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4 octobre 2011

phobie

J'ai tenté pendant quelque temps sur le net de moins parler de ma phobie sociale, évidemment c'est possible d'éviter le sujet, de parler d'autre chose, mais elle n'est pas disparue pour autant, ou du moins pas totalement. D'avoir vu Anouchka (je veux faire un lien hypertexte et ne sais toujours pas comment faire), elle est dans ma liste de blogs, à la télé samedi, j'ai quand même envie de reparler de ça un peu. Elle a fait fort en tournant cette émission, c'est bien de montrer les détresses qu'on ne peut soupçonner pour beaucoup. Son mari et sa fille partagent intensément ces problèmes.

Moi je n'ai pas voulu trop les mêler à ça. Pas de vraie discussion là dessus sauf avec mon homme. Pas avec mes enfants. Ils doivent percevoir une sensibilité, susceptibilité, faiblesse. J'ai beaucoup somatisé, donc ils ont vu des dégâts physiques. Ils m'ont vu aussi en crise de nerf mais le problème de fond, on a évité. Et je ne me sens surtout pas prête à aborder le sujet. Je l'ai fait avec les collègues de l'asso (surtout un) dernièrement et là ce soir, j'ai une réunion, et je stresse, alors que ça devrait être plus facile. Non, c'est peut être même pire qu'ils le sachent. Avant j'essayais toujours de cacher, maintenant j'ai l'impression d'être à poil quand j'arrive. Et puis comment peuvent ils comprendre ? Parfois je suis totalement comme les autres, la plupart du temps d'ailleurs car je prends tellement sur moi. Mais je ne vous dis pas à quel prix de grosse transpiration, respiration, exitation, mal de ventre, envie de partir, dégoût, envie de pleurer, et j'en passe et des meilleures. Souvent quand j'embrasse en arrivant, même en plein hiver, on me dit que j'ai les joues très chaudes, cette remarque est très désagréable, cela me prouve encore une fois à quel point cela bouillonne là haut pour sortir, et les mains elles sont glacées. Ce qui engendre des fatigues intenses, parfois des insomnies, des tracasseries, des jugements de moi sur moi totalement horribles, des envies de partir. Et puis je recommence encore, et encore. Rien n'est simple, RIEN.

Mais comme ANOUCHKA, je veux me battre, espérant qu'un jour tout sera derrière moi. Je ne veux pas que mes enfants sachent tout ça au détail. Je fais semblant ou je suis mal ou je suis bien car cela arrive aussi parfois.

La petite enfance est si importante et lorsque le modèle est défaillant, comment voulez vous ? Et puis d'autres faits et gestes, surtout gestes d'ailleurs, ont fini de m'anéantir.

Pourtant je suis toujours là..............................

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3 octobre 2011

un anniversaire !

Un neveu a eu 30 ans récemment. On lui souhaite sur fb, il prévoit une date pour réunir tout le monde, aïe bcp ne peuvent pas, il en met une autre. Il communique surtout sur fb, moi je vois. D'autres de la famille n'y vont pas, ils n'ont pas bien l'info. Tout est vite décidé, pas de carton, vient qui peut, qui veut. Nous c'est vite décidé, on y va, on annule même un repas prévu au restau mais qui peut facilement se reporter. Ce neveu, ce n'est pas n'importe lequel, d'abord c'est le filleul de mon homme, et il n'a pas eu beaucoup de chance. Il est né avec un bec de lièvre. A l'époque, je n'avais jamais vu ça. Certains avaient une sorte de rejet dès qu'ils le voyaient. J'avoue que moi aussi cela m'impressionnait. On se voyait peu à l'époque et puis on avait les nôtres d'enfants, on avait assez à s'occuper. Alors il a grandi, il s'est fait opéré je ne sais combien de fois, on n'a pas trop suivi tout ça, on était concentré sur nous. Je n'aidais en rien à cela, car j'étais beaucoup moins ouverte qu'aujourd'hui. Je me concentrais sur les miens, je vivais ma souffrance à moi, et je ne voyais pas celle des autres. La dernière opération, il l'a eue il y a quelques années et j'ai très honte, nous ne sommes même pas allés le voir à l'hopital qui n'était pas très loin de chez nous, je fonctionnais vraiment mal. Il faut dire que je n'ai pas été apprise du tout à cela. J'ai appris à me regarder le nombril.

Alors bien sûr que oui, on est allé fêter ces 30 ans samedi soir. Et mes trois enfants aussi. D'autres n'ont pas voulu chambouler leurs prévisions. C'est comme ça. C'était tout simple : apéro, entrées et grillades sous une tente vu le beau temps qu'il a fait. Uniquement de la famille, et un couple d'amis. Des amis, il en a peu apparemment. Est ce que son problème a fait fuir ? Je ne sais pas. Jamais il ne se plaint, il parle très peu de lui, il parle très peu tout simplement. Je suis contente qu'on y soit allé. Un de ses frères travaille le samedi soir, sa femme n'est pas venue. Elle aurait pu venir, seule, mais non elle ne fait rien sans son mari, jeune couple fonctionnant à l'ancienne, dommage ! Ma fille est venue sans son ami qui n'avait pas envie, j'applaudis. Pourquoi dépendre de l'autre ? Elle est venue pour son cousin.

Je n'ai pas bien dormi là bas, d'abord, j'ai oublié mes gouttes, puis il faisait très chaud. Pas grave ! il y a quelques années, ça m'aurait donné la migraine, maintenant non, un peu de fatigue mais ça va. Certains étaient déjà partis dimanche matin, et d'autres sont venus. Nous avons cueilli  des haricots verts restés à l'abandon dans leur jardin. Puis nous les avons préparés en jouant à Il ou Elle comme je faisais autrefois avec mes enfants jeunes. Ils ont bien aimé. On s'amuse bien et ne voit pas du tout la corvée. Puis déjeuner champêtre. Puis ballade dans la nature. Et le retour !

