve que son humanité est touchante et contaminante. Vite, contaminons nous. Pour une fois, ce virus est si bon, si profitable. Il parle de lui, de ses défauts et s'en excuse. Il est gueulard, mais comment faire autrement, il faut bien vider le "trop plein" de temps en temps. Je me sens proche de cet homme. Il regrette de ne pas s'être occupé de ses vieux parents et nous dit d'y faire attention, car quand c'est trop tard, c'est définitivement "trop tard". Ce matin également, nous sommes allés faire une visite (et oui ça se fait chez nous) à la maman décédée d'un ami. On se rend au funérarium, on fait un dernier adieu. On parle avec la famille. Et là également notre ami, qui n'a plus de parents désormais, nous a dit, profitez d'eux tant qu'ils sont vivants. Il se rend compte que maintenant c'est terminé.

J'en reviens à Richard, un sacré bonhomme. Cà vous élève, un homme comme ça.

14 avril 2009

La honte

Enième rendez vous avec mon thérapeute cet après midi.

J'en retiens : "la honte est une émotion plus forte que la peur"

Phobie sociale = peur des autres. Ma peur à moi, c'est "PEUR D'AVOIR HONTE".

J'ai eu tellement de honte dans ma petite enfance, adolescence, tout est encore présent : mon père, d'autres faits dont je n'ai pas envie de parler pour l'instant m'ont englué là dedans.

Quelques exercices à faire : prendre le temps de regarder les gens, de poser mes yeux sur eux.

13 avril 2009

des nouvelles

Samedi soir, il y avait une soirée où on aurait pu aller. 50 % de moi avait envie, et 50 % refusait. Quelle bataille ! Il m'aurait fallu lutter contre le regard de gens non familiers (mais pas complètement inconnus non plus), la tranche que je n'arrive pas à gérer. Etait ce bien pour les gens de notre âge ? On m'avait dit : tous les âges. Qui allais je y rencontrer ? Où allais je me placer ? Je n'ai pas su. Et je l'ai dit à mon homme. Et puis tout s'est réglé, il était très fatigué (quelques soucis de santé dernièrement) alors on s'est fait une soirée canapé-télé et j'étais calmée.

Et hier, dimanche de Pâques, là nous étions invités et pour rien au monde j'aurais décliné. C'était les 50 ans d'une autre amie d'enfance, une qui a bien galéré avec des histoires d'homme compliquées, mais elle a toujours gardé la tête haute, des nerfs d'acier. J'avoue qu'à un moment je m'étais écartée et je pensais que je ne comptais plus beaucoup pour elle. Elle a 3 enfants : la fille seule a répondu présente avec son ami. Un fils est parti loin. L'autre semble en désaccord. Elle a 8 frères et soeurs. 2 ont décliné l'invitation (sans doute pour désaccord). Le papa était là seul, la mère est décédée depuis quelques années et comme c'est elle qui portait la famille, ils ont eu beaucoup de mal à s'en remettre. Mon autre amie d'enfance ne pouvait pas être là. Cà ne m'a posé aucun problème : la famille je les connaissais tous plus ou moins, les amis : non mais la relation a tout de suite été facile. Apéritif et repas réunionais ont eu lieu dans la maison de famille que j'étais contente de revoir après tant d'années. Petite j'y avais passé pas mal de temps. J'avais prévu 2 petites animations qui ont bien marché, après avoir demandé l'avis de S. la soeur qui est une amie également : la première, je me suis levée et suis allée vers M.H. la fêtée, lui ai demandé de mettre un bouchon de liège entre ses lèvres (le bouchon en hauteur) et de lire un texte. C'était "le corbeau et le renard". Les invités ont du reconnaître, ils ont réussi. Je vous assure : rire et fou rire garantis. Essayez chez vous, vous verrez ! puis plus tard, nous avons fait le jeu avec une allumette, on doit se la passer de personne à personne coincée entre la lèvre du haut et le nez. Il faut grimacer pour y arriver. Et oui y en a qui n'y arrivent pas. Là également fou rire garanti et photos géniales. J'ai osé, je suis contente. Nous avons enchaîné avec une randonnée du côté de chez moi autrefois, bord de rivière, chemin agréable, découverte d'un pont, temps juste comme il faut, chaussures crottées, mais tout le monde semble ravi. Puis le soir, conversation, soupe et dessert, jeux de cartes pour certains. Voilà une bonne journée comme j'aime. On touche l'amitié en vrai.

