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13 janvier 2011

Le film

Je viens de voir ce film "l'adversaire" cet homme qui ment à tout le monde, qui supprime sa famille, qui est tellement mal. Quand on est si mal, peut on faire n'importe quoi ? Cà me fait peur. Demain, il vient me voir parce que je lui ai suggéré, on va parler de l'asso, si je reste, si je pars, j'en fais vraiment une affaire d'état, c'est comme si ma vie se jouait là. Personne ne prend de mes nouvelles, à part lui. J'ai l'impression que c'est une sacrée décision : être capable de surmonter cela et continuer, me surpasser ou abdiquer et être enfin tranquille, en acceptant les conséquences, plus de contact. Il me restera la famille, les quelques amis que je vois de temps en temps, les relations de travail (peu), les gens de l'écriture. Peut on vivre sans voir beaucoup de monde ? Je voudrais croire que oui. Je culpabilise à cette pensée. Comme si c'était obligatoire d'être très entourée. Parce qu'aujourd'hui, c'est ce qu'on voit partout, des groupes, des amis, des soirées. Mais est ce obligatoire ? Je veux une réponse là, tout de suite. Pourquoi j'ai ça dans la tête ? Pourquoi ? Parce que mes parents étaient seuls, et que j'ai peur de faire comme eux. Cà ne me lâchera jamais cette vie. Et si je décide d'arrêter, que pourra t il m'arriver ? N'être utile que chez moi. J'ai cru étant jeune que j'avais de l'ambition, je vois bien aujourd'hui que non. Mes peurs et mes doutes sont plus forts que moi. Vais je tomber le masque devant lui demain ? Je peux soit tout dire, comme je suis, soit en dire le moins possible, juste dire que j'en ai marre. Et si je lui dis tout, peut il comprendre ? C'est incompréhensible pour la plupart des humains sans problème. Que la peur des autres nous hante à ce point, comment comprendre ça. Et parfois, délivrée, je ne le ressens plus du tout, en toute confiance, par quel bonheur, cela m'arrive. Puis la bataille reprend. C'est ce que je vis en ce moment. On verra demain. J'ai très envie de tout lui dire, ce sera surement la première fois que je parle comme ça à quelqu'un que je connais peu. Aurais je le courage ? Lui dire que j'aime ce que je fais, que j'en suis fière, mais que j'ai peur des parents, des gosses quand on est en situation. Que j'ai peur des autres bénévoles, qu'ils voient mes faiblesses, moi qui rêvait être forte. Moi qui rêvait être quelqu'un d'autre.

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3 janvier 2011

difficultés

de début d'année ! Aïe aïe aïe comme si j'avais vraiment du mal à me projeter, à avancer. Tout s'est bien passé pourtant le soir du réveillon. Je m'étais mise en mode "lâcher prise", nous arrivons tous les 6 les derniers dans le petit restaurant qui ne paie pas de mine. Aussitôt le DJ nous soumet un jeu : chaque tablée doit venir danser au centre et ensuite il y a le sonomètre qui mesure les applaudissements, j'avoue que j'aime pas trop qu'on me presse comme ça, mais bon arrive notre tour et on ne se dégonfle pas, on se cache comme on peut derrière les autres, et hop la magie opère, ça nous dégourdit, et on est dans le bain. L'ambiance est bon enfant, les plats se succèdent, on danse entre chaque, de bons vieux tubes nous émoustillent. Finalement je suis là, moi, comme les autres, anonyme, et je m'amuse. Personne ne sait comme je suis, sauf lui et encore ? Je pense que je dois porter un masque ce soir là. Nous rentrons à 5 h 30 du matin, et je dors jusqu'à midi, puis c'est télé tout l'après midi, puis nous visitons mes beaux parents, je me sens ko. Depuis, c'est l'enfer dans ma tête : je me sens mal, je n'ai goût à rien, on s'est encore pris la tête avec mon homme, et ça dure. Il a du mal à me supporter, je le vois bien. Et moi aussi, il y a tant de choses qui m'agacent. Peut être que finalement toutes ces fêtes me déstabilisent, je ressens que tout ça n'est que du cinéma, je ressens beaucoup trop tout. Je suis au début 2011 et ça ne va déjà pas, mon Dieu, pourvu que ça passe vite. L'impression que les passages à vide reviennent de plus en plus, besoin d'aide, besoin de compréhension. Mon fils (jeune) me regarde d'un drôle d'air, ça l'agace mais on n'en parle pas. En ce début d'année, je ressens fortement que ma vie ne ressemble pas à celle de mes amies (si peu soient elles) et ça me fout le bourdon, c'est sûr. Je trouve des blogs où je saisis quelques mots réconfortants, mais j'ai peur de décliner vraiment, j'ai peur. Je suis capable de faire semblant, mais pas longtemps.

31 décembre 2010

Etre sur son 31 !

et voir l'année 2010 qui se termine. Ce ne fut pas le meilleur cru. J'avais préféré 2009 qui m'avait appelée à faire du NEUF. 2010, bof ! je n'ai pas été brillante, envahie par mes démons, et j'ai si mal supporté leurs séparations, je dois tourner la page. Alors apparaît 2011. Nous irons au restau ce soir à 6. Hier soir, je me cherchais le vêtement qu'il me fallait. Moi qui n'essaie presque jamais, là j'ai essayé pour constater que tout ce que j'aimais me collait et me marquait beaucoup trop. Une vendeuse est venue à mon aide et à trouver la tunique idéale qui cache tout (grande et asymétrique), c'est bon, ce sera celle là, "vous pouvez la mettre avec un legging",    "euh vous croyez, on verra",      j'essaie ce matin, non pas de legging j'ai l'impression de ne pas être habillée, ce sera un pantalon noir que j'ai déjà. Même pas fait appel au coiffeur, mon dieu, la tête que j'aurai parmi toutes ces princesses d'un soir. Faut assumer ma vieille ! t'es plus toute jeune. Je suis déjà fatiguée à 16 h 21 et faudra tenir ce soir. Et en plus, c'est dansant, ce sont les autres qui voulaient. Heureusement demain et après demain, rien, rien, rien. Les enfants font chacun des réveillons différents : l'aîné avec ses grands copains sur la côte, ma fille avec sa nouvelle bande d'amis en grand groupe avec pleins d'animations, et mon jeune fils avec un grand groupe de notre commune. Pourvu que tout se passe bien. Qu'est ce qu'il faut pas faire quand même pour changer d'année. Alors bon réveillon à ceux qui en font, belle soirée à ceux qui n'en font pas, et on se retrouve en 2011 désormais. Je vous embrasse.

