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11 mai 2011

effarée, je suis .....

par certains comportements .......

La personne qu'on employait régulièrement (dont j'avais parlé dans un récent message) nous a repété un plomb. Lorsque mon mari lui a donné son dernier salaire (où j'avais bien augmenté le taux horaire comme il le souhaitait sauf que pour moi c'était du brut) il s'est mis en colère en disant que ce n'était pas ça. Il lui a raccroché au nez. Mon homme s'est déplacé chez lui, il lui a fermé la porte au nez, en rouspétant fort et en disant qu'il ne voulait plus venir travailler chez nous. On n'a pas été bien. Ce type là est légèrement handicapé, il travaille bien, mais prend son temps et on ne le presse pas. Par notre intermédiaire, il a eu d'autres chantiers et comme merci, voilà. On s'est renseigné chez une autre personne qui l'employait. C'est elle qui a semé le trouble puisque parfois elle le déclarait en professionnel, donc là le taux horaire était brut sur son salaire, et parfois elle le déclarait en Chèque emploi, et elle mettait le même taux (sauf que en chèque emploi c'est du net). Je ne comprends pas, on ne fait pas n'importe quoi. Maintenant c'est nous qui sommes lésés et j'ai bien peur qu'il aille dire partout des choses pas bien sur nous. Nous avons notre conscience.

Un échange de mails aujourd'hui : j'avais mis une annonce sur un site connu pour entretien de jardin. Un contact. Je demande des précisions. C'est une femme, elle habite loin, elle est en congé parental. Dans le même temps, un autre contact en privé d'un voisin jeune retraité. Il vient ce midi voir. Je fais part à l'annonceuse que j'ai déjà un contact, et je la mets en attente. Elle me vante ses qualités, et patati et patata. Plusieurs mails s'échangent car je lui ai demandé si elle avait bien le droit de travailler pendant son congé parental. Elle me répond qu'elle connait bien ses droits. Après la visite du voisin ce midi avec qui on a conclu, je lui récris pour dire que c'est fait. Sa réponse est incroyable, odieuse, que je préfère faire travailler quelqu'un qui n'en a pas besoin (un retraité), que ci, que ça, et elle me traite de CONNE à la fin, et qu'elle n'aime pas les gens comme moi. Je croyais avoir bien fait : lui dire que c'est idiot de dépenser une toute petite paie (quelques heures) dans du carburant pour venir chez moi, qu'elle fasse attention à la législation, qu'elle cherche sur son secteur géographique. En remerciement, elle m'insulte. Je n'en reviens pas. J'aurais pu prolonger l'échange en lui disant que je n'avais aucun regret de ne pas la prendre vu son impolitesse. Mais ça n'en vaut pas la peine. Je m'arrête là mais tout ça ne m'aide pas. J'ai bien du mal dans cette société là.

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9 mai 2011

le retour

Mercredi dernier, nous avons pris la route. Nous avions pensé à l'avion mais de jour en jour les prix augmentaient et nous n'étions pas assez surs du moment du départ. Nous avons pris la route pour la région de Nice. Une obligation là bas. Pas vraiment des vacances, mais à l'utile on a essayé de joindre l'agréable. Nous avons fait le trajet en deux temps, c'est à cause de moi, lui aurait filé droit mais moi je me sens défaillante à cette idée. Premier arrêt Toulouse pour dormir. On repart jeudi et on arrive en après midi là bas. Tout est réglé dans la soirée. Il reste vendredi libre : visite de l'arrière pays niçois. Il fait beau, c'est agréable. C'est très beau, et le soir c'est Nice. Samedi, nous repartons l'après midi. Arrêt à Arles et à Nîmes pour profiter un peu encore du voyage. 1 Chambre à Narbonne pour notre nuit. Re-départ dimanche, arrêt à Carcassonne pour se croire encore encore en vacances. Et vrai départ l'après midi...... Des km et des km, je n'aime pas bien ça. Mais il faut bien rentrer. Ultime arrêt avant chez nous chez un collègue pour voir ses cultures, il veut nous garder pour diner. C'est non, du coup je veux rentrer. Nous débarassons la voiture, un p'tit encas avant de se coucher, il se met à lire un journal, et je m'empresse de retrouver mon lit. Mon lit : aucun autre n'a pu le rivaliser, ces lits d'hotel pas chers (enfin les moins chers du marché) sont corrects mais sans plus, ce grand lit d'1 m 80 était très bien dans cet hotel agréable, mais aucun n'égalise le mien : son moelleux, son silence, sa douceur...... Il n'est pas aussi large mais il est le "must" du confort. Et j'ai bien dormi.

29 avril 2011

Etes vous invités ?

J'ai demandé à nos amis anglais qui passaient les vacances de Paques dans leur petite maison de campagne pas loin de chez nous s'ils allaient au mariage de Kate et William. Non, ils regarderont à la télé. Je n'aimerais pas à être à la place de Kate, vu mon âge, de toute façon, il n'y avait aucun danger.

Nous sommes invités à deux mariages cet été : un bientôt, la fille d'amis, invitatation pour tout le mariage. Bof, bof, je devrais me réjouir mais non. Je trouve ça long. Ce sont deux familles d'ici et je risque de me sentir plutôt mal à l'aise, je préfère quand je connais moins les gens. Ceux ci je les connais sans les connaître, ils sont d'ici, nous n'avons rien en commun, il faudra passer cette journée ensemble, bien sur je n'en dis rien à nos amis qui semblent heureux de nous avoir à leurs côtés.

Le deuxième : un neveu, le plus jeune d'une fratrie de 5 enfants, les 3 grands ont la trentaine et plus et pas de compagnon/compagne. Le quatrième a une amie. Et le petit dernier qui a 22 ans se marie. On n'aurait jamais pensé ça. Cà se passera dans un département voisin. On ne peut rentrer aussitôt le mariage, il faut donc rester dormir. Apparemment, sur place, il y a des couchages. Pas encore trop renseigné. Nous y serons toute la famille. Quoique mon aîné n'avait pas très envie d'y aller mais je lui ai dit que ce serait bien qu'il y soit. Ce n'est pas son truc. On nous propose même d'y rester quelques jours car l'endroit est réservé plusieurs jours. Je pense qu'une nuit suffira. Je m'ennuie vite dès qu'on est beaucoup. Je n'ai pas acheté ma tenue. Et même qu'il y a un "dress cod" je ne savais pas ce que ça voulait dire, heureusement "google" est là. C'est le code vestimentaire, j'aurais pu y penser et pour les dames c'est "chapeau". Jamais porté de chapeau de ma vie. Cà va pas être facile. Déjà que je ne sais pas quoi mettre, en plus un chapeau !!!!! Va falloir y penser.

