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sensiblement
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21 janvier 2019

L'appareil qui fonctionne mal

Mon dernier texte sur ma machine à coudre vous a plu ? Je vous propose de vous défouler dans mes commentaires en écrivant un texte qui s'adresse précisement à votre voiture/votre cafetière/votre fauteuil/votre machine à laver etc etc etc qui fonctionne mal !  Adressez lui un petit courrier. Dites lui combien ça vous énerve.  Ca fait beaucoup de bien.

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18 mai 2021

L'anniversaire

C'état la semaine dernière et pour une fois, nous l'avons fêté avant l'heure, parce que c'était plus simple avec mes enfants le dimanche. Bizarrement, ça ne me réjouit jamais mais l'habitude étant là, nous nous sommes réunis pour déjeuner. J'ai reçu un pêle mêle photos de mes petits enfants et une déco fleurs séchées (et oui, ça revient à la mode). Egalement un outil de jardin qui va me faciliter la tâche, ce n'est pas très glamour mais nous sommes plutôt pour l'utile chez nous.

Et puis après l'heure, c'est à dire ce week end, j'ai invité les voisins pour un apéro. Ils ne savent pas venir les mains vides. Ainsi j'ai reçu un cd de François Morel et un livre "suis je hypersensible" ? Ils me connaissent bien les voisins. 

Maintenant ça va être bientôt leur tour, c'est moi qui démarre la liste des anniversaires.... et je n'ai jamais d'idée de cadeau. Je sens que ça va me soucier.

Un rien me soucie. 

Je change carrément de sujet, tout à l heure j'ai vu descendre sur le tronc de mon cerisier un bel écureuil, j'ai trouvé la vie jolie jolie juste pour ça.

8 avril 2018

chemin

Ils ont prévu leur périple. Partir maintenant pour moins souffrir de la chaleur, pour arriver à une date qui leur convient, parce qu'ils ont des impératifs, parce qu'il y a peut être un peu moins de monde. Ils n'avaient pas prévu autant de pluie, mais voilà, on ne peut pas tout prévoir.

Ils ont prévu leur sac, leur duvet, leurs habits, leur cape de pluie.

En mars, déjà j'avais eu des demandes que j'avais refusées car, à chaque fois, je n'étais pas disponible.

Cette semaine, j'ai accepté deux hébergements, mercredi soir, et jeudi soir.

Et jeudi, dans l'après midi, j'assistais à ma deuxième réunion des accueillants du département. Très intéressant de se retrouver avec les autres. Tour de table. Présentation. Dire ce que l'on souhaite dire. J'en ai profité pour dire que je disais souvent non. Par manque d'énergie. Et mes propos ont été très bien accueillis. Pas de contrat. Pas d'obligation. Faire ce que l'on peut. J'ai été entendue et les autres participants ont apprécié. Peut être n'osaient ils pas en parler ? Dire non, c'est aussitôt se sentir coupable. Mais, pour accueillir, il est nécessaire d'être en phase avec soi même. La réunion s'est terminée avec le verre de l'amitié. J'ai rencontré des personnes accueillantes aux étapes d'avant et d'après chez moi. J'ai vu dans leurs yeux qu'on était en accord.

Le premier homme était touchant. Au fil de la conversation, nous avions de nombreux points communs. Il tentait de cacher son mal être. Puis, à la suite d'une question, il s'est révélé hypersensible. Traumatisé dans l'enfance, il galère aujourd'hui pour les relations sociales. C'est donc un véritable défi pour lui d'arriver chaque soir chez quelqu'un qu'il ne connaît pas. Là où il habite il n'arrive même pas à inviter ses voisins chez lui. J'espère qu'il va bien cheminer et trouver la paix.

Le deuxième était plus sur de lui, les échanges étaient tout aussi intéressants.

J'aimerais que d'autres personnes acceptent d'accueillir mais pour l'instant, ma quête est sans réponse.

15 août 2017

Q U I N Z E

Puisque vous aimez bien, si en milieu de mois on s'en refaisait un ... avec QUINZE évidemment ?

Je démarre ....

 

Qu'elle est belle la vie quand on la dompte un peu

Résultat :

Qu elle est belle la vie quand on la dompte un peu
Unique et merveilleuse sachons la transcender
Illuminons notre chemin caillouteux
Nions le pessimisme et ses gris inquiétants
Zappons de notre esprit toute pensée morose
Et courons rattraper les rêves qui habitent notre sommeil

 

9 août 2017

Belles rencontres

J'ai parlé dans le dernier post d'une bonne soirée chez une amie. D'autres invités étaient déjà là. Nous arrivions à 5. Nous avons salué les gens et j'ai trouvé une chaise libre auprès de gens parfaitement inconnus pour moi alors que mes amies se sont installées à l'autre bout ensemble. Cette chaise était surement là pour moi. Une fois assise, j'ai craint ne pas être à mon aise pour la discussion. Et de fil en aiguille, d'où êtes vous ? Que faites vous dans la vie ? Qu'est ce qui vous relie à M. ? Puis avec tous les morceaux, on commence à situer la personne. On connaît l'amie de son fils, qui est une grande copine du nôtre. On connaît les parents de celle ci. Alors on trouve plein de choses à se dire, car ces gens là sont en grand voyage en ce moment pour justement aller voir leurs enfants. Le Monsieur d'à côté est tout aussi charmant, il fait le même métier que nous. Et de parole en parole, on se dit d'où l'on vient. La dame près de moi a passé son enfance au bord de la même rivière que la mienne..... située sur une commune voisine de la mienne. Et le monsieur à ma gauche exploite des terres où passe cette même rivière.....

