Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
sensiblement
Publicité
27 août 2009

les odeurs et les gouts

J'ai reparlé avec M.N. des odeurs de mon enfance et je me rends compte qu'il y en a plein dans ma tête. L'odeur du buis, j'étais enfant, ma soeur posait son vélo près d'une grande batisse genre chateau, elle a du m'amener plusieurs fois à l'école dans le siège à l'arrière du vélo, un truc tout en ferraille,  et près de ce chateau, il y avait beaucoup de buis, j'aimais. Aujourd'hui, il y a plein de buis près de chez moi, et ça me ramène des années en arrière. M.N. n'aime pas cette odeur. Les odeurs d'école, l'encre, les crayons, la classe, les cahiers, le plastique pour couvrir les livres, le poele à charbon. Je ne les retrouve pas ces odeurs là. L'odeur de cuisine : on allait de temps à autre dans un couvent pour aller dans le cimetière, visiter une tombe où reposait une tante de mes parents, en traversant cette grande maison, dans les couloirs une odeur de bonne soupe se répandait. Je ne la retrouve pas. Le parfum des roses à la porte de la maison quand j'étais petite, des petites roses blanches toute simples mais alors quel parfum ! Et puis l'odeur de l'eau de cologne que mes parents utilisaient, le seul parfum de la maison......   et tant d'autres encore.

Et puis la purée chez une tante qui avait un gout que je ne retrouve jamais non plus. Cà doit venir de la variété des pommes de terre. Les gâteaux aux prunes que ma mère faisait. Il y avait des prunes alors il fallait les utiliser, je n'ai pas sa recette mais c'était extra. Les bottereaux qu'on faisait aussi à mardi gras, pas comme je fais maintenant. Et le fameux rôti aux pruneaux. C'était synonyme de fête et très très bon. J'en fais toujours, en souvenir sans doute. Et les crèmes, qu'elle disait, je ne sais pas pourquoi "les" c'était une crème anglaise et ce n'était pas souvent, pour les grandes occasions, sublime.

Ah nostalgie quand tu nous tiens !

Publicité
24 août 2009

zut, j'ai oublié ....

de parler de ces deux petites journées avec Z. et C. les petites que ma fille avaient gardé le temps d'une année où elle n'avait pas cours, elle n'avait pas eu son exam et prenait des cours en extérieur, puis régulièrement se rendait dans cette famille pour garder les filles, faire un peu de ménage, repassage, cuisine. Ce fut formateur pour elle de découvrir une autre maisonnée avec d'autres façons de faire, pas de télé, une certaine éducation, parfois un certain laxisme, mais beaucoup d'érudition. Depuis, elle a gardé contact, parfois elle les a gardé le temps d'un week end pour libérer les parents. Là, ma fille avait proposé à la maman d'accueillir les petites. Elle est allée les chercher : ce fut un après midi, une nuit et toute une journée chez nous puis la maman revenait les chercher. L'important pour elles, c'est d'avoir des activités alors elles (j'ai aussi) ont fait des roses en papier, des poses photos, une ballade en carriole entraînée par notre cheval (grâce à l'homme), des colliers en perles et pépins de melon (qu'on avait séchés), des impro théâtre et chanson. Ce n'est pas dur pour moi de retomber en enfance. Elles sont trop mignonnes, ah oui, elles m'ont dit qu'on ne dit pas "trop ceci" ou "trop cela" mais "très" !

Le plus malheureux dans l'histoire, c'est que ma fille a appris par la même occasion que les parents vont se séparer et ça la rend très inquiète.

Elles le savent et sont sereines. Tant mieux !

5 septembre 2009

Taguée !!!!!!

Ouais, c'est bien la première fois que je suis taguée, je suis pas très fan de ces trucs là, mais exceptionnellement, puisque c'est Jeanne qui le demande, alors là je n'hésite pas une seconde :

1 - Plutôt corné ou marque page ?

Corné

2 - As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

Oui, il y a bien longtemps, quand j'étais enfant : le manège enchanté, mon premier livre, seul cadeau pour un Noël, puis Martine, puis Heidi. Jolis souvenirs car je les ai lus et relus, je les aimais ces livres. Aujourd'hui, non, on ne m'offre pas de livre.

3 – Lis-tu dans ton bain ?

Non, et sous la douche, c'est pas pratique.

4 – As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

Oui, sur mon père, hélas, pas ce don là.

5 – Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?

Je ne suis pas assidue à la lecture et donc, plusieurs tomes, ça m'effraie.

6 – As-tu un livre culte ?

NON

7 – Rencontrer ou non l’auteur du livre ?

Jamais.

8 – Aimes-tu parler de tes lectures ?

Oui mais avec qui ?

9 – Comment choisis-tu tes livres ?

A une époque, je recevais régulièrement les livres de france L. et j'ai abandonné, je ne les lisais pas. Maintenant, c'est parfois à l'écoute d'une émission de radio ou télé.

10 – Aimes-tu relire ?

Cà m'arrive, surtout les livres de psychologie.

11 – Une lecture inavouable ?

Des romans photo quand j'étais petite et que je n'avais pas l'âge, je les chipais à ma grande soeur.

12 – Des endroits préférés pour lire ?

Mon lit, et c'est bien ça le malheur, car je m'endors très vite.

13 – Un livre idéal serait pour toi ?

Celui qui répondrait à toutes mes questions.

14- Lire et manger ?

Non merci. (excepté le journal)

15 – Lecture en silence, en musique, peu importe ?

en silence et de plus en plus, en silence.

16 – le Livre te tombe des mains, tu vas quand même jusqu’au bout ?

Non

17 L’auteur que tu regrettes de ne pas avoir lu ?

Je ne sais pas, tellement.

18 – Ton livre de chevet tout de suite ?

Un livre sur la santé dont je n'ai plus le nom en tête : avec une méthode qui conjugue : ostéo, aromathérapie, homéopathie, et diététique.

24 août 2009

depuis 19 jours !

Oh la c'est quoi ça, je n'écris plus. Plus le temps. Le rythme est soutenu en ce moment. Quoi de neuf depuis le 5 aout : ça va, ça va !

