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4 octobre 2015

deux mariages

Nous avons été invités à deux mariages le même jour. D'abord un, depuis longtemps, la fille de mon amie. Tout le jour et même le lendemain. Et puis le deuxième, le fils de l'ami d'une amie, je ne connais pas le marié, nous sommes invités pour le soir, au dessert.

Les deux fêtes sont à plus d'une heure de distance. Nous décidons d'honorer la première invitation, avec l'espoir dans un premier temps de rejoindre peut être le deuxième mariage.

C'était hier. Je n'étais pas enjouée. Des heures debout après la messe, au vin d'honneur, mes pauvres pieds. Des gens que je connais, la famille de la mariée, des amis. Mais pas d'entrain. Un repas long ponctué de nombreuses vidéos. Trop de videos tuent la video. Un bal, toujours pas d'entrain. Je reconnais quelqu'un de la famille du marié, nous sommes allées à l'école ensemble. J'ose aller à sa rencontre, sinon je vais m'en vouloir une fois rentrée. Et là, je me prends un de ces vents. Elle ne me reconnait pas, me regarde comme une bête curieuse, et au lieu d'essayer de me mettre à l'aise, me laisse au bord de ma gêne. J'en serai mal à l'aise tout le reste de la soirée. Elle se souvient de gens dont je lui rappelle les noms, mais pas de moi.

Moi qui pense souvent que j'existe à peine, j'en ai presque confirmation.

Oui, je sais vous allez me dire que ce n'est pas grave, que tout le monde n'a pas la mémoire, que certains sont bêtes, que je ne dois pas m'en faire, que ci, que ça, mais hier, il m'aurait fallu autre chose que ça car je l'ai déjà dit deux fois, je n'étais pas enjouée, du coup j'aurais eu besoin de réconfort.

Je suis encore bien fragilisée.

Nous devons logiquement y retourner ce midi. Je n'ai pas très envie. Pour l'instant, je pars me doucher, ça va peut être laver mes idées grises.

 

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2 octobre 2015

c'est quoi être catho ?

Je ne suis pas capable d'écrire longuement sur le sujet, je n'ai pas la culture, j'observe juste autour de moi : l'une qui dit que dans la ville d'à côté on ne se sent plus trop chez nous parce qu'il y a quelques étrangers en habits qui y habitent et qui s'y baladent, j'ai bien dit "quelques". Les points de vue sur les migrants sont assez égoïstes, on dit : surtout pas chez nous .....   j'en passe, j'en passe....

Mais je croyais qu'on était tout amour, tout accueil quand on était catholique.... Je le croyais, c'est ce que j'avais appris.

On ne m'a donc raconté que des conneries.

Tout ça n'est pas très catholique.

2 octobre 2015

aujourd'hui

Aujourd'hui, elle aurait eu 90 ans. Je serais allée la voir, avec des fleurs sans doute, j'aurais caressé ses cheveux, je lui aurais massé les mains,..... ou alors si elle avait été plus en forme, j'aurais poussé le fauteuil hors les murs et on serait sorti faire un tour dans ce qu'il reste du parc, puisqu'il n'est plus guère accessible....ils l'ont condamné pour ne plus entretenir la pelouse, ce sont des ânes qui le font...... ou si elle avait été plus en forme, je lui aurais pris le bras, et on serait sorti faire un tour à pieds..... ou si elle avait été plus en forme, je l'aurais emmenée chez moi en voiture, et on aurait invité les proches..... ou .......   ou .....    ou ....

Rien de tout cela. Si j'ai le temps, j'irai au cimetière porter une fleur.

24 août 2013

exploits de la semaine

Si, si je fais beaucoup d'efforts pour aller vers les autres.

Mardi, j'avais initié une rencontre - randonnée - écriture avec deux de mes amies d'atelier. Nous l'avions déjà fait, mais nous tardions à nous organiser une nouvelle journée. A. travaille en maison de retraite, il faut que ça tombe avec ces jours de repos. Nous sommes parties sac à dos pour 10 km de rando-forêt : pause déjeuner au bord de l'étang puis consigne d'écriture préparée par C., nous étions vraiment bien, profitant d'un silence et de la beauté du lieu, un peu sauvage ! J'avais apporté tout avant des chaises de camping en voiture pour nos modestes derrières, C. étant légèrement plus âgée et je ne l'imaginais pas vraiment déjeuner sur le sol, d'ailleurs je lui ai demandé et nous avons convenu des chaises de camping. Nous sommes reparties, nous avons visité une maison à l'abandon qui est à vendre et dont la porte n'est même pas fermée. On a imaginé ce que pourrait devenir cette maison..... Puis nous avons repris le chemin sous un soleil de plomb avant de ré-entrer dans la forêt où l'ombre nous a caressées. Nous avons fait une seconde pause écriture et retour vers chez moi, en visitant en dernier le site pittoresque. J'étais bien fatiguée, mais c'était une belle journée.

Jeudi, rebelote : j'avais encore initié une rencontre des adhérents de l'assocation des anxieux. Nous étions 4, les autres n'ayant pas répondu ou étant indisponibles. Nous sommes allées dans une petite commune "cité de caractère" à 25 km de chez moi. Pique nique sur une bonne vieille table en bois. M. avait bien emporté des jeux, mais c'est la discussion qui a primé. M., c'est celle que je connaissais le moins, puisque cela fait moins longtemps qu'elle vient à l'asso. Elle nous a raconté son parcours de vie, pas banal du tout, cela mériterait un livre. J'ai été surprise de sa force de vie, de combat, et encore aujourd'hui, veuve, elle veut vivre pleinement, elle va au bal le dimanche, nous a raconté comme ça se passait, et là franchement on a bien rigolé à savoir les méthodes de drague et de séduction des seniors. Nous avons visité la commune, sillonnée de petites ruelles, d'un petit lavoir, de fleurs. Nous avons visité l'église, je visite toujours les églises, même si à chaque fois, ça déclenche des débats !!!! je trouve qu'on est bien dans une église. Puis c'était l'heure de se quitter, après cette belle journée, là encore j'étais ko le soir.

