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sensiblement
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14 juillet 2015

Cher blog !

Je voudrais aujourd'hui te remercier parce que tu es mon fidèle, mon meilleur pote. Toi seul te rend disponible toujours pour m'écouter et ne pas me juger, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour de l'année. Pas besoin de te prévenir, tu es là. Je laisse aller ma plume, tu ne dis rien, tu te laisses faire. Tu dois être sensible comme moi pour accepter tous ces mots sans rien dire. Depuis 2008, jour où je t'ai rencontré, tu m'aides jour après jour à m'exorciser de mes peurs, de mes doutes, de mes colères, surtout vis à vis des autres humains et encore je ne fais pas de politique.... je ne t'agace pas trop avec les "grands sujets de société" car je ne sais écrire là dessus, je laisse ça à des plumes plus averties. Je te parle juste de mon petit monde, là tout autour de moi. Je n'oublie pas mes joies parsemées de ci, de là. C'est très bien comme ça. Pourvu que ça dure. Et dire que la plupart ne livre jamais leurs émotions, leurs chagrins, leurs joies. Moi, j'ai un grand besoin de dire, dire et redire, et écrire, crier..... parce que c'est comme ça !

Peut être est ce en train de devenir ringard ? mais moi j'aime mon blog...... ET LES VOTRES AUSSI, je les aime !

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1 novembre 2014

en ce jour !

On a l'habitude de dire, quand le temps est moche, c'est un temps de Toussaint. Cette année, ça ne se vérifie pas. Il fait doux. J'ai eu trop chaud cette nuit, j'ai mal dormi. Après les réunions, ce n'est pas toujours facile de s'endormir. Cà remue des choses. On est d'accord avec plein de choses dites, et puis parfois, ça vous titille un peu.

Je me suis vue coupable hier soir de réagir comme je le fais, dans mon problème de famille. Savoir respecter, se respecter. J'ai entendu aussi des avis qui m'ont fait mal. On comprend que parfois, certains tendent la main, par pitié, et que l'autre en face, il ne veut pas faire la charité.

En ce moment, je me sens encore très vide, vide de sens. Je me sens seule. Je ne veux pas parler de ça avec mes enfants. Ils ont leur vie. Je leur fais déjà trop supporter mes humeurs variantes, j'essaie de cacher. Mon homme travaille énormément, je ne peux pas non plus l'innonder de mes tracas. Alors qui ? personne. Personne n'a besoin d'être innondé des soucis des autres. Eventuellement les professionnels. J'en ai vu et revu. Bien sur, je vais en revoir. Mais ils ne sont pas là au quotidien.

La Toussaint, on pense à la mort, bien sur. Je ne pensais pas que ma mère serait encore là. Elle ressemble à une poupée de chiffon, mais parfois elle se rebiffe, parle fort. Est ce qu'elle se bat pour moi, parce qu'elle voit que je vais mal, parce qu'elle ne peut rien faire pour moi, parce que si elle était comme autrefois, elle me demanderait d'être indulgente, parce qu'elle s'est toujours soumise, parce qu'elle n'a jamais osé dire, parce qu'à mon avis, elle a subi bien plus qu'elle ne l'a dit, parce qu'elle s'est arrangée de cette vie, parce qu'elle a confié tout ça à son soit-disant Dieu, parce que finalement elle avait la force ?

Je rêve de relations illusoires, vous le savez, j'en rêve et j'en crève.

Aujourd'hui, personne n'a parlé d'aller aux cimetières. Ce n'est pas grave. C'est même plutôt mieux d'y aller un autre jour, ça va ressembler à une foire, tant de gens à déambuler et s'écrier ......

Aujourd'hui, si je veux, j'ai plein de trucs à faire : rentrer les fleurs, bien les hiverner, j'ai des idées pour faire mieux que d'habitude, ranger la maison, ou aller marcher, je ne sais pas encore.

J'aimerais juste que ces idées disparaissent de ma tête, ces idées tristes qui s'amusent à me dépiter.....

Je ne cherche pas l'apitoiement, croyez le. Je cherche juste à comprendre et tenter d'avancer, mon chemin ressemble à celui de mon père, il n'arrivait pas à être heureux.

24 octobre 2014

demain je tente

En ce moment, je n'ai pas envie de moisir. Alors je tente encore quitte à avoir bien peur.

Il y a quelque temps, je reçois une  invitation à un banquet. Dans notre région, tous les 5 ans à partir de 20 ans, on festoie. Je suis invitée dans ma commune d'enfance et aussi dans celle où j'habite aujourd'hui et comme j'habite dans deux, dans une administrativement parlant, et dans l'autre socialement parlant, ça me fait trois banquets possibles.

Demain il s'agit de celui de ma commune où nous vivons socialement (plus beaucoup maintenant mais il y a eu le temps de l'école de nos enfants, des engagements associatifs, sportifs) et c'est aussi la commune où a vécu mon mari avant qu'on soit marié.

C'est la première fois que nous irons. Avant je n'étais pas invitée. Il y a 5 ans, j'étais invitée parce que quelqu'un avait mentionné que je n'étais pas sur la liste, mais cette fois là je ne pouvais pas, j'étais à celui de ma commune d'enfance.

Demain, nous partirons en car tout le groupe pour faire quelques visites et déjeuner ensemble, puis le soir on se retrouvera par ici pour un buffet.

J'étais contente d'être invitée, enfin reconnue, vous savez tous bien mon besoin de reconnaissance. Alors on s'est inscrit.

Depuis, je regrette à moitié. J'ai peur. Comment je vais m'intégrer dans ce groupe ?

