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26 août 2016

Trop chaud

Je n'aime pas quand il fait ce temps. J'ai déjà suffisamment de mal avec mon énergie, alors avec ces températures, de l'énergie, il n'y en a plus du tout. Plus aucune envie de sortir. Même pas pour les courses. Je survis avec des nuits courtes et des semblants de sieste parfois. J'essaie de ne pas trop me démotiver mais tout de même. Je ne me fixe rien comme objectif, à part les récoltes au jardin, pour l'instant j'y arrive.

Il y a toujours autant d'animations à droite, à gauche, je les ai presque toutes ratées. Trop de choix. Et maintenant trop chaud. Pas franchement envie de voir trop de monde non plus. J'en ai vu rapidement, des cueilleurs qui viennent cueillir, normal pour un cueilleur. En général, ils sont pressés de rentrer car ils ont bien transpiré, sont pas habitués à tant se pencher ou à être pas complètement au propre. Chez nous, fait de la poussière ! C'est pas la ville. Hier soir, je suis allée tard dans le champ, toute seule, quand il faisait plus frais, avant qu'il fasse trop noir pour cueillir aussi. J'étais bien et heureuse d'être là, seule. Je vais finir par croire que c'est ce qui me correspond le mieux moi qui hésite tout le temps.

J'ai fini mon livre, je l'ai fait durer. Je n'arrivais pas à quitter mes héros. C'est curieux comme on s'identifie. Ils vont me manquer. Je nous retrouvais en eux. Va falloir que je m'en cherche un autre. Je crois que j'ai un Giono qui traîne. Sinon j'aurais filé acheter un Virginia Woolf sur les conseils de Bonheur du Jour. Mais comme déjà dit, j'ai pas envie de sortir.

Je garde le petit jusqu'à dimanche. Alors il faut que je fasse de mon mieux. Après la sieste, plus tard, on ira dehors.

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10 juin 2017

un petit JUIN ?

Oh ! faudrait pas oublier JUIN.

Allez 5 lettres .... On écrit, on doit sentir qu'on est en JUIN ...

Qui commence ?

 

résultat :

J et d'eau fraîche sur la chaude margelle
U n chant d'hirondelle dans le ciel
I vresse des sens je m’allonge dans l'herbe tendre
N oyée de soleil et d'amour

 

Merci à Hyoutoko, Suzame et Celestine .....

 

18 janvier 2017

grippe ou pas

Bien vu Celestine, juste ouvrir les yeux et les oreilles... et puis ressentir aussi peut être. Et toujours, toujours, écrire.

Alors ce matin, c'est ce mal que donne la fièvre. Sans doute la grippe me tourne autour. Pas vaccinée. Je reste au chaud et me choute au paracétamol. Je n'ai aucune énergie, n'ai pas goût à grand chose, froid, chaud, douleurs en bas du dos, dans les os.

De saison.

8 février 2017

manteaux de souvenirs

Parfois, j'ai envie de me souvenir. Les habits par exemple. Ceux dont je me rappelle. Aucune photo à l'appui. Alors je cherche et revois certains détails de mes manteaux :

- le premier dans ma tête : bleu, à carreaux, deux pompons en espèce de fourrure noire au bout d'un cordon à l'encolure. Les pompons, ils m'ont tenu compagnie bien souvent à la messe. Je dois avoir 6 ou 7 ou 8 ans ?

- un autre : tweed beige et des points multicolore. Je le porte à l'école. Au moins une autre fille (peut être plus ?) a le même manteau que moi. D'habitude, les autres sont coupés dans des manteaux d'adulte, celui ci a du être acheté ou tout au moins le tissu pour le faire.

- suivant : manteau bleu marine, sorti d'un vieux manteau d'adulte, coupé avec le petit col officier, une forme bien évasée, et double rangée de boutons, j'adorais ....

- encore : un autre bleu à carreaux, je pense aussi qu'il sort d'un vieux manteau. Le tissu est un peu bouclé.

- encore : un rouge à carreaux, sorti lui aussi d'un autre manteau, il a une capuche, je crois que c'est le premier à capuche, et autour une légère fourrure blanche qui faisait tout son charme, je dois avoir 12 - 13 ans - 14 ans.

- la suite : après plus aucun manteau fait dans un autre manteau, ils seront achetés. Un caban à carreaux encore dans les tons bleus, bien coupé, j'adore ! Vers mes 15 ans. On disait "caban". Manteau plus court ?

- Puis il y aura cette veste tricotée rouge, col chale et ceinture bleu marine. Je pense l'avoir portée tout un hiver, en mobylette, j'ajoutais un vêtement que je rangeais dans la sacoche. Je devais cailler. Mais la mode .....   !!!!!!!  J'avais aussi un pull tube vert tricoté aux grosses aiguilles jamais vues auparavant, parfois porté sans rien d'autre dessus.

- Puis il y aura un hiver en imper, c'est la mode, un grand imper long, ceinturé, en forme, bleu gris. Ce devait être beaucoup moins chaud.

- Après il y a eu les manteaux longs unis (trop de carreaux avant), plusieurs, un bleu, un rouge, un noir..... J'étais adulte.

Enfant, je n'ai pas eu le style anorak, je ne sais pas pourquoi ? Sans doute parce qu'on ne cessait de couper dans les manteaux d'avant et qu'on n'achetait guère les nouveautés.

Aujourd'hui, j'ai un manteau tissu plus habillé depuis presque 6 ans, que j'aime beaucoup, mais faut pas grand chose dessous, sinon ça serre ! un autre en synthétique, celui que je porte plus facilement.

 

 

23 novembre 2016

en vrac

J'ai été heureuse de lire des commentaires sur mon dernier post concernant ce besoin d'humanité que nous avons tous. Finalement, chacun pourrait, à sa façon, faire plus, il suffit de le vouloir, de mettre en pratique....ne serait que donner un sourire !

La fin de semaine dernière a été consacrée à la préparation de l'anniversaire de l'homme qui changeait de dizaine. Nous avions convié quelques proches : famille et amis, collègues très très proches. Je préférais savoir sur qui compter plutôt que laisser faire.... J'ai besoin de contrôler la situation. Les gens ayant vite donné leur réponse, j'ai pu préparer en sachant le nombre quasi exact.