Voilà, maintenant je n'ai plus rien de prévu pour l'instant.

J'aimerais aussi que parfois, cela vienne de l'extérieur, je sais, il ne faut rien attendre.

 

25 septembre 2015

Pas si sure !

J'ai dit récemment que je me débrouillais un peu mieux des situations. C'est sur qu'il fut un temps où j'étais presque renfermée toute la semaine. J'avais eu cette première expérience de bénévole au sein de l'école, ce n'était pas fameux, je faisais ce que j'avais à faire pour le mieux, mais je ne liais pas ou alors très mal de relation avec les autres bénévoles, je me sentais encore une fois si étrangère à leurs conversations, à leurs rires. 9 ans à cacher mes troubles plus ou moins bien, à me forcer pour aller à chacune des réunions, à en rater parfois pour avoir moins mal. Je ne sais pas pourquoi justement je me faisais si mal. Il y avait ce désir d'exister coute que coute. J'avais surement trop vu ma mère seule, elle ne s'en plaignait pas, c'est moi qui ne comprenait pas qu'elle soit si seule. Jamais je n'ai vu mes parents aider une association ou une fête quelconque, sauf en achetant un billet de tombola. Ils n'allaient à aucune réunion me concernant. J'ai voulu faire autrement.

J'ai mes occupations, un peu moins depuis que ma mère est partie. Mais lundi soir par exemple, il y avait des nouveaux à l'écriture, je n'étais pas très à l'aise. Il y avait deux femmes et un homme. Les deux femmes sont amies et elles n'ont pas arrêté de chuchoter ensemble, je me suis dit que c'était mieux d'arriver seule finalement. Au moins on essaie d'aller vers tous.

Devant d'autres projets, je recule. Le dessin, j'ai laissé tomber. Le chant, j'aimerais mais je ne sais comment m'y prendre.

Les portes, je ne vais pas y sonner, j'ai trop peur de déranger.

J'accepte ce que je suis, mais cela pourrait être bien plus fluide que ce ne l'est. Quand il faut décider, j'ai la tête qui bout.

Alors pour l'instant, je laisse couler la vie, je ne vois presque personne.

Demain j'ai une fête, je la crains, je verrai des personnes que je connais un peu, mais pas très bien. Trouverai je ma place ? A mon âge, encore cette question.

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21 septembre 2015

Histoires d'eau

A réfléchir, j'ai constaté que je vivais toujours au bord de l'eau. Je suis née au bord d'une rivière, grosse en hiver, et bien sèche en été. Cette rivière déambule dans nos campagnes avant de se jeter dans un cours d'eau plus important que j'affectionne également beaucoup. Maintenant je vis près d'étangs majestueux. Ma mère, dans les premières années de sa vie, habitait dans la commune où la rivière (la première dont je parlais) se jète dans la deuxième. Elle ne savait pas à l'époque qu'elle se marierait et habiterait tout près de cette rivière. La grand mère de ma mère, ce qui fait mon arrière-grand-mère, que je n'ai pas connue, vivait aussi au bord de la même rivière, la deuxième. Je suis passée hier dans cette commune et j'ai raconté à mon grand fils. J'aime beaucoup me promener au bord de cette rivière, la deuxième, elle offre des paysages magnifiques, bientôt j'irai écrire un samedi au bord, il y a un atelier de prévu, dans une autre commune.

Alors je me dis que peut être, si je l'aime tant, c'est qu'il y a des liens qui m'y unissent, des liens familiaux, des souvenirs. Ma mère aimait beaucoup aussi cette rivière. Il y a une grotte tout près, une reproduction de la grotte de Lourdes, elle y allait souvent, promenade du dimanche.

Ainsi j'ai toujours vécu au bord de l'eau, pourtant j'en ai peur, je ne sais pas nager. Par contre, je l'admire, sans cesse, elle offre une poésie sincère à ce monde qui m'entoure. Hier soir, je suis allée faire mon petit tour, celui que j'ai initié cet été. D'abord, entrer dans la prairie, puis rejoindre le bord de l'étang, longer la berge par le chemin entre les arbres, il y a encore quelques pêcheurs, admirer l'étang et ses reflets, la lumière est encore belle à cette heure là, sortir au bout du chemin sur la petite route, la reprendre sens du retour, admirer de plus loin cet endroit magnifique, voir de l'autre côté le soleil qui prépare son coucher, le ciel a sorti sa plus belle palette de couleurs, marcher vite, et même courir un peu et se rendre compte que le corps se sent mieux depuis qu'il a perdu quelques kilos, et que les épaules se dénouent, vivre le moment présent d'un soir de dimanche où l'on a rien fait de spécial, sauf aller conduire son fils et passer au cimetière.

20 septembre 2015

drôle de semaine

Dès lundi j'ai senti à nouveau le rhume qui envahissait ma tête, comme il y a un mois. J'ai sorti l'artillerie et sans médecin, me suis soignée comme j'ai pu. J'ai lutté. Mardi, je m'étais engagée pour une journée avec deux amies chez l'une d'entre nous pour un peu d'écriture et de visite. J'ai failli renoncer et j'ai pensé que vraiment, elles ne seraient pas contentes. J'ai pris sur moi, nous avons écrit entre nous à partir de petites consignes qu'elle avait préparées, nous sommes allées aussi visiter le joli parc juste à côté, il faisait beau à ce moment là. Je suis rentrée le soir épuisée. La fin de la semaine fut laborieuse, rien envie de faire, je me traînais. Le grand fils est rentré de son périple. On avait imaginé faire un truc pour l'arrivée, mais le temps était très mauvais, tout le monde était au travail, moi patraque, nous n'avons rien fait du tout. Il était heureux et en forme. Nous n'avons rien prévu pour ce week end, il nous faut travailler ensemble au bureau pour avancer. On me presse du côté des comptables. J'avoue que depuis juillet, je suis ralentie. Je ne sais même pas comment je fais pour tenir. J'en suis toujours à deux séances de kiné, même si ça évolue pour le mieux. Moralement, je me surpasse. Ce qui me fait beaucoup de bien : voir mon petit fils au minimum une fois par semaine.