Fabuleux ! la rivière de mon enfance était parmi nous ce soir-là.

J'ai déclaré que l'an prochain ce serait bien de faire ensemble la randonnée organisée au bord de celle ci. Et ils ont semblé d'accord avec un élan particulier.

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6 mars 2019

le concert

Dimanche, nous avions un concert. Dans une église. Le chef était très inquiet. Les répétitions ne sont pas toujours bonnes. A priori, on a bien réussi. Il était content. Moi, j'ai mieux géré mon stress avant. J'ai mangé presque normalement avant de partir. Je me suis habillée légère, je savais que j'aurais chaud. Le souci qui arrive vite, ce sont mes jambes. Soudain elles semblent me lâcher, et ça me perturbe. Je suis dans mon chant. Et puis je suis dans mes jambes. Et puis je suis dans ma tête à m'inquiéter de mes jambes. Ma tête me dit qu'elles vont tenir. Mais j'en doute. Et tout cela en chantant ! Finalement je ne sais plus si c'est bien ou pas ce qu'on fait. C'est à la fin que la majorité disait que c'était bien. Moi, je n'arrive même pas à m'en rendre compte. Et cela je ne le comprends pas. Je n'arrive pas à entendre l'ensemble du groupe. Mais puisque les autres disent que c'était bien, je les crois. Bientôt j'espère, nous aurons l'enregistrement. Après la chorale qui nous invitait nous a offert un pot, c'était sympa. J''ai bien aimé aussi leurs chants, pas du tout le même genre que les nôtres, plus de classiques. Nous, c'est variété française. Nous sommes vite rentrés, j'étais vidée. 

Depuis, je ne suis pas au top. J'ai reçu mon analyse de sang. Que va dire le cardiologue que je vois bientôt ? Le cholestérol a baissé un petit peu mais reste trop élevé je pense. Pourtant je fais attention tout le temps. Il faut que j'aille marcher plus, c'est tout. Cà paraît simple, mais seule, je ne suis pas assez motivée.

Il me manque la bonne copine qui m'embarque. 

Je reviens toujours à cela. Je fréquente des gens, à l'écriture, à la chorale, le week end les amis réguliers, mais je n'ai pas la bonne copine qui passe pour me remonter le moral.

Ma mère ne l'avait pas non plus. Je ressemble tellement à ma mère.

30 mars 2016

les liens

Là bas c'était facile de créer du lien. Pourquoi ? dès la première réunion, comme nous n'étions pas nombreux, nous avons vite repéré ceux qui avaient l'air d'être chez eux (couple A), nous avons su après que ça faisait très longtemps qu'ils venaient.  Puis il y a eu un repas au restaurant, organisé aussi pour les patients, on s'inscrit ou pas, nous avions choisi de nous inscrire. C'était un petit groupe, sans doute plus facile pour la rencontre. Nous y avons retrouvé le fameux couple (A) qui connaît la maison depuis si longtemps, et puis l'animatrice (C), et puis un autre couple (B), qui venait pour la première année, mais dont c'était la deuxième semaine. Ce couple là était charmant. Et aussi une dame seule (Ae), assez impressionnante par son air désinvolte et son look, mais fort sympathique. Nous avons régulièrement revu le couple A, lui un peu fort en gueule, mais un peu animateur, tout le monde le connait, il participe à l'ambiance. Avec le couple B, nous avons échangé de temps à autre, des gens vraiment sympas, ça passe au premier regard, elle disait qu'elle avait toujours voulu sauver le monde....  Nous avons revu Ae là bas ou dans la rue, elle nous a toujours considérés, elle était dans son monde.

Puis il y a eu la deuxième sortie restaurant, on se met un peu n'importe comment, à notre petite table, il reste deux places libres avec nous deux. Arrive aussitôt un couple avec lequel on fait vite connaissance, et le courant passe très bien. Ils s'intéressent à ce que nous faisons dans la vie, elle a un handicap, elle nous en parle. Vraiment, c'est un bon moment. Nous nous reverrons régulièrement avec toujours un petit mot.

Il y a eu une autre sortie restau, même scénario, un couple s'installe avec nous, c'est à la fin du séjour. Ce couple est agréable, la discussion va bon train, entre elle et moi, il y a plein de points communs, et les hommes semblent s'apprécier. 

Maintenant je vis avec ces souvenirs, là bas tout semble facile, mais pas ici, hélas. Depuis qu'on est revenu, j'ai eu des mails ou des sms de ces quelques personnes. Ici quasiment rien, à part la famille parce que c'était Paques.

Pourquoi ici ça aurait du mal à fonctionner et ailleurs, c'est magique.

Le fait d'être loin et quasi en vacances change la donne ?

Les autres sont ils aussi différents de chez eux ?

J'ai presque envie de dire que j'attends impatiemment l'année prochaine.

Dites moi comment vous vivez vos "ailleurs" ou suis je la seule à fonctionner comme ça ? Je n'ai plus de pancarte autour de mon cou quand je pars, je la laisse ici sans doute, et ça doit changer tout.

21 mars 2016

Par quoi commencer ?

