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25 mars 2015

Tout va très vite !

Comme tout va vite ! il y a déjà 3 dates qui affichent complet pour le prochain festival. Le jour J de la mise en vente, 1 date déjà "complet" le soir même. Même pas le temps de se retourner. Cà me dégoûte déjà. Du coup je n'ai encore rien réservé. Je vais peut être bien me faire avoir.

Cette vitesse, je ne m'y fais pas. Est ce un signe de vieillissement ? sans doute. Tout est dans l'instant. On s'est habitué. L'autre jour, aussi, quand nous attendions des nouvelles, on trouvait le temps si long, on ne comprenait pas qu'aujourd'hui où l'on sait presque tout immédiatement, il fallait attendre un peu avant d'en savoir plus. Avant, on en aurait rien dit. Le téléphone aurait sonné à un moment ou un autre. Alors que là nous avions les yeux sur le portable toutes les cinq minutes et l'angoisse qui montait. Pourtant, le temps qu'ils soient prêts à nous appeler était normal. Somme nous devenus dingues ?

Je suis passée à l'hyper pour voir s'ils avaient des places, les leurs aussi se sont vendues très vite. J'ai répondu "c'est grave" et la vendeuse m'a dit : "y'a plus grave que ça", elle a bien raison. J'ai dit que ce qui était grave, c'était cette vitesse..... et elle était à peu près d'accord.

De toute façon, dès le mercredi soir, on vous souhaite bon week end.... c'est bien qu'on pousse le temps....

 

 

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27 mai 2016

Réaliser vraiment ....

Que ce qui nous est le plus cher, c'est notre famille proche : son mari, ses enfants et leurs amis, son petit enfant, pourquoi chercher plus loin ?

Que ce qui nous empêche d'avancer, c'est de toujours attendre......

Que pour être heureux faut il être entouré de plein de gens... ? non sans doute, il faut s'aimer SOI.

Que l'on ne peut pas faire de fête de voisins.... parce qu'on n'en a pas, enfin ils sont assez loin, peut on dire voisins ? et personne n'a rien proposé.

Qu'aller en réunion une fois par mois ne nous apporte pas du tout ce que l'on espère : l'amitié, alors ce soir on décide de ne pas y aller.

Que ce qui importe, c'est la santé. Cette semaine, on a eu connaissance de trois décès. Le dernier, c'est une dame d'à peu près mon âge, on l'a connue étant jeune, et après un peu aussi, c'est la soeur d'un ami, c'est si triste. Demain on ira à sa sépulture, pour le repos de son âme, pour son mari, pour ses filles et puis pour nos amis.

Que ce qui importe c'est de vivre le moment présent, même si on n'est pas dans le moule, même si on vit isolé, on a ses livres, on a sa forêt, on a ses pieds pour marcher, on peut être heureux comme ça.

Que demander l'aide à l'univers, ça fonctionne souvent bien, alors une fois de plus on va demander l'aide.

Que si on se retape bien comme il faut, on pourra se proposer aux petits frères des P., sans doute il y a des besoins, des gens en quête d'amitié, et de relations, qui le font savoir, alors on sera utile et on nourrira également son besoin.

25 mai 2016

Aujourd'hui j'ai menti

Quand S. m'avait appelée, elle n'était pas très bien non plus, regrettait de ne pas aller marcher ensemble, finalement on avait programmé un moment puis déprogrammé, j'avais oublié le rendez vous kiné, et en plus il faisait mauvais temps. C'est elle qui avait proposé aujourd'hui, sans être sure, car elle avait une petite en garde, mais ça semblait pouvoir se faire. Entre temps, je l'avais rappelée pour son anniversaire, et puis annoncer le décès de la dame dont j'ai parlé car elle la connaissait aussi. Nous n'avions pas reparlé de la rando. Aujourd'hui, n'ayant pas de nouvelle, je lui envoie un sms en l'interrogeant sur cette rando ? Elle ne répond pas par sms, elle appelle.... et finalement elle avait pratiquement oublié sa proposition, dépassée par la garde de la petite. Je l'avais compris avant qu'elle me le dise. Et puis elle a dit : j'espère que tu ne m'en veux pas, elle se perdait dans ses mots. J'ai dit que NON. Et bien aussitôt j'ai pensé que j'avais menti. Mais si je lui avais dit que j'étais vexée, comment l'aurait elle pris ? J'ai préféré faire sobre et dire qu'on reportait. Cà m'aurait fait le plus grand bien de prendre l'air, j'ai pensé sortir seule et puis non, je suis restée au bureau. J'aurais pourtant besoin de ne pas être seule. Je suis encore mal. Je le dis à mon mari, mais je crois que depuis le temps, il n'y fait plus attention, ou bien alors il pense que j'exagère, ou bien il ne sait pas quoi faire. Quand j'ose le dire un peu autour de moi, ça me donne l'impression de faire fuir les gens. Il faut donc garder son mal-être, ne compter sur personne. Comment faisait ma mère ?