5 avril 2009

physique

Tiens, je n'en parle pas souvent de mon physique. Hier soir, à l'anniversaire de mon amie, certains ne me reconnaissaient pas. Pourtant, il fut un temps où je faisais beaucoup plus jeune que mon âge. Et même on me disait régulièrement, tu ne changes pas. Ben là, c'est un raté. A part ceux qui me connaissent très bien depuis longtemps, d'autres ont eu du mal à me reconnaitre. Ils ont invoqué les cheveux. Oui, j'ai eu les cheveux longs étant jeune mais ça fait 20 ans qu'ils sont plus ou moins courts. Et depuis déjà longtemps, ils sont plutôt très courts. Pas de fla fla. Tout simples. Bien coupés régulièrement. Bon, s'il cherchait une femme à cheveux longs, bien sûr ils ne pouvaient pas me reconnaître. Mais là, ça m'a déçu. Je ne croyais pas avoir autant changé. Je crois qu'ils n'ont pas osé me dire que j'avais grossi. Depuis ça m'obsède. J'ai été très maigre à une époque et puis petit à petit j'ai grossi. Voilà, je fais 57/58 kg pour 1 m 58. Quand je fais mon IMC je suis bien. Et pourtant moi je vois bien que y a du bourrelet. Et c'est surtout le visage qui est bouffi. Je suis sure que c'est du aux médocs. Je n'ose en parler à personne. Cà va devenir gênant je le sens. Surtout si ça me défigure à ce point là. Je viens de chercher sur internet des trucs pour maigrir du visage, j'ai juste trouvé des masques au lierre. Pas dur à faire. Ou alors des glaçons posés. Pas dur non plus, mais va falloir que je me cache pour faire ça. Finalement, jusque là, je croyais que mon physique importait peu car je ne suis plus trop dans la séduction. Mais là, ça me titille. De toute façon, c'est écrit sur les notices d'anti dépresseurs, ça fait prendre du poids. Saloperie de médoc. S'en passer, avez vous essayé. La fois où j'ai essayé, j'ai gagné "un acouphène". Et on m'a dit pour ça : il faut prendre, devinez quoi, des "anti dépresseurs". Le chien qui se mord la queue je vous dis. Les amies qui étaient avec moi hier soir, au contraire de moi, ont perdu beaucoup de poids. Etant jeunes elles étaient très rondes. Elles ont fait W.W. et ça a marché mais elles sont toujours en train de calculer leurs points dans leur assiette. Elles s'habillent super jeunes maintenant, elles profitent, alors que moi je n'ai plus trop le goût à m'habiller. Qu'est ce que c'est con. Je prends tous vos conseils. Comme d'habitude, je suis très demandeuse. Alors je compte sur vous une fois de plus.

Sinon, la soirée s'est passé gentiment. Apéro un peu calme. Bon repas avec ambiance dure à démarrer. Puis c'est venu tout doucement. Une chanson par la famille, un diaporama, et on a fini par danser. C'était bien. Pas de grandes conversations. On est rentré très tard. Et bientôt, ce sera mon tour "d'anniversaire". Rien de prévu encore. Je n'arrive pas à décider quoi que ce soit pour l'instant.

Je voudrais juste maigrir du visage..... Pff......

4 avril 2009

Hommage !

Ce soir je vais mettre mon masque, nous allons fêter les 50 ans de ma copine de toujours. Je crois que le premier jour de l'école, je l'avais choisie comme amie. Nous nous sommes suivies jusqu'en 6ème. Ensuite, elle est allée dans un autre collège que le mien. Puis, on s'est retrouvé plus tard dans un lycée. Lorsqu'on était jeune, on sortait ensemble avec d'autres filles. On allait danser et s'amuser et flirter. Puis, à 17 ans, comme moi, elle a trouvé l'homme de sa vie. A partir de là, on s'est moins vu. Mais dans mon coeur c'est et ça sera toujours mon amie. Elle est indépendante. Je sais qu'elle se suffit beaucoup de sa famille : 2 enfants, 2 petits enfants, ses frères et soeurs, beaux frères, belles soeurs, une famille beaucoup plus nombreuse que la mienne. L'autre jour, je lui ai envoyé une lettre pour le jour de son anniversaire : je lui ai dit combien elle comptait pour moi, même si on ne se voyait plus beaucoup, j'ai évoqué nos souvenirs ensemble, j'ai évoqué mon manque de la voir en disant ma pudeur de ne pouvoir l'exprimer de vive voix. Elle m'a laissé un message sur le répondeur : elle était très touchée par mes mots. Ce soir, avec deux autres amies et les maris, c'est sa fête, la même salle où elle s'est mariée. On n'a rien préparé, on va se laisser porter. Manger, danser sans doute. Etre ensemble, c'est tout ce qui comptera. Avec elles (et les autres amies), j'ai toujours porté un masque : celui de la fille joyeuse, qui rigole, qui parle beaucoup, qui s'amuse, elles ne savent pas ou si peu comme à l'intérieur c'est une autre. Avec elles, je retrouve aussi mes racines et sans doute, ça me rassure donc je suis pas trop mal dans mes pompes, par rapport à d'autres personnes que je dois cotoyer depuis quelques années. Elles, elles font partie de toute ma vie. Certainement qu'elles m'ont beaucoup aidée à me construire. A notre époque, on ne se racontait pas tout, on ne s'embrassait pas à tour de bras, on ne se pleurait pas dans les bras, on était amie, c'est tout. Et je suis bien heureuse. J'ai parfois parlé un peu de moi, de mon mal être, mais je crois qu'elles ne veulent pas de moi sous cet angle, pour elles je ne suis pas celle là. Alors je vais mettre mon masque.

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