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18 février 2014

resaisissons nous

cette journée a été bien difficile, je suis k o, prête à me mettre au lit, et juste avant, j'ai besoin de vous. Bientôt je pars à Paris quelques jours et je n'ai pas trop le temps de préparer. Nous y allons pour une journée de travail mais il y aura quelques jours aussi pour vagabonder. Si vous avez des idées sur des coins moins connus mais qui méritent de l'être, dites moi tout. Nous avons tendance à chaque fois à retourner voir ce que nous connaissons déjà. Et en plus je me  perds dans les guides touristiques. J'espère que d'ici là, la forme sera revenue.

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30 septembre 2015

les mauvaises nouvelles

Un coup de fil dimanche dernier pour annoncer le décès d'un ami de longue date de la famille.

Une annonce dans le journal dès lundi d'un décès de la fille handicapée d'un couple de la commune.

Ce matin, nous allons faire une visite. Je me sens capable d'y aller. Ces deux défunts sont au même endroit.

En arrivant, une affiche signale un autre décès d'une femme que je connais un peu, qui du fait du manque de place se trouve dans une autre commune. Nous sommes surpris, c'est un décès subit.

Il y a peu de monde ce matin, nous avons l'avantage de pouvoir discuter avec les familles de l'un et de l'autre après.

Nous apprenons également qu'il y a encore une autre personne de la commune qui vient de décéder, et puis l'espoir qui s'amenuise pour un autre ami d'ici.

Depuis juillet, je ne compte plus combien de défunts.

Est ce parce que nous vieillissons, est ce un vilain moment ?

Est ce l'automne ?

Ma mère me manque.

 

28 août 2015

je plane

C'est drôle, en ce moment, j'ai peu d'attente. Je sais que je vis une drôle de période, celle d'un deuil. Je ne me souviens plus trop comment j'avais vécu celui de mon père. C'était différent, j'étais enceinte et j'avais déjà deux enfants. Et puis surement qu'à ce moment là, quand ça n'allait pas, j'appelais ma mère ou ma soeur. J'avais 32 ans. Et puis il avait tellement réclamé de mourir. Quelques mois après mon troisième enfant était né et j'avais beaucoup à faire.

Pour ce deuil ce n'est pas pareil. Nous ne sommes plus que tous les deux à la maison. Je suis grand mère et je vois mon petit fils régulièrement.

Qui appeler pour parler de tout ça ? pas envie d'embêtter les gens.

Je suis entre deux eaux. Je ne suis pas complètement dépitée, mais je n'ai guère d'envie. Je me laisse vivre. Je fais le minimum. Je n'ai pas plus envie de sortir que ça. D'ailleurs je sors beaucoup moins vu que je n'ai plus ces visites à faire qui finalement me faisaient sortir de chez moi et croiser tant de regards : le sien, les autres. Je me couche assez tôt, car je me sens très vite fatiguée le soir. Je lis quelques pages du livre d'Alexandre Jollien : vivre sans pourquoi. Ce livre me va bien en ce moment. On dirait qu'il est un peu écrit pour moi.

Toutes ces attentes que l'on peut avoir, qui sont si fatiguantes : l'autre qui n'a pas fait ça, qui n'a pas dit ça, qui n'a pas pensé à moi.... etc etc etc

Et dire qu'on peut tout simplement vivre l'instant présent, sans se soucier de rien d'autre.

Et dire que ça fait si longtemps que je sais que c'est ce qu'il me faut.

Peut être est ce le début d'une vie différente.

 

17 mars 2014

Très dur !

Hier nous avons fêté l'anniversaire de grandfils. Pas eu le courage de faire un gâteau, mari l'a acheté. Pas acheté de cadeau non plus. Pas le coeur à ça, le coeur est à rien. Juste faire l'urgent, et encore !

J'ai lu les effets indésirables du médicament pour l'hypertension, c'est pas joli-joli. Peut être qu'en soignant ça je dérègle le reste. Mauvais sommeil. Fatigue intense. J'ai lâché mon médecin qui n'avait pas été sympa pour mes épaules, j'en consulte un autre mais avec lequel je n'ai pas pris d'engagement, je le trouve un peu "spécial" et son cabinet me sort par les yeux. J'ai peut être eu tort. Du coup, j'ai pris un autre rendez vous chez un autre médecin. Encore. Et il va falloir que je ré-explique tout. Comment faire ? Je me sens perdue. La moindre petite chose prend des proportions...

Je pense à Anouchka qui essaie de remonter la pente seule, moi j'aimerais tellement trouver quelqu'un qui m'aide vraiment. Autour de moi, il y a ceux et celles qui n'ont jamais vraiment su, il y a ceux qui savent mais qui font comme si, il y a ceux qui s'en foutent royalement, il y a ceux qui ne savent pas quoi y faire, à force c'est agaçant. Si j'en parle trop, je les verrai s'éloigner...... Les gens comme moi n'apparaissent pas comme les plus sympathiques, à les entendre se plaindre, on s'en plaint !!!! Si l'on pouvait faire autrement, croyez moi qu'on le ferait. Ce n'est pas du cinéma, c'est une réalité. Comme celui qui n'a plus qu'une jambe, on ne lui reproche rien. Celui dont le cerveau ne fait pas son travail comme il faut, qu'en faisons nous ? C'est dur.

Le festival qui s'annonce cet été me laisse totalement froide. Je n'ai pas pris de place. Ils vendent des places et des places. Pour l'instant pas pour moi.

21 juillet 2014

le vide ....

Soudain, rien.