Lundi je reprendrai le chemin de l'écriture, il y aura des personnes nouvelles, j'espère que je vais me sentir à l'aise.

Et vous, où en êtes vous ?

14 septembre 2015

très satisfaits

L'homme s'est reposé. Je lui propose une sortie, parce que en ce moment, je ressens un besoin de sortir. Il est d'accord, suffisamment en forme après avoir tant travaillé la semaine passée. Je suggère de proposer aussi à un couple d'amis ou bien de la famille : c'est parti pour les sms. Aucun de ceux demandés n'est disponible. Bien sur, nous partons quand même. J'apprends qu'elle a fait une rando le matin même, et là je vois qu'elle n'a pas pensé à moi. C'est parce qu'elle a déjà trop marché qu'elle ne viendra pas le soir, trop fatiguée. Je lui réponds que je ne savais pas pour la rando du matin, et que si je l'avais su ça m'aurait peut être intéressée. Elle me dit qu'elle pensait que ça m'aurait fait trop de km. Je suis surprise. Elle a surement raison, ça m'aurait fait trop. Mais cela n'empêche pas la proposition. Je suis une communicante. J'ai vite fait d'envoyer des sms ou des mails pour proposer. L'inverse est moins vrai. Je reçois peu de propositions. En numérologie je suis 3 : la communication. Je suis peinée. L'un propose, l'autre dispose. Cà ne coûte rien de proposer.

Nous sommes donc allés à cette petite rando dans la petite ville tant aimée de cet été. C'est comme si on partait en vacances quand on va là bas. Nous arrivons trop tard pour le premier départ. Il faut s'inscrire. C'est gratuit. Déjà nous avons croisé le premier groupe qui partait. Nous attendons le deuxième départ avec plein d'autres gens. Nous ne connaissons vraiment personne. Nous sommes bien sous ces halles majestueuses d'un autre temps. Top, c'est parti. Nous serons plutôt devant. Il commence à faire nuit. Il y a des bougies partout pour baliser le chemin, c'est magnifique. 5 km entre ville, bord de rivière, chateau, parc. Nous ne parlerons quasiment à personne, sauf aux organisateurs. A la fin, il y a un pot. On doit remplir une petite enquête de satisfaction. Ce sera "très satisfait" dans toutes les cases. Nous observons que finalement les gens sont plutôt à deux, à trois. J'ai besoin de voir comment se comportent les gens. C'est plutôt calme, voire silencieux. Il y a quelques enfants avec parents, grand parents. J'entends des mots d'enfant "ils ont du mettre du temps à poser les bougies partout".....

Nous constatons que finalement à deux, c'est vachement bien. Après la fin de la rando, on a flâné encore un peu dans la ville. Il n'y avait plus un chat. Tout le monde s'était dispersé. A deux, on fait vraiment ce qu'on veut.

12 septembre 2015

Moyennement bien ....

Je vois l'été qui s'enfuit. Même si l'automne est une saison agréable, il nous entraîne vers des jours plus courts, vers plus d'enfermement, vers le froid et l'hiver. Cà doit jouer sur mon moral. Je n'ai pas fait du tout ce que je pensais dans l'été. Plein de visites qui n'auront pas lieu, reportées à l'an prochain peut être ou peut être pas. Plein de jardins non visités. Pas d'océan, alors que je me l'étais promis. Reste encore quelques jours en septembre, mais tant d'activité.

L'autre soir, j'ai été mal. Je les voyais tous tellement surbookés, je ne comprenais plus rien. Ils n'avaient même pas le temps de m'expliquer. Je n'arrivais plus à suivre. Intérieurement, j'ai été très mal. Hier aussi, j'ai fait presque une journée silence. Pour me changer un peu, je suis partie faire mes courses hier soir, sans prévenir quiconque, pour me resocialiser. Je n'ai trouvé personne, pourtant j'espérais. Parfois je ne veux rencontrer personne parce que j'ai peur de mes vertiges, et là j'avais envie de rencontrer quelqu'un, mais il n'y avait personne.

J'ai donc recommencé à faire mes courses toute seule. Cà va à peu près. Mon cholestérol a peut être baissé ? Est ce bien lui le responsable ? Je me rends compte que maintenant j'ai le temps de faire mes courses, je peux flaner et regarder. C'est ce que j'avais sacrifié pour visiter souvent ma mère. Je faisais mes courses à toute vitesse et je ne prenais pas le temps. Il n'empêche que je me sens bien seule.

J'en parle souvent pourtant de cette espèce de solitude, due à l'éloignement de la maison, j'habite assez loin des communes, due à mon tempérament, à mon histoire, à ma famille, à mes phobies. J'en parle et ça ne change pas grand chose. Cà entre dans les oreilles des autres et je crois que je vois les mots sortir aussitôt par l'autre oreille.

Bientôt, je reprends l'écriture. Il y aura des nouveaux, ça me fait un peu peur. Je m'étais habituée à ce petit groupe restreint. Il faut que je positive. Peut être de belles rencontres en perspective. Mardi prochain, on se fait une journée avec deux amies connues à l'écriture. Cà va me faire le plus grand bien, comme une grande récréation, surtout que celle chez qui nous allons vit dans un très bel endroit. Je prends donc ma journée. Je vais aussi reprendre l'initiation yoga une fois tous les 15 jours, en alternance avec l'écriture le lundi. Et sinon, je n'ai rien décidé entre le dessin, ou l'anglais ou autre chose. Il y a des chances pour que ce soit rien d'autre.

