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30 septembre 2014

non, non, je ne suis pas partie en vacances ....

Je suis toujours là, un peu moins inspirée à me laisser aller sur la toile.... j'ai tenu une semaine. Pas mal.

J'ai pris le rythme de la rentrée, me suis inscrite pour les cours de relaxation, la jeune femme est vraiment très gentille, je ne prendrai pas toutes les séances, ce sera écriture ou relaxation, la formule 6 cours pour le trimestre me convient. Je m'inscris aussi à la gym, on verra bien si l'épaule tient ou pas. Si ça pouvait m'aider à larguer quelques kilos de trop. La rentrée a eu lieu aussi pour notre association d'anxieux, ça démarre fort. A la première réunion, il y avait beaucoup plus de monde qu'à l'habitude, suite à un article dans le journal.

Le travail est plus régulier à la ferme en ce moment. Ouf ! les dernières récoltes auront bientôt lieu.

J'ai moins de travail au bureau. Ma fille a repris la gestion d'un groupement. C'est mieux ainsi même si ça me fait tout drôle ce changement. Les anxieux n'aiment pas les changements.

Samedi, j'ai convaincu mari et fille d'aller voir l'arrivée d'une course de fous qui se passait dans le coin. Un homme, un seul, fait bouger toute une population, je trouve ça trop fort. C'est le même qui a lancé il y a déjà longtemps le festival de l'été où je vais souvent. Il est capable d'être sur tous les fronts. Il a même réussi à faire venir pour animer la grande soirée de clôture  P.S., celui qui fait chanter les sardines. On était sur place pour voir cet évènement déjanté, une course de vieilles mobylettes bleues qui réunissait un grand nombre de chefs d'entreprise et leurs salariés. Il faisait très beau, et tout le monde avait le sourire.

Dimanche, on est allé voir la mer. On a fait restau le midi, balade entre dune et port l'après midi, et crêperie le soir. On s'est bien laissé vivre pour une fois. J'ai pris plein de photos. Les gens se promenaient tranquilles. On les a observés. En famille, entre amis, tout seuls. On les a même écoutés. Je me suis promis la prochaine fois d'apporter un carnet pour noter juste une bribe de ce qu'ils disent. Ensuite, il s'agirait de relier ces bouts de phrase en un texte incongru. Enfin j'ai dit ça, mais peut être que je ne le ferai pas. Faudrait que je le fasse plutôt avec quelqu'un qui écrit aussi. Ce serait drôle. Le soir, je crois que j'ai bu trop de cidre. Je voyais un peu tout bizarre à un moment. J'adore le cidre.

Nous avions écriture hier soir, hélas le groupe diminue. Cà m'embêtte. Pourvu que ça ne s'arrête pas. Parfois, je me sens vraiment d'un niveau inférieur. Si ça se trouve, elles le pensent mais ne disent rien juste pour me garder, il faut bien faire tourner la boutique. Non, j'espère que non. J'espère que je ne les déçois pas trop. Il y a un atelier théâtre écriture un week end prochainement. Je n'ai jamais fait ça. Je me tâte. Et si je suis vraiment mauvaise ? et puis normalement on monte sur scène à la fin, mais cette année, il y a dérogation pour ceux qui n'ont vraiment pas envie. Je n'ai pas envie. Je ne veux pas me rendre malade juste pour ça, c'est totalement inutile. C'est trop tard. J'aurais beaucoup aimé ça mais je n'ai pas eu l'opportunité, ni la force, plus jeune. C'est bien dommage. Je me serais éclatée je le sais, et j'aurais beaucoup amélioré, j'en suis sure, mon état. Je n'étais pas là où il fallait être, ni avec les gens pour m'aiguiller. J'ai trop caché ce que j'aimais, j'ai enfoui tout ça pour vivre. Il reste des places pour cet atelier qui se passera sur deux week end. C'est ouvert à tous. Si quelqu'un a envie d'essayer, ne pas hésiter à me contacter par un petit message.

A bientôt.

 

 

 

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18 octobre 2008

quand vient le week end !

Je suis née un dimanche, est ce pour cela que je n'aime pas les dimanches (euh et même les samedis soirs !). Mon grand fils et son amie sont là, ils sont arrivés dès hier après midi. Diner rapide hier soir ensemble car nous avions une réunion mon mari et moi, chacun de notre côté. Aujourd'hui, ils se sont levés à 13 h, il a fallu que je me morde la langue pour ne rien dire. Déjeuner ensemble avec mes autres enfants. Puis ils sont partis voir des copains et finalement, ils dinent ailleurs. Du coup, rien de prévu pour nous ce soir vu que, quand ils viennent, je veux être disponible pour eux. Et en fait, ils sont juste de passage, surtout pour dormir et pour manger. Ils ne vont pas à l'anniversaire de l'ami de ma fille, c'est "surprise" pour lui, cà ne leur disait rien. Je ne trouve pas ça bien de leur part. Et demain, nous ne sommes pas invités à fêter ça non plus dans sa famille. Je ne comprends rien à rien. Je me sens encore une fois toute nouée car rien ne se passe comme je le souhaiterais. Du coup, j'ai acheté deux DVD pour qu'on ait quelque chose à regarder ce soir, tous les deux. Les week end, j'ai toujours peur de m'ennuyer. Je ne connais pas ce sentiment la semaine car je m'affaire aux différentes taches ménagères ou bureau, ou bénévolat. Mais là, le temps s'arrête un peu et j'ai peur du vide.

Et vous, j'aimerais savoir comment vous meubler vos week end ? Sont il toujours pleins ? ou est ce l'imprévu ?