Rien dans la tête. Pas le moindre projet. Pas la moindre envie. Pas de stimulation. Derrière moi un week end agréable. Une mini partie de pêche samedi, en après midi, parce que c'est dur de trouver du temps libre pour les hommes concernés. Pourtant, ça, c'était bien. Nous avons terminé dans un petit restau au bord de l'eau et régnait la bonne humeur. Hier, c'était l'anniv' un peu trop arrosé à mon goût. Mais c'est comme ça. J'ai malgré tout rencontré du monde.

Et puis ce matin, je me suis vue trainer du pied. Et cet après midi, toujours ce même pas lourd et sans engagement.

Combien de temps ?

Il faut que je me reprenne.

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un neveu. J'hésite à lui souhaiter. Parce qu'à la seule pensée de cette famille, je me sens mal. Pourtant avant, ce n'était pas comme ça. Il ne faut pas que je pense à eux tout le temps comme ça, c'est dévastateur alors qu'eux sont en train de m'oublier. J'hésite, un mot sur F.B. ou pas ? c'est pourtant facile. Mais ça me demande un sacré effort cette année.

J'attends, peut être ce soir.

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18 août 2014

vers la fin

vers la fin de l'été ? oui nous y allons en espérant que malgré tout les beaux jours vont revenir.... ras le bol de cette flotte, ras le bol de la grisaille, c'est pas que j'aime tant la chaleur mais il y a des limites quand même

vers la fin de ma colère ? j'ai l'impression que ça s'apaise doucement. On s'envoie des sms polis au sujet de notre mère, je n'ai pas encore le courage de la voir, même si finalement elle n'y est surement pour rien, mais elle ne me le dit pas. C'est surement mon orgueil qui est touché. Je me suis crue si importante, la tante adorée, enfin j'aurais surement voulu ça.

vers la fin de ses jours ? non elle est encore présente. Elle ne parle plus qu'en charabia avec des mots la plupart du temps incompréhensibles, je la ballade en fauteuil roulant, ce n'est pas si facile.

 

21 mai 2015

C'est rare !

Il m'arrive parfois de ressentir une espèce de douceur, de lumière, de quiétude, qui me fait penser que j'ai tout ce qu'il me faut, que je suis bien, à ma place, que rien ne peut m'arriver, que tout roule. Le corps le ressent, apaisé. Cà ne dure pas longtemps. Mais ce moment là je le bénis. Ainsi, ça m'est possible d'être comme ça. J'attends la prochaine fois. C'est curieux. Rien d'exceptionnel ne s'est passé. Je suis juste bien. Les tourments sont envolés. Tout ce qui m'encombre m'a lâchée. Je pense que c'est cela vivre l'instant présent...... La méditation, je n'ai jamais tentée. Il ne manque pas de propositions. D'ailleurs, n'y a t il pas trop de commerce de tout cela ? c'est à la mode. J'ai lâché pour un temps l'initiation au yoga car j'avais du mal pour les mouvements, je ne veux pas avoir plus mal après la séance. Il y avait aussi dans le groupe quelques illuminées qui commençaient à me fatiguer. Peut être je retenterai quand ça ira mieux. J'aimais bien l'animatrice. Mais il y a énormément de commerce derrière. Elle propose encore et encore autres choses, des jours de bonheur, voire des week end de bonheur. Je ne pense pas qu'on puisse acheter du bonheur. Faut pas exagérer. Aller marcher procurera sans doute autant de bien et ne coûtera pas un rond. Bon, il y a le plaisir de rencontrer des gens à ces moments là et de sympathiser, ou pas. C'est la différence avec une marche solitaire. C'est facile quand on est moyennement bien de se faire happer par les marchands de bonheur. Nous sommes des proies si fragiles dans ces moments là.

20 mai 2015

Hier soir

Je devais regarder un film hier soir et je me suis posée là devant cet écran. Je suis allée revoir dans les commentaires, on peut les classer par interlocuteur. Depuis 2008, beaucoup sont passés une seule fois ou deux, ou plus, puis ont disparu, leurs blogs n'existent même plus.... Que sont ils devenus ? D'autres commentaient sans avoir de blog. Il m'est arrivé de recevoir aussi des mails.

Et puis d'autres sont fidèles, pas depuis le début, mais pas loin....

Ces échanges qui ont lieu ici, que m'apportent ils ? j'ai remarqué que certains commentaires étaient restés sans réponse, des témoignages de phobiques sociaux qui tombaient là bien après la parution du post. Et puis durant un temps je ne répondai pas forcément. Quelques uns me l'avaient fait remarquer quand je me plaignais du manque d'échanges. J'ai essayé depuis de mieux répondre. Je vois que sur d'autres blogs, certains ne répondent pas forcément non plus et reçoivent beaucoup de commentaires malgré tout.

Ils m'apportent la joie de la communication... Peut être que c'est mieux en vrai, dans la vraie vie. Mais c'est bien aussi ici. On peut relire, j'ai relu de nombreux mots hier soir. Il y en a de très touchants, remarquables. J'en étais encore toute étonnée.

Pourtant il m'arrive d'avoir peur, d'être démasquée, même si aucun nom, prénom, lieu n'apparaît ici. Mais sait on jamais ?

Je suppose que c'est la même chose pour vous, chers lecteurs, vous y trouvez des échos à votre propre vie.

17 mai 2015

je voudrais retrouver mes bras

Je voudrais retrouver mes bras, mes vrais. Là j'ai des demi-bras, ils veulent bien conduire mais pas trop longtemps, ils veulent bien cuisiner mais pas trop longtemps, ils ne veulent pas repasser, ils ne veulent pas faire le grand ménage, ils ne veulent pas me laisser tranquille, puisent mon énergie, ils ne veulent pas jardiner, à l'occasion juste arracher un peu d'herbes, et puis après ils s'en souviennent et me laissent tomber lourdement dans le canapé.