Voyez vous comme c'est compliqué quand on cherche la reconnaissance, l'amour des autres, et qu'on a si peur de se montrer et d'exister, d'être tout simplement. Je me dis que je vais bien y arriver mais j'ai quand même un doute, je me dis que finalement je ne me serais pas inscrite, je n'aurai eu peur de rien et j'aurais passé une journée toute ordinaire.

De plus j'apprends que mon grand fils arrive. Je le verrai seulement dimanche.

A mon âge, me tracasser pour ça, c'est dingue.

J'aime les groupes, et pourtant j'ai toujours cette même difficulté à aller vers eux.

 

5 octobre 2014

ce qui m'a manqué ....

Je sais que rassasser le passé n'est pas la solution. Je le sais, c'est tout.

Pourtant, malgré cela, je me dis toujours que j'ai manqué, trop manqué. Difficile à faire comprendre autour de soi, difficile à évoquer.

J'ai manqué d'une grand mère (elle est morte quand mon père avait 9 ans), elle aurait pu peut être me consoler, d'un grand père (mort bien avant ma naissance). J'ai manqué de l'autre grand mère (bien trop occupée dans son autre village, son autre maison, vivant avec mon oncle et ma tante et leurs 7 enfants), pas une photo avec elle, peu d'affection, peut être même pas d'affection du tout, même chose pour le grand père.

J'ai manqué d'une mère trop souvent malade, migraineuse, si peu expressive, engluée elle même dans sa propre vie.

J'ai manqué d'un père à jamais fou de rage d'avoir perdu sa mère si petit, malade de sa propre vie.

J'ai manqué d'un frère mort à la naissance, dont on parlait si peu, dont j'ai rêvé toujours.

J'ai manqué d'une soeur plus douce que celle que j'ai, plus aimante, j'ai seulement celle que j'ai.

J'ai manqué de confiance et d'amour tout autour de mon enfance et adolescence.

J'ai manqué de protection, je suis tombée dans des pièges innocents qui m'ont dévastée à jamais.

J'ai manqué d'ambition, n'ai pas osé.

J'ai manqué d'encouragement, de construction.

J'ai manqué de tout ça.

Mes proches n'aiment pas entendre ça, parce qu'en ayant manqué de tout ça, ils manquent aussi d'une épouse aimante et d'une mère aimante, parce qu'elle n'a pas appris à aimer elle même, elle n'a rien vu de tout ça, elle a juste survécu comme elle pouvait.

Aujourd'hui, j'aimerais gommer et recommencer. On ne gomme rien, on ne recommence rien. On peut juste continuer en essayant de faire mieux, mais même ça, c'est difficile. Je voudrais en parler, de vive voix, qui écouterait ?

 

 

10 août 2012

le temps des vacances

Chez nous, en aout, ça continue. Les maïs et les haricots n'arrêtent pas de pousser et réclament des soins : de l'eau, du binage, de la surveillance. Rien ne s'arrête quand il s'agit des cultures. On n'a pas le droit de les abandonner. Moi je vais les abandonner trois jours, mais le chef reste à la maison.

Ma fille est en Italie, je n'ai pas de nouvelle, j'espère qu'elle n'a pas trop trop chaud. Mon fils prend quelques jours vers le sud et mon plus jeune part aussi vers les Landes. Moi je pars juste l'instant d'une pose, avec deux amies, du côté de Guérande.

Ce sont les conversations du moment : vous êtes partis ? et où ça donc ?

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28 juin 2011

stress

Mon fils doit faire un stage à l'étranger, c'est obligatoire dans ses études. Il n'aime pas partir. Aussi il a choisi d'aller à l'étranger mais au plus près, en Belgique. Nous avions un contact par quelqu'un de notre connaissance. C'était ok au téléphone avec lui. Depuis, impossible de l'avoir. Je viens juste de l'avoir cet après midi, après avoir essayé des tas de fois, et aussi par mail. Il nous a donné enfin deux adresses de stage possible. Cà urge. Il part à la fin de la semaine. J'ai horreur de ça. Rien de préparé. Il faut contacter ces gens : l'un est entrepreneur de travaux agricoles, l'autre est fermier. J'ai eu du mal à le comprendre au téléphone, il parle vite et avec l'accent. J'espère que ça va aller. Je stresse pour mon fils. Il est sensible, mais ça va lui faire du bien. D'autant plus que sa petite copine sera aussi par là bas, en stage dans le monde des chevaux. Pourvu que tout se passe bien. Une fois il était parti sur Bordeaux et il m'appelait pour que j'aille le chercher. Je n'avais pas cédé, et au bout de quelques jours, ça allait mieux. Ce n'est plus un gosse, mais il n'aime pas partir. C'est pour 2 semaines, ça va aller, ça va aller.

8 décembre 2009

PRIERE

PRIERE POUR SUPPORTER LES AUTRES

  • Les gens sont souvent déraisonnables, illogiques et centrés sur eux-mêmes,
  • Pardonne les quand même...
  • Si tu es gentil, les gens peuvent t'accuser d'être égoïste et d'avoir des arrières pensées,
  • Sois gentil quand même...
  • Si tu réussis, tu trouveras des faux amis et des vrais ennemis,
  • Réussis quand même...
  • Si tu es honnête et franc, il se peut que les gens abusent de toi,
  • Sois honnête et franc quand même...
  • Ce que tu as mis des années à contruire, quelqu'un pourrait le détruire en une nuit,
  • Construis quand même...
  • Si tu trouves la sérénité et la joie, ils pourraient être jaloux,
  • Sois heureux quand même...
  • Le bien que tu fais aujourd'hui, les gens l'auront souvent oublié demain,
  • Fais le bien quand même...
  • Donne au monde le meilleur que tu as, et il se pourrait que cela ne soit jamais assez,
  • Donne au monde le meilleur que tu as quand même...
  • Tu vois, en faisant une analyse finale, c'est une histoire entre toi et Dieu,
  • cela n'a jamais été entre eux et toi.