Cakes faits maison, verrines faites maison, pain d'épice foie gras (yes, y a juste à tartiner), dernières tomates de la serre cueillies, quelques biscuits achetés, petits fonds de tartes achetés et remplis de compote maison et boudin noir. 8 litres de potage fait maison. Haricots secs maison. Fromage. Petits gâteaux de chez le patissier. Clémentines. Café. Infusion. Tout cela arrosé de punch et vins. C'est du boulot pour 30. Certains n'étaient pas disponibles. Je dirais presque heureusement car la maison n'est pas extensible. Je souhaitais une pièce pour manger, boire et discuter et une autre pour danser. La danse n'a pas eu un franc succès, cependant je suis contente d'avoir réussi mon pari. Je voulais qu'on danse. Pas facile à imposer. D'ailleurs on n'impose rien du tout. Certains ont joué le jeu, d'autres aucunement. Il y avait peu de place. C'était bien.

L'homme n'avait pas tant envie que ça de fêter l'évènement. Soudain, il s'est réveillé, c'est dans 15 jours,il faut quand même prévoir quelque chose. A cette saison, pas si facile. Louer une salle, pfff juste pour ça ? non. Plus tard, au beau temps, il pense prévoir autre chose en élargissant grandement les invitations.

Dimanche, j'étais k o. On a regardé le soir le résultat des élections. On en connait qui se réjouissent des résultats, étant proches de l'individu. Je suis nulle en politique. Je ne comprends jamais les stratégies. Je rêve d'un monde qui n'existe pas, où tout serait justice, où on aiderait les moins bien lotis, tandis que les mieux lotis accepteraient de participer à cela, sans embistrouille. Je rêve de travail pour tout le monde, de tolérance pour tout le monde, pas de racisme, pas d'homophobie.... Je rêve. Aucun d'eux ne me fait rêver !!!!!!!  Je ne suis pas allée voter !

Aujourd'hui, je vais aller signer la vente d'un bien de la succession de ma mère. Première étape. J'espère que tout va bien se passer. La décision a été longtemps mûrie. Nous aurions pu garder ce bien, mais il aurait fallu tant d'énergie pour soit le voir tomber, soit l'aider à se relever. Je n'avais pas cette énergie, lui prétendait que oui. Je ne l'ai pas cru. Hier nous sommes allés récupérer tout ce qui nous plaisait et pouvait s'emporter, le reste reste, ce sont des installations techniques, des vieux moteurs, des choses intransportables. J'ai refait des photos. Mes souvenirs seront désormais dans ma tête. Seul bémol, personne avec qui les partager. Mon enfance est là bas. Je l'abandonne.

Réflexion : pourquoi je continue ce blog ? toujours ça revient. Pourquoi s'épancher ici ? Parce que je ne trouve pas dans la vraie vie ces contacts là. Si peu de gens parlent d'eux-mêmes. Ils parlent de la pluie, du beau temps, de ce qu'ils ont fait le week end (et encore !), de ce qu'ils mangent, de politique, mais d'eux mêmes, si peu. Pour ne pas saouler mon entourage proche, je préfère confier à ce blog qui part dans l'univers mes mots, mes simples mots, mes émotions..... parce qu'ils ont besoin d'être écrits quelque part. J'espère que je ne vous ennuie pas, je parle quasiment toujours avec le "JE", j'espère ne pas être narcissique. 

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12 novembre 2016

Résister au gris

Cà faisait longtemps qu'on essayait de fixer cet apéro avec les voisins. On vit à quelques centaines de mètres les uns des autres et on se voit si peu. Parfois un bonjour en passant en voiture, parfois un sms, un coup de fil.... Il fallait trouver la date pour tout le monde. Plus facile maintenant qu'en été. Une fois la date fixée, j'ai même failli annuler, l'homme partait pour la journée assez loin et j'avais peur qu'il ne soit pas rentré. Mais j'avais la confirmation de sa part que ça collerait.

J'ai préparé le salon qui est encore en transition de devenir un vrai salon, ajouté une lampe douce, fait le feu dans la cheminée. Dès le matin, j'avais fait le cake aux pruneaux, les verrines aux betteraves....

L'après midi, je suis allée marcher avec quelqu'un que je vois rarement. C'est une dame cotoyée dans une asso de sports il y a longtemps. Toujours en bons termes, quasiment sans se voir. A la disparition de son mari, bien trop jeune, je lui avais promis une randonnée en forêt. A chaque fois qu'on se rencontrait, on en reparlait, mais j'avais cette impression qu'elle trouvait toujours une excuse. L'autre jour, elle a vu mon grand fils et il m'a rapporté qu'elle n'osait pas m'appeler. Alors je lui ai écrit un mail en fixant le moment en espérant qu'elle puisse. Ce fut chose faite. 2 h 30 dans la forêt. Rentrées sous la pluie fine. Elle semblait très contente.

L'heure approchait. J'ai eu le temps de faire la compote dans mon robot magique.

Et les voilà qui arrivent avec quelques cadeaux. Noël avant l'heure. Nous avons bien entendu refait le monde en mangeant les fruits secs, les tomates cerises rescapées de la serre, les verrines, le cake salé, les tartines de paté, en buvant du bon vin d'apéro, et en terminant par la compote pures pommes de chez nous avec des cookies du marchand.

Jeanne a raison. Ce n'est pas dur à mettre en place. C'est chaleureux. C'est à refaire le plus souvent possible.

4 novembre 2016

NOVEMBRE

N oël

O ui

V iens

E veiller

M es

B eaux

R êves

E nfantins

 

Je ne suis pas du tout d'accord avec l'idée du Noël tout de suite, mais c'est ce qui m'est venu avec les lettres.....

Et pour vous, NOVEMBRE ? un seul mot par lettre, ça doit faire une phrase ou un semblant de phrase !

Allez au boulot en passant par les commentaires !