Texte écrit vite fait là bas :

 

Ce matin, il neige, beaux manèges, les flocons dansent à la fenêtre. L'enfance écarquille mes yeux. Blanc, doux, silencieux, le paysage s'apaise et m'apaise en même temps. Tandis que le gave continue de murmurer la même chanson que l'on finit par ne plus entendre, tout autour, les sommets se dessinent et se dressent fiers de leur vallée. Depuis combien de temps veillent ils sur elle ? Tant d'hommes ici ont besogné pourqu'elle s'en sorte. Ils ont déplacé des montagnes. Il faut les entendre en parler de leur histoire, de l'évolution, de leur eau miraculeuse qui fit venir les plus grands dans des époques où les déplacements étaient bien plus périlleux qu'aujourd'hui. Il faut les entendre aimer leurs montagnes et leurs torrents, leurs paysans, leurs bergers... C'est beau, c'est dur et tendre à la fois. Ne pas essayer de tout retenir, les dates, les gens, les épopées.... Impossible, pas assez de place dans ma petite tête. Tiens, il ne neige plus. C'était juste un saupoudrage. Et le soleil a envie de pointer son nez. Les télécabines voyagent sur leur fil, permettant aux skieurs de savourer leur passion. Rien de cela pour moi. Je préfère mes pieds libres au plancher plutôt que ces accoutrements. Les raquettes sont un bon compromis, transformant le touriste hésitant en homme ou femme des neiges pour un moment, cela aide à éliminer les trop nombreux repas pris dans les bons restaurants, les mouvements sont intenses et plus lourds qu'à l'habitude. Les yeux aimeraient malgré tout prendre plus le temps de regarder autour, mais le guide, habitué, donne la cadence et il est plus utile de regarder ses pieds qui doivent composer avec neige et rochers, ruisseaux et terre humide, et puis surtout, trouver son souffle.... Penser qu'on reviendra et qu'on prendra le temps, on s'asseoira là et on observera peut être même une autre saison. Ce sera moins blanc si c'est dans quelques mois. On aimerait bien y voir s'installer l'été. La montagne est si belle, comment est elle arrivée là ?

Et puis ce matin, un sentiment m'approche, Dieu pourrait peut être bien exister, sinon qui aurait agiter la boite pour saupoudrer le paysage ?

29 mars 2016

sensible Françoise

J'ai regardé hier soir l'émission sur Françoise Hardy... je crois l'avoir déjà vue. Je n'ai jamais acheté un seul disque de cette chanteuse, je l'aimais bien, mais ce n'était pas à ce point. Pourtant j'avoue que je lui découvre quelques pépites.... et puis surtout j'aime ce qu'elle dit, ce qu'elle ressent. Elle a parlé de la honte éprouvée parce qu'elle vivait avec sa mère, sans père. A priori, cela l'a marquée pour toute son existence, la honte étant un sentiment développé chez elle très petite, à cause de sa situation familiale. Et là, ça me fait tilt. C'est si rare d'entendre ça. Pour ma part, j'en ai souvent parlé ici de ce sentiment qui m'habite depuis si longtemps, même si ça paraît totalement disproportionné.

J'ai développé ce sentiment à cause de mon père et de ses tocs. Les tocs, on n'arrête pas d'en entendre parler maintenant, comme d'une maladie presque honorable, ce n'est pas rien pour les proches, et patati et patata. Vivre cela dans les années 60, 70, 80 même, c'était beaucoup moins confortable. Aucune aide, aucun partage, aucun appui. Rien. Le néant. De la honte en face, de la honte ! et rien d'autre.

Voilà pourquoi j'ai aimé Françoise, parce qu'elle en a parlé aussi. Parce que peu de gens abordent un tel sujet. Parce que ça m'a pourri la vie, et cela arrive encore, même si j'ai fait de grands progrès. C'est un sentiment qui se déclenche à la moindre étincelle. Oui, cela m'arrive encore !

6 septembre 2017

Pour les impromptus

 Ca paraissait pourtant simple

Elle aimait écrire, et chaque semaine elle lui adressait une ou plusieurs lettres. Il les lisait, il se disait qu'il pourrait peut être y répondre mais il ne le faisait pas. Ca paraissait pourtant simple.  Durant trois ans, les lettres arrivaient chez lui une à une, s'empilant, attendant une réaction. Non, il n'y répondrait pas. Il n'aimait pas assez les mots pour ça. Elle continuait ce non-échange, se répondant presque à elle même. Elle ne se fatiguerait jamais d'écrire. Elle entreprit trente huit ans après de relire toutes ces lettres entassées dans la boite, et elle vit se dérouler une partie de sa jeunesse, des faits qu'elle avait presque oubliés, des états d'âme, des hésitations, des joies, des peines, des rêves. Finalement, elle n'avait guère changé. Lui non plus, il n'aimait toujours pas écrire.
 
 
3 septembre 2017

S E P T E M B R E

 

Prêts à écrire septembre ?

On change un peu : je choisis le premier mot (parfait hasard)  du vers et vous le complétez chacun votre tour en respectant ce qui a été écrit avant.  Ok ?

Faire rimer serait bien aussi (le premier mot peut s'écrire autrement, c'est le son qui importe.... )     Allez, au boulot !

 

S aison

E nfermer

P rivilège

T endresse

E blouir

M urmure

B rassée

R iche

E tirer

 

le 06 09   résultat de cet écrit ensemble :

S aison si douce, odeur de mousse
E nfermer des restes de soleil pour tous
P rivilège de savoir appréciér, déguster, le beau, le bon
T endresse de l instant présent qui accompagne le tout
E blouir ceux qu'on aime de milles sourires fous
M urmure des âmes en parfaite communion
B rassées de vent balayant mille couleurs
R iche mois pour cueillir des mûres en famille
E tirer le temps sous le soleil qui brille

3 septembre 2016

S E P T E M B R E

Ne perdons pas les bonnes habitudes.