Mère Térésa de Calcutta

6 avril 2024

Ecrire pour dire

Finalement, j'ai ce besoin d'écrire. Je ne sais pas si je vais me refaire à ce blog plus tout à fait le même. J'ai pensé à en créer un nouveau mais je ne me sens pas à la hauteur, celui ci existe, je vais tenter de le dompter à nouveau, et si ça ne marche pas, je serai bien déçue.

Hier soir, nous sommes allés écouter une conférence sur le bois. Intéressant. Et surtout se sentir bien parmi ces gens que je ne connaissais quasiment pas à part quelques uns. Je me sentais à ma place. Les regards sont doux, la parole assez facile, la communion présente.

Ce matin, nous sommes allés visiter deux entreprises proches de chez nous, et là, l'effet inverse, que fais je ici ? Les gens parlent fort, ils boivent fort, ils tapent dans le dos fort..... Une impression d'incompréhension totale malgré le respect que je porte au travail des uns et des autres, mais c'est l'attitude des gens qui me hérissent. 

Pour quel monde ai je été conçue ? ça fait tant d'années que j'ai mes hauts et mes bas, que je recherche la simplicité, on peut la trouver en faisant des randonnées toutes simples, ou en jardinant, en lisant... et d'autres encore, puis après le vrai monde apparaît souvent comme un monstre. Je n'en guérirai donc jamais, si c'est une maladie.

J'ai perdu ma liste de contacts, j'en suis bien désolée. Comment revoyager chez vous ? Si quelqu'un a une piste, merci d'avance.

Et puis je vois que mon pseudo n'est pas le bon. J'ai tenté de reprendre melancolie mais je n'y arrive pas. 

30 juin 2022

OSER

Samedi dernier, j'ai osé. Je m'étais inscrite seule car j'avais demandé à plusieurs personnes de m'accompagner hélas sans succès. Le midi j'ai déjeuné seule, mon mari étant absent pour un forum d'association. L'heure approchant, j'avais un peu le trac. Je suis arrivée à l'endroit juste pour l'heure, les deux autres personnes étaient déjà arrivées. Des jeunes femmes. Je ne le savais pas. J'espèrais ne pas me sentir trop vieille. J'avoue que je l'ai senti et exprimé au début de la séance. En effet, il y avait un temps de présentation que j'avais apprécié et que j'apprécie toujours pour quoi que ce soit, il permet au cerveau de remettre ses neurones en place. Puis l animatrice a expliqué la séance. De la danse, rien que de la danse, dans un espace important. Des musiques choisies, quelques consignes. Le thème : l'eau, l'air, la terre, le feu. Nous les avons dansés. J'ai tellement aimé bouger, virevolter dans cette salle, sautiller, danser lentement, ou rapidement. C'est de la danse thérapie.

Oui j'ai osé, parfois je me demande ce qui fait que j'ose ou pas.  

J'avais osé aussi pour l'atelier d'écriture. J'y suis encore.

Il ne faut pas hésiter à faire ce qui nous plait vraiment. J'ai plus de temps disponible. J'aimerais bien oser encore. Oserais je oser ?

13 juillet 2021

Je rêve

Oh ça fait tellement longtemps que je rêve à l'âme idéale, la mienne peut être. Je fais du mieux que je peux. 

Mais aussi, à l'amie idéale. Existe t elle ? Vais je la rencontrer un jour ? C'est vrai que j'aimerais qu'elle me ressemble. Je voudrais surtout qu'elle me comprenne, qu'elle partage ce que j'aime.

Avec mes amies actuelles, il manque quelque chose...  Comme un plat où il manque une épice.

Pourquoi cette insatisfaction ? 

Je la ressens depuis longtemps. J'aime la chanson, la musique.... j'aime écrire, les mots, la poésie... J'aime la nature, la photo... tout cela en toute humilité. Je partage ceci avec quelques personnes le temps de l'activité mais dans la vie de tous les jours, non.

Est ce qu'un jour je la rencontrerai ?

Le week end dernier, nous avons discuté dans une rue avec un couple d'inconnus, juste au sujet du nom de la rue. Nous avions garé notre voiture et pour la retrouver, nous avons interrogé un monsieur. Puis sa femme a continué la conversation. Et nous nous sommes mis à parler de tout, de rien. Et puis, il nous fallait rejoindre l'hotel. Ils séjournent là bas tout l'été et nous ont dit que nous pouvions passer les voir. Oserons nous ? Ce genre de moment m'émeut toujours. Cette gentillesse d'un instant.

Et après, j'ai pensé : c'était peut être elle.

7 décembre 2020

Merci

Deux fidèles m'ont répondu sur mon dernier message, l'une que je retrouve aussi sur un reseau connu, et l'autre que j ai continué à lire de temps à autre sur son blog. Cela fait chaud au coeur de les retrouver. Voilà donc ce petit merci pour elles.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Ce matin il fait gris, un gris foncé qui ne me donne pas beaucoup d'énergie. Dernièrement, quand il faisait soleil, je remarquais comme il jouait sur mes états d'âme, j avais envie de travailler dehors ou d'aller me balader, j'ai beaucoup balayé les feuilles, beaucoup plus que les autres années où je les laissais faire ce qu'elles voulaient, c'était glissant, dangereux. Là je me suis défoulée, j'en ai fait un gros tas. 