Tout à l'heure, j'ai tenté d'appeler A. Elle doit être au travail. A elle, je lui aurais dit que j'étais encore mal. Elle n'aurait pas pu faire grand chose pour moi mais elle m'aurait écoutée. Quand on est dans cet état, on se sent seul au monde. D'un coup, j'ai l'impression de ne plus avoir personne autour de moi. Et puis, on ne peut pas parler de cela à n'importe qui. La plupart me répondrait que je ne manque de rien. C'est sans doute vrai. Mais c'est bien autre chose.

J'ai menti, tant pis. C'est pour elle que j'ai fait ça.

11 mai 2016

Quand l'égo s'en mêle !

Hier, jour particulier, je regarde régulièrement sur le réseau bien connu si on m'adresse quelques petits mots sympas. A midi, rien. A 15 h rien. A 18 h, quelques personnes passent par ici, c'est à dire chez moi, dans ma maison, une amie chère, de la famille, et mes enfants sont là aussi. J'avais fait deux tartes et avec le reste de pâte quelques tartelettes. Cerises et prunes s'installent bien gentiment, sorties tout droit du congélateur. Quelques sms arrivent de part et d'autre : ma soeur, quelques amis.... Mon homme m'offre un beau livre sur Compostelle. Je parle à mon amie de ma nouvelle passion pour la chorale. Nous allons visiter le jardin. A 20 h, tout le monde est parti. Je suis un peu claquée, j'ai gardé mon petit fils toute la journée, j'avais la table complète à midi, et j'ai reçu ce soir. Mais quand même avant de me coucher, encore un petit tour sur le PC, F.B. a bien du se réveiller, d'habitude ça fonctionne ce truc là des anniversaires. A 22 h, pas un seul mot pour moi. Et bien mon égo était tout flagada, dis donc.....

Et c'est là que je me suis dit, avant F.B. n'existait pas, donc tous mes soi-disant amis ne me fêtaient pas mon anniversaire, et je m'en fichais pas mal. Oui mais là, FB existe, j'ai pas mal d'amis, FB prévient facilement des anniversaires, j'ai donc été oubliée.

Oubliée ? ou la malheureuse ! C'est pas top ça. Cà fait bobo.

Euh tu vas pas te laisser bouffer par ce truc là ? me dis je    Euh ben laisse moi respirer, je vais m'en remettre, me réponds-je

Ce matin, encore RIEN, des fois que les insomniaques auraient écrit cette nuit.

Du coup, ce matin, c'est moi qui écris. Je dis que j'ai changé d'âge et je mets une jolie chanson. Et soudain tout le monde rapplique. Décidément, FB n'en fait qu'à sa tête.

Un problème d'égo ? Oui un GROS. Consciente ? oui CONSCIENTE.

L'an prochain, je mettrai un mot la veille en disant que je vais vieillir demain.

Et dire que chez nous, on ne fêtait jamais les anniversaires !

 

6 mai 2016

Calme !

Oh comme j'aime ces moments où enfin je ne suis plus révoltée. Où le temps coule paisiblement sans que rien ne m'agresse. Cela arrive de temps en temps heureusement, peut être que le mois de mai y est pour quelque chose, c'est mon mois. Je ne suis pas en colère parce que c'est un long week end et que n'ai rien de prévu, je ne suis pas en colère parce que la plupart des gens sont sur les routes de France, je ne suis en colère de rien du tout.

Dimanche dernier, j'ai reçu ma soeur et mon beau frère à déjeuner, tout s'est bien passé, calmement, posément, nous sommes allés marcher après le repas tranquillement dans les bois. J'espère que ma mère nous voit, et mon père aussi. On peut donc en finir avec ses colères.

Récemment, nous avons reçu par deux fois des pèlerins, le premier, un homme seul, il a déjà fait le chemin en entier, il le refait, il en a besoin, il y a des choses non digérées, il faut qu'il marche. Les autres, le père et le fils, c'est juste un petit essai, une petite semaine. Déjà c'est dur, l'un a très mal au genou quand il arrive chez nous, je lui propose une journée de repos. Finalement ils passent une bonne nuit chez nous et repartent dès le lendemain matin. Ils ont l'air si heureux sur leur chemin et heureux aussi de nous rencontrer. Ils finissent même par avouer que les rencontres deviennent quasiment aussi importantes que le chemin en lui même. On dirait qu'on se connait depuis longtemps, sans doute parce qu'on parle directement de l'essentiel. Peut être que ça m'a fait du bien, ces deux passages ! peut être que ça nourrit mon âme.

Peut être aussi que les chansons dans la tête, c'est le top, ça laisse moins de place à d'autre chose ! La dame de la chorale m'a dit : vous verrez comme ça va vous faire du bien.

Je reviens de faire deux heures de marche, seule, en forêt, j'ai écouté les oiseaux, ils m'ont accompagnée tout du long de leur merveilleux chant. J'étais vraiment bien, c'était calme et serein.