Elle me manque.... Je n'ai pas grand monde à qui en parler. Je n'ose pas remettre les pieds là bas. Ils se demanderaient bien ce que je viens y faire. La plupart des gens y vont tellement par devoir. Une fois les leurs partis, on ne les revoyait plus. D'ailleurs, peu sont venus faire une visite ou à la sépulture, ceux que j'avais croisés là bas pendant 10 ans.

Même ma soeur ne m'appelle pas. Je ne sais pas si elle lui manque.

Mes amies sont sans doute débordées, elles ne m'interrogent plus non plus.

10 septembre 2015

les pommes

Le pommier sur la pelouse, nous avons pensé à le couper, il y a quelques années. Il donnait quelques pommes, petites, qui tombaient les unes après les autres, sans qu'on y fasse attention. Elles étaient tellement petites, ça ne valait pas le coup de se pencher. Ou alors on tapait dedans, les garçons surtout. Toujours l'esprit un peu footballeur. Déjà les dernières années, les pommes étaient plus belles. On n'allait pas le couper, maintenant il donnait enfin de belles pommes. Je les ramassais au début, les pommes pourrissaient, je les oubliais.

Cette année, encore, elles sont belles et grosses. Je les ramasse. J'ai déjà fait deux fois de la compote, j'ai ajouté quelques poires. La compote maison, c'est bien meilleur que celle qu'on achète. Je ne la sucre pas. Je la fais dans une casserole pour en avoir beaucoup ou bien dans le robot, celui qui fait tout tout seul, mais la quantité obtenue est inférieure.

Quand je ramasse mes pommes, je pense à ma mère. Elle nous faisait de merveilleuses compotes quand j'étais enfant. Parfois, sur la cuisinière, la compote prenait un peu au fond de la gamelle, elle n'en était que meilleure, comme un peu caramélisée. J'en mangeais sur une tartine de beurre, en rentrant de l'école, même si elle était chaude, comme c'était délicieux. Elle ramassait la moindre petite pomme, même celle bien abimée. Elle prenait soin de les couper en tout petits morceaux, et on retrouvait les morceaux cuits, car elle ne la mixait pas.

Vivre tous ces instants, tous ces bonheurs, comme le narre si souvent et si bien bonheur du jour, c'est un véritable enchantement !

Lorsqu'on prépare les pommes, on est bien dans le ici et maintenant, et pas dans le mental....  un exercice de méditation, presque, j'oserais dire .....

9 septembre 2015

doucement

D'abord, j'ai proposé quelques paires de chaussures à une amie (pour sa belle mère) elle les a prises puis me les a rendues, elles étaient trop grandes. J'ai donc à nouveau les chaussures.

Puis j'ai pris quelques vaisselles qu'elle avait gagnées à des lotos organisés là bas, à la maison de retraite, 2 mugs, 2 coupes de fruits, que j'ai lavés et rangés dans l'armoire.

Je vais prendre le gros flacon de gel douche corps-cheveux que je lui avais acheté récemment. Il en reste plein. Ma soeur lui achetait toujours un produit pour le corps et un autre pour les cheveux. Un jour j'ai écrit : je m'en occupe. Et j'ai pris un seul flacon, j'ai pensé que ce serait bien plus pratique pour les filles qui faisaient la douche.

Bientôt je sortirai les photos, les agendas, les objets. Pas tout de suite.

Elle, ma soeur, s'occupe des vêtements, elle a déjà proposés, elle propose encore.

Et puis il y a le cadre là haut sur le buffet, elle me sourit tout le temps.

 

6 septembre 2015

pour le plaisir !

 

A la radio, récemment, entendre que Sheller va sortir un nouveau C D, en entendre un morceau si beau, et puis rechercher sur le net toutes ces compositions, et se dire,   c'est quelqu'un ce monsieur.... c'est du bon, c'est du pur,   ça transporte .....

Sur le site, réécouter le nouveau morceau, encore une pépite, mais pas possible de le mettre ici.   Voir que bientôt il jouera à Paris,  se dire que ce serait bien d'y aller, parce que je ne l'ai jamais vu de ma vie, et que j'adorerais.... 

Peut être tenter d'y aller ????

Vous aimez ?

 

 

 

2 septembre 2015

L'automne arrive !

Il fait beaucoup moins chaud. Ce matin, en ouvrant la grande baie, j'ai senti l'odeur de l'automne, le sous bois, le champignon, l'humidité sur la pelouse. Bref, une saison se termine et l'autre qui arrive à grands pas. Hier j'ai fait de la confiture de pêches, j'ai préparé des haricots verts, le jardin est encore plein. Les grosses récoltes des champs vont arriver : haricots et pommes de terre, ça ne rigole pas, faut pas les rater. Si bien qu'hier nous avons à peine évoqué notre énième anniversaire de mariage, trop de préoccupations. Pas eu de vacances cet été, pas maintenant non plus. Nous devions pourtant prendre deux jours pour aller voir le barrage en Bretagne, celui qui est vide occasionnellement. Y arriverons nous ? Je ne suis pas au même régime qu'eux. Si j'ai envie de prendre un peu de temps, je le peux mais je culpabiliserais bien vite d'en prendre trop.

Cà fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de mes épaules. Toujours des douleurs, même à gauche, celle qui normalement est sortie d'affaire. Et la droite, encore un grand, grand manque d'amplitude. Si bien que par moment je serais bien tentée d'essayer autre chose. J'ai entendu parler de myothérapie. J'ai l'adresse d'un kiné qui s'est orienté dans ça. Qu'est ce que je risque ? le travail est différent, c'est plus basé sur les muscles. Je me suis habituée à ces douleurs et pourtant, je ne devrais pas. Je suis beaucoup plus fatiguée qu'avant à cause de ça et je fais beaucoup moins de choses. J'ai eu le résultat du médecin conseil, ils vont m'indemniser pour une période, jusqu'à la date de visite. Depuis ils considèrent que je suis guérie. Ah bon, s'ils le disent ! Quand on est administrative, sans doute qu'on ne travaille pas vraiment d'après eux. Je ne me battrai pas.