J'ai plein de choses à faire, du tri dans les vêtements, du ménage là où je le fais moins souvent. Mais aurais je l'énergie ? Je passe beaucoup de journées seule. L'homme a de nouvelles fonctions qui n'étaient pas vraiment prévues. Nous avons vécu il y a deux mois un drame. La personne qui était en charge d'une nouvelle entreprise, liée à notre activité, s'est donné la mort. Il en avait la gérance. Depuis il a fallu reprendre l'affaire et mon mari fait partie de ceux qui ont repris. Pas le choix. Trop d'enjeux. C'est bien compliqué et je n'ai pas envie de rentrer dans les détails. Il m'arrive de le rejoindre là bas, je peux y faire du ménage ou participer à quelques tâches administratives. Cela me sort de chez moi et finalement j'apprécie y rencontrer quelques personnes qui se donnent au projet aussi.

La vie n'est vraiment pas un long fleuve tranquille. On ne prévoit pas tout. On se fait happer par les évènements et on trouve la force pour faire face. 

J'ai comme d'habitude beaucoup de mal à me réjouir du Noël qui arrive, mais ce n'est pas nouveau, virus ou pas virus.

Finalement ce post est gris comme dehors.

 

16 août 2017

L'été sent bon chez nous

Déjà mi aout.... Bientôt on parlera plutôt d'automne, voire vite de Noel et de ses fastes. Pourtant je voudrais bien garder l'été encore un peu. Je suis loin d'avoir fait tout ce qu'il me fallait faire pour passer un bel été. Aller ici ou là. Visiter untel. Ranger cet endroit. Marcher. Découvrir. Ecrire. Farnienter. Comme d'habitude, je n'en ai pas fait la moitié.

Samedi nous sommes allés à la sépulture de la mère d'une amie à 3 heures de route de chez nous. Parfois, on pense qu'il le faut, alors qu'on n'est pas du genre à faire tous les enterrements. Cette amie compte dans notre vie. Il nous fallait y être. C'est tout. C'est avec un autre couple que nous avons fait la route et puis après la cérémonie, nous sommes allés au cimetière, et puis on nous a conviés à déjeuner avec la famille. Voilà, c'est simple parfois. Juste être là pour le grand départ d'un être très cher à quelqu'un.

Dimanche, j'ai reçu quelques personnes de ma famille au goûter. Ce n'est jamais comme j'aimerais. Je sors frustrée de ce moment. Je dois l'accepter. Au soir, nous recevions une pèlerine. C'est beaucoup plus simple. C'est comme l'amie que j'aimerais tellement avoir. Sauf qu'elle ne reste qu'une nuit. Je suis sure que j'aurais eu beaucoup à partager avec cette femme.

Lundi soir, avec une amie, je suis allée voir un petit concert de musiciens rigolos. Un peu trop de monde connu quand j'y arrive, je me trouve une place pas très en vue pour éviter tous les yeux. Un petit reste de phobie sociale, sans doute. Le spectacle est superbe.

Hier, nous n'avons rien de spécial. Nous en profitons pour travailler au bureau à deux, pas de coup de fil, pas d'allée-venue. Ouf, on peut se concenter sur quelques travaux qui restaient à faire depuis un moment. Et pour finir la journée, une petite marche dans un endroit que nous ne connaissons pas, dans une commune voisine. A peine arrivés, nous croisons un couple que nous connaissons. 15 mn à parler. Puis la mini-rando dans un cadre charmant, où je me promets de revenir, marcher et faire des photos, quand j'aurais racheter un appareil.

Pendant ce temps là, ça sent la menthe qui sèche au séchoir. Nouvelle production de cette année. Je n'ai jamais senti rien d'aussi bon jusqu'à présent. Les effluves sont partout et c'est bien agréable.

Pour autant tout ce travail ne nous laisse pas beaucoup le temps de voyager. Mais c'est ainsi depuis tant d'années.

Il va y avoir les cueillettes, je vais voir plus de monde. En ai je vraiment envie ?

J'ai plutôt envie de poésie.

15 juillet 2019

ceux qui partent ....

Deux décès d'hommes d'ici, la soixantaine :

l'un malade depuis deux ans - retraité - il a beaucoup travaillé avec nous, même métier, de l'entraide... Mon mari l'a souvent encouragé, aidé, dépatouillé dans son exploitation. Quand il s'est arrêté de travailler, il a un peu tourné les talons. Pourquoi ? Allez savoir ce qu'il y a dans la tête des gens. C'était un bon vivant, aimant faire beaucoup la fête, flambeur, dragueur, etc. Puis la maladie. Mon mari l'a visité plusieurs fois à l'hopital. Une fois, je l'ai accompagné. Après deux ans d'hopital, il est enfin rentré chez lui pour quelques semaines, son épouse a tout fait pour cela. Il s'est éteint ce week end. Mon mari s'était arrêté chez eux il y a une semaine, bizarre, pressentiment peut être. Il l'a pris en photo avec son épouse, lui qui fait très peu de photo. Je crois bien que c'est leur dernière photo ensemble. Mon mari n'est pas rancunier, cet ami n'a jamais reconnu toute l'aide apportée. Il a fêté sa retraite sans nous. C'en est ainsi. Ce matin, nous l'avons vu pour la dernière fois. 

l'autre juste à la retraite malade depuis 10 mois, un bon vivant également, sans faire trop de bruit mais aimant la fête, la cigarette, et l'alcool. Il avait réussi malgré tout à bien mener son entreprise. La maladie a eu raison de lui. Il a souvent travailler pour nous. Un jour, venant à la maison, il m'avait fait une réflexion, c'était en journée, il avait sonné et comme je fermais à clé m'avait dit : "tu vis complètement renfermée, on ne te voit jamais"... Je crois que je n'avais rien répondu, j'étais restée stoïque. Je ne pensais pas qu'on pouvait dire cela aux gens. Ce n'était pas faux, mais ça m'avait blessée. A l'époque je ne savais pourquoi j'étais comme ça. J'aurais aimé lui dire un jour, tu sais je suis une "hypersensible". Au moins il aurait su pourquoi. A lui aussi nous avons dit aurevoir ce matin.