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4 mai 2016

Faire le pas

Elle me disait depuis assez longtemps qu'elle désirait chanter. Je ne lui cachais pas que moi aussi, j'en avais envie. D'année en année, rien ne se faisait. Dernièrement, elle commençait à se renseigner. Je lui proposais aussi de me renseigner sur un petit groupe juste fait dans la petite ville d'à côté. Je lui ai dit que le très gros groupe me faisait peur. Elle n'avait pas d'à priori.

Récemment, je trouve l'adresse mail. J'écris. Aussitôt une réponse. Venez lundi soir un peu plus tôt, on verra pour les voix puis vous verrez la répétition. C'est d'accord. Le jour arrive, j'ai la trouille. Mais je me dis que ce n'est que pour voir. Nous arrivons en avance, il paraît que lui est assez rigide, je l'ai entendu dire, il s'occupait d'un groupe de la commune auparavant puis il est parti. Depuis une autre personne l'a remplacé, là pour la grande chorale, mais j'ai su que le répertoire était moins intéressant. Donc je reprends, nous sommes en avance. Tout de suite, la respiration, vous connaissez ? heu ben pas trop.... quelques exercices.... puis les épaules, trop tendues tout ça... ouais je sais !    Et les voix, toi soprane, toi alti ! vous avez de belles voix toutes les deux ! yes !

Puis les choristes arrivent un à un. La première, mais je la connais ! et lui, aussi,   et puis lui aussi, et encore lui aussi ! Finalement de la grande chorale, certains ont suivi l'ancien chef de choeur, les voilà arrivés là !  ben pour le côté, je vais connaître personne, c'est complètement raté. Je suis prise au piège. Mais l'accueil est plutôt sympathique et finalement ça ne me gêne pas (enfin un peu quand même). Ces choristes que je connais vont maintenant dans les deux chorales, la grande d'avant et le petit groupe, si j'ai bien compris.

Et puis arrivent d'autres gens que je ne connais pas, mais tous souriants et accueillants.

Et nous voilà embarquées dans la répétition, nous faisons comme si, je n'en reviens pas car finalement en suivant avec les autres, on arrive quand même à chanter un peu, enfin pas fort quand même.

On se sépare, elle me dit (oui ils sont deux, c'est le mari et la femme qui s'en occupent) de revenir à chaque répétition alors que je pensais commencer en septembre. Elle dit que c'est important pour apprendre les chants. Mais je vais devoir y aller toute seule, l'amie part en voyage quelque temps.

Puis j'ai rejoint l'atelier d'écriture car c'était le même soir, j'avoue avoir été un peu fatiguée, tout se mélangeait dans ma tête, les mots, les musiques. J'étais à la fois satisfaite et inquiète de cette nouvelle aventure.

 

 

 

30 avril 2016

Comme j'aimerais !

Comme j'aimerais la renaître cette petite ! D'abord, ce ne serait pas un dimanche. Non le dimanche ne lui va point. Ce serait un mardi, tiens, pourquoi pas ! un jour neutre où on s'active, où le week end passé est déjà loin et celui à venir pas encore dans la tête.

Elle n'arriverait pas la deuxième (elle est en réalité la 3ème, le 2ème n'ayant pas vécu), ce n'est pas clair cette situation .... On lui trouverait un autre rang.

Et on lui donnerait un autre caractère, d'autres traits aussi, elle serait moins chétive, elle paraîtrait moins triste, tout serait différent, et en sensibilité on baisserait le degré, on a du se tromper de dose. Il en faut mais point trop n'en faut.

Et puis, il faudrait que très tôt, elle ait du monde autour, des grand parents aimants, des amis de parents, des oncles et des tantes sympas, il faudrait qu'elle n'ait pas peur des gens. Pour cela, en cotoyer le plus possible. Après elle aurait l'habitude.

Il lui faudrait des livres autour d'elle, des vacances en famille parce que ça fait du bien, que tout cela équilibre. Il lui faudrait de la stabilité, un père qui travaille, une mère qui soit heureuse, ainsi elle le serait aussi.

Il faudrait qu'elle apprenne à se défendre des loups parce qu'il y en a dans la vie, et des fois bien masqués, se défendre intelligemment, pas en étant agressive, en étant elle même, et sachant se faire respecter plutôt que de devenir une proie, c'est si facile de devenir une proie.

Il ne faudrait pas forcément qu'elle vive dans du coton, il lui faudrait apprendre à choisir un métier qui lui plait, une passion, qu'on n'ait pas constamment peur pour elle, qu'elle puisse voler de ses propres ailes et qu'elle ait ses idées.

Et surtout, surtout, qu'elle n'ait jamais honte, parce que ça, c'est le pire de tout !

Comme j'aimerais la renaître cette petite !

7 février 2015

amies tricoteuses

Par le biais des blogs, parfois, il ne s'agit pas que de raconter sa vie. Il s'agit aussi d'échanger. Fut un temps où j'allais sur un site qui s'appelait "nos maisons" et là il y avait des femmes qui papotaient déco, et j'y ai appris des choses, comme la peinture à la chaux, etc, etc. Ce site n'existe plus, quel dommage ! il y en a plein d'autres mais je n'ai pas cherché à y adhérer, peur peut être que ça se termine vite aussi alors qu'on y prend ses marques, qu'on s'y installe, s'y habitue, et puis quand ça ferme, ça fait mal.