Et de la phobie sociale, avez vous remarqué que je vous en parle de moins en moins ? Cela veut dire qu'en effet je suis moins gênée, même si ça peut encore arriver parfois. Je pratique encore l'évitement certaines fois. Mais j'arrive à avoir une vie assez variée, grâce à mes différentes actions. Cette évolution ne s'est pas faite sans remise en cause, sans travail, sans la rencontre avec des personnes qui sans le savoir peut être m'ont beaucoup aidée. Quel dommage de ne pas avoir compris plus tôt que c'était à moi de changer. Mais parfois on est paralysé par les situations. Tout n'est pas encore rose. J'ai des peurs, pas que sociales. J'ai peur de l'avion, je viens de refuser l'invitation pour un voyage avec des amis, parce que trop d'heures d'avion. Pourtant je l'ai déjà pris. Mais en ce moment, de ce côté là, c'est blocage complet. Je me dis malgré tout que je peux voyager autrement, moins loin, mais avec autant d'intérêt.

Bientôt, l'écriture va reprendre. Retrouver ses bonnes habitudes des lundis soirs une fois tous les 15 jours. Pas de gym encore, impossible vu ma santé. Peut être un peu de yoga, mais rien de sur encore. J'aimerais aussi chanter ou faire du dessin, ou les deux. Je suis trop gourmande de tout. De plus, je n'ai aucun talent dans ses disciplines, mais j'en rêve quand même, comme si j'avais tant perdu de temps avant.

Rattrapper le temps perdu, est ce possible, vu mon âge ?

26 août 2015

j'ai failli oublier

Le temps passant, ma mémoire me jouerait t elle des tours ? Avant, même si c'était noté nulle part, je me souvenais de mes rendez-vous, de mes obligations. Mon mari s'en offusquait car il disait que c'était risqué et que du coup, lui ne pouvait pas savoir vu que c'était marqué nulle part. Récemment, j'ai loupé un rendez vous chez le dentiste (en plus il était noté celui-là), un rendez vous chez le kiné (noté aussi), mais si je ne regarde pas mes petites notes, hein !

Hier en fin d'après midi, après une séance chez l'esthéticienne (et oui, je m'y colle une fois par mois, je ne me pose plus de questions, ils m'en ont fait trop voir ces poils autrefois), je me suis souvenue qu'il y avait réunion de rentrée le soir même. J'avais reçu l'invitation, mais je ne l'avais pas imprimée. Mon cerveau a rattrapé le coup (pas tout à fait "out" le cerveau). Donc je vérifie et c'est bien ça, il y a réunion. Je ne sais pas dans l'instant si j'ai très envie ou pas d'y aller. Mais elle est importante. Il y a vote du bureau. Et puis au moins, je ne chercherai pas de programme de télé pour le soir.....

Nous voilà réunis presque au complet. Nous rediscutons du programme de 1er trimestre. Beaucoup de thèmes avaient été soumis, il y a le choix. Le programme est fait, les dates sont calées. Pour le bureau, à force de discussion, chacun prend ou reprend sa place. Quelqu'un est parti l'an dernier, c'était ça le plus compliqué. L'une de nous a bien voulu reprendre le flambeau. Moi je garde le comptage des sous. Nous rions beaucoup à ces réunions de préparation, parce que chacun y va de sa petite histoire, parce que nous nous connaissons assez bien depuis le temps, et parce que à force de parler d'anxiété, nous faisons beaucoup de dérision. J'ai ri hier soir comme je n'avais pas ri depuis longtemps, et c'était bon. Je me suis dit que c'était donc encore possible.

En sortant, j'ai évoqué le fait que pour moi, cela manquait de piment. Que nous ressassions beaucoup les mêmes choses, les mêmes problèmes aux réunions, et que parfois je doutais. J'aimerais y voir entrer l'art. Déjà depuis quelques années, une fois dans le programme, nous faisons un atelier d'écriture, il y a peu de monde, mais ceux qui le font en sont très contents. Et pourquoi pas le théatre, le dessin, le chant, la danse ???? Tout cela est une autre histoire à faire et à écrire. Pour ma part, quand je vais mal, c'est vers là que je me tourne.

Alors je croise les doigts pour que ça évolue.

25 août 2015

A quoi j'aspire ?

A plus de sérénité, bien sur.

Non, c'est pas de ça qu'on parle. Aujourd'hui c'est une question pratique : avec quoi j'aspire moi, vu que mon bon vieil aspirateur a rendu l'âme ?

Dites moi TOUT sur vos aspis. SAC ou PAS DE SAC. Cher ou pas cher. Comment dénicher celui qui va me soulager moi et la femme de ménage ? Celui d'avant était lourd, tout en un, moteur, sac et tout et tout dans le balai, rien à traîner derrière, mais si lourd !

Lâchez vos aspirations sur les aspirateurs ici même. Et je ferai le tri.

23 août 2015

suite

Cette nuit, j'ai dormi. Mais ce matin au réveil, j'ai encore mal partout. Est ce à cause du rhume, ou à cause de la séance d'ostéo, il m'a bien prévenue que je serai k o un à deux jours ?

Hier soir, après un après midi à rien faire, j'ai proposé une petite balade à pieds histoire de me forcer un peu. Nous l'avons faite, lentement. Puis j'ai proposé une sortie en voiture pas très loin afin de pouvoir admirer un feu d'artifice. Certes, il aurait été préférable d'être sur place pour le voir, mais là je ne me sentais pas du tout avoir les jambes pour. Nous y sommes allés à l'heure annoncée, et sommes restés au bord d'une route pas très loin du site. D'autres aussi ont fait comme nous. Sans doute ne voulaient ils pas non plus être dans la foule ou peut être payer l'entrée ? C'était beau, j'étais contente de le voir.