La vie tient à un fil. Dans quelques jours, cela fera 4 ans que ma mère est partie....

Mon Dieu, que c'est difficile de voir partir les gens.

4 juin 2017

Récidive

Ce mal de dos n'était pas normal. Il arriva après une dure journée où pour une fois j'étais sur le terrain et fière d'y être. Aussi, le soir arrivant, ça pouvait être normal d'avoir mal au dos. Oui mais c'était uniquement d'un côté et pas de l'autre. Impossible de trouver une position pour rester tranquille. La nouvelle crise était là. Peut être que le travail effectué a favorisé la crise ? Nous avons appelé le numero de service de garde, attendu longuement qu'on nous indique quelque chose, puis nous sommes partis en voiture jusqu'à un cabinet médical à 30 mn de chez nous, je ne vous décris l'état dans lequel j'étais. Là bas, disant au docteur que j'avais déjà pris tous les medicaments pour la crise, elle hésite à me donner de la morphine car il faut de la surveillance après. Elle est sympa, elle m'en met un peu en sous cutané.... Elle nous dit de rejoindre un service d'urgences car il faut que je sois sous contrôle. Nous partons pour les urgences, pas celles de la dernière crise, un service dans une petite ville où on m'a dit que c'était moins la bousculade. Nous y arrivons, la morphine a déjà fait effet et j'ai beaucoup moins mal. On attend 5 mn, déjà ils m'installent : perfusion, prise de sang, analyse d'urine, hydratation, questions diverses et variées. Puis une radio. Jusque là j'étais dans une salle, seule, et on y a réduit la lumière. Plus tard, mon mari est parti, on m'installe dans une chambre et la douleur revient, on met quelque chose dans la perfusion. Puis je vais réussir à me calmer et à presque dormir jusqu'au matin. Je reste à jeun. Le médecin passe et me propose de partir. J'appelle mon mari, nous rentrons et je vomis en arrivant. J'ai encore un traitement. Les calculs sont toujours là et m'embêtent sérieusement. Je dois consulter un urologue.

Je suis fatiguée, nous annulons la sortie prévue. Un anniversaire d'ami où nous devions rester dormir.

C'est la pouasse ....

Jusqu'à quand ?

9 juillet 2019

Parler à quelqu'un .....

Ce week end était festif. Concerts samedi et dimanche au festival adoré. On est loin du temps où je prenais le pass pour en voir un maximum. Il en faudrait de peu pour que je le reprenne. Pour cela, il faut s'y prendre dès Noël, ça se vend comme des petits pains. Et quand on l'achète on ne connaît pas la programmation. Un peu de retenue. J'ai acheté trois dates pour nous deux, lui et moi. Fini le temps où j'y allais avec ma cousine et/ou une amie. Samedi soir, nous étions donc tous les deux pour voir Marc Lavoine et Zazie. Assis par terre, sandwich en main et bouteille d'eau, nous attendions. Au début, je ne prête pas attention à ma voisine de gauche. Elle réagit à un propos que l'on a. Et de fil en aiguille, je discute avec elle. Je la pense accompagnée. Je crois toujours que les gens sont accompagnés, je tente la question. Non, elle est seule, son ami n'aime pas ces concerts là. Elle y va souvent seule, elle me parle de ce qu'elle a déjà vu, et de ce qu'elle va voir. Je la félicite de faire seule, je lui dis que je n'ose pas. Le temps des concerts, nous ne parlons plus. Elle part avant nous, elle me salue.

Dimanche, nous étions avec un couple d'amis. Je n'ai pas eu l'occasion de parler aux inconnus.

Hier, dans un registre beaucoup moins joyeux, je vais à une sépulture (la mère d'une amie). Le monsieur à côté de moi tente la discussion vers la fin de la cérémonie, il me demande d'où je suis, parce qu'il aimerait savoir qui est le prêtre. Nous échangeons quelques autres mots au sujet de la famille.

Je me rends compte que ce n'est pas si simple d'aborder.  C'est simple pour moi quand il s'agit de demander un renseignement avec un "s'il vous plait".

Mais se mettre à parler à quelqu'un qui est juste à côté, qui est venu voir la même chose que vous....

J'ai beaucoup aimé l'échange avec la dame au concert, je ne sais rien d'elle, elle m'a donné la preuve qu'on peut faire des choses seule. 

Oserais je désormais ?

 

Et vous, parlez vous aux inconnus ?

23 mai 2017

Quelques nouvelles.....

Hé, mais ça fait longtemps que je ne suis pas venue par ici. Non faux, je viens de temps à autre voir si ça cogne à la porte. Et puis je repars sans rien dire, sans inspiration.

Depuis le 8, il y a eu mon anniversaire fêté simplement avec quelques voisines et amies le jour même, et le lendemain avec ma petite famille à la pizzeria (bof pas terrible, on n'y retournera pas, la fille s'est gourée à 3 reprises dans nos commandes en plus). Et oui encore un an de plus.