Il y a eu l'anniversaire surprise de ma cousine le 8 aout. Nous avons aidé à le préparer, ça a bien fonctionné, puis le 9, nous étions invités chez des amis de jeunesse de mon homme, avec lesquels nous n'avions plus beaucoup de liens, mais depuis peu, on a repris.

Le week end du 15 aout, on a été voir un beau spectacle son et lumière dans notre secteur, près d'une abbaye, et le dimanche pique nique au bord de la rivière avec des amis.

Puis depuis jeudi soir, nous recevions les parents de l'amie de notre fils aîné, je n'ai pas l'habitude de recevoir, mais ça s'est bien passé. Vendredi, ils ont fait une découverte de la région sans nous, je leur ai donné quelques indications, samedi, nous avons fait ensemble la randonnée près de chez nous, elle passe en forêt, il faisait chaud. Le soir, on n'est pas sorti, c'était assez. Hier, c'était "repas crêpes", je n'ai presque rien eu à faire, c'est M.N. qui a assuré le repas "à la bretonne". Nous avions invité aussi mes beaux parents chez qui nous sommes passés faire la visite de jardin samedi matin. Hier après midi, après le fameux repas, nous sommes allés voir un groupe de la famille à la pêche à notre étang. Puis pour le final, nous sommes allés visiter la commune proche où nous vivons. Et bien, heureusement, car de toutes les communes qu'ils ont vues, c'est celle qu'ils ont préféré. Je sais qu'elle est jolie mais je ne pensais pas à ce point, on y va juste pour le nécessaire, quelques courses, le médecin, le pharmacien, mais on ne s'y promène guère, et hier avec eux, moi même je l'ai redécouverte. Elle a du charme c'est sur et elle va peut être même devenir "cité de caractère". Par chance, l'église était ouverte et on a pu y entrer. Une jolie musique agrémentait la visite. Puis après nous avons continué en voiture pour découvrir les environs. Ils étaient ravis. Je crois sincèrement qu'ils ont aimés. Ils sont d'une simplicité. Et M.N. m'a fait découvrir les secrets des plantes, elle en connaît un rayon, dans la forêt on s'arrêtait à chaque instant, enfin partout même, c'est incroyable, une vraie passion, avec toutes les vertus médicinales et les particularités. Elle même commence à guider des groupes dans sa région de Bretagne. Je suis admirative de ces gens passionnés. Elle a beaucoup échangé avec mon beau père qui aime bien les plantes aussi. Ils sont repartis ce matin avec un panier plein de tomates, courgettes et haricots verts. Je suis contente, fatiguée un peu aussi, mais satisfaite de mon comportement quand je reçois. Il fut un temps où ça m'aurait vraiment été une corvée. Cet été, j'ai fait assez fort. Tiens, elle m'a donné envie d'aller faire une visite guidée botanique qui a lieu tous les mercredi par ici. La température est redescendue ce matin, un peu d'orage, il fait très chaud ces jours derniers.

5 août 2009

toujours ces comparaisons qui me pourrissent la vie !

Je reviens aux conversations de mes amies hier après midi. Il a été beaucoup question de connaissances communes : M.L. est mariée avec P., P. n'est pas aimé des amies de M.L., plus personne ne veut aller chez eux car il est très particulier. Il va partir voir la télé pendant que les amis sont là, ou bien il va partir au bar. "mon dieu, qu'elle a du être malheureuse avec cet homme-là !" et les commentaires vont bon train. Un autre cas : J. est en arrêt maladie depuis fort longtemps pour dépression (on fait plutôt semblant qu'il est zinzin), c'est pareil, il paraît que les amis se sont éloignés. Et puis, il est vraiment désagréable.... Etc, etc. Et de tous ces récits, je n'en sors pas indemne : mon père avait éloigné ma mère d'amies de jeunesse car il la voulait pour lui tout seul, je pense, et puis il était malade (façon zinzin aussi). Que devaient dire les gens autour de nous ? Les mêmes choses sans doute. Et puis le pire, c'est moi. Moi aussi, j'ai fait le vide quasiment autour de nous au début de notre mariage, j'étais souvent malade, il était débordé de travail, nous avons eu les enfants, je n'aimais pas beaucoup ses amis qui ne pensaient qu'à boire, ils n'avaient rien d'intéressant. Il y a peu de temps, un ami me dit : on se demandait il y a quelques années si tu étais vraiment malade ou si tu simulais pour ne pas sortir avec nous. J'ai été réellement migraineuse à ne pas quitter le lit pendant plusieurs jours, j'ai été dépressive à plusieurs reprises, et on va dire quasiment chronique (zinzin moi aussi ?), je ne supportais pas les gens qui boivent comme des trous et par chez moi, y en a un paquet.

Alors je me dis que bien des gens ont du parler dans mon dos et parlent sans doute encore car on ne vit pas comme tout le monde. Et j'ai du mal avec ça. Je compare, je compare. Ma fille me l'a reproché récemment car elle y a droit aussi. Et elle elle s'en fiche de ne pas faire comme tout le monde. Par contre moi dans le fond, j'aimerais tant être comme tout le monde.

Est ce que je vais trouve la paix de ce côté là un jour ? Je ne veux rien qu'on dise sur moi. Je veux être normale, considérée normale.

En ce moment, je me sens bien socialement. Pas de crise.

Publicité
24 juillet 2009

Panne

Suite à un coup d'orage, je n'avais plus d'internet depuis une semaine. Oui, finalement, c'est possible de vivre sans. J'ai l'impression d'avoir plus travaillé. Mais je reviens vous voir un peu quand même, ça me manquait. Nous avons marié ma petite belle-soeur, cela fut décidé en un mois à peine, le temps de publier les bans. Juste à la mairie. C'était sympa. Cérémonie et repas tout simple sous une tente, le temps n'y était pas vraiment, vent et bruine, ça goutait dans les assiettes, la bache était poreuse, le truc dont on se rappellera. Nous y avons passé la journée tandis que les autres de la famille sont restés dormir. Mais je n'allais pas raté Benabar le soir même, au festival près de chez moi, j'avais pris le pass comme les deux dernières années, avec ma cousine. On a vu Lenny Kravitz, Pascale Picard, la chanson du dimanche, Benabar, Charlie winston (pour celui là, exception j'étais avec mon homme et ma fille, ma cousine ayant décliné), Francis Cabrel (trop trop bien), La Grande Sophie, Olivia Ruiz, et quelques premières parties dont j'ai oublié le nom. Beau tableau, n'est ce pas. Il en reste quelques uns à venir mais je ne sais pas encore si j'irai. Les grandes pointures sont passées. Voili, voilou, le temps passe, je fais beaucoup de cuisine, nous sommes 6 à table tous les midis. Et il y a les récoltes au jardin. Je ne m'ennuie pas. Pas de vacance pour moi à l'horizon.

