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17 juin 2013

lucidité

J'ai encore très mal, je me croyais sortie de l'impasse. Je porte ma minerve et je me demande pour combien de temps j'en ai avec ce souci.

Je pense au temps qui passe, au temps que j'ai passé à être malade, quand j'étais enfant, jamais rien de grave mais à ce qu'on disait une petite santé, était ce de la somatisation ? puis une fois ado/adulte, les angines à répétition, puis les migraines à répétition, les soucis de calculs rénaux, les soucis de dépression. J'ai toujours vécu dans une atmosphère de maladie, puisque mes parents aussi ont eu leur lot. Et depuis quelques années, je me sentais mieux, les migraines disparues, les soucis de dépression mieux gérés..... Hélas, l'épaule et les cervicales maintenant me rappellent à l'ordre. Qu'est ce que ça veut donc dire tout ça ? je ne vais pas essayer de décoder, ça m'avancerait à quoi.

Je pense que je dois me protéger, faire ce que je peux et le reste, basta !!!!! inutile de dépenser toute cette énergie pour des gens qui une fois que j'aurais raccroché sortiront de ma vie. Je voudrais me sentir libre. Pourquoi je veux toujours ressembler aux gens les plus en vue. Je ne serai jamais comme eux. Cela est impossible. Et d'ailleurs, cela en vaut il la peine ? besoin de reconnaissance, besoin de se sentir aimée. Besoin-besoin-besoin. Je n'aurai jamais la vie de quelqu'un d'autre. Je vis la mienne un point c'est tout. Pourquoi me culpabiliser d'avoir cette vie-là à vivre ? D'autres en ont des pires, d'autres en ont des mieux. C'est comme ça.

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16 juin 2013

OUF ça va mieux

Nous aurions du être en Irlande ce week end avec le cours d'anglais, hélas je ne suis pas allée au bout du projet. La prof nous avait proposé ce petit séjour et j'avais répondu oui mais je n'ai jamais pris mes billets. D'abord j'avais un peu peur de les prendre sur internet, pas l'habitude. Puis j'ai pensé que mon état de santé n'était pas au mieux pour partir. Puis en juin il y a tant de travail dans les champs. J'avais pourtant pensé partir avec le groupe et prolonger le séjour pour nous deux. Tout cela a été purement annulé. Et heureusement car de plus j'ai mon problème de cervicale.

Mais ça va beaucoup mieux et qu'est ce que ça fait du bien d'aller mieux. J'ai fini par prendre rendez vous chez le médecin qui m'a prescrit toute la panoplie pour la douleur et l'inflammation. De ce fait, mon cou est redevenu plus souple. Je porte une minerve en mousse de temps en temps mais je me sens beaucoup mieux. Finalement, quand on ne peut plus tenir, on y revient bien vite aux médicaments. Le docteur pense que ça n'a rien à voir avec la capsulite, que j'ai du faire un faux mouvement. Je n'en sais rien.

Hier samedi, j'ai réussi à aller voir ma mère et à faire des courses sans trop de difficulté. Puis j'ai regardé Johnny à la télé. Il a quand même de sacrées chansons. Celle que j'aime beaucoup c'est "qu'on me donne l'envie". Je regrette toujours de ne pas être allée le voir alors que c'était tout près de chez moi. J'avais trouvé que c'était hyper cher, l'an dernier je suis bien allée voir Aznavour et ce n'était pas moins cher. Cà restera un regret.

Aujourd'hui, nous recevions mon beau père à table, quand l'autre table n'est pas ouverte, c'est chez nous qu'il vient, il me l'avait demandé. Puis cet après midi, nous avons accueilli le nouveau locataire dans la maison de ma mère. Mon mari est venu avec moi, je n'étais pas très fière toute seule. Un jeune homme charmant. J'espère qu'il va se plaire. Il n'a trop rien dit en voyant la maison, il l'a trouvée propre. Nous l'avons invité à venir nous voir car il craint de trouver les soirées longues, son travail ne finissant pas tard dans la soirée. Je me demande s'il osera. Il a l'air assez timide.

Voilà, mes hommes sont au travail : c'est difficile cette année, il pleut trop souvent, l'herbe pousse très vite, et ce n'est pas possible d'aller sur le terrain quand il le faut. Aujourd'hui, ils buttent les pommes de terre, et également il y a du binage (maïs et haricots). Ils vont travailler très tard je crois, il doit encore pleuvoir demain.

Ce n'est pas un dimanche festif, c'est un dimanche sérieux, d'obligation, de travail, et finalement ça ne me fait rien. Au moins je ne m'ennuie pas. Il y a bien eu parfois des dimanches festifs où je me suis ennuyée.

Et hop je vais voir mes factures.

 

14 juin 2013

ancien blog !

Je me suis souvenue l'autre jour qu'avant le blog actuel j'avais créé un autre blog que j'ai lâchement abandonné pour celui-ci. Je ne sais pas pourquoi. Je viens de retourner le voir. Finalement il était plus coloré et plus sympa je pense, mais je parlais déjà de mes petites difficultés.http://petitebrune.canalblog.com/

11 juin 2013

location

Depuis 9 ans, nous louons la maison de notre mère, elle est en maison de retraite et je ne vous dis pas ce que ça coûte !!!! serait ce réservé à une élite bientôt ???

La première fille n'est pas restée longtemps, elle déprimait, loin de sa famille, elle n'a pas tenu à son emploi à la boulangerie, je crois qu'elle n'est même pas restée 6 mois. En second, c'était un "semblant" de couple. Madame était mariée mais le mari n'était pas là et et il y avait un homme avec elle. Ils s'annonçaient comme co-locataires mais bon. Ils sont restés plus longtemps. Le troisième était un homme d'origine ivoirienne. Ce fut un peu la galère, il ne faisait pas face aux charges, s'est vu coupé l'eau, l'edf. Nous l'avons retrouvé en train de faire du feu par terre. Du coup, on l'a dirigé vers les services sociaux car franchement, cela nous dépassait. Ils l'ont pris en charge. Pourtant il avait un emploi mais avait une conception de la vie totalement différente de la nôtre. Il est toujours dans la commune mais dans un autre logement genre HLM je pense. Le quatrième était un homme qui cherchait du travail sans en trouver. Il était à la COTOREP, vivait renfermé toute la journée, fumait à en jaunir tous les murs. Le dernier en date se séparant de sa copine a loué sans habiter la maison pendant un certain temps puis a habité quelques mois, avant de nous annoncer qu'il partait car il n'y arrivait plus financièrement.