Chez ma belle soeur, il y a toujours du monde qui passe, c'est un peu comme un hotel. Quand on partait hier soir, d'autres arrivaient de sa belle famille pour quelques jours.

Chez nous, ce n'est pas comme ça. Je ne pourrais pas assurer cela. Il me faut du répit. J'étais bien contente de rentrer et de retrouver le calme de ma maison.

1 octobre 2011

Respect

Hier, je suis revenue aussi verte que mon blog de la maison de retraite. Il fait beau donc je propose à ma mère de l'emmener dehors comme nous le faisons régulièrement. Avant cela, je lui demande d'aller aux toilettes sachant que de ce côté là les soignants sont loin de faire ce qu'il faut. A ce moment là, une soignante que je connais bien me dit : c'est fait, ne t'inquiète pas, les filles viennent de passer. Ah bon, mais je veux vérifier quand même. La soignante me laisse faire et s'en va. Ma surprise est grande. C'était fait ? Rien du tout. La garniture était pleine, archi pleine. Je la prends et retrouve vite fait la soignante dans le couloir pour lui montrer. Aïe elle est obligée d'admettre. Une autre qui nous entend nous dit, oui elles sont bien passées, mais Mme G. a dit qu'elle n'avait pas besoin d'aller aux toilettes ainsi elles demandent et la personne disant non, elles s'en vont. Il parait qu'il ne faut pas infantiliser les personnes âgées. Alors, on obéit bien comme il faut. Tandis qu'ils sont trempés et brulés par l'urine, tout le monde est content. Ma mère ne sent plus rien. Quand vont ils comprendre ça ? Une fois je leur avais dit qu'ils n'avaient encore pas compris ce qu'elle avait. Et ils n'avaient pas apprécié : "bien sur que si, nous savons".

Qu'apprend on aux élèves aide soignants ? Qu'apprend on ?

Respecter les personnes âgées : c'est respecter leur parole, ou leur corps ?

26 septembre 2011

J'ai un doute !

Et si ma mémoire déconnait ?

J'ai eu ce doute juste après avoir écrit le post précédent. Et si elle me l'avait dit et que je ne m'en souvenais pas ? Mon homme aussi avait un doute. C'est comme si il le savait. Non je n'en fais pas tout un plat qu'ils l'avaient dit ou pas. Juste que jusqu'à présent je fais très confiance à ma mémoire, mais je me suis fait déjà avoir quelquefois.

Souvent, je me rappelle de tas de trucs que mes proches ne se souviennent pas, ils sont bluffés. Les noms et les âges de mes camarades de classe, des détails, etc. Du coup, je ne me sens pas si bien que ça, car je ne peux partager.

Alors là, peut être que je me suis trompée.

Transparente, tu es vraiment toute excusée.

Et puis l'important, c'est de communiquer, à chacun sa façon.

Et, faudra aussi que je m'habitue à une mémoire qui vieillit et qui risque de régresser.

Le modèle de ma mère à laquelle je ressemble tant m'inquiète.

24 septembre 2011

les naissances

Un mail cette semaine : des copains nous apprennent qu'ils vont être papy mamy. Le message est très bref pourtant on ne s'est pas vu depuis longtemps. J'ai du mal à comprendre. Pas un mot de plus. Pas de demande de nouvelle. Plusieurs fois avec eux, on parlait de devenir grand parents. Ils nous disent qu'ils ne sont pas pressés, pas du tout. Que ça les vieillirait. Qu'ils ne voudraient pas être trop sollicités par les parents quand ils auraient un bébé. Ils sont surpris que nous, nous sommes pressés. J'avoue que depuis j'en parle beaucoup moins. A quoi bon ? Ce n'est pas notre vie. C'est celle de nos enfants. Ils ne sont pas pressés. C'est comme ça. Mais le message si court. Je leur ai répondu : félicitations. J'espère qu'ils en sont heureux, eux qui n'attendaient pas ça.

Tout à l'heure, un autre mail : cette fois, c'est une naissance. Surprise ! je ne savais pas qu'ils attendaient un enfant. Ce sont les grands parents qui nous font signe. Je leur dis super et que j'apprends tout d'un coup. Je suis tellement surprise que je rajoute rien. On s'est vu il n'y a pas longtemps, elle ne m'avait rien dit.

A chacun vraiment sa façon de communiquer.

Les uns l'annoncent presque à la conception, de manière courte et officielle,

Les autres l'annoncent à l'arrivée, de manière enjouée.

La communication : VASTE DEBAT. Je ne me reconnais là dans aucun des deux cas.

Quand je vous dis que je ne suis pas comme les autres.

Ils ont de la chance, j'attends moi, je ne réclame rien, j'espère vivre ça un jour ! je crois que je serais émue comme jamais, consciente, bien plus consciente qu'autrefois.

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24 septembre 2011

manque

Je voudrais retrouver le goût de bricoler. J'avais pensé travailler la lavande, pas fait du tout. Eventuellement, je pourrais tenter avec les feuilles de maïs, je ne trouve pas le temps.

Mais c'est plutôt l'envie. J'ai partagé cela avec ma mère, il y a longtemps maintenant. J'avais commencé avec le canevas, quelques broderies, elle avait acheté du satin noir où il y avait un dessin de paysage, il suffisait de broder au point de tige sur les lignes et c'était beau même si ce tissu est resté tel quel, jamais utilisé, c'était prévu pour un coussin. Puis j'ai aimé aussi cela à l'école, les travaux manuels figuraient au programme, et ce qui nous rapprochait le plus, c'était le tricot. Ma mère était la REINE du tricot : elle en avait toujours en cours. Nous inventions des modèles, nous achetions des magazines. Et on passait du temps autour de ça. C'était toujours réussi. Maintenant tout cela n'existe plus et je n'ai jamais réussi à recréer ce lien avec quelqu'un d'autre. Ne me répondez pas que je peux m'y mettre par de petites choses, etc. etc. Je le sais.

C'est juste que ça aurait pu durer plus longtemps avec ELLE.