12 juillet 2009

week end anniv !

Elle est arrivée, il y a quelques années déjà, dans cette maison voisine de la mienne (quand je dis voisine, c'est 300 m, chez nous voisins c'est même à 1 km). La personne qui vivait là avant était mon amie, elle a divorcé, vendu la maison. C'est M. qui l'a acheté. J'ai voulu la connaître. J'y suis allée, moi la "phobique sociale", avec quelques gaufres maison, me suis présentée. Elle eut l'air surpris, m'a offert un café, m'a fait comprendre qu'elle avait besoin de solitude, qu'elle n'aimait pas la curiosité, je n'avais pas été indiscrète, j'ai juste dit que j'appréciais de connaître mes voisins. Elle m'avait remerciée. Je lui avais dit que la porte était ouverte chez nous. Elle est passée au moins 6 mois après, je n'y croyais plus. Depuis, nous avons de bonnes relations de voisinage, d'entraide, mon homme l'a souvent aidée pour décider des travaux à faire chez elle, nous connaissons sa famille. Elle fêtait son anniversaire ce week end, elle a mon âge, hier soir c'était buffet, ce midi, repas, dans une bonne ambiance très festive, très chaleureuse. Je suis contente de la connaître. Nous étions les seuls voisins, aucun autre ne la connait, ils ne font pas d'effort, la regardent de loin, se méfient, attendent. Je ne comprends pas cela. Ils pensent certainement comme beaucoup que les nouveaux venus doivent se faire connaître et non le contraire. Moi j'agis selon mon bon sens. Certes, je ne le fais pas toujours, j'y vais selon mon intuition. Et puis, elle vit avec une femme, même si on a jamais parlé de ça, même si c'est très discret, cela dérange, n'est ce pas. Tant de choses qui dérangent dès qu'on n'est pas dans la norme. Quelle norme d'ailleurs ? Nous non plus nous ne sommes pas dans la norme, par notre métier. Que d'efforts encore à faire pour nous les humains pour être vrais, pour être un peu plus évolués ! ma démarche avait été sincère et j'en ai été bien récompensée. Nous avons appris à connaître encore plus sa famille et ses amis et nous nous sommes sentis adoptés tout de suite. Nous étions "les voisins", avec l'impression qu'ils nous connaissaient déjà tous pour avoir entendu parler de nous. C'est chouette.

12 juillet 2009

c'est passé !!!!

J'ai survécu, survécu à la fête de l'asso. Il y a une semaine, c'était donc mariage l'après midi d'une petite fille de nos propriétaires terriens, beau mariage, grandiose, chapeaux, etc., nous étions à la messe, puis au cocktail. Vers 21 h nous quittons ce mariage, l'invitation était jusqu'à 20 h, nous avons été bien remerciés pour notre participation.

Et là c'est le moment redouté, le repas spectacle. Et comme j'ai bu un peu de champagne juste avant, je crois que ça m'aide, je fonce, j'arrive, vers 21 h 30, il y a déjà du retard, l'entrée n'est pas servie, je ne regarde pas qui est là, il y a tant de monde, les danseuses font les allées et venues entre cuisine et salle. Je passe les détails. Tout finit bien, les gens sont contents, la cuisine est bonne, le spectacle de qualité. Je me suis retrouvée à la fin du spectacle avec mes collègues sur scène, un tout petit instant, j'attrape la main d'une petite, lui confie le bouquet et l'amène vers la prof pour offrir ce joli bouquet. Ouais, j'ai fait ça. J'en reviens pas. Je parle un peu à droite à gauche. J'ai des amis dans la salle, pas de temps pour eux. Il faut tout ranger, nous rentrons à 4 h du matin. Et le lendemain, il faut y retourner. Nettoyer, puis nous mangeons ensemble les restes, qu'on n'a quasiment pas goûtés d'ailleurs, faute de temps. Cette semaine, j'ai fait les comptes, payé les factures, remis les chèques. Cà a marché. Bien marché. Et pour moi aussi. J'ai géré mon stress. Nous avons du succès. Maintenant, c'est terminé. Mais je n'ai pas réussi à remettre l'ordre chez moi. Je vais y arriver.

3 juillet 2009

ça va être difficile !

voilà le jour J-1. Notre fête annuelle c'est demain soir. Plusieurs soirs cette semaine, nous avons continué à faire nos décos de table. Un soir avec une, l'autre avec deux, de mes collègues d'asso. A petite dose, comme ça, ça me va et j'aime le bricolage. Hier fin d'après midi, c'était la répétition générale et là, c'est déjà différent. Le repas-spectacle a lieu dans une toute nouvelle salle qui n'a jamais servi. Il y a tout à apprendre. Les gens arrivent avec leur marmaille. Je n'ai pas l'habitude de les cotoyer. Je ne suis pas à l'aise ni avec les parents qui ne restent pas, ni avec les enfants. Je n'ai jamais travaillé avec des enfants. Cà m'aurait aidé, mais à part avoir élevé mes enfant à moi à ma façon, ça reste pour moi un mystère. Ils m'intimident autant que les adultes. Par où les prendre ? Non décidément, il y a autre chose à faire, je m'occupe de la vaisselle neuve qu'il faut laver, je gère cela beaucoup mieux. Puis je dois rentrer car j'ai une obligation le soir. Aujourd'hui nous installons. Je pense que ça ira, juste avec quelques bénévoles. Demain, nous avons d'abord un mariage, un beau mariage, en après midi, là je me laisse porter, je n'ai rien à faire et même la foule ne m'inquiète pas puisque justement je n'ai rien à faire. Le soir, nous rejoindrons la fête d'asso où nous travaillerons. D'ici qu'ils me retrouvent cachée dans le frigo. Cà pourrait arriver si je ne sais pas gérer mon stress. J'ai décidé de rester le plus possible en cuisine où il faudra s'activer. Je n'ai pas envie de me pavaner dans la salle pour servir. D'autres le feront mieux que moi. Plus de 300 personnes, vous vous rendez compte. Tout le monde est content sauf moi. Oui, ça va faire un beau résultat artistique et financier mais moi je paie cher. Du coup, je ne m'occupe plus ni de mon linge, ni du ménage, c'est à peine si je fais à manger. C'est bien du n'importe quoi. En plus il faut que je fasse des cakes pour l'apéro. Dimanche, c'est repos et là, je vous le dis, ce sera un repos extraordinaire. Est ce logique de se torturer ainsi ? D'une année à l'autre, je suis toujours aussi catastrophée. Allez, pourvu que mon coeur tienne le coup, tiens !