 

la récolte :

N ous 
O sons 
V ivre 
E nsemble 
M ais
B atifolons
R arement 
E nsemble

Manou

N os
O reilles
V ont
E ntendre
M aints
B ruits
R ares
E ncore

Celestine

N ul
O r
V aut
E ncore
M ille
B elles
R encontres
E ssentielles

Agnès

2 novembre 2016

un week end tout sain

Rien n'était prévu. Même pas le temps qu'il a fait, si beau. D'habitude on dit un temps de Toussaint = fait pas beau. Là c'était excellent. J'ai beaucoup marché.

D'abord vendredi après midi, avec l'amie R., du côté de chez elle, découverte d'un sentier que je ne connaissais pas. Le soir, rencontre de l'association. Sujet libre. Mais on y a largement parlé des TOCS, ce n'est pas le sujet que je préfère puisque je replonge immédiatement dans mon enfance, adolescence et vie d'adulte avec mon père totalement englué dans ses tocs. Le médecin animant la réunion est venu me parler à la fin, me demandant si ça allait. J'ai pu lui dire que j'avais trouvé le moment difficile, il sait. Cà m'a fait du bien de pouvoir lui dire. Ces gens parlant de leurs tocs arrivent à mener une vie "normale", à avoir un travail. Mon père a été paralysé par ses tocs : pas de travail possible, pas de vie sociale. Et nous spectateurs et en souffrance. Bref, ce n'était pas le meilleur moment pour moi, même si j'ai plaisir à voir les gens de l'association.

Samedi, j'ai pensé à appeler du monde pour marcher avec moi l'après midi. La première étant occupée, j'ai appelé une autre personne qui a accepté et qui est venue avec son petit fils. N'habitant pas bien loin, elle ne connaissait pas du tout l'endroit où je l'ai emmené. C'était un bon moment car j'ai pu raconter au petit bonhomme des histoires de soleil qui tombe dans l'eau, des histoires de canard qui se fichent de nous quand ils nous voient passer. Bref, retour en enfance complet.

Dimanche, visites aux cimetières. Forcément on rencontre du monde, les morts et les vivants. Mais j'étais dans un bon état d'esprit. Et nous avons eu des conversations légères avec les morts et les vivants. Et nous avons terminé par un goûter chez notre fille.

Lundi, le soir j'avais invité des clients à l'apéro. Nous avons refait le monde. Mêmes idées.

Hier, j'avais invité ma soeur et son mari, j'avais envie de faire de ce premier novembre un jour un peu festif. Petit repas pour 4. Et puis encore une grande balade en forêt.

J'aime vraiment marcher en forêt, entendre les feuilles craquer sous nos pas, admirer cette palette de couleurs fortes et douces à la fois, entendre les arbres.... et se laisser aller.

 

26 octobre 2016

L'actualité

Je regarde de moins en moins la télé. Certains soirs, je ne l'allume pas. Le midi, parfois un peu mais je ne suis pas figée dessus. Je reçois le journal chaque jour. Je ne suis pas l'actualité au pied de la lettre. Bien sur comme tout le monde, je sais qu'en ce moment on s'occupe des migrants et tant mieux, pourvu qu'on les traite comme on le ferait pour soi.

Je suis étonnée de ces petits messages pas sympas parfois surtout sur Facebook, ou simplement dans les conversations qu'on peut avoir en société. La plupart des gens que je connais ont eu une éducation catholique, comme moi même. Nous avons appris par coeur dans nos catéchismes. J'en avais mal au ventre d'apprendre ces leçons toutes faites et peur de ne pas les retenir. Je devais sentir très petite que le sujet était sensible et plein de pièges, qu'il ne suffisait sans doute pas d'apprendre par coeur mais de mettre en pratique. Pour cela, il n'y avait guère de cours de pratique, à part celui d'aller très régulièrement à la messe et toutes les cérémonies qui vont avec, à confesse, etc....

Mes parents n'allaient pas régulièrement à la messe, à cause de la maladie de mon père. Cela nous arrivait d'y aller le dimanche soir, dans la ville d'à côté. Mon père n'arrivait jamais à être prêt de bonne heure. Puis plus tard, j'y allais avec ma soeur dans notre commune. Puis encore plus tard, j'y allais le samedi soir avec ma mère. Je ne sais plus trop si j'entendais encore les messages. Je pense que souvent je m'envolais dans mes propres pensées. J'aimais bien les chants. C'est ce qui me paraissait le plus beau. Ensuite, on s'est marié à l'église, à cette époque je n'aurais jamais imaginé autrement. Les enfants ont été baptisés, sont allés en école catholique, ont fait communions et confirmation. La totale.

Aujourd'hui je ne vais presque plus à la messe, bon parfois en vacances, quand on change de lieu, j'ai envie de voir comment c'est. Ou alors quand l'intention est précise, cela m'arrive. Peut être un jour aurais je envie d'y retourner régulièrement. Surtout qu'aujourd'hui j'écouterais beaucoup plus les textes. Je ne sais plus trop à qui - à quoi - je crois.

Je voudrais surtout croire en l'homme, à sa capacité d'être bon. Hélas, je ne suis pas là pour juger, mais je lis ou j'entends tant de messages inhumains, surtout par rapport aux migrants, ou simplement aux musulmans, que je n'ai plus tant d'espoir.

Qu'avons nous fait de ce que nous avons appris ? les messages : "aimez vous les uns les autres" "aime ton prochain comme toi même" que sont ils devenus ? 

Pour ma part, moi qui y avais si peur de ne savoir les restituer à la maîtresse, ils sont au creux de mon être pour toujours.

Je pense que nous sommes là pour porter des messages d'espoir et de bonté, que c'est le principe de la vie, même si parfois on s'égare, je m'égare....

Il existe des soirées positives, même dans ma petite région, et les gens paient pour y aller. Sont-ce les nouvelles messes ?

Allez, je ne dis pas que je n'y irai jamais, car je suis curieuse, et j'aimerais savoir de quoi ça parle. Je pense que je le sais déjà : c'est pour retrouver confiance en soi, être plus battant, croire en sa personne.

Mais lors de ces soirées, parlent ils de ce message pour l'humanité ? J'ose espérer que OUI.