Il y a eu ce bel atelier d'écriture d'un samedi entier dans la mega grande ville de presque à côté. Une ville d'eau, c'était le thème. Ah j'ai aimé la ville, pour une fois. Vue de cette façon, sans faire les magasins, juste pour le plaisir de découvrir et d'écrire, à 5 personnes. Pique niquer en plein coeur de ville, rire.... )  prendre le transport en commun que je n'avais jamais pris, quelle aventure ! il y a eu quelques couacs dans notre périple avec A. pour arriver là où on devait arriver, mais finalement ça s'est fait. Et même que je dirais "à refaire".

La semaine dernière, c'était beaucoup moins bien. En fin d'après midi, je suis atterrie aux urgences pour coliques néphrétiques. Il y avait longtemps que je n'avais pas été embêttée avec ça. Et paf ! c'est revenu. Je suis restée jusqu'au lendemain soir, avec des douleurs affreuses calmées par la morphine. Après diverses radios et scanner, ils n'ont rien trouvé de grave qui demandaient hospitalisation. Aussi je suis repartie avec panoplie de médicaments. Je ne suis pas encore en pleine forme, ça vous vide ce genre de truc.

Aussi je mène une petite vie depuis, un peu comme d'habitude, mais en encore plus petit.

J'espère que vous allez bien.

            

8 avril 2017

A fond.

Je n'y arrive pas, je n'y arrive plus. Je rêve de jours paisibles comme pendant les trois semaines passées là bas. Nous décidions d'un emploi du temps à notre goût. Nous avions le temps nécessaire pour le repos.

Il se trouve que ces dernières semaines et celles à venir, nous avons beaucoup de rendez vous professionnels, réunions, décisions à prendre.... et des gens tout autour qui s'activent. C'est parfois comme un tourbillon. Il se trouve aussi que nos derniers week ends sont chargés... Hasard car tant de fois j'ai trouvé qu'on était abandonné.

Toujours cette ambivalence : trop ou pas assez.

Comment faisait ma mère pour vivre sans aucune relation ? Que faisait elle de ses pensées, ses envies, ses regrets ? Elle gardait tout pour elle.

Et moi comment je me gère ? Je suis inscrite à plusieurs activités. J'ai maintenant l'impression d'être débordée entre le travail et elles.

Est ce que je n'ai pas choisi cela pour sembler être comme tout le monde et peut être que je ne le suis pas ? Je ne le suis pas.

Mille questions dans ma tête. Cette impression de ne jamais réussir à me connaître vraiment. A savoir ce qui est bon pour moi ou pas.

Le week end dernier avec des amis m'a déçue. Ils n'ont pas bien tenu compte de nos envies, imposant leur rythme. C'est quelque chose que je ne comprends pas. Ainsi j'en ressors frustrée. Il faudrait oser dire, j'y ai pensé, mais j'ai eu peur des conséquences.

J'ai appris la CNV mais finalement, je ne la pratique guère.

 

31 décembre 2016

J'étais en mode pause

Rien écrit depuis le 23. Noël est passé, doux et en famille, avec les petits yeux d'un petit bonhomme qui s'émerveille. Nous l'avons eu en garde quelques jours. Nous avons préparé un seul repas de fête, la veille de Noël, pour 8. J'ai aimé composer une jolie table, presque plus que faire la cuisine. Il y a eu de nombreux cadeaux, parfois à presque en être gênés quand on sait comment c'est pour certains. Le jour de Noël, nous étions invités dans une autre famille, quel bonheur de se laisser vivre aussi !

Les jours ont passé sans grand objectif, sans beaucoup de monde. Simple.

Ce soir, nous serons à la fête, comme presque chaque année. Je me demande toujours si j'y ai bien ma place. Une fois partie, en général, ça fonctionne. Mais là, je me verrais bien au coin de la cheminée avec mon tricot.

Encore une année qui se termine.

Me réserverez vous encore votre amitié l'an prochain ? je l'espère.

Bon réveillon ou belle petite soirée à vous tous et toutes.

23 octobre 2018

Trop sensible

C'est lassant d'écrire cela. Penser que j'aurais pu être autrement. Pourquoi est on la personne que l'on est ? Peut on choisir d'être ou de ne pas être telle personne ? Peut on y travailler ? Tant de questions avec ou sans réponses. Certains prétendent en avoir.... des réponses, des méthodes, des outils. J'en ai rêvé de tous ces outils pour ME transformer.

Mais aujourd'hui encore je me suis fait déborder. Plutôt hier. A peine remise de ma phase "en bas" il y a quelques jours, hier je suis encore dégringolée. J'ai quand même réussi à aller à la chorale, il en a fallu de peu.

Samedi après midi j'ai reçu un groupe de filles avec lesquelles j'avais fait du développement personnel méthode "Lise Bourbeau". On se revoit une à deux fois l'année. J'avais loupé le rendez vous de printemps. J'ai proposé celui d'automne. Cà m'a stressée. Je ne les connais pas tant que ça. Certaines n'étaient jamais venues à la maison. Nous faisions repas partagé. Puis j'ai proposé une balade. Entre temps nous avons conversé et parlé de notre cheminement. D'habitude, cela fonctionnait bien. Cette fois, moins bien. Les conversations partaient un peu dans tous les sens. Si bien que je n'ai pas vraiment connu l'évolution de chacune. C'était pourtant le but de ces rencontres. Voir si on mettait à profit l'enseignement que nous avions reçu. Certaines ont l'air de s'y appliquer et s'y retrouvent bien. Pour ma part, ce n'est pas si évident. L'une d'elle m'a écrit depuis qu'elle avait été un peu frustrée aussi au moment du départ.