30 juin 2009

vrai partage

Hier soir, fin de saison de notre groupe de paroles. C'est un autre groupe que celui des anxieux. Cela fait 7 ans que je participe. Ce fut ma découverte en développement personnel. J'avais eu un premier rendez vous individuel avec l'animatrice qui me proposa aussitôt d'intégrer un groupe de paroles. J'en rêvais. Puis d'année en année, je reprenais avec des personnes différentes. Juste une seule comme moi participe depuis 7 ans. J'avais essayé une année d'arrêter puis face à une difficulté, j'avais repris en cours. Cette année, nous avons fait seulement 2 séances. En fait, nous n'avons plus vraiment d'enseignement. C'est plutôt du partage. Nous nous sommes retrouvées fin d'année et là, c'était la fin. D'abord, nous faisons une relaxation. On est tellement bien qu'on est prête à s'endormir. Puis, discussion, où nous en sommes dans notre chemin. Puis repas partagé. Que des bonnes choses à picorer. Finalement, l'animatrice annonce la fin du groupe puisqu'elle fait beaucoup d'autres choses. Mais on a toutes envie de se revoir et on parle de fixer quelques dates à l'année autour d'un petit repas commun. Je fais route avec 2 autres filles. On continue de parler et dire combien nous sommes attachées à ce groupe. Chacune ses difficultés, de tout ordre, écoute, respect, aide, rire, larmes, hier soir, j'ai parlé de moi plus que d'habitude, je dis la profondeur de mon mal être. C'est bon de parler vrai avec des gens vrais. Promis, on va se revoir !

28 juin 2009

bof bof !

Et oui, je ne sais pas faire durer le bon. Et puis, ce n'est pas moi qui l'ait obtenu ce diplome. Oui, je suis contente pour elle. Il paraît que son grand frère qui n'est pas très expressif a hurlé de joie au téléphone. Oui, c'est une étape.

Vendredi soir, nous avions un petit repas avec les gens de l'association des anxieux. Hélas, très peu de monde, c'est dommage, c'était l'occasion d'affronter. Je trouve ça extrêmement bizarre. D'un côté ils cherchent de l'aide et puis ils ne prennent pas au jeu. Si beaucoup ont du mal à aller au restau, c'était l'occasion rêvée de le faire avec notre groupe. Pas de jugement. Pour moi, j'adore ça aller au restaurant, sauf tout près de chez moi, mais sinon j'adore.

Et puis dès samedi on est parti pour un petit week end que j'ai improvisé. Bon, le moins drôle c'est que je pensais qu'on irait que tous les deux chez ma belle soeur mais un mail de sa part nous demandant si on emmenait les parents à chambouler le plan. Gentiment, je leur ai proposés avec l'espoir qu'ils disent non, c'était oui. Et je le comprends aussi puisque tout seuls ils ne peuvent y aller et qu'ils profitent de l'occasion d'une voiture. Mais c'est différent pour nous. Mon homme n'en disait rien du tout. Il n'a jamais d'avis là-dessus. C'est toujours bien comme c'est. On est arrivé et déjeuné. Puis direction kermesse de l'école des enfants. Cà c'était bien. Différent de chez nous. Toute petite école. En toute simplicité. Quand je me souviens le stress que j'avais pour aller à la kermesse de mes enfants........ Y a même une fois où j'avais pété un plomb parce que je m'étais pris la tête avec une bénévole. J'étais restée au lit toute la journée à pleurer et mon homme avait assuré pour ma fille qui dansait. Mauvais souvenir. Puis on est allé voir leur maison en construction. Bon, ce n'est qu'une maison. Une fois que j'en ai fait le tour, je commençais à m'ennuyer alors que les autres avaient toujours à regarder. Il y a aussi un frère de mon beau-f qui y est passé avec sa femme qui-ne-parle-pas. Jamais rien à dire celle-là. Je n'essaie même plus. On est revenu tous à la maison. Pourvu qu'ils ne restent pas diner. Ouf ils partent. On a fait des sardines grillées, trop bon. Là où ça se gâte, c'est mon beau-père est dans le canapé à regarder la télé et moi j'aimerais bien me coucher dans ce même canapé, car j'apprends qu'on dort dans le salon. Horreur de ça. Bon, on fait une ballade en bord de mer pour terminer. On regarde les belles villas, celle qui se vend 475 000 euros par exemple. Elle est pas mal en effet, enfin vu de dehors. On arrive. Toujours fort boyard, j'ai horreur de cette émission. Ouf c'est la fin. On fait notre lit puisque mes beaux-parents ont droit à la chambre, va falloir que je fasse avec. Je stresse pour le lendemain matin. Ils vont tous se ramener dans la cuisine-salon et moi, j'aime bien dormir le matin et je veux pas qu'on me voit. C'est raté. Je crois que ça me met de mauvais humeur. Ouf ils nous ont laissé jusqu'à 8 h 30. Vite dans la salle d'eau gant de toilette d'eau froide parce que le matin, c'est la tête du matin. Il faut conduire mes beaux parents à la messe, puis on retourne au chantier mesurer. Ma belle soeur part avec un enfant pour une autre invitation prévue depuis longtemps. Nous restons donc entre nous, heureusement mon beauf assure en cuisine. Puis petite ballade bord de mer. Et c'est le départ. J'arrive chez moi : vaisselle sale à laver, linge resté étendu depuis hier. Je ne suis pas contente. Mon jeune fils n'a pas assuré et c'est chaque fois pareil. Prochain week end à prévoir : ne pas emmener les beaux parents.