22 septembre 2011

ce soir

Je suis seule, j'ai regardé Séraphine, beau film, étrange. Mes hommes sont absents, l'un à une réunion, l'autre dans les champs à récolter les derniers haricots, et sans doute à l'heure qu'il est ils sont ensemble. Le soleil a fait du bien aux derniers haricots arrachés, finalement malgré notre peur de mauvais temps, ça va bien se passer. C'est toujours un moment délicat cette récolte, un peu tard dans la saison. Il y aura le maïs bientôt mais c'est plus simple comme culture.

Je ne vois pas les jours passer. Aujourd'hui je suis allée voir ma mère, cela faisait 2 semaines, prendre le temps quand même pour nos parents, c'est parfois difficile. Plus besoin d'aller travailler dans sa maison, le locataire est bien installé. A ce qu'il parait, il ne se montre pas beaucoup, les volets sont souvent fermés. Si j'habitais à côté, je l'inviterais à prendre un café, en l'occurence, ce n'est pas moi à côté et donc ce n'est pas comme ça que ça se passe. Chacun chez soi. J'espère qu'il va trouver du travail sinon il pourrait bien rester renfermé la plupart du temps et ce n'est pas une vie.

Je suis assez contente de moi : j'ai réussi à aller dimanche dernier au petit marché où était présent mon mari, c'est moi qui ai proposé de le rejoindre, ça m'a été un peu difficile d'arriver seule, mais j'y suis arrivée, sur cette place d'une commune d'à côté. Je suis allée aussi mardi à une formation logiciel compta, il y avait pas mal de monde, ça durait 1 h 30, d'habitude je prétexte toujours quelque chose pour ne pas y aller, là j'ai réussi. Hier soir je suis allée pour le 2ème cours de gym, toujours plein de paperasse et une qui m'interpelle au sujet ménage de la salle, et wc, elle m'interpelle sur un ton désagréable, je réponds que je ne suis pas "femme de ménage" et que je vais avertir la mairie. Mon dieu, quelle horreur de se faire interpeller comme ça ? Se croit elle tout permis avec son joli petit physique ? Je n'ai pas aimé du tout, et la prof était mal, entre nous deux. On ne me parle pas comme ça. Je suis bénévole et respectable. Les toilettes fonctionnent pas ? On va voir ce qu'on peut faire. Et, ma belle, des toilettes chez moi, je n'ai jamais connu avant mes 20 ans, mon mariage, ma maison louée. Tu vas pas en faire un plat d'une chasse d'eau qui marche pas. T'as pas fait la guerre, toi. Quelle chochotte ! J'oubliais que lundi je suis allée à l'écriture, que encore une fois c'était super, et que R. a promis de m'appeler pour une ballade en forêt. R. il y a quelques années j'aurais jamais pensé l'approcher.............

 

16 septembre 2011

les fringues

Oui, je tente toujours de mettre ces jeans qui sont dans mon placard et dans lesquels, je suis plus que boudinée et là, stop, ce n'est plus possible. Je n'en peux plus. Qu'est ce que je vais en faire ? les garder des fois que ?

Alors dernièrement, j'ai acheté 3 pantalons : et en plus du 38 magique, ce sont des Idest Confortable. Alors que les 40 de la même marque ne me vont plus, les 38 "confortable" me vont super bien. Je grossis et je passe à la taille inférieure, c'est génial ça. Alors, j'en ai pris un noir rayé blanc, un noir uni avec une trame fantaisie, et un jean. Me voilà parée pour un peu. Et puis j'ai pris aussi dernièrement une tunique qui ne me serre pas, 2 gilets longs : un gris, un bleu, une jupe, un haut. Moi qui n'aime pas trop acheté des fringues, je me suis lâchée, je veux être à l'aise. Le tout sans quasiment rien essayer sur place. Je les essaie à la maison. Et puis quand ça va pas (ça arrive souvent) je rapporte et ils me remboursent. Pratique. Bon faut que j'arrête de manger.

Allez je vais prendre mon p'tit café avec un tout tout tout petit gateau.

 

27 août 2011

j'ai tenu parole

Je suis allée au bout de ma décision : ne pas participer à cette fête où j'étais conviée pour travailler ou pas. Cà se passe près de chez nous, j'aurais aimé le programme, mais je ne voulais pas être au contact de ces personnes qui me mettent mal à l'aise, alors j'y ai pensé, pensé, puis décidé, mais j'aurais pu revenir sur ma décision comme beaucoup de fois, mais je n'ai pas cédé : je suis restée chez moi toute la journée, et j'ai fait plein de choses sans me sentir coupable. J'ai vu du monde, j'ai fait du ménage, des récoltes de fruits. J'ai fait ce que j'avais décidé de faire.

Morale : me tenir fortement à mes décisions quand je sais qu'elles sont bonnes, et surtout ne pas culpabiliser. J'ai fait ce qui était bon pour moi.

27 août 2011

il y a un an

Il y a un an, je vivais mal la séparation de mon fils et son amie, je le vivais comme un déchirement, une absence douloureuse parce que je l'aimais bien.

Il m'a téléphoné aujourd'hui, il arrivera dans la nuit avec elle, une nouvelle amie que j'ai vue une fois très vite, ils seront donc avec nous demain. Pourtant il m'avait dit qu'il mettrait du temps avant qu'une autre revienne à la maison, car il faudrait que ce soit sur. Comment peut il être sûr ? Il n'y a pas très longtemps qu'ils se connaissent.

Tant pis, je me laisse prendre au jeu. J'essaierai de ne pas m'attacher. Peut être que cette fois ce sera bien ELLE. Ou peut être que non. Après tout, qu'importe, ce n'est pas ma vie, c'est la SIENNE. J'aimerais bien quand même qu'il arrête de butiner.