A chaque fois, c'est l'angoisse. Arrivera t on à relouer ? Nous remettons l'annonce sur le site très connu, nous avons reloué à un homme pour 2 mois et demi, il vient pour un CDD dans la région. Nous ne l'avons pas vu, tout s'est fait par internet. Il a envoyé son chèque, il a l'air sérieux. Dimanche, je vais devoir l'accueillir. Pourvu que tout se passe bien.

10 juin 2013

Je ne sais plus

Comment je suis atterrie sur canablog ?

J'ai commencé l'informatique à 40 ans, je passais un mauvais moment de vie, et je suis partie en formation : j'ai découvert l'ordinateur : word, excel, et internet. La compta - le traitement de texte ...... J'étais avec des filles plus jeunes en général, ça m'avait fait grand bien cette formation. Je m'étais sentie revivre.

Dès que j'ai découvert internet, j'ai adoré : une mine d'informations, des échanges très faciles, de tout ce que j'aime. Autour de moi, à ce moment là, peu de gens pratiquaient dans mon entourage et j'en connais encore aujourd'hui qui n'y touchent pas du tout. Quel dommage, je ne peux pas être en lien par ce biais là avec eux.

J'ai découvert les blogs, mais je ne sais plus du tout par où je suis passée : il y avait les blogs de bricolage, de cuisine, de santé, et puis ceux qui parlaient plus intimes. Beaucoup de ceux que j'ai connu ont disparu. Je n'ai jamais réussi à créer de vrais liens solides avec les propriétaires de blogs que j'ai connus. Sans doute comme dans la vie.

Je n'ai jamais dit à mon proche entourage que j'avais un blog. Ils ne comprennent pas ce genre d'étalage.

J'ai aimé le blog de Jeanne qui pétille, j'ai aimé celui de Cassy qui me parle tant, c'est par elle que j'ai compris combien on pouvait être mal de cette fouttue phobie, je ne pensais pas que d'autres pouvaient ressentir ça, et si fort. J'en ai lu bien d'autres, et j'ai eu mal quand ils se sont arrêtés. J'ai lu la vie des uns et des autres avec les joies et les peines, parfois j'y trouvais des points communs avec ma vie.

Est ce que mon blog est du genre "bureau des pleurs" ? Sans doute un peu, hélas.

Est ce que je vais continuer ? J'aimerais avoir des choses plus gaies à raconter.

Je ne suis toujours pas en forme. Des douleurs encore plus aujourd'hui, dans le cou. Je consomme du paracétamol pour tenir.

Je vais réellement quitter l'asso où je suis trésorière, il le faut et pourtant j'ai peur de me retrouver très seule. Ambivalence de sentiments, toujours pareil. La peur qui nous ratrappe. Mais les dés sont jetés. Ils cherchent quelqu'un pour me remplacer. Quelle vie je vais avoir après ? Du travail dans mon bureau il y en a. Quelques activités dehors : l'écriture, la gym quand ça ira mieux, l'asso des anxieux pour partager. Du temps pour lire peut être davantage.

Mais je vais perdre mes relations de proximité car si on n'a plus rien à transmettre ou à décider ensemble, on n'a plus lieu de rester en lien, sauf amical, mais on n'en est pas vraiment là.

Savoir passer à autre chose. Savoir faire de la place.

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4 juin 2013

c'est grave Docteur ?

J'arrive ce soir à mon cours d'anglais, oui faut pas zapper toutes les semaines, sinon ça va être dur de rattrapper. Et là ils se mettent à parler de Roland Garos à partir d'une image. Et là je me rends compte que je ne suis au courant de rien. Je ne regarde pas, je n'écoute pas Roland Garos. Je me sens tout à coup très seule. J'ai l'impression que ça captive tout le monde. Regarder des gens taper dans une balle, bé non, ça s'explique pas mais ça me fait ni chaud ni froid. Je ne sais pas du tout ce qui se passe.

Je regarde de moins en moins la télé, et j'écoute de moins en moins la radio. Ouh la qu'est ce qui se passe ?

2 juin 2013

s'offrir une parenthèse

samedi, atelier. Je m'étais inscrite. J'arrive, nous sommes 6. Une personne a un problème de chaussures, elle perd ses semelles alors il faut lui trouver une autre paire, du coup nous perdons une demi heure. C'est trop drôle les chaussures qui se délitent juste avant la marche-écriture. Nous voilà parties à travers la ville à pieds, nous devons glaner quelques mots que nous lisons n'importe où. Nous en ferons un texte quelque temps après. Nous traversons le bois, puis arrivons dans un lotissement exemplaire avec des constructions contemporaines intégrées dans une nature généreuse, il règne un calme malgré les habitations, j'aimerais bien habiter là, à deux pas de la ville. Nous faisons quelques consignes par ici toujours liées à l'observation du lieu. Puis nous pique niquons. Moment simple de vie, convivialité. Nous reprenons le chemin qui va nous entraîner vers la colline, c'est magnifique, il fait beau, ça sent bon les herbes folles. Les vaches nous saluent en passant. Et nous continuons nos consignes, le derrière assis dans l'herbe, nous prenons le temps. Nous redescendons par le même chemin, toujours le cahier à la main, encore quelques exercices. Et c'est la fin d'une belle journée d'écriture dans la nature. Chacune est satisfaite, nous avons apprécié. C'est simple, efficace, et c'est un lâcher prise total. Marcher, dans de si beaux endroits, découvrir les arbres fous, les arbres morts, les points d'eau, le ciel et les nuages, le soleil qui transperce. Respirer. Se sentir vivante.

24 mai 2013

le temps file

Le temps file, cette impression de n'arriver à rien, c'est pénible.

Nous sommes enfin remontés dans notre maison, il reste encore beaucoup à faire mais les installations fonctionnent. Nous ne ferons pas la peinture tout de suite, aucun peintre n'est disponible assez rapidement, et nous n'avons pas bien décidé encore. Il faudra supporter les murs dans l'état. Après trois mois de vie au sous sol, il était temps.

Deux jours de suite le kiné : je souffre, mon épaule me prend toute l'énergie. Après 9 mois, je n'en vois pas le bout de cette capsulite et deviens totalement impatiente.

Plus les jours passent et plus je sens qu'il faut vraiment que je lâche l'association où j'oeuvre bénévolement. Je n'ai plus le temps, plus la force, plus l'envie. Certes, je n'aurais plus ces relations là mais c'est comme ça. Je les ai prévenus un peu plus officiellement. J'ai encore zappé une réunion avec eux cette semaine, je revenais de mon cours d'anglais et j'en avais largement assez. J'ai décliné.

Il me faut désormais voir la vie autrement je pense. Je force trop ma nature à valoir faire comme tout le monde. Finalement, ça ne me correspond sans doute pas.

Demain, j'irai au repas de la maison de retraite. Il y a l'A.G. pour commencer. J'y serai avec mon mari. Il est impensable pour moi que ma mère y soit seule. Ce sera le cas de mon oncle, aucun de ses enfants n'a envie de faire l'effort, ça m'agace. Je les ai encouragés à venir mais sans résultat.

Et dimanche, les enfants seront là. Va me falloir cuisiner un peu plus.

 

17 mai 2013

Comment vais je ?

hum hum. Je sors de chez le médecin, visite régulière pour ma capsulite qui n'en finit pas. Cà s'améliore petit à petit mais c'est encore bien coincé entre l'humérus et l'omoplate. Peu de dégagement pour le bras gauche. Je vais toujours chez le kiné deux fois par semaine et je suis fatiguée après les séances.

Le médecin me réconforte, tout reviendra comme avant. Sauf que la kiné me disait hier que parfois on en gardait quelques souvenirs. Je rêve de pouvoir faire des moulinets avec mes deux bras comme je faisais tranquillement à la gym auparavant. J'étais étonnée que certaines personnes les faisaient un peu court les moulinets. Je comprends mieux. Quand tous nos membres vont bien, quel bonheur. Je dis au docteur que je m'impatiente grave. Il me parle de mon mari : comment va t il ? Oh bien là c'est une autre histoire. Toujours en traitement pour ce qu'on lui a trouvé : sinus presque tous bouchés. Il parait que ce sera long et peut être faudra t il un geste chirurgical si le traitement ne donne pas satisfaction. Il tousse, tousse et retousse et très très fort. Il ne se plaint guère, se jette à fond dans le travail. Et je parle au médecin comme parfois il est difficile de vivre avec les autres quand on est mal portant..........

Je ne me suis pas encore occupée de mes fleurs, je vais être en retard comme d'habitude.

J'ai refusé une invitation pour ce soir avec un prétexte bidon. Mais je n'ai pas envie de me forcer, surtout que l'hotesse avait prévu inviter quelqu'un d'autre à notre place, elle n'aurait pas du me le dire. Et vu que ses gens prévus vivent un souci familial en ce moment, elle a préféré changer et nous a proposé. Mais c'est non.

Demain soir, nous rejoindrons notre fille et son équipe pour une dernière représentation de la saison. Pas de souci dans cette ambiance.

Pour le reste, je n'ai plus du tout envie de me forcer dans ma vie sociale, plus du tout......... Je ne veux pas avoir mal.

 

8 mai 2013

ah les fleurs !

ce matin, je suis allée à la jardinerie, pas pour acheter des fleurs, juste du produit pour éloigner les fourmis, nous sommes envahis, des oignons pour le jardin et des graines de betteraves. Et puis j'ai déambulé dans les fleurs : ah la la, si je m'étais laissée aller, j'aurais (presque) tout acheté. Il y avait du monde, tout le monde s'émoustille, c'est l'heure de planter les fleurs. J'en ai quelques unes que j'ai conservées dans la serre. J'ai taillé et replanté, je ne sais pas si ça va reprendre.

Je n'ai rien acheté ce matin, il faut que je change mes pots : ceux que j'ai ne vont plus du tout dans le décor, je vais quand même leur trouver une petite place, car près de la véranda, faut quelque chose de plus actuel, de plus sobre. Enfin c'est ce que tout le monde me dit. Et il me faudra des gros bras pour les transporter à la voiture, alors j'attends, j'attends. Jusqu'à quand ? je sais pas, je devais déjà les acheter l'année dernière.

Ah ces bougainvilliers, ces abutilon, j'aimerais !!!! un jour peut être.

Finalement ce n'est pas au jardin que je vais passer mon après midi, il fait tout gris. Ah ben bravo le 8 mai ! et tous ces gens qui sont partis sur la côte, dans leur mobil home ou chez leur cousine ! c'est pas bien quand même.

Bon j'ai du boulot au bureau.

 

7 mai 2013

parfois, un beau dimanche !

Nous partons tôt, nous emmenons avec nous un couple de personnes très sympathiques, on ne se connait pas tant que ça. Le monsieur organise un marché chaque année, nous y sommes conviés pour vendre comme d'autres. Parmi les autres,un viticulteur qui depuis nous invite régulièrement.

Ce sont les portes ouvertes du domaine. Nous avions promis d'y aller un jour. C'était dimanche. Pique nique dans le coffre. La journée débute par une visite des vignes, il fait beau, c'est super, nous sommes un petit groupe. Puis nous repassons par l'épicerie qu'ils ont montée sous forme d'association. Apéritif offert avec leur vin délicieux. Pique nique, sans le savoir on a prévu quasiment la même chose, la dame et moi. Puis c'est un concert rien que pour nous. Un groupe de jeunes avec quelques créations et puis des reprises sympathiques qui donnent la pêche. La journée se termine avec un goûter : brioche et confiture, toujours leur bon vin bio ou le café. Achat de quelques bouteilles, quand même ! et retour. Puis nos amis nous offrent la soupe. C'est beau ça. Ils ont quelques années de plus que nous mais je me sens bien avec eux. C'est drôle. J'ai aussi l'impression qu'ils nous aiment bien.

J'en veux des dimanches comme ça, j'en veux plein.

 

 

2 mai 2013

le chemin

Je suis toujours aussi fatiguée, et le moral dans les chaussettes. Je me déçois tellement.

Hier, il faisait mauvais temps, je me suis levée tard, je n'ai aucune motivation. Un pèlerin s'était annoncé la veille. J'ai dit oui malgré tout pensant que ça me distrairait. Il est arrivé dans l'après midi et nous a parlé de son chemin. Il l'avait stoppé l'an dernier à cause d'un genou et de ce fait, il l'a repris cette année à l'endroit même où il l'avait arrêté. Il est seul. Il dit que c'est mieux. C'est un personnage, il a fait plein de choses dans sa vie, il a réussi en affaires, il a des tas de connaissances, il m'épate. Nous l'écoutons. Ce matin je ne me suis même pas levée pour son départ, c'est mon mari qui s'en est occupé.

Et mon chemin à moi ? quelqu'un récemment me disait qu'il n'était jamais tout fait, qu'il fallait débroussailler au fur et à mesure et surtout rien attendre. Là en ce moment il est sérieusement en mauvais état mon chemin, et le débroussaillage va être long. Et oui, c'est mon chemin avec ses embûches, les mêmes qui reviennent régulièrement. Trouver sa place dans ce monde. Ne pas vivre dans les yeux des autres. Vivre par soi même. Je n'y arrive pas bien, hélas.

Du coup, c'est aussi le désert sur le blog.

A la réunion du groupe de paroles, une disait que la maladie faisait fuir dans la vraie vie.

Sur les blogs, c'est pareil......................

30 avril 2013

décision

J'ai très mal dormi encore cette nuit. Je ne suis pas bien. Je ne veux pas voir le médecin qui me mettrait impérativement sous chimie et je ne le souhaite pas. Je ne veux pas faire un retour en arrière.

Je viens d'écrire un mail, j'ai beaucoup hésité avant de l'envoyer et puis j'ai cliqué....... J'annonce au président ma décision d'arrêter mes fonctions au sein de l'asso où j'oeuvre bénévolement depuis 9 ans. Je ne supporte plus rien. J'ai un peu expliqué, j'ai dit que j'avais été blessée : il a écrit récemment qu'on ne gérait pas les comptes de l'asso comme ses propres comptes. Je l'ai pris pour moi et comme je suis à cran ............

De toute façon, il faut que j'arrête, ça me prend trop d'énergie et au détriment de mon travail quotidien chez moi.

Il me faudra trouver d'autres sources d'intérêt. Est ce possible ?

Ces gens là ne m'apportent pas grand chose, ce sont des fêtards, à la moindre occasion, c'est parti !!!! je ne m'y retrouve pas. Ils savent pour moi mais aucune proposition n'émane d'eux, en dehors de l'asso. C'est drôle : on explique aux gens qu'on a des difficultés à aller dans des lieux, et il ne se passe rien. Pas de main tendue.

Il me semble que ça me parlerait à leur place. On espère de l'aide dans ce cas là. RIEN. Pas de coup de fil, de proposition ! je suis toujours aussi seule. Seulement reliée à eux pour gérer une asso. C'est fini. J'ai peur de sa réponse.

Je me réveille la nuit, c'est vraiment pas bon signe.

 

29 avril 2013

handicapée

de mes émotions !

week end difficile.

LES + :

rencontre avec un ancien groupe de paroles. Nous y découvrions la méthode Lise Bourbeau, j'ai fait ça pendant quelques années, juqu'à ce que l'animatrice arrête. C'était samedi après midi et c'est avec plaisir que j'avais répondu à l'animatrice de l'époque qui aime nous rassembler de temps en temps. Des échanges entre nous pour savoir où l'on en est. Tandis que certaines ont très bien évolué, d'autres ont encore quelques soucis dans leur vie, mais c'est plus au niveau de leur vie affective, elles étaient seules, elles ont trouvé un copain, finalement elles ne ne veulent pas se remettre en couple, elles savourent trop leur liberté, etc, etc..... Je suis la seule à parler de ma phobie sociale, elles sont gentilles avec moi, à m'encourager.

Dimanche après midi avec nos enfants, un moment où je me suis sentie rassurée, à visiter un endroit où travaille l'ami de ma fille. Découvrir ce qu'il fait. Passer par chez eux pour prendre l'apéritif et rentrer.

LES - :

Samedi soir, une fête d'anniversaire. J'aurais du être contente, puisque souvent je vous dis que j'ai été évitée, là nous avons été invités. Les parents et leur fils fêtent. Depuis que j'ai reçu cette invitation, je ne le sens pas, je ne me réjouis pas. Nous sommes amis mais hélas pas tant que ça. Nous n'habitons pas très loin, faisons un métier semblable. Ils nous considèrent et c'est bien. Nous arrivons tous les deux. Les autres, nous les connaissons mais juste un peu. Certains se connaissent très très bien. Je ne me suis pas sentie bien du début à la fin. A table, nous nous retrouvons à 6, un autre couple que nous connaissons depuis lontemps, ça va, et l'autre un peu moins. Et lui à un moment a des paroles très désagréables visant mon mari. Enfin, c'est moi surtout qui les trouve désagréables. Impossible de vous donner le contexte. Je vois qu'il ne répond pas. Je me sens mal. Il finit par dire quelques mots, je ne sais pas si l'autre s'est rendu compte. Cà m'a totalement gâché la soirée. Et après pas envie de danser, pas avec ces gens, ce sont ceux qui me gênent le plus dans la vie, les "moyen connus", je les croise dans la commune, mais il ne se passe rien. J'ai fait même des efforts samedi soir pour m'avancer vers certains les saluer. J'ai l'impression de ne pas connaître leurs codes, mais vraiment pas du tout. Cà m'a empoisonné le cerveau tout le week end. L'homme me dit que c'est trop, que je n'ai aucune raison de me laisser polluer, que celui qui a dit ça est bête et n'a pas réfléchi, ce n'est pas une insulte, mais c'est un jugement, et je n'accepte pas.

Voilà, est ce que déposés là ces mots vont me défaire de la douleur ? pourvu que ça marche car sinon j'explose.

Ce midi une connaissance m'a invitée à passer chez elle pour le café, je n'avais pas trop le temps mais j'ai dit oui et j'y suis allée, je me suis sentie pour une fois comme tout le monde.

Je crois que finalement vaut mieux que je ne sois pas invitée aux grosses fêtes des samedi soir.

 

26 avril 2013

les marcheurs

Je viens de les raccompagner en voiture au point où je les avais récupérés hier soir. Cà leur faisait une grande étape hier, aussi m'avaient ils demandé si je pouvais venir les chercher. Ce n'était jamais arrivé. Juste un instant, j'ai pensé : faudrait pas que ce soit une arnaque. Et puis aussitôt, non, ça ne peut pas arriver, pas sur ce chemin ! j'ai rencontré un couple de canadiens à l'accent délicieux. Nous avons passé une bonne soirée, toute simple, repas habituel, et les discussions s'enchainent du genre : c'est comment chez vous ? chez nous c'est comme ça ! Et ils parlent du chemin !!!! ça donne envie. Ils sont aussi curieux des gens qui les hébergent, ils disent qu'ils rencontrent de sacrés personnages. Ils ont parfois quelques contraintes religieuses, quelques prières à faire dans une chapelle, avant de rejoindre l'hébergement. Ils ont dormi au froid chez un hôte.

Chez nous une petite chambre au sous sol, une petite salle d'eau wc. C'est pas du luxe, mais s'ils ont froid, ils mettent le radiateur. J'étais quasiment seule avec eux hier soir, mon mari a fait une courte apparition puis il a passé sa nuit dans le champ. Et ce matin, il est rentré, et on a pris le petit déjeuner tous ensemble. Ils voulaient repartir d'où ils ont laissé le chemin hier. Alors, je les ai ramenés en voiture. Ils vont repasser tout près de la maison tout à l'heure, sans que je les vois, ils veulent faire le chemin  jusqu'à st Jean Pied de Port. Je ne connais même pas St Jean Pied de Port. Ils ont déjà marché à plusieurs reprises sur le chemin en France et en Espagne. On se quitte, on se croirait amis depuis longtemps. Ils laissent leurs coordonnées, nous invitent à visiter leur pays, à les revoir. C'est la vie comme je l'aime et ça me fait du bien.

Mon homme est parti se coucher maintenant,  du coup je me suis levée tôt pour eux, j'ai mal dormi, j'avais de l'inquiétude. Mais j'ai du bon dans la tête et si ça pouvait nettoyer tout le reste !

Je suis vraiment fière de moi d'avoir commencer l'hébergement pour Compostelle, alors que beaucoup ont la trouille d'accueillir des inconnus, moi l'anxieuse ce sont les gens connus qui me fichent la trouille. J'en suis bien consciente. Tout à l'envers.

On sent en ces gens une belle philosophie, moins matérialistes que beaucoup, une quête de sens pour leur vie, une ouverture, un contact, une douceur, une ferveur, un bonheur possible !

 

22 avril 2013

lundi

la semaine dernière, je n'ai pas fait grand chose. J'ai commencé par zapper le cours d'anglais, une personne m'avait proposé de venir le même soir pour faire les caisses du week end précédent. J'aurais du refuser mais n'ai pas su. Finalement, on avait une erreur, il aurait fallu recompter deux fois, hélas elle va très vite, beaucoup trop vite pour moi. Je l'ai cru sure d'elle et finalement voilà. Nous avons bidouillé pour retomber juste mais je n'aime pas ça. Cà m'a tracassé après. Une prochaine fois, je préfèrerai faire toute seule (comme je faisais d'habitude) et compter deux fois.

J'oubliais : j'avais eu l'atelier d'écriture pour me divertir, nous avons découvert Sophie Calle, très fantasque, j'ai dit que ça me plaisait cette fantaisie. Je serais bien incapable d'en faire autant mais parfois, oser.

Le reste de la semaine s'est passé à voir tout ce qu'il y a  faire. Démoralisant. Manque d'énergie.

J'ai visité ma mère, j'ai du appeler, elle n'était pas propre.

Ce week end nous n'avions pas grand chose de prévu, heureusement, car le beau temps a permis le travail dans les champs. Seul moment prévu dans l'agenda : vendredi soir où nous avons reçu simplement un ancien stagiaire et son amie qui venaient chercher une commande. Cà fait plaisir de les voir revenir les stagiaires, finalement c'est rare. Au début, ils donnent des nouvelles et puis au fil du temps plus rien. Nous avons une fois été invités au mariage de l'un d'eux des années après qu'il soit passé chez nous.

Samedi j'ai eu plusieurs visites imprévues : une voisine, une participante au sel venue chercher quelque chose que je propose dans ce cadre, une autre voisine, mon cuisiniste et son amie, et une amie. C'est drôle. J'avais préparé mon cerveau à rien de spécial et tout s'est enchaîné. J'en étais fatiguée en fin de soirée. Nase.

Et hier, je suis allée dans la serre faire du ménage dans les fleurs, les arroser, il y faisait très chaud. Ah les fleurs, quand on s'occupe d'elles, plus rien d'autre ne compte, elles nous accaparent et c'est très bien ainsi. Puis rentrée j'ai classé des photos pour envoyer à la famille parce que j'aime échanger mouaaaaa. Une voisine est passée m'inviter au café chez elle. Ni une ni deux, j'y suis allée et nous avons passé un bon moment toutes les deux. Elle est très simple et on parle de tout, elle vit seule mais est toujours optimiste et enjouée. Cela fait du bien.

 

2 mars 2013

un samedi très ordinaire

Ce matin, je suis allée à la pharmacie chercher le reste des médicaments. Cette semaine, j'ai du consulter. Je me suis retrouvée complètement aphone, laryngite. Je n'ai pas hésité, je ne veux pas traîner des jours et des jours, même si l'idée d'enfiler plein de médicaments m'effraie, maintenant que je n'en prends quasiment plus. Je suis ressortie de chez le médecin avec une ordonnance pour des aérosols : cortisone et sérum physiologique. C'est la première fois que je loue un appareil à la pharmacie pour faire ça. J'ai rencontré une fille que je vois d'habitude à la gym à la pharmacie, et elle voulait me parler. Cà me fait bizarre. En général, quand je vais dans cette commune, je trouve peu de gens avec qui parler. Elle voulait juste me dire qu'elle avait entraîné avec elle une voisine (une anglaise paraît il) à la gym et elle voulait savoir pour l'inscription. Cette fille (celle qui m'a parlé) n'est pas là depuis longtemps, elle est du Nord et est venue s'exiler chez nous. Elle vient d'y rencontrer un gars que je connais et elle l'a draguée, un pur célibataire. Maintenant ils sont ensemble. Cette fille, elle parle quasiment à tout le monde, elle a connu vraiment la misère, et elle est cherche la compagnie. Ce n'est pas comme certains du pays qui m'ignorent.

Comme la boulangerie est juste à côté de la pharmacie, j'y suis allée aussi, je n'aime pas trop y aller mais je n'allais quand même pas refaire des kilomètres en plus, ce n'est pas très écologique. Finalement, ça s'est bien passé. J'ai toujours un petit trac pour aller dans ces commerces. Alors qu'en ville ailleurs, ça ne me soucie pas. C'est juste que je me demande qui je pourrais éventuellement rencontrer qui pourrait me gêner.

Comme je ne suis pas en grande forme, je n'ai rien imaginé pour cet après midi. Je ne peux pas aller voir ma mère par peur de la contaminer et je crois qu'il y a aussi l'inverse, ma soeur m'a écrit qu'il y avait épidémie de gastro à la maison de retraite, et il vaut mieux éviter d'y aller.

Je fais mes aérosols 3 fois par jour, ça prend du temps, ça fait un bruit de dingue cette machine, du coup je regarde la télé pendant ce temps, et je dois la mettre super fort pour entendre, c'est pas vraiment un bon moment.

Mon homme est en train de casser encore un truc dans la maison, il a pensé qu'il valait mieux remplacer un bloc de parpaings qui soutenait une grosse poutre en bois par une poutre en fer, car il soupçonnait qu'il n'y ait pas de ferraille dans les parpaings. Pas manqué, ces cousins maçons n'avaient rien mis et ça n'aurait pas été très costaud. Donc c'est une bonne chose. Il prend beaucoup de précautions. Il connait.

La maison est donc en phase de reconstruction intérieure. Quelques nouvelles cloisons apparaissent, laissant toutefois une impression de très grande clarté. Je pense qu'on va vraiment apprécier. C'est le plaquiste et l'électricien qui vont travailler cette semaine. Puis le carrelage devrait se faire. La cheminée. Et ça se terminera par le montage de la cuisine. Le style de la maison va être beaucoup plus contemporain. J'ai un peu peur de m'éloigner de mes vieux objets tant aimés. Je souhaiterais les réintégrer mais dès que j'en parle, ils se fichent de moi. C'est comme la lampe de la cuisine (un monte et baisse), il faut l'enlever, je le vois bien mais quand même, ça me fait mal, on va la mettre dans la cuisine d'en bas. J'ai de jolis pots en grès, moulin à café, cafetière, objets anciens, vont ils malgré tout retrouver une place ? après tout, si j'en ai envie, je n'ai pas besoin de leur approbation. Mais je ne veux pas non plus que ce soit ridicule. Je ne me sens pas bien douée pour la déco. Alors que d'autres ont vraiment un goût inné. Cà ressort encore là, le manque de confiance en soi. Si quelqu'un me dit, ça, ça irait bien là, je vais le croire. C'est idiot.

Ce soir, on sera tous les deux, petite bouffe et télé. Demain sera un autre jour, nous avons une proposition pour bowling et restaurant, j'ai dit oui mais je n'ai pas de nouvelle, j'avoue avoir hésité. C'est avec un groupe, celui qui nous avait exclu une fois de leur projet de voyage, je croyais avoir pardonné, mais je sens toujours le petit pincement, trop écorchée que je suis. Je ne peux pas tenir compte de tout ça, sinon je serais fâchée avec tous, un jour c'est un qui vous fait une petite crasse, le lendemain c'est l'autre. Il faut donc composer. Ils nous ont invités, ça nous fait plaisir. Il doit y avoir des codes que l'on ne comprend pas. Un jour, t'as le droit de venir, un autre jour tiens ce sera sans toi. Mais on n'est pas rendu à demain, mon mari même s'il bricole, n'est pas au mieux de sa forme, la bronchite n'est pas loin comme d'habitude, et moi je fais au mieux.

Tandis que mon grand fils s'envole pour très loin................. Il en a de la chance ............ Très loin on est si bien.

26 janvier 2013

le médecin coordinateur

Elle s'est présentée. Nous avons fait nos requêtes. Dans le bureau du directeur, toutes les trois, nous avons discuté environ 1 h 30 de cette maison de retraite, de généralités et de ce qui concernait précisément notre mère. Elle a reconnu que tout n'allait pas pour le mieux, que justement son rôle était de faire fonctionner au mieux l'endroit et ce n'est pas très bien vu par le personnel qui avait ses habitudes, ça remonte même au temps des bonnes soeurs qui tenaient l'établissement et qui semble t il avait des principes bien à elles. Le personnel se sent surveillé et suspecté. Mais je dis que : heureusement ! car avec tout ce qu'on voit ! Tout le monde n'a pas une très grande conscience du travail bien fait. Et puis souvent c'est un manque de jugeotte. Elles se plaignent de ne pas avoir suffisamment de temps, mais justement une réorganisation s'impose. Je pense qu'elle nous a bien entendu, elle pense d'abord revoir la liste de médicaments, certains ayant des effets secondaires qui là sont bien présents, elle dit qu'il y en a beaucoup trop, nous sommes d'accord. Et puis on se revoit dans un mois pour voir l'évolution. Alors croisons les doigts.

1 novembre 2012

la Toussaint

Aujourd'hui je n'ai pas bougé de chez moi, j'ai cuisiné pour ce midi (poulet, frites, crumble aux coings) et payé mes factures cet après midi en regardant "Polisse".  J'avais pensé acheter des fleurs, aller les mettre aux cimetières. Rien. Mon homme n'était pas disponible. Récolte du maïs, séchage, travaux de séchage pour d'autres. Je ne me voyais pas transporter ces potées toute seule avec mon seul bras valide. Du coup je n'ai rien fait, ça se fera plus tard. Je pense qu'il devait y avoir plein de monde dans nos petits cimetières, c'est encore très traditionnel chez nous, peut être partout, je ne sais pas. Je n'aime pas trop quand il y a plein de monde, on est obligé de saluer des gens à cause de la proximité, alors que dans un autre endroit, on ne les regarderait même pas. Cà me gêne.

Hier, je suis allée avec C. chez S., nous avions passé quelques jours d'été ensemble et c'était sympa de se revoir autour d'un café/tisane/gâteaux. C'était bien sympathique et ça m'a fait du bien de sortir un peu.

Demain je vais chez le kiné (mais c'est sa collègue qui s'occupera de moi, lui fait le pont).

30 octobre 2012

c'était un dimanche à Laval !

Lui : "j'ai une machine à voir en Mayenne, on y va samedi ?"

Moi : "non samedi je ne peux pas, j'ai un atelier d'écriture, mais dimanche, c'est possible"

lui :"je téléphone au gars, je sais pas s'il peut nous recevoir un dimanche"

lui : "c'est ok, on y va de bonne heure, faut être là bas vers 11 H"

dimanche matin, nous voilà partis, je ne sais même pas où on va en Mayenne, il a mis l'adresse dans le GPS et moi, je n'ai pas eu le temps de m'inquiéter. Finalement j'apprends que c'est tout prêt de Laval où on va, chez un vendeur de machines. Nous arrivons chez des gens très sympas,  on est bien au courant que le mayennais est sympa dans la blogosphère. Puis une fois que l'affaire est faite, après l'apéro chez le gars, on part dans un restau indiqué par ces gens là, c'est une brasserie : y a un de ces mondes, jamais vu ça. Je regarde les visages des fois que je reconnaîtrais Jeanne, ou Pierrot, je me dis que j'aurais pu les voir en vrai, mais mon homme n'est pas au courant, il faudrait que je lui dise tout, le blog, les amis des blogs, c'est compliqué. Je la joue incognito, ce qui me va très bien. Dans ce restau, y a un serveur qui fait bien le clown. Bien mangé, un peu cher l'addition, mais bien mangé. Puis on visite un peu le coeur de Laval, pas vu la cabane des veilleurs. Puis on repart vite car je suis assez fatiguée. Il y en avait du monde à marcher au bord de la Mayenne, j'ai vu un pêcheur barbu, il nous a dit bonjour, j'ai pensé que c'était peut être le barbu de Pierrot, qui sait ? en tout cas, mesdames, j'ai bien pensé à vous. Et Laval est une jolie ville, vous avez bien de la chance.

14 octobre 2012

qu'est ce qui réjouit ?

Un rayon de soleil après la grosse pluie du moment qui glisse sur mon épaule et me réchauffe !

Un café-brioche que je viens de prendre seule et c'était agréable !

Deux enfants (neveu-nièce) qui ont passé le samedi chez moi à la demande de leurs parents. C'est drôle comme on redevient enfant avec eux : je les ai calinés, et ils me l'ont bien rendu, je leur ai trouvé des jouets, je leur ai fait des lasagnes parce que je sais qu'ils aiment, on a découpé des dentelles dans les papiers et fait des rosaces, elle a colorié, on a fait les devoirs ensemble, ils sont allés aux champignons avec mon fils et son amie. Ils ont dormi dans la chambre de ma fille après avoir mangé des crêpes, on a fait du feu dans la cheminée, et ce matin, ils ont peur de l'orage, ont déboulé dans ma chambre et on a parlé des éclairs, des éclairs au chocolat, au café, à la vanille, à la chantilly............ Ma belle soeur est venue ce matin les chercher et on s'est fait plein de "bijoux" comme il dit. C'est bon.

Et voilà une nouvelle semaine qui s'annonce.

Un nouvel employé qui embauche demain matin.

Un rendez vous chez le kiné dès demain après midi.

Une réunion de formation de la maison de retraite.

Un atelier écriture.

Ce qui ne réjouit pas, c'est la douleur de l'épaule et le temps qu'il va me falloir, pour l'instant c'est l'acceptation.

5 octobre 2012

la semaine

Il y a eu l'atelier d'écriture qui a redémarré lundi, nous étions 4 y compris l'animatrice, c'est peu, une nouvelle personne était présente, un homme, il y a peu d'hommes en général, il s'est bien débrouillé. Il y a peu de monde, j'espère vraiment que ça va tenir dans le temps.