23 juin 2009

dégoûtée

je reviens d'une réunion de préparation de la fête prochaine, et j'apprends que 2 des filles du bureau veulent arrêter l'an prochain. Une parce qu'elle invoque le manque de temps, elle a eu un bébé, elle ne fournit plus, l'autre je ne connais pas la raison. Elles mêmes dansent, alors que moi pas, je pratique la gym qui fait partie de la même asso. Cela fait seulement 2 ans qu'elles sont dans le bureau. Dégoûtée ! j'ai peur qu'elles partent à cause de moi, je me fais des films, peut être qu'elles ne m'aiment pas, qu'elles n'aiment pas ma façon de travailler. Comment savoir ? Et si je faisais fuir les gens ? J'ai un ton assez agressif ! Je ne ris pas pour des broutilles, quand je suis au boulot, je suis au boulot, elles c'est la clope à chaque instant, ça rit de tout et de rien, je ne suis pas comme elle. Pourvu que ce ne soit pas à cause de moi ! comment va t on faire, il reste juste une fille avec moi, mais elle ne se donne pas beaucoup. C'est vraiment trop chiant.

Demain, ma fille passe son D.E. Il faut que je lui envoie des ondes positives. Cà va marcher !

21 juin 2009

ce qu'elle veut !

Ne plus penser à moi, juste penser à "elles". Vendredi soir, avec elle, je suis allée voir la représentation de danse avec L. C'est magnifique, un boulot de fou. Elle, c'est ma fille. L. c'est sa prof d'avant, la prof de l'asso dont je suis trésorière.

Hier, avec mon mari, je suis à l'AG pour elle. Elle, c'est ma mère. On y va avec le pique nique, tous les résidents sont là et les familles qui le souhaitent. Ma soeur ou moi, tous les ans, on est présent. Ils nous ont placé tous les 3 en bout de table. Pas super placés, à côté de celle qui ressemble à Tatie Danielle, tant pis pour nous, mais juste de l'autre côté, d'autre personnes sympathiques. Cà va, ça se passe bien. Après il y a réunion extraordinaire, puis ordinaire. Puis vin d'honneur. Quelques figures connues. Quelques mots échangés.

Nous rentrons. Le soir, je repars avec elle, ma fille, elle a une piste d'emploi pour l'an prochain dans cette asso. C'est leur gala. Je l'accompagne à sa demande pour aller voir anonymement. C'est bien. L'asso est importante. Au retour, elle est à cran. Elle attend de moi des choses que je ne peux lui dire. Elle a vu plein de défauts que je ne sais voir. Elle exprime son stress pour mardi. Elle passe son diplôme mardi et se dit que si elle ne l'a pas, tous ces projets de boulot seront revus, donc c'est un moment très difficile pour elle. Moi, je parle comme si c'était fait, sans doute j'ai du mal à mesurer tout ça. Elle a besoin de mots, mais lesquels. Je suis perturbée. J'ai confiance en elle. On l'a toujours soutenue. Croisons les doigts pour mardi. TU VAS L AVOIR, TU ES TELLEMENT MOTIVEE, TU VAS L'AVOIR et TU POURRAS ENFIN CONCRETISER TON REVE.

16 juin 2009

Spécialement pour vous phobiques sociaux

Mon but quand j'ai créé ce blog, c'était de partager avec d'autres gens comme moi. Vu mes statistiques et les mots clés de recherche, je pense que vous passez par là mais vous laissez peu de commentaires, voire pas. Je suis très contente d'avoir des commentaires de toute part, bien entendu, de ceux qui n'ont pas ces problèmes là, qui en ont d'autres certainement, mais j'aimerais échanger aussi avec vous. Alors, écrivez, ça me ferait plaisir, témoignez. Merci.

16 juin 2009

où j'en suis !

Je me demande bien ce qui me pousse à raconter ma vie sur ce blog. Mais je ne peux m'en passer, c'est sur. Le thérapeute que j'ai vu hier me dit que c'est bien, que d'écrire ça peut aider.

Dimanche, nous avons fait un pique nique avec un couple d'amis et deux amies seules (une divorcée et l'autre dont le mari s'était fait mal la veille donc impossible de venir). Premier pique nique de la saison. C'était sympa. On a fait une ballade après et on est repassé chez le mari indisponible. Pour prendre un dernier verre. Voilà, j'ai donc une vie sociale, pas comme je le souhaiterais mais c'est mieux que de rester enfermée comme certains.

Hier, rendez vous chez le thérapeute. Truc bizarre. J'attends dans la salle d'attente. Il y a une mère et sa petite fille. Dans mon sac, j'ai un livre pour patienter : celui d'une journaliste : Memona x (je me souviens plus du nom). On me l'a prêté dimanche. Je commence et n'arrive pas à lire car il me faut le silence et elles parlent. La mère interpelle la fille qui sort de la salle pour aller téléphoner dehors. "..... Memona    " je crois entendre. J'interviens "comment s'appelle votre fille ?"   "Memona". Je lui montre mon livre. C'est bizarre. Il y a tant de prénoms. Ce prénom là est rare. Je trouve ça curieux. Cà m'interpelle. La maman ne connait pas ce livre et s'empresse de noter le nom car justement c'est son mari qui a choisi le prénom par rapport à cette journaliste. Je n'ai pas eu peur de lui parler, pas du tout. Ma phobie sociale à moi est particulière.

Avec le docteur, il me fait parler, comme je lui dis que je vais un peu mieux, des choses positives : je relate le gala de ma fille, le restau pour la fête des mères. On décortique. Les bons évènements me donnent confiance en moi et c'est très bénéfique. Est ce que j'ai rougi ? Non pas lors de ces évènements ou bien alors ça ne m'a pas gêné. Quand est ce que je rougis ? Surtout quand il y a connotation sexuelle, le midi même j'ai rougi chez moi à table pour une petite réflexion. Mais j'ai laissé passer comme il me l'a appris. On parle de tout ça. Il y a des faits dans mon histoire qui déclenchent ceci. Je n'en parlerai pas ici. Puis il me demande de faire des exercices : dans ma commune, là où j'ai le plus de mal. Est ce que je pourrai aller m'y ballader à pied ? Non sans but, c'est impossible. A vélo ? avec quelqu'un d'autre. Peut être, mais sans but, c'est difficile. Aller poster une lettre, à vélo. Je ne sais pas.