12 décembre 2010

J'aurais pas du

écrire sur la sérénité hier. Aussitôt écrit, aussitôt envolée la sérénité. Mes démons sont revenus. Mal partout, torturée. Ce week end mon grand fils s'était annoncé. Vendredi soir, personne. Coup de fil samedi, il vient dans la soirée. Il arrive avec la voiture d'un copain en fin d'après midi, prend un bain, discute un quart d'heure et repart voir sa grand mère puis rejoindre ses copains sur la cote, en guise de week end, je n'ai eu sa présence que d'un quart d'heure. Il parle de son travail, de partir plus tard travailler à l'étranger. Où est mon petit garçon ? Il m'a largué il y a longtemps. Quant à ma fille, elle, elle était juste passer déjeuner vendredi midi, et samedi midi, mais pas le temps, pas le temps, elle est pressée, un courant d'air. Le plus jeune a rompu également avec sa petite copine, je m'y étais préparée, je me suis interdite de souffrir, car je l'aimais aussi cette fille, même si je savais que ça ne durerait surement pas vu leur âge. Interdite de souffrir = je souffre quand même. Je souffre pour tout de toute façon. Je crois que je souffre de vivre tout simplement. Hier soir, on s'est pris la tête avec mon homme. Aujourd'hui, idem. Je suis seule à l'heure qu'il est, il est sorti, j'ai passé une partie de l'après midi dans mon lit, mon refuge. Je ne suis pas sereine du tout malgré mes grands discours sur la sérénité : ça c'est en théorie mais c'est zéro de pratique. Je me sens hors du temps. L'autre jour, j'étais à la banque avec mon mari, un homme plus âgé lui dit bonjour et à moi aussi en demandant si j'étais sa femme, ça fait 30 ans que j'habite ici, il ne me connait même pas, et moi je le connais, je lui ai même rappelé qu'on s'était vu chez un médecin à Nantes par hasard. Voilà, dans la foule, moi qui ai si peur des autres, je pense et ça doit surement être vrai que je deviens transparente pour m'en sortir au mieux, et donc on ne me connait pas. Ainsi mes problèmes ne sont aucunement réglés. Je crois que je suis parano, schizo, agoraphobe, et déprimé à vie. Je devrais me réjouir à l'arrivée des fêtes et bien, j'ai du mal. Peut être que ce moment de l'année est morbide pour moi puisque le 10 décembre 1954 naissait et mourrait mon frère ? Peut être que c'est cet anniversaire qui me poursuit. Les larmes viennent. Où trouver le réconfort ? Attendre que ça passe. J'ai une réunion mardi soir de l'asso pour la gym, je ne me sens pas du tout la force d'y aller. Envie d'envoyer un mail à tous les membres de l'asso : "bonjour, j'ai tenu ma mission aussi bien que possible, j'ai essayé d'y croire, mais je baisse les bras, je suis agoraphobe, etc. etc., veuillez m'en excuser, je pensais trouver ici un peu de chaleur et de réconfort, hélas une asso comme ça ce n'est pas fait pour ça, désolée, j'arrête".

2 novembre 2010

week end gris

On recevait dimanche, et ça a mal démarré, bien sur j'étais stressée : mon ménage à faire, la cuisine, et les enfants qui étaient là. Quelques mots déplacés et là c'en était trop. J'ai réussi à tenir le temps de recevoir mes invités. Puis, après tout est parti en vrille. Je me suis pris la tête. Hier je n'ai quasiment pas quitté mon lit. Je suis k.o., vidée, secouée .... L'aîné n'est pas bien, et voilà pourquoi. Il ne comprend pas notre vie, là, j'essayais que tout soit bien pour mes invités, et lui complètement décalé au milieu de tout ça, insupportable. Le plus jeune qui attendait que je prépare tout, sans se rendre compte qu'il pouvait m'aider. Il l'a compris trop tard. Je suis mal, j'ai mal. J'espère que tout va se calmer. Je n'ai pas fait de visite de cimetière et pourtant j'avais acheté des fleurs, elles sont dans le garage pour l'instant. Je pense aller les porter demain, totalement en retard, mais tant pis. Hier soir, ma belle soeur et mon beau frère sont passés, je ne les ai pas vus, il ne fallait pas que je vois quelqu'un, soit je m'effondrais, ou soit je les mangeais tout cru, puisque tout m'énervait, tout était nul. Il dit aux enfants que je suis malade. Suis je malade ? Aucun médecin ne m'a dit que j'étais malade, seulement cyclothimique.