Dimanche, nous avons eu le plaisir de voir le film du mariage. Très beau film fait par un professionnel qui était au mariage. Plein de photos de la photographe également. 

Et hier, plouf ! Plusieurs personnes de ma belle famille sont venues dans l'après midi sans prévenir et je n'ai pas pu travailler. J'ai très mal pris cette intrusion. Même pas un sms pour demander si c'est possible. Et ce n'est pas la première fois. C'est souvent. Il y a juste que je travaille à la maison et mon travail n'est pas respecté. Pour mon mari, c'était pareil, il avait à faire, il a du y aller plus tard. Pour moi c'est de l'irrespect. Comme c'est ma belle famille, on a débatu hier soir et on n'était pas vraiment d'accord. Si bien que j'ai très mal dormi et aujourd'hui je me sens stressée et envahie par ces pensées.

Il me dit d'arrêter ces pensées, de changer de registre. Je dis que c'est impossible. Je ne supporte pas l'irrespect. 

Un sensible, c'est un sensible. Il est fait comme cela. Un petit rien l'égratigne. Et ça ne passe pas en 5 minutes.

Oui, on peut progresser, oui on peut accepter, s'accepter, s'améliorer.

Mais vous savez quoi, pour ma part, je pense que le naturel revient toujours au galop. Même si je préfèrerais que ce soit autrement.

 

20 août 2018

Un été particulier (2)

Je n'ai rien écrit depuis presque un mois. Du coup j'ai hésité à reprendre le clavier. J'ai pensé malgré tout que dans quelque temps je serais peut être contente de me relire.

Chaque jour est un nouveau jour. Je ne fais pas de plan cette année. Nous avons vu un seul concert au festival aimé. Serge Lama. C'était un magnifique concert. L'homme paraît fatigué mais sa voix est intacte. Ce fut un temps de vacances. Sinon nous n'avons pas beaucoup pris de moments pour nous.

Pas de journée à la mer, pas de visite au grand Parc.... Gérer le travail, porter des invitations, suivre le fils dans son périple, cela résume mon été. Je n'ai pas non plus chercher à contacter. J'ai vécu pour ma famille presque uniquement.

Le grand fils est revenu. Tout s'est bien passé pour lui. Il a réussi et a terminé en deuxième position. Quand il veut quelque chose, il y arrive, c'est dans la tête que ça se passe. Ce fut une formidable aventure humaine et technologique.

La grande fille se prépare au mariage : du stress.... penser à tout.  Penser vraiment à tout.

Acheter une tenue pour lui car celle prévue finalement n'allait pas.

Faire des choses pour le jour même : de la déco,   des trucs à manger.

C'est vraiment un été particulier.

Hier nous avons fêté le retour du fils. Une belle tablée. Le grand père était là aussi, si fier de son petit fils. Cà se voyait.

Aujourd'hui, j'ai l'impression de n'avancer à rien, d'avoir envie de prendre mon temps, c'est pour ça que je suis devant l'écran, et je me demande ce que vous devenez aussi.

10 février 2018

J'aurais aimé

J'aurais aimé plus de neige

J'aurais aimé marcher dedans

J'aurais aimé revoir mes hivers d'antan

J'aurais aimé que ma mère soit là

J'aurais aimé que mon père soit là

J'aurais aimé son bon chocolat

J'aurais aimé l'odeur des vaches et de leur lait

J'aurais aimé sentir les pommes et le café

J'aurais aimé être à nouveau petite fille qui rit et qui pleure

J'aurais aimé revivre un peu comme ça

6 novembre 2017

l'automne avance

Le week end avant dernier, j'ai eu de la chance. Nous avons pris trois jours. Le vendredi, nous sommes partis pour le Mont st Michel. Il ne faisait pas très beau mais dans l'après midi, le ciel s'est éclairci et quand nous sommes sortis de la visite de l'abbaye agréablement guidée par un monsieur sympathique et atypique, nous avons profité d'un temps magnifique et de couleurs extraordinaires en ce lieu magique. Puis nous sommes allés aux vêpres, instant hors du temps.... A faire si vous passez par là bas. C'est ouvert à tous. Il suffit d'être à une certaine heure auprès d'une certaine porte. Nous devions être 10.

Le temps d'un restau le soir et d'une nuit à l'hotel, pas dans le mont c'est mon regret aujourd'hui, mais aux abords fut très ressourçant pour moi. Comme un ailleurs qui me va bien, un ailleurs qui m'entraîne. C'est un endroit extraordinaire le Mont St Michel. Je suis prête à y retourner plus longtemps pour profiter encore plus des pierres, des lumières, de la randonnée dans la baie, de la plénitude. Bon il y avait pas mal de monde à cause des vacances. Mais on peut se perdre un peu loin des gens. Surtout aux vêpres.

Puis nous avons continué notre séjour dans l'Orne pour visiter des amis qui étaient là bas en cure. Découverte d'une région. Seul bémol. Dormir dans la pièce de vie dans un lit qu'il faut déplier, puis plier, puis redéplier, puis replier. J'estime qu'on a un peu passer l'âge. Ils avaient dit qu'ils avaient pris un appartement pour recevoir. Bon je n'ai pas la même conception de "recevoir". J'ai dormi assez longtemps dans la cuisine chez mes parents. C'est terminé. Désormais je demanderai les conditions d'accueil. Et si ça ne me convient pas, je dirai non ou je prendrai une chambre d'hotel. Il y en avait un tout près, on aurait pu s'organiser autrement. Sinon, rando dans les forêts, c'était bien. Pour finir un petit tour au casino, sans jouer, je n'y comprends rien aux machines à sous. Alors on est sorti avec tous nos sous.