Donc pour en revenir à mes moutons, je tricote des chaussons bébé en ce moment mais tout simple. J'ai trouvé un modèle point mousse, sur deux aiguilles, j'en ai fait 2 paires. Je voudrais changer de modèle, mais il faut surfer, ou acheter des catalogues, et là en ce moment je ne peux pas trop ni surfer, ni me déplacer et fouiller dans les étalages. Alors si parmi vous, quelqu'un a un modèle tout simple, je prends. Pas de quatre aiguilles svp.

Mon installation tricot : je suis dans un fauteuil près de la cheminée, je cale mon épaule le long du dossier qui forme un léger retour, l'épaule ne peut plus bouger, alors c'est la main qui bosse et dès que je fatigue j'arrête..... c'est si mignon les petits chaussons .....

19 janvier 2015

quelques news !

Un rhume qui s'éternise et qui fait que je suis loin d'être efficace ! j'ai voulu la jouer sans le médecin, j'ai traîné, je me suis beaucoup mouchée, j'ai mal dormi, j'ai avalé des antalgiques, j'ai fait des fumigations, j'ai transpiré, j'ai eu froid, j'ai perdu ma voix,     vous connaissez ça vous aussi n'est ce pas. Faut au moins avoir vécu ça une fois en hiver, pour savoir que c'était bien l'hiver.

Une épaule qui ne veut plus faire grand chose... Je vais chez le kiné tout à l'heure. Rythme de 2 séances par semaine.

J'imagine encore une fois ceux qui ont des problèmes bien pires que ça, comment font ils pour tenir le coup ? Moi, je me dis que la période sera plus ou moins longue, mais ça passera. Le temps que ça dure, c'est éprouvant. Je peux encore venir ici, l'épaule est quasi immobile quand j'écris, c'est seulement la main qui s'agite. Mais pour beaucoup d'autres gestes, balayer, serpiller, cuisiner, c'est bien différent.

Nous sommes allés voir Mommy au cinéma hier. Grand moment de cinéma. Le jeu des acteurs est grandiose, et les plans, les images, l'humour, la violence, l'humanité, tout ça s'entremêle et on ne trouve pas le film long. Mon mari l'a trouvé très dur. En effet, le sujet est difficile. Peut être que pour ma part, je l'ai autrement. Mon père faisait des crises qui pouvaient être assez fortes à la maison. Mais quand même loin de ce que fait le jeune homme dans le film. Et là c'est l'histoire de la mère avec le fils.....  Sans doute existe t il de nombreux cas qui ressemblent à celui là et qui sont plus ou moins cachés dans les familles. Cette mère est très courageuse, dans le film, et a un grand sens de la dérision, et une force de vie, et pourtant à la fin, elle n'en peut plus et décide finalement de placer son fils. On sort du cinéma bien remué.

Je vis comme d'habitude au fil de mon agenda, ma petite vie à moi. Rien d'extraordinaire, et je m'en contente.

J'ai fait du tri dans mes photos, j'ai envoyé celles de l'été, d'un mariage, je n'avais pas pris le temps.

Je me remettrais bien à la généalogie, mais ça prend beaucoup de temps et d'énergie, je n'en ai pas assez en ce moment.

Finalement, je ne trouve pas le manque de bénévolat pour l'instant. J'arrive malgré tout à avoir du contact. Ce ne sont pas les mêmes qu'avant mais ce n'est pas grave. L'important est de ne pas rester prostrée au fond de sa maison. Il ne faudrait pas revivre ça. C'est arrivé autrefois. Je ne suis donc plus la même ?

Je regrette de ne pas avoir répondu aux commentaires sur l'article "c'est quoi ce monde". Impossible de les lire au dessous, et donc de répondre. Je les ai lus uniquement en passant par canalblog et tous les paramètres. J'ai tenté quelques trucs sans résultat. Je vous l'ai dit : je suis une bille en informatique, je me croyais à un moment pas si mal, et non, je suis une bille.

 

11 avril 2016

toujours pour les impromptus

La concierge est à l'opéra    http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/

J'en rêve depuis si longtemps
Ces grandes voix je les aime tant
Ou est donc mon grand chapeau
Dentelles et sac rococo

Y en a marre de me sacrifier
Je ne suis jamais invitée
De loge je change ce soir
A l'opéra il faudra m'y voir

Rigoletto ce n'est pas rien
Ce n'est pas qu'un petit refrain
Je ne comprendrai pas tous les mots
Mais ce sera tellement beau

Vous vous débrouillerez sans moi
Ce soir je ne serai pas là
Vous qui passez sans me voir
Bien le bonsoir

J'ai écrit sur un panneau
Quelques mots bien comme il faut
La concierge est à l'opéra
Demain elle vous racontera

Ils ont chuchoté tout bas
La concierge est à l'opéra
Ils n'en ont pas cru leurs yeux
En ont eu une larme ou deux

20 décembre 2014

ce matin, je me laissais couler ....