Ecrire en commençant chaque vers par S E P T E M B R E - le texte doit parler de l'automne qui arrive - comme d'habitude chaque personne écrit un seul vers à la fois (sinon bonjour les dégâts) et l'écrivant suivant reprend ce qui a déjà été écrit en commentaires ... je me perds dans des explications tellement simples .... au boulot    et s'il y a plein d'idées on peut en faire plusieurs SEPTEMBRE.

Voilà le résultat :

 

S i  j'avais la patience de peindre ce tableau
E t  si j'avais autant de couleurs qu'il me faut
P our  toi je saisirais tous les bleus de la mer
T u  me diras alors tes belles envolées lyriques
E t  déjà quelques odeurs de terre
M onteront  au ciel gris pour parfumer l'horizon
B aies  et champignons ambrés dans la forêt
R utilantes  feuilles pourpre prêtes à s'enflammer
E n  attendant que la neige recouvre tout

 

29 août 2016

le travail

Il fait plus frais mais je ne suis pas encore dans mon assiette. La chaleur m'a bouffée. J'avais l'impression de ne plus arriver à penser, ce qui parfois n'est pas plus mal, mais chez moi c'est surtout pas normal. Le week end fut intense de travail, pas surtout pour moi, mais pour eux. J'ai aidé hier soir tard à de derniers travaux, eux ils dorment deux ou trois heures et se relèvent pour de nouvelles tâches qui doivent se faire de nuit. Je ne sais pas comment ils font pour tenir, je me demande. Je suis fatiguée rien qu'à les voir s'activer autant.

La valeur travail est si importante chez nous. Ils ne conçoivent pas la vie autrement. Le peu qu'ils gagnent, c'est à la sueur de leur front.

Ce qui m'interpelle, c'est l'absence de solidarité, comme j'en parlais dans mon dernier post. Même que peut être ils refuseraient, il n'y a aucune proposition d'aide. Ces travaux sont totalement liés à la météo, il ne faut rien repousser, c'est le bilan d'une saison. Et vraiment j'ai du mal à observer les humains qui nous tournent autour. Est ce dans tous les métiers ? la solidarité n'existerait elle plus ? Sauf dans les catastrophes naturelles .... Même trouver des chômeurs par l'association est difficile en ce moment. Comme il dit, les chômeurs sont en vacances, il préfère en rire. Il n'est jamais blasé, ni défaitiste.

Je reste amère, ils savent tous qu'ils seraient récompensés d'une façon ou d'une autre, mais rien... personne ne veut se salir. Ils sont à la retraite, en vacances, en week end, ils ont déjà pris leurs vacances, mais voilà, on en reste là.

J'aime à observer la société, la toute petite. Quand on voit ça, comment imaginer que le monde puisse aller bien à grande échelle, puisque déjà, en mini, c'est le moi qui l'emporte.

Donner sans attendre, donner un coup de main, quelques minutes, une journée. Non, ça ne leur monte même pas au cerveau, cette simple idée. Même proposer ne fait pas partie de leur vocabulaire.

Dans deux jours, un de nos salariés partira. Un nouveau arrivera. J'espère sincèrement qu'il va bien démarrer. Deux mois pour faire ses preuves. Il semble brave et prêt à bosser les heures qu'il faut.

Cà se saurait si pour y arriver il n'y avait qu'à regarder pousser.

Non, ce sont des heures et des heures de boulot, pour un résultat correct, sans plus. Mais nous vivons. Ils sont heureux de ce qu'ils font.

Reste il encore des gens heureux par leur travail ?

 

22 août 2016

écriture : je commence et vous continuez

Vous reprenez le texte d'avant en copiez coller et vous y ajoutez votre vers (si ça rime, je préfère et un vers à la fois, vous pourrez rejouer après le passage de quelqu'un d'autre) : je souhaite 10 vers. Allez au boulot ! je commence donc :

 

Je reviendrai pour un bonheur ou deux

 

Résultat :

 

Je reviendrai pour un bonheur ou deux
On les trouvera tout près du feu
Avec la confiture de mûres qui cuit
On rira jusqu'au bout de la nuit
Sans avoir peur de la pluie
Eclairés par la lune qui luit
Nous compterons les étoiles
Nous nous perdrons dans leurs voiles
Et, éblouis de tant de beauté,
Nous chanterons la ballade des gens heureux

 

Qui dit mieux ?

17 juin 2016

V E N D R E D I

Jeu d'écriture.

Un poème avec chaque lettre du mot VENDREDI pour écrire des vers

et les faire rimer s'il vous plait.

Par le biais des commentaires, donnez le premier vers, et pour les suivants reprenez celui ou ceux d'avant

de façon à lire l'ensemble.

Merci et bon VENDREDI !

 

Résultat : le 19 juin

Vivre la vie sans attache aucune
En profitant de chaque instant
Ne pas demander la lune
Danser sur les ailes du vent
Réitérer une vie sans rancune
Entonner un chant émouvant
Dire que la vie il n'y en a qu'une
Inventer chaque jour en souriant

 

Merci aux participants.

 

24 mai 2016

écrire ensemble

V'là le début - à vous .....    écrire à la suite ou à l'intérieur - si possible avec rimes.... en reprenant le message d'avant et tout cela en passant par les commentaires.