 

19 juin 2008

le rejet

C'est sans doute cela qui m'empoisonne, la peur du rejet. Je n'y connais pas grand chose en psychologie mais...     D'abord  mon père puisque j'avais si honte de lui, qu'il n'aimait personne, et qu'apparemment pas grand monde non plus ne l'aimait, en tout cas, j'ai rien vu. Ma mère, très timide, qui a accepté d'être sous l'emprise de mon père, qui a tout accepté, qui n'avait aucune vie sociale. Une fois, étant enfant, j'avais appris qu'un anniversaire se préparait (une fille que je connaissais) et mes amies étaient invitées, pas moi. J'avais demandé pourquoi, et c'était parce que moi je n'avais pas fêté le mien avec elle. Je me souviens comme ça m'avait déçue. Mes parents ne m'ont pas appris du tout le "bon" relationnel. Comme je l'ai dit plus haut, mon père n'aimait personne. Il n'était pas du tout généreux. Il en donnait le moins possible. Il était malade certes mais quand même ! J'ai revécu le rejet à travers mes enfants. Pourquoi encore une fois ? Ma fille avait de très bonnes amies jusqu'à ses 13 ans, et là, vlan, on l'a éjectée. Elle a souffert, je la récupérais après l'école, elle pleurait et j'ai compris. J'ai voulu intervenir auprès d'une maman qui m'a dit que c'était des broutilles, ça passerait. Et bien non, d'ailleurs, ses anciennes amies ont continué à lui gâcher la vie au collège après ça. Elle a eu bien du mal à retrouver des amies. J'ai souffert le martyre à cause de cette histoire. Maintenant elle est devenue très indépendante, elle a des amies, mais elle n'est pas "groupe d'amis".  Et ses amies ne sont plus d'ici. Mon grand fils, sans s'être fait rejeté(enfin j'espère), s'est éloigné également de ses amis d'enfance, il s'en ait fait d'autres au lycée et ses différentes écoles après. Il n'y a que le dernier qui a une bonne bande de copains d'ici. Quand je dis ici, c'est vraiment local. Il se trouve que quand ma fille était petite, j'avais des contacts avec les autres mamans et quand ça s'est terminé, et bien plus rien.

Ces situations influencent notre vie d'aujourd'hui. Les enfants s'étant éloignés, nous avons peu de contact avec les autres parents d'ici ou même les jeunes d'ici. La majorité des jeunes restent dans le secteur ou même ceux qui s'en vont revoient quand même leurs amis d'enfance. Pourquoi ça n'a pas fonctionné chez nous ? J'espère que ce n'est pas à cause de moi. Aurais je une mauvaise étoile ? Samedi nous serons au mariage de la fille d''amis et je vais avoir l'occasion de revoir pas mal de jeunes du pays.Je n'aime pas ça. Mes enfants à moi sont invités juste pour faire coucou au vin d'honneur mais ils ne veulent pas venir, ils disent qu'ils n'ont aucun lien avec eux.

Je fais dans le compliqué, n'est ce pas ? Bien sur que je devrais me fiche de tout ça. Mais bon, j'aurais aimé que tout se passe autrement, et je me demande toujours pourquoi ça se passe pas chez moi comme chez la plupart des gens qui m'entourent. Cà me rend jalouse.

 

13 octobre 2014

Je ne veux pas être un mouton ....

Pourtant souvent j'en suis un, à toujours savoir comment font les autres,  ce qu'ils mangent, ce qu'ils pensent, où ils sortent. Pourquoi donc ? pour faire pareil. Est ce la solution ? Je pense toujours que les autres ont raison, pas si sur. C'est comme ça quand on manque de confiance en soi.

Pour la déco de ma maison, depuis les travaux, ça n'a pas bougé. Au début, on pensait changer tout le mobilier, celui qui avait fait le projet ne voyait que par le contemporain, et partout. Depuis, on a quand même fait faire les peintures, on s'est sans doute un peu trompé, influencé encore par une grande prêtresse de la déco. C'est dur d'avoir son propre avis quand on a quelqu'un en face qui sait vous convaincre, enfin plutôt que vous n'osez pas contrarier.

J'ai fait appel à une autre personne pour m'orienter pour rideaux, meubles, etc. Finir les pièces quoi. C'est vrai que je suis grande, que je pourrais le faire, pas si sur, et puis je ne veux pas visiter tous ces magasins..... à force de voir tout, je ne sais plus ce que je vois.

Elle est venue cet après midi. Elle a bien compris que trop de contemporain m'ennuie vraiment, d'ailleurs ça l'ennuie elle même. Je pense qu'on va s'entendre. Pour les rideaux, elle a apporté des échantillons, nous en avons retenu un. Pour la table, on garde la même et on la relooke, même chose pour le buffet bas. Pour l'armoire, elle est trop imposante. Au sous sol j'en ai une autre, une vieille aussi, ce sera elle qui nous rejoindra, un peu moins grande. Nous ajouterons un tapis de jonc de mer pour casser la monotonie du carrelage, gansé tout autour. Deux petites consoles devraient pouvoir se caser, il faudra les trouver. Un petit fauteuil serait pas mal à côté de la grosse plante. Pour les luminaires, va falloir fabriquer avec une vieille planche et trois suspensions. Faudra quand même acheter des chaises genre bistrot.

Cà commence à prendre forme.

C'est une peintre, relookeuse, décoratrice, couturière, bref c'est ma sauveuse, je l'espère en tout cas.

Elle est anti-tendance. On a parlé de ça, et elle est bien d'accord que les modes passent.

Aussi faut il composer avec ce que l'on aime sans s'occuper de la "grande mode".

Ce sont de vraies paroles, qu'il faudrait méditer. Faire pour soi, pas pour les autres.

J'espère qu'on va y arriver. Après on s'occupera du salon. Une chose à la fois.

Et on ne demande aucun avis autour de nous sur nos choix, voilà.

14 septembre 2014

Il serait temps

Il serait temps d'être grande

lâcher les mains

ne plus attendre

que son destin

 

    Il serait temps du pardon

    regarder l'horizon

    accueillir d'autres fleurs

    caresser ce petit coeur

 

        Il serait temps de rêver

        à des soleils plus doux

        à des sourires osés

        pour bien tenir debout

 

            Il serait temps de vivre

            au plus près de son âme

            jusqu'à devenir ivre

            du bonheur d'une femme

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14 septembre 2014

un mariage

C'est l'après midi. Le temps est magnifique. Un peu en avance. On attend sagement. D'autres aussi, inconnus. Un jeune nous reconnait, ça fait plaisir, il connait fiston. C'est l'heure d'entrer, trouver sa place. Les premiers à une des tables de dessert. Un couple nous reconnait, parents d'un autre copain de fiston. Nous sommes installés. Arrivent quelques couples connus, proches des parents de la mariée. Nous nous connaissons par le travail. Ambiance agréable, tout le monde discute avec tout le monde. Une assiette de hors d'oeuvre. Un plateau de fromages. Une assiette de desserts. Une ambiance festive de jeunes, diaporama et chansons en groupe. Pas de café, mince alors. Un verre cassé. Des discussions intéressantes. De l'humour. Sortir un peu le temps du rangement. Prendre l'air frais, ça fait du bien. Se sentir bien malgré qu'on se sente un peu isolé. S'asseoir sur un banc avec elles, qui se connaissent tant. Rentrer pour voir l'ouverture de bal. Réussie l'ouverture de bal, amusante. Avoir du mal à rejoindre la piste de danse. Y sauter au premier madison. Etre beaucoup restée sur sa chaise à regarder. Regarder les gens. La mamie qui danse au milieu avec tous les jeunes et moins jeunes. La mamie qui a une pêche d'enfer et qui savoure sa joie. Regarder les jolies tenues, les moins belles aussi, les sans complexes, les très beaux, les vieux, les jeunes, l'ancien stagiaire, les très grands, les petits, les gros, les chemises blanches, les chemises débraillées, les tongs, les chaussures aux talons perchés, les robes des soeurs de la mariée, la robe de la mariée, les déhanchements improbables, les merveilleux pas d'un danseur inconnu, les joyeuses bandes qui traversent la salle, le couple qui danse beaucoup..................... Regagner quelque peu la piste de danse. La musique est forte et pas forcément à mon goût. L'homme a passé beaucoup de temps au bar, non pas pour boire, mais discuter. C'est moins bruyant là bas. C'est l'heure de la danse de la brioche, oh la la, ils ne la dansent pas comme on aime, c'est quoi ça ? ce n'est pas la bonne musique. Tant pis. Il est l'heure de partir, ça suffira pour ce soir. C'était le mariage de la fille de collègue de travail. Elle aime la fête, elle a choisi le grand mariage, la belle robe blanche, les nombreux invités, la musique à tue tête. Le matin, il y avait la messe, nous n'y sommes pas allés. Nous avons pris l'évènement en cours................

3 juin 2014

Pardonner !

C'est ce qu'on nous conseille lorsque le comportement des autres nous chagrine, nous bouscule, nous empoisonne. C'est la réponse unanime. P a r d o n n e ! sinon tu ne vas pas t'en sortir. Quand elle m'a annoncé ce qu'elle m'a annoncé, j'ai eu l'impression de perdre pied, j'ai pensé que c'était peut être un cauchemar.... Mais non ce n'était que réalité. J'avais déjà vécu cette situation il y a quelques années. C'est comme si j'étais humiliée, lynchée..... Je pense sincèrement que ma réaction est en démesure par rapport à l'évènement mais je suis comme ça. Bien sur que pour la plupart d'entre nous, ça passerait comme une lettre à la poste. Pour moi hélas non. Elle me prévient qu'elle va se marier l'an prochain et que c'est en petit comité, et que donc je ne serai pas conviée. Est ce une maladresse surtout si tôt, j'ai le temps de broyer du noir d'ici là ? Est ce pervers ? Elle m'explique que vu que l'autre fois j'ai très mal réagi, elle souhaite m'avertir et m'expliquer pourquoi, elle espère ma compréhension, et de toute façon elle me dit que même si ça ne me convient pas, il faut que je le digère...... Elle, c'est ma nièce.

Depuis ce temps là, pas un jour ne se passe sans que j'y pense. Quand on n'a pas d'estime de soi ou si peu parce que la vie vous a façonnée comme ça, c'est la dégringolade, c'est se sentir piétinée. C'est douloureux. Et il faut pardonner. Va me falloir relire l'Evangile.

26 mai 2014

défilé des jours

C'est incroyable comme les jours passent, les semaines, les mois..... Cà file à toute allure. Est ce que c'est ça vieillir ? sans doute.

Samedi était prévue une soirée bowling. J'avais peur pour mon épaule. Je n'ai pas forcé. Nous étions 8. Je n'y avais joué qu'une seule fois il y a quelques années. J'étais un peu impressionnée par l'endroit mais finalement j'ai été vite à mon aise, comme quoi ! C'était avant de dîner, il y avait sans doute moins de monde à ce moment là. Nous avons bien rigolé. Entre les doués et les sous doués, on se marrait. Puis nous avons rejoint le petit restau marocain en ville où c'était réservé, nous avions envie de dépaysement. Un couple revenait de voyage, ils nous ont raconté la Thaïlande. S'imaginer là bas, s'imaginer la chaleur, les fleurs, les odeurs...... Penser qu'on ira un jour. C'était une bonne soirée. Je lâche bien prise dans ces moments là, de mieux en mieux. J'essaie d'être la plus naturelle et d'avoir de l'humour, et j'y arrive. Nous avons du plaisir à nous retrouver, les 4 couples, pourvu que ça continue.

Dimanche, nous sommes passés voir ma mère, elle était très calme, j'avais très envie de lui souhaiter bonne fête encore une fois. Et puis nous avons fêté l'anniversaire de notre fille avec un petit groupe familial. Ce fut également un très bon moment convivial.

J'aime les retrouvailles, les groupes, pas trop grands, les éclats de rire, les gâteaux mangés sur les genoux, le mousseux dans les timbales en plastique, les blagues.......  j'aime partager simplement la vie, pas tous les jours, non, pas trop souvent, juste avec mes proches, mes amis de la vie, mes amis de l'atelier, mes amis de l'association.

 

 

23 mai 2014

inculture

Je me sens inculte. Fin d'école à 17 ans. Familles du bas de l'échelle. Je me sens inculte. Il y a des blogs que je n'arrive pas à lire. Je les lis et relis sans arriver à comprendre le sens. A moins qu'ils n'aient justement pas de sens. Parce qu'avec tous ses beaux mots dans tous les sens, reste t il du sens ? Cà m'ennuie, j'aimerais comprendre mais impossible. D'abord, il y a des mots dont j'ignore le sens, et puis il y a une envolée de mots.... Les phrases sont longues et à l'arrivée, je n'ai rien saisi. C'est frustrant.

Hier soir j'ai regardé une émission sur Camus et Sartre. J'ai lu l'Etranger de Camus il n'y a pas longtemps. Heureusement. Au moins je connaissais un peu son écriture. Je suis contente d'avoir regardé cette émission qui comparait les deux portraits mais lorsqu'il s'agissait de comparer leurs courants de pensée, j'ai été vite larguée.

Je me sens inculte.

15 mai 2014

suite

Après l'euphorie du dimanche, petit à petit, les choses redeviennent routinières. J'ai envoyé des remerciements à tout le monde sous forme d'un texte à la fois rigolo (enfin je le pense) et émouvant. J'ai eu quelques réponses agréables. Mais toutes les fêtes ont une fin. Je dois garder en mémoire ces instants magiques où l'on s'aperçoit qu'on n'est pas transparent, que l'on compte vraiment, j'avais besoin au moins une fois dans ma vie de le sentir et je l'ai senti. Je suis surement d'un naturel trop gourmand en relationnel, je voudrais que ce soit un peu comme ça tous les jours. Mais la vie n'est pas ça.

J'ai su que quelqu'un que je connais bien en début de semaine a du se faire hospitaliser suite à un "pétage" de plomb comme on dit si facilement aujourd'hui. Je me suis dit que j'ai souvent pensé que ça m'arriverait un jour. Non, j'ai résisté. J'ai eu des moments difficiles, j'ai hurlé parfois, crié, pleuré, envoyé tout promener, mais j'ai résisté. Les gens ne me croient quand je parle d'hérédité, de génétique, j'ai jamais trop su la différence entre les deux. Je m'aperçois que dans ma famille parternelle d'autres ont quelques soucis et sur plusieurs générations. Ce n'est pas pour autant qu'il faut se laisser couler là dedans, mais on fait ce qu'on peut. J'ai toujours autant de mal à me concentrer à mon travail, mon esprit vagabonde d'une chose à une autre, et je n'avance à rien. C'est drôle. Je n'étais pas comme ça avant. J'espère vraiment que je vais me reprendre. Je suis allée ce soir rendre visite à un oncle décédé. Voilà, encore un qui s'en va, d'un grand âge, ça ne rend pas vraiment triste. J'ai rencontré mes cousins là bas, au funérarium, je suis très attachée aux relations de famille, sans doute plus que la plupart de mes cousins, quoique je ne sais pas ce qui se passe dans leur tête. J'ai l'impression d'avoir à réparer les erreurs du passé. Pourquoi aurais je cette mission ? je sens ça depuis si longtemps, pourquoi moi ?

31 octobre 2013

Qualité !

Autrefois, les vêtements semblaient de meilleure qualité. On peut choisir aussi de l'alimentation de qualité. Tout ce qu'on achète n'a pas la même qualité.

Et dans nos relations, y a t il la qualité ?

Ce que je disais dans mon dernier post, c'est que la relation avec cette amie d'enfance n'était pas très satisfaisante. On s'en arrangeait quand on était enfant parce que le fait d'être voisines faisait qu'on était souvent ensemble, dans le car, en vélo pour aller dans la commune, puis jeunes automatiquement nous avons fait nos sorties ensemble, j'ai pas l'impression d'avoir choisi, cela s'est imposé.

Par hasard, hier soir, j'ai du passer chez elle pour apporter une commande que sa soeur a passée. Elle ne m'a reparlé du coup de fil. Moi j'ai dit que j'étais dépassée, et que je gèrais mal mon temps. En quelques instants, elle m'a annoncé que sa fille s'était mariée en petit comité, que les uns et les autres avaient eu tel et tel problème de santé. Puis j'ai pris le relais, annonçant les quelques nouvelles de ma famille.

Finalement, on a besoin de se raconter.

On partage peu de goûts communs, comme je le disais, elle aime "acheter", c'est presque son sport favori.

On a cette enfance en commun, et qui ne s'oublie pas.

Je ne pourrais pas rompre avec elle, il y a trop de choses, mais je ne partage pas ce que je voudrais non plus. C'est ainsi. A moi de m'adapter.

Il est clair que à l'atelier d'écriture, je découvre des personnes de "qualité" que j'apprends à connaître doucement, mais puis je dire que ce sont des amis ? pour ma part, je serais bien prête à dire oui, mais de leur côté je ne pense pas. Nous passons du temps de "qualité" ensemble. Nous avons la même (ou presque) sensibilité et qu'est ce que c'est bon ça !

 

3 avril 2013

quand le gris s'efface un peu !

vendredi, je recevrai mes deux premiers marcheurs de cette année, j'ai hésité, je leur ai dit que c'était le chantier chez nous, et qu'en plus on serait en réunion, ils ont dit que ça ne faisait rien. Ouh la la ça va pas être simple mais j'ai dit oui.

la maison se rhabille à ses nouvelles couleurs : le carrelage est fait, la cuisine installée, la cheminée juste commencée.......... Nouvel univers, vais je m'y sentir bien ? encore du travail avant de s'installer. Nous en avons encore pour quelque temps au sous sol.

J'apprends qu'une connaissance d'il y a quelques années a un blog que j'ai découvert ce soir, ça me fait plaisir.

J'ai deux grosses journées à venir, pourvu que je tienne : réunions importantes.

J'ai bien dit quand le gris s'efface un peu, il n'est pas encore bien effacé.

Alors qu'il y a quelque temps je pensais avoir trouvé la voie, une ornière et hop par terre, c'est ça la vie..............

12 mars 2013

anniversaire

Tandis qu'il se prélasse loin de nous, c'est son anniversaire aujourd'hui. C'est grâce à F.B. qu'on a le contact et qu'au milieu de messages de copines et copains, j'ai laissé mon petit mot à moi - j'espère qu'il le verra. Je me revois il y a 33 ans, je n'en menais pas large, j'étais complètement à l'ouest comme on dit, et d'ailleurs j'ai bien failli y rester cette fois là. Mon mari avait été prévenu.

Je suis plus forte que je ne crois, je m'en suis sortie et lui aussi. Un mois d'avance, plus de 3 kg, il est devenu aujourd'hui un homme encore un peu grand adolescent qui mise tout dans son travail mais qui sait aussi s'accorder du temps de grande liberté. Il ne s'encombre pas l'esprit avec tous les côtés "matériel" que nous avons ainsi que certains jeunes de son âge. Pas encore de maison, pas de voiture. Un esprit libre. Il n'est pas comme moi, il ne s'occupe pas du regard des autres. Comment a t il réussi avec ce que j'ai dû lui faire vivre ? il me reproche d'avoir été super chiante quand il était enfant parce que je lui imposais le plus grand ordre dans sa chambre, maintenant il est tout l'inverse, c'est le bazar derrière lui, c'est pas croyable. Il a eu des moments un peu flous dans sa vie mais s'est bien raccroché aux branches. Et puis il a des amis partout. Comment fait il ? là ce n'est pas moi qui lui ait servi de modèle. Il profite.

Me voilà maman depuis 33 ans.

Ils sont grands, c'est peut être pour ça que je m'ennuie un peu. Avant, j'étais toujours occupée avec eux : les soins, l'école, les devoirs, le sport, les loisirs. Ils n'ont plus besoin de moi pour tout ça. C'est la vie !

23 février 2013

le grand chambardement

Voilà, c'est arrivé. La date de début, c'était cette semaine. En deux jours, il a fallu tout déménager au sous sol. Rien de fait plus tôt car difficile de se séparer du grille pain ou du couvert à salade avant l'heure. Mes hommes ont de bons bras et ne reculent pas devant les lourdes tâches. Moi je n'avais qu'un bras alors j'ai fait ce que j'ai pu. La première journée, plus d'eau, ni électricité dans la cuisine qui se réinstalle en bas. On ne jette pas. On se fait une nouvelle cuisine avec la vieille au sous sol qui va nous servir pendant les travaux et qui devrait servir après aux invités ou aux marcheurs de compostelle quand ils dorment en bas. Ou alors pour moi, juste pour changer d'air parfois, on sait jamais. Ainsi deux midis sans pouvoir faire la cuisine, nous avons rejoint le petit restau ouvrier d'à côté. Mais où mangent les femmes ? pas une seule à l'horizon sauf la patronne et ............moi. Sinon que des hommes, ouvriers, artisans d'ici ou de passage. Il m'a fallu prendre sur moi, je pense que je me suis fait quasi invisible. Rien à préparer, pas de vaisselle, le pied ! Un soir, on s'est invité chez notre fille. Et maintenant, c'est bon, j'ai repris le service dans mon ex-nouvelle-cuisined'enbas. Il ne fait pas trop chaud, on a juste un appoint. Nous continuons à dormir à l'étage et j'y ai aussi ma lingerie toujours en service, et ma salle de bains. 

Les ouvriers ont cassé, cassé et cassé. J'ai retrouvé presque ma maison d'origine, car on avait recloisonné par la suite, et voilà qu'on décloisonne un maximum. J'ai l'espoir que ce sera bien, très bien. Enfin j'espère que je peux espérer.

Pendant deux mois, nous vivons un peu sous terre, ça change les habitudes, c'est compliqué mais rigolo. Je crois qu'on pense de nous qu'on est un peu fou.

 

7 février 2013

des fois

Des fois par petits bouts, on parle d'autrefois avec elle. L'autre jour, je ne sais pas pourquoi, je lui disais que maman nous habillait simplement autrefois mais pas trop mal quand même, que maman riait toujours de voir arriver quelques voisines de mon âge très mal habillées (grande famille, mère sans doute dépassée). Je me suis souvenue d'une robe faite avec sans doute une autre robe usagée ou jupe, un tissu pas terrible gris ou vert, tout petits carreaux) et pour améliorer tout ça, l'achat d'un petit bout de tissu écossais rouge qui s'etait retrouvé dans les plis creux de la robe et le col, et un semblant de cravate avec des pressions. Elle était unique cette robe, faite par la couturière et son imagination sans doute (ou celle de ma mère je ne sais pas trop, les deux ensemble peut être). On dirait qu'elle accepte mieux d'en parler d'autrefois. Puis je lui ai dit que j'aurais aimé les retrouver ces vêtements, et elle se demandait où ils étaient. Je lui ai dit qu'à l'époque maman donnait mes vêtements à mes cousines plus jeunes, elle était fort surprise car nos parents étaient peu généreux. Pour ça, mon père ne disait rien, ma mère pouvait bien donner mes vêtements. C'est vrai qu'il n'était pas généreux, plus tard on lui a demandé la vieille horloge qui ne fonctionnait même plus, il n'a pas voulu, elle siégait dans la cuisine sans fonctionner mais il n'a pas voulu la voir partir. Mon père a toujours été aigri, sans doute par la perte de sa mère trop jeune.

C'était un après midi, je suis passée chez elle, ma soeur,  pour un papier, j'ai pris un café, et on a parlé, juste après je suis allée voir ma mère.

22 janvier 2013

voilà, j'ai fait comme si !

Je suis arrivée la 3ème, j'ai découvert la maison ré-aménagée, ça fait la conversation. Puis les autres sont arrivés. Nous étions 5. Sujet du jour : un festival à préparer pour avril (petit festival : samedi soir, spectacle de danse avec groupes pro extérieurs, dimanche : spectacle avec les élèves de notre asso + élèves d'asso voisines). Les groupes pro coûtent cher. Il faut trouver des sous. Le nouveau président est un type optimiste, avec un autre très optimiste aussi dans l'asso, ils ont réservé les groupes avant d'avoir les sous. Il faut que je m'adapte. Seule, je n'aurai pas fait comme ça. Toutes les idées sont bonnes, on se répartit les tâches. Autre sujet : la prof va être en arrêt, elle se fait opérer. Elle a trouvé son remplaçant. Il nous rejoint. On discute contrat, salaire..... Je fais comme si. Comme si j'étais bien où je suis, à l'aise... Je fait juste comme si c'était vrai. La prof actuelle aussi nous rejoint. Nous finissons avec une galette des rois. Des moments comme ça me permettent de vivre comme tout le monde. Mais à l'approche du festival, je sais que je perdrai pied. Est ce que j'irai ? ou bien en simple spectatrice, comme l'an dernier ? Je n'en sais rien encore. Tant que je suis un peu cachée, je tiens, après c'est autre chose. Pourtant ce n'est pas moi qui monte sur scène, mais on dirait que c'est la même chose. C'est comme si je devenais le spectacle et à la moindre faille, c'est moi qui vais prendre. Cette impression que je n'ai pas ma place là dedans, que tous ceux qui viendront me jugeront.............. Je suis rentrée, j'ai mis beaucoup de temps à m'endormir. Et me voilà avec des recherches à faire, etc. Lorsque j'arrêterai, ça me fera du temps disponible pour autre chose.

9 novembre 2012

réservé

Ouf c'est fait - les enfants réclamaient un Noel à la neige, comme l'an dernier, changement d'endroit quand même. Alors il fallait trouver le nid - sur le fameux coin et sur abrisel, j'ai cherché. Cà sentait la fin. Restaient deux trois trucs en ligne avec 3 chambres : faut ça, fini le temps où on prenait un studio pour 5 avec tout dans la même pièce. Non un peu d'intimité pour tous, je veux me coucher quand je veux, et me lever quand je veux. Je suis moins pressée qu'eux, je ne fais pas de ski, et pi faut pas me changer mes habitudes comme ça. Un chalet à 700 : pas l'air mal, pas de cheminée hélas, charme un peu désuet quand même, je garde sous le coude, un grand chalet à 1 300, là c'est grandiose, mais y a même pas de cheminée pour ce prix là non plus, et le pire c'est qu'elle sait pas si elle loue ou pas la dame, c'est sur le site, mais elle sait pas. Parce que ses enfants veulent changer, qu'ils veulent aller ailleurs, mais elle a rien trouvé, alors elle sait pas. Je la rappelle et elle sait toujours pas. Entre temps j'avais repéré et échangé par mail au sujet d'un appart 3 chambres sur abrisel 750 et la proposition du propriétaire par mail : 400. 80 m2, pas de cheminée, 3 chambres. Ma fille me dit : c'est de l'arnaque ? Je rappelle les gens : "euh c'est drôle vous affichez un prix sur le site et après vous dites 400, y a pas erreur ? "   - sur le site, on comprend pas pourquoi c'est affiché ça et j'ai baissé le prix parce que ça fait plusieurs personnes qui veulent le prendre et qui disent que c'est trop cher (500), donc j'ai baissé. C'est la crise, quand même !

Donc il semblerait qu'on fasse une bonne affaire, enfin j'espère. Y en a pas qu'abuserait des fois avec leurs loyers ?

 

9 octobre 2012

fatigue

mon problème d'épaule me fatigue beaucoup, heureusement je dors bien. Mais dans la journée j'ai d'énormes coups de pompe. Je ne tiens pas longtemps le soir. Samedi dernier, nous avions quelque chose de prévu : dans une belle nouvelle grande salle du département, nous avons vu un imitateur Laurent G., c'était très bien, avec un super grand orchestre, et puis avec le même bonhomme nous avons vu défilé les plus grands chanteurs, acteurs et bien entendu hommes politiques qui se font croquer. La salle était hilare. Dimanche, je n'ai pas bougé.

J'ai commencé ma semaine avec une séance de kiné par jour, maintenant la prochaine sera vendredi. Pendant presque une heure, il travaille mon épaule, mon bras. Il est sympa, on discute, mais après j'ai l'impression de payer en fatigue.

Hier soir j'avais la première période de formation proposée par la maison de retraite pour les familles et bénévoles : nous étions 8. Il s'agit de la méthode Naomi Feil pour les personnes âgées désorientées. Je suis la seule en tant que familles, les autres sont soit bénévoles, soit du conseil d'administration, soit les deux, certains ont aussi un membre de leur famille à la maison. C'était intéressant. Je n'ai eu aucune crainte à m'exprimer. Ce sont des gens de ma commune d'avant, donc des visages plus ou moins connus. La formatrice nous a demandé de nous présenter et dire ce qu'on venait chercher : j'ai parlé des difficultés qu'on avait avec les soignants. Et la langue s'est déliée pour d'autres après mon intervention.....  Il y aura deux autres temps. Il s'agirait plutôt de communication avec les personnes âgées et moi je dévie un peu en parlant de communication : famille/soignants.

Ce soir, deuxième cours d'anglais. Je zapperais bien mais non, il ne faut pas, je me coucherai aussitôt en revenant.

J'ai du mal à travailler à ma hauteur normale, il me faudrait être plus haute pour moins solliciter mon épaule, je cherche donc une chaise adaptée. J'ai un vieux tabouret à vis pour ma cuisine et je cherche pour le bureau, car c'est difficile. Pour écrire ça va, car une fois mon poignet posé, il n'y a que mes doigts qui bougent.

Quand même, ça me perturbe vraiment cette histoire ! et le moral n'est pas au mieux. Je continue mes occupations pour essayer de ne pas me laisser engluer.

 

 

 

10 mars 2013

week end sans fantaisie

Depuis longtemps ce week end était libre. Parfois cette liberté est bonne, des choses peuvent se prévoir en dernière minute. Hélas, rien. Je suis hier allée voir ma mère, cela faisait trois semaines. J'ai vu qu'elle avait du mal à me reconnaître, elle était assise dans le couloir et je l'ai entendu murmurer tout bas : c'est qui celle là ? Et de lui parler tout de suite comme d'habitude, "ça fait longtemps que je ne suis pas venue ! j'ai été malade !" Puis tout reprend mais au fait, sait elle vraiment qui je suis ? elle ne me nomme pas, n'a parlé de personne de chez nous. Il va falloir m'y faire, bientôt elle ne saura plus du tout qui je suis. En l'écrivant, les larmes montent, c'est ainsi. J'ai passé ma vie à chercher ma mère, et je ne l'ai jamais vraiment trouvée.

Hier soir, télé : un bon film à suspens basé sur un fait divers très glauque - une famille décimée dans les Alpes - une histoire de location qui tourne mal.

Aujourd'hui, personne ne parle de rien. Je me dis que ce n'est pas grave et plus je me le dis et plus ça le devient grave. Il ne parle de rien. Puis il reçoit un appel d'un voisin qui lui propose le foot cet après midi car nos fils jouent ici pour une fois. Il y est parti tandis que j'écris. Je trouve ça bien qu'il soit parti au foot, il verra du monde. Moi je n'y arrive pas. Je vais partir marcher un peu pour m'aérer, j'en ai besoin. Je n'aime pas notre fonctionnement mais il est ainsi et depuis tant d'années. Il ne se demande jamais ce qu'on va faire puisqu'il a toujours le travail dans la tête et ça ne lui laisse aucun espace disponible. Et moi je me mets en mode "attente" alors que ce n'est pas la solution. La plupart du temps, je fais avec, j'accepte et un jour comme aujourd'hui j'ai du mal. Juste que j'aurais aimé qu'il se pose la question : qu'allons nous faire ? Je crois savoir qu'il y a beaucoup d'hommes comme ça mais quand même il pourrait faire un effort. Je lui ai fait part de ma frustration.

 

27 mai 2011

besoin d'écrire

Quand mon cerveau s'embrouille un peu, j'ai encore plus besoin d'écrire, je déballe, et j'ai l'impression que ça lui fait du bien à mon cerveau torturé.

Je suis rassurée. J'ai choisi de ne pas aller faire la déco, à la place j'ai accompagné mon mari à une conférence sur les ogm. J'ai croisé des personnes connues et inconnues, pas de souci, dans ce cadre, ça m'est égal. J'ai rejoint un fauteuil pour la soirée et tout s'est passé au mieux. J'avoue que je n'ai pas tout compris, je n'ai pas de formation agricole, ça me manquera toujours. J'y ai saisi les grandes lignes : on ne joue pas avec la nature, c'est du sérieux, et les plus à mêmes d'en juger, ce sont ceux qui y travaillent, pas ceux qui sont dans leur bureaux à prendre les décisions sans n'y rien connaître. Et puis toujours c'est une question d'argent, et pas pour nous, pour les grosses firmes qui se remplissent les poches sur notre dos à tout réglementer, décider, faire en sorte d'enlever toute liberté aux producteurs. J'ai un homme qui ne se laisse pas faire et j'en suis fière.

Je suis rassurée car l'une d'elles m'a envoyé un mail gentil comme quoi la déco était prête, elles étaient 3 pour la faire. Aucun reproche. Ont elles enfin compris ?

Hier, je suis sortie pour m'acheter une tenue pour le mariage, ça urge, c'est le 4. Rien, rien, rien, les robes n'en parlons pas, elles me boudinent toutes, mais qu'est ce qui se passe donc, je ne vois que des bourrelets, je ne suis pourtant pas obèse. Certes j'ai changé : de 45 kg à 21 ans, je suis passée à .......... 60     bouh ! c'est l'horreur ! moi qu'on disait trop trop trop maigre. Voilà !    J'avais emporté une tunique que j'ai déjà et j'ai essayé aussi des pantalons.    Je vais opter pour un pantalon blanc en lin qui m'allait bien (ben oui quand même) avec cette tunique, il faut que j'y retourne, pourvu qu'il ne soit pas parti. C'est bête, il y a des robes magnifiques mais pas pour moi. Et puis pour les robes, il faut de super gambettes aussi et chez moi ce n'est pas le cas : blanches, varices, grattages, la panoplie quoi ......

Ce soir j'irai à l'AG de l'asso des anxieux. Pour ça je ne m'inquiète pas, je m'y sens en famille. Demain c'est aussi l'AG de la maison de retraite de ma maman, j'y serai aussi, comme presque tous les ans depuis 2004, nous y mangerons, pour une fois je m'y retrouverai avec ma soeur. et le soir nous irons voir notre fille dans son premier gala de la saison. Son thème c'est la peinture. J'espère que ça va cartonner. Je vous raconterai.

 

9 avril 2011

douceur

Rien d'obligatoire ce week end. Il y a quelque temps, j'aurais pensé "ennui". Aujourd'hui, je pense liberté. J'ai commencé par une coupe de cheveux ce matin, puis quelques courses pour le frigo qui réclamait. Cet après midi, nettoyage des plantations, et, et, pour finir, un petit tour à vélo ..... Je n'ai pas sorti le débardeur et la jupette. Non, en avril, ne te découvre pas d'un fil, qu'on m'a toujours dit, alors j'obéis. J'ai osé le t-shirt quand même et mon bon vieux jean. Me voilà parti faire un petit tour juste près de chez moi, bord d'étang et forêt. Et là je me dis que la vie vaut la peine d'être vécue. J'aurais voulu être peintre pour peindre ce que j'ai vu. Sous le soleil couchant, l'étang resplendit. Toute cette végétation, de tous les verts possibles et imaginables, me donne le tournis. C'est magique. Les canards semblent profiter aussi de l'instant présent. C'est presque le silence. Personne d'autre que moi et la nature. Ici plus de question, plus d'inquiétude, c'est beau, c'est uniquement BEAU. C'est fait pour être regardé. Et il fait encore si doux. Je rentre. Une autre fois, je retournerai et je ferai des photos. Et je me poserai un long moment. J'ai de la chance de vivre ici.

6 avril 2011

envie

J'ai des envies de roulotte. J'en ai vu une superbe à Paris au salon. Depuis longtemps, je pense chambre d'hotes. Oui mais sans trop de travail quand même. Alors une jolie roulotte installée par là. Quelques annonces. Il paraît qu'il manque encore de couchage l'été dans notre secteur pour le puy d fou. Nous sommes aussi sur le chemin de compostelle qui vient de Bretagne, il est à notre porte. J'ai déjà accueilli deux fois dans la petite chambre du sous sol. Mais une roulotte serait bien plus sympa, ils seraient autonomes. Cuisine, wc salle eau et chambre. Une petite maison quoi. Nous vivons près d'un domaine privé où il y a chateau, forêt et étangs. Pas de logement de tourisme ici. Il y a des campings dans les communes voisines à 5 km de chaque côté. Il y a des chambres d'hotes. Mais il y a encore des gens qui le soir de la cinescenie cherchent à se loger sans rien avoir trouver. Il leur faut faire 50 km pour trouver, tout est pris aux alentours. Alors est ce que c'est un gros risque d'investir dans une roulotte ? Saurais je recevoir ? Faudrait plus que je m'appelle melancolie. Peut être que je devrais piquer le nom à anti blues.  Et puis si j'avais une roulotte, vous pourriez venir me voir. Hein, qu'en dites vous ?

 

 

5 avril 2011

Petit sevrage !

Combien de temps sans écrire ici ? 12 jours. Wouah ! c'est un exploit. Mais j'ai quand même envie de revenir. Je ferais mieux d'essayer de me sevrer du sucré : en ce moment y a du nougât, du chocolat, des petits gateaux, y a des pommes aussi mais elles ont bien moins de succès. Ma balance me joue un mauvais tour. On ne me dit plus comme autrefois que j'ai mauvaise mine. Forcément, moins de migraines = moins de repas sautés = plus d'aliments ingérés, = des kg en plus. Et le sport, et bien pas plus que ça ! une petite heure de gym par semaine.

Et à part ça ?

Ce que je pense actuellement : l'indifférence, c'est moche.

27 janvier 2011

comme ça vient

Je n'ai plus de voix,re belote, fatigue.

Il est au cimetière, c'est fou les démarches qu'il y a à faire.

Elle a trouvé une maison à louer et tout comme elle souhaitait, comme quoi il faut savoir attendre.

Je ne suis pas retournée à la gym, je suis vraiment en stand by.

Ma pile de linge s'épaissit.

Mon ménage sait attendre.

Je n'ai pas gout à grand chose.

Nous avons fouillé les papiers et remis de l'ordre chez eux.

J'ai vu le compte rendu de la dernière réunion. Je m'y sens presque étrangère. J'ai eu peu de signe de leur part ce week end et j'en suis consternée. Pas de fleur. Alors qu'elles ont afflué des connaissances de mes belles soeurs. Pas de reconnaissance. Je suis si transparente que je ne compte pas. L'histoire de la reconnaissance : ne rien attendre, mais moi je vois bien que j'attends, et qu'il faut que je guérisse de cette attente des autres. Tant de chemin à faire encore. Comment je vais me sortir de cette impasse. J'ai besoin d'aide.

9 mars 2013

la poésie

hier soir, je suis vite allée me coucher car jeune fils avait invité ses collègues de foot (après l'entraînement) à dîner. Tous les vendredi soir, ils se retrouvent pour manger ensemble. Je trouve ça chouette pour lui cette bande de copains. Il a fait des lasagnes, 2 plats, parce que ça mange bien à cet âge là. Et j'ai fait les crèmes au chocolat. Donc je suis partie dans ma chambre et j'ai regardé la télé. Depuis les travaux, on a mis la petite télé de la cuisine dans la chambre. Ce n'est pas que j'aime trop ça. Mais là c'était la solution pour hier soir. J'ai regardé un film TV pas terrible du tout qui se terminait. Puis en zappant je suis tombée sur une émission littéraire sur la poésie, très bien, j'ai adoré entendre ces gens parler de la poésie comme d'une façon de vivre autrement.... Oui c'est bien ça. Ce ne sont pas que des mots, c'est la façon de voir les choses, de voir la vie, de ne plus rien craindre. Je ne saurai pas bien retranscrire, je vous invite éventuellement à regarder cette émission qui est sur une chaîne que je ne regarde jamais d'habitude public senat, bibliothèque medicis, on peut revoir les émissions. C'était si bon à écouter. C'est à l'occasion du printemps des poètes.

De plus, dernièrement, j'ai envie d'écrire des mots partout dans ma maison. Comme je vais devoir inventer un décor, relooker des meubles, je voudrais voir des mots, des mots sur le buffet, des mots sur les murs. Va falloir que je me calme. Mais il y en a de si beaux : je me disais un par lettre, et dans ma tête, me voilà avec : AMI - BLEU - CERISE - DELICE - ENFANT - FETE - ...................... en recouvrir un buffet avec de jolies lettres ! je suis pas sure que ça plaise. Moi ça me plairait bien en tout cas.

Prenez le temps de regarder cette émission ! ça vous fera du bien. Sachez que je n'y connais rien en poésie. Juste fait quelques découvertes à l'atelier d'écriture, juste écrit quelques vers avec des consignes, juste que c'est agréable.

 

 

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