Si les gens savaient le malaise que j'ai parfois, je crois que c'est impossible pour eux à comprendre.

Bientôt, il y a cette fête, comment je vais faire pour m'en sortir, je sais que ça va être une torture.

Et pourtant, je n'arrive pas à décliner. Je pourrais leur dire : c'est au-dessus de mes forces. Mais je n'ose même pas. Je veux penser que je suis comme tout le monde. Je veux penser que j'ai le droit d'être parmi tout le monde. A quel prix, mon dieu ?

13 juin 2009

l'enterrement

M. est le père de mes amies. Il est aussi mon ancien voisin. On l'enterrait aujourd'hui. J'y suis allée seule. 1 h 20 de cérémonie. Une église pleine. Comme sa vie a été pleine. Pleine d'enfants, pleine de travail, pleine d'amour, pleine de douleurs, pleine d'engagements, pleine d'amis, pleine d'ouverture. Ils ont tout déballé : dès le début, le jeune fils fait le topo de toute sa vie en détail. Et puis il y a tous les rituels. A la fin, les petits enfants reprennent la parole pour dire toutes leurs anecdotes avec leur papy. C'en était trop. J'ai failli avoir un malaise. Si longtemps debout, j'ai commencé à avoir chaud et voir trouble, j'ai fait la respiration par le ventre, j'ai lutté, j'ai tenu, mais j'ai eu peur. Je me suis déjà évanouie dans cette église quand j'étais jeune, c'était presque au même endroit. Que dirons nous quand ce sera notre mère, que dit on pour les gens de l'ombre ? On n'aura rien à dire. Qu'elle a eu une vie de misère, soumise, malade, effacée, sans ami quasiment, anonyme, presque quelqu'on ne voit pas. C'était trop. N'en jetez plus, la cour est pleine. Peut être c'était important pour eux de dire tout ça. Mais pour moi c'était trop.

13 juin 2009

apprendre

Hier je suis allée à la séance de sophro, celle de l'association des anxieux. Une fois par mois. Je n'y allais pas dernièrement, l'horaire ne me convenait pas. Mais vu que j'étais mal, j'ai fait l'effort. J'aime bien les personnes qui y vont régulièrement, je les connais, je me sens bien avec elles. Je ne me sens jamais jugée. C'est la dernière séance de la saison. J'ai du en faire deux en début de saison puis j'ai abandonné. On fait donc le bilan. Chacun s'exprime. Je suis ébahie. Ils ont tous bien avancé, se sentent de mieux en mieux. Et moi qui suis là avec mon fardeau du moment. J'aurais bien du venir à chaque séance. J'en profite pour exprimer mes difficultés à supporter les autres. Et voici que je comprends que tout vient de moi, qu'il faut que je travaille encore beaucoup sur moi, que ça réveille plein de choses de chez moi, que c'est le fameux EFFET MIROIR. Sinon, j'accepterais volontiers que les autres soient ce qu'ils sont et je n'aurais pas de difficulté à accepter leurs différences, leurs façons de penser autrement. Cet effet miroir. Il est très compliqué pour moi. J'ai du mal à comprendre. Je vais en parler avec le thérapeute, j'ai un rendez vous lundi. Enfin, ça m'a fait du bien de pouvoir parler. La séance s'est poursuivie par de la sophro, puis ils ont offert une plante, je n'étais pas au courant et me suis sentie un peu mal car je n'ai pas participé, puis on a mangé un gateau et bu du jus de pomme. J'espère que je vais réussir à travailler encore et encore sur moi. Et ne plus accuser les autres de tous mes maux. Et ne plus les envier. Et ne plus être jalouse. Vivre, enfin vivre libre car là, je suis enchaînée.

12 juin 2009

Il faudrait que je démissionne

Je n'ai plus envie d'être dans cette asso. Je n'y trouve pas mon compte. Les gens ne sont même pas sympathiques. Ils n'ont jamais compris un tout petit peu de mes problèmes. Cà me prend tout mon temps et je n'ai pas le temps de faire mon travail à moi. Je me suis pris la tête avec mon homme hier soir car je me sens débordée et il n'a pas le temps de m'aider. Je suis passée voir une collègue de cette asso hier après midi, elle ne s'occupe pas de la danse, elle travaille pour une autre section, elle voit bien que ça ne va pas dans notre groupe. Moi je pense : c'est peut être à cause de moi que ça ne va pas. Je ne sais peut être pas y faire. Si je m'éclipse, ça ira peut être mieux. Comment leur dire ?

11 juin 2009

envie de bons points

Je sais, on ne doit pas avoir d'attentes, mais moi j'en ai. C'est bien le hic. Comme une envie de bons points quand on va à l'école. D'ailleurs, j'étais heureuse à l'école. Comme j'avais de bonnes notes, pas toujours mais assez souvent, j'avais donc le fruit de mon travail. Je repense toujours à cette dissertation que j'avais faite sur "la communication" et où j'avais eu 18 et les félicitations de la prof et un regard stupéfait des autres élèves. Oui, j'avais le "fruit". Maintenant, rares sont les fois où je ressens cela. A l'âge que j'ai, ça aurait du me passer. Qu'est ce qui fait qu'on attend : le manque qu'on ressent toute sa vie parce qu'on n'a pas été gâtée enfant peut être. Rien n'est consolidé. L'insuffisance toujours. Et plus on attend, plus on est malheureux.

