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sensiblement
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8 septembre 2008

ce lundi

J'ai accompagné mon jeune fils dans sa nouvelle école avec un pincement au coeur car c'est le plus affectueux des trois, c'est lui qui encore parfois besoin d'être tout contre moi assis sur le canapé à regarder la télé. Et même que, je lui masse les pieds.... C'est le petit dernier, quoi ! Cà m'a fait du bien de sortir, même si c'était pour la rentrée. Nous avons eu une longue réunion de parents, un peu rébarbative, mais soit, c'est fait.

Hier soir, il s'est excusé, il m'a promis d'essayer de faire mieux. J'en suis encore toute nouée à l'intérieur et les larmes sont derrière les yeux, oui, elles coulent rarement, elles restent à l'intérieur et c'est douloureux.

Pas envie de faire grand chose cet après midi, donc je m'échappe voir ma maman. Je ne l'avais pas vu la semaine dernière, et si je loupe une semaine, je n'aime pas ça. C'est bien tombé, je l'ai emmené faire un tour, je la trouvais palote, elle m'avait parlé de malaise, mais comme ce n'est pas toujours cohérent et qu'elle ne se repère pas dans le temps, je n'y ai pas prêté attention. Plus tard une fois ds la chambre, quelqu'un vient la voir et me parle d'un malaise de ce matin, à la chapelle. Pourtant quelques minutes avant, j'avais croisé la jeune infirmière qui ne m'a rien dit du tout, seulement bonjour. Veulent elles me protéger et ne jamais rien dire, ou alors c'est trop leur demander de nous parler de la santé de leurs résidents ? Je suis allée donc aux nouvelles après, et j'ai su les détails. Bien sur, c'est tellement fréquent, ils n'ont plus attention. Mais après j'ai pensé que peut être je l'avais trop fait marcher. Bon, on dira que non, qu'elle a pris l'air et moi avec, le parc est beau. Et le beau temps qui est là va se faire sans doute de plus en plus rare. J'espère que ça va durer le plus longtemps possible, que je puisse aller la voir régulièrement, même si on n'a si peu à se dire, même si elle m'a demandé x fois ce que nous faisions comme travaux en ce moment. Comme elle dit parfois, "tu verras comment tu seras quand tu seras vieille". Et j'ai croisé une autre résidente avec laquelle j'aime bien parler. Ils ont besoin qu'on leur parle, qu'on les fasse exister. Ils sont vivants, n'oublions pas.

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18 août 2008

vacances ou pas

Vendredi, quelqu'un est passé chez moi et on parlait vacances. Certains de notre métier arrivent à en prendre. Ils sont souvent plusieurs à travailler ensemble et planifient leurs vacances à tour de rôle. Je disais que nous n'arrivions pas à partir à cette saison. Nous ne comptons que sur nous mêmes. Déjà, notre salarié doit les prendre ses congés. Alors, nous, c'est quand on aura le temps. Mais ce monsieur m'a dit qu'il était allé sur la côté et finalement, à voir la tête des gens, me disait que certains avaient l'air de bien se faire ch....  Etaient ils là pour faire comme tout le monde ?  Est ce le temps qu'il fait qui leur sape le moral (y a de quoi) ?   Cà m'interroge : c'est vrai que si c'est partir pour faire comme tout le monde, c'est assez nul. J'en connais des "comme ça".

Quand nous partons, nous découvrons. Nous nous reposons également. Et nous n'avons plus de téléphone qui sonne sans arrêt (quoique avec le portable gr....) Plus de courrier à traiter non plus.

J'espère qu'on partira dans l'hiver, j'aimerais aller au Maroc. Ce serait notre premier voyage. Mais la trouille me prend, comment choisir, comment organiser, et ça si je ne m'en occupe pas, personne d'autre ne le fera. Alors si vous avez des conseils.....

8 août 2008

être entourée !

Savez vous que je me plains souvent à mon mari qu'on a peu de visite, peu d'amis, qu'on ne prévoit rien ! Je comprends pas que j'ai pu dire ça. En ce moment, j'aimerais justement être davantage seule ou à deux, je ne trouve pas le temps de me reposer : il y a les enfants qui sont là tous les jours pour travailler, il y a des jeunes tous les après midi pour travailler, beaucoup de va et vient concernant le travail. J'ai l'impression d'être envahie et de ne plus me retrouver. Là, ce soir, je pourrais respirer mais dimanche j'ai des invités pour le déjeuner, c'est prévu depuis longtemps. Demain, j'ai donc du ménage à faire (maison un peu cra cra), des courses (ah ben oui, quel menu dimanche ?), une visite à faire à ma mère. Bon ça va pas être du repos. Que c'est compliqué ! Je voudrais passer un week end "chaise longue" avec un bon livre ! Mais ce n'est pas possible. Et le fils ainé arrive dimanche soir ! On est tellement à deux tout le reste de l'année que je suis perturbée. Chut !   

3 août 2008

où j'en suis !

Un peu de calme revenu. J'ai zappé les deux derniers concerts du festival. Trop crevée. Besoin de repos. Et plusieurs nuits sans sommeil. Il fait moche ce week end. Notre fils est là avec son amie et un ami. Hier c'était l'anniversaire de mon plus jeune. J'avais invité au repas du midi mes beaux parents et se sont rajoutés une belle-soeur, beau frère et enfants qui se trouvaient là. Nous voici 12 à table. Repas très simple. Et super gateau de mamie à la fin car c'était le seul moment du week end pour fêter ça. Manquaient ma fille et son ami occupés à chercher un logement pour la rentrée. On a l'habitude de fêter tous les anniversaires autour d'un gros gateau et là vu que c'était le midi, j'ai pensé que c'était plus simple de partager le repas. Le fêté était indisponible pour cause de fête avec les copains après ce moment là. Je pensais qu'une fois le repas terminé, les uns et les autres seraient repartis assez tôt. Ben non, pas pressés les gens, ballade autour de chez nous et départ en fin de soirée. J'étais fatiguée. Re-à table à 5 hier soir, pas de cuisine, des restes.... et les jeunes partent finir la soirée ailleurs. Et moi je suis contente de retrouver mon lit et j'ai bien dormi. Aujourd'hui je fais la cuisine pour eux et nous, nous partons : invités pour le midi et ensuite une tournée sur petit marché de produits de terroir. Je pense qu'on ne rentrera pas tard. J'aime plus du tout trainer. Serais je devenue vieille tout à coup ? Non, je n'ai jamais trop aimé trainer mais mon homme, lui, n'a pas le même sens du temps que moi. Il traine volontiers. Alors souvent je tape du pied.

Demain, j'ai mon premier rendez vous chez le psychothérapeute comportementaliste. Je me demande si j'ai bien fait. Je vais essayer, on verra bien. Je le connais car il est aussi dans l'association dont je fais partie (pour les anxieux). Il anime nos réunions. Il est à l'origine de la création de cette asso. De quoi je vais lui parler : de ma peur des gens (enfin pas de tous, de certains). De ma honte qui se déclenche d'un rien. Pas facile de me faire comprendre. Pendant les vacances, je suis un peu à l'abri de tout ça : plus d'activité bénévole. Je n'ai donc rien à affronter. Plus de réunion, plus de gym. Plus d'occasion de rougir sans cesse. Quoi que ça arrive aussi chez nous. Mais c'est différent. Je m'arrange de mes situations. Je pense que mon cerveau est encore celui d'une petite fille devant son papa,    ou devant d'autres méchants qui lui ont bien gâché la vie. Ce système là est encore actif et se déclenche si facilement. On fait ce qu'on veut avec les ordinateurs, on met à la poubelle, on supprime des programmes, on en rajoute, etc, etc,     hélas pas avec les cerveaux.