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30 juin 2010

Coup de chaud

J'ai trop chaud, je me sens ko. Je me lève fatiguée après une nuit mal dormie. Le soir, bien sur, je me couche tard. Non non pas pour avoir pris l'apero des heures, juste pour attendre que l'air soit plus frais. J'ai zappé la gym ce soir, pas envie. J'ai des soucis d'internet en ce moment. Là ça semble marcher alors que depuis 15 jours il y a des coupures à chaque instant. Nous avons un contrat pro : normalement dépannés en 2 jours. Et bien là, ça fait 2 semaines que je les appelle, qu'on se loupe, qu'ils ne respectent pas les rendez vous. Le dernier qui s'est déplacé hier m'a dit qu'il fallait changer le cable, c'est donc prévu, mais là ça marche. O range, O déspespoir. Mon jeune fils va avoir son résultat de bac pro demain. Il pense l'avoir et pourtant je vous dis qu'il ne s'est pas foulé. Ma fille est en vacances puisque l'été elle ne donne pas de cours. Elle reprend ses marques car elle a délaissé beaucoup de choses chez elle ces derniers temps à cause des galas. Lundi c'était le dernier atelier d'écriture que nous avons fait dans une exposition. C'était bien. Cà reprendra donc à la rentrée. Je n'ai rien de tellement prévu cet été, à part le festival comme tous les ans depuis 3 ou 4 ans maintenant. Cette année, je vais voir Souchon, Dutronc, Cranberries, Mika, et d'autres dont j'ai oublié le nom. Je dois finir mes enregistrements de compta rapidement, j'avais un peu délaissé. Et il y a aussi le jardin qui réclame. Ce n'est donc pas vraiment les vacances chez nous. Envie de me mettre dans une chaise longue et de lire. En rêve, seulement pour l'instant.

27 mai 2010

periode de stress

Autant le week end dernier était bon, autant les jours à venir me font peur et pourtant je dois trouver la solution. Hier soir je vais à la gym (je n'y suis pas allée depuis 3 semaines), et la prof me le fait bien remarquer. A la fin du cours, on discute un peu et je lui dis que c'est bientôt le gala et que ça me tracasse. "Arrête ça me dit elle, tous les ans c'est pareil, tu te rends malade, qu'en pensent tes collègues, ils devraient faire quelque chose ?" Oui, je me torture, mais dans la T.C.C. il faut s'exposer, ça fait partie de la guérison. On ne peut pas toujours fuir. Et pourtant ça m'arrangerait tellement. Alors j'ai écrit un mail à une collègue lui exposant mes angoisses. J'ai eu une réponse compréhensive mais évasive, qui ne me dit pas ce que je peux faire et ne pas faire. Finalement, j'aime préparer ce gala, mais dans l'ombre. Quand je serai confrontée à toutes ces gamines, et ces parents, et ces spectateurs, je perds pied. Ma tête est vide. Je ne sais même plus rendre la monnaie. Mais comment voulez vous que mes collègues me comprennent. Quand j'en parle un tout petit peu, vraiment un tout petit peu, c'est à peine s'ils m'écoutent, pensant juste que c'est un petit trac. Et puis l'une d'elle m'a dit un jour à la maison qu'elle ne supportait pas les gens qui se plaignaient. Alors je ne me donne à peine le droit de me plaindre. Pourtant c'est un appel au secours quand j'en parle, mais je n'ai pas de réponse, pas celle qui me convient. Pour être bénévole, faut il être performant partout ? Encore une fois, je me dis que si je démissionne, alors là je n'aurai plus aucun contact avec les gens de ma commune puisque toute la semaine je suis isolée en campagne, et que je ne vois pas ce qui poura m'entraîner vers les gens. Là, c'est le motif. Gérer une asso. Mais sans s'exposer c'est dur. Je sais, je rabache, tout le temps la même chose, tout le temps à la même époque. Mais à force de sortir le mal, à force d'y mettre des mots, est ce qu'à un moment, je ne vais pas trouver la solution ? A l'asso des anxieux, on nous dit de parler de nos maux, de nos émotions. Les gens qui n'ont pas de problème sont ils prêts à entendre ?

26 mai 2010

les bons moments !

De vendredi à lundi, la vie a été comme je l'aime. Vendredi soir, AG de l'asso des anxieux où je retrouve des gens que j'apprécie, nous partageons les mêmes difficultés. Samedi, journée ordinaire. Dimanche, nous étions invités chez une amie de toujours, amie d'enfance pour ses 50 ans. Elle réunissait ses frères et soeurs et nous. J'ai été touchée par cette intention, elle me montrait ainsi combien je comptais pour elle. Aussi, je lui fais un poème qui l'a beaucoup émue. Repas et ballade en forêt, moment très sympathique où je n'éprouve aucune difficulté sociale. Lundi, c'était l'anniv de ma fille : 25 ans. Avec ma belle mère, nous lui avions fait un beau chapeau jaune et vert comme le veut la tradition, j'ai adoré faire ça. J'ai préparé le repas et nous avons tout emporté chez elle, table, chaises, etc, car elle est installée depuis peu dans une petite maison mais il manque beaucoup de chose pour recevoir 11 personnes. Je suis même allée chercher ma mère pour déjeuner avec nous. Ma fille savait qu'il y aurait ses grands parents, nous et ses frères. Il y a eu la surprise du parrain : il n'est pas de la famille, c'est un ami. Aussi, elle n'en avait rien dit, et moi non plus, mais comme elle proposait d'inviter les oncles et tantes, cousins cousines l'après midi pour le goûter, j'ai aussi mis le parrain dans la liste des mails d'invitation, qui a répondu ok. Je l'ai rappelé pour lui dire de venir déjeuner. La surprise a été réussie. Déjeuner tout simple. Petite ballade. Ensuite ma soeur et son mari, à ma très grande surprise, sont venus, ainsi que la soeur de mon mari et son homme. Cela fait vraiment plaisir. Par contre, aucun des cousins n'est venu. Des moments de joie comme ça font vraiment du bien. Elle a été comblée de fleurs et son cadeau a été dans la gamme "utile" : un lave linge. Oui ce n'est pas très glamour mais c'est très utile.

15 mai 2010

Au service !

Il arrive (le fils aîné), il me demande d'aller le chercher à la gare mercredi soir : je rate ma gym. Il m'a dit après qu'il aurait pu se débrouiller, revenir en stop, impossible dans ma tête de ne pas m'exécuter. Trop de conscience. Le deuxième (fils dernier) arrive aussi avec 2 copains qui vont dîner aussi, dormir aussi et faire bcp de bruit en rentrant tard dans la nuit. Charmant. Ouf ils repartent. Jeudi : est ce que je peux venir déjeuner ? (la fille du milieu) Bien sur que oui. Je prépare pour 5.