 

Le ciel est un mystère

A s'en rouler par terre

A partir en enfer

 

Rien reçu depuis le 24 mai, je considère le poème terminé.

 

 Le ciel est un mystère
A s'en rouler par terre
A partir en enfer

Le ciel est un mystère
A trop chercher, notre âme s'y perd
Vite, retrouvons la source qui nous désaltère !


Prenons le bleu, le blanc

Prenons notre temps


Les yeux dans le bleu
Les yeux dans le gris
Les yeux dans la vie
De ce ciel changeant

24 mai 2016

Prendre son temps ....

La bataille n'est pas encore gagnée. J'ai pesté encore ce week end contre rien, contre tout. Sauf quand j'ai reçu un pèlerin. Ils me mettent en joie, ils portent la joie les pèlerins. L'homme seul d'un certain âge aimait la conversation, ça tombait bien. Le matin, je ne l'ai pas revu, il partait trop tôt, je suis restée dormir. Le temps n'était pas non plus de la partie, du gris, de la pluie, forcément ça n'aide pas. Nous sommes allés voir nos enfants, le petit aussi me met en joie. La séance de CNV qui devait avoir lieu dimanche toute la journée a bien été annulée.

J'ai pris suite à l'intervention que j'ai subie des hormones comme prescrit, peut être que ça m'a détraquée. Franchement, un moral aussi bas, tout à coup comme ça ! ça m'arrive, c'est vrai mais j'émets des réserves sur ce traitement. Ou alors est ce le temps ? J'attends que ça passe.

Hier, j'apprends un décès, celui de la maman d'une connaissance, cette dame vivait depuis très longtemps à la maison de retraite où était également ma maman. Cette dame était si gentille, agréable. Elle avait des yeux rieurs et doux, je l'aimais beaucoup. Je ne l'avais pas revue depuis l'été dernier. Moi qui habituellement n'aime pas faire de visite, la question ne se posait pas, j'avais la force d'y aller seule, c'était évident. J'y suis allée, j'ai vu les proches, les ai embrassés, j'ai vu aussi quelques soignantes que j'ai également embrassées, j'aurais aimé leur dire combien elles me manquaient, elles et ma mère. Je ne l'ai pas dit mais je pense qu'elles ont compris. L'instant était émouvant.

Puis juste après, j'ai enchaîné avec chorale où trois personnes nouvelles rejoignaient le groupe. Pas facile, facile ! je ne sais pas lire les notes, je pensais que ce n'était pas très important mais je pense que ça aide. Mais quand ça fonctionne, que je reste dans ma voix et que j'arrive à entendre les trois voix mêlées, je trouve ça magnifique. Il faudra travailler et se sentir à sa place. Nous entamons l'apprentissage de nouveaux chants.

Et puis j'ai terminé avec une séance d'écriture, un atelier très intéressant où nous étions 6. Après nous avons papoté dehors, j'avais froid, avec deux autres écrivantes, ça m'a fait du bien, mais j'avais quand même très froid. L'une d'elles m'a reparlé du moment qu'elle avait passé chez moi quelques semaines plus tôt, avec son mari. Je les avais invités un dimanche, et puis je n'avais plus eu de nouvelle. Elle m'en a reparlé avec tant de chaleur et d'amitié que j'ai un peu moins douté sur mes capacités à échanger. Elle m'a dit qu'elle nous réinviterait dans leur nouvelle maison. J'avais eu peur d'être nulle car ils sont très érudits. On leur avait fait visiter notre environnement, ils étaient conquis par l'endroit et par nous semble t il.

Cela m'a rassurée.

Je doute beaucoup trop de moi.

 

20 mai 2016

jour après jour

C'est encore très fragile à l'intérieur, je regrimpe petit à petit l'échelle. Accepter de ne pas être forte. Être celle qui n'a jamais été forte. Etre celle qui a souffert d'être la fille de ce père faible aussi. Elle a eu ce modèle, il faudrait qu'elle cesse de le regarder, mais je crois que c'est dans le sang, dans les tripes.

C'est fragile mais j'y mets de l'ardeur à reprendre un peu d'air. Le jour où je suis partie avec A, je lui ai proposé une autre sortie. C'était hier soir : un ciné avec un débat après. On en parle beaucoup, mon fils l'avait vu. Merci Patr.n. Je suis tombée dessus en regardant le programme de la semaine. Elle a accepté ma proposition, pourtant ça lui faisait des kilomètres. J'ai pensé qu'il y aurait plein de monde alors on s'est retrouvé tôt. Pas du tout. Une petite assemblée. Des figures du coin. C'était organisé par une association engagée politique. Je ne suis pas du tout là dedans. Ils se saluaient entre eux. Rien pour nous. J'ai quand même rencontré quelques personnes que j'ai saluées. On a tout aimé : le film, le débat avec la journaliste. J'ai trouvé que c'était un bon moment, où j'apprenais des choses. Je suis rentrée tard, il n'était pas rentré du travail. Il serait venu sinon.

J'ai eu mon amie S. au téléphone hier aussi. Elle non plus n'était pas au mieux. Des soucis de santé dans sa famille. Un boulot qu'elle a de plus en plus de mal à gérer. Je lui ai dit aussi que j'étais mal à cause du j'en foutisme de tout le monde. On a prévu un restau en juin. Je me suis bien lâchée au téléphone. Elle a plein de famille, quand ça ne va pas, elle peut compter sur ses soeurs.