Pour ma part, je divulgue par ci par là ce genre de message sur F.B. et j'observe quelques "j'aime" mais pas tant que ça.

Je rêve de créer quelque chose en ce sens, je ne sais pas trop quoi.

19 septembre 2016

La parenthèse inattendue

Cela ne m'arrive pas souvent. Elle m'a proposé de partir avec elle quelques jours. C'est une amie célibataire rencontrée lors d'ateliers d'écriture. J'ai accepté après hésitation.

C'est elle qui a choisi la destination, le programme, l'hotel. Une ile. Pas si loin que ça. J'ai eu envie d'un peu d'évasion, de rêve, d'horizon bleu pour clore l'été. 3 jours. J'ai eu un peu peur, nous avions un pont à passer et je n'ai pas osé lui dire que ça me perturbait. Sur la route, je découvre qu'il faut en passer un autre, celui là je ne l'avais pas prévu, vite je lui dis que je fermerai les yeux tandis qu'elle conduit hardiment. Et pour le suivant, j'ai fait pareil.

Nous découvrons l'endroit magnifique et pour le premier midi, nous pique niquons en bordure de forêt et plage. Puis le temps se gâte un peu, nous gagnons l'hotel où elle a réservé une chambre à deux lits (petits les lits). Je n'avais pas pensé que ce pourrait être gênant. Je m'en suis accommodée pour deux nuits. J'ai très très mal dormi, je pense que c'est à cause du début de pleine lune. Et il faisait très chaud, pas de clim, un peu d'orage.

Le repas au restau de l'hotel le premier soir était sublime et très bien servi par des jeunes gens fort sympathiques. Et des voisins de table tout aussi sympathiques avec lesquels nous avons pu converser.

Le lendemain, nous avons continué la découverte en allant voir un célèbre port, puis le phare et ses jardins, puis un jardin chez un particulier au beau milieu de l'île, et nous avons terminé par une ville et ses remparts. Petits restaus pour nos repas de midi et de soir plus ou moins agréables.

Mon amie ne stresse jamais tandis que moi ce n'est pas pareil. On se perd un peu parfois et je m'inquiète. Pas elle. On n'est pas à l'heure pour le restau, on nous refuse, il faut chercher ailleurs. On y arrive malgré tout.

Nous n'avons pas le même caractère, c'est sur. Elle m'a supportée. C'est déjà ça.

Quand même, il m'a manqué.

25 février 2016

La porte bleue, la porte verte

Je divague souvent dans mes vieux souvenirs, confortables sans doute. Il y avait la porte bleue, la seule ouverture au rez de chaussée pour cette maison, la mienne. Un jour, j'ai écrit tout ce qu'il y avait dedans. Souvent j'ouvrais la porte bleue pour sortir et j'allais directement à la porte verte, je crois que je ne frappais pas, j'entrais comme dans un moulin. J'y retrouvais ma tante dans sa maison qui à l'orgine faisait partie de la même maison que la mienne. Il y avait quelques chats qui vivaient là comme dehors. Elle vivait avec ses enfants, séparée de son mari. Je crois qu'il buvait trop. J'aimais venir la voir, je pense qu'on papotait, c'est flou dans ma mémoire, elle était différente de ma mère, beaucoup plus extravertie, plus libre. Parfois des hommes venaient. Je ne sais pas trop pourquoi, il me semblait qu'il fallait que je m'en aille, et en effet, je partais vite, presque mal à l'aise, j'étais enfant, qu'est ce que je pouvais y comprendre, mais finalement je crois qu'on comprend vite le monde des grands.

 

28 août 2016

Je les enverrais bien promener

Pas de détail. Pas de dimanche. Le dimanche est un jour de travail comme les autres. Déjà hier, y en avait qui se promenait tandis que chez nous ça bossait dur, très dur. La nuit, le jour, en ce moment. Même venir cueillir, ils trouvent pas le temps parce qu'ils ont trop de loisirs dis donc. Au lieu de venir comme prévu, ils me posent un lapin.... Ils vont au restaurant à la place. Ah ben, c'est sur que ça fait moins mal au dos. Remarquez, je m'en fiche, je n'attends pas ça pour vivre. Mais quand même, je les préviens, et tout et tout. Ils m'envoient quelques messages me tenant en haleine jusqu'à la fin de la semaine pour qu'à la fin, le dernier appel me dit qu'ils vont au restaurant. Je m'en tape qu'ils aillent au restaurant. C'est vrai que dans le champ y a rien à manger pour l'instant. Enfin, ils auraient pu cueillir et puis faire cuire, mais ils n'auraient pas mangé de bonne heure.

Tout ça pour dire que la vie d'ouvrier et la vie de patron, et bien c'est pas la même du tout.

Quand faut y aller, faut y aller.... On rate aujourd'hui un anniversaire, tant pis ça peut se faire sans nous. On a raté d'aller reconduire le petit à deux. Finalement ça peut se faire seule.

Et personne qui propose ses services, ce n'est vraiment pas dans l'air du temps.... Et le mien qui ne sait jamais demander ! et qui pense toujours qu'ils y arriveront malgré tout.

8 août 2015

vivre...

Nous sommes allés tous les 5 au concert de Liane, endroit sublime, petite cité de caractère, j'aime ces lieux, j'ai déjà envie d'y revenir car nous n'aurons pas le temps de visiter. Nous arrivons tôt pour bien nous situer, flâner un peu autour du lieu du concert, puis pique nique, et hop nous serons assis pas trop loin de la scène. C'est la troisième année que je participe à ce festival. Je trouve que les gens qui sont là sont un peu guindés, ce n'est pas le même public que celui de l'autre festival, je ne sais pas à quoi ça tient. Liane chante magnifiquement bien, ces musiciens sont super, les lumières ajoutent de la magie dans ce lieu, et puis elle a de l'humour, ça ne gâte rien. Nous en sortirons une heure et demie plus tard enchantés. Elle chante ses chansons et puis des reprises de Salvador, de Daho....

La nuit sera courte....