J'ai très mal dormi, la machine à penser était en route, bien trop en route. Finalement ces fêtes à venir ne me ravissent pas. Pas encore pris de décision pour inviter ou non ma famille, ma soeur et ses enfants. Quelques mois que nous sommes en froid. C'est moi qui ai installé le froid. Même si dernièrement nous nous sommes revues, elle et moi, suis je prête à ça ? non bien sur que non. Mes enfants réclament, ils sont moins susceptibles que moi, beaucoup moins, heureusement pour eux. Il faut ranger ma rancoeur dans le tiroir. J'ai écrit bon anniv à ma nièce en question, déjà j'ai mis du temps à cliquer .... 

Les fêtes serviraient t elles à mettre son orgueil de côté, alors que d'autres pensent que les fêtes sont tout orgeuil ?  Hier soir, cette réunion, ça a remué plein de choses..... Les familles .... les rancoeurs .... les cons .....  les trop de cadeaux, trop de bouffe, trop de sapin, trop de crèche, trop de chocolat, trop d'ennui, trop de tout.

Ce matin, je me suis levée du mauvais pied et ça a duré toute la matinée. Je me suis recouchée cet après midi au lieu d'aller faire des achats.

Et cette épaule droite qui défaille .... ça je ne voulais pas vous en parler mais je sens doucement venir s'installer la même chose que j'ai eu à gauche. Je vais devoir reprendre rendez vous. Mes séances de kiné étaient terminées depuis peu.   L'épaule gauche a à peu près retrouvé ses fonctions.   Et la droite me joue un tour, il parait que c'est fréquent.  La ménopause ne m'aura pas épargnée car je mets tout sur ce compte là, désordre. Cà me met cruellement de mauvaise humeur.

Et puis cette période où tout s'arrête, un peu comme l'été, juste pour la fête. Ben, moi c'est le 24 au soir la petite fête et puis après le 31 (la fête obligatoire). C'est tout. Et puis dans un mois un repas de famille élargie au restau.

Et moi qui n'ose rien entreprendre avec ma famille car mon coeur est encore si fragile.

8 avril 2016

pour les impromptus littéraires

http://impromptuslitteraires.blogspot.fr/2016/04/mel-le-salon.html

 

Le salon dormait dans la pénombre
Juillet et ses volets fermés
Juillet devenait sombre
Juillet elle n'avait pas imaginé

Elle avait choisi juillet
Pour s'en aller
L'abandonner
Tu parles d'un été

Dans le noir
Elle refusait le désespoir
Son chagrin sur les genoux
Elle misait tout sur le mois d'aout

On pouvait bien sonner
Elle n'y répondrait pas
Il fallait l'oublier
Ils ne comprendraient pas

Elle regrettait déjà
Ces petits temps complices
Qui n'y paraissent pas
Et qui font qu'on existe

Le salon dormait dans la pénombre
Elle allait déjà mieux
Elle la fille de l'ombre
Avait parlé aux cieux

6 avril 2016

qui vient écrire avec moi ?

Etes vous prêts ? qui va commencer ?  chacun reprendra en commentaire ce qui a été déjà écrit (en copier coller) pour ajouter ses mots à la suite ou bien à l'intérieur du texte, entre 2 lignes déjà écrites...... faire rimer serait agréable ....

 

Sur le papier les mots sourient,

dorés de poésie,

 

Le 8 avril, on en est là. Qui continue ?

 

Sur le papier les mots sourient
Dorés de poésie
Dans le grenier dansent les souris
Faisant un beau charivari

C'est avril au bout du fil

Dans le jardin les oiseaux piaillent
En picorant la paille
Le chat avance son museau de canaille
Se cache sous les vertes broussailles

C'est avril au bout du fil

Près du sous-bois envahi de fougères
Un agneau tète sa mère

...........

 

4 avril 2016

retrouver sa voie

un e ou un x     les deux ! 

retrouver sa voie, ne pas toujours vivre dans les souvenirs, le "c'était mieux avant" empêche d'avancer, je le sais, mais j'ai du mal.

retrouver sa voix, oui, parce qu'elle est partie sans doute à cause des virus du moment, et comme bizarrement, j'en ai un peu trop usé ce week end.

Un week end un peu chargé : un repas samedi entre collègues, c'était agréable, même s'il est difficile de parler à tout le monde, surtout quand la voix n'est pas au rendez vous, alors on parle plutôt à ses voisins de table, pas plus loin, la bonne humeur est au rendez vous. Le soir, j'ai laissé tomber un spectacle qui m'aurait plu, mais je n'en pouvais plus.

Hier, un déjeuner-cabaret ! nous avons la chance de pouvoir avoir des places par une amie, nous étions un bon groupe. Ah ces petits cabarets, j'adore, des chansons, des sketchs, tout cela par des purs amateurs.... et puis on y mange pas si mal en plus.

Je ne me plaindrai pas cette fois d'un week end monotone. C'était parfait. Reste à récupérer ma voix.