La peinture, le ménage, ce sera pour plus tard. Je cuisine. Elle arrive à son tour (l'amie du grand fils). Re-cuisine. Vendredi : il veulent aller se promener et rechercher quelque chose. Je les accompagne. Jolie ballade. Recherches fructueuses. Hier soir, ils partent pour la soirée et un peu plus. Elle passe (la soeur), ça fait plusieurs mois que je l'avais vue. Je pourrais en faire un article mais ce serait trop long. Elle passe me porter la déclaration d'impots de ma mère pour que je la remplisse. L'air super content de me voir, ça fait peur. Ouf, je me repose dans le canapé en regardant Thal. Aujourd'hui, un peu de répit, je pense, jusqu'à ce soir. J'ai les courses à faire, la peinture, la visite à ma mère, l'achat et plantation de fleurs, etc. etc. et je suis là devant mon ordi. Cà va être dur. Dire que ma coiffeuse la semaine dernière me demandait : vous partez en week end ? Euh non, nous sommes très sédentaires. Je suis un peu fatiguée.   Ils ont un sacré côté Tanguy.

13 mai 2010

Peut être que .....

- ceux qu'on ne voit jamais nulle part sont comme moi

- nous sommes nombreux à vivre avec cette phobie de la société

- moi j'ose en parler plus que certains

- ce n'est pas une maladie

- on peut changer

- on a d'autres qualités

- faudrait décider d'assumer

- ceux qui passent par ce blog sont contents de voir qu'ils ne sont pas seuls

Peut être.

6 mai 2010

Je ne voulais pas faire comme eux

A voir mes parents avec si peu de vie sociale, je voulais faire autrement. C'est mon père qui commandait et ma mère acceptait tout sans rien dire. J'ai vu des photos d'eux étant jeunes, ils sont en groupes avec des amis. Alors, pourquoi tout a changé ? Je les ai rarement vu avec beaucoup de gens, seulement aux mariages, mais le dernier où je suis allée avec eux, j'avais 9 ans. Après j'y allais seulement avec ma soeur. Ils ne venaient plus. Ma mère est venue seule au mariage de ma soeur et au mien. Le dimanche, parfois, de la famille venait nous voir. Il arrivait que mon père faisait semblant de ne pas être là, il ne voulait voir personne. Quand je me suis mariée, j'avais un peu cette habitude de vie, ne pas être dérangée, il m'est arrivé également de ne pas ouvrir. Puis au fil du temps, je me suis dit que je voulais autre chose : plus de partage avec les gens. Mais c'est compliqué pour moi. Cette histoire familiale me poursuit. Je fais ce que je peux mais je crois que j'ai mis la barre trop haut pour certaines choses, notamment le bénévolat. Je n'y arrive pas, je n'y arrive pas. Respecter ses limites peut être, même si c'est décevant, même si ça semble tellement différent de beaucoup de gens. Je dis souvent à mon mari qui parfois veut me faire la leçon : demande donc à un paralysé de se mettre à marcher, il ne pourra pas, alors demande donc à un phobique de ne plus être phoblique, ce n'est pas si simple.

4 mai 2010

leur dire ou pas ?

A chaque instant envie de leur écrire un mail à mes collègues de l'asso de mon village, pour dire qu'ils ne comptent plus sur moi pour servir, ou travailler, aux soirées organisées. Encore une de prévue ce week end, je n'ai encore rien dit. Mon homme me dit que je devrais : leur dire que ça non, mais tout ce qui est en dehors, les tâches administratives, oui. Il y aura aussi le gala en juin et là c'est pire que tout. Je m'en rends malade à l'avance. Cela a t il du sens ? Tout cela pour exister aux yeux des autres ? Mais le lendemain les autres ne sont plus là. Je n'ai plus d'énergie. Je suis vidée. Et qu'est ce que j'y gagne ? Si je leur dis, ils ne vont pas comprendre, j'en ai peur, ils vont penser que c'est la flegme simplement car il y a peu de bénévoles, sous prétexte les gens n'ont pas envie de bosser en dehors de leur job. Ce n'est pas ça pour moi, c'est seulement être soumis aux regards pendant que j'effectue des tâches. C'est lié à mon histoire personnelle. Bien sur, en T.C.C., le médecin nous invite à avancer, à faire malgré les difficultés, mais là je trouve que c'est trop dur. Alors je ne sais pas, je ne sais plus, ça me casse la tête. S'ils pouvaient comprendre !!!!

26 novembre 2009

Je reviens d'un petit tour .....

à Rocamadour.....   Y a des cadeaux qui s'offrent et se consomment longtemps après. Noël dernier : nos enfants nous offrent une "escapade écologique" à choisir dans un petit livret. On se dit qu'on a le temps, puis après y a vraiment trop de boulot, puis après on commence à y penser, faut choisir, pas facile, on appelle, là c'est fermé, là y a aucune date de libre, là c'est libre quand nous on ne peut pas, aïe aïe aïe !

J'en avais repéré deux pas très loin de chez nous mais impossible à cette date. Et le 31/12, c'est fini !

Tiens, une nuit dans un hotel au naturel à Rocamadour + visite du marais, ouais c'est un peu loin, bon allez on va rajouter une nuit et ça va le faire. Et ça l'a fait. On est arrivé sous la pluie, et les 2 jours qui ont suivi nous avons eu un temps de printemps. Pas beaucoup de monde, peu de commerce ouvert, c'est bon pour le porte monnaie qui n'a pas beaucoup souffert ! Nous avons cru être les seuls visiteurs de ce lieu, non non, y avait quelques camping caristes etc. Visite du marais le matin, puis Rocamadour l'après midi, super joli, mais je n'avais pas du tout pensé que c'était aussi religieux. C'est un lieu de pélérinage. Nous avons pris nos repas aux seuls restaurants ouverts (pas trop le choix). Du vrai repos, rien à faire, pas de service, pas de vaisselle. Nous avons dormi dans un lit de 2 m, je savais même pas que ça existait. Puis au retour, nous avons visité Collonges la Rouge, village sublime, et dernier petit restaurant. Puis retour à la maison. 3 jours de déconnexion totale. C'est peu mais c'est bien. Quelques photos à venir !!!!!!!!