Dimanche, c'était prévu CNV. A lire un mail, beaucoup se désistent, alors ça n'aura sans doute pas lieu. Les dates étaient prévues depuis longtemps. J'ai du mal à comprendre comment se comportent les gens. Ce sera surement reporté.

J'aurais envie de tricoter un nounours comme l'ange, peut être ça me remonterait le moral. Faudrait d'abord finir le pull, reste à trouver des boutons. Et puis il y a les fleurs qui attendent, peut être que ce week end je vais m'en occuper, c'est l'heure de les sortir, d'en acheter, de bricoler. Cà dépendra du temps. Sinon rien de prévu. En regardant le journal, il y a plein de trucs à faire sinon, mais je ne sais plus trop ce que je veux.

J'ai besoin de repos, j'ai très envie de bien dormir aussi.

18 mai 2016

seule

Je me retrouve dans mon bureau, seule, tout le monde qui habituellement peut passer par ici est occupé par ailleurs aujourd'hui. J'ai vraiment du mal à me mettre à la tâche, je ne serai pas rentable ce jour. Il fait encore très gris dehors.

Hier, vraiment, le soleil permettait de reprendre le dessus. C'est curieux, je dois vraiment manquer de soleil. Je ne suis pourtant pas une dingue de soleil. Dès qu'il va faire très chaud, je me plaindrai vite de trop de chaleur, ça me coupera l'entrain.

Je devrais envoyer un message à A. qui m'a supportée hier. Non, je n'étais pas insupportable. J'ai parlé modérément de mon moral par terre, enfin j'en ai parlé mais pas comme si tout était fouttu. Je lui ai dit que je devais composer avec ça, que ça m'arrivait souvent. Parce que finalement on ne se connait pas tant que ça toutes les deux. On a partagé des ateliers d'écriture, elle était au début très réservée, distante même. Puis au fil du temps, on avait prévu quelques rencontres amicales où l'on écrivait entre nous. Elle est seule dans la vie et je pense qu'elle est contente aussi de nouer de nouvelles relations. Elle aussi n'avait pas passé un très bon week end. Elle avait pris quelques jours de repos car on lui avait annoncé une fête de famille. Par précaution, comme elle travaille souvent le week end, elle avait donc demandé ses jours. Et puis cette fête annoncée n'a jamais été confirmée. Elle m'a raconté ça. Le cousin n'a plus donné signe de vie. Elle n'était pas contente. Elle n'est pas du genre à déprimer, alors elle s'est occupée. Elle est allée dans une librairie, c'est une bonne idée d'aller dans une librairie. Je pense qu'elle était bien contente de notre sortie d'hier.

Quand on est seul, c'est encore une autre histoire, il faut se booster. Mais moi parfois c'est comme si j'étais seule.... Il est totalement pris par son travail, dans ses bras, et dans sa tête. Il ne se laisse pas du tout embêtter par la pression sociale, lui c'est plutôt surtout ne pas faire comme tout le monde. Il n'a aucune pensée du genre : voyons, comment on pourrait occuper notre temps. Et puis si je commence à parler de ça, ça bloque encore plus. Il ne sait plus du tout s'y prendre. Ce qui est bien, c'est quand les invitations, propositions, viennent des autres, sur un plateau, c'est facile à mâcher.... C'est dit depuis longtemps, si je veux sortir, il faut que je m'en occupe, sinon j'attendrai longtemps, sauf si ça a un rapport avec le travail. Là, il est vite prêt.

Parfois, je pense vraiment que je n'ai pas assez de relations proches, avec lesquelles je pourrais partager des sorties. Depuis que maman n'est plus de ce monde, j'ai malgré tout pas mal de temps libre que j'aimerais bien mieux employer. Je connais pas mal de personnes seules, mais il y en a qui ont déjà leur petit groupe. D'autres comme moi ? non il y a le clan familial. Je n'ai pas de clan familial. Il y a celles qui magasinent tout le temps, ça ne m'intéresse pas. Celles qui ont leur mari qui sont toujours présents, je ne vais pas m'imposer. Bref, pas tant de solution que ça.

J'ai pensé aux petites annonces : cherche femme comme moi, assez disponible faute de mari trop occupé, n'aimant pas trop les magasins, souhaitant se cultiver un tout petit peu par des visites, aimant la nature, les mots, la découverte.

Cà pourrait peut être vous intéresser, vous ? mais hélas, on est bien trop loin. Comme quoi le virtuel c'est bien, mais ça ne remplace pas le réel.

17 mai 2016

Mieux

Il y avait cette tempête dans ma tête, ce n'est pas la première à laquelle je dois faire face. La pèlerine a calmé cette tempête le temps d'une soirée, avec son tee shirt jaune soleil fluo, je lui ai dit qu'elle était la bienvenue, elle aussi en avait marre du gris de samedi. J'ai composé, je n'allais pas lui dire que j'étais si mal, j'ai fait semblant, et ça s'est passé. Dimanche, ce sont les enfants qui se sont invités, j'ai encore fait semblant, la tempête se cachait juste le temps qu'il fallait. Puis lundi, je l'ai passé une partie dans mon lit, il fallait l'emprisonner, la tuer cette tempête, dans le noir de l'après midi. Et puis je suis partie marcher, car je me suis souvenue que marcher était le meilleur remède. C'était le début du mieux. Après j'étais assez fatiguée pour dormir bien comme il faut. La tempête avait bien baissé d'intensité.