Et puis demain, aussi, en principe, nous allons rencontrer les parents de la petite copine de notre jeune fils puisqu'ils viennent la conduire. Ils reprennent l'école lundi. Ils sont en classe ensemble. Là encore, beaucoup de questions, ils sont très jeunes, elle habite loin. Qu'importe encore une fois, c'est leur vie.

Se détacher - ne pas se faire blesser - aimer - rencontrer - partager - discuter - s'aventurer - oser - se protéger - s'amadouer.

24 août 2011

Je traîne ce soir

Alors que mes deux hommes sont dans les champs très tard pour commencer l'arrachage des haricots, je ne suis pas couchée ce soir, je traîne.

Je me suis occupée aujourd'hui des prochaines inscriptions à l'asso, finalement, je me demande quand j'arrêterai, ils me laissent bien faire, je pense que tout le monde compte sur tout le monde, personne n'anticipe, je n'aime pas ça. Nous n'avions pas les fiches, il a fallu les réclamer, c'est bientôt les inscriptions...

Mon dernier week end fut agréable : deux sorties à la mer, samedi nous avons rejoint des amis sur la côte pour la journée : repas avec eux dans le camping le midi puis le soir à la pizzeria, l'après midi nous nous sommes promenés en vélo, mes cuisses ont souffert, il faisait très beau. Dimanche, nous sommes repartis fin de matinée pour voir deux autres amis en vacances quelques jours dans l'ile de Ré, ils ont réservé un petit restau sur le port pour le midi, puis nous faisons là encore du vélo, et mes cuisses acceptent encore cette vingtaine de kilomètres sur les pistes cyclables de cette île superbe, et le soir c'est encore restau..... Deux super journées.

J'ai trouvé un lit d'occasion pour mettre dans la maison de ma mère, sur le site d'annonces que tout le monde connaît. Après avoir raté deux achats, ce soir, c'est fait. Nous ôterons le lit vraiment dégueu que le dernier locataire n'a pas épargné, et nous mettrons celui là. Décidément, cette maison s'arrange.

Je m'interroge pour le prochain week end. Ce n'est pas bon pour moi. Je suis sollicitée et dans ce contexte, mon cerveau n'aime pas du tout. Je pense que je n'irai pas.

Passez du temps à comprendre ce qui se passe quand ça se présente comme ça : pourquoi je réagis ainsi ? Pas de réponse.

 

 

 

19 août 2011

l'été passe

Cette impression d'être très fatiguée, je crois que c'est tous les étés pareils, en juillet, je donne tout, je tiens bon pour aller au festival. Est ce à cause de ça ? Je me couche le soir fatiguée vers 22 - 23 h, je tombe de sommeil, et le matin je me lève assez tard toujours aussi fatiguée. Il faut que ça s'arrange.

C'est un peu fouillis côté activités, rien de bien cadré, cuisine, linge, ménage qui laisse à désirer, bureau dont je ne vois pas le bout avec nos différentes structures, c'est nouveau pour moi, plusieurs comptas, je m'emmêle un peu les pinceaux.

Encore une amende reçue à midi, j'ai des enfants qui sont incorrigibles sur la route, et un mari guère mieux.

On veut aller voir des amis sur la côte mais on n'arrive pas à s'organiser.

Ma fille vient de passer avec une copine, elle prépare une fête de copains demain dont le thème est la plage, je leur ai fourgué des chaises, une planche, des raquettes, un pistolet à eau, des faux seins, on a bien rigolé.

Je lis toujours un peu les autres blogs, un peu moins que l'hiver, je vois que Coumarine a un souci de santé, je m'inquiète pour elle. J'aimerais tellement la connaître dans la vraie vie.

J'aurais presque pu connaître Alain dans la vraie vie car en lisant son blog, il est venu tout près de chez moi, il aurait pu me dédicacer son livre, dommage, mais si je l'avais su, je n'aurais pas osé .................

Je n'ai encore jamais rencontré de blogger.

 

18 août 2011

On continue

J'ai aimé :

Attaquer sérieusement le chantier peinture de la maison de ma mère, choisir seule les couleurs sobres.

Que la personne qui avait appelé suite à l'annonce accepte de venir voir pendant le chantier.

Que la maison lui plaise alors que nous avons la plupart du temps des réactions très négatives.

Avoir réussi à aller au marché de la commune d'à côté malgré mes à-prioris.

Etre seule avec mon homme quelques jours, mes fils sont ailleurs, c'est reposant.

Qu'il décide d'aller peindre dimanche dernier car il pleut et finalement c'est une très bonne idée.

Voir ma soeur souvent grâce au chantier peinture.

Qu'il me confirme qu'il louait la maison dès qu'elle serait prête.

Revoir les petites qu'elle gardait il y a quelques années

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Je n'ai pas aimé :

Les vertiges le matin en me levant, pourvu que ça s'arrête

Les haricots verts sont fichus, pas assez cueillis, plus rien pour faire mes conserves, raté

Qu'ils ne puissent pas nous recevoir aujourd'hui parce qu'ils ont leurs enfants avec eux, ça nous aurait fait un jour "vacances", tant pis

Croiser tous ces gens "moyen-connus" au marché, ne savoir quoi leur dire, me sentir toujours avec les mêmes problèmes

 

 

 

 

 

16 juillet 2011

Quelle semaine !