31 mars 2016

La montagne

Je m'y connais peu en montagne, nous y sommes allés le plus souvent en famille l'hiver, pour le ski, en principe on logeait pas trop loin des départs, je m'occupais surtout de l'intendance, je n'aime pas, ne sais pas skier, la peur se loge là aussi. S'ils étaient contents, j'étais contente, j'assurais les repas, le linge, etc. Je m'accordais un peu de temps de balade ou de lecture. Cà passait vite. On allait peu au restaurant à l'époque, ils rentraient bien fatigués, on jouait, et vite tout le monde dormait.  L'été, on y est allé une fois ou deux, les enfants étaient petits, on ne se risquait pas trop.

Pour ces trois semaines, on ne s'est pas non plus trop aventuré. Il n'a même pas fait de ski. J'en étais bien contente. On a fait une sortie raquettes et bien, même pour ça, j'étais à la traîne, la dernière du groupe. Le guide était sympa, il avait quand même un oeil sur moi. Je l'ai dit dès le début, j'ai annoncé les couleurs, c'est mamy qui est là. Il y avait deux enfants, d'autres adultes sans doute plus en forme, ou plus habitués, enfin bref, l'honneur m'a sauvé. J'en ai bavé pas possible, mais j'y suis arrivée, en retard, mais arrivée. C'est qu'il faut gérer ses pieds avec ces bazars accrochés, et on ne marchait pas que sur du plat, loin de là. Une fois m'a suffi.

J'ai eu des difficultés à grimper sur les sentiers, je ne dois pas savoir bien respirer, et puis je n'aime pas le vide, en voiture j'étais stressée, et à pieds, pas beaucoup mieux. Parfois j'ai du attendre, me calmer, m'éloigner du bord.... J'ai lutté.

Pourtant j'ai aimé cette montagne. Mais loin de moi l'idée de faire de très longues expéditions.

J'ai aimé la regarder se couvrir de neige, j'ai aimé voir le soleil s'y lever, j'ai aimé la montagne la nuit, avec ces petites lumières ici et là, j'ai aimé l'ambiance de là bas.

 

7 novembre 2014

allez allez !

Ne pas se laisser aller.

Laisser un message sur un répondeur. Entendre la voix de l'appelée qui me rappelle.

Envoyer un sms pour dire qu'on aimerait sortir. Recevoir un sms qui dit qu'elle est d'accord et qui trouve une date.

Recevoir une proposition pour sortir ce soir alors que ce n'était pas prévu, quelqu'un ne peut pas aller au spectacle prévu, la remplacer.

Appeler quelqu'un pour prévoir aussi une marche.

Appeler quelqu'un pour se faire aider.

Se servir de plus en plus des sms.

24 mars 2016

Doucement reprendre ....

J'ai encore plein de courriers non ouverts.... pas de motivation. Hier soir j'ai repris le chemin des ateliers CNV, j'ai trouvé ça difficile. Je pense terminer la saison et ne pas reprendre l'an prochain. J'en ai mal à la tête quand je reviens. Nous avons nos schémas de communication, il faut tout reprendre à zéro, tout réinitialiser. Ce n'est pas rien. Cela m'a fait prendre conscience que nous pouvions changer nos modes de fonctionnement, même si ce n'est pas simple. Et je ne suis pas assez studieuse. Une fois rentrée, il faudrait ouvrir son cahier et réviser, ce que je ne fais guère.

Je trouve que je m'en suis bien sortie pendant mes vacances. Moi qui me considérais phobique sociale, je n'ai pas eu beaucoup de mal à entrer en contact avec les gens là bas, pas avec tous bien sur. Entrer en contact ne veut pas dire faire de la CNV. La CNV c'est une façon de communiquer, avec empathie. Difficile de parler et de penser à ce qu'on va dire en même temps, avec toutes les précautions. Il faudrait apprendre cela tout petit et que ce soit naturel. Je me suis engagée pour l'année, je vais tenter d'aller au bout.

Et puis, rentrer et se confronter encore à cette réalité de guerre, alors qu'ici je parle de CNV. Les hommes sont fous, les hommes n'ont qu'envie de se détruire, de nous détruire. J'en suis totalement consternée.

25 février 2016

les jours qui brillent

Aujourd'hui c'était un jour qui brille. Un jour qui ne vous déçoit pas. Qui vous dit que la terre est bien ronde. Un seul coup de fil vous dit tout ça. Pas de détail aujourd'hui je ne peux pas. On sait qu'on a bien fait de digérer tout ça. On sait qu'il faut croire en l'homme. On sait qu'on a souffert pour pas grand chose parce que son égo est bien trop gros. On sait qu'un jour ou l'autre tout se remet en place. On sait qu'on n'est pas seul à désirer autre chose. On sait que la vie c'est pas grand chose mais que c'est une grande chose. Un jour qui brille, j'en veux plein des comme ça.

23 mars 2016

Là bas

Après la chirurgie, les médicaments, tout ce qui n'a pas bien marché, pourquoi pas une cure ? Il faut un accord de la caisse, c'est oui. Un appartement vite trouvé, c'est celui d'un copain d'un copain. Trois semaines différentes. On en parlait depuis quelques mois..... Première semaine : peu de monde là bas, c'est encore une semaine de congés scolaires, beaucoup préféreront arriver après. Dès notre arrivée, nous repérons l'endroit où tous les matins il devra aller. Le premier jour de cure, l'après midi, c'est le pot d'accueil. Nous sommes très peu. Elle nous présente le programme d'animations de la semaine....