Ce week end juste passé fut bien rempli également : une soirée bowling avec l'association, tout le monde ne vient pas, mais certains répondent joyeusement. Puis un restau après la partie de bowling. Hier j'avais des invités à table. Ce n'est pas de tout repos. Mais c'est la période où je peux plus facilement recevoir, alors il y aura d'autres dimanches comme celui là.

Pendant ce temps là, les jours raccourcissent, les couleurs tombent par terre. Les nuits surgissent vite. Le moral tombe aussi parfois comme les couleurs. Mais ça ne dure pas, heureusement.

26 octobre 2017

Marcher

Je pensais ne plus recevoir de pèlerin pour 2017. J'en avais eu 18 cette année. Un de moins que l'an dernier. Quand soudain, un matin, on m'appelle. Une hébergeuse de l'étape d'avant moi me demande si je peux recevoir un allemand le soir même. Je dis oui immédiatement car du coup ça me ferait 19 couchages, comme l'an dernier. Ah les mathématiques, quand ça vous ratrappe, ça vous fait dire OUI. Plus tard, j'apprends que mon homme sera absent du milieu d'après midi jusqu'à ... je ne sais pas. Et là je flippe. Car autant l'été, si je suis seule, je n'ai pas peur, car les volets sont grand ouverts jusque tard. Parfois nous mangeons dehors, il y a un peu de passage, les gars qui travaillent. Bref, j'ai commencé à avoir peur en pensant que j'allais passer la soirée seule avec cet inconnu, volets fermés. Et une fois de plus j'ai pesté contre mon homme qui me prévient toujours à la dernière minute.

Il s'est présenté assez tard : 18 h au moins. Il avait marché plus loin que chez nous, a du rebrousser chemin. Il ne m'avait pas appelé. Immédiatement j'ai compris que la communication ne serait pas facile. Il faisait des efforts en français, l'allemand j'en ai fait deux ans mais j'ai tout perdu, ce serait donc avec l'anglais qu'on se débrouillerait. J'ai commencé laborieusement, puis de fil en aiguille, ça s'est amélioré avec des phrases hachées, quelques mots associés, bref on a pu se comprendre. J'ai compris sa quête, celle de la sobriété. Je n'ai pas trop compris son métier : éducateur. J'ai surtout compris qu'il aimait les voyages, mais comment s'arrangeait il avec son employeur pour prendre tout ce temps, ça reste un mystère. Je n'ai plus du tout eu peur de la soirée, il était poli et charmant.

C'est qu'on a tendance à penser que tous les pèlerins sont charmants. Mais quand même, il pourrait s'y cacher quelques imperfections.

Cette semaine, j'ai pris une journée, invitée par une amie pour marcher. Je me suis initiée au chemin. Je suis allée chez elle, puis elle avait préparé le pique nique pour nous deux et nous avons rejoint l'endroit. Un tour de lac que je ne connaissais pas. Il faisait un temps d'automne en été. Hélas mes chaussures n'étaient pas étanches, je ne pensais pas trouver autant d'humidité. J'ai eu vite les pieds mouillés. A l'heure du pique nique, je me suis déchaussée, fait sécher les chaussettes. Elle a hésité à poursuivre le chemin long sachant qu'au delà de 10 km, je n'avais pas l'expérience. Puis j'ai dit que je voulais tenter. Nous avons donc fait le tour complet du lac. 17 km 6. J'ai fini avec très mal au pied gauche, j'ai cru au caillou, non. J'ai fini le chemin. J'aurais voulu faire des photos, mais impossible à cette allure là et pas assez de temps. C'est toujours difficile pour moi de ne pas prendre le temps qu'on voudrait.

Arrivée chez moi, j'ai vu une super ampoule sous le pied. J'ai compris que je m'étais vraiment gourée de chaussures. J'étais fière malgré tout de mon défi.

16 septembre 2016

Question technique

J'avais utilisé picasa pour envoyer quelques albums photos à mes proches, cela fait quelque temps. Et là, je vois que ce n'est plus possible. Comment faire ? Je ne suis pas une pro de l'informatique. Cà parle de google photos. Je suis perdue et ne sais comment faire. Y a t il une solution simple ? Qui voudrait m'expliquer ? Je remercie d'avance celle ou celui qui m'aidera.

2 septembre 2016

Rechute

Aïe je ne suis donc pas guérie. J'y crois parfois lorsqu'il y a du répit, quelques jours, quelques semaines. Lorsque j'arrive à me satisfaire du jour présent, et que les émotions ne sont pas trop importantes ni variables, ça peut me faire rêver de sortir de tout ce merdier.

Hier ce n'était pas un jour comme les autres. C'était un anniversaire. Mais il n'y a pas fait attention, rien, pas de mot, pas de signe, au début je me suis dit que c'était déjà arrivé et que ce n'était pas grave. Plus je pensais que ce n'était pas grave et plus ça envahissait mon cerveau, et ça devenait grave. Je suis devenue odieuse hier soir. Et aujourd'hui, je ne suis pas bien. Trop bouleversée par les émotions négatives. J'aurais souhaité quelques attentions mais on ne peut pas faire pour les autres.

Il y a de la fatigue dans l'air, de la saturation. Un été sans légèreté, ou si peu.

Je m'en veux de cette réaction mais ne peut on pas rêver d'autres scénarios qui collent avec nos attentes ?

Nos attentes ? voilà bien le problème. Elles sont bien là, pourtant je les ai chassées, chassées, zigouillées...... et les revoilà.

Comment les chassez-vous, vous ?

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