Aujourd'hui, c'était prévu depuis longtemps. D'abord ce devait être un atelier d'écriture entre nous, des copines d'écriture. Puis on ne s'est retrouvé que deux. Alors on s'est dit qu'on irait à la mer, et on n'a pas écrit. On a regardé, tout autour. On a marché. On a humé. On a aimé. On a savouré. On a parlé. On a bronzé. On a quitté les chaussettes. On a baigné les pieds. On a ôté le pull. On a remis le pull. On a mangé une galette et une crêpe. On a vu tous ces gens avec l'air heureux. On a fait attention aux vélos. On n'est pas allé dans les magasins. On a vu les jolies rues décorées de coquillages. On a bu une menthe à l'eau. On a cherché des toilettes. On a vécu une belle journée.

Juste se sentir vivante.

 

 

14 mai 2016

Le calme serait il disparu ?

Le 6 mai, je parlais de calme et sérénité.... ce que j'apprécie profondément. Mais hélas ça ne dure pas. Il y a eu l'épisode "anniversaire" où je ne me suis pas appréciée dans ce que j'ai fait, je pense que ça m'a déstabilisée, car j'ai compris que je n'étais pas guérie !

Là c'est un grand week end une fois de plus, et je ressens le vide. Hier soir, je suis allée faire les courses et tout ce que je voyais dans le magasin parlait de voyage, de vacances, de grillades, de pique nique, de "foutez le camp de chez vous" .... Oui mais moi je reste ! Bien sur que ce n'est pas malheureux, bien sur qu'on est bien chez soi, je le dis si souvent. Mais un vent intérieur me dit qu'une fois de plus, je ne suis pas comme les autres. Les autres sont "presque" tous partis puisque c'est la vie d'aujourd'hui, puisqu'il faut aller voir plus loin si on y est.

Hier soir, mon moral était bas, j'aurais voulu des projets, je ne sais pas, un appel, que faites vous ? Peut on passer vous voir ? Voulez vous venir avec nous quelque part ? Bref, je ne sais pas. Me sentir reliée aux autres. Non, rien.

Tout à l'heure, une marcheuse arrivera. Ouf ! ce sera sans doute ma bulle du week end. Au moins, être utile à quelqu'un. Elle a réservé depuis déjà quelques semaines et j'avais hésité à dire oui, puis pensé que de toute façon rien d'autre n'était prévisible à cette époque. J'espère que ça va bien se passer.

Voilà le calme ne dure pas. Quand il est là, c'est vrai que ça fait du bien. Mais il part vite. Je finis par ne pas me sentir bien, oubliée, laissée pour compte, n'étant pas dans le coup.

Quand arriverai je à assumer d'être ce que je suis sans m'en vouloir ? 

12 mai 2016

J'ai honte !

Comme vous le savez, j'ai souvent eu honte dans ma vie, très tôt, honte de la maladie de mon père, de ce qui s'en voyait, de la maison insalubre où je vivais, et puis après, ça se décline en plein d'occasions d'avoir honte. Encore aujourd'hui, le déclencheur est très vite activé. C'est handicapant psychologiquement.

Mais là j'ai honte d'avoir quémandé des "bon anniversaire ma chère"....     Dans ma vie, je n'en ai pas eu beaucoup. Chez mes parents, juste quelques mots. Pas de gateau, pas de cadeau, pas d'invités. A mes 18 ans, j'avais fêté ça avec une amie, en équipe de jeunes, c'était la première fois que c'était marqué. Il y a eu celui de mes 55 ans, fait en surprise, qui m'avait créé une sacrée émotion. J'y ai pris goût.

Et puis à cause de ce fouttu réseau social où l'on sait tout, j'y ai pris goût également. C'est facile, tout le monde est averti et vous avez des dizaines de souhaits qui tombent le jour J d'habitude. Les amis en sont de près ou de loin. Au moins, ce sont quand même des gens que l'on connaît. Comme je l'ai évoqué dans mon dernier message, le jour J cette année, je n'ai rien eu. Je me suis sentie frustrée. Le lendemain, j'ai donc mis un message qui dit que c'est passé la veille avec une chanson sur comment vivre maintenant à un âge qui avance doucement. Je pense avoir fait ça assez délicatement, mais je n'avais qu'une envie c'était d'obtenir malgré tout des messages. Cà a marché.

J'ai mendié, oui j'ai mendié. C'est complètement fou.

Alain a raison de me dire que c'est du grand n'importe quoi. Mais malgré tout, cela me fait du contact et nourrit un peu mes besoins.

J'avais eu les voeux de ma petite famille, quelques amis, très peu, ma soeur. Je n'en avais sans doute pas assez.

Eternelle chercheuse de reconnaissance. C'est l'histoire d'une vie quand on pense qu'on a compté si peu, qu'on a été si peu entourée.

Voyez vous, je n'en suis pas encore sortie de cette histoire..... même si je vis.

 

5 mai 2016

la maladie

Aujourd'hui rien de prévu pour moi, l'homme a du travail dans les champs, c'est le plein boum ! Je prends ça très bien, hier soir je suis allée faire une petite répétition avec l'amie pour nos chansons, voir si on se dépatouille de nos paperasses, nos notes, on a bien ri et bien chanté que toutes les deux. Aujourd'hui je m'occupe au jardinage.

Cet après midi, j'ai une visite imprévue, elle passe à vélo et s'arrête, et là je me mets en mode écoute : sa santé, son stress, et tous ses problèmes.... ouh la la, ça fait beaucoup pour moi toute seule, j'avoue avoir du mal à tenir le coup.... elle est à la retraite et rien ne va plus. Je me dis que ce n'est pas une façon d'aborder les gens, je la connais depuis longtemps mais là c'est vraiment trop. J'attends qu'elle parte.