Et ce qui n'était pas prévu, c'est que notre fille nous sollicite pour une autre sortie le lendemain, donc hier soir. Elle cherche du monde pour l'accompagner à un autre festival sur la côte, spectacles de rue. J'hésite, j'hésite même beaucoup, je sens encore la fatigue de la veille. Et puis, en moi, quelque chose (ou quelqu'un ???) me dit vas y.... il ne faut pas trop se poser de questions.... IL FAUT VIVRE !

Nous nous décidons tous les deux, nous passons la prendre, et nous voilà partie pour quelques heures, nous ne verrons même pas la mer, car ça se passe côté bois. Un spectacle d'un homme avec un cheval, nous arrivons c'est la fin.... un spectacle d'acrobates déjantés très rigolos mais très pro..... de la danse, de la musique.... et une bonne barquette de porc caramel..... C'est court, mais c'est VIVANT !  Nous reprenons la route et nous sommes bien fatigués.

Aujourd'hui nous recevons un couple et demain nous pique niquerons.

Nous sommes vivants.

1 juin 2016

ça fait du bien ...

Il y a des gens qui me lisent et qui me connaissent en vrai. S. m'a envoyé un email et M. aussi. Cà m'a fait chaud au coeur parce qu'elles ont compris que j'allais mal. Elles en ont surement marre, car cela m'arrive souvent. Finalement faut pas grand chose pour faire plaisir aux gens. Un petit signe, ça remet du baume au coeur.

Et ce matin, surprise. L'amie de longue date totalement disparue longtemps puis réapparue récemment, j'en avais fait un article, m'appelle toute heureuse de me donner de ses nouvelles. Elle sortait d'un examen où les résultats se sont améliorés. L'angoisse diminue. Elle a appelé ses très proches, une collègue et moi. Je crois qu'elle avait besoin de le dire et de se convaincre que tout allait mieux. Elle continuera d'être surveillée. J'ai été contente d'entendre sa voix émue et heureuse de me le dire. On a passé des années de jeunesse ensemble puis on s'est vraiment écarté, mais je pense que nous avons encore beaucoup d'estime l'une pour l'autre.

Cet instant est arrivé tout seul pour me dire que je comptais un peu.

Oui c'est cela dont j'ai besoin, je sais que je compte pour mes proches. Sentir qu'on est présent dans ce monde de bruts, sentir de la douceur autour de soi, de l'attention, sentir qu'on peut faire partie d'un groupe, de voisins, d'amis, de gens fréquentant la même association, le même sport, les mêmes idées, les mêmes goûts, le même itinéraire, lisant les mêmes livres, fréquentant la même bibliothèque ..... et aussi les mêmes blogs !

Et ce temps gris qui s'éternise, ça n'aide pas !

12 juillet 2015

Le chemin

Hier matin, je reçois un coup de fil : deux marcheurs de Compostelle n'ont pas trouvé de gîte pour le soir. Je ne réfléchis pas trop, pourtant je n'aime pas les réservations le jour même, mais mon coeur dit oui. C'est un couple, ils me disent que ça leur fait une longue étape parce qu'ils n'ont pas trouvé d'hébergement ainsi ils n'arriveront qu'en fin d'après midi.

C'est vrai que d'habitude ils arrivent vers 16 h ou 17 h. Et je me rends compte que j'ai du mal à bosser une fois qu'ils sont là. D'abord on prend un verre, on discute, le temps passe vite et je me mets vite à la cuisine pour le soir. Je finis par trouver que c'est prenant.

Hier soir, c'est 19 h passé et ils ne sont toujours pas arrivés. J'en profite pour porter une poubelle et je verrai ainsi s'ils arrivent par le chemin. Je ne vois personne. En revenant de porter la poubelle, je les vois au loin et je les attends, ça évitera les erreurs, car parfois au lieu de tourner à droite au bout du chemin comme je leur ai indiqué au téléphone, ils tournent à gauche et suivent les coquilles. Sans doute que les neurones sont fatigués comme les pieds et qu'ils ont oublié ce que j'ai dit. Parfois ils appellent parce qu'ils ne reconnaissent plus rien de ce que j'ai dit et là, il faut qu'ils fassent demi tour.

Aussi je les ai attendus. J'avais décidé qu'ils ne me prendraient pas trop de temps. Mon mari étant très occupé aux moissons, je les avertirais que la soirée serait courte. A 22 h 30, c'était bon, ils avaient rejoint leur chambre, après un repas tout simple fait de chou fleur et de pates, et de la discussion habituelle sur nos vies respectives.

Ce matin, ils ont repris le chemin après qu'on ait refait le monde au petit déjeuner. Oui, ce n'est pas rare qu'on refasse le monde avec les pèlerins.... et ceux d'en haut virtuellement on les vire tous ............... et on reprend le chemin.

 

30 mai 2016

Plus de blog ?

Dans ma tête, j'espérais ne pas revenir si vite ici. Comme Coumarine, souvent j'ai l'idée de stopper. Jamais longtemps. Le blog, c'est comme une amie que je retrouverais, celle qui serait toujours là pour moi, qui m'accueillerait dans l'état où je suis, très bien ou au plus mal, elle saurait tout de moi ou presque, et aujourd'hui encore je lui raconterais quelques petites choses.

Samedi fut un jour éprouvant à cause de la sépulture. Ecouter les filles de la défunte parler de leur mère, à leur jeune âge.... Très émouvant !

L'orage incroyable à la sortie de la sépulture et encore après, un vrai déluge !

En décider quelques uns pour une sortie le soir, malgré toute cette tristesse, au restaurant. J''ai osé revendiquer l'envie de sortir. Après j'ai trouvé qu'on avait mangé beaucoup trop de viande, mais j'avais laissé le choix du restau à quelqu'un d'autre, alors j'ai assumé.

Hier, une journée encore très humide, seulement un de nos enfants avec son amie à table le midi, les autres étant par ailleurs, une visite au cimetière l'après midi, puis à mon beau père. Un sentiment de tristesse à l'intérieur. Tout ce gris, cette pluie ! Ma mère m'a manqué en ce jour de fête des mères, c'est la première fois qu'elle en est absente.