Je voudrais dire combien j'ai aimé ces trois semaines, différentes, ailleurs.... Là bas j'aimais tout et (presque) tout le monde ....

22 mars 2016

plus rien à manger !

C'est à dire qu'avant de partir j'avais peu acheté, c'est à dire que ce qui restait dans le frigo je l'avais emmené.... C'est à dire qu'hier j'ai galéré et aujourd'hui aussi pour trouver des trucs, et là faut vraiment que j'y aille ! même le jardinier a fait des siennes, il a un peu cassé les derniers légumes qui m'auraient arrangée.... reste seulement des poireaux et des navets,   carottes et betteraves disparues .....    c'est à dire que j'ai la flegme d'aller au supermarché avec un gros caddie,   c'est à dire que là bas je m'étais habituée à faire des toutes petites courses tous les jours parce que je pouvais y aller à pieds, que je connaissais personne, que c'était très vite fait et que j'ai trouvé ça très agréable.

C'est à dire que je dois vous laisser parce que là, ce n'est plus possible autrement.

 

 

27 octobre 2015

laisser venir les choses

Le coup de fil que j'aurais aimé samedi est arrivé hier matin. Une amie, ne travaillant pas ce jour, me propose d'aller marcher l'après midi, sauf que je refuse car j'ai séance de kiné, nous décidons de remettre ça à la semaine prochaine. Comme quoi, tout arrive. J'ai eu tort de penser que j'étais seule dans mon coin et qu'il ne se passait rien. Hélas, quand on est triste, envahie de mélancolie, le cerveau ne voit que le gris et efface toute tentative de rose et bleu.

Dimanche, nous avons invité au dernier moment les enfants pour un simple déjeuner. Je fais quasiment le même menu tous les dimanches, ils savent à l'avance ce qu'ils vont manger, et ça ne leur déplait pas. Nous avons profité de super baby qui grandit et s'éveille. Quand il est là, plus rien n'est gris. Il est le soleil à lui tout seul.

Il faut re-paramètrer régulièrement son cerveau à se dire que le meilleur peut arriver encore, que la vie n'est que surprises, et que ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité. Je me plais à observer nos capacités de rebondissement.

Dans le livre d'Alexandre Jollien que je lis en ce moment, je me retrouve. Entre le trop et le pas assez, il lutte aussi à trouver sa place. Son cerveau est sans cesse en ébullition, un peu comme le mien, pour se dire : mais qui suis je dans ce monde ? Où est ma place ? comment dois je vivre ? Des questions épuisantes à la longue. De si grandes questions pour une si petite vie ! Une petite vie à avoir peur de ne pas être où il faut, ne pas faire ce qu'il faut. Alors que si j'arrête ce cerveau, je suis où je suis, je fais ce que je peux et j'aime au mieux.

25 octobre 2015

Un samedi d'octobre

Je n'avais pas besoin de sortir sauf pour acheter le pain. Les autres courses étaient faites. Avant, je serais sans doute allée à la maison de retraite. Je n'ai vu personne d'autre que ma famille proche, sauf un copain du grand fils puisqu'il est là ce week end. J'ai pensé à appeler du monde pour le café, et puis j'ai renoncé. J'ai juste pris mon temps.

Le temps de cueillir plein de framboises, les dernières de la saison.

Le temps d'aller marcher dans mes chemins d'automne, et longer l'étang en revenant, il y avait des pêcheurs, deux d'entre eux m'ont saluée.

Le temps d'observer le ciel qui hésite entre tous les gris, du plus foncé au plus clair, avec des petits espoirs de bleu doux.

Le temps de préparer des pommes moches en compote.

Le temps d'écouter la radio en même temps que je m'occupe des pommes.

Le temps de fouiller dans mes sacs de laine espérant y dénicher de quoi faire un mini pull.

Le temps de chercher un modèle de mini pull.

Personne ne m'a appelé, personne n'avait sans doute envie d'un café.

Il va falloir que je m'habitue à vivre avec moi même.

Les enfants vont et viennent, ils ont leur vie.

Plus jeune, je ne me suis jamais préoccupée de ma mère le week end, je n'avais même pas le temps d'y penser.

Me voilà à vivre la même histoire, tandis que l'homme était affairé aux livraisons de maïs.