17 mars 2009

Aujourd'hui

Il faisait beau, ça m'a un peu stimulé pour faire du grand ménage : Nettoyage de 2 baies + 1 fenêtre avec leurs volets roulants. Franchement, j'en connais qui ferait ça en une demi heure, moi ça m'a pris plus d'une heure. Mais attention, faut que ce soit bien fait. Puis je suis allée faire quelques courses, rapporter un pantalon qui n'allait pas, déposer des colis pour des gens qui étaient venus chez moi il y a quelque temps à une réunion de produits "machin". J'ai aussi cherché des porte manteaux qui me manquent dans mon entrée, rien trouver, j'aurais bien envie de remettre les vieux mais mon décorateur dit que ça n'ira pas. Je suis contente des travaux qu'on a faits. La maison a bien plus fière allure maintenant. Il reste encore les rideaux de ma chambre à faire, une commode est partie au nettoyage et rejoindra la chambre plus tard, les murs sont nus, faudrait des tableaux, mais alors je sais pas du tout quoi mettre, je sais jamais ce qui va ou pas. Enfin passons on verra bien par la suite. Sinon, c'est  le train train. Pourtant ce week end fut bien rempli (non ce n'est pas toujours le train train, j'exagère). Samedi nous étions 9 à déjeuner pour l'anniv' de mon grand. Le soir, on était à un spectacle marrant (chants, danses et sketches d'amateurs bénévoles). Dimanche, ce fut "ballade à vélo" avec mon homme et on est passé devant des connaissances qui nous ont gentiment offert le café. Oui, il y a des gens gentils. Faudrait que je me le rentre dans ma petite tête. Par contre, qu'est ce qu'il y a comme chieur. On s'en est farci un samedi soir, j'en dis pas plus, des fois qu'il me lirait. Allez, demain sera un autre jour......

3 mars 2009

"C'est classique"

qu'il m'a dit le psy... "Vous n'êtes pas la première à réagir comme ça. Vous êtes partie loin, vous n'aviez plus de stress, donc plus de douleur, le soleil aidant, les pensées étant excellentes, l'énergie était donc là et au retour, malheureusement, vous reprenez les bonnes vieilles habitudes de prévention". Je suis donc tout le temps dans la prévention, le contrôle et ça donne ce que je suis. Je n'étais plus celle ci là bas, je n'avais de compte à rendre à personne, pas d'inquiétude sur personne, envie d'aller à la rencontre puisque j'étais une nouvelle femme, celle que j'aimerais être au quotidien. Tout est donc revenu d'un bloc et il faut travailler maintenant sur ça. Je sais que je peux être autrement. Je l'ai vérifié. Pourquoi ça ne marche pas ici ? Parce que chaque regard croisé me pénètre hélas, parce que chaque parole est analysée, parce que chaque évènement est anticipé, contrôlé, annulé, compliqué, et j'en passe. Je suis dans le cadre quotidien de mes emmerdes. Voilà, ce qu'il m'a dit, je le savais. Enfin, il m'a confirmé avec sa version un peu plus savante que la mienne. Et depuis mon retour, l'énergie a diminué. Mon dieu, comme je regrette ces moments là. Il faut travailler donc sur la prévention, lâcher prise, et sur la motivation. Ces mots me font déjà peur.

25 février 2009

le retour

Chers amis, je prends quelques minutes pour vous donner de mes nouvelles. Vite fait. J'ai passé 15 jours de rêve avec une forme olympique, un moral extra, nous allions de découverte en découverte. Nous sommes partis de justesse avant la tempête en France, à 20 h le trafic aérien stoppait, nous sommes partis à 19 h 25 et nous sommes arrivés là bas après le cyclone. J'ai bien géré le stress pour l'avion, pris mon somnifère pour vraiment dormir à l'aller et au retour. Sur place, aucune phobie, tout était disparu. Une communion avec la nature que je n'avais jamais connu je crois, une communion aussi avec les gens un peu méfiants quelquefois au départ et au final si généreux. Que du bon ! mais je reviendrais en parler un peu plus. J'ai tant de choses à faire et le retour a été beaucoup moins bien. Très fatiguée. Première nuit, mal dormi. Hier migraine. C'est sans doute le contre coup qui arrive maintenant. Je regarde mes belles photos pour me croire encore un peu là bas. D'ailleurs, je pense vous les faire partager mais je ne sais pas encore comment. Peut être sur un nouveau blog pour que mes proches aussi en profitent. A réfléchir. Mais un blog "voyage" pour mettre toutes les photos, il va me falloir un temps fou. Si vous avez des idées. J'espère que vous allez tous très bien. Je viens vous lire petit à petit.

6 février 2009

J'ai une de ces têtes !

Le stress monte, monte, fait des ravages, je me connais, j'en ris, je sais que ça passera, psychologiquement je ne suis pas trop atteinte, ce sont plutôt des douleurs physiques : impression constante d'eau chaude dans la tête, légèrement mal au dessus des sourcils (ça augmente !), haut du dos douloureux, impression d'être toute serrée dans le dos. Voilà, c'est déjà pas mal. Le compte à rebours a commencé : hier c'était : quelques achats avec mon mari : chaussures, vêtement de pluie, chaussettes anti ampoules, polaire (ouais je sais il fait chaud là bas mais bon on sait jamais dès au matin ou tard le soir à 1 500 m ???). On est allé récupéré nos billets et les surprises qui vont avec. En fait, l'assurance voiture là bas est tiers collision et pour tous risques il faut prendre un complément sur place et encore il nous reste 500 € à charge en cas de responsabilité. Ouais, de l'arnaque, quoi ! Apparemment, on était les premiers clients à poser des questions de ce genre, d'habitude personne ne dit rien. Bonjour la surprise en arrivant. Puis hier fin d'après midi, séance épilation, ben oui je vais au soleil alors alors, faut se préparer. Aujourd'hui, courses pour remplir un peu le frigo vu que les enfants passeront, et peut être bien pas tout seuls. Surtout des pâtes, et des pâtes, et des lardons, et du fromage, et des compotes. Fin de soirée, coupe coupe mes cheveux, histoire d'être à peu près fraîche. Et pourtant quand je me regarde dans la glace, j'ai l'air tellement abattu, on dirait que je vais à un enterrement. Le stress, je vous le dis, me transforme. Ce soir, il y a l'AG de l'asso, je n'y suis pas. Je suis là sur le clavier. Je leur ai préparé le topo sur notre section. J'ai fait passé des documents dont elles auront besoin pendant mon absence. Et je me protège. Pas envie de me montrer sous ce mauvais jour. Je sais qu'une fois partie, ça ira, le bon stress arrivera. La joie viendra me reprendre en main. Et j'aurai un autre visage. Demain encore quelques courses : des chaussettes de contention, des crèmes etc, etc. puis j'irai voir ma maman que je n'ai pas vu depuis 15 jours. Pourvu que tout aille bien pour elle. Je vais à peine lui dire que je pars puisque 5 minutes après elle ne le saura plus. Demain soir, on fête l'anniv de mon b.p. un peu en avance. Dimanche, c'est "VALISES". Et hop lundi je m'envole. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Euh et bien parce que je vous aime bien.