31 juillet 2008

difficile !

Je ressens la fatigue. Physique et morale. La cohabitation avec ma fille devient lourde. Pourquoi ? Je le savais avant déjà. C'est comme ça depuis toujours. Est ce parce que c'est l'enfant du milieu ? On dit ça parfois. J'aimerais que ce soit autrement. Hélas, c'est électrique entre nous. Hier après midi, par exemple, je découvre que depuis déjà longtemps, elle n'est pas remboursée par sa complémentaire pour ses différentes dépenses. Raison : pas de liaison entre CPAM et mutuelle. Elle n'avait rien vu et de surcroit moi non plus puisque je ne regarde pas son compte. Y a pas de mal. On peut revenir en arrière. Mais bon c'est pas étonnant qu'elle avait des problèmes d'argent si déjà elle ne récupère pas ce qui lui est du. Je lui ai expliqué hier soir et ça s'est envenimé car elle ne comprend rien à ça et me pose plein de fois les mêmes questions. J'ai l'impression de me retrouver en face de mon père quand petite, il fallait que j'acquiesse à ses rituels de malade TOC. Je ne peux rien supporter. Je suis à vif. Ils ne peuvent pas comprendre. Donc elle est montée au créneau, me reprochant mille et une choses. Ne pourra t on jamais vivre en paix ? Suis je faite pour toujours être en conflit car je ne le cache pas, j'y suis souvent pour quelque chose. Si j'étais patiente et douce, ça n'arriverait pas : avec mon mari, avec mes enfants et même d'autres personnes. Il y a de la colère qui sort par tous les pores de ma peau. Ma fille, aussi, je la sens à cran. Est ce cette histoire familiale qui dure et dure encore ? Que faire pour la stopper ? J'en ai gros sur le coeur. J'ai mal dormi. Je n'ai rien dit à mon mari mais peut être elle lui a dit. Et ce matin, ça va mal encore. Elle avait un petit boulot de prévu pour la rentrée et elle n'avait pas de nouvelle. Sur mes conseils, elle appelle et apprend que quelqu'un d'autre a pris sa place. Faut donc se remettre en recherche. Elle est à la fois grande et petite. 23 ans, j'étais mariée j'avais un enfant et ne comptait pas sur mes parents. Comme le monde a changé. Elle me dit qu'elle n'est pas encore indépendante puisque financièrement elle a besoin de nous, elle a une voiture à nous et donc elle COMPTE encore beaucoup sur nous. J'en ai marre.

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7 juin 2008

mon samedi

Ah, je ne suis pas inventive. J'aimerais écrire des poèmes, des beaux textes qui veulent en dire long mais non, ça ne vient pas. Du moins je ne désespère pas mais il faudrait au moins une baguette magique. Je lis de si belles choses ici.

Donc ce soir, ce sera le récit de ma journée, c'est ce qui me vient à l'idée et puis c'est tout. Ce matin, travaux ménagers habituels, mon jeune fils partait pour une journée de foot, mon grand fils était là mais se lève très tard quand il est chez nous, et mon mari qu'est ce qu'il faisait, et bien comme d'habitude : il travaillait. Déjeuner. Ensuite, je suis allée PAYER mes dettes, ce que je n'avais encore pas réussi à faire de la semaine : fleuriste, boulangerie et superette. Ouf c'est fait. A la superette, la gérante était charmante, on a un peu discuté et pourtant, qu'est ce que ça me gêne, je ne fais que très rarement mes courses là bas. Pourquoi ? Et bien parce que je crains de rencontrer trop de gens que je connais, donc je zappe. D'ailleurs, le temps que j'ai été là bas, il y avait peu de monde mais tout de même parmi : une tante de mon mari. Bon ça va, je l'aime bien. C'est bête hein ! Après je suis partie voir ma maman et là, ce fut le "pompon". Un sac de voyage bien prêt dans sa chambre. Je lui demande : c'est quoi ce sac. Elle "On devait partir à ... cet après midi, c'était pour çà et en fait non, on n'y va pas aujourd'hui". Moi bêtasse, qu'est ce que je fais, je défais le sac, je range, pensant qu'elle a un peu "disjoncté". On va se promener ds les couloirs et là je rencontre des soignants. Je demande si quelque chose était prévu comme elle me disait et là c'est non mais "c'est LUNDI qu'ils partent en vacances". Et bien, voilà, c'est comme ça que j'apprends que ma mère part en voyage la semaine prochaine ! Oui je savais que c'était organisé. Ils nous l'avaient proposé et ma mère ne voulait pas. Donc on n'avait pas voulu la contrarier. Mais les soignants nous en avaient reparlé et disaient qu'elle avait tout à fait sa place. Alors c'était convenu que si eux savaient la persuader, on n'y voyait pas d'objection. Seulement, nous n'avions eu aucune nouvelle et pour moi, c'était clos. Et bien voilà, elle est sur la liste, j'ai du refaire le sac (oui habituellement on était convié à faire le sac) et avaler le fait de ne jamais être au courant de rien de ce qui se passe de cette maison de retraite. Ils ont vu que je n'étais pas contente. En rentrant chez moi, j'ai appelé ma soeur qui était passée ce matin, elle avait vu le sac et s'était dit : tiens, ils l'emmènent en voyage. Pas regardé ce qu'il y avait dans le sac, pas pensé à me prévenir non plus. J'étais outrée. C'est bizarre quand même que d'un humain à l'autre les réactions soient si différentes. Pourquoi me suis je sentie offensée ? Pour faire court, c'est quand même souvent que je me sens offensée. Mais là je me dis que c'était simple pour eux de nous prévenir qu'elle était décidée et qu'elle partait avec eux. La communication, toujours le même problème.

J'ai l'impression de m'être trompée de planète. Je fonctionne si peu comme les autres.    Et vous ?

5 juin 2008

une journée

J'essaie de me lever un peu plus tôt depuis quelque temps. C'est pas encore ça, c'est ce fichu comprimé du soir  (1 tout petit quart). Petit déj, douche, et hop, suis allée préparer une commande, mettre en sacs... On a déjeuné tard car nous avons eu des visiteurs du Pas de Calais, ils avaient téléphoné une fois pour des renseignements et se trouvaient de passage ds notre région. J'ai eu en même temps qu'eux aussi la visite de ma voisine, on ne s'était pas vu depuis le mois de mars. Quand je dis voisine, c'est quand même à 300 m de chez moi mais c'est la plus proche. On s'est un peu raconté nos vies du moment. Cet après midi, j'ai fini de tondre la pelouse, et les allées du jardin (c'était urgent). Je suis allée finir la commande : fermer les sacs, mettre les étiquettes. J'ai donné un coup de main au stagiaire pour préparer des semis. C'est très très actif autour de moi en ce moment. Vu le temps instable, pas facile de gérer les semis. J'avais l'intention d'aller faire les règlement des petites factures du spectacle. Je n'ai pas réussi à me décider. Pas envie de voir des gens autre que chez moi. Hier soir j'avais réussi à aller à la gym. Mais bon pour les commerçants, c'est raté ! ils n'auront pas eu leur chèque aujourd'hui. C'est comme ça, je suis comme une voiture, si le frein est serré, elle n'avance pas. Parfois, mon frein est mis. J'ai eu des nouvelles de ma fille : ça y est, ces partiels sont finis. Apparemment, c'est pas trop mal. Demain, là c'est prévu que je sorte, je la rejoins à Nantes pour faire nos achats. Voilà, y a des jours comme ça....  Je suis assez contente quand même, j'ai fait des choses.....

 

 

3 juin 2008

voilà, c'est terminé !

Le deuxième soir s'est passé comme le premier, tous les regards pour ma voisine de table des entrées, tous les mots également, ce qui m'arrange bien sûr (et me dérange bien sûr). Le spectacle était réussi. Il a fallu tout ranger après, on s'est couché à 3 h. Le lendemain, ça allait. Moi qui habituellement, dès que je me couche tard, ai mal à la tête, ben non. No problem. Et dimanche, j'avais du monde autour de la table : tous mes enfants + 2 copains.  Voilà, la pression est tombée. Ma petite vie a repris.

Ambivalence : j'aime pas tant que ça ma petite vie (mais bon avec elle j'ai pas mal), j'aime pas tant que ça quand il se passe des évènements dans ma vie (ouïe ça fait mal). Comment être bien ? Je lis tous vos conseils : s'en fiche des autres, faire ce qui me plait, etc. etc.   Mais les autres, ils existent quand même ? On ne fait pas sans eux.   En fait, je voudrais être quelqu'un d'autre : une fille qui est à l'aise en société, que l'on écoute, que l'on regarde, elle, elle ne rougit pas, non, non, elle parle, elle s'active, elle a plein d'idées, elle est super !   hélas je ne suis pas cette fille là.  S'accepter, facile à dire, mais je ne voulais pas être ce que je suis.

Allez, arrêter de s'apitoyer, voir devant : ma fille passe des exams, penser à elle, mon fils passe également des exams, penser à lui. Ecouter de la musique classique. Finir de tondre la pelouse. Se mettre à faire du ménage (bien délaissé depuis longtemps moi la maniaque d'autrefois). Aller voir ma mère. Finir la compta. M'acheter une tenue pour un mariage prochain. Boucler les papiers pour ce spectacle qui m'a bien sonné. Bientôt aller se coucher.

 

31 mai 2008

Ouf, une de faite...

J'ai choisi ce que je voulais faire. J'étais aux entrées avec une autre personne très connue donc tous les regards et tous les mots étaient pour elle. Je donnais les tickets et les programmes. J'étais assise. Puis j'ai pu profité du spectacle (grandiose, j'ai aimé), entracte : un petit coup de main aux stands café-gateaux-bonbons, un peu de discussion. Re-spectacle. Puis rangement du soir. Quelques paroles à droite à gauche. Puis je pars avec ma fille (elle participait au spectacle) et dodo. J'ai dormi. Re-belote ce soir. Je me demande bien la tête que j'avais. Je devais avoir un regard ahuri. Ben tant pis !

30 mai 2008

Put.... que c'est difficile !

Hier, donc visite chez le cardio : ben alors là, stupeur, tout va bien côté coeur ! Tension correcte, examen correct ! Je lui explique pourtant que je suis dans un drôle d'état, il m'écoute, il comprend (pour une fois) mais ça ne semble pas jouer au niveau cardio. Donc pas de traitement. Je suis rassurée mais en même temps je me demande comment je peux ressentir autant de malaise sans que ça ne cause préjudice. Hier soir, retour au spectacle, enfin à la répétition, je m'occupe à la déco, là cà va à peu près, puis il y a ts les parents qui arrivent chercher leurs enfants, là je suis déjà moins bien, mais en fait je les connais peu, ils me connaissent peu, alors j'évite de parler, seulement à ceux que je connais mieux. Et puis il y a d'autres personnes avec moi, qui sont bien mieux dans leurs pompes, et ce sont elles qui gèrent davantage.     Je parle de mes sensations à quelques uns qui n'ont pas l'air de comprendre ma situation. Cà c'est l'enfer : expliquer que ça me torture et voir qu'ils n'ont pas l'air de me croire. Je me demande vraiment si ça ne serait pas mieux que je démissionne. Je suis donc faite pour vivre seule avec mes proches, il ne me faut donc aucune mise en danger, est ce que ça ne s'appelle pas l'ennui ! Ce soir c'est la première, et il y a une autre soirée demain. Sinon il y a tous les ingrédients pour que spectacle soit magnifique. Est ce que je vais pouvoir en profiter ?

29 mai 2008

excessive je suis !

Il me l'a dit ce matin, comme tant de fois, tu es excessive !!!! Et je le sais et je souffre et ça fait mal et j'en ai marre, marre, marre !!!!!!!!!!   Hier fut une journée d'enfer. En attendant le soir où on se retrouvait pour préparer le spectacle du week end, je "stressais à mort" et ne pouvais quasiment plus rien faire d'autre que ça. Oui j'étais occupée à "stresser" ! Cà occupe bien ça. Les bras, les jambes, la tête ne savent plus rien faire d'autre, ils sont OCCUPES. Et puis y a les douleurs, oui oui, dans les bras, dans les jambes, dans la gorge, dans l'estomac, bref, partout. Tout ça pour qu'à 17 h je rejoigne le groupe et que je m'adapte à eux pour faire ce qu'il y avait à faire, soit la mise en place du sol, des coulisses, etc etc. Rien n'était bien prévu (tout comme j'aime pas). On y est allé à tâtons. Je me suis occupée un max, ça m'a libéré un peu la tête. Mon mari était avec nous (oui lui qui m'a dit que j'étais excessive) et ça me rassurait de le savoir près de moi. On était les "vieux" de l'équipe, oui les autres sont bien plus jeunes. On a quitté à 22 h et puis, j'ai très mal dormi, encore très énervée, tous les sens en éveil. Et on remet ça ce soir pour la répét générale. Y a encore des choses à faire : préparer les confiseries, faire du ménage (la salle est dégueu), finir la déco...

Ben oui, j'aimerais qu'ils comprennent les efforts que je fais. J'aimerais aussi qu'ils soient plus coopératifs vis à vis de moi. IL m' a dit qu'ils avaient autre chose à faire que s'occuper de mon cas. Pour eux c'est une petite parenthèse dans leur vie : ils ont leur job, leur famille. Et pour MOI j'ai une toute petite vie chez moi et du coup, ça c'est l'EVENEMENT. Finalement, je vis les choses bien autrement que M. TOUT LE MONDE.

Tout à l'heure, j'ai rendez vous chez le cardio. Je me demande si mon état va influencer l'examen. On verra bien. Ce sera peut être direct l'hosto !

 

 

25 mai 2008

envie de vous raconter ....

fin de semaine agitée : jeudi je reçois de la banque la copie d'un chèque (je m'étais aperçue qu'un chèque était disparu, débité et aucune trace de cette dépense). Je vois qui l'a encaissé. C'est un proche (employé). Il faut qu'il avoue : non pendant trois jours, il dit ce n'est pas lui. On le cuisine pourtant. Mais rien. Il joue son scénario. Samedi matin, il craque. Dépôt de plainte, etc. etc. On est crevé par cet épisode. Cà prend trop d'énergie. Il a refait 3 chèques pour rembourser. Que va t on faire maintenant ? On a besoin de lui mais comment retrouver la confiance ?  On n'a pas encore décidé.

Vendredi soir, j'étais à l'A.G. de l'asso (dont je suis membre : asso sur l'anxiété). J'y suis allée volontiers me sentant en famille avec ces personnes. J'ose prendre la parole. Je suis contente.

Samedi : anniversaire de ma grande fille, on a fêté ça en famille autour d'un gros gateau en fin d'après midi puisque le soir mademoiselle préférait rejoindre son ami qui l'emmenait au resto.    En début d'après midi, j'étais à autre A.G. celle de la maison de retraite de ma maman. Disons que j'ai fait acte de présence. Les chiffres, les chiffres, bouh j'ai pas bien compris. Et j'avais la tête ailleurs. J'ai revu quelques personnes qui cotoient ma maman. Je parle facilement là bas. Y a des fois comme ça où je me sens portée.    Samedi soir, on n'est que tous les deux.   Ouf ça fait du bien ! les nerfs tombent.

Aujourd'hui : RIEN de prévu.   Je suis là en robe de chambre à vous écrire. Ah c'est la fête des mères, bonne fête les mamans !

 

 

 

21 mai 2008

je voyage sur vos blogs...

Et je découvre de très belles pages d'écriture. Cà me complexe, je ne sais pas écrire comme ça. Avec autant de poésie, autant d'humour, pff c'est dingue. Tant pis, je continuerai donc mon blog comme je le peux. Ce que je découvre, ce sont de belles âmes comme j'aime. C'est drôle, des gens comme ça, on dirait qu'en vrai ça n'existe pas. En tout cas, j'en connais peu. Peut être que ces gens là se cachent ?

Bref, je vois que nous sommes quelques un(e)s à souffrir de nos vies passées, peut être souvent à cause d'un père qui a mal joué son rôle. En vous lisant, j'ai l'impression de m'entendre raconter presque les mêmes choses. C'est très touchant pour moi. Et puis les parents âgés, les mêmes réflexions à ce sujet. La disparition des parents et tout ce que ça représente...

Lorsque mon père est tombé malade, il est resté quelque temps à l'hopital. Puis il est allé en maison de convalescence plus longtemps que prévu car, pour qu'il revienne chez lui, il était impératif de faire des travaux à la maison : en effet, il n'y avait encore pas de toilettes ni salle d'eau en 1991. Je n'ai jamais connu ce luxe chez mes parents le temps que j'ai vécu chez eux, jusqu'à mes 20 ans. Ce n'était pas rien de le convaincre pour cela. Il avait beaucoup perdu au niveau motricité et ma mère n'aurait jamais pu s'occuper de lui sans un minimum de confort. Alors je suis allée le visiter très souvent, c'était à environ 20 km de chez moi. Je me disais qu'il fallait le soutenir pour qu'il tienne ce temps et je l'ai fait de bon coeur. Souvent je lui apportais un pain au chocolat. D'ailleurs, quand je n'en apportais pas, il me le réclamait. Puis il est rentré chez lui. C'est le moment de sa vie où il est devenu très gentil. Il n'y avait quasiment plus d'agressivité. Il était ramolli. Cà a duré quelque mois. Un matin, il a fait un AVC et a fait trois semaines de coma, puis est parti sur l'autre rive. J'ai eu un immense chagrin. Finalement, j'aimais beaucoup mon père.

 

 

31 août 2016

J'attends

Je serais bien allée au jardin mais il va arriver. Le 15ème pèlerin m'a appelée tout à l'heure. J'en ai refusés récemment, faut pas que ça devienne l'usine. Je serais moins disposée. Je ne suis pas toujours de bonne humeur, surtout si je suis fatiguée. Tenir des chambres d'hôtes ne doit pas être de tout repos. L'accueil pèlerin, c'est moins compliqué. Le tarif est si peu élevé, ils ne s'attendent pas aux 4 étoiles. Et puis ils réclament de la simplicité. Tandis que les chambres d'hotes maintenant, ça devient la compétition....Faut dénicher la meilleure.

Le rythme des récoltes est bien huilé. Tout se passe pour le mieux. Ce n'est pas vraiment ma partie. Je suis le mouvement tandis que le paquet de paperasse à droite de mon PC est épais. Peu de motivation. Va bien falloir que ça revienne. Il y a des dossiers à boucler.

Hier soir j'ai raté la réunion de préparation de rentrée de l'association. Puis notre salarié qui part souhaitait nous offrir un petit repas au restau entre collègues. Alors j'ai opté pour la 2ème proposition parce qu'un salarié qui part, c'est quand même un peu sentimental. 4 ans. Il travaillera pour lui désormais. Il connaitra les joies du patronat. A petit niveau, mais c'est déjà ça. J'aurais aimé être à la réunion de préparation pour revoir les gens du bureau parce que ça fait 2 mois qu'on ne s'est pas vu mais c'est raté. L'été, faut faire sans. Sans écriture, sans chorale, sans asso. Mais l'été passe si vite que tout revient très vite.

La chorale a repris ses fonctions. J'en avais le trac. Cà y est, la rentrée est faite, et c'est très sérieux. Même si parfois je ne sais pas si j'y ai bien ma place. Toujours ces questionnements. Mon cerveau ne me laisse jamais tranquille.

Bientôt l'écriture. Moins de trac pour ça. C'est vraiment ma famille. De mon côté, je sens ça. Il y a cette sensibilité que je ne trouve guère ailleurs, cette bienveillance qui m'aide tant. Alors je resigne cette année encore.

Le pèlerin n'est toujours pas arrivé. J'ai eu le temps de vous raconter ma vie.

 

24 août 2016

Pas moi !

Alors que certains d'entre vous déconnectent du net parce qu'ils partent en vacances, ou par besoin personnel, je suis toujours là, pas trop loin. Je lis peut être moins de blogs qu'en hiver car je suis bien occupée, mais j'ai besoin d'aller me promener chez vous de temps à autre, il y a tant à apprendre, à comprendre, à se divertir sur vos blogs. Et comme je ne bouge guère cet été, mon esprit vagabonde chez vous, vous êtes comme des amis, virtuels oui, mais quand même.

Hier soir, on en a vu des vrais amis, faits en si peu de temps. C'était sur la fin de la cure, eux arrivaient, nous on partait. Mais le courant était passé. Alors ils se sont arrêtés au retour de leurs vacances. On les a attendus un peu, l'heure prévue était passée, je n'aime pas attendre. Lui non plus, il s'était beaucoup dépêché pour être à l'heure, lâcher le boulot pour quelques heures. C'est qu'ils s'arrêtaient chez quelqu'un d'autre avant nous, de la cure également et ils arrivaient tous les trois. On a visité ensemble les lieux, les alentours, en voiture du coup, manque de temps. Ils ont aimé. Puis nous avions réservé à la petite crêperie. J'ai fait ma fainéante, pas envie de cuisiner, je cuisine déjà beaucoup. Peu de monde un soir en semaine, et puis c'est la fin aout. Nous sommes arrivés assez tard, le crêpier était d'accord, nous avons bien ri tous les 5, seuls attablés dehors.

Une petite soirée comme ça, et déjà c'est un peu comme des vacances, courtes mais heureuses.

Et puis ce soir, je reçois le 14ème pèlerin de Compostelle de l'année, il y en aura un 15ème la semaine prochaine.

Pas vraiment le temps de s'ennuyer tout compte fait. Euh non, les comptes ne sont pas trop faits de ce temps... J'ai d'autres chats à fouetter ....

23 février 2016

A la brune

J'ai mis mes bottes fourrées

pour marcher à la brune

au devant de la lune

que j'espérais trouver

Je voulais lui annoncer

Que je la décrocherai

Quand je n'aurai plus peur

Elle ne s'est pas montrée

Peut être se cachait elle

Pour ne pas me parler

Peut être se disait elle

Elle est un peu frappée

Mes pieds et mon cerveau

se sont bien accordés

Ils ont trouvé des mots

Pour enfin me calmer

 

 

 

 

22 décembre 2013

Rien n'est sur

Vendredi soir, j'ai eu du mal à m'organiser pour assister au cours de photo "nature morte" mais j'y suis arrivée. J'étais positive pensant que j'étais sur la bonne voie.

Et puis au cours de la soirée, j'ai commencé à déchanter. Le jargon, la technique, l'appareil qui n'est pas celui qu'il faut parce qu'ils ont tous des super appareils. Il s'agissait de composer par groupes des natures mortes dans l'esprit des fêtes. J'ai rejoint deux personnes qui semblaient enjouées de préparer cela, je n'étais pas sure de moi du tout, je les ai quasiment laissé faire. Dans les deux, il y en a une que je connais depuis longtemps, c'est d'ailleurs elle qui m'a stimulée pour entrer dans le club. Mais depuis que j'y suis, je n'ai pas envie de la coller, et je sens qu'elle me toise. Elle n'est pas gênée pour me rabaisser. Je n'aime pas ça. Je suis loin d'avoir bien compris leur technique de photo. J'ai tenté, ça ne donne pas grand chose. Je ne sais pas si je tiendrai le coup, le niveau est haut. Après, nous avons partagé les bonnes choses à manger, mais j'avoue avoir eu du mal. J'ai un peu discuté avec quelques personnes mais ce n'est pas pour cela qu'on vient en priorité, c'est pour apprendre. Je me dis que finalement les gens qui viennent là ont l'air d'en connaître un rayon déjà. Et à moi, il me faudrait le B.A. BA. Je ne suis peut être pas au bon endroit. Je n'en sais rien. Si l'ambiance est bonne et qu'ils m'acceptent comme je suis sans me demander la lune, je resterai mais si c'est échec sur échec, ça risque de faire beaucoup. Je tombe aussi sur des gens qui ont beaucoup de connaissances, ceux qui font de l'animalier, sont déstabilisants.

J'ai tout à coup l'impression de n'avoir aucun savoir, d'ailleurs c'est vrai que j'en ai peu. Aurais je donc tout raté ? J'ai toujours survolé les choses, je ne suis pas une passionnée. J'ai fait peu d'études. C'est ma vie. Il faut composer avec ça.

Hier, nous sommes allés au grand parc célèbre, nous y avons déjeuné avec notre jeune fils et son amie, nous avons vu un magnifique spectacle, du genre qui me prends aux tripes à cause de la musique et des belles voix, des tableaux. Ensuite nous avons visité ce qui était ouvert au public pour Noel. Il faisait froid. En rentrant, il m'a fallu me mettre à la cuisine car c'est aujourd'hui que nous avions nos enfants pour déjeuner et marquer Noel, mais sans les cadeaux car pas avant la date. Hier soir, c'était le dessert : une charlotte au chocolat nappée de crème anglaise. Aujourd'hui, c'était salade de gésiers et poularde aux pommes et riz. C'était réussi. Mais je suis vite fatiguée à cuisiner plus que d'habitude. J'aime retrouver ma tranquillité, c'est chose faite, pas d'autre repas chez nous de prévu.

J'ai aussi fini ma déco - ce n'est pas extravagant cette année, mais c'est promis, je ferai mieux l'an prochain quand la maison aura retrouvé une très bonne mine.

27 février 2013

héritage

C'est la première fois que ça m'arrive, j'y avais fait allusion dans un message cet été. Me voilà héritière avec pas mal d'autres personnes d'une vieille tante sans enfant. Ne connaissant pas du tout les lois sur le sujet, nous avons été ma soeur et moi très surprises de cette bonne nouvelle. La tante aurait pu faire un testament pour léguer aux personnes qui l'ont entourée beaucoup mieux que nous car là, nous avons été très absentes. Il y avait beaucoup de conflit dans la famille de mon père. Il était sans doute en partie responsable mais ses soeurs aussi, je pense que ça remontait loin dans leur jeune temps : le décès de la mère et la déchéance de certains. Cette tante était la plus radine qui soit, je ne l'ai jamais vu arriver (elle passait du temps chez ma tante à côté de chez mes parents) avec quoi que ce soit pour moi. J'ai le souvenir d'avoir mangé des gateaux moisis chez elle, enfin une fois goûté, je les jetais où je pouvais. Elle même avait souffert d'un mari alcoolique qui avait fait faillite. Elle a vécu longtemps en maison de retraite alors on pensait vraiment qu'elle avait dépensé son épargne.

Et puis le courrier du notaire qui annonce ce qu'elle possèdait. Et puis la cousine qui s'empare du dossier dès le décès et qui n'est pas très sympathique, n'informe personne. Et puis les coups de fil entre les uns et les autres, les biens à vendre (2 masures et un terrain), et puis quelqu'un que je connais qui pourrait être intéressé par une des maisons, et qui veut la voir (la maison). Et puis ma demande à tous les héritiers (presque) par mail pour justement évoquer le sujet et demander la clé pour organiser la visite. Et puis quelques réponses allant dans mon sens, oui il faut saisir les opportunités. Et puis la réponse très imbécile de la "cousine" qui veut que tout passe par le notaire, donc pas vraiment question de me satisfaire. Et puis ce désordre qui s'installe. Le notaire qui dit que la cousine est imbuvable, mais que pour que ça avance, il faudra que tout le monde signe les mandats de vente et qu'"elle" pourrait bien nous embêter en ne signant pas. Et puis ce courrier qui doit nous être adressé pour ça et pour envoyer un RIB afin de toucher nos liquidités. Et puis ce qu'on apprend par derrière, que certains cousins ont reçu des assurances vie qui ont été faites à leur nom, tant mieux pour eux, mais qui suscitent des réactions pour certains qui n'ont pas eu ce plus.

Par moment, je pense que c'était mieux avant. L'argent pervertit donc tout le monde. Je proclame que c'est un cadeau du ciel et que tout pourrait se passer pour le mieux. Nous allons pouvoir voir l'avenir de notre mère beaucoup mieux avec ce petit plus. Tandis que d'autres vont chercher à faire de l'argent avec des biens qui sont vraiment sans valeur (sauf le terrain) mais soit disant qu'il faut attendre le meilleur offrant et ne pas traiter avec le premier offrant. Elle n'a pas aimé mon mail, paraît il, parce qu'il s'adressait à tous, bien sur que je l'ai adressé à tous puisque là on est tous égaux. Elle n'aurait jamais du s'accaparer du dossier mais certains lui ont permis, sans doute pensant bien faire, puisque MADAME se toise d'être plus douée que nous (très bon poste aux impots avant sa retraite).

D'un évènement heureux, se profile un avenir familial sombre. Dans ces moments là, tout est à même de ressortir. Et en mai, une cousinade est prévue. Du coup, certains n'ont plus très envie de venir de peur que la "cousine" soit là. Je pense y aller quand même. Je veux croire à ce que tout s'arrange. J'ose espérer.

Est ce que ça vous est déjà arrivé ?

25 février 2013

et encore un !

encore un week end de passé ! ce ne sont pas toujours les moments que j'aime le plus, c'est là où on joue sur le terrain "amis" "famille" et compagnie. Les autres jours de la semaine sont beaucoup plus banals mais au moins je sais mieux où je vais. Le week end parfois mon anxiété ou ma sensibilité peuvent être mises à rude épreuve.

Vendredi, il y avait réunion des anxieux : j'ai aimé ce moment de partage, une dizaine à peu près, le thème était la chance dans la vie. L'animatrice avait trouvé un livre comme support. Je n'ai pas pris de notes, je me suis laissée portée, ce qu'elle disait, je le savais depuis longtemps, que les gens ouverts, curieux, optimistes attiraient plus la chance tandis que les anxieux se fermaient beaucoup de portes. Nous avons discuté, cité des exemples, et malgré tout, se dégageait un certain optimisme et une certaine lucidité par rapport à ça, et puis c'est quoi la chance ? ce n'est pas seulement gagner au loto. C'est "être en vie", avec ce qu'il nous faut, une santé correcte, savourer ce qui est et se contenter parfois de peu. Une seule personne était totalement en désaccord se refusant l'idée même qu'elle puisse avoir de la chance. J'avais espéré qu'elle change d'avis en cours de soirée mais non. Sinon il y avait un homme que j'ai déjà vu quelque fois mais qui s'exprimait guère d'habitude, et là il a bien participé et dit quelques vérités que je partage totalement, surtout sur notre façon de vivre, lui étant d'origine étrangère et vivant ces différences parfois un peu difficilement. Moi je ne suis pas étrangère et pourtant je ressens souvent la même chose.

Samedi, j'avais proposé à mes amies d'enfance une soirée restau, le petit groupe était d'accord et nous nous sommes retrouvés au gastronomique du coin, délicieux. J'ai toujours voulu garder ces liens que je pense indestructibles tant ils font partie de moi et de ma construction. Même si maintenant souvent je ne partage pas toujours leurs points de vue. Nous avons eu un débat ouvriers/patron, toujours le même, pas fondé. Nous sommes patrons à petite échelle et nous savons les difficultés.

Dimanche, repos. L'après midi j'ai réussi à faire des petites douceurs du moment : des bottereaux.

12 février 2013

écrire

Je n'aurais pas du écrire le dernier post, je suis sure que ça vous ennuie, mais une fois déposés ici les mots soulagent ma pensée et je peux continuer mon chemin.

Hier j'ai repris le chemin de l'écriture, quel bon chemin ! les ateliers sont moins nombreux cette année, tous les quinze jours, et pas pendant les vacances scolaires. J'ai retrouvé J. qui a commencé cette année, qui ne dit pas grand chose, mais qui a l'air d'apprécier, il ne se livre pas plus que ça, j'ai retrouvé P. lui ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu, mais toujours le même oeil pétillant et cette joie à écrire, j'ai retrouvé R., la pauvre elle est venue en chaussons, elle a truc au pied, tout le monde parle de ça, un truc qui finit en "us" algus...., c'est une leçon pour moi, elle s'en fout, elle est venue en chaussons, moi je suis sure que je serais restée chez moi et je lui ai dit. On a ri. J'ai retrouvé M. la petite nouvelle, celle à qui j'ai proposé l'atelier et qui a l'air comblé, et elle fourmille de mots et d'idées, ça jaillit, ça jaillit, c'est jeune et neuf, elle est contente, c'est super, ma plus belle récompense, j'y ai retrouvé P. qui anime toujours aussi bien, quoique certains ne viennent plus car ce n'est pas assez pour eux, et bien pour moi c'est top. On a travaillé sur le sonnet. Je ne suis pas écrivaine avec des tas de mots savants et des descriptions abracabradantesques, mon écriture est simple, plutôt dans l'émotion et l'espoir de meilleur, ou de la nostalgie, y a un truc que je fais bien (quoiqu'on a le droit de déjouer les consignes parfois si c'est fait habilement) je respecte les consignes, si on me dit de faire comme ça, je fais comme ça, là on devait écrire deux quatrains et deux tercets, en 10 pieds, avec des rimes, c'est pas le moment de faire autre chose. Oui c'est un moment entre parenthèses où on part on ne sait pas trop où, dans notre tête, on s'évade et c'est bon. Et puis se tissent des liens entre nous, je ne parle pas d'une grande amitié, mais tout au moins d'un profond respect. Peut être ne le trouve t on pas facilement ailleurs ? faut il passer par nos mots écrits pour ressentir cela. Il y a surement des tas d'autres manières. Mais j'avoue que je cherche cela, que ça rassure, ça apaise, la bêtise m'effraie, me rend méchante et insupportable, je lutte, je lutte depuis toujours, je veux l'homme meilleur.

6 février 2013

du retard !

La semaine dernière a été chargée. Ce n'était pas une semaine comme les autres, puisque déjà le lundi je suis partie faire la nounou chez ma belle soeur. Il fallait s'occuper des enfants tandis que les parents s'absentaient, le frère de mon beau frère étant décédé subitement. Semblerait que ce soit une crise cardiaque. Nous sommes donc partis avec mon fils puisque je ne peux pas bien conduire avec mon épaule. Nous sommes arrivés à la sortie d'école, puis nous avons passé la nuit, et les avons raccompagnés à l'école le matin. Ainsi leur vie n'a pas changé tandis que leurs parents faisaient face à la situation de deuil. Je me rends compte que j'aime rendre service. Je n'ai jamais vu mes parents venir prêter main forte à quelqu'un, je n'ai pas été habituée. Il est vrai que c'est plutôt eux qui auraient eu besoin. Mais cette éducation m'a manqué.

Aussitôt, nous partions mon mari et moi pour Londres avec un groupe de 80 personnes. Voyage offert par un fournisseur de machines agricoles. Une première pour moi. Suite à un achat, nous savions que deux jours là bas nous seraient offerts. Je ne pensais pas y aller mais ni mon fils ni mon salarié n'était intéressé. Alors mon mari a donné mon nom aux organisateurs. Partis tôt en train pour la capitale, ensuite eurostar, et là bas, petite visite en bus de la ville. Egalement un tour de grande roue était prévu. Je n'ai pas osé dire non, dans l'instant il était plus facile pour moi de suivre le groupe que de me démarquer. Je l'ai regretté, j'ai passé 3/4 d'heure là dedans à souhaiter la fin du tour, accrochée au grand siège du milieu, à gérer ma respiration et là j'ai pensé : plus jamais ça. Nous sommes rentrés à l'hotel où nous avions deux heures devant nous et bien croyez moi, on s'est affalé sur le lit pour nous reposer, tandis que la plupart cherchait un pub, ou attendait sagement dans l'entrée avant de partir au restaurant. Ainsi nous partons à pied au restaurant à 5 mn. Beaucoup de monde, il fait très chaud. Les repas sont déjà prévus et c'est du lourd. Vers la fin, mon homme dit qu'il doit sortir prendre l'air et là, je comprends qu'il ne va pas bien, je le rejoins, il tombe une première fois, reviens un peu à lui, et retombe. Plusieurs personnes du groupe m'ont rejoint. C'est la panique pour moi, car il est vraiment impressionnant. Ce n'est qu'une syncope, mais j'imagine le pire, d'autant que dernièrement on parle de crise cardiaque pour plusieurs décès dans notre entourage. La chef du restaurant appelle les secours. Une ambulance arrive, il va déjà beaucoup mieux, et là on a peur qu'ils l'embarquent à l'hopital. NON, ils font les contrôles et ne trouvent rien d'anormal, ils acceptent de le laisser sur place. Aussitôt nous repartons tous les deux à l'hotel, mais je ne suis vraiment pas fière. Heureusement qu'un jeune homme a fait l'interprète. Ce ne sont pas mes petits cours d'anglais qui suffisent. Le lendemain, ça repart. Après les quelques échanges demandant des nouvelles de santé, nous repartons en bus à 100 km de Londres pour visiter l'usine en question. Tout se passe au mieux, nous déjeunons sur place à la manière anglaise. Et c'est le retour : bus, eurostar, métro, train. 2 Jours bien éprouvants qui resteront en mémoire.

9 décembre 2012

distance

Cà fait longtemps que je n'avais pas écrit. Etait ce un test ? pour savoir si je pouvais tenir sans mon blog ? pour savoir si je manquais à quelqu'un ? pour gérer mieux mon temps autrement ? pour exister mieux par ailleurs ? pour éviter les banalités partagées parce que je n'ai rien de captivant à écrire ? peut être tout ça à la fois...... allez savoir.

Je suis en robe de chambre devant mon ordi et j'ai envie de vous donner quelques nouvelles, parce que moi même je n'aime pas que mes amis blogueurs s'absentent trop longtemps, on s'inquiète et tout ça.

L'épaule, ça évolue doucement et surement : plus d'anti inflammatoire, toujours trois séances de kiné et de l'espoir à la clé. La sensation de bras mort n'existe plus, je gagne centimètre par centimètre, bientôt ce sera un mauvais souvenir.

J'ai attrapé un gros rhume pour arranger tout ça : un rhume dont on ne se sort pas tout seul, donc visite médecin, cortisone, anti biotiques, ça va mieux mais j'ai eu du mal, comme si je ne pouvais pas trop m'éloigner de la maladie, jamais, j'ai trop vécu là dedans et ça fait partie des meubles.

Je n'ai fait aucune déco pour Noel jusqu'à ce jour, pas très envie, pas très à l'aise pour bricoler, et puis nous serons partis à Noel. Il manque aussi les regards d'enfant puisque les miens sont grands. Je pense que pour beaucoup, ce sont à nouveau les yeux des petits enfants qui ramènent à la joie de Noel. Puisqu'il n'y en a pas chez nous, ce n'est pas si évident. J'ai quand même acheté quelques petits cadeaux pour les petits-neveux, nièces qui viendront au repas en janvier : des yoyos, des petites marionnettes-chaussettes. Je sais qu'ils aiment venir chez nous, ils sont contents d'avoir une petite surprise, et je me mets bien à leur place. Autour de moi, enfant, je n'avais pas beaucoup d'adultes généreux.

Hier, j'ai fait un exploit : cela faisait des années que je souhaitais faire la dictée du telethon dans ma commune. Mais en dernier, la trouille me prenait d'y aller seule. La veille, j'ai sollicitée une collègue d'asso pour venir avec moi, on en avait déjà parlé, elle a dit oui. Nous nous sommes rejoints au rendez vous. Nous étions : elle, sa fille et moi. Dingue ! même pas eu à affronter un groupe. Le gars a quand même fait la dictée. C'était un bon moment. Il y avait plein de pièces dedans, et moi qui ne suis pas trop mauvaise, je suis quand même tombée dedans. Puis nous sommes allées voir les petites danseuses de l'asso. Les parents étaient conviés et ils ont répondu présents. Je me suis sentie à peu près à mon aise, j'ai eu quelques conversations, pas tant que ça, car ce sont des gens beaucoup plus jeunes que moi et on se connaît à peine, mais c'était pas si mal. J'ai un peu délaissé les assos vu mes ennuis, j'ai de la chance, personne ne dit rien, ils supportent comme je suis.

Puis c'est moi qui ai apporté à la ville voisine les copies de dictée, évitant à l'animateur d'y aller, nous avons avec mon mari été sur le soir au marché de Noel de cette ville. Nous avons vu des connaissances : il y avait un début de magie de Noel, ça sentait le vin chaud, la barbapapa, et le chichi, il y avait ce côté fête foraine que j'aime moins mais on voit bien que les enfants adorent. J'ai rencontré deux personnes de l'atelier d'écriture, puis une amie sur un stand d'association, c'est là où j'ai acheté les marionnettes faites maison, puis une cliente qui revend nos produits, du coup on lui a acheté des "produits de fête", et d'autres encore.

Je me suis dit que c'était ça la vie, qu'il fallait s'en donner la peine, ce n'est pas en restant chez soi qu'on va à la rencontre de l'autre, il y a toujours un minimum d'effort à faire, mais parfois on n'a pas l'énergie. Je rencontre ça beaucoup au sein de l'association des anxieux.

Petite ombre au tableau, j'ai peur que mon jeune fils soit dans une impasse au niveau amoureux. On ne la voit plus, il ne dit rien de plus. Cà m'attriste mais je ne dois pas sombrer.

Je vous souhaite un bon dimanche, nous sommes invités, je n'ai rien à faire, juste à apprécier.

 

 

 

23 février 2012

le retour

Comme à chaque fois, ou presque, c'est difficile. Je reviens avec une sinusite qui me met à genoux. Je publie juste pour dire que je ne vous oublie pas. Les sacs sont à peu prêt défaits, les lessives faites, mais la fatigue est là, bien là. Hier je me suis couchée tout l'après midi, après être allée chez l'ostéo. Elle a trouvé beaucoup de tensions et m'a fait comprendre que dans cet état, je ne pouvais pas combattre. Nous avons fait beaucoup de km au Maroc, peut être trop, nous avons eu froid, très froid, j'ai été souvent crispée, mais malgré tout, c'était un beau voyage avec des paysages et des gens magnifiques. Pour l'instant, je dois me reposer, et laisser passer. Après je vous ferai partager un peu plus, et aussi les belles photos que je n'ai même pas encore regardées. Le voyage s'est terminé sur une note triste : le père de notre ami est décédé la veille de notre retour. Nous le savions mal en point et dans ses derniers jours, mon mari est à l'instant même à son enterrement, j'aurais du y être aussi, hélas je suis là.

3 mars 2011

suite

Le vendredi soir, j'étais donc seule à l'hotel, mais je n'avais aucune peur. Je profitais de mon lit pour moi toute seule, j'étais calme, contente de ce que j'avais fait. J'ai bien dormi.

 Le lendemain matin, j'étais seule également pour le petit déjeuner. Personne d'autre dans la salle. J'adore les petits déjeuners à l'hotel. Tout est à disposition, tout me fait envie, et je ne me prive pas. J'ai bien pris mon temps. Puis je suis repartie marcher jusqu'à l'Opera que je ne connaissais pas. Il pleuvait et je n'avais pas prévu ça. J'ai fait l'aller à pieds, je suis entrée dans une belle galerie histoire d'être au sec un moment, c'était très joli. Je suis entré dans quelques magasins sans rien acheter. Je ne craque pas comme ça. Et puis là je faisais attention à l'heure qui passait si vite, je devais rentrer pour midi. J'ai repris le métro toute seule pour le retour. Mon beau frère et ma belle soeur sont arrivés à l'hotel. Nous avons discuté. Puis c'est mon mari qui est arrivé. Il nous a vite raconté son voyage en Allemagne, il était très satisfait des contacts qu'il avait eus. Mon beau frère connait bien Paris, il nous a emmené déjeuner dans un restau marocain. Super décor et bon couscous. L'après midi nous visitons Beaubourg, vu le temps qu'il fait, il vaut mieux être au sec. L'art contemporain et moi, ça fait deux. J'avoue qu'une fois ça me suffira, je n'y retournerai pas de si tôt. Le soir, nous dînons chez Chartier. Nous ne connaissions pas. Mon beau frère nous dit que c'est vraiment une curiosité à ne pas louper. Là, c'est à voir, mais je n'y retournerai pas, sauf si on emmenait des amis, c'est curieux mais très bruyant. Mon fils était aussi avec nous.

Le lendemain, dimanche, nous partons pour le salon de l'agriculture, en métro, beaucoup de monde, trop de monde, impossible de bien voir. Nous déjeunons sur le salon. Le soir, mon beau frère et ma belle soeur repartent chez eux. Nous restons encore un peu, et ensuite nous rejoignons la place des Vosges, où nous retrouvons notre fils (qui vient nous retrouver à v'lib). Après avoir fait le tour de la place et de ses vitrines, nous choisissons un restau vite fait, inconnu, c'était pas terrible, j'aimerais bien avoir toutes les bonnes adresses de Paris, si vous en avez donnez les moi pour les prochaines fois. Nous rentrons en passant par chez notre fils. Depuis 2 ans, il vit dans un tout petit appart que nous n'avons jamais vu. J'ai l'impression qu'il n'est pas pressé de nous le montrer. Mais comme j'en ai parlé plusieurs fois, il décide de nous y emmener. 16 m2 : un matelas par terre, un minuscule coin cuisine, du bazar entreposé..... Hum, hum ...... On ne fera pas trop de commentaire. Il paie déjà 600 euros pour ça. Il ne peut pas changer pour l'instant. Quand son prêt étudiant sera fini, il essaiera de trouver mieux. Je ne pense pas qu'il reçoive beaucoup chez lui. Nous retournons à l'hotel à pieds, mon mari n'en peut plus, il a mal au genou.

 Le lundi, nous partons pour Villepinte, le salon des machines, nous sommes plus dans notre élément, mon mari veut voir plusieurs matériels, il fouine, il cherche, nous retrouvons un type auquel on a versé un acompte, le matériel n'était pas conforme, nous n'avons pas voulu l'accepter, depuis il ne veut pas rendre l'acompte, nous y allons aimablement, il nous promet de reprendre le dossier, tiendra t il parole ? Nous connaissons plusieurs constructeurs présents, et poliment nous passons leur dire bonjour. Nous déjeunons aussi sur ce salon. Le soir arrive vite, et nous devons reprendre le RER, il y a beaucoup de monde, on stresse un peu, il nous faut repasser à l'hotel prendre nos valises, puis nous repartons pour Montparnasse. Finalement nous n'avons que 10 minutes d'avance sur l'horaire du train. Puis c'est le retour. Il y a de la fatigue dans l'air. Je reprends la voiture qui nous a bien attendus sagement dans son parking. J'en ai pour 1 h 30 de route, et c'est moi qui conduit, puisque mon mari a eu deux semaines de suspension de permis. A ce jour, il l'a récupéré.

Cet épisode parisien a cassé la routine. C'est passé vite. Mais c'était bénéfique. Et puis, j'adore l'anonymat, c'est fou......

17 février 2011

Paris

J'ai décidé de partir un jour plus tôt, un jour pour que je puisse me rendre tranquillement, toute seule, jusqu'à l'hotel. Sinon, je pouvais rejoindre mes beau-frère, belle soeur, mais je me serais laisser porter, car ils ont l'habitude du train. Même mon salarié qui part aussi pour le week end à Paris me proposait de partir avec lui et sa femme en train. Mais c'est NON. Je veux me débrouiller. Je prends ma voiture, je file à la grande ville, je gare ma voiture au parking, je prends le train, j'arrive à Montparnasse, je prends le métro jusqu'à l'hotel, je dépose mon bagage, je téléphone à mon fils et il vient me rejoindre pour diner. Car pour diner là je n'aurais pas voulu être seule. L'hotel ne fait pas restaurant, il m'aurait fallu sortir. Trouille. Mon homme n'arrivera que samedi midi, ainsi que mes beau frère, belle soeur. Ainsi je saurai comment je me suis débrouillée.

Hier ça a mal commencé. Je suis allé le conduire tôt le matin au même endroit que j'irai demain, on s'est perdu, on a stressé comme des fous, on est arrivé de justesse à la gare, trop tard pour valider le billet à la borne électronique, on a cru que c'était fouttu. Au guichet, elle a refait un nouveau billet. Pas l'habitude. Ensuite il est parti. Je suis allée voir pour le parking comment ça se passe. C'est bon, j'ai bien compris. Pour repartir, j'ai mis une heure à sortir de la ville. Impossible de bien retrouver mon chemin. Il y a des travaux et les indications sont nulles à l'intérieur de cette ville comme toutes les villes d'ailleurs. Il faut aller loin pour avoir les indications. Dire qu'on a un GPS à la maison et qu'il n'avait pas pensé à le mettre dans la voiture. Et moi, pauvre nouille, je ne sais pas m'en servir. Donc demain je repars à la conquête de cette gare, je vais partir très tôt pour être sure d'avoir le temps de la trouver. Mon fils s'est bien fichu de nous, "Comment, c'est pourtant pas difficile, cette ville !!!!!) Ouais, quand on n'est pas doué, on n'est pas doué ! Ici, les gens se perdent dans ma campagne, et moi je me perds dans leur ville. On est quitte.

Bon, et bien, souhaitez moi bonne chance. Je vous raconterai.

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