Mais ce matin, je suis déçue de me sentir aussi mal. Du coup, l'homme est parti seul à cette fête sur deux jours, qui comprenait le feu d'artifice : une fête de notre métier mais nous n'y sommes pas du tout impliqués. Cela représente notre métier, mais par le biais d'un syndicat auquel nous ne sommes pas affiliés. Autrefois, mon mari y avait sa carte. Puis il a jugé que rien n'y était intéressant, que leurs idées n'étaient pas les siennes, que c'était magouille et compagnie. Aujourd'hui, nous n'avons pas d'étiquette syndicale. Nous voulons être libres. Il y est parti ce matin faire le tour des stands où il croisera sans doute des têtes connues. Il faut savoir être sociable, même si l'on se sent avoir des idées différentes. La plupart des gens y sont affiliés de génération en génération, sans trop se poser de questions, à cause de l'ambiance (bonne parfois, pour les fêtes par exemple) malheureusement beaucoup moins bonne parfois par les prises de décisions ou les manipulations....

Ne pas en faire partie n'est pas forcément la situation la plus sociable. C'est se mettre en marge et cela peut susciter des critiques. Mon homme a toujours été un peu en marge, dès l'enfance je pense, par ce qu'il a vécu. Il n'a pas envie de faire comme tout le monde pour leur plaire. Il y a un truc qui le caractérise : c'est qu'il ne lésine pas sur le travail, qu'il a toujours plein d'idées novatrices, et qu'il s'en fout de ne pas avoir que des amis. Une remarque également : la semaine, son téléphone sonne sans arrêt : cela va du simple coup de fil de travail au coup de fil de l'autre bout de la France pour prendre des renseignements sur comment il travaille, car untel a dit que ..... il pourrait l'aider. Le week end (hormis le travail), il reçoit beaucoup moins de coups de fil (voire aucun) car là il n'y a personne. Du coup, c'est plutôt moi qui gère comme je peux ou pas.

22 août 2015

Coup de mou

Je n'arrive pas à sortir de mon rhume, je n'ai vraiment rien fait en début de semaine. J'ai même passé du temps dans mon lit en journée. J'ai cédé ma place prise pour une petite rando nature, j'étais incapable d'y aller. Hier je me suis décidée à appeler un ostéopathe. Le remplaçant m'a proposé un rendez vous ce matin. J'y suis allée.

Apparemment, du côté des cervicales, c'était le vrai fouillis. Et aussi les trapèzes. Sans doute normal avec mes capsulites. Une bonne séance sur le crâne devrait m'aider à évacuer ce rhume. Pour le reste, je crois que je suis toujours en vrac, beaucoup trop stressée, avec toutes les conséquences sur le corps. D'ailleurs, les capsulites ne sont surement pas venues par hasard. Il dit que c'est plus long à guérir avec ce genre de tempérament.

Bref, je suis vidée, ko, pas d'énergie, pas d'envie. En revenant du rendez vous je me suis allongée. Puis j'ai déjeuné. Là je vous écris. Et après c'est sieste. Heureusement que ce week end, rien n'était prévu.

Et puis aussi, peut être que le corps relâche. Le décès de ma mère remonte a plus d'un mois maintenant. Peut être que j'accuse le coup maintenant. J'avoue ressentir le vide. Ne plus prendre la route pour aller la voir, ça fait vraiment bizarre.

Va vraiment falloir me ressaisir.

Pour l'instant, j'essaie de laisser passer et de ne pas culpabiliser, ce qui n'est pas si simple vis à vis de l'entourage.

19 août 2015

Toujours revenir écrire !

Dès que ça se bataille à l'intérieur, toujours venir mettre en mots ici pour s'alléger un peu. Bataille ? pas vraiment. D'abord c'est avec le rhume que je me bataille, il m'a sauté dessus, la tête est pleine, le nez bouché, les sinus pas en forme, j'éternue à tout va en plein mois d'aout...

Hier malgré tout, j'ai honoré la journée prévue avec mes deux amies. Enfin je n'en ai eu qu'une, l'autre a du décommander, à cause du décès d'une proche. C'est la deuxième année qu'on se fait une petite journée balade. Nous avons donc commencé par rendre visite à la défunte comme nous avons l'habitude de faire ici.

Puis à deux nous sommes parties vers la jolie ville déjà visitée deux fois récemment mais dont je ne me lasse pas. J'avais proposé la visite guidée de journée, je l'ai fait l'autre soir avec les lumières. Elles avaient accepté. Elles n'ont rien proposé d'autre d'ailleurs, nous n'avons donc pas eu à choisir. Je n'étais donc pas au mieux de ma forme, le rhume s'étant bien installé, et quand c'est comme ça, j'ai l'impression qu'il me manque la moitié de mes sens et de mes neurones.

La visite était assez semblable mais axée sur l'architecture, avec une autre guide que celle de samedi, groupe moins important. C'est très intéressant, j'apprends plein de choses jusque là totalement inconnues.

La difficulté, c'est que je sens mon enthousiasme et que je vois souvent les autres rester assez réservés. Ils ne semblent pas voir le beau, le ressentir, s'en ébahir ! ce fut le cas encore hier.... et je ne le comprends pas.

Pour moi, ces paysages sont magnifiques, les maisons, les ponts, l'eau, tout ! et être accompagnés de gens déambulant sans s'en émerveiller, ça me fait mal.

Moralité = j'irai peut être seule la prochaine fois, au moins je ne serais pas déçue. Je dis ça, je dis rien.

17 août 2015

des mots qui viennent...

En regardant la mer,

Le visage bien clair,

Mes deux grands yeux s'étonnent

de n'être plus personne.