31 octobre 2009

temps de toussaint !

C'était trop beau pour que ça dure. Le soleil était encore au rendez vous cette semaine mais aujourd'hui, gris, gris. Cette semaine a passé rapidement : j'ai eu un rendez vous chez mon thérapeute où il constate que je vais de mieux en mieux, croisons les doigts, hélas, il n'est pas là quand ça ne va pas, comme aujourd'hui où j'ai l'humeur triste. Je n'ai pas eu d'atelier écriture cette semaine, la série étant terminée, je me suis réinscrit pour la prochaine dans quelque temps. Mercredi, je suis allée voir un petit spectacle de conteurs (pour les sourds et entendants, les contes étaient traduits en langue des signes). C'était dans le cadre de la semaine du handicap. J'ai une belle soeur qui est sourde et nous sommes donc allés en famille voir ce spectacle. Il y avait plein d'enfants. Ce même soir, je suis allée à mon cours de gym. Jeudi, ma soeur est venue me voir avec ses deux petits fils. Cà fait du bien. Je ne l'avais pas vue depuis le mois de mai. Ils sont adorables ces deux petits garçons. Ils ont fait du vélo, on les accompagnait à pied, dans la campagne. Un s'est retrouvé piégé dans une énorme flaque d'eau, il a fallu le délivrer, et puis toujours le même, s'est retrouvé au fossé. On a bien ri. Belle journée. Hier soir, c'était réunion de l'asso des anxieux. Nous étions cinq + l'animatrice. C'était sur la claustrophobie. Je n'étais pas très convaincue par le sujet mais j'y étais par solidarité. J'ai discuté longuement après la réunion avec une fille que je n'avais pas vu depuis longtemps. Cette semaine, c'était vacances scolaires, mon fils était à la maison, enfin au travail aussi de temps en temps mais il revendique son temps de vacances. Est il bien prêt pour ce métier ? D'ailleurs en ce moment il revendique sur tout. Ma fille donne très peu de cours en période de vacances scolaires, la plupart des asso ne prévoient pas de cours à ce moment là, elle en a fait quand même quelques uns et a profité de ce temps pour bricoler, préparer un meuble pour le transformer et le peindre. J'ai lancé un projet de repas entre cousins, mes invitations sont lancées par internet ou par courrier, pas eu beaucoup de réaction pour l'instant. Vont ils aimer l'idée ? La date est arrêtée, l'endroit réservé.

La Toussaint : autrefois, ce week end là, je n'avais pas le droit de sortir avec mes copines, à l'adolescence. C'était glauque, impérativement, on allait à la messe et à la cérémonie de l'après midi et ensuite, on visitait les cimetières. Les temps changent, je vais aller cet après midi acheter une fleur et la déposer sur la tombe de mon père, je passerai voir ma mère. Je ne pense pas que j'irai à la messe et je n'embêtterai pas mes enfants avec ça. Je ne vais pas souvent au cimetière, et pourtant ça ne me dérange pas, ça ne me coûte pas. Je n'ai plus envie de religion comme autrefois. Je la vis désormais différemment. Est ce de la religion ? Je ne sais même pas.

20 octobre 2008

nouvelle journée !

J'espère que ça ira mieux qu'hier. Me voici sur l'ordi encore en robe de chambre à écrire après avoir parcouru tous les blogs que je connais, il fallait que je m'évade. J'ai réussi à dormir, trop crevée je crois. Nous avons reparlé de la journée hier soir, avec mon mari et mon jeune fils, ils ressentent aussi l'injustice mais ça ne leur prend pas la tête. Ils font "avec", ce que moi je n'arrive pas puisque ça me la prend la tête "toute entière" et pendant des jours et des jours. Cà vient sans doute de mon histoire, enfin ce que je me plais à croire.

En bref, dès que je suis née, mon père était déjà malade. Ce qui n'était pas le cas pour ma soeur qui a 8 ans de plus que moi. J'ai donc vécu dans l'angoisse permanente de la maisonnée. Lorsque j'ai fait ma première communion, ce qui habituellement réunit autour d'une table les familles, rien pour moi. Mon père avait eu la bonne idée de se fâcher avec sa belle famille. Alors mon parrain et mes grands parents, je crois, étaient venus à la messe puis retournés chez eux aussitôt. Pas de repas familial pour moi. Même chose pour ma grande communion. Jamais rien en mon honneur. Je crois que j'en souffre plus maintenant qu'au moment même et pourtant je voyais bien que c'était différent chez nous. Lorsque j'ai eu 9 ans, mon père, sur les conseils de son médecin, a décidé de ne plus assister à aucun rassemblement familial ou autre. Donc, pour tous les mariages ou autres de la famille, j'ai assisté seule ou avec ma soeur, à ces évènements, même ma mère a privilégié son mari à moi même. Quand ma soeur s'est mariée, mon père n'était donc pas présent, il a quand même accepté que ma mère y soit. Même chose quand je me suis mariée. Puis pour les baptêmes, communions, ma mère venait aux cérémonies et repartait aussitôt. On n'avait plus de parents.

Alors, cela explique peut être mes réactions actuelles. Je ne suis pas morte, je ne suis pas malade. Je veux exister et assister. Rien ne m'empêche. Vous ne COMPRENEZ PAS. Vous avez la chance d'avoir VOS PARENTS et vous n'en profitez pas. Mon Dieu, si vous aviez vécu comme moi, vous sauriez ! Il y a tant de gens qui souffrent de ne pas avoir de parents, bon Dieu ! sachez le !

Oui, je prône la vie de famille, oui je suis insatiable de ce côté là, tellement insatiable que je me casse la gueule à chaque instant. La vie me rappelle que ce n'est pas moi qui commande, la vie me rappelle que je dois respecter les choix des autres ! la vie me rappelle que je ne suis pas décisionnaire de tout ! la vie me rappelle que je sais souffrir depuis si longtemps, la vie me rappelle que souvent je ne me sens qu'une "merde" !