Je suis HS. 3 soirs de concert. C'est pu d'mon âge, on dirait. Les 3 Jean c'était mercredi, très bien, première partie un peu longue avec des tas de remerciements because anniversaire du festival. Puis jeudi, exceptionnellement un concert non prévu, avec mon homme, car invitation gratuite avec buffet avant. Bon, on a vu un peu comment ça se passait chez les sponsors, ils invitent et soignent bien leurs clients, enfin en quantité, en qualité, c'est moyen. Puis nous avions des places VIP. Ouh la la, pour une fois, j'ai cru voir le spectacle du fond d'un siège réservé à cette catégorie. Mais quand j'ai présenté mon ticket, j'ai vu et le contrôleur aussi que c'était VIP mais pas tribune, PELOUSE. Et c'est où Monsieur pour les VIP PELOUSE, ben c'est sur la pelouse où vous voulez. Ah donc j'ai repris ma place habituelle. Ne pas se plaindre, ce concert, je ne l'ai pas payé. J'étais un peu VIP pour une fois mais niveau 0, l'an prochain, faudrait que je dégote VIP 1. Première partie, je me souviens pas du nom. Inconnu. Puis l'ex chanteur de Supertramp. Très bien. Et puis hier, j'aurais presque revendu ma place tant je me disais que c'était dingue un 3ème soir. Mais c'était prévu avec ma fille. Et puis je crois que j'aurais regretté après. Nous voilà parti pour Jam.l  D..b..ze et avant lui un p'tit nouveau super Kev Ad..... Bonne soirée également mais vers la fin j'ai cru que j'allais devoir m'asseoir car tout ça, M'ssieurs Dames, c'est debout que ça se passe. Les nuits sont courtes. Et ce soir j'ai un apéro de prévu. Quelle vie de fou !

13 juillet 2011

souci du moment

En ce moment, c'est une maison qui envahit mes pensées. Pas la mienne. Celle de ma mère. Ma mère est en maison de retraite depuis 7 ans et je ne vous cache pas que ça coute cher. Pour aider, nous louons sa petite maison. Nous avons déjà eu 3 locataires différents. Le dernier vient de partir, c'est d'ailleurs quasiment un soulagement : il fallait réclamer le loyer, il entretenait très mal, il a failli mettre le feu dans la maison et j'en passe. Question : que faisons nous maintenant ? Je suis avec ma soeur et ma mère propriétaire du bien. Cette maison est mal située : bord de route, quand je dis bord, c'est vraiment bord, route très très passagère, pas d'autre sortie que sur la façade. Ma mère n'a plus d'avis sur tout cela, elle ne gère plus rien. Cette maison est restée dans son jus depuis 1990, date à laquelle elle avait été grandement améliorée, puisqu'une chambre au rez de chaussée avait été créée et wc-salle d'eau aussi. Avant c'était sans. Elle est un peu humide. Elle avait été tapissée. Nous décidons de la ravigoter au plus bas coût : décoller la tapisserie, laver, et repeindre. Sauf que plus j'y travaille, plus je me dis qu'elle mériterait mieux, mais je ne suis pas décisionnaire. Il faudrait changer la porte d'entrée, il faudrait, il faudrait............ mais les avis divergent. Alors je ne sais plus quoi penser. Elle n'est pas vendable. Sauf à moi éventuellement.

9 juillet 2011

mon Dieu

J'aimerais que tu me donnes encore une autre vie parce que maintenant j'ai tout compris, mais j'ai raté le départ. Au fil du temps j'ai compris mais je ne peux mettre en application, les autres sont déjà partis et pas moi. On ne m'a pas donné le mode d'emploi, on m'a donné une vie comme ils avaient, eux. J'aurais du vite comprendre et faire autrement. Cà m'a pris trop de temps. Alors maintenant que je sais, je pourrais faire mieux, je pourrais faire autrement. Certains croient à plusieurs vies, moi ça m'arrange aussi, mais je ne sais pas, j'hésite, je ne sais qui a raison, où sont les preuves. Si je renaissais, alors je cultiverais l'amitié et l'amour tout de suite sans perdre de temps, je n'aurais pas peur des autres, je penserais que les hommes sont bons ou peuvent l'être au moins, j'irai vers eux, je me lancerais dans la foule, je vivrais quoi.... mais j'ai perdu tellement de temps qu'à présent je ne peux changer à ce point, les jeux sont faits.

9 juillet 2011

soir de juillet

Alors qu'il aurait pu faire chaud comme la saison l'indique, hier c'était gris et frisquet. J'ai avancé ma séance d'ostéo car j'en avais grand besoin. C'était une remplaçante super qui a pris le temps, avec laquelle j'ai bien discuté, elle a bien travaillé, je me suis sentie beaucoup plus détendue. J'avais peur d'être ko car j'avais deux réunions après, l'une pour l'asso, et l'autre entre voisines. Celle pour l'asso s'est beaucoup mieux passée que je ne pensais. J'ai été entendue. Ils avaient pris des décisions sans tenir compte d'éléments importants, d'ailleurs j'ai du mal à comprendre ce genre de fonctionnement. Tout rentre dans l'ordre. Puis j'ai retrouvé mes voisines. Puis nous sommes repartis pour le pique nique de la fin de saison avec l'asso, je n'étais pas très motivée mais mon homme ne travaillait pas, nous n'avions pas d'excuse, et je dois faire des efforts. Il faisait froid. Nous avons mangé tard. Je me suis sentie moyennement à l'aise. J'ai fait une année bizarre avec très peu de participations aux réunions, j'ai l'impression de voir dans les yeux une espèce de petit jugement du genre : "c'est quoi ton problème exactement ? qu'est ce que tu nous racontes". J'interprète sans doute une pensée qu'ils n'ont même pas. Du coup, ils ne me demandent pas du tout comment je vais, ce que je fais cet été, ou autres. Rien. Ils ne s'intéressent pas. Et moi, je me suis intéressée à eux, comme je le fais souvent, sans retour. C'est curieux. C'est comme ça. La nature humaine. Il y avait un homme qui fait partie de l'asso et dont l'épouse a des soucis du même genre que moi, elle était là, je ne l'avais jamais rencontrée, elle est partie au bout d'un moment, il m'a dit qu'elle ne se sentait pas à l'aise, j'aurais du lui parler, je n'ai pas réussi, je trouvais que ce n'était pas le moment ni l'endroit parmi les autres qui étaient du style "apéro, apéro". Je l'ai laissée partir. Certains ne s'en sont pas aperçus, d'autres oui, mais ça ne va pas plus loin. Les gens à problèmes n'intéressent que peu ceux qui sont fêtards, bruyants, rigolards. Cà coupe trop l'ambiance. Bien sur, une fois de plus, j'ai rêvé d'être comme eux, il faut que j'arrête, je ne serai jamais comme eux, pourtant j'aime rire aussi mais ce n'est pas pareil. Ils parlaient tous de leur semaine surchargée de soirées festives : anniversaires et compagnie. Limite, ils s'en plaignent presque parce que ça fait les nuits courtes. J'en déduis qu'ils auraient trop d'amis. Est ce qu'on a les amis qu'on mérite ? J'aimerais bien que vous planchiez là dessus philosophiquement. EST CE QU ON A LES AMIS QU ON MERITE ? A vos commentaires.