Hier soir j'ai cuisiné pour les amis qui venaient nous inviter au mariage de leur fille. Moment prévu, choisi entre le samedi et le dimanche. Venez donc samedi. Je n'ai pas dit que ce serait moins compliqué pour moi, mais je l'ai pensé. Repas plus simple pour le soir. Quelques radis, saucisson, petits gateaux sur le table pour l'apéro. Des lasagnes au poulet-curry-coco avec de la salade qui m'ont bien pris mes bras l'après midi. Des petites verrines sablé chocolat-fromage blanc de chèvre-fraise-menthe.... et une infusion. C'est déjà ça, c'est déjà ça .... chante Souchon sauf qu'il parle pas cuisine, bon je m'égare.

Elles ont apporté des cadeaux pour bébé, chacune le leur, et aussi un cadeau pour moi : des confiseries dans un joli bocal. Elles ont toujours été comme ça, elles offrent, elles offrent, elles ont un réel plaisir à faire ça. Je ne suis pas comme elles, je n'y arrive pas. Un peu oui, mais pas tant que ça. La peur de manquer est présente chez moi, tout le temps.

Ils nous ont donné l'invitation, jolie. Nous y serons à ce mariage, bien sur, on ne va pas refuser cela. On est tellement frustré de vivre le contraire dans notre famille. J'espère que d'ici là j'aurai retrouvé un peu plus de mes bras pour être plus à l'aise, parce que c'est fatiguant, parce que je suis toujours très fatiguée, parce qu'ils m'épuisent. Comble de l'invitation. D'autres amis nous convient le même jour au mariage de leur fils, pour le soir. Deux invitations dans la même année, deux le même jour. J'ai un problème avec les mariages.

Ils ont vu les travaux, ça faisait longtemps qu'ils n'étaient pas venus à la maison, je n'invite guère à cause de tout ça. J'ai l'impression qu'elles ont aimé.

Aujourd'hui je voudrais retrouver mes bras pour sortir les grosses potées de fleurs qui sont encore sous serre. Je ne pourrai pas le faire seule.

Vous comprenez, le froid, le vent dans la tête, si peu de bras, les mariages..... tout ça ......

29 janvier 2015

bientôt prendre l'air....

Parce que les voyages forment la jeunesse....

Nous y pensons depuis un moment. C'est moi qui traîne du pied parce que je ne veux pas prendre l'avion. Enfin je ne peux pas pour l'instant. Alors l'Espagne en voiture, c'est gérable. Au début, on devait aller tout dans le bas. Mais nous nous y prenons trop tard. Nous n'avons qu'une semaine. Le couple d'amis qui aurait sans doute préféré prendre l'avion est partant avec nous. Depuis quelques jours, nous cherchons beaucoup sur internet, aussi par des agences. Il y a multitude d'hébergement, on passe trop de temps à surfer. C'est arrêté depuis hier. Quelques jours à Barcelone, un hotel trouvé. Regarder les avis qui passent du meilleur au pire. C'est fastidieux. J'espère qu'on a bien choisi. Puis quelques jours du côté de Perpignan sur la côte. Une formule chambre d'hote trouvée. On nous conseillait avril. Mais on ne fait pas comme on veut quand on est en activité. Nous avons laissé tomber les agences et leur prix faramineux. Pourtant c'est comme ça que nous étions partis à la Réunion et au Maroc. Mais bon, pourquoi dépenser plus ? Maintenant va falloir que je cherche un peu comment faire notre programme.

5 novembre 2014

souvenir

J'allais souvent au jardin de ma tante, dans la commune voisine. C'était le jardin hérité de la belle famille de ma tante, il y avait aussi une maison. Dans la maison, vivaient des locataires. Je ne sais pas ce que nous étions à faire dans ce jardin, c'était sans doute l'été, et chez les locataires, il y avait une fille en vacances, je ne me souviens pas de grand chose de plus, je crois juste qu'elle s'appelait Anne et qu'elle habitait au Havre. Le Havre ? je crois bien que je n'avais jamais entendu parler de cette ville jusqu'à ce jour. Je ne comprenais pas bien que cette petite fille ait fait tant de chemin pour venir en vacances ici. Je ne l'ai donc vu qu'une fois et je ne l'ai pas oublié quoique je ne me souviens pas de son visage. J'avais du passer un moment à jouer avec elle, j'aimais bien les nouvelles rencontres, ce n'était pas fréquent, j'avais du être très intimidée au départ. Cela faisait partie des surprises de la vie. Sans doute, Anne vit quelque part, ou bien ne vit plus.

Ces gens qu'on ne voit qu'une seule fois et qu'on n'oublie pas, c'est curieux.

Plus tard, pendant des vacances, nous avons aussi croisé des gens intéressants qu'on aurait aimé revoir mais qu'on ne revoit pas, à cause de la distance et puis la demande n'est pas toujours réciproque. J'entends souvent dire ceux qui rentrent de voyage : ils avaient noué contact pendant le voyage et puis à la fin ne se sont même pas échangé les coordonnées.... ça me fait toujours un peu rager.

 

2 novembre 2014

Constat

J'ai une soeur.

Maman n'avait que des frères, papa n'avait que des soeurs.

J'ai un fils, une fille, un fils.

Ma fille vit avec quelqu'un qui n'a que des soeurs. Mon jeune vit avec quelqu'un qui n'a que des soeurs.

Mon mari n'a que des soeurs.

Pourquoi regarder tout ça ? problème avec les femmes ? toutes des chieuses ? non.....

Mon père a souffert avec ses soeurs, il était le dernier de la famille, elles étaient bien spéciales.

Mon mari a souffert avec ses soeurs "jeunes filles trop bien rangées" et lui là dedans qui ne s'y retrouve pas.