La plupart des gens que je cotoie ne vivent pas ça (oui on est d'accord je ne sais pas tout !), ils parlent justement des anniversaires fêtés joyeusement avec leurs proches, les mariages, et tout et tout, tout ce qui me rend jalouse ! Oui, jalouse, je sais c'est un vilain sentiment mais il est là ! puissant !

Il y a quelques années, j'ai eu aussi à faire face à un cataclysme : une de mes nièces se mariait, une petite dont je m'étais occupée lorsque j'étais jeune avant d'être mariée, que j'avais suivie de près, tout ce qu'elle faisait, danse, musique, etc., elle avait comme mes trois autres neveux et nièces une grande place dans mon coeur, et bien elle s'est mariée sans moi, sans nous. Juste avec leurs parents, leurs frères et soeurs, deux trois copains. J'ai cru en mourir. Ils le savent, j'ai crié ma douleur après l'évènement, au téléphone, ils m'en ont voulu, ils n'ont pas compris.

Trouver le remède pour ne pas souffrir de toutes ces cruautés, trouver le remède, trouver le remède, trouver le remède !

15 septembre 2008

je suis nulle en informatique

Ah les amis je me croyais sauvée. J'avais trouvé un jeune homme qui s'y connait et qui avait téléchargé VLC. Ainsi j'ai pu voir enfin des films sur mon ordi, des films qu'on m'avait prêtés. Je croyais que je pourrais tout voir. J'ai récupéré un film d'une fête, dans un premier temps justement ça ne marchait pas. Et là, je le redemande, en me disant que je pourrais enfin le visionner. Bordel de m., ça ne MARCHE PAS. Au secours, je veux le voir. Pourquoi c'est si compliqué l'informatique. Faut il désormais avoir un informaticien à la maison ? Moi j'ai pas. C'est donc une video amateur qu'on m'a refilé sur DVD + R. Quand je vais sur mon lecteur DVD, il me dit d'insérer le disque, ben c'est déjà fait, mais rien du tout. Il veut rien savoir. Pourtant sur cette video, figurez vous que je chante et je veux me voir chanter, c'était une prouesse pour moi, j'aime chanter, et là je m'étais lâchée, c'était un karaoké, et peu de gens voulaient chanter. Et moi j'ai donné (en petit comité bien sur). Alors c'est bien normal que je veux me voir, quelle tête je faisais, vu que là je me déshinibais totalement. Avez vous une solution pour moi, un logiciel à télécharger ? Un truc, une astuce, pitié !

20 août 2008

Etats d'âme

Je suis fatiguée. C'est comme ça tous les soirs, une vraie fatigue, physique. Parce que ma journée a été bien pleine. Je n'ai envie ni de sortir ni de recevoir. Nous ne sommes plus que tous les trois à la maison. Mais dans la journée beaucoup de va et vient, les jeunes qui viennent travailler, les clients qui viennent cueillir, j'ai même l'impression d'avoir mal aux machoires à force de parler, oui, ça me change, dans l'année, il y a des périodes où je ne vois quasiment personne et là, ça n'arrête pas. Oui j'ai mal aux machoires. Cà demande de l'énergie, être aimable, expliquer... Je rencontre de chouettes personnes. Et je me dis que vraiment y a tous les genres. Moi qui pensait depuis longtemps qu'il n'y avait qu'un modèle valable : le beau, gentil, intelligent, avec humour, bien considéré, bien intégré, ayant plein d'amis. C'est ce modèle que je m'étais mis en tête, c'était le seul. Et je viens de comprendre que, non, on peut être autrement et pas banni pour autant. Pourquoi, pourquoi ce souci du "tout parfait" ? Je me suis fait tant de mal à cause de ça. Si je fais pas ça, je suis pas une personne comme il faut, si je n'ai pas d'ami, c'est que je ne suis pas aimable, si j'aime être seule ce n'est pas normal. Mes enfants ont une toute autre logique : celle de mon mari, je fais ce qui me plait et tout va bien...   Ma fille m'a dit quelque chose l'autre jour du genre : je n'ai jamais été assez bien pour toi....

Je suis trop exigente avec moi même et mes proches. Vous l'aviez deviné, n'est ce pas ?

16 mai 2008

j'ose ....

enfin vous en parler. En visitant pas mal de blogs, j'en ai trouvé qui traitaient de la phobie sociale, ces mots qui sont durs à écrire ou à dire. Aucun médecin ne les a prononcés pour moi et pourtant je sais au fond de moi que c'est cela dont je souffre. J'en parle très peu. Je préfère dire que je suis fragile, que je déprime facilement, que j'ai des hauts et des bas, que je suis anxieuse. Oui la phobie sociale est bien une forme d'anxiété. J'ai ouvert récemment un courrier de mon généraliste pour mon cardiologue que je dois voir prochainement. Il me décrit comme "dépressive chronique". Voyez j'ai même honte de parler de mon vrai problème avec mon propre médecin. J'ai honte, encore une fois j'ai honte, comme j'ai eu honte toute ma vie. Avant c'était de mon père, maintenant c'est de moi. Non, je ne peux pas faire tout comme tout le monde. Quand j'étais plus jeune, j'aimais assez l'école mais ce fut pourtant quelquefois un calvaire. Comme appréciation, je n'avais que "travaille bien mais trop effacée". Les cours de gym m'angoissaient à mort. C'était ce cours là le pire. Puis à l'adolescence, j'avais quelques copines et ça allait malgré tout. Je ne parlais jamais de mes problèmes. J'essayais de vivre à peu près comme tout le monde. Une fois mariée, j'ai refusé pas mal de sorties, j'ai eu des migraines qui parfois me donnaient une bonne raison de ne pas assister, mon mari a supporté tant bien que mal. Il s'est habitué et s'est donné à fond dans le travail. Maintenant j'aimerais sortir plus. Je me suis lancée des défis : faire partie d'associations. Cà me demande une énergie folle et je le paie cher. Là où ça bloque le plus, ce n'est pas avec les gens que je ne connais pas du tout, ni avec ceux que je connais très bien, c'est avec ceux que je connais un peu.... Ce soir j'aurais pu aller à une petite soirée de ma commune (théatre). Je me suis dégonflée. Je n'ose pas y aller seule. Faire face à ces regards ni amis, ni étrangers, je me sens dévisagée, jugée, moquée, je ne sais pas pourquoi. Voilà, j'avais envie de vous le dire car c'est très dur et je sais que je ne suis pas seule à vivre ça. Je fais partie également d'une association d'anxieux. Et là je cotoie des cas très différents. Je vois la souffrance du quotidien et l'isolement.  J'en reparlerai car cà me fait du bien.

14 juillet 2009

14 juillet

Ben, chez nous, ça signifie "rien de particulier". Habituellement, les moissons sont commencées, pas cette année. Hier soir, personne n'a parlé de voir un feu d'artifice. J'ai bossé entre jardin et maison. On a regardé vite fait "l'amour est dans le pré" car il y a un gars qui habite pas loin de chez nous. C'est complètement tarte ce truc là mais on regarde quand même. On a fait une partie de rummikub lettres. Tous les étés, on joue à ça. Et j'ai beaucoup dormi. Je vais rattaquer ma pile de linge, mon ménage, etc. Il ne fait pas chaud, c'est bien pour travailler. Et puis, je fais mes petits tours ici, je me détends en vous lisant, je cherche également des infos sur le Maroc. J'envisage de plus en plus un voyage là bas en début 2010. Je voudrais ne pas me tromper, prévoir quelque chose de pas trop commercial, de pas trop cher, de riche en relationnel. J'aimerais un groupe, mais pas un grand groupe. Je sais pas du tout comment m'y prendre, en fait. Alors, si vous avez des pistes............... Bon 14 juillet.

1 mars 2009

rendez vous

Normalement je devais revoir mon thérapeute mercredi dernier. J'ai eu un coup de fil pour changer l'heure, j'ai demandé carrément à changer de jour, débordée par tout ce que j'avais à faire, j'irai donc demain à ce nouveau rendez vous. Je vais lui dire : que là bas, je ne ressentais plus aucun stress, plus aucune phobie, que là bas les gens me paraissaient tous meilleurs les uns que les autres, que là bas la nature m'a comblé, que là bas, enfin je me sentais vivre. Je vais lui dire que depuis que je suis revenue, tout est revenu : la crainte, les peurs, la nonchalance. Je dis à mon mari : je veux comprendre. Pourquoi bon sang ? Pourquoi ? "Ne cherche donc pas à comprendre, il n'y a rien à comprendre" me répond il. Le thérapeute pourra t il m'expliquer ? Suffit il de changer d'endroit pour changer l'intérieur de sa tête ? Franchement je n'y comprends rien. Hier soir, nous avons reporté une valise prêtée et offert une bouteille de rhum. Nous avons deux autres valises à reporter. L'occasion de reparler de notre voyage. L'occasion de dire aux autres comme j'étais bien là bas. Je lui dirai demain au thérapeute comme j'étais bien là bas. J'avais laissé mon fardeau ici, je l'ai retrouvé en revenant. Il doit bien y avoir une explication. Se transformer si rapidement, c'est la première fois que je ressens cela à tel point. Lorsque je partais d'habitude, ça ne faisait pas autant d'effet. Comme si les 9 000 km m'avaient permis de prendre une longue distance ........

23 novembre 2008

gris dimanche

Ma seule sortie du week end fut vendredi soir. Un jeune homme de l'âge de mon aîné présentait un diaporama de son séjour en Inde. Il y était en tant que bénévole dans un mouvement catholique. J'avais envie d'aller à cette soirée, mais mon mari n'était pas sur d'être disponible et je n'en étais pas satisfaite. Les choses se sont arrangées : il a pu m'accompagner, sinon je crois que je n'aurais pas eu le courage d'y aller seule. Beaucoup de monde là : sa famille, des amis, des locaux car cette famille est très impliquée dans la commune (conseil municipal, etc). C'était l'antenne des missions de la paroisse qui organisait. A. a bien mené le diaporama (pas trop long, commentaires simples) puis on pouvait le questionner. Bien entendu, je n'ai pas parlé ni mon homme d'ailleurs. Certains ont osé sans problème. C'était intéressant. Ce jeune homme veut être prêtre, il est aux études pour ça, à la stupeur de mes enfants et d'autres. La misère en Inde.... j'ai senti que tout le monde était touché, les images parlaient d'elles mêmes, lui a apporté son aide, toute petite soit elle. J'aurais été courageuse, je me serai levée et j'aurais dit : il y a de la misère aussi chez nous et regardons là bien en face, faisons quelque chose quand nous pouvons, ne détournons pas le regard, la solitude, le dédain, sont aussi chez nous,   hélas je n'ai pas eu le courage et d'ailleurs, comment aurait ce été interprété ? Trop dangereux. Dans l'assemblée, beaucoup de gens qui vont à la messe régulièrement et qui pensent surement qu'ils sont tout bons grâce à ça. A la fin de la soirée, il y avait un "pot" je connaissais deux couples présents, nous avons un peu parlé. Cela m'a sécurisé. Mais je n'ai pas su aller au devant d'autres personnes de l'assemblée que je connaissais. Eux non plus ne sont pas venus vers moi d'ailleurs. C'est qui qui fait le premier pas ????? Nous sommes rentrés. Ce matin, j'ai adressé un email de remerciement à ce jeune en évoquant quand même mon questionnement. Va t il me répondre ? En tout cas, j'ai aimé son humanité. Lorsqu'on est rentré, il nous a dit bonsoir par nos prénoms et m'a embrassée affectueusement. Je l'ai connu tout petit. J'aimerais qu'il m'aide.