7 juillet 2011

Fatigue.

Encore mal à la tête ce soir, pourtant j'étais moins embêttée depuis longtemps. Hélas, ça revient. J'ai pris un rendez vous chez l'ostéo, je ne suis pas relaxée, il faut remettre tout ça, assouplir.

Je ne vous avais pas reparlé de ma compta, je ne voulais pas vous assommer de mes chiffres. Figurez vous que l'autre jour, j'ai déchanté car plus tard, j'avais une grosse erreur, impossible à trouver. Ainsi j'ai du tout dépointer et tout reprendre à zéro. J'ai réussi, et ce matin, j'ai tout porté chez mon comptable. Maintenant il appelle régulièrement avec des questions, et des questions auxquelles je dois tenter de répondre. Vivement que ce soit fini.

J'ai eu des nouvelles de mon fils, ça va, il ne fait rien d'intéressant mais ça va.

Demain soir, j'ai une réunion de l'asso gym/danse. On va parler tarifs et là je vais devoir tenter de me faire entendre, car les nouvelles personnes veulent augmenter les prix considérablement. Je ne suis pas d'accord. Va falloir mener le combat et je n'aime pas ça. Puis ils font un pique nique après, je ne suis pas sure d'y rester, l'homme étant occupé aux travaux de saison, je n'ai pas trop envie d'y aller seule. On verra.

Et, Yog, est ce que ça aussi c'est une conversation de café ?

12 octobre 2011

manque

J'ai l'impression qu'elle me manquera toujours cette partie de vie, où j'aurais vécu seule, où j'aurais appris à me gérer, moi, à décider moi, je ne l'ai pas eue, c'est ainsi.

Alain X parle de savoir décider.

Je ne sais rien décider. Avant c'était mes parents qui décidaient toujours pour moi. Puis il n'y a pas eu de transition. Je me suis mariée comme c'était à l'époque. Je ne me suis pas pour autant écraser, non. Mais je n'ai jamais quasiment décidé seule de quoi que ce soit. Enfin rien d'important. LUI, il sait décider pour notre travail. Il sait moins entreprendre pour notre vie privée. Et moi je n'ose pas décider toute seule. Je n'ai pas appris. J'envie nos jeunes qui ont des vies si différentes. Ils partent tôt. Ils mènent leur vie d'abord seul puis après ils décident de rester seul ou pas.

J'aimerais savoir mieux décider. D'ailleurs on m'y invite. Mais je ne sais pas bien. J'ai toujours besoin d'un autre avis.

2 janvier 2013

du retard !!!!!

Ola, je ne vous ai même pas souhaité un joyeux Noel. La fin d'année n'est pas au top. Vive 2013 qui j'espère sera un meilleur crû. Je vous offre tous mes voeux pour que vous soyez le plus heureux possible, que votre santé soit au rendez vous.

Notre fin d'année n'a pas été terrible. On devait partir le 21, hélas 2 jours avant mon homme a chopé la gastro, ça lui est tombé dessus brutalement, fièvre et compagnie. Puis forcément, je l'ai rejoint au club. Le lendemain soir, je suis rentrée de voir ma mère et de faire des courses (cadeaux) et je me suis enfoncée dans mon fauteuil, épuisée, et puis après je vous passe les commentaires. Si bien que nous sommes partis le lundi après midi, et heureusement qu'il n'y avait pas les journalistes car franchement, les gueules qu'on avait !!!!!

Nos enfants avaient déjà investi les lieux à chacun leur tour, au moins ça n'a pas été complètement perdu. Ils nous appelaient pour savoir quand on arrivait. Trois jours de ratés pour nous. Et la suite n'était pas super brillante. Mon mari a fait une petite journée de ski. Sinon nous avons marché très tranquillement par deux fois sur les sentiers de Cauterets. J'ai fait toute seule un après midi shopping, bof, bof, je n'y ai pas trouvé grand plaisir. Ce que j'ai le plus aimé, c'est voir le confiseur fabriquer devant nous ces jolis berlingots. J'ai trouvé ça magique, quelques minutes j'avais retrouvé mes yeux d'enfant. A côté de moi, une dame m'expliquait comme elle faisait pareil toute seule. Cà m'a plu que quelqu'un se mette à me parler comme ça, tout simplement. C'est rare. Nous sommes allés plusieurs fois au retaurant. C'était assez sympa de découvrir de nouveaux lieux et de retrouver tout doucement le plaisir de manger, car je vous le dis : le goût de manger était totalement disparu, j'ai même cru que jamais il ne reviendrait. J'ai loupé la balnéo, je suis juste allée voir. Mon épaule est encore trop fragile, je n'ai pas voulu risquer.

Puis nous sommes rentrés. Et depuis mon homme a une crise de gouttes, c'est TOP non, juste pour le réveillon. Réveillon au restaurant avec 2 couples d'amis, beaucoup mieux que l'an dernier, bonne table, ambiance sereine, et danse pour tous après le repas. Nous n'avons pas traîné vu la situation. A minuit, on embrasse tout le monde, que des gens qu'on ne connaît pas, je me sens très bête à faire ça. Mais bon soyons fous.