Puis presque aussitôt je reçois un coup de fil d'une amie qui enchaîne avec les problèmes de santé de son mari (assez graves apparemment) mais je suis désolée, je n'en peux plus, enfin je ne lui dis pas, je me mets également en mode écoute.

Quand c'est fini, je dis ouf.

J'ai du faire comme elle sans doute parfois. Mais je me rends compte que trop c'est trop. Moi de ce temps, je suis en mode "mes chansons dans la tête" et ça me nourrit très positivement. Faut pas venir me pomper l'air avec des trucs négatifs.

C'est sans doute bien égoïste de ma part mais là ça m'empoisonne.

A l'avenir, j'éviterai moi même d'être une empoisonneuse. On peut quand même parler d'autre chose que de maladie, ou alors on fait court sur la maladie, puis après on parle des fleurs, des petits oiseaux, et de tas de trucs plus agréables.

Bon je dis ça, je sais c'est pas toujours facile.

Mais ça m'a vraiment dérangée aujourd'hui. Sans doute parce que là je vais plutôt bien.

29 avril 2016

non non je ne suis pas repartie

Je suis ici. J'ai eu moins envie d'écrire. Raconter quoi ? Cette impression de n'avoir rien à dire d'autre que ma petite vie à la campagne, sans grand intérêt pour quiconque. Se dire à nouveau qu'on est vraiment seul, tout seul au monde, que les autres ne peuvent jamais savoir ce qui se passent dans votre tête, sauf si vous leur dites, et encore même si vous leur dites, le comprennent ils ? "Tu réfléchis trop", m'a t elle dit l'autre jour cette amie ! Ah bon, ben moi je préfère réfléchir un peu.....  bref là quand je vous écris, je me sens un peu bof !

Pourtant le week end dernier, j'étais à la fête, une belle fête, comme celles que j'aime, qui me font peur une semaine avant, parce que je pense ne pas pouvoir m'adapter à la situation, et puis dans le flot, ça fonctionne. Une fête de retraite et d'anniversaire d'un copain proche, mais il y avait aussi tous ses autres copains, et c'est de ceux là dont j'avais peur. Tout s'est bien passé, j'ai osé aborder quelques uns, avant  je n'osais quasiment pas. Tout était beau : la déco, la cuisine. L'animation était au top. J'ai pensé que pour en faire autant, ce serait dur, mais on n'en fera peut être pas autant, même peut être rien du tout. J'ai dansé, mes épaules ne me font presque plus mal. J'ai dansé le madison, j'adore danser le madison, le simple, ça me fait du bien à la tête....   

Les hommes travaillent très dur en ce moment, des horaires à rallonges. Je suis souvent seule, surtout le soir. Le moral en prend un coup, même si parfois j'aime être seule, mais là de toute façon je ne choisis pas.

Je vais aller rencontrer une (petite) chorale avec une autre personne. J'ai un peu peur aussi. On n'a jamais chanté dans une chorale. C'est d'abord juste une prise de contact. Je sais qu'ils cherchent plutôt des hommes.

Et puis j'ai froid, je me sens contractée.

J'ai regardé la Grande Librairie, plaid sur moi, chauffage en route. Dernièrement, je trouve que la barre est haute. Ils ne cessent de parler de tas de références en littérature, si on ne les a pas, on est un peu vite largué, c'est mon cas. Certains ici m'avaient encouragé à lire depuis le début, genre études de lettres. Je ne m'y suis pas attelée. Je pense qu'au fond je ne suis pas assez courageuse pour tout ça. J'ai l'impression que c'est bien trop tard déjà. Et puis ce serait sans doute mieux de s'y mettre à plusieurs pour le partage, et là je ne vois personne.

 

18 avril 2016

pourtant le ciel est bleu

Pourtant ce matin il fait beau, hier aussi il faisait assez beau. Je n'arrive pas à me réjouir. J'ai malgré tout passé un bon moment hier matin. Je partais à la CNV avec des peurs : et si je n'y avais pas ma place ? et si c'était vraiment impraticable ? et si je me sentais complètement inférieure au groupe ? Bref, une fois la séance commencée, j'ai trouvé ça très bien, abordable petit à petit. Je n'aime pas trop les exercices à faire, parce que ça me stresse et que je me sens bête. Les échanges sont forts et sincères le temps de la séance. Après, nous n'avons aucune occasion de nous revoir. Et d'ailleurs, je me demande ce que ça donnerait en dehors du contexte. Il manquait 4 personnes à cette séance. Une a décidé d'arrêter, faute de temps. Les autres ne pouvaient pas hier.

Je n'ai pas d'énergie. Hier après midi, j'aurais pu jardiner, rempoter, randonner. J'ai fait un tout petit tour, sans conviction. Est ce que l'anesthésie me travaille encore ? ils ne m'ont rien dit à ce sujet. J'avais auparavant pensé aller au cinéma, mais l'homme était bien occupé à droite, à gauche. Je n'ai pas osé en parler. Je n'en avais plus vraiment envie, je crois.

Je suis quand même allée cueillir des radis, de la salade, pour aujourd'hui, prendre de l'avance, ce n'est pas mon fort, je ne suis pas une fille organisée.

Je n'ai reçu aucun appel. Je n'en ai donné aucun.

Silence.

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