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sensiblement
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21 avril 2015

une décision !

Aujourd'hui, ils ont ôté le toit en verre. Cela fait 3 ans que cette veranda a été installée, 3 ans que le trop de lumière par ce puits de lumière me fatigue, la chaleur qui passe par là aussi l'été, et le froid qui passe par là l'hiver n'étaient pas confortables. Nous avons pensé à tout : stores, etc. Pas facile à adapter vu la forme "chapiteau" avec des côtés, je ne sais comment je pourrai nommer cette forme, rien n'a été prévu pour s'installer dessus. A force de parlementer, la boite en question nous a enfin entendus et a proposé d'ôter l'objet de notre mécontentement. C'est fait. C'est rebouché. Demain, quelqu'un viendra pour l'étanchéité par dessus. Cela ressemble maintenant à un toit plat. La lumière, nous en avons assez car tout le tour est en baies vitrées. Nous n'avions pas mesuré dans le show room les inconvénients. Sommes nous les seuls à avoir du mal à supporter ça ? Nous sommes placés plein sud. La décision a été quand même dure à prendre mais elle a été prise, ainsi nous passerons l'été beaucoup mieux, je le pense. Reste du placo à mettre au plafond à l'endroit du puits.

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12 avril 2015

Que faut il faire pour faire ce qu'il faut ?

Cette phrase, je l'ai écrite ce matin dans un mail adressé à l'ami dont la femme est décédée il y a quelques semaines. J'ai rêvé d'elle cette semaine, elle n'était pas morte et me disait qu'il fallait qu'on s'occupe de son mari car ils traversaient une épreuve, mais ce n'était pas elle qui était morte, je pense que c'était un de leurs enfants, mais ce n'était pas très clair.

Aujourd'hui, ma première alerte F.B. c'est son anniversaire à elle. Ah ça fait drôle, je vais sur sa page, et quelqu'un adresse à lui (son mari) quelques mots faisant mémoire d'elle car c'est sa date d'anniversaire. J'hésite à publier aussi. Et je me retiens. Je vais plutôt lui envoyer un mail, j'aurais déjà du le faire depuis longtemps.

Je l'ai fait, j'ai relaté la page F.B., le silence qu'on pense bon après ce départ si brutal, et l'interrogation de quoi faire pour ces gens dans la peine ?

Va t il me répondre ? je l'invite à venir chez nous, pour discuter, déjeuner, diner, ou pour rien du tout. Le fera t il ? la relation que nous avions, c'était surtout avec elle. Je sais qu'il est bien entouré par la famille et de nombreux amis. Mais j'avais envie de lui dire ça.

Que faut il faire pour faire ce qu'il faut ? On ne sait jamais comment s'y prendre. Quand les gens sont dans la peine, on ne le sait pas toujours et on ne fait rien. Qui ose m'appeler pour me dire qu'il ou qu'elle a besoin ? peut être mes enfants pour des besoins plutôt matériels, ma belle soeur aussi pour des besoins matériels ? ma soeur ne me demande plus rien. D'ailleurs, avant, c'etait plutôt moi qui lui demandait de l'aide. Pourquoi est on si compliqué ? J'ai une amie qui m'appellerait éventuellement et moi de même. Je suis sure qu'on pourrait se rendre la vie beaucoup  plus simple en étant plus humble et en demandant simplement de l'aide quand on en a besoin, de l'aide physique ou psychologique.

Mais quelle personne oser appeler quand ça ne va pas ?

Et quelle personne appeler pour dire que ça va ?

Pour beaucoup, cela parait sans doute très simple, mais pour moi, comme pour tant d'autres, rien n'est simple.

J'espère malgré tout que mon mail aura été bien accueilli. Il y a l'envie de se soutenir les uns les autres mais quant à la méthode, je ne suis pas très sure de moi.

 

9 avril 2015

le temps des chaussettes

Et hop, un message le matin, parce que je le vaux bien.

Un autre l'après midi, parce que j'en ai envie .....