Pas de nouvelle de la réunion de l'autre soir où je ne suis pas allée. Cà confirme bien que le groupe n'existe que si on est présent en réunion. Rien ne dépasse de cet endroit là. J'ai toujours espéré que de vrais liens existent en dehors de ce temps là. Hélas, entre ce que j'espère moi, et ce que pensent les autres, on est loin d'être sur la même longueur d'onde. Tandis qu'ils débattaient sur la déprime, je la vivais. Non je ne reprendrai pas de médicament, je me battrai, je me bats. Non je ne suis pas au lit. J'ai vécu tant de fois ce genre de vie, sans élan, sans espoir. A un moment donné, le soleil reviendra, en vrai, et au sens figuré.

 

20 avril 2015

au fil d'avril ....

Je viens de mettre mes liens à jour, j'en ai ajouté de nouveaux, des blogs que j'aime lire, je n'ai pas demandé la permission, j'espère que ça ne gênera personne.......

Hier, j'ai pris ma énième séance de CNV. Je n'avais pas très envie d'y aller. Cela demande des efforts pour un dimanche matin. Mais j'en suis revenue contente, les autres personnes sont très agréables, je pense qu'on cherche dans les mêmes interstices de la vie, et je ne sais pas si on trouvera. Apprendre à mieux communiquer, ce n'est pas si simple. Je ne veux pas me prendre la tête avec ça. De petites techniques sont intéressantes, il en restera ce qu'il en restera, il faut surement des années avant de pratiquer la CNV couramment. C'est presque aussi difficile que d'apprendre une autre langue. Tant d'habitudes de langage .... inappropriées. J'ai passé un bon moment, cela oscille souvent entre rires et larmes. Parce que si on est là, c'est qu'on cherche, et si on cherche, c'est qu'on a eu quelques soucis avec la vie....

L'après midi, nous n'avions rien de prévu, ou plutôt si, mais ça ne me disait rien. Alors on s'est affairé dehors, entretien..... il y avait tant à faire et il reste à faire. J'ai aussi fait un gâteau, le gâteau magique, pas mal ! il cuit et on distingue bien les trois couches comme je voyais sur les photos. Il est bon, la recette contenait beaucoup de sucre, à revoir peut être pour la prochaine fois. Pour faire ce gâteau, j'ai trouvé plein de recettes toutes différentes, j'ai pris celle qui pouvait se faire avec mon robot. Et la personne disait que c'était la "vraie" recette sans beurre, celle que faisait sa mère. Pas de beurre peut être, mais trop de sucre je crois.

Puis pour terminer la soirée, un couple est arrivé pour nous voir, sans avertir. C'est rare, moi je fais rarement cela car je pense que c'est impoli. Et j'ai peur d'arriver là où il y aurait déjà plein d'invités. Ils ont osé et je les ai remerciés. C'était agréable de finir la journée comme cela. C'était la première fois qu'ils venaient chez nous, je cotoie la dame dans une association. Nous avons pris le temps de montrer autour de la maison les arbres, les plantes et puis on a pris une boisson ensemble, tout simplement.

Tout simplement, j'aimerais que cela devienne mon mode de fonctionnement. Je suis contente de ne pas avoir eu les pensées du genre, il n'y a que nous qui sommes à travailler un dimanche, tout le monde est entre amis, ou en famille, etc etc, ces pensées parasites qui nous gâchent la vie.

Devenir nous mêmes, enfin......

14 avril 2016

j'ai oublié de parler des toits

J'étais au 2ème étage, avant et après l'intervention, dans une chambre seule. Avant l'intervention, je n'ai pas bien regardé par la fenêtre, occupée que j'étais à gérer mon angoisse.

Au retour, j'ai aussitôt regarder par la grande fenêtre et j'ai aperçu des toits, un petit groupe de toits de brun à oranger, bien ou mal rangés, avec des arbres au milieu de tout ça. Le ciel était laiteux, puis gris, puis je me suis légèrement rendormie, puis le ciel s'est éclairci, le bleu est revenu. Une jeune femme jouait avec son chien sur une pelouse aux abords de la clinique, au devant des toits. Elle lançait quelque chose, il allait le chercher, elle faisait semblant de lancer, il voyait la supercherie, il attendait, et ça recommençait.

Les toits me rassuraient, ça ne bougeait pas, tandis que le ciel ou la fille évoluait. Les toits, c'était du solide. J'avais besoin de les voir, puis je fermais les yeux, puis je les rouvrais, ils étaient toujours là pour moi.

C'étaient les toits et moi.

7 avril 2015

j'ai Paques ça à faire

Samedi, nous sommes allés voir un spectacle de danse, il y avait longtemps. Bien plus que le foot, là nous sommes fan. Il y avait surtout du jazz, du hip hop, du flamenco et devinez quoi, quelques plumes et paillettes sur des femmes très légèrement vêtues... Faut dire que c'était ouvert à toutes sortes de danse. C'est drôle comme la salle réagit à ces dernières et comme tout à coup les hommes se réveillent à leur apparition.... Ah nature humaine ! Pendant l'entracte, (j'aime pas les entractes), je suis restée à ma place plutôt que d'aller dans le hall, au chahut et à la bousculade. Comme je me suis sentie bien dans mon siège, même qu'il ne se passait rien sur scène. J'ai lu le programme. Et j'ai un peu regardé autour de moi. Beaucoup d'autres personnes sont aussi restées collées à leurs sièges.

Et dimanche, j'ai inauguré ma nouvelle table de salle à manger. 16 personnes autour. La famille qui se trouvait là pour le week end. Une entrée vite faite par mes petites mains.  Un plat chaud commandé dans la ville d'à côté. Et un dessert fait aussi par mes petites mains. Une chasse aux oeufs pour les plus jeunes. Et puis une ballade à pieds pas très loin juste pour s'oxygéner et prendre le soleil (froid) d'avril. Quand tout le monde est parti, on est tombé tous les deux dans le canapé....

Hier j'ai du renettoyer tout le sol de ma maison. Aspirateur et serpillage. Depuis, mon épaule me fait encore plus mal que d'habitude. Là je sors de chez le kiné (qui est une kiné remplaçante car l'autre s'est fait opéré, les kinés aussi ont des soucis), elle m'a bien soulagée au niveau des cervicales, merci ma kiné.