Je vais en parler à la reine.

28 avril 2011

Suis je normale ? Je n'ai pas de robot

Bon, des fois, ça me fait envie, mais comme je ne sais lequel acheter, je persiste.

Pour les pâtes, mes petites mains font l'affaire.

Pour la mayonnaise, à la main, ou le bon vieux mixer-batteur de ma maman. Idem pour les oeufs en neige.

Pour les carottes râpées, la mandoline, il faut juste faire attention à ne pas se râper les doigts.

Pour le reste de la cuisine, et bien, mes casseroles, cocotte, faitout, etc, et ma plaque induction.

A l'ancienne quoi.

Qu'en pensez vous des robots ?

Est ce la mode, ou est ce vraiment génial ?

22 avril 2011

actualité

Cà fait très froid dans le dos, c'est totalement irréel. Il y a quelques mois c'était dans une commune de notre département : un père tuait toute sa famille. C'est à Nantes que la même chose arrive en ces jours. Comment peut on en arriver là ? Les gens deviennent fous. Pas loin de chez nous, c'est également un homme disparu depuis janvier qui a été retrouvé et son assassin a avoué, c'est lui même qui a retrouvé le corps.

Dans une commune pas très loin, deux suicides d'homme en quelques semaines : l'un à cause de problèmes de couple, l'autre se disait nul, ils ont décidé d'en finir.

C'est horrible, surtout de décider pour les autres, ses proches, dans le cas de ces meurtres en famille. J'imagine les amis de cette famille, les amis des enfants, comment se remettre d'un tel drame ?

Quand c'est proche géographiquement, ça touche encore plus. On pensait que ce n'était que dans les films ou dans des villes plus lointaines, non c'est à notre porte, c'est presque chez nous.

Quelle détresse pour en arriver là !

Une pensée pour ces disparus.

 

 

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20 avril 2011

y a du bon - du moins bon

J'ai retenté ma chance sur le fameux site d'annonces, ce matin, y a 3 places à vendre pour devinez qui : Y.Noah, je l'ai déjà vu 2 fois, mais je ne m'en lasse pas. Faudrait me le prescrire en médicament. Je n'ai pourtant aucun cd de lui. C'est le concert qui m'intéresse. Ma cousine n'avait pas l'air déçu quand je lui ai dit que c'était complet pour cette soirée là (il fait même deux soirées de suite). Ce matin, je ne peux m'empêcher d'essayer. Et si ça marche, je trouverai bien 2 personnes pour m'accompagner. Allez, on croise les doigts et le fer à cheval n'a peut être pas fini son travail. J'ai besoin d'être ravigotée après ce coup de mou du week end.

Lundi dernier, on avait atelier d'écriture délocalisé. Normalement, il n'y en avait pas lundi, mais un atelier avait été annulé faute de participants, l'animatrice nous a gentiment proposé de le faire à une autre date, et là, on apportait les victuailles pour diner ensemble. Cà change un peu les habitudes. On s'était réparti le menu. J'avais fait un cake salé et de la salade. Une s'était chargé de l'apéro, l'autre du dessert et la personne qui nous recevait assurait l'intendance et la boisson. Sympa ! Une nouvelle personne nous a rejoint récemment, elle est plus jeune que nous, célibataire et très sympathique, je lui avais proposé de l'emmener car elle habite sur mon passage. Donc nous avons co-voiturer, c'est à la mode maintenant. La soirée a commencé avec le petit dîner et des conversations diverses, sur les randonnées, les faire seules ou à plusieurs, seules pour ressentir plus, envisager saint Jacques de compostelle, ou du moins un petit bout, voyager seul ou à plusieurs, les expériences de chacune. J'ai adoré. Et puis on est passé à l'écriture. Encore une très bonne soirée avec un côté très ludique dans l'écriture.

Ma belle soeur m'a appelée hier pour le repas de Paques, on le fera ensemble, je n'ai pas osé dire non. J'aime bien les repas familiaux. Ce que je n'aime pas, c'est le peu d'intérêt qu'elles me portent, mes belle soeurs. Qui suis je donc pour elles ? Elles ne me demandent rien sur moi, sur mes activités, sur mes enfants, sur ma mère. Faut il donc toujours se mettre en avant et dire au lieu d'attendre. Moi qui rêvais d'avoir une belle soeur, si mon frère avait vécu, je crois vraiment que je l'aurais chouchoutée, sauf si elle m'avait vraiment déplu. Peut être que donc je leur déplais. Ce qui me trouble, c'est qu'autour de nous, elles sont très appréciées pour leur grande gentillesse, elles ne feraient pas de mal à une mouche, elles sont toujours serviables, d'humeur égale, comme l'était ma belle mère. Mais c'est notre contact qui me déçoit. Ainsi donc je doute de moi, je suis encore en attente, et au lieu de passer dessus, je me fais un sang d'encre. J'en ai encore mal partout ce matin, je suis tellement crispée.

 

19 avril 2011

le fer à cheval

Cette année, nous avons décidé de ne pas prendre le pass. En effet, il était à vendre pour Noël et en l'achetant, on ne connaissait pas la programmation. De plus, il avait beaucoup augmenté. On s'était dit qu'on prendrait quelques concerts à la carte. Il y avait une date de début de vente, je ne m'en suis pas trop préoccupée. Le temps qu'on se voit pour choisir nos dates et voilà, j'appelle : presque tout est vendu. Je réussis à avoir 3 spectacles (2 avec ma cousine et un avec ma fille). Puis j'ai l'idée de regarder sur un site d'annonces bien connu maintenant. Il y a des places à revendre d'un concert qu'on souhaitait mais qui était complet, je laisse un email, je laisse un message téléphonique, pas de réponse. Je vois une autre annonce, j'attends un peu, j'appelle voyant que je n'avais pas de réponse à la première annonce, les places ont été achetées dès que l'annonce est passée. Alors je me dis que c'est surement fichu. Que ces personnes ne me rappellent pas car elles ont du être submergées d'appels.

Cet après midi, je tonds la pelouse, ensuite, je nettoie un bord de mur envahi par des mauvaises herbes. Je trouve dans la terre un fer à cheval. Il avait été longtemps sur le mur et d'un coup, il avait disparu sans qu'on s'en rende compte. Il est dans mes mains. Je me dis que c'est un porte bonheur,  je pense à faire attention à ce qui m'arrive. Je rentre à la maison un peu plus tard, le téléphone sonne, trop tard je n'ai pas le temps de prendre, je vois le numéro, je rappelle, je ne sais pas chez qui je suis. Et bien, vous avez deviné. Je suis chez la MADAME AUX BILLETS. Et comme j'étais la première à vouloir les 2 billets, quelqu'un d'autre en voulait un seul. C'est MOI QUI AURAIT LES BILLETS. J'ai rendez vous demain pour les récupérer. C'est pour voir : JL Aubert - Louis Chedid. Alors qu'en dites vous du "fer à cheval" ?????

Ainsi, ça me fera 4 concerts sur deux semaines en juillet. Pas mal !

La dame, elle s'était trompée en réservant et elle est absente à cette date, heureusement car elle me dit que sinon elle y serait allée. OUF !

18 avril 2011

coup de mou

Et oui, on s'en croit sortie, on se dit que ça y est : on a gagné la partie. Que maintenant, plus rien ne nous atteindra, qu'on est bien plus fort, mais non, ça ne marche pas comme ça. Ce matin, je suis nouée.

Ma fille a déménagé une nouvelle fois ce week end. Cette fois, elle est bien installée avec son ami dans une petite maison en location à la campagne comme elle souhaitait. Mes hommes l'ont aidée, il ne manquait pas de main d'oeuvre, de nombreux copains ont prêté main forte. Je suis juste allée les retrouver le midi pour déjeuner sur le pouce. C'est la maman de son ami qui avait préparé. Cela nous a permis de faire connaissance et je suis bien contente, car ce sont des gens charmants. Et puis il y avait les amis que je connais un peu maintenant. Je me suis sentie à l'aise et j'ai passé un moment agréable. Le soir, nous étions à un repas spectacle, nous y allons tous les ans avec quelques amis. Pas de grande discussion car l'animation est très présente et il est impossible de s'entendre à converser. Pas de prise de tête. Bon, des artistes un peu lourdingues mais ça passe, c'est un très bon public qui avec l'aide de l'apéritif au début rit au quart de tour. C'est hier que ça s'est gâté. Je ne m'étalerai pas, mais la journée n'a pas été bonne. Quelques petites contrariétés au contact de ma belle famille. Et patatras, moral atteint. Faudrait pas se laisser atteindre, faudrait pas. Il me dit que tout le monde doit penser comme moi. Donc on se prend la tête après ces péripéties. C'est vrai que j'ai un mode de fonctionnement totalement différent de ses soeurs. J'aurais souhaité me rapporcher d'elles mais je n'y arrive pas, c'est très difficile avec autant de points de vue différents. C'est comme ça, je n'ai plus beaucoup d'espoir, et ça me peine. Je manque de tolérance sans doute encore. Mais peut on forcer l'entente ? Pourquoi ai je ce fichu caractère ?

14 avril 2011

nouvelles

Je n'ai pas pris le temps de retourner prendre des photos. Cà va venir ! Cette semaine, il y avait un évènement important pour moi. Après lundi soir, atelier d'écriture, moment très délicieux où nous avons écrit sur le thème de la cuisine, mardi soir, invitation chez des voisins, enfin quand je dis voisins, c'est quand même à un kilomètre voire deux, et hier soir, réunion de l'asso où je n'avais pas remis les pieds depuis novembre je crois. Ils avaient changé le jour car le lundi ne me convenait pas vu que j'ai l'écriture. Donc je me suis dit qu'il fallait que j'y aille. Oui c'est à l'ombre que je travaille, mais faut bien faire une petite synthèse de temps en temps. Il y a des choses que je ne ferais plus, genre tenir un bar, ou autre. Mais rien ne m'empêche normalement d'assister à leur réunion. On me confie la gestion des salaires et la trésorerie d'une section. J'ai eu peur avant l'heure, je stressais, j'ai calmé mon mental en me disant que je ne craignais rien, j'ai respiré par le ventre. A 18 h, j'avais gym donc pendant une heure, je n'y ai pas repensé, trop occupée à mes abdos. Je ne me suis pas dégonflée, j'y suis allée. Je craignais leurs regards, peut être désaprobateurs, enfin tu reviens ? Qu'est ce que c'est que ces histoires que tu nous racontes ? Ainsi tu veux faire que ce qui te convient ? Ben nous non plus on n'aime pas faire ça et ça ?  J'imaginais toute sorte d'éventuelle réflexion : et bien non, pas une réflexion douteuse, comme si tout était normal,  je sentais plutôt une certaine attention à ne pas me mettre mal à l'aise. J'en suis très contente, du coup, je m'y suis sentie à l'aise, je suis intervenue un peu moins qu'avant mais j'ai quand même commenté. Ainsi, les gens sont quand même plus compréhensifs que je pensais. Alors finalement j'ai eu bien raison d'exposer mes soucis, je ne regrette rien, je ne peux qu'avancer mieux maintenant.

 

 

8 avril 2011

un jour sans ....

Y a des jours comme ça. Je me lève le matin comme tous les matins, je resterais bien dormir, très très dur de me lever. Mais d'habitude, après le café et la douche, l'entrain arrive. Mais de temps en temps, j'ai des jours où toute la journée, c'est comme si je sortais du lit. Et aujourd'hui c'est comme ça. J'ai les yeux comme plein de sommeil encore. Je n'ai aucune énergie. Je vois plein de trucs à faire et je n'avance pas. Je ne sais pas pourquoi. Il fait très chaud, est ce ça ? Non puisque ça m'arrive de temps en temps et à n'importe quelle saison. Je n'ai pas la tête à l'aise. Ma fille est venue déjeuner, je lui ai demander des massages. Que c'est bon les massages ! il aurait fallu que ça dure, que ça dure. Je suis allée à la poste, à la banque ce matin, puis chercher des costumes pour ma fille. J'espèrais ne renconter personne car je devais avoir une sale tête. Et puis je n'aime pas être dans ce bourg, je m'y sens totalement étrangère. Je vous écris ces quelques mots et je vais quand même aller tondre un coin de pelouse, j'en ai fait un max dans la semaine. Et puis arracher l'herbe dans mes plantations car chez nous pas d'herbicide, bien sûr. Hier soir, nous sommes allés voir "severn" au cinema. C'était une séance gratuite mais il n'y avait pas foule. Ce film est magnifique, il y a des images superbes. C'est un film de Jean Paul Jaud, celui qui a fait "nos enfants nous accuseront". Ce ne sont pas des films réjouissants, mais interrogatifs et aussi plein d'espoirs de faire mieux désormais, d'être conscients, de se réveiller, bordel ! Encore une fois, les agriculteurs conventionnels n'étaient pas au rendez vous. Ils pensent que tout cela est faux. Ils continuent à utiliser leur merde. Continuez les gars. Faites comme vous voulez. Dans la ville à côté de chez moi, il est interdit d'utiliser aux fins privées et publiques d'herbicides et de fongicides sous peine d'amende, les gens ne sont pas contents. Et pourtant c'est pour leur bien !!!!!!!!! Dans le film il y a encore une fois des témoignages d'agriculteurs malades à cause des produits, ça ne suffit pas ? Certains vous diront : ben, ils font bien mourir de quelque chose. Cette réponse vous convient ?

26 octobre 2010

la tête et les mains

Ma tête n'arrête pas : des idées, des envies,   mais ça en reste là, les mains ne suivent pas. Je pense à Noël, tous les ans, je me dis que je vais faire des tas de trucs pour offrir à tout le monde, à mes quelques amis, à la famille (et pourquoi pas aux blogueuses ? d'ailleurs je me demande comment vous faites parfois vos échanges, il faut tout de même récupérer les adresses). Je sais tricoter un peu, surtout sans les aiguilles, de belles écharpes, crocheter aussi, faire un peu de pâte à sel. Tous les ans, Noël arrive avant que j'ai commencé quoi que ce soit, car le temps me file entre les doigts. Je ne vais pas au bout de mes idées. Autrefois, avec ma mère, on était complice, on achetait des livres et on s'exécutait, on se soutenait, on en parlait beaucoup, hélas ce n'est plus possible, et je n'ai personne autour de moi avec qui je puisse ressentir ça. J'ai recherché récemment sur le net des modèles de béret, trouvé quelques uns, est ce que je vais m'y mettre, je ne me sens pas super motivée. Parfois, je pense à interpeller quelques personnes et les inviter à nous réunir une fois par semaine avant Noël pour bricoler ensemble. On l'avait fait pour les roses pour un mariage ou pour des orchidées pour une fête de famille. Je préfère ce genre de réunion que les réunions Tu.....ware, ou Beurk berk. Parfois je rêve aussi d'un groupe de marche en semaine, en dehors de la gym, mais je n'ose pas. Dimanche matin, j'ai eu une idée pour un futur gala de ma fille, je cherche souvent pour elle, enfin c'est aussi que ça me plait : j'ai trouvé "la danse en 3 D" ce serait trois parties genre Définitition, Détente, Délire. Je lui ai soumis, on verra bien. Il me vient des tas d'idée dans la tête que je n'ose mettre en oeuvre. Quand j'étais petite, j'aimais faire du théâtre avec mes copines, elles non. On improvisait complètement. Aujourd'hui je suis incapable de monter sur scène, dans mon atelier d'écriture, prochainement il y a un stage théatre sur deux jours, je n'ose pas, peur de m'en rendre malade, peur du ridicule, sachant qu'à partir des textes écrits, il faut les dire. Je suis loin de tout ce que j'aimerais faire.

25 octobre 2010

l'automne est là, je confirme.

C'est bien gris dans ma tête une fois de plus. Envie de pas grand chose, surtout ce week end. Prise de tête avec lui. Je suis en mode "boudeuse". Allez, croire une fois de plus que ça va vite passer.

Dernièrement, qu'est ce que j'ai fait ? Il n'y a pas d'atelier d'écriture, ça me manque, ça reprend dans deux semaines, je crois vraiment que ça m'aide à évacuer ou bien à aimer, je ne sais pas trop. J'ai fait une journée "shopping", il y avait vraiment longtemps que ça m'était arrivée. Je parle d'une vraie journée : je pars dès le matin, en ayant eu soin de préparer de quoi rassasier trois hommes travailleurs des champs le midi. Je passe chercher une amie qui m'a proposé cette journée, elle a quelques jours de repos et me propose donc une journée entre nous. Tout de suite, je lui avais dit oui mais pour une ville précise où je veux découvrir un magasin. Elle y est déjà allée la semaine d'avant mais ça ne lui fait rien. C'est une championne en shopping, elle y passe une bonne partie de son temps libre. D'ailleurs, ça m'inquiète un peu car parfois, j'en ai un peu marre, mais bon j'ai dit oui, alors allons y. Peu de monde à cause de la grève. On trouve le fameux magasin où les vêtements sont bio. J'y achète un jean et une tunique, ce seront mes seuls achats. Ensuite, on entre dans une galerie de peinture, un peintre est là, il peint, c'est fou comme j'aime voir un peintre qui peint et de plus, il discute, il est sympa. Moment agréable. Encore des magasins de fringues puis vient l'heure du repas. Une petite crêperie. S. ne voit personne à l'intérieur et hésite, elle n'aime pas quand il y a personne, je dis : et bien, il y aura nous. Après nous, il y a eu seulement 2 personnes, c'est la grève, on nous dit que les commerces en patissent. J'ai fait un extra, je me reconnais à peine : galette chèvre, pomme, chocolat. Bon mais écoeurant. Puis ma crêpe caramel. Ce que j'aime ça les crêperies ! la bonne bolée de cidre ! hum ! puis encore quelques magasins de fringues, j'avoue que je regarde sans plus, et elle, elle essaie, elle cherche, elle fouine, elle achète. Ouh la la, je fatigue. J'aperçois les grèvistes qui passent. Le magasin ferme son rideau. Je n'ai pas l'habitude, je suis un peu inquiète. Les manif c'est pas mon truc. Retour par un endroit où il y a une vente de chaussures. S. connait quelqu'un là bas et on y retrouve aussi sa soeur. Vite fait, bien fait, je me trouve une paire de bottes noires et une paire de chaussures. Pendant qu'elles se mettent des tas de bottes de côté, pour essayer. Puis je décide de les quitter, quelqu'un peut ramener S. La soeur de S. arrive à ce moment à la caisse avec 5 paires de bottes dans les bras (je crois qu'une est pour sa fille) mais les autres ? Sachant que tous les ans elles vont à cette vente. Je suis sidérée par cette consommation : c'est dingue. J'ai une seule paire de bottes depuis 3 ans et je viens donc d'en acheter une autre paire. Je n'y comprends rien. Des tas de fringues, des tas de bijoux, des tas de chaussures, à quoi ça leur sert. Décidément je ne serai jamais de la même planète que beaucoup de femmes. Je suis obligée de me rendre à l'évidence, je suis donc "un cas". Je suis contente de cette journée qui m'a changé d'air, mais je me demande si la prochaine fois, je n'irai pas seule. Aurais je le courage ? Flaner dans les rues et découvrir des petites boutiques originales c'est sympa, encore faut il avoir les mêmes gouts.

Je ne suis pas allée à la gym la semaine dernière, pas envie. Aujourd'hui j'ai fait dix km à pieds avec une voisine.

Je voulais dire aussi que samedi, avec mon homme, nous sommes allés voir le théatre chanté, rien que tous les deux. Nous avons rencontré quelques connaissances et échangé à la fin. Nous n'avions convié personne à venir avec nous. Je raconte ma vie, c'est un peu idiot n'est ce pas.

17 octobre 2010

proposition

Samedi prochain, il y a un spectacle "théatre chanté" près de chez moi. Je pense y aller avec mon mari et je propose à S. de nous accompagner avec son homme. Je lui propose par mail, il faut réserver les places. Elle répond qu'il faut qu'elle lui en parle et qu'elle me donnera réponse. Pas eu de réponse. Je la croise en faisant les courses hier matin. Entre temps, je lui avais refais un mail qu'elle n'a pas encore vu. Je lui repose la question. Elle ne lui en a pas parlé. Cà m'énerve. Nous avons eu parfois de longues discussions, nos maris font le même métier, j'ai choisi moi de rester à ses côtés pour l'aider, elle préfère avoir un autre métier et être indépendante, elle ne supporterait pas l'idée de dépendre de lui. Je me rends compte qu'à chaque fois c'est pareil, il faut qu'elle ait son consentement pour des sorties, etc. Moi, je ne lui demande pas quand je veux sortir avec une amie. N'est elle pas dépendante d'une autre façon ? En tout cas je n'ai pas la réponse pour le moment et je ne peux pas réserver. Peut être tout simplement elle ne veut pas venir et n'ose pas me le dire.

22 mars 2011

en lisant un autre blog

celui de Parisette, je me suis retrouvée, une fois de plus, et c'est douloureux mais rassurant à la fois de penser que d'autres osent exprimer cela. Elle parle de sa peur en cours de sport de ne pas être choisie quand le professeur demande à ce qu'on se mette par deux. Je l'ai cette peur aussi.

 Il n'y a pas si longtemps que je fais de la gym. J'ai osé. Mais parfois je vis des petits moments de panique du même genre que Parisette. "mettez vous par deux" qu'elle dit. Ben, moi, je préfère être toute seule, que j'aimerais bien lui répondre. Alors vite, les copines ou les voisines se mettent ensemble et pendant quelques secondes, je vis une petite mort. Pas à chaque fois, non, n'exagérons pas. Mais il se trouve que nous avons quasiment toujours les mêmes places à quelques exceptions près. La fille d'à côté de moi choisit plutôt sa voisine de gauche. Et à ma droite, c'est un autre groupe. Dans la salle, à cause d'une porte, c'est plutôt deux groupes face aux miroirs. Du coup la dernière fois que ça s'est produit, les deux compères se rapprochant déjà très vite, la prof interpelle ma voisine, lui demandant de se mettre avec moi car l'autre personne ne devait pas faire cet exercice. J'étais sauvée. Mais je me disais qu'elle ne m'avait pas choisie. Je lui étais imposée. L'exercice s'est passé. Je me souviens de douloureux cours de gym quand j'étais au collège, je n'étais pas à l'aise, j'étais très timide, je redoutais tous les exercices, surtout la gym au sol, et les agrès, là c'était l'enfer. Certaines brillaient vraiment là, si à l'aise, tout le monde autour d'elles. Moi j'étais très en retrait avec sans doute un peu celles comme moi. C'est curieux quand même de vivre ça.

Hier soir, à l'atelier d'écriture, il fallait aussi se mettre par deux pour une consigne, mais pas d'histoire, on se mettait avec son voisin ou sa voisine. Le nombre tombait pile. Je n'ai pas eu peur. A part que ma voisine, elle est bien plus douée que moi. Mais ça on a dit qu'il ne fallait pas le dire. Oui, oui, je veux bien. Mais moi je sais bien que c'est vrai.

La confiance en soi commence très tôt. Quand c'est bancale au départ, c'est dur de rattrapper. Et finalement, c'est au quotidien que cela nous revient en pleine figure. Alors il faut travailler, travailler à réparer, mais des fois on est quand même bien fatigué de réparer le passé.

15 octobre 2010

automne

Je suis toujours aussi peu productive, j'ai du mal à me lever le matin et le soir je suis super fatiguée. Les grosses tâches qui m'attendent risquent d'attendre encore un peu. Un "vrai" grand ménage de la maison, le déménagement du bureau, le tri du linge...  Je suis plus souvent dans mes pensées que dans mes actions. Ah les pensées, trouver le bouton "off". Je continue à sortir bien plus qu'autrefois. Lundi, c'était le dernier atelier d'écriture de la série. Je me suis réinscrite pour le prochain sans problème, malgré mon niveau bien au-dessous de la plupart. Mais c'est ma constatation à moi, personne n'en fait état. Je suis bien consciente que je n'ai pas eu la même éducation que la plupart des gens qui fréquentent ce genre d'endroit mais j'ai tout à y gagner. Je continue la gym aussi même si là, au niveau relations humaines, ce n'est pas ce que je souhaite, j'ai quand même un bon contact avec la prof, il ne faut pas oublier que c'est moi qui lui fait sa paye. Mais le sport est important, à présent je l'ai compris. Je suis également allée à une soirée spectacle cette semaine au profit d'Emmaüs, j'avais pris 2 places et mon mari ne pouvait pas m'accompagner à cause du travail, sinon il l'aurait fait, il est toujours prêt même si ce n'est pas vraiment son truc, j'ai cherché quelqu'un pour m'accompagner et ça n'a pas été facile, à chacune son excuse plus ou moins bidon, c'est là où encore je m'interroge sur la qualité des relations. J'y passerai ma vie à chercher comment les gens fonctionnent, qu'est ce qui les motive, comment je ne leur ressemble en rien. Je suis trop empathique ou bien alors ce sont les autres qui ne le sont pas assez. Je n'ai pas le droit de dire ça, je suis dans le jugement et je ne peux pas juger les actes des autres, je n'y suis pas autorisée.

6 octobre 2010

autour du 5

Texte écrit à l'atelier récemment. Nous devions choisir un thème soit n° 5 de Chanel, le club des 5, le 5e element, les 5 doigts de la main, la Renault 5 etc. J'ai choisi la Renault 5. Je vous préviens, c'est du vécu :

J'aurais voulu une Renualt 5. Après avoir obtenu le permis de conduire au bout de la quatrième fois, c'était le moment délicieux de me mettre au volant. J'aurais voulu une Renault 5 mais dans le garage m'attendait patiemment une deux chevaux verte, du même âge que moi. Mon père l'avait achetée d'occasion. Elle servit à mon grand-oncle, puis à ma soeur qui avait huit ans de plus que moi. Après s'être mariée, elle n'avait plus besoin de cette voiture. Mais on la garda pour moi. "Oui, dans quatre ans, elle fera bien l'affaire"disait-il. Elle aurait bien pu ne jamais me servir. Ma mère pensait que je n'arriverais pas à avoir mon permis. C'est vrai que ce fut laborieux : une fois, j'avais oublié de klaxonner en doublant un vélo, la deuxième fois même chose en doublant un tracteur et la troisième, j'avais failli rentrer dans un mur tant j'étais énervée. Je crois que l'inspecteur eut très peur. J'aurais voulu une Renault 5. C'était la voiture "spéciale jeune fille", celle qui donnait un air un peu branché. Mais on ne protestait pas, le paternel décidait et on obéissait. Je connus les joies de la deux chevaux : la porte qui s'ouvre à l'ancienne, les essuie-glaces qui s'arrêtent au stop, la honte quoi ! Ils s'amusaient de me voir arriver à l'entreprise où je travaillais. J'amenais un collègue qui pesait trois fois mon poids, soit-disant que la deux chevaux penchait du côté droit. J'aurais voulu une Renault 5 pour avoir l'air un peu plus riche, pour avoir l'air d'être quelqu'un. J'en avais soupé de l'occasion : le vélo de ma soeur, le vélo de ma mère, la mobylette de ma soeur. J'aurais voulu une Renault 5 pour être une fois dans ma vie comme tout le monde. Je n'ai jamais eu de Renault 5, et ce n'est pas si grave que ça !

4 octobre 2010

J'ai raté ma côte....

de boeuf, hier. Pff, beaucoup trop cuite. Le week end était chargé. Samedi c'était l'anniversaire de ma mère : 85 ans. Nous nous sommes réunis autour d'un gâteau avec la famille disponible. C'était sympathique même si ma mère ne s'est pas vraiment rendu compte qu'elle avait 85 ans, elle parle de 82. Elle ne sait pas où elle, ce qu'elle fait là, qui on est oui pour les plus connus, les autres, c'est bof, mais elle est sereine et c'est le principal. Le soir, nous étions invités chez notre salarié : petit repas et visionnage d'un petit film d'une fête où nous étions. Couchés un peu tard donc nuit courte car je devais préparer un repas pour 8 hier matin. Faire du ménage aussi (mon homme m'a aidé) car je n'avais pas eu le temps avant. Puis préparer mes entrées : une assiette avec des crudités, tomates, maïs, thon, carottes, courgettes, salade, oeuf, graines et une fleur de capucine. Pour ça je m'attribue une note correcte. Mais pour la côte, j'ai suivi scrupuleusement mon manuel du four, et c'est devenu "viande sèche à la mode argentine", c'est comme ça que nous avons baptisé ce plat avec mes convives en riant de bon coeur. C'est une astuce d'une invitée qui tient un petit restau et qui m'a dit que quand elle se plantait, elle changeait tout simplement le nom du plat, et ça passe. J'avais fait une purée de potimarron qui a sauvé l'affaire, et de la salade. Puis fromage et crumble poire-chocolat avec boule de glace vanille. Et le café. En prime il y avait une petite fille qui n'a fait que gémir et j'ai du haussé la voix toute l'après midi pour faire que l'on puisse s'entendre. Fatigant, je me suis plongée pour finir mon dimanche dans mon canapé, avec un gros ouf de soulagement. C'est du boulot de recevoir.

30 septembre 2010

je ne sais pas

bien gérer ma vie, je me laisse toujours déborder par mes émotions. Je n'ai pas de contraintes, pas de chef, je suis ma chef, je collabore avec mon homme qui en ce moment en a bien ras le bol de mon état. Je me lève tard, je divague sur internet, je fais la cuisine, quelques paperasseries, le linge, le ménage ?!?. Il fut un temps où le ménage était toujours nickel. Finalement j'étais sans doute mieux à ce moment là. L'activité intense est bonne pour le mental. Mais il faut se booster et là je n'y arrive plus guère. Le lundi, je me dépêche pour l'atelier d'écriture où je vis une parenthèse enchantée avec ces femmes si cultivées et si fines. Le mercredi, c'est la parenthèse sport avec la gym où là je n'y retire pas grand chose en relation mais beaucoup en forme. Je voudrais lire, lire, lire beaucoup plus et je suis incapable de m'y mettre. On me parle de tas de livres intéressants, j'en vois aussi sur vos blogs, aux émissions littéraires, j'en entends parler à la radio. J'ai acheté : Grandir de Sophie Fontanel. Presque rien lu. Quand ? le soir ? Y a la télé, et après je m'endors. Tous ces livres qui ont l'air si nourrissants ! Il faut aussi que je me remette au tricot, j'aime ça l'hiver. Faire des écharpes avec mes doigts, sans aiguille, quand j'ai découvert ça, j'étais si fière de moi. Pour une fois. Et puis j'ai ce grand ménage à faire, oui, oui, après ça ira mieux j'en suis sure. Arrêter de penser aux bêtises de ces gens autour de moi. Faire des choses pour moi. Allez, allez, on se bouge.

29 septembre 2010

je me sens seule....

à ressentir tout comme ça, à avoir mal pour peu parfois, à analyser, à broyer du gris, du noir, à ne pas savoir faire la part des choses, à tout amplifier, à souffrir de peu. J'en ai marre. Ce n'est même plus de l'anxiété. Alors que j'ai cru trouver à un moment donné de ma vie le souci exact. Oui, il y a toujours un peu de phobie sociale, mais il y a aussi tant d'autres problèmes de sensibilité. C'est relié. C'est toujours une histoire de relation. Je suis donc faite pour vivre seule. Mais ce n'est pas ce que je veux. Pourtant, c'est plus reposant. Je voudrais éteindre mon cerveau, qu'il soit au repos et qu'il ne pense plus. Dimanche, nous avions un pique nique prévu qui s'est vite transformé en repas à la cafet' vu le temps frisquet. Nous avions prévenu nos amis que tôt dans l'après midi, nous les quitterions pour aller voir notre fille dans un spectacle. Je leur ai proposé de venir. Ils ont refusé, au début ils avaient soit disant compris que c'était tard et que ça les embêttait, puis j'ai redit l'heure, il restait des places, ils pouvaient venir sans avoir réservé, un m'a dit au téléphone le matin que finalement, pour être honnête, ça ne les intéressait pas. Et là j'ai encore ressenti comme un coup de couteau dans le coeur. Ils n'avaient rien de plus à faire après le repas. Ils ont choisi de ne pas venir. Bien sur nous y sommes allés et le spectacle était magnifique. Depuis je me dis que l'amitié n'existe pas. Ils n'ont pas fait l'effort de nous accompagner, pas fait l'effort de soutenir notre fille, et en plus c'était pour une bonne cause. Alors depuis dans ma tête je les déteste. Mais ce sont les amis de mon homme au départ et pour lui, il est hors de question de couper la relation. Pourtant, qu'y trouve t on dans cette relation ? Pour ma part, pas grand chose. Plus ça va, plus je cherche chez les gens autre chose. Mais ce n'est pas simple, chacun a son réseau d'amis, qui est prêt à changer, qui est prêt à rencontrer d'autres ? Ici, les groupes sont quasiment faits. Tout ça pour dire qu'une nouvelle fois ça m'a pris aux tripes. Et ça ne devrait pas, puisque chacun est libre, n'est ce pas. Mais je sais que moi dans un autre sens, je n'aurais pas agi de la sorte. Encore de quoi nourrir mon cerveau de gris, de mauvais, et c'est l'automne, et ce sera de plus en plus gris.

18 septembre 2010

je crache

allez c'est ma journée, ici c'est l'exutoire, tant pis pour ceux qui n'aiment pas ça.

Il faut que je leur réponde à mes belles soeurs. Une d'elle m'a invité bientôt à une réunion beurk berk pour voir une machine à tout faire que tout le monde achète en ce moment à 900 euros quand même (la crise ? quelle crise ?) il lui faut au moins 4 personnes présentes pour recevoir, pour recevoir devinez quoi ? 2 LIVRES GRATUITS. Elle va jusqu'où la connerie ? dites moi ? Je vais pas tarder à faire des réunions "vente d'haricots" et si j'ai 10 personnes, ben qu'est ce que je pourrais leur donner ? Allez vous allez m'aider. Ouais elles sont là dedans, dans ce monde là. Il faut faire 2 h de route pour 2 LIVRES. Comment leur dire que je trouve ça tellement cu-cu. Bon, je sais, elles profitent aussi pour se voir. Mais quand même. Celle qui a acheté cette machine il y a déjà quelque temps a parfois des soucis de trésorerie que B.M. corrige bien évidemment. Je juge, et je n'ai pas le droit. Alors vais je y aller ? Elles ne m'ont pas dit un mot de compassion sur ce que je vis en ce moment et elles m'embêttent avec 2 LIVRES qu'une d'elle recevra si on est 4. Vous en pensez quoi de ces conneries ? Faut il dire ce qu'on pense.

18 septembre 2010

léger

Je me rends compte que je suis toujours dans le pathos ici. Voici que me vient l'idée de partager avec vous quelque chose. Ma fille est professeur de danse et chaque année elle doit avoir de nouvelles idées de gala. Ma tête est souvent en mode "recherche automatique" pour ça, malgré que ce serait mieux que ce soit son idée, je lui soumets de te temps en temps des pistes.

- le calendrier (les fêtes, rituels, etc.)

- la fille qui ne savait pas danser (?   ?    ?     ? etc )

- tout ce qui brille (titre d'un film que je n'ai pas vu mais que j'aurais aimé voir) : l'or, les étoiles, le bling bling, la pluie, le soleil, la lumière, les paillettes, les yeux, les trésors, la glace............

- la photographie (famille, photomaton,  sepia, voyage, etc)

Il lui faut 20 danses donc 20 tableaux.

Si vs voulez compléter, merci. Cà pourrait nous aider.

Et là au moins c'est un sujet léger qui ne me fait pas de mal.

18 septembre 2010

frustration

Je cherche le mot qui correspond à mon état actuel, j'avais trouvé jalousie, il me faisait peur ce mot, il est malsain, je ne l'aime pas, et pourtant ? j'ai trouvé frustration qui pour moi est plus vaste et qui est moins péjoratif. Encore une fois, je suis dans le registre "pourquoi je ne suis pas comme tout le monde ?" C'est le mariage d'un jeune de la commune, il est de l'âge de ma fille, sa petite soeur est une amie de mon jeune fils, nous connaissons les parents. Ici en général, aux mariages, beaucoup de gens sont invités à la messe, vin d'honneur et parfois (moins maintenant) au bal. Nous avions loué leur appart l'hiver dernier, mon homme a fait partie d'une asso avec la maman. Et ben non, nous ne sommes pas invités. Ce n'est pas pour l'invitation en tant que telle que je suis frustrée, c'est de savoir que la moitié de la population y est surement et nous, une fois de plus, on est ignoré. C'est un exemple mais c'est renouvelé bien des fois dans l'année. Il y a eu d'autre mariages récemment, et même scénario. Cela me montre que nous ne sommes pas dans la masse. Alors que mon voeu le plus cher serait d'être comme la plupart, j'ai droit à ma leçon "non, non, tu ne sera jamais comme tout le monde !" cela dure depuis ma naissance. Mon homme s'en fiche, pas moi.

11 septembre 2010

pas simple !

On me fait penser que je ne suis pas simple. On me l'a dit parfois. Sensible veut sans doute dire = pas simple, pas comme tout le monde, etc. Ouais, ressentir tout plus fort que tous, c'est fatigant. J'aimerais surement être comme eux, quoique ? Pourquoi tant d'insensibles ? Oui il y a un paquet d'insensibles qui ne comprennent pourquoi un rien me met à terre. Alors, moi non plus, je ne les comprends pas. Comment font ils pour passer si vite à autre chose, pour ne pas être ébranlés ? Comment font ils bon sang ? C'est eux que je ne trouve pas simples. L'impression encore et encore d'être une extra-terrestre. Qu'est ce qui fait donc qu'on est comme ça ou bien comme ça ?

10 septembre 2010

on devait

partir ce week end, j'en avais envie : prendre de la distance, ça marche bien pour moi ça, quand je suis plus loin, je m'éloigne de moi même. Puis finalement, tout s'enchaîne, le travail qui ne se passe pas comme on veut, le grand fils qui sera de passage, tellement de choses à faire qui trainent. Et là tout de suite, je me sens fatiguée encore et encore.  C'était prévu la mer, hélas, non.

On pourrait sortir ce soir, se retrouver parmi une assemblée : non, je n'en ai pas envie. J'ai envie de silence, de calme, de repos, je n'y arrive pas.

Hier soir, nous avons été fêté l'anniversaire de ma b.m. Ils n'ont pas vu, ou bien ils ont ignoré mon mal être. C'est pareil à chaque fois. Ils ne voient rien, ils ne m'aident pas. Ils ont la chance de ne pas être comme moi. Ils sont si zen. Trop zen pour moi, ça m'agace.

J'ai encore tant à faire.

9 septembre 2010

Reprendre ses esprits !

Bien sur, un jour on commence à relever la tête. Il a fallu presque 2 semaines pour reprendre mes esprits. Certains n'en auraient pas fait de cas, d'autres auraient digéré en peu de temps et moi, il a fallu tout ce temps. Dormir la nuit, dormir l'après midi, délaisser mon travail, douter de tout, m'isoler. Puis il y avait un week end de prévu chez des amis rencontrés lors de notre grand voyage. Je me suis fait violence pour y aller. Nous partions avec un couple d'amis, je leur ai dit un peu de ce qui m'arrivait, ce week end m'a changé les idées bien sur, nous avons ri, mangé, un peu bu plus que d'habitude pour moi, nous avons visité. Puis nous sommes rentrés. C'était le dernier week end d'aout. Et depuis, il y a eu la réunion de rentrée de l'asso des anxieux, les préparatifs de rentrée de la gym et de la danse, le soir des inscriptions où j'ai à peu près bien géré mon stress. Il y a eu aussi activité intense sur l'exploitation pour la récolte des haricots : la main d'oeuvre des chomeurs pour arracher l'herbe gênante (ceci tout le mois d'aout jusqu'à début septembre), la fatigue des hommes qui m'entourent. Même que le mien s'est endormi au volant de son tracteur une nuit en rentrant et résultat : une belle coupe au bras et de nombreux points de suture aux urgences. Encore une fois plus de peur que de mal. J'oubliais aussi la rentrée de l'association d'écriture où je resigne cette année. Les gens que j'y rencontre sont tellement vrais ! Hier c'était le 1er cours de gym et je ne pouvais y aller, j'avais un rendez vous au même moment de prévu depuis longtemps. Comme ça je n'ai pas stressé car je suis comme les écoliers, après un temps d'arrêt, c'est toujours comme une première fois. Le contact avec mon fils se passe par mail, il n'est pas revenu à la maison. Je ne peux lui en vouloir, il gère sa vie comme il peut. L'ostéopathe que j'ai vu hier, et que je connais bien, a ri de ma réaction : "mais pourquoi vous mettre dans cet état, en quoi cela vous concerne ? Ce n'est pas votre vie, et quel âge a t il ? 30 ans - alors laisser le faire sa vie". Oui je le sais, mais cette belle relation qu'on avait avec elle, il faut la mettre au panier. Certains me disent, tu peux garder contact avec elle. Je ne pense pas que ce serait sain. Il faut juste que je lui renvoie des papiers qu'elle a laissés chez nous et ça je ne l'ai pas encore fait. Bonne rentrée à tout le monde ! ce n'est pas le moment de l'année que je préfère. Mais c'est le calendrier qui commande.

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