Je n'ai pas beaucoup d'amies. Peut être parce que ma mère n'en avait pas non plus. Enfin, je pense qu'elle en avait avant de se marier, et puis après ..... niet.

Je peux pas dire que je n'en ai pas, mais bon, ce ne sont pas les vraies grandes "meilleures amies du monde". Enfin est ce que ça existe ? dites le moi.

Cà parle chiffons, cuisine, enfants, tout le temps ..... Je voudrais parler poésie, oui il y en a qui aime ça, mais pas chez moi, ni autour de moi, ou parler d'autre chose.....

Cà parle boulot, que puis je dire, moi, je travaille chez moi, à mon compte... je n'ai pas (ou si peu) de collègues. J'ai des clients et des fournisseurs. J'ai des comptables, de l'administration en veux tu, en voilà ..... Je n'ai pas les dernières cocasseries des filles de l'usine ou du bureau....

Bref, avec elles, je préfère être seule, et sans elles, je préfère qu'elles soient là.......

Ma fille n'a pas toujours eu la vie facile aussi avec les filles.

Est ce un gène chez nous ?

Quand je les vois en bande organisée, en longue promenade familiale, en procession, en magasinières, en sortie d'école, en réunion "tupeuvoir", elles ont l'air d' "ETRE" et moi je ne SUIS pas.

2 novembre 2014

les jours se suivent ....

En fin d'après midi, je me suis dit que ça me changeraitd'aller voir ma mère, et j'ai envoyé un sms pour savoir si elle était déjà allée. Non, elle m'avait laissé la place.

J'y suis allée. J'ai eu de la chance. Ma mère n'était pas trop mal. Quand je suis arrivée, elle était dans le noir, personne ne lui avait mis ni la lumière, ni la télé. Je l'ai emmenée se promener dans les couloirs. Ce n'est pas une super promenade, mais je me dis qu'au moins elle a d'autres sensations. Puis j'ai mis la télé, et je lui prends les mains, je lui caresse, je lui masse. Elle était calme et plutôt sereine, j'ai eu quelques sourires et quelques paroles compréhensibles. J'ai eu de la chance.

Avant de partir j'avais réussi à ranger ma salle à manger, il y avait de la paperasse qui trainait partout. Le meuble bas est parti chez celle qui va le relooker. Avant, j'aurais pensé le faire toute seule. Je n'ai plus confiance en moi pour ça. Je ne veux pas qu'il soit raté. La semaine dernière, je l'avais tout débarrassé, tout ce tas de vaisselle que j'ai logé dans l'armoire, celle qui est là pour l'instant, et qui sera remplacée bientôt par une moins grande, mais toujours ancienne. Finalement je ne peux me passer de vieux meubles.

Hier soir j'ai regardé "échappées belles" sur la Réunion et Maurice. Ah la Réunion, ce voyage de 2009 qui est resté comme une lumière dans ma vie, comment j'ai fait pour faire 12 h d'avion, je m'en sens incapable aujourd'hui, et puis ces gens, ces paysages, cette sensation d'extraordinaire .......    

Finalement je ne me suis pas occupée de mes fleurs. Ce sera sans doute pour aujourd'hui, il faut que je me motive.

Lui est très occupé à gérer le séchoir, c'est le grand moment de l'année, pas de dimanche, pas de jour férié...... quand ça tourne, ça tourne, c'est comme ça, je le dis, mais je l'accepte mal, parce que je vois tous ceux qui se promènent. Mon téléphone n'a pas sonné du week end, personne n'a pensé que je pouvais me sentir un peu seule.

C'est sans doute ce que connaissent beaucoup de personnes seules, vraiment seules, les célibataires, les veufs, les divorcés, se sont il habitués ?

Mais on peut être en couple et avoir ce genre de moment à cause du travail.

Le monde est égoïste. C'est juste un constat, pas un jugement, car moi aussi je suis sans doute égoïste quand je vais bien et que je ne pense pas forcément aux autres.         

31 octobre 2014

le coucher de soleil

J'ai conservé des dessins, des peintures, c'est au fond de cartons, là où j'ai gardé plein de souvenirs d'école, j'aurais bien envie de les ré-ouvrir, de relire les rédactions, de feuilleter les cahiers, je n'ai rien du primaire, mais j'ai tout du collège au lycée.

Je pense souvent à ces peintures. Je crois avoir fait ça deux fois : sur une grande feuille, peindre de jaune à rouge toute la feuille façon coucher de soleil. Puis dans un papier déjà noir, dessiner et découper des formes, ce que l'on veut. Une fois, j'avais pris une haie, des arbres.... puis une autre fois des taureaux qui s'affrontent. Les formes noires sont collées sur la peinture coucher de soleil, et le tour est joué.

C'est beau un coucher de soleil.

Souvent, je l'observe, je le prends en photo, jamais la même photo, toujours autant de mystère..... c'est beau, c'est poétique, c'est apaisant, c'est romanesque, ça vous remplit. Le plus beau que j'ai vu, c'est au Maroc, dans le désert, il était à couper le souffle.

Je me revois presque faire ces peintures, alors que la plupart des gens ont oublié ce qu'ils faisaient à l'école.

Je ne sais pas pourquoi car je n'ai aucun talent de peintre. C'était fait, les consignes totalement respectées, j'étais contente de l'avoir fait. Le souvenir est intact.

Oui, je respectais les consignes, comme je les respecte à l'atelier d'écriture. Jamais je ne suis à côté tandis que d'autres s'y retrouvent, souvent involontairement, parfois volontairement.

J'obéis.

Ce soir je vais apprendre à dire NON, en effet, le thème de la réunion sera celui ci.