Je suis la vague qui s'abandonne,

Je suis le vent marin,

Je suis la mouette qui s'envole,

Je suis l'écume légère,

Je suis le galet sur le sable,

Je suis le petit bout de verre,

Je suis le ciel qui se couche,

Je suis le cerf volant du soir,

Je suis la douce journée,

Je suis ce rire entendu par là,

Je suis le panier de pêche qui attend le pêcheur,

Je suis l'été qui passe ….

12 août 2015

de doux souvenirs : la petite robe bleue

La perte de nos parents nous ramène en arrière et nous retrouve sans cesse des souvenirs enfouis.

Je ne me souviens pas du fait, mais je me souviens de la robe, qui hélas est disparue, sans doute donnée à une de mes cousines, c'est ce qui se passait la plupart du temps, quand le vêtement était devenu trop petit.

Je pense que c'est ma soeur qui m'avait raconté ça. Ma mère était à l'hopital, j'avais si peu d'habits. Mon père était allé m'acheter une robe, je pense que je n'étais pas avec lui. Elle était un peu grande au départ, bleue, à petites fleurs, et en nylon. Jusqu'à ce jour, mes robes étaient sans doute plutôt en coton. Cette robe avait surpris, je crois que ma mère ne l'avait pas trop aimée au début, justement parce qu'elle était en nylon. Je l'ai beaucoup portée, je m'en souviens, elle n'était pas salissante.

Ce qui me plait dans cette histoire, c'est que mon père avait pris soin de moi. C'était sans doute la première fois qu'il faisait un achat pareil.

Ah, cette petite robe bleue, comme j'aimerais la revoir, comme j'aimerais me revoir avec elle, si peu de photos et pas avec cette robe.

Comme elle était un peu grande, je l'ai beaucoup portée ! peut être que je l'ai usée ...

11 août 2015

laissez moi respirer !

Je n'aime pas être dépassée et pourtant je le suis. La paperasse s'amoncelle, le jardin déborde, et je vois trop de gens d'un coup. L'hiver prochain, ce sera bien différent. Quand je serai bien seule au coin de la cheminée, je rêverai d'été avec tous ces programmes.

Là, ils viennent cueillir parce qu'on le propose (tout discrètement) car justement on ne veut pas y passer tout son temps. Mais ils discutent aussi. Ah ils aiment discuter avant de retourner chez eux. Moi aussi d'habitude j'aime discuter mais là, je n'en peux plus.......

Et puis je suis retournée à une sépulture, la femme d'un cousin, l'aîné des cousins. Après que ma mère ait refermé le livre de cette génération, la génération (celle dont je fais partie) vient d'être endeuillée aussi. Quel temps nous reste t il ? Nous sommes allés seulement à la cérémonie, pas le courage de faire une visite. La défunte avait choisi presque les mêmes chants et lectures que nous, elle avait eu dans les mains la feuille que nous avions faite, ça lui avait plu, elle avait choisi et donné ses consignes, car elle savait qu'elle pouvait partir, et elle est partie. C'est émouvant, j'ai eu les yeux bien mouillés une fois de plus. Il y avait peu de famille, la plupart est en vacances.

Je n'arrive plus à faire ma promenade du soir. Cà n'a pas duré longtemps.

D'ailleurs je ne sais pas très bien à quoi j'arrive, encore un peu à vous écrire, parce que je me dis que peut être vous passez par là.

J'ai reçu un mail de quelqu'un qui me suivait sur ce blog. Un jour, comme je n'avais plus de nouvelle, je lui avais écrit. Elle me répond longtemps après et sa réponse est si touchante parce qu'elle est étonnée qu'on s'inquiète d'elle, elle pense n'intéresser personne.

Alors si mes écrits peuvent aider quelqu'un, si le fait de lui faire signe lui donne un peu d'élan, alors je suis contente, et tant pis pour le fait que je me sente dépassée, ça passera !

5 août 2015

ne pas sombrer....

Je n'ai pas de pèlerins, pas d'appel, pas de réservation. Peut être que ça s'arrêtera là pour cette année.

Depuis ma balade du soir avec la pèlerine, je suis retournée plusieurs soirs pour marcher et être en communion avec la nature. Le calme impressionnant du soir me fait le plus grand bien, j'aimerais bien aussi le partager avec d'autres, mais je voudrais qu'ils soient aussi pris par la beauté du lieu et ce qui s'en dégage, je ne voudrais pas bavasser tant et plus à ce moment là.

Hier soir je n'ai pas fait cette balade et elle m'a manquée. J'ai mal dormi cette nuit, je me suis réveillée et j'ai pensé à elle. J'ai pensé à tout ce temps que je lui avais consacré depuis onze ans. Peut être pas assez. J'ai pensé à cet endroit où j'allais, cela m'a permis de connaître l'univers des maisons de retraite, avec plein de choses à dire sur le fonctionnement, des choses plutôt négatives, mais aussi de belles choses avec leur partage, leurs fêtes, leurs sourires, les bénévoles qui font de leur mieux, c'est un réel univers qui commence déjà à me manquer. Que vais je faire de ce manque ?

Demain j'irai au concert de L. Foly, j'aime beaucoup cette chanteuse. Apparemment beaucoup ne la connaissent pas. Pourtant elle a eu de belles heures de gloire et ce n'est sans doute pas fini. Elle a une très belle voix jazzy. Le concert sera en plein air à presque une heure de chez nous. J'y vais avec mes amis de l'association, comme l'an dernier nous étions allés voir Maxime Leforestier.

6 juillet 2015

elle m'avait dit ....

Lorsque j'avais été si mal après cette vilaine nouvelle, qui une nouvelle fois m'avait fait me sentir exclue, elle m'avait dit : si tu aimes les fêtes, n'attends pas que les autres t'invitent, c'est à toi de créer des instants de fête, tu peux le faire, tout le monde peut le faire.... ça ne sert à rien d'attendre. C'était bien vrai ce qu'elle disait l'animatrice de CNV, et avec son sourire si persuasif ....