Je me sens encore bien fatiguée, j'ai repris mes séances de kiné cet après midi après une semaine d'arrêt. Je ne suis pas guérie, hélas. Samedi, nous faisons le repas de famille (la mienne) chez nous, ça m'inquiète un peu. Je pense trouver de l'aide auprès de mes enfants. Et le week end d'après, ce sera le tour de l'autre famille, avec laquelle il a été très difficile de fixer une date à cause des uns et des autres qui ne sont pas tous disponibles. Un jour, tout ça n'aura plus lieu, c'est vraiment pour perpétuer les traditions, mais je n'y trouve plus beaucoup de goût.

A bientôt.

14 décembre 2012

Noel approche et

je n'ai toujours pas fait de déco chez moi,

j'ai trouvé mon petit cadeau pour la réunion de ce soir avec le groupe d'anxieux, juste ce matin !

j'ai fait mon dernier atelier d'écriture de l'année lundi, j'y ai intégré une nouvelle personne que j'avais rencontrée au S e l, une jeune femme qui a l'air d'avoir bien apprécié la soirée, qui reviendra à la prochaine série en janvier,

je dois commencer à penser à mes valises mais cette année j'ai pas vraiment deux bras, ça va pas être pratique, disons que j'ai un bras et demi

nous irons voir notre fille danser demain soir encore une fois du côté de la très grande ville d'à côté, on ne s'en lasse pas et au printemps prochain, nous retournerons la voir là bas dans une comédie musicale faite par une asso de bénévoles pour les restos, ce sera du Jean Jacques à 100 % et je me réjouis déjà

il fait très moche aujourd'hui, je sais pas comment je fais pour ne pas tomber dans la déprime, je ne prends plus un seul cacheton chimique, plus rien du tout, quelques gouttes magiques, c'est tout

Dimanche, je vais me mettre à la déco. Promis !

 

21 mars 2011

un week end de plus

J'ai pris presque une habitude de raconter mes week end. Normalement, un blog, ce n'est pas fait pour ça. D'ailleurs, pour quoi c'est fait un blog ? Certains disent qu'il faut qu'il ait une certaine teneur, qu'on le nourrisse bien pour ses lecteurs afin qu'ils ne se lassent pas, qu'ils s'y enrichissent, se divertissent, reviennent surtout. Et bien, non le mien n'est pas comme ça. Je ne vais pas m'inventer une vie fantastique pour qu'il soit extraordinaire, ou bien je ne vais pas m'inventer des connaissances que je n'ai pas. Non, il est brut de fonderie. Il est un peu voire même beaucoup ma vie. Et il n'est donc pas passionnant. Et pourquoi faudrait il qu'il soit passionnant ? Tout n'est pas passionnant. Il est moi. Et comme il est moi, il est peu suivi, il me ressemble, il n'attire pas les foules. Et bien, ce n'est pas grave. Je sais que quelqu'unes me suivent et ça me fait bien plaisir. Elles me connaissent mieux ainsi, ça change pas grand chose, mais il y a des choses qui s'écrivent plus facilement qu'elles ne se disent. Bon, après la philosophie sur le blog, revenons au week end :

- vendredi nous avions un rendez vous pro l'après midi pour un projet, et après nous avons fait ensemble quelques cours dans notre magasin bio préféré, c'est rare de faire les courses ensemble. Puis on est allé chercher notre décodeur canal+. Oui j'ai fini par prendre canal. Pour les bons films qui me passaient sous le nez.

- samedi, sortie l'après midi chez notre acheteur de blé : un moulin qui vit également beaucoup du tourisme. Je n'avais plus de farine. Ces gens là sont charmants, il y a les grands parents, le couple de parents et les 3 jeunes enfants. Tout ce monde vit ensemble dans la journée, sauf le soir où les grands parents rejoignent leur chambre dans leur maison où ils ne vivent que la nuit. Le meunier était à la base professeur d'histoire et il en connait un rayon. Dans la blague aussi. Qu'est ce qu'on a ri. Le grand père et le gendre s'entendent bien pour la rigolade. Ceux qui vont en visite là bas ne reviennent surement jamais déçus. Il n'a pas voulu que je paie mes 10 kg de farine, et en plus on est revenu avec plein de gateaux.

- dimanche : invitation. Cette femme est de mon âge, on était à l'école ensemble. Originaires de la même commune, elle et moi et son mari aussi. On s'était revu à notre banquet de 50 ans (et à ceux d'avant aussi). Mais à celui là, on avait vraiment bien discuté et on s'était promis de se voir. Je les ai d'abord invités. Et hier, c'était le retour. Il a eu à un moment de sa vie des problèmes d'alcool, il s'en est bien sorti. Mais ses copains ont pris de la distance. Et elle m'en avait parlé. Les relations. Compliqués. C'est quoi les amis ? On a passé un bon moment autour du déjeuner et ballade dans la jolie nature tout près de la ville où ils sont. On se reverra. Elle a pris conscience que leurs amis n'étaient que des amis de bringue comme on dit chez nous. Et puisque maintenant il ne boit plus, tout est changé. Parfois c'est vrai que c'est seulement l'alcool qui lie les gens. Nous avons vécu un peu ça puisque je n'aime pas les abus d'alcool et mon homme ne peut pas non plus (et bien heureusement) boire comme ça à cause de sa santé. Et puis faut voir ces ambiances de boisson, ça ne vole pas haut, mais ça relie la plupart des gens de nos campagnes. Quand on ne fonctionne pas comme ça, on est souvent bien à part.

Ben voilà, ce week est passé. Revoilà une semaine nouvelle avec plein de choses à faire.

Je vous avais prévenus, ce post n'a rien de passionnant. Qui va s'y retrouver et qui va oser commenter une si petite vie ? Je me demande.