Bon faut que je vous quitte, j'ai Paques ça à faire .....

19 février 2016

fédérer

Je pensais pouvoir fédérer quelques personnes autour de l'idée d'écrire.... je vois que ça reste difficile. Comme la vraie vie, le monde des blogs est mystérieux. Je reste le coeur lourd toujours à penser que je manque d'ami(e)s malgré les efforts que je déploie. Encore hier soir j'ai appelé quelqu'un de mon entourage, puis je l'appeler amie ?, elle a beaucoup parlé d'elle sans me demander rien, j'ai osé parler de moi, de ce que je vivais en ce moment, sans qu'elle ne m'interroge. Peut on parler d'amitié quand on voit si peu d'égard ? Je sais que je ressasse sur ce sujet depuis longtemps, je le sais ! mais c'est que je le vis mal ! Je sais que parfois je peux être plus légère et me satisfaire de ma vie. Ma vie est plutôt douce. Ce n'est pas pour cela qu'on n'a pas besoin de témoignage d'amitié. Ma timidité maladive m'a fermé bien des portes. Comment les rouvrir ?

30 novembre 2013

Comment améliorer Noel ?

Hier soir réunion des anxieux. C'est "libre parole" - pas de thème particulier - intervient qui veut pour commencer. C'est parti sur la phobie de la piscine, et puis ça a continué sur forcément les peurs, puisque c'est ce qui nous réunit, de la solitude pour ceux qui ont perdu des proches, etc, etc. Il est certain qu'on parle et reparle des mêmes choses, mais nous sommes là pour partager.

Puis est arrivé en fin de réunion la question sur Noel. Finalement c'est partagé, certains sont contents de voir Noel arriver, une jeune fille qui se trouve là avec sa mère témoigne sur la joie de Noel et de la famille. D'autres ne se prononcent guère. Et d'autres comme moi évoquent le trop commercial, le trop tôt de lumières et de cadeaux, le trop d'obligations, les repas, etc.

Et comment donc faire que Noel soit plus beau ? ce sera ma question du jour.

Chez nous, les dates ne sont pas encore toutes calées.

Mes enfants ne seront pas tous là à Noel, peut être que ça me titille encore plus cette année. C'est la première fois.

Pour la déco, je ne sais comment m'y prendre, les travaux n'étant pas bien terminés.

Je voudrais du nouveau dans les repas, des idées, mais les autres chaque année arrivent juste pour manger et ne proposent rien d'autre que boire, manger et jouer aux cartes. Je voudrais que ça chante. Je voudrais de nouveaux jeux. Je voudrais des échanges plus constructifs. Qu'on s'intéresse plus les uns aux autres, qu'on ait des projets ensemble.

Je voudrais ce qui n'effleure même pas les autres. Eux vivent le moment présent et

moi je suis toujours perdue dans mes pensées. Le présent est intéressant s'il correspond à nos attentes mais nous n'avons surement pas tous les mêmes attentes et moi j'attends beaucoup, voire TROP. On dirait presque un maladie.

Vous allez me répondre. Et, bien, à toi de proposer, à toi de décider, à toi de faire, etc.  Facile à dire, pas facile à faire. Pas facile de se sentir différent.

14 février 2016

Autour du dimanche

Cette semaine j'ai consulté la gyneco. Une nouvelle. Je n'avais plus d'adresse. Il y a quelque chose à ôter. Apparemment ce n'est pas grave. Juste quelques heures en clinique. C'est à prévoir. Quand elle me l'a dit, j'ai eu très chaud. Est ce que c'est pour ça que depuis je stresse comme une dingue ? Il m'a acheté un tensiomètre : c'est haut, très haut, trop haut ! J'ai appelé le service de garde ce matin, pas mal à la tête ? euh non pas vraiment, la tête un peu lourde. Pas de difficulté à respirer ? Non pas vraiment, un peu d'oppression dans la gorge ! Prenez un comprimé de plus si ça ne baisse pas. C'est le danger des tensiomètres à la maison : ça donne de l'anxiété ! Ben, c'est ma médecin qui me l'avait conseillé !

Je suis allée marcher un peu, je manque peut être d'exercice physique. Je me fais peur. La semaine a été un peu dure. J'ai eu mon petit fils quelques jours à garder, ça change, ça bouge beaucoup, à cet âge, faut presque toujours être derrière. Et comme mes épaules sont encore douloureuses, certains gestes sont difficiles.

Alors on a décidé de ne pas bouger aujourd'hui, il a fait la cuisine pendant que j'étais partie marcher. Et je me suis lovée dans mon fauteuil, j'ai repris la tension en début d'après midi : elle avait un peu baissé. Cà m'a rassurée. Deviendrais je hypocondriaque ? Je ne l'étais pas avant.

J'ai profité de mon salon sans rien faire, le soleil était généreux et bienfaiteur à cette saison, tandis qu'en été il est casse pied dans mon salon. J'ai zappé de reportage en reportage, et je me suis dit que j'avais de la chance de pouvoir ne rien faire, et de me sentir quand même bien chez moi, malgré les petits problèmes qui surviennent.

Je ne me sentais capable ni d'inviter, ni de sortir.

27 janvier 2016

je traîne

Depuis ce week end, je me traîne, j'ai eu des douleurs dans la bouche, maintenant je suis enrhumée... bref, ce n'est pas la forme .... C'est comme pour marquer l'hiver qui n'en est pas vraiment un cette année, il faut un épisode genre grippe, microbes et compagnie. Les mouchoirs sont de sortie. Et surtout l'envie de ne rien faire ! Pour la bouche, vous allez rire, mais j'ai fait appel à quelqu'un qui soigne à distance. Pourquoi je dis que vous allez rire ? Parce que beaucoup de gens n'y croient pas. Moi la première, parfois je ne trouve pas ça crédible. Sauf que quand j'ai mal et que ça m'aide, et bien je change d'avis sur la question. C'est de l'ordre du mystère. Maintenant c'est à coup de paracétamol et divers petits trucs que je gère le reste.