 

24 octobre 2015

le petit restaurant

Après avoir eu la peur de ma vie, nous avons continué à marcher, marcher, marcher. Le soir arrivé, nous avons cherché une crêperie ouverte pour dîner mais il n'y en avait pas. A cette saison, il y a moins le choix. Il y avait un petit restaurant ouvert, je pensais qu'il fallait réserver. Nous y sommes entrés et avons demandé s'il était possible de dîner. Le menu affiché dehors nous plaisait bien. Un charme règnait dans ce lieu. Nous étions les premiers. L'homme nous a dit ok et que nous serions prêts pour l'heure du cinéma. L'endroit était fait de bric et de broc, beaucoup de peintures au mur, et il y avait une bonne musique de fond, du piano. Il y avait peu de choix sur la carte des menus mais c'est plutôt bon signe. Je reviens sur la musique. Dans les autres endroits nous avions eu droit en fond sonore à des émissions de radio, et nulles en plus, et à la télé au petit déjeuner, j'ai trouvé ça incohérent. Pour une fois, nous avions de la bonne musique, pas trop forte, pour une ambiance feutrée. Vite nous avons été servis. Nous avons pris des plats différents pour les goûter. Tout était délicat et magnifique. Le chèvre frais à même la planche de bois, avec du miel, de l'orange, de la betterave jaune, du radis vert et de nombreuses herbes a ravi mon palais, tandis que la rillette de poule dans sa verrine et ses toasts ont fait le bonheur de l'homme. Puis il a pris viande tandis que j'ai pris poisson. Tout était exquis. Le dessert, le même, fait de fromage blanc, caramel beurre salé, pommes et biscuits en morceaux, chantilly dans sa grande verrine clôturait à merveille. Et le serveur était toujours attentionné. On l'entendait parler avec elle qui était aux fourneaux. Nous étions prêts presque une heure avant l'heure, entre temps, d'autres couples étaient arrivés dans le petit restaurant. Juste avant de quitter l'endroit, nous avons eu droit à quelques mots de la cuisinière, de sa cuisine et nous avons même parlé du film que nous allions voir, et lui m'a glissé sa carte dans la main. C'était écrit : cuisine affective et réconfortante.

Après une telle journée, c'était juste les mots qu'il me fallait.

7 octobre 2015

Bientôt trois mois

Depuis qu'elle est partie, même écrire est devenu difficile. Parfois, aller la voir donnait lieu à des écrits, des révoltes sur ce que je voyais là bas ou aussi quelquefois des bonnes choses, des émotions. Ce matin j'ai écrit le souvenir, j'ai eu du mal. J'ai trouvé ça d'une platitude, j'ai failli le supprimer, et puis je l'ai laissé, ça confirme l'état du moment. Des souvenirs qui reviennent et disparaissent aussitôt. Des tracas liés à la succession car systématiquement, quand quelqu'un de proche meurt, c'est tout ça qui nous pend au nez. Ne restent plus que des pierres et des lopins de terre. Se mettre d'accord. Pour l'instant pas de désaccord, pas d'accord non plus. Elle ne veut rien conserver, alors soit c'est moi qui garde, soit on vend tout. Encore faudrait il pouvoir vendre des choses quasi invendables. On me dit que tout est vendable, enfin ce n'est pas le notaire qui le dit, ce sont les gens à qui j'en parle.

Mon cerveau est embrumé, je loupe plein de choses, je note des dates avec des animations qui m'intéressent et soudain je m'aperçois le lendemain que c'est passé. Est ce que je suis devenue elle ? elle dont la mémoire flanchait depuis si longtemps, au début sans doute très doucement. Cà me fait peur. Je mets ça sur le compte de l'émotion pour l'instant. J'ai juste repris l'écriture avec moins d'enthousiasme à cause des nouveaux, je crains la nouveauté. Mais je m'en sors malgré tout. Finalement je n'ai même pas repris le yoga, pas plus envie que ça, et les heures ne sont pas très intéressantes, j'attends. J'apprends que d'autres personnes sont très mal en point autour de moi, une tante, un ami. C'est très gris. C'est l'automne et sa mélancolie. L'automne de nos vies aussi.

Cà s'est connu au mariage, je n'étais pas joyeuse. Du coup, c'est difficile de voir les autres qui le sont. Mais ils ne sont pas responsables. Je n'ai pas envie de grand chose, je fais ce qu'il y a à faire.

7 octobre 2015

souvenir

Lorsque j'étais enfant, nous ne partions jamais en vacances. Je n'avais donc pas l'occasion de quitter ma maison. Puis il y a eu la maladie de ma mère, son temps d'hopital et à son retour, et il était recommandé que je ne reste pas à la maison avec elle. On m'envoya donc chez un oncle et une tante, c'était donc la première fois que je partais séjourner ailleurs. Je dormais avec ma cousine au sous sol. Je me souviens très bien de cette maison, beaucoup plus récente et belle que la nôtre. Il y avait toutes les commodités, un wc, une salle d'eau, une salle à manger, trois chambres dont une au sous sol et une cuisine. Nous dormions dans un lit cosy, je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Ma cousine avait des livres bien rangés sur des étagères autour du lit. J'ai de très bons souvenirs de ce moment là, j'avais découvert une vie beaucoup plus moderne, ma tante avait des amies qui allaient et venaient, mes cousins aussi, nous allions à la pêche le dimanche au bord de la rivière. Ma tante ne cuisinait pas comme ma mère, elle faisait des carottes rapées, jamais vu chez moi à ce moment là, des choux à la crème, jamais vu non plus.

 

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