Il y a eu le rendez vous chez le médecin, juste pour m'entendre dire que je pouvais aller chez le kiné, pour quand même me prendre la tension et m'ausculter parce que je lui ai dit que j'étais bien fatiguée depuis ce problème d'épaule, il ne faudrait pas que ça cache autre chose, j'avais pensé lui demander une analyse de sang vu qu'il ne me la propose même pas et je suis ressortie sans, j'ai oublié, il m'a dit que je devrais être patiente car ce serait très long. Du moment que je récupère mon épaule, c'est le principal. C'est fou ce que je pense aux handicapés en ce moment, il suffit d'être concerné pour changer son regard.

Il y a eu la gym à laquelle je persiste à aller même si je ne peux pas tout faire, je me sens exister surtout en début d'année car je gère les dossiers, et puis c'est bon de bouger, d'ailleurs c'est là qu'on voit la chance de se mouvoir comme on veut ou presque. Et puis ça me donne l'occasion d'échanger. J'ai revu des personnes cotoyées dans le bureau de l'école il y a longtemps qui s'inscrivent cette année. Même si le lien n'était pas resté très fort, ça me fait plaisir, elles sont vraiment venues vers moi avec un grand sourire. Si le lien s'est défait, c'est peut être de ma faute, j'ai tendance toujours à rejeter la faute aux autres.

Il y a eu le coup de fil de F. pour me demander comment j'allais, F. n'est pas de ma famille mais se soucie des autres. Elle a plus d'attention pour moi que certains membres de ma famille, entre autre mes belles soeurs qui ne manifestent pas depuis que je leur ai dit mon souci.

Il y a eu le cours d'anglais auquel je me suis inscrite, vu que l'écriture c'est une semaine sur deux maintenant, j'ai senti que je pouvais. Je n'ai pas eu beaucoup d'appréhension. J'ai senti qu'on était tous pareils, hésitants, autour de la table et puis je connais l'animatrice, C. Je pense que ça me rassure.

Il y a l'annulation de la réunion de cette semaine, ce qui ne m'a pas dérangé bien au contraire.

Il y a eu le mail du notaire. Rendez vous bientôt chez lui pour la succession de ma tante décédée. Elle n'avait pas d'enfant. J'avais bien pensé qu'elle aurait fait un testament en faveur de ceux qui se sont plus occupés d'elle. Non, nous sommes tous héritiers : 22. Celle qui ne fut pas du tout généreuse dans sa vie le sera peut être après sa mort. Pour nous, c'est un cadeau du ciel pour payer la maison de retraite. Merci ma tante. Enfin je ne sais pas encore de quoi ça retourne.

Il y a eu l'anniversaire de ma mère mais je n'y suis pas allée. Je suis allée la voir hier, 2 jours après l'anniversaire, elle n'avait pas l'air très bien, se plaignait mais inventait aussi, me disait qu'elle avait vomi, après renseignement ce n'était pas vrai.

Il y a eu la naissance le jour de l'anniversaire de ma mère la naissance d'une petite-nièce très attendue par ses jeunes parents, sur F B, nous avons eu droit à toute la grossesse. Comme me disent certains, je ne suis pas obligée de regarder F B mais c'est plus fort que moi, parfois je veux voir jusqu'où va la bêtise.

Il y a eu les soirées où je n'ai même plus trop envie de regarder la télé, et je vais direct me coucher, l'impression qu'avec cette épaule patraque, je suis vraiment k o.

Il y a eu tant de petits évènements qui font la vie..............

 

25 septembre 2012

Vous souvenez vous ?

On parlait récemment à l'occasion de la rentrée du temps d'école. Il semblait bien me souvenir que dans mes jeunes années on allait à l'école le samedi entier. Mes amies ne se souvenaient plus vraiment et doutaient.  Du coup, je ne savais plus et j'ai cherché ici sur le net : c'est en 1969 (j'avais 10 ans) que la semaine d'école s'est terminée le samedi midi. Avant, on allait bien toute la journée du samedi sur les bancs de l'école. Et c'est dire si le samedi avait peu d'importance. Un jour comme les autres. Je pense qu'on faisait une grande toilette (la seule vraie de la semaine) le samedi soir et il n'y avait surtout rien d'exceptionnel en soirée. Nous étions fin prêts pour la messe du dimanche où j'allais avec ma grande soeur, habillée en dimanche. L'après midi, c'était repos ou famille, guère plus. Ma soeur allait au bal. Je n'aimais pas qu'elle s'en aille car du coup je restais seule.

24 septembre 2012

assez

Il me faut sortir de cette spirale. J'ai eu envie ce week end d'écrire un billet sur la même chose que d'habitude. Nous avons été évités encore une fois. Là je passe les détails. Cà fait trop. Comme le vent emporte les feuilles dès ce début d'automne, je me laisse emporter par ces émotions négatives de rejet, d'abandon, et je ressasse toujours les mêmes choses. C'est ainsi. Je retombe à chaque instant. J'ai travaillé la phobie sociale avec le dernier thérapeute qui m'a fait prendre conscience que je valais autant que les autres, que j'avais ma place. Il a compris que mon passé m'avait donné de mauvaises bases de pensée. Mais à quoi bon rester là dedans. Sans doute, ces émotions me sont si familières que j'y suis accroc. Il me faut réagir.

21 septembre 2012

transparente

Ce soir, nous avons rendez vous avec lui pour une proposition pour l'association, j'y vais, moi je le connais, je pense que c'est réciproque, il semble que non, pourtant il est déjà venu à la maison, il est aussi venu à la visite de l'exploitation, et depuis le temps que je suis dans l'asso où sa fille vient danser, ...........   Là je pense vraiment que je suis donc transparente ! j'ai tellement peur parfois que moi qui souvent me sent rougir, je dois me fondre totalement dans le décor et passer inaperçue. Je vais prendre rendez vous avec lui et carrément lui en parler, il est sophrologue.

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