Et hier et aujourd'hui, maison. Rien d'extra. Travail pour mon homme et moi, je tourne en rond.

21 novembre 2008

Ton agressif !

Mes proches me disent que quand je parle, on dirait que je rouspète. Oh la la ! ça s'est reproduit encore hier soir. Faut dire que j'étais empétrée. Je devais aller à mon deuxième cours de "loisirs créatifs". Un couple débarque chez nous sans prévenir, c'est presque l'heure de partir pour moi. Cà s'embrouille dans ma tête. Leur dire, ne pas leur dire. Mon mari n'était pas encore rentré. Je veux à la fois rester avec eux, discuter, et aussi aller à mon cours. L'heure tourne. J'abandonne. Je reste. Mon homme et mon fils rentrent. Nous prenons l'apéro. Lorsqu'ils sont partis, mon jeune fils m'a fait la remarque "pourquoi tu parles comme ça, on dirait que tu rouspétais" ? Je suis interloquée. Je ne comprends pas. Je dis non, je ne parle pas comme ça. Et on n'en reparle plus mais ça me turlupine, je n'arrive pas à dormir. Ce n'est pas la première fois qu'on me le dit. Dans mon premier emploi, on m'avait dit que j'étais sur la défensive. Un jour, j'ai envoyé un mail à quelqu'un et après on m'a dit que j'avais un ton agressif. Comment changer ce ton ? Je crois que je copie car à la maison, dans mon enfance, on se parlait guère, on se gueulait dessus !

20 novembre 2008

Zut alors !

Mon blog est moche, pas de photo (toujours pas d'apn), pas de bannière (je sais pas les faire) , pas de musique (je sais pas comment faire), et pas beaucoup de commentaires. Je visite des blogs supers, je lis, je lis, je lis, qu'est ce que je lis, je lis plus de blogs que de livres. Voilà, c'est une constatation : mon blog est moche.

21 octobre 2008

8 km

Une amie m'a téléphoné hier matin, une amie d'enfance que je vois de temps en temps, ça tombait bien, je n'avais envie de rien faire. Elle me demandait si elle pouvait passer me voir l'après midi même. Oui, nous irons marcher, ça me fera du bien, et à elle aussi. 8 km en forêt, un sentier pédestre près de chez moi. Une autre fois, je le ferai "seule", je voudrais voir, tout voir. A deux, on parlait : on parlait pas de grand chose, banalités, mais bon, ça m'empêchait de voir. Quand j'aurai mon apn, je le referai, j'espère voir des chevreuils, hier on faisait trop de bruit, ils se sont cachés. Est ce que j'aurai peur seule, non, c'est sur je le ferai, en communion avec la nature, ça me fera du bien. Elle marchait vite, je n'ai pas osé lui dire de ralentir, elle ne m'a pas du tout parlé de l'endroit, elle marchait, c'est tout, il y avait tant à voir, à s'émerveiller. Non, elle marchait. Ce n'est pas la première fois que je vis ça. Les gens regardent peu autour d'eux. Ils marchent pour marcher. Comme Coumarine, je marcherai seule une autre fois pour me confondre avec l'univers.

question : qui peut me dire comment faire un lien, je voulais mettre "Coumarine" en lien mais ne sais comment faire ? Encore bien des progrès à faire sur cette machine.

le 22/10/2008 - Youpi j'ai réussi toute seule à faire le lien.

1 mars 2018

froidure

Dimanche dernier, nous avons d'abord soigné les animaux de nos enfants absents. Puis nous sommes allés voir ma maison d'enfance pour prévoir son déménagement. L'après midi, il faisait froid et soleil, aussi nous avons décidé d'aller voir mon beau père à pied. On dit à pied ou à pieds ? j'en ai bien deux pourtant. Environ 5 km avec le plus de raccourci. Du chemin, des bosquets, du pré, un peu de route, puis de la forêt, puis du champ, puis du chemin et de la route.... 40 ans bientôt que je suis ici et je ne l'avais jamais fait ce parcours. C'était bien et innovant. Là bas, nous avons discuté une bonne heure et puis retour par chemin et forêt, et chemin. Une autre version. Dans la forêt, par deux fois, nous avons vu des chevreuils. C'est un moment de pur bonheur de les voir de loin. Surtout ne plus bouger.... ne plus respirer. Chut ! juste les regarder. Et soudain, ils se sauvent. Le soleil se couchait devant nous rouge dans le ciel sombre. Là, on est est heureux d'être en vie.

Il fait très froid, mais ce n'est quand même pas la première fois. Je me demande ce qu'ils ont à nous bassiner avec cette météo. On en a vu d'autres. Je vois que beaucoup de gens se mobilisent pour les sans abris, les sdf. J'en suis réjouie. De mon côté, je suis perdue dans la nature. Ils ne sont pas là. Je serais en ville, je pense que je me bougerais pour cette cause.

Hier, nous avons déménagé la maison. Ma soeur, mon beau frère, mes enfants. C'est une petite maison, nous l'avons louée en meublé durant une dizaine d'années. On n'avait pas l'impression qu'il y avait tant de choses à l'intérieur. Il fallait des bras, et des véhicules pour vider tout ça. Quelques tours à la déchetterie, déjà. Sinon nous ramenons beaucoup chez nous, nous avons de la place. Avec la maison, nous vendons des étables et des toits à cochons. Impensable de vendre les uns sans les autres. Je me demande ce que ça deviendra. Le couple de jeunes achète pour réparer la maison et en faire une location. Je ne sais pas ce qu'ils envisagent pour le reste des bâtiments.

J'ai vraiment du plaisir à revoir plein d'objets. Quelques jeux à moi. Beaucoup de vieilleries qu'on avait déjà triées. Ma soeur ne prend pratiquement rien. Elle nous a préparé un repas le midi, j'ai apporté quelques trucs. C'est bien agréable de se retrouver autour d'une table, un peu comme autrefois, c'est si rare aujourd'hui. J'ai un énorme besoin de famille.

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