3 février 2009

Je devrais être à la cuisine

et non, je suis là, sur le pc. J'ai essayé de m'en éloigner un peu récemment, ça prend trop de temps. Je culpabilise. Et puis ce matin je suis revenue vous voir, j'ai pas réussi à lire tout le monde. J'ai envie de laisser quelques mots. Non je ne suis pas encore partie en voyage. Je pars la semaine prochaine. On n'a pas encore les billets, j'espère avoir vite un coup de fil. La vie est trépidante en ce moment. Toujours les travaux à la maison : vivement que ce soit fini, j'en ai marre de cette poussière, de ne pas pouvoir aller aux toilettes, de devoir me lever hyper tôt, de chercher mes fringues au sous sol. Et en plus, faut que je prépare mes valises, je sais pas encore quoi mettre dedans. Entre ceux qui me disent : un minimum, des tenues pour le beau temps, et les autres qui me disent : faut de tout du pour le froid, du pour le chaud, du contre les moustiques, je m'y perds. Je voudrais que quelqu'un me fasse ces sacrées valises. Elles sont arrivées, on me les prête, ça c'est gentil, tout le monde veut me prêter ses valises. Pas besoin d'acheter. Mille choses à faire avant de partir, je sais bien que je serai pas à jour. C'est toujours pareil. La semaine dernière, j'avais en plus des invitations à faire pour l'A.G. de l'asso qui sera vendredi. Mise en page, distribution, j'en ai eu marre d'un coup. J'ai moins envie de m'investir là dedans. Ma fille a fini son tutorat. Elle n'est donc plus à la maison. Les derniers jours ont été difficiles. Je crois qu'elle ne me supportait plus trop et moi de même. Je sens qu'elle me reproche de ne pas en faire assez à la maison, de me plaindre. Elle est dure avec moi. Sous prétexte que il n'y a pas que moi qui ait des problèmes, y a pas que moi qui ait eu la vie difficile, etc, etc...  Le week dernier, en plus, nous qui sortons peu, on allait en Bretagne chez l'amie de mon grand fils (ou plutôt chez ses parents), c'était la seule date possible, ça me fait beaucoup en ce moment. Cà s'est bien passé, et pourtant je le craignais un peu. On était allé il y a quelques années dans la famille de sa petite amie de l'époque (en Bretagne également) et puis après l'histoire s'est terminée. Pourvu que ça ne fasse pas pareil. Nous avons logé à côté de chez eux dans leur gîte. Ils nous ont mis à l'aise tout de suite. On se lève quand on veut, le plateau petit déj était prêt. Puis les repas de midi, on les prenait avec eux. Mon homme dès le premier matin m'a laissé dormir et il est allé découvrir à pieds les environs. Il adore ça. C'était la campagne aussi paumée que chez nous. Avec la mer pas bien loin au nord et au sud. Génialement situé cet endroit. Les repas étaient simples et rapides. Ensuite, ils avaient préparé des petits circuits de découverte. J'ai bien apprécié. Mon fils et son amie étaient aussi avec nous. Nous sommes allés aussi manger dans une crêperie le samedi soir. Dimanche matin, mon homme et moi avons marché dans la campagne environnante. Ces gens sont très simples et pleins d'humanité. Comme leur fille. J'espère que cette histoire va durer malgré leur situation géographique distante : mon fils à Paris, elle en Bretagne. Sa maman connait les plantes par coeur. Elle a un savoir époustouflant. Je me trouvais bien vide à côté. Rentrés dimanche soir un peu fatigués quand même, nous avons retrouvé notre maison bazar. Hier soir, une amie m'apportait ses valises alors je les ai invités à manger des crêpes avec nous. Encore couchés tard. Des fois, je pense que c'est trop pour moi. Puis je avoir une vie vraiment comme les autres ? Je me sens lasse par moment. J'ai même annulé le RV programmé avec mon thérapeute hier. Je n'ai pas trop peur de ce voyage. Simplement peur de ma fatigue éventuelle. Après avoir lâché mes états d'âme, faut vraiment que j'aille à la cuisine. On est 4 ce midi.

14 janvier 2009

un rien et ça déraille !

Juste pour dire, je devais aller à la gym ce soir, c'est le MERCREDI SOIR, je le sais, et bien je n'y suis pas allée. J'ai besoin de temps pour me préparer. Il y avait des ouvriers à la maison. Je devais me changer. Je n'ai pas réussi à aller chercher mes vêtements pour ça à temps. Dans ma tête, j'y allais, j'y allais plus, j'y allais, j'y allais plus. Je trouvais plus simple de ne pas y aller comme ça je n'arriverais pas en retard, puis après je regrettais, alors mon cerveau me disait d'y aller, mais ma montre me disait que c'était trop tard. J'ai perdu un temps fou à penser. Et résultat, je regrette déjà, sachant le bien que ça me fait à mon corps et à ma tête. Mais il faut que je me mette en condition. Je ne peux pas être bousculée. En ce moment, il y a donc des ouvriers à travailler chez moi, il y a aussi ma fille qui séjourne quand elle n'est pas en stage, il y a un stagiaire, un rien peut faire tout chavirer. Mon cerveau a besoin de calme, de repères, de temps. Il n'est pas simple.

Je lis en ce moment "la peur des autres" de Christophe André. Tout ce qui est écrit me parle de moi. Je me retrouve presque à chaque phrase. Je suis conditionnée par le regard des autres dès que je fais une action parmi les autres. Même une simple action. Arriver quelque part. Me servir. Avoir quelque chose à dire. Me déplacer. Je sais que d'autres personnes souffrent aussi et je me sens moins seule. Souvent, je porte un masque et personne ne peut deviner comment c'est à l'intérieur de moi. Je suis "quelqu'un d'autre" pour un moment.

En plus, ce soir, il n'y a pas grand chose qui marche à la maison. Des fils partout, ma chambre en total bazar, pas de télé, rien que la cheminée. Je vais lire.

Publicité
Derniers commentaires
Publicité
Pages
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 152 799
Publicité