25 février 2012

médecin de garde

Après plusieurs jours à me trainer, j'ai eu peur aujourd'hui car je commençais à ressentir une barre au niveau des reins et du ventre. Je connais les problèmes d'infection urinaire et de calculs alors je commence à m'inquiéter. Mon mari me suggère d'appeler sauf qu'à 13 h, mon médecin n'est plus en activité. J'appelle donc le numéro du service de garde et je tombe sur une première personne qui m'oriente vers une seconde : j'explique mon cas, elle me dit que c'est dommage d'avoir attendu l'après midi. J'en conclue donc que, désormais il faudra que je sois malade du lundi matin au samedi matin, c'est comme ça. Elle me passe malgré tout le médecin de garde, il peut me recevoir à 15 h. C'est à 20 km de chez moi. J'y vais, il n'a pas l'air convaincu par mon problème de reins, c'est donc moi qui doit le convaincre pour avoir des anti biotiques car je connais tellement les symptômes, il me croit et me prescrit un anti biotique qui sera pour l'ORL et la "légère" infection urinaire. Je lui parle de mon acouphène qui a beaucoup augmenté depuis ma sinusite, je lui parle de mon traitement courant, les anti dépresseurs que je prends depuis plus de 20 ans et là, un grand débat commence. C'est un médecin pas comme les autres : il dit qu'en France on est les champions, qu'il faudrait ne jamais commencer, et que ce n'est utile que dans les maladies mentales confirmées, et que tout au moins, on devait en prendre 3 mois au plus. Il dit qu'il faut chercher la cause des maladies, souvent l'alimentation ou le style de vie, qu'il ne faut pas ne donner que des médicaments, que c'est détourner le problème. Je lui parle de possible sevrage. Il le fait lui, je n'ai pas tout bien compris sa méthode, il dit qu'il faut faire un dosage hormonal du cerveau. Aucun autre n'a jamais vérifié quoi que ce soit au niveau de mon cerveau. Je lui demande si je peux revenir le voir. Sans problème, il peut me recevoir à ce niveau là. Il suit le sevrage, après les vérifications nécessaires. Il me dit que l'anti dépresseur pour l'acouphène, c'est ridicule..... On me l'avait pourtant indiqué. J'avoue être perdue dans la médecine. Il y a vraiment de nombreuses pistes, il faut donc chercher. Je pense que je retournerai le voir en sachant que le dosage hormonal n'est pas remboursé. Tant pis, j'ai envie de savoir où j'en suis. Pour l'instant, je vais me soigner car je me sens épuisée.

 

19 mars 2011

Chacun ses problèmes

C'est de lui dont je vais parler. Il est asthmatique depuis toujours. Nombreuses crises, vie d'enfant compliquée, pas de sport, il a pensé souvent que sa vie serait courte, et malgré cela, il a foncé, beaucoup travaillé. Durant longtemps, il a utilisé les médicaments classiques (dans la poche, une petite bouffée, hop et ça repart). Depuis quelque temps, d'autres symptômes sont arrivés : un écoulement presque constant dans la gorge provoquant une toux importante, très forte. Les examens n'ont rien donné. Vous n'avez rien, Monsieur. Alors, il a essayé l'acupuncture, l'ostéopathie, etc. etc. Rien. Puis une rencontre : un régime adapté sur une analyse de sang. Le procédé est allemand. On a reçu la liste des ingrédients à surtout ne pas consommer, et ceux à consommer. Hélas, malgré la grande liste, certains n'ont pas été testés. Alors depuis décembre, il mange selon la liste. Ce n'est pas facile. C'est moi que ça trouble. Il mange souvent pareil. Et on s'accroche à ce sujet. Puis je ne vois pas beaucoup d'amélioration. Toujours la toux. Lui sent du mieux au niveau de l'asthme, il prend moins de v....line. Quand nous mangeons ailleurs, c'est compliqué. Nos amis proches sont au courant donc essaient d'y faire attention. Sinon, une fois, en repas professionnel, il n'a mangé que du pain avec un peu de vin. Il n'y avait rien qui lui convenait. Ce n'était que charcuterie, etc. Il ne peut manger que de la volaille et du poisson, pas de boeuf, de veau, de porc. Il y a des moments où je suis découragée. Cette nuit, il s'est levé plusieurs fois parce que allongé, c'est pire et il a toussé, toussé. Les médecins classiques sont impuissants. Mais c'est quoi cette médecine ? Malgré cela, il est toujours plein de projets à quelques années de la retraite. Mais parfois, ça me fait peur.

9 février 2011

s'y remettre petit à petit

Pas d'énergie. J'essaie pourtant de voir le verre à moitié plein. J'avais promis d'écrire des messages plus légers. C'est un exercice difficile quand c'est lourd à l'intérieur. Oui c'est lourd. Lourd d'émotions. Je repousse l'heure du lever au maximum car je suis bien dans mon lit, si protégée de tout.

Dimanche, c'était la messe du souvenir et revoilà les larmes. Repas partagé avec la famille. Je me suis sentie toute la journée en dehors, comme pas de la famille. Personne n'y a rien vu. L'après midi, les plus vieux ont joué aux cartes et ont semblé oublier un temps leur chagrin. Je ne sais pas jouer aux cartes, ainsi je ne peux oublier mon chagrin et tout ce qui va avec.

Lundi, je me trainais. Mais j'ai eu quelques éclaircies : un coup de fil de C., un coup de fil de O. et un de R. Cà n'arrive pas souvent, trois amies la même journée qui s'inquiètent de mon sort. Cela me rassure. Ainsi donc j'existe quand même un peu. Et le soir, j'ai rejoint le groupe de l'écriture pour mon plus grand bonheur. J'avais peur de reprendre mais ça s'est bien passé. Ce groupe est vraiment apaisant.

Mardi, E. est venue me rapporter un foulard prêté. Nous avons fait une petite marche autour de chez moi, le soleil s'était invité aussi. Puis un café - madeleines nous a réconfortées. E. connaissait bien ma belle mère, nous en avons reparlée.

Voilà, je me rends compte que j'ai des petits moments douceur comme j'aime, qui font se sentir exister.

Niveau boulot, je ne suis pas motivée. Cà s'accumule. Je procrastine.

Mon beau père ne viendra plus faire le jardin. Il nous faut rechercher quelqu'un pour le faire. Cela m'inquiète. Trop de choses dans la tête.

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