Parce que, souvent, par peur de blesser ou de déplaire, on dit oui, on s'engage dans des trucs qu'on ne veut pas forcément, mais on dit oui, et on regrette aussitôt.

J'ai su dire non parfois et je m'en réjouis. Non à des gens qui voulaient venir pique niquer chez moi, soit disant pour nous distraire, surtout ma mère, tandis que mon père était hospitalisé. Il a fallu que je monte le ton pour dire NON et NON, pour qu'ils ne viennent pas, ma mère était bien trop fatiguée. Quel souvenir celui là ! c'était ma belle famille qui s'invitait chez moi. J'ai dit NON aussi parfois à des demandes en bénévolat parce que je ne le sentais pas.

Apparemment, il y a des gens qui ne savent pas du tout dire NON.

 

Je reviens au coucher de soleil, j'en ai vu un cette semaine. J'essaie de me traiter avec douceur. Aussi j'ai répondu OUI à la demande d'une amie pour partir une journée, elle était en vacances. Direction LA MER....... Cet endroit que j'apprécie, le même que les deux dernières fois.  Sandwich dans le sac, nous avons marché d'un pas tranquille. Il y avait un peu de monde mais pas trop. Il faisait doux. Pique nique sur un banc. Puis balade dans le centre, hélas la mercerie que j'avais envie de découvrir était fermée, "fermé le mercredi". Nous avons bu un chocolat chaud en terrasse, bon il n'était pas terrible, sans doute de l'eau et de la poudre. Puis nous sommes rentrées.

Je rêve toujours d'aller seule à la mer, parce que j'ai encore eu l'impression de louper quelque chose, parce que deux femmes ensemble, ça parle trop.

 

18 juillet 2014

Travailler chez soi

Travailler chez soi n'est pas sans difficulté. Aurait on idée d'aller voir son frère ou sa soeur, ou son copain à son poste dans son usine, ou bien dans son cabinet d'infirmière ? Peut être si vraiment y a urgence. Notre travail à nous se passe chez nous, le bureau est dans la maison. Il se peut que nous soyons à la maison ou dans les champs ou en réunion à l'extérieur ou à faire une course. Et bien souvent n'importe qui débarque chez nous, sans imaginer une seconde qu'on travaille. C'est arrivé cette semaine. De la famille en vacances dans le coin. Ils ne s'annoncent pas. Ils arrivent avec leur short de vacances, leur sourire de vacances, leurs mots ironiques de vacances. Et nous ? On fait comment. Monsieur les reçoit malgré tout alors qu'il est débordé.

Et rebelote ce midi : c'est moi qui les ai reçus et vite.... J'arrivais de conduire mon fils chercher un matériel, je repasse à la maison pour cuisiner, ça urgeait, ils ont du voir à ma tête que c'était pas le bon jour. Cà a été vite expédié.

Ce n'est pas bien ? peut être. Moi je ne dérange personne sur son lieu de travail, à part le médecin, le kiné, l'infirmière, mais là je paie.

Ces vacanciers se croient tout permis, ils n'ont plus le sens du travail.

Cà me gonfle.

18 juillet 2014

la grand'messe

C'était hier soir. Dès les annonces du festival, je m'étais posée la question. Est ce que j'irais ? au début non, y aura trop de monde, et puis je suis pas si fan que ça. Puis au fil du temps, certaines personnes l'ayant vu m'ont encouragée "c'était vachement bien, faut y aller". Donc dernièrement je jette un oeil sur les réservations, il reste des places, je finis par convaincre ma cousine d'y venir, elle se décide, je prends 2 places. Nous y serons. Sauf qu'il y a quelques jours, je commence à regretter, je me rends compte que c'est debout (pas de gradins, pas de sièges), que c'est une immense foule attendue, que "comment va t on gérer ça" ? Les portes ouvrent à 16 h. On ne va pas aller cuire dès 16 h là bas quand même. Et est ce qu'il va y avoir des bouchons ? A force de concentration, nous décidons de louper la première partie et de partir que pour la deuxième. Départ 20 h 30. Super, ça roule tranquille. On découvre le fléchage et on suit tout bêtement, on ne bouchonne pas. On arrive dans un immense parking, plein de gens arrivent comme nous. On suit, on prend note du nom du parking parce qu'il faudra retrouver la voiture, et ce n'est pas si simple. On arrive sur le lieu du concert, y a vraiment foule, on parle de pas moins de 25 000 personnes. Nous resterons sur le côté, on sent de l'air, on est très loin de la scène, il y a deux grands écrans heureusement. Et puis le show commence. Comme on est loin, sans doute on loupe beaucoup de la magie. Mais toutes les deux, on n'arrivera pas à s'envoler. Est ce un problème de génération ? il y avait toutes les générations. J'ai trouvé longs les intermèdes entre chaque chanson. Les quelques mots échangés avec le public, bof ! il était question de frites, surtout. Non je ne suis pas entrée dans la danse. Mais je ne regrette pas d'avoir assisté au spectacle de ce "phénomène de société". Je pense que c'est la première fois de ma vie que j'étais avec autant de monde regroupé. A la fin de la soit-disant dernière chanson, nous sommes parties et le long du chemin, nous avons vu le feu d'artifice, c'était chouette ! Nous avons retrouvé facilement notre voiture et n'avons pas bouchonné. On en a ri. Comment se fait il que c'était si simple pour nous ? les "mamies" du festival ont été bien aidées, faudrait pas les dégoûter, des fois qu'elles ne voudraient plus revenir. Vous avez deviné qui était le chanteur ?

31 mai 2014

fragile

Hier soir comme tous les mois, je suis allée à la réunion de l'asso qui s'occupe des anxieux, nous étions une dizaine, c'était intéressant, ceux qui sont là sont ravis, ils disent qu'enfin ils peuvent être vrais. Moi aussi, je m'y sens bien, comme dans une autre famille.