Hier malgré tout, je suis sortie pour les affaires de succession, ça n'avance guère, c'est de ma faute, je ne sais pas ce que je veux. Je voudrais surtout qu'on n'en soit pas là, que tout redevienne comme avant qu'elle ne parte.

 

9 janvier 2014

les petits cadeaux

Comme nous avions peu d'argent, je n'ai jamais eu beaucoup de cadeaux. Toujours quelque chose à Noel quand même, le plus petit cadeau que je me souviens avoir eu, c'était un livre "le manège enchanté", il y avait encore moins d'argent, ma mère avait été à l'hopital, il y avait eu un souci de mutuelle juste changée et une grosse note à payer.

Mes enfants ont toujours eu des cadeaux, mais pas non plus des trucs dingues, parfois maintenant nous sommes plus généreux. Quand les neveux et nièces étaient petits, seuls les filleuls avaient un cadeau, c'est que ça faisait du monde.

Je me souviens de petits cadeaux par ma tante qui habitait tout près et qui me choyait un peu. Elle partait quelques jours, elle me rapportait quelque chose : une petite Tour Eiffel, un petit couteau, de ses voyages. Pour mes communions, quelques babioles aussi. Et pour les étrennes.

A l'association, depuis deux ans, nous faisons la soirée petits cadeaux. Nous déposons chacun un cadeau en arrivant et ensuite c'est un tirage au sort. J'ai eu cette année une petite compo pour Noel avec quelques plantes grasses, j'ai été ravie. De mon côté j'avais apporté une petite jacinthe dans un joli pot. J'ai été contente du tirage au sort. La personne qui reçoit ne sait pas qui a offert. Par contre, nous savons où part notre cadeau. Il y a quelques années, nous faisions cela avec ma famille mais nous savions à qui nous devions offrir. Cà met un peu d'ambiance. Et puis ça s'est arrêté. Prise de tête pour certains. Oserais je relancer ? Lancer quelque chose, ça demande de l'énergie.....oh combien !

Aux enfants de mes neveux-nièces, je fais des petits cadeaux et ils le savent. Je sais qu'avant la fête, ils disent, il y aura Mel, c'est chouette, elle nous fait des cadeaux. Je suis quand même la grande tante, pour eux je ne suis pas si proche. Pour moi ils sont les petits de mes petits adorés que j'ai tant chouchoutés autrefois, s'ils savaient !!!!!!!  Les grands ont eu un livre et les petits des crayons de bois avec une figurine articulée au bout du crayon, des taille crayons avec aussi une figurine en bois ou de simples petits bonhommes en bois articulés. Et j'ai vu qu'ils étaient très contents. Même plus tard, dans la soirée, il y a la petite K qui est venue me redire, ils sont vraiment chouette tes crayons.

Hier soir pour l'anniversaire de mon ancienne voisine, j'ai apporté aussi une petite jacinthe. Ce n'est pas inné pour moi de faire un cadeau........

 

4 janvier 2016

Le passage ....

Nous avons réveillonné comme chaque année désormais dans un restaurant avec 300 convives, un orchestre, un bon repas, mais du bruit, tellement de bruit.... des cotillons (c'est curieux, ça ne m'amuse pas beaucoup les cotillons). Les mets étaient parfaits, les voisins des autres tables charmants, il y avait des tables de 4, de 6, de plus, et de 2. Je les ai trouvés courageux ceux qui sont venus à deux. Enfin c'est que moi je pense que je n'y arriverais pas, pour eux ce n'est sans doute pas un gros effort. Nous avons dansé avec peine car la piste semblait trop petite pour tous ces quinqua-sexa qui avaient envie de se déhancher. On s'est fait une toute petite place. Cà s'est terminé très, trop tard. J'ai payé cher le lendemain, j'avais l'impression d'avoir une bouilloire à la place de la tête.... et ça a duré quelques jours.

J'ai trouvé difficile de ne pas aller à la maison de retraite cette année. Je ressens le manque mais je n'en parle à personne, sauf ici.

J'avais pensé envoyer des voeux par courrier, je ne l'ai pas fait. Incapable de tenir les promesses que je me fais. C'est pourquoi je ne prends aucune résolution cette année. On verra bien. J'ai donc pour l'instant au fur et à mesure envoyé des mails et posté sur le grand réseau.

Pendant 2 semaines, nous n'avons pas fait grand chose comme si le temps était si court qu'on n'avait pas le temps de se retourner et démarrer quoi que ce soit. Il est urgent de se reprendre et se remettre à la tâche.

La semaine dernière, j'ai reçu un appel pour nous inviter à un anniversaire. C'était hier. Alors qu'il y a quelques années, je pense que j'aurais refusé, j'ai accepté. C'est un ami de longue date, du temps de mon premier emploi, nous avions commencé le même jour. Nous avons co voituré quelques années. Il est toujours dans cette même boite, moi j'ai quitté il y a déjà si longtemps. Nous nous sommes toujours bien entendus. Il me faisait tellement rire. Il a organisé vite fait son anniversaire important en proposant à famille, amis de se retrouver chez lui autour d'un petit buffet. Pas de chichi. Pas de déco. Pas d'animation. Nous avons bu et mangé sur le pouce. Je ne pouvais pas refuser cette invitation, pourtant j'ai du prendre sur moi. Nous connaissions un peu sa famille, mais presque pas ses amis. Avec l'une d'elle, j'étais allée au collège. Après s'être croisé parfois en s'ignorant de part et d'autre, nous avons discuté un peu. Avec un autre couple, nous avons des connaissances communes. Bref, en cherchant bien, nous avons trouvé quelques conversations. Mais c'est fatiguant. Sans doute parce que j'y consacre trop d'importance, trop d'énergie. J'étais contente d'avoir relevé le défi, mais j'étais contente aussi de rentrer chez moi hier soir. J'ai pu me rendre compte que mon ami et sa femme avaient de nombreux amis et qu'ils en étaient très heureux, par contre ils voient peu leurs enfants qui sont éloignés, et je pense qu'ils en souffrent.

 

 

 

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