Hier, j'avais invité pour fêter la naissance de mon petit fils. J'avais invité le petit groupe avec lequel on sort le plus souvent. Nous étions 10 autour de la grande table de la salle à manger : il y avait 2 couples que nous voyons très régulièrement depuis notre jeunesse, un autre couple qui s'est rajouté (j'étais à l'école avec elle, on ne s'est jamais perdu de vue, elle a refait sa vie après avoir été veuve tragiquement, ils sont bien ensemble et nous l'avons rapidement adopté), mon ancienne voisine qui est partie après son divorce et là nos liens se sont encore plus renforcés, et une autre voisine que nous avons fait entrer dans le petit groupe aussi (son fils s'est marié avec la fille de nos amis hélas depuis ils ont divorcé)........ J'avais un peu cuisiné la veille : un taboulé et des tiramisu framboises speculos. Puis au dernier moment, j'ai fait des moules : 4,2 kg de moules frites.....   et bien réussies. C'était sympa. On a rigolé. On a raconté notre thalasso avec humour. Bon, je n'ai pas bien suivi toutes les conversations car c'est difficile d'être au four et au moulin.

Puis mon lave vaisselle s'est montré capricieux.... alors la vaisselle s'est entassée à côté de l'évier et on est parti se promener au bord de l'eau, tout près de chez nous, ça sentait bon l'été et les vacances. Mon homme a fait le guide une fois de plus, il adore ça : il a des anecdotes sur ici qui font le bonheur de nos hotes.

Puis nous sommes revenus boire un coup, visiter le jardin qui est luxuriant en ce moment, et nous sommes allés sur le tard voir le petit bonhomme fêté. Ma fille nous avait invités à passer chez eux. Mes amis ont apprécié, ils ont été surpris du geste. Ma fille n'est pas du tout sauvage, bien au contraire, elle respire la joie de vivre, son compagnon aussi.... et ils aiment les gens de tous les âges, sans aucun préjugé. On a pris l'apéritif et puis chacun est parti de son côté, après cette journée soleil qui fait du bien.

Peut être ne les reverrons nous pas de l'été, chacun prenant ses vacances à droite, à gauche.

Mais l'important, c'est d'avoir célébré....

L'animatrice nous a conseillé de célébrer...... j'ai l'intention de m'en souvenir.

4 juillet 2015

discussion

- les gens n'en reviennent pas que je parte seul ? ils sont vraiment étonnés !

- oui c'est vrai ils semblent surpris

- aujourd'hui les gens refusent de faire des choses seuls, ils ne veulent pas avoir le temps de penser....

- tu crois ? il y a d'autres gens qui aiment être seuls, exemple les pèlerins de Compostelle sont souvent seuls à marcher, j'en reçois un la semaine prochaine

- j'ai un copain, il en est chiant, il lui faut toujours plein de monde autour .... sinon rien !

- et quand les gens sont malheureux, ou se sentent si seuls, ils peuvent avoir affaire aux marchands de bonheur, il y en a de plus en plus sur la place

 

La discussion est courte entre moi et mon grand fils mais suffisante pour me dire qu'il est vraiment sain. Il envisage son périple seul, le portable dans la poche quand même. Les sensations, il les veut pour lui. Les rencontres pour lui aussi. La décision est prise.

Et moi je me bataille toujours entre "je préfère être plutôt seule ou en grand groupe". Un petit groupe suffira la plupart du temps. Et pas de groupe du tout, ça peut se faire aussi. Et à deux, c'est pas mal non plus. Et puis seule quand il n'est pas disponible ou bien pour ce que j'aime, moi, particulièrement, des expos, des balades, j'en rate beaucoup à cause de ce souci.

Il m'ouvre les yeux. Pourquoi attendre ?

28 juin 2015

l'été et ses méfaits ....

Alors que toute l'année, les activités se passent régulièrement de 15 jours en 15 jours, de mois en mois, ou de semaine en semaine, l'été, tout s'arrête. C'est comme une longue sieste, les activités s'endorment et ne reprendront qu'en septembre. J'irai au dernier atelier d'écriture lundi. Celui d'hier samedi a été annulé faute d'assez de participants. Vendredi, nous avons fait l'Assemblée générale de l'asso des anxieux, coupure pendant l'été. Ainsi libère t on l'été car la plupart des gens partiront en vacances ou seront pris à d'autres activités.

C'est surement bon de faire une pause mais parfois, cela manque. Je ne partirai pas en vacances. Ce n'est pas grave. L'été, chez nous, c'est plein boum. Il y a à faire dans les champs. Il y a parfois du personnel en plus. Le personnel habituel prend 15 jours de congés, à tour de rôle.

Il y a aussi cette chaleur à gérer. Je n'aime pas ça. Je n'ai plus d'énergie. Je passe mon temps à gérer les volets. Depuis que nous avons fermé le toit de verre, cela va un peu mieux. Mais malgré tout, je dois gérer portes et fenêtres et passer derrière tous ceux qui n'y font pas attention. Et puis il y a les mouches qui en profitent pour me rendre folle. Alors la guerre est déclarée avec elles. Elles ne doivent pas s'installer chez nous.

Il y a le jardin et son débordement parfois. S'occuper des récoltes, préparer tous ces légumes, congeler surtout, congeler... quand il reste de la place dans le congèl....

Il y a toutes ces cartes postales que je ne reçois plus, parce que c'est fini ce temps là, c'est très rare que les gens en envoient.

Il y a toutes ces fêtes auxquelles je ne serai pas, parce que je n'y serai pas invitée.

Il y a les festivals, j'ai deux soirées de prévues.....

 

Et puis il y a vous, vous serez aussi bien occupés, en restera t il quelques unes (uns) pour continuer à écrire un peu ?

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