Aujourd'hui, j'ai pensé à aller au cinéma, peut être seule, puis j'ai eu envie de le proposer. J'ai commencé par R. qui finalement n'était pas disponible, partie pour plusieurs jours, puis j'ai contacté ma soeur, au début elle a hésité car prévu autre chose, puis finalement a changé son programme pour venir car elle avait envie aussi de voir ce film. J'aurais aussi aimé éventuellement assister à une conférence d'un écrivain mais on ne peut pas être en deux endroits à la fois, et puis quelqu'un m'a dit qu'il y avait ça mais ne m'a pas proposé de venir aussi. Et puis je voulais aussi voir ma mère avant. J'ai donc commencé par la maison de retraite, ma mère n'était pas au mieux, elle avait de la fièvre ce matin et semblait bien fatiguée et diminuée. Je lui ai fait manger son goûter comme un bébé. Puis je suis allée à la petite ville d'â côté où finalement il y avait pas mal de monde à cette séance de ciné. Faut dire qu'à celle heure là, la séance est moins chère. Mais je pensais que le soleil n'inciterait pas les gens à s'enfermer. J'ai retrouvé ma soeur, ça faisait bien longtemps qu'on n'était pas allé au ciné ensemble. De toute façon, même si elle avait refusé, j'avais l'intention d'y aller, et seule, ç'aurait été une première.

Je me rends compte qu'il faut toujours s'avancer vers les autres, et qu'on n'a si peu de retour, ça me rend bien fragile cette sensation. J'ai l'intention d'aller plus souvent au cinéma, finalement y aller seule ne semble pas si difficile.

Demain, ce sera un jour de cérémonie. Il y a bien longtemps aussi que je n'ai pas assisté à une petite Communion. Tout cela me semble bien dépassé. Mais nous sommes invités.

1 avril 2014

rassurée ?

Ce matin, à jeun, et vessie pleine (j'avais mis le réveil à 5 h 30 pour faire pipi - après pas de pose pipi jusqu'à l'examen), me voilà arrivée pour une fois très en avance chez le radiologue. Pas de douche, pas de café, rien..... vous auriez vu ma tête ! et il n'a rien trouvé d'anormal : tout va bien chez les reins, la vésicule, le foie, le pancréas. Ah ben en voilà d'une bonne nouvelle.

Mais alors qu'est ce qui cloche ? il va falloir continuer à chercher. Peut être rien trouvé. Peut être juste héréditaire, la belle affaire. Peut être le stress (ah oui le stress, ce serait pas étonnant), ou la chère ménopause. En tout cas, aujourd'hui ne fut pas une journée bien productive. Je m'endormais tellement en sortant de table où je n'ai pas eu beaucoup d'appétit que me voilà partie pour une bonne sieste où je n'ai pas fermé l'oeil.

Et voilà encore une journée de bien fichue en l'air.

Un appel tout à l'heure : hésitation. Puis c'est OUI. Mon premier pèlerin de l'année s'annonce pour jeudi. Va falloir que je range un peu le b...el. Dans quelle chambre je le mets ? sous sol ou en haut ? salle d'eau à revoir,        mon Dieu, donnez moi du courage.....

19 décembre 2013

il faut s'apprivoiser

Quand je suis rentrée au club photo, je ne me suis pas sentie bien tout de suite, loin de là. Ils parlaient de leur technique, ils avaient leur langage, leurs affinités, ils semblaient un peu prétentieux au premier abord. J'ai pensé que ça allait être dur, qu'il faudrait persister, que je ne savais rien, que je devrais être très humble. J'ai du assister à 3 réunions avant la sortie photos. Pour la sortie, je me suis avancée : j'ai proposé d'emmener ma voiture. Je n'ai pas communiqué beaucoup. Je suis retournée à une réunion depuis. Là je me suis sentie un peu plus à l'aise. Entre temps il y a des mails qui circulent, des compte rendus de réunion, des invitations, le programme, et même parfois des mails genre petite annonce ou autre.

J'en ai reçu un pour savoir si je venais au prochain cours. J'ai répondu oui. Puis je me suis autorisée à lancer un mail d'aide pour trouver un truc précis pour Noel et que peut être les amateurs de photo sauraient où trouver. Et bien, je suis drolement contente. Deux m'ont déjà répondu avec de très bonnes pistes et un ton très aidant et amical.

L'autre jour, quelqu'un a aussi annoncé la naissance de son fils avec une très jolie photo. On se connait à peine mais je suis dans la liste. Je l'ai immédiatement félicité pour l'évènement et la si belle photo.

Ainsi les liens se tissent petit à petit et je me dis que j'ai bien fait de résister. C'est normal qu'au départ on se regarde un peu de loin. A moi de faire ma place. Par contre, les cours sont difficiles, je suis loin de comprendre, et le matériel que j'ai est de bas de gamme. Tant pis je persiste et je découvre de belles personnes que je ne connaissais pas. Finalement dans tous les groupes où je suis allée, je découvre de très belles personnes et ça, c'est précieux.

9 décembre 2013

passent les jours ..........

pas une seule déco de Noel chez moi pour l'instant, peu de cadeaux achetés..... Ferais je de la résistance ? Ah comme j'aimerais que ma mère sorte la petite boite où il y avait la crèche et le vieux papier qui servait tous les ans. On rangeait le dessus du buffet et là quelques jours avant Noel, on installait tout ça très simplement. Ma soeur qui voulait en faire un peu plus mettait une lampe sur une pile électrique, avec du papier rouge, et ça faisait joli à l'intérieur. Est ce que les gens qui sont dans ma maison d'enfance feront la crèche ?

Nostalgie quand tu nous tiens.

Nous sommes allés à un marché de Noel samedi, qui ressemblait plus à une fête foraine qu'à un marché. J'y ai trouvé quelques petits trucs en bois à offrir aux petits de mes neveux.

Ensuite nous sommes partis avec un couple d'amis voir notre fille qui dansait en duo, une nouvelle création. Elles étaient invitées par une compagnie qui se produit tous les ans dans la moyenne ville. Dans ce collectif, l'une des danseuses était la prof de ma fille quand elle était ado. Nous avons passé une bonne soirée mais notre fille a été déçue par l'accueil qui leur a été réservé, pas des plus chaleureux. Le groupe qui organisait se connait très bien et rassemble un nombre important, tandis qu'elles arrivaient à deux. Est ce la loi du nombre ? Du coup, je suis revenue moi aussi un peu déçue de cette attitude que l'on retrouve si souvent. La loi de la jungle est partout.

Vendredi, il y a la réunion de Noel pour l'asso des anxieux, on fait la soirée "petits cadeaux" et là non plus, je n'ai rien......  Faut que je me grouille. J'aurais aimé créer, je pense que je n'aurais pas le temps.

 

 

23 octobre 2013

7 jours

un record ! 7 jours sans écrire ici, mais j'ai écrit ailleurs.

Samedi, par exemple, j'ai écrit chez moi en atelier. C'était prévu : un défi pour moi. Recevoir le groupe. Pas fait le ménage avant, tant pis. Pourtant ce n'était pas nickel. Je les connais presque tous, sauf une dame que je vois pour la première fois.

Première consigne : nous sommes installés dans la véranda, et nous voyons bien dehors tout autour, nous devons glaner des mots de ci de là par l'observation, ensuite nous écrirons un texte libre avec ces mots là et nous piochons aussi des mots d'une liste que l'animatrice nous a donnée. Lecture.

Pour la deuxième consigne, nous partirons en voiture après avoir chaussé les chaussures adéquates. Nous serons au bord de l'étang et composerons avec ce que nous voyons, plus quelques mots de la liste toujours. Lecture sur place, puis deuxième lecture à la maison. Déjeuner pique nique. J'ai fait un crumble pour tout le monde en dessert.

Nouvelle consigne : observation de rameaux de buis, chacun le nôtre, trouver des mots. Puis nous partons dans le bois en voiture pour glaner des mots. Retour pour écrire un texte récit s'inspirant du bois. Lecture.

3ème consigne : nous partons encore pour un autre lieu de la forêt où du bois est stocké en gros tas. Nous cherchons des mots, nous donnons chacun le notre à l'animatrice, et hop un scriptoclip ! lu sur place. Puis nous choisissons chacun notre tronc d'arbre dans les tas et un quatrain pour chacun. Lecture. Retour.

Pour clôturer, elle donne à chacun un papier avec "soit-disant" le nom de quelqu'un du groupe à qui on s'adresse en écrivant sur la journée. Moi je reçois "le groupe", donc j'écris. La première qui lit s'adresse à moi, la deuxième aussi, j'ai compris qu'ils avaient tous eu mon nom et m'écrivaient en me remerciant. Ce fut le moment "émotion" car je n'ai pas l'habitude de recevoir des mots rien que pour moi. Les yeux se sont vite mouillés, surtout quand T. m'a remercié de l'avoir entraîné à l'atelier. T. je le connais ailleurs, il est à l'asso des anxieux, il écrit merveilleusement bien, il est épatant. Et là, d'un coup, je suis de plus en plus émue. Je dis au groupe que l'écriture m'a aidée, qu'il y a quelques années je n'aurais jamais fait ça, je ne m'en croyais pas capable, et j'espère que T. ça va beaucoup l'aider aussi.

Je suis k o quand ils partent. C'était une belle journée.

 

12 octobre 2013

on ne rattrappe rien

Depuis quelques années, j'ai envie de faire plein de choses, alors qu'avant je végètais, je n'avais pas encore reconnu cette phobie sociale, je crois qu'à partir du moment où j'en ai eu pleinement conscience, les choses ont avancé. Petite, je n'en avais pas du tout conscience, j'avais seulement honte de ma situation sociale. Ado, c'est pareil, j'ai composé avec ma vie. Une fois adulte, c'est là où j'ai commencé à galérer me rendant compte qu'il y avait des étapes que je n'avais pas bien passées. Il me manquait le modèle.

Alors, au lieu de faire, j'ai fui. Combien de migraines sans doute psychologiques (enfin je ne sais pas) m'ont mises de côté. Combien d'excuses bidon j'ai pu trouvé. Je me souviens : on était en vacances (de ce temps là on arrivait à en prendre plus facilement) et nous étions invités à une fête juste le jour du retour, il aurait fallu donc revenir un jour plus tôt. Ah quel alibi j'avais là ! on ne va pas raccourcir nos vacances quand même, et le tour était joué, on n'irait donc pas à la fête. Ils ne nous ont plus jamais invités ! Je composais toujours pour éviter, mais tout cela presque malgré moi..... c'est difficile à expliquer. La peur prenant tellement de place que le cerveau était guidé de façon à éviter, sans que je sois totalement consciente.

Ce que j'ai fait malgré tout : j'ai assisté aux réunions d'école parce qu'intérieurement je m'étais juré de faire mieux que mes parents. Au moins j'étais vue, j'existais pour les profs, mais ça n'allait pas bien loin. J'ai fait partie de l'asso des parents, mais là j'ai bien galéré, je m'arrangeais encore une fois de ne faire à peu près que ce qui me convenait, donc rien de naturel. Et pas réussi à me faire de vraies relations alors que c'est le moment où j'ai contacté des gens de mon âge et de mon secteur. Et puis j'avais l'impression de ne pas avoir d'avis sur les choses.

Depuis qu'on m'a aidé à y voir plus clair, je tente de faire des choses : j'ai fait du développement personnel et j'ai vu que je pouvais avoir ma place dans un groupe. J'ai fait de la gym. J'ai fait de l'écriture. J'ai fait de l'anglais. Je prends des cours de photo. Je suis dans une asso pour l'anxiété et une asso pour ma commune. Tout cela bien sur c'est un long chemin de difficultés, mais au moins je suis sortie de mon trou.

Mais toutes ces années gâchées ne peuvent se rattrapper. Tout ce qui aurait pu naître et être encore aujourd'hui n'est pas au rendez vous. Même si je noue des relations aujourd'hui, il y a un grand vide d'une époque passée où je n'ai pas semé. Et je le sens.

 

23 août 2013

me revoilà !

J'attendais gentiment qu'on réponde à mon précédent post, je n'ai pas fait de grandes découvertes, je sais à peu près qui me lit, peut être certains sont passés sans répondre, sans doute, mais il n'y a pas foule. Une personne qui n'avait pas donné signe de vie depuis longtemps alors que je la suivais régulièrement sur son blog de l'époque a osé, et j'en suis très heureuse. J'avais beaucoup aimé ses témoignages de vie, d'enfance difficile, elle n'en était pas indemne, je me sentais proche. J'aime la blogosphère mais j'ai eu des déboires, aussi je suis prudente.

Sur un forum, il y a déjà longtemps, je n'ai pas la mémoire, j'étais entrée en contact avec une personne atteinte d'une maladie au nom compliqué, on s'était trouvé des points communs, ce n'était pas encore le temps des blogs, je pense qu'on avait échangé à partir du forum puis en mails privés. Elle était partie en vacances et m'avait demandé mon adresse courrier pour une carte postale, j'étais ravie, j'avais reçu la carte. Je crois que c'est là où j'avais cherché son numéro de téléphone et j'avais osé l'appeler : et là, ce fut très brutal. Elle m'a rembarrée complètement, m'a ignoré et m'a dit de ne plus jamais recommencer, ne voulait pas de pitié..... J'ai respecté, plus jamais eu de nouvelle ! mais qu'est ce que ça m'a fait mal. Ce n'était pas de la pitié que je voulais lui donner, c'était de l'amitié, faut dire que j'en cherchais aussi de l'amitié.

Plus tard, sur un autre forum, j'entrais en relations avec quelques personnes, très prudemment, ce fut juste gentil, rien de plus, d'ailleurs ces personnes ont quasiment toutes disparues de mon environnement, juste une avec qui j'ai gardé le contact par son blog.

Je dois pas être douée pour les relations, derrière l'écran, ça me semblait plus facile, dans la vraie vie, vous savez bien que j'ai du mal, finalement ce n'est facile nulle part derrière ou devant l'écran, c'est comme ça.

Alors, quand je vois les blogueurs qui se rencontrent tant et plus, je suis un peu amère, doucement amère, j'aimerais en faire autant, mais trop méfiante sans doute, je passe................................

17 août 2013

Qui me lit ?

Parfois je me demande quand même qui me lit.

Il y a S. je le sais car elle me le dit.

Il y a bien longtemps que je n'ai pas donné mon adresse de blog à personne. Je l'ai donné seulement à quelques personnes que je connais et auxquelles j'ai fait confiance pour qu'elles soient discrètes. Certaines connaissent d'autres personnes que je connais et je ne voudrais surtout pas qu'elles en parlent. Finalement je ne sais plus trop à qui j'ai donné l'adresse. A Transparente, aussi, je pense qu'elle me lit toujours. A Syl., je ne sais pas si elle me lit toujours.

A deux personnes qui m'ont aidée : Cl. et Ch., par leur enseignement, passent elles par là ? ça fait si longtemps.

A C. qui écrit aux ateliers avec moi, je ne sais pas.

A quelques autres sans doute - là je ne sais plus tout à coup. Parfois j'ai regretté de l'avoir donné cette adresse. Quand c'est fait, c'est fait, c'est trop tard. J'ai même pensé à déménager.......

A quoi cela sert de s'exposer comme ça ? C'est pour le partage, l'impression que cela pourrait créer des liens plus étroits, plus justes, plus sincères, que cela les aide, elles et moi avec. Qu'elles osent éventuellement faire de même - qu'elles se libèrent un peu.

Et puis il y a les blogueurs. Sans doute, des anonymes qui passent par là et filent vite leur chemin, y a pas grand chose à gratter dans ce blog. D'autres un peu plus assidus, Jeanne, Pierrot, Anouchka, Alain, Mathilde, Célestine ce matin, j'en oublie bien sur, d'autres qui ne commentent jamais mais qui sont là derrière leur écran, d'autres qui commentaient avant et jamais plus maintenant, mais passent ils quand même ?

 

Alors pour une fois, laissez moi un com si vous lisez celui là, juste pour manifester votre présence. Un peu comme à l'école : PRESENT, si vous voulez faire court, ou plus si vous avez envie : juste qq mots sur mon blog. J'aimerais battre mon record de commentaires, ça va pas être dur !

5 août 2013

difficultés

L'été parait toujours magnifique de bons moments, de légèreté, d'idéal, de voyages, d'amis, etc.

En ce moment, hélas, je ne ressens pas tout ça. Je ressens de la fatigue et pas d'envie, de la pression autour de moi, trop d'agitation, trop de choses qui m'agacent. J'espère que ça va évoluer en mieux être.

Même hier, alors que nous étions en pique nique, ils m'énervaient. Voilà que je ne supporterais donc plus grand chose.....

 

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