Il fait très beau, plus de 20 ° que j'ai vu dans la voiture tout à l'heure en revenant chez moi. Mais je n'ai pas vraiment changé d'habit. Dans la maison, fait pas trop chaud, enfin ça dépend où.

Autrefois, à Paques, on se mettait en chaussettes..... après les collants ou les pantalons (tricotés quand j'étais petite). On ressortait la petite jupe grise. Elle a fait plusieurs années la petite jupe grise. Là, c'était le bonheur. On ne reprendrait ni les collants ni les pantalons. On avait décidé qu'il ferait beau une fois pour toutes. Je jouais dehors. Les balles et les ballons quittaient leur tanière de l'hiver. Les cordes à sauter aussi. Et les raquettes avec. Et je ne sais plus quoi d'autre.

Je me sentais heureuse sans trop savoir pourquoi, innocente, insouciante.

Tout n'était pas rose.

Moi qui parlais de rituel ce matin, les chaussettes, c'en était un rituel.

1 avril 2015

une autre

J'ai entendu Alain S. l'autre soir, dans l'émission de Mireille D, dire qu'il aurait aimé être un autre. Il ne s'aime pas tellement. Et prétend qu'on est peu à s'aimer vraiment. Il aurait aimé être son copain Laurent, il lui trouve des trucs qu'il n'a pas, comme son espoir, son côté positif de voir les choses. Cà m'a plu d'entendre ça. C'est rare que les gens disent cela.

Moi je l'ai souvent dit (ou plutôt pensé). Surtout gamine. Je pensais que je rêvais et que le lendemain j'allais me réveiller autre fille.

J'y pense encore. Maintenant j'ai bien compris qu'il fallait assumer ce qu'on était, et qu'il n'y avait pas de joker. Et pourtant combien de fois, je me dis que j'aimerais être celle-là, ou l'autre là, ou encore elle, ou celle-ci, parce que si sures d'elles, parce que si belles, parce que si fonceuses, parce que si savantes, parce que ceci, parce que cela, parce que je les envie, et que ça fait du mal.

Je sais : je ne connais pas tout de leur vie, et si ça se trouve, je serais très déçue à l'arrivée.

Mais la niaque que je n'ai pas et qu'elles ont, ce serait quand même mieux......

 

31 mars 2015

Alain et Laurent

Ah les compères ! un régal cette émission hier soir. Je les ai toujours aimés, ça a commencé tout doucement et puis de plus en plus. Je découvre encore des chansons, on passe à côté de certaines parfois, et pourtant ce sont aussi des pépites. J'avoue que plus jeune je faisais moins attention à l'écriture des textes. Maintenant je me rends compte à quel point ils sont ciselés et parlent vrai.

J'ai aimé les récits de vie, pas banale leur vie à chacun, les blessures. On n'imagine pas quand on voit leur talent qu'ils ont souffert, comme tant d'autres, d'être différents, à cause des situations de vie, de la couleur de peau.... On pense que tout leur a toujours réussi, mais non bien sur, et c'est justement peut être pour ça qu'ils sont ce qu'ils sont. Ils sont inspirés par leur sensibilité au monde. Ils ne supportent pas l'injustice et le chantent. Ils chantent aussi les bons côtés de la vie. J'aime vraiment ce qu'ils expriment.

Et puis on sent une telle complicité entre eux. Qui ne rêve pas d'un ou d'une autre qui nous complèterait autant en amitié ? L'un est plus sombre ou mélancolique tandis que l'autre est réaliste mais garde l'espoir. Cà sauve les deux.

Bientôt j'aurai la chance de les voir sur scène. Je les ai déjà vus séparément. Et là ce sera ensemble.

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30 mars 2015

Quelle heure ?

Hier matin, après une nuit courte à cause d'un passage imprévu d'amis qui finalement sont restés dîner et qui nous ont quittés vers 1 h du matin, je me lève vers 8 h 30. J'ai mal dormi comme souvent en ce moment. Il me faut partir à 10 h - le quart pour ma formation à 10 h dans une commune voisine. J'arrive. Les autres personnes sont arrivées et m'accueillent grand sourire aux lèvres. Je pense qu'elles viennent de rire de quelque chose. Cà persiste. Je me dis que je dois avoir un truc qui cloche sur moi. Je leur dis bonjour et m'excuse de ne pas être en avance. Et là, je comprends qu'elles sont là depuis une heure, me parlent de "changement d'heure" tout me paraît brouillard.

J'ai gagné : j'ai loupé le changement d'heure. Première fois de ma vie. Alors là je me sens mal. J'ai loupé une heure. Ce n'est pas grave, me disent elles. Oui mais pour moi, ce l'est. Ce n'est pas mon genre de me faire avoir comme ça.

Oui mais là, je suis eue.

28 mars 2015

Ma mère

Je ne l'ai jamais vue se faire belle. Pas le moindre rouge à lèvres, ni vernis, à l'horizon. Nature. Et la semaine, une blouse impérativement qui cachait tout. Le dimanche, sans doute, elle l'enlevait, comme elle mettait, à la belle saison, un bouquet sur la table dévêtue de sa vilaine toile cirée. Ses habits étaient très sobres. Du gris, du bleu marine. Une jupe. Jamais vue en pantalon. Ou une robe.

Pour les cérémonies, une robe un peu plus jolie, je me souviens d'une en particulier, qui existe encore, ça devait être de la qualité, elle l'a beaucoup portée, ou classique un tailleur bleu marine. Pas de frou frou, pas d'excentricité. Etait ce son vouloir ? ou celui de mon père. Il était possessif. Elle s'était soumise.

Jamais vue réclamer quelque chose. Jamais vue se rebeller. A t elle toujours été comme ça ? La chance (si c'en est une) c'est qu'elle n'est jamais allée travailler ailleurs, comme cela se faisait autrefois. Les jeunes filles issues des fermes trouvaient une place dans une autre ferme qui avait besoin. Non, elle est restée travailler chez ses parents. Pourquoi, je ne le sais pas. J'ai l'impression qu'elle était protégée. Sa mère (donc ma grand mère) avait été gagée comme on le disait, en avait elle trop souffert ? et ne voulait elle pas faire revivre ça à sa fille ? Je ne le saurai jamais.

Plus personne pour me raconter ça. Et petite, même grande, je ne me suis guère permis de creuser les souvenirs. Je la trouvais distante de ses parents, de ses frères. Je pense qu'elle les aimait, mais c'était l'époque. Je n'ai pas été beaucoup sur les genoux de ma grand mère, elle avait déjà trop de petits enfants. Ceux de sa fille ne comptaient pas plus que les autres.

C'est une vie banale, sacrifiée, qu'elle a eue ma mère. Elle a accompagné mon père dans ce qu'il avait, ce qu'il a fait et défait. Elle n'a jamais brillé. Sauf à l'école où je sais qu'elle se débrouillait très bien mais elle en était sortie à 12 ans. J'aimerais qu'on me parle d'elle, des gens de sa génération, mais je n'en connais pas d'assez proche. Elle ne peut plus me parler de rien, dans son fauteuil à longueur de journée, elle sourit malgré tout et dit quelques mots qui tombent bien ou pas du tout, ça dépend. Elle se raconte des petites histoires qui ne tiennent pas debout, comme elle.

Elle et sa modestie .... toute une vie.

30 mars 2014

s'en sortir !

Peut être je vous agace mais il est important pour moi d'écrire quand j'en ressens le besoin et de relater comment je me sens. De toute façon, si ça vous agace, je suppose que vous ne me lirez pas et vous avez totalement raison. Moi même, quand je vais fort bien, je n'ai pas forcément envie de lire les sujets tristes, quoique la tristesse a plutôt tendance à m'attirer, c'est bizarre, est ce que j'aimerais ça plus que la joie ? J'ai certes connu sans doute dans ma vie plus de triste que de joyeux, j'ai baigné là dedans, ce n'est sans doute pas anodin. D'ailleurs on me disait régulièrement que notre passage sur terre n'était pas le meilleur, le meilleur était après. Vive la religion !

Je ne suis pas encore au mieux. Est ce un vrai problème de santé qui se profile ? est ce un état dépressif, ce que j'ai tendance à croire ? mais je passe bientôt un examen pour mes reins, faut voir pourquoi cette hypertension ? Est ce que justement cette inquiétude me met dans un état dépressif ? est ce le tout mélangé ? Pendant longtemps, j'ai cru avoir toujours 30 ans dans ma tête, malgré les petits soucis. Là, d'un seul coup, je suis propulsée vers l'âge mur.

Nous avons changé de logiciel pour mon travail, j'ai beaucoup de mal à m'y mettre, d'ailleurs on pourrait même dire que je ne m'y mets pas du tout. Je n'aurais jamais cru ça. Nous allons trouver une solution, l'organisation du travail va être revue. Peut être suis je vexée ? Et je sens ce cerveau qui imprime beaucoup moins bien, je me fais peur, oubli, difficulté de compréhension, panique devant de nouvelles tâches. Vais je ressembler à ma mère ? oh la trouille.

Vendredi je me suis forcée à sortir, et j'ai été très déçue, j'ai eu froid dans la salle où nous étions et je n'ai pas apprécié cette soirée, d'habitude je les aime ces réunions. Samedi, nous sommes sortis ensemble, mon mari et moi, pour des "portes ouvertes" dans deux établissements, nous y avons croisé quelques personnes connues, je n'ai pas eu très envie de parler, je fatigue toujours autant quand on reste à discuter sur place, puis nous avons fait quelques courses et une fois rentrés, c'était bien assez. Télé et canapé pour finir la soirée. J'étais quand même contente d'avoir pris sur moi pour sortir. Aujourd'hui nous sommes allés voter, même chose, peu de discussion car c'est dur pour moi. 

Ma fille est venue aujourd'hui déjeuner avec nous, je sens bien que je la déçois, on ne parle pas trop de ça, mais elle me reproche de ne pas avancer dans la suite des travaux de la maison. C'est vrai que je n'ai pas goût à réaménager. Cà reste dans son jus. Les meubles ne vont plus ou bien il en manque. Mais je ne peux faire mieux en ce moment. Je deviens égoïste, il faut que je sauve ma peau.

24 mars 2015

à trois

A trois, l'animatrice, et elle, et moi, manquait une personne qui n'a pas prévenu. L'animatrice l'appelle. Elle a oublié, elle est en vacances.... Elle est bien pourtant cette fille, mais ce n'est pas la première fois qu'elle nous fait le coup. Je m'attendais à éventuellement repartir, mais non tant pis, sinon il faut caler une autre date, et ratrapper, on écrira toutes les deux. Moi même je n'étais pas très motivée pour venir, j'ai bien failli prévenir que je ne viendrai pas. Mais justement je n'aime pas déranger l'organisation, alors je me force. Après le kiné, hier soir j'étais claquée, tant pis je me suis boostée pour me rendre à la ville voisine pour l'atelier de tous les quinze jours.

Finalement c'était très bien. J'ai adoré les consignes dont je ne parlerai pas ici, ça ne se divulgue pas. Je me suis sentie toute fragile à écrire avec elle, elle qui "écrit" en vrai, qui écrit des livres..... moi pauvre petite à côté comment je fais. Je m'en suis sortie. Lorsque nous sommes plus, on sent moins le décalage mais là, je me disais et je lui disais.... ouh la la, ouh la la !!!!!

Et bien, vraiment j'étais contente, j'ai eu quelques belles images qui me sont venues, quelques beaux mots..... il y avait longtemps que ce n'était pas arrivé, le cerveau a réagi, il fallait qu'il passe la 5ème hier soir, il l'a passée.

 

14 mars 2015

la mauvaise nouvelle

Par un mail, un matin cette semaine, j'apprends par cet ami qu'une personne de par ici est décédée. Je relis et relis sans cesse, car je pense me tromper en lisant ce nom. Non, pas elle ! ce n'est pas possible. Je ne l'ai pas vu dernièrement mais régulièrement, sur F.B., elle clique sur mes photos ou autres, ainsi on est presque toujours en lien. Je la connais depuis le collège, elle m'impressionnait par son intelligence, son charisme déjà à cet âge là. Mais à la différence d'autres filles elle était gentille avec moi, un peu protectrice. Nous avons passé des années sans nouvelle, puis par son métier, je l'ai refréquentée. Elle a été l'insti de mes enfants. J'ai été dans le bureau de l'école, et petit à petit, nous avons repris lien. Elle m'impressionnait toujours autant. Et puis nous avons été bénévoles ensemble dans une autre association. Nous nous sommes trouvé des points communs, le goût des spectacles, de la musique, du beau, elle a senti ma sensibilité, m'a tendu la main, m'a comprise, m'a soutenue et c'est si rare. Elle avait déjà plein d'amis, elle aurait pu ne pas me voir. Nous nous sommes reçues, pas beaucoup, mais de temps en temps, nous nous sommes écrits. Je me suis toujours sentie inférieure mais ce n'était pas grave. Nous avons partagé des fêtes, nous avions le même âge, et nos maris avaient aussi le même âge, cela donnait des occasions.

Et puis, boum, d'un seul coup, tu t'en vas.....   Depuis, je n'y crois pas, je ne veux pas y croire.

Je n'ai pas le courage d'aller te voir comme on le fait par ici. Non, c'est trop dur. J'hésite, mais je n'y vais pas. Je veux garder l'image que j'ai de toi. J'irai à la cérémonie tout à l'heure.

Cà s'est passé l'autre jour, j'étais en formation, tu étais seule chez toi et quelqu'un t'a trouvée.

Je ne réalise pas, j'avais envie de te voir plus, je pensais qu'on pouvait partager plus,

c'est fini.

11 mars 2015

A l'époque !

Je ne savais jamais quoi dire, à l'époque, pour entamer une conversation. Je n'osais pas regarder mes interlocuteurs en face, il m'arrivait de changer de couleur très souvent, me sentant tellement idiote, je me rabaissais toute seule. Il n'y avait que dans ma famille, et encore, ça dépendait, ou avec mes amies les plus proches que je m'exprimais facilement. Aussi je n'ai pas noué beaucoup de relations, jeune, je ne le cherchais pas.

Aujourd'hui, tout me semble plus simple même si ces relations ne vont pas toujours très loin. Je me rends compte que je peux, oui je peux, ce n'est pas si difficile.

Samedi dernier à l'atelier d'écriture, aucun souci à communiquer.

Et aujourd'hui, j'étais en formation, avec mon mari. D'autres personnes sont là. Nous allons déjeuner ensemble. C'est moi la première qui interpelle la personne en face, une dame. Finalement, nous avons des points communs, on discute. Et je discute aussi avec les autres.

Et dire que tout aurait été plus simple si j'avais eu confiance en moi beaucoup plus tôt.

Je sais que les regrets, ça ne sert à rien, pourtant je ne peux m'empêcher de regretter.

Il ne faut pas avoir peur de se montrer au plus naturel possible, pas la peine d'essayer d'en rajouter. J'ai si souvent porté le masque.

Je ne dis pas que j'ai gagné, mais quand même, ça fait du bien.

10 mars 2015

bizarre

Je vois la saison qui arrive, la belle, celle qui nous stimule d'habitude, et bizarrement, ça ne me fait aucun effet, ça me laisse indifférente. Je suis juste allée voir mes fleurs, celles que j'ai conservées de l'an dernier, d'ailleurs, je crois bien que c'est la première fois que ça marche aussi bien, l'hiver n'a pas été très froid, je les avais carrément oubliées tout l'hiver. Cà me fait plaisir de les voir bien vertes et poussantes mais je vais avoir du mal à m'en occuper et je n'aime pas faire appel pour si peu. Déjà, il me faut faire appel pour le ménage, les légumes au jardin, les courses, rien ne vaut faire par soi même. Je voudrais planter, déplanter, replanter, vider, remplir, couper, élaguer, séparer, jeter, acheter, trifouiller dans mes fleurs sans avoir la moindre douleur, mais ce n'est pas le cas. Qui aime les fleurs chez moi ? moi ! alors, je ne suis pas réjouie.

J'aurais presque envie d'aller à la mer, de plus en plus envie d'aller à la mer, pour ne rien faire d'autre que respirer les vagues, et parler au ciel bleu, lui dire ce que j'ai sur le coeur.

Je n'ai pas très envie de marcher dans la campagne. J'ai beaucoup marché pendant la semaine de congés, les pieds m'en ont brulé plusieurs jours.

Cà va revenir. C'est un mauvais moment à passer, comme bien souvent chez moi. Je suis dans un bas.

Dimanche, nous sommes allés à l'expo photo, du club que je fréquentais durant quelques mois. J'ai reconnu des visages. Certains m'ont reconnu aussi, on a parlé et d'autres m'ont carrément snobé. J'aime pas. Je ressentais quelque regret d'avoir abandonné mais je leur ai dit que c'était trop technique pour moi. Ils n'ont aucune envie de faire un groupe débutant et un autre confirmé. Ils veulent garder cette version : mélanger les niveaux. Tant pis. De toute façon, en ce moment, j'ai du mal pour les photos. J'en ai pris pendant le voyage mais moins facilement et avec moins de plaisir.

D'ailleurs, faut que je vous en mette une tournée.

9 mars 2015

s'habiller !

Non, je ne monterai pas sur la balance. Je n'y suis pas montée avant de partir en vacances et encore moins au retour. J'ai bien mangé pendant mes vacances, comment résister aux petits déjeuners hotel qui sont bien mieux achalandés que chez soi ? et puis les repas restau, quand on a juste à commander aux serveurs charmants, difficile de faire jeûne.

Et plus de gym, pas beaucoup de marche, alors, alors ..... comment faire de la gym avec ce bras défaillant ?

Comment s'habiller avec ce bras défaillant ? ça s'est du sport, la main gauche qui doit faire le maximum pour enfiler le pull, fermer le pantalon (qui tire alors c'est plus dur), tandis que le bras droit s'avoue vaincu.

Je n'ai plus grand chose à me mettre, et ce que j'ai n'est pas toujours pratique. Il me faudrait uniquement des pantalons élastiqués style jogging, des hauts qui s'ouvrent devant et des gilets ou sweets ouvert également et assez amples pour ne pas avoir à insister pour que ça passe.

A la grande surface, la dernière fois où je suis allée, j'ai vu la nouvelle collection : vite fait, bien fait, j'ai mis dans mon caddie 2 chemisiers à manches courtes ouverts devant, une robe (42) et un pantalon noir, je ne les ai pas essayés, impossible seule dans la cabine, de quoi faire une syncope. A la maison les chemisiers étaient bien, sauf les manches qui me scient les dessous de bras. Je n'ai pas l'impression d'avoir des bras si énormes mais ça doit être le cas, car si je suis à l'aise au niveau du corps, impossible de supporter ces manches, ces chemisiers vont retourner d'où ils viennent. Dommage. La robe me fait devenir bonhomme michelin, pourtant du 42, j'avais visé grand, retour aussi pour elle. Et le pantalon noir, 40 ou 42, ne monte pas assez haut, je ne me sens pas complètement culottée. Tous mes espoirs sont partis.

Je lance un appel : comment m'habiller facilement avec ce souci ? déjà aller faire les magasins c'est très dur, je ne peux fouiller comme je veux avec seulement mon bras gauche, je ne peux essayer comme je veux. Et puis plus rien ne va. Je ne vais me risquer dans du 50  ça irait sans doute au niveau des bras, mais je pense que ça n'irait pas pour le le reste.

Cà devient l'horreur, rien à se mettre, un bras en vrac. Du temps où c'était le bras gauche, c'était déjà un peu moins compliqué. De toute façon, j'en tiens pour un moment, la capsulite est quasi confirmée.

Les bras m'en tombent. Qu'ai je fait pour avoir tout ça ? Un rhumatologue m'avait dit que les calcifications c'était pour les gens assez jeunes, plus on vieillissait, moins on en avait. Il voulait me remonter le moral. Mais pour ma part, les calcifications s'installent et mes articulations réagissent violemment en se bloquant.

Elles me ressemblent mes articulations, elles ne veulent pas se laisser faire, et elles gueulent ! mais ça leur coute cher ......

Bon si vous avez une idée au niveau des chiffons .....

8 mars 2015

un jour extra

Dans l'association écriture, certains samedis sont retenus avec un programme pour la journée dans un lieu différent des ateliers du lundi. Cette saison, je n'en avais pas encore fait, sauf le stage théatre écriture mais c'est encore autre chose. Nous avons rendez vous à 10 h, ces jours sont ouverts aux habitués des ateliers et à tout public nouveau. Celui d'hier a failli être annulé, faute de participants. Puis, en communiquant, il a eu lieu avec 8 personnes. Pour la première fois, sophrologie et écriture sont au programme. Je connais la plupart des personnes présentes sauf 2. L'une d'elles a été emmenée par une de ses amies, c'est son cadeau de retraite, quelle bonne idée ! L'autre personne, au cours de la journée, j'apprends que nous avons avons une connaissance commune et cela me surprend beaucoup, j'ai souvent entendu parler d'elle car je suis très amie avec son frère mais je ne l'avais pas reconnue, elle a entendu parler de moi aussi, nous en rions. Elle me dit qu'elle avait un pressentiment en venant pour la deuxième fois à ce genre d'atelier, elle pensait qu'elle connaîtrait quelqu'un.

La journée se passe à l'intérieur alors qu'il fait très beau dehors, nous oscillons entre écriture et exercices de sophro. Tout se passe pour le mieux. Une très grande sérénité se dégage. Nous avons le pique nique pour le midi. Nous avons un exercice d'écriture qui se passe dehors dans l'après midi, j'aime moins ça, j'ai peur de me retrouver nez à nez avec des connaissances, d'autres aussi ne sont pas très à l'aise.

Nous terminons la journée par un exercice sophro, et nous nous délectons de mots qui résonnent pour cette journée. C'est une journée entre parenthèses, qui nous fait du bien, nous écrivons avec notre main et nos tripes, notre profondeur, nous sommes très émues à la fin.

Je suis fatiguée mais j'enchaine sur une petite soirée théatre où une de mes nièces joue. C'est une bonne pièce bien jouée, et très rigolote.

Aujourd'hui, rien de prévu.

3 mars 2015

parfois faire plaisir !

Je ne passe pas mon temps à faire plaisir aux autres, à faire des cadeaux, non ! mais parfois, j'ai quelques idées, pas toujours dans l'intention de faire plaisir, juste parce que mon coeur me guide.

A mon retour de voyage, j'apprends que la dernière de mes tantes est décédée, elle habite loin, dans le sud de la France. Je l'ai peu connue, mon père ne l'aimait pas, elle était fantasque, avait eu une vie légèrement de débauche, bref..... Une année, nous étions allés en vacances vers St Tropez, c'est par là qu'elle habite, nous sommes allés la voir, parce que malgré tout, c'est ma tante, elle avait été surprise, avait eu du mal à nous ouvrir, et puis son fils, mon cousin, était passé. Nous avions passé un moment assez agréable, et on avait fait quelques photos. C'est mon dernier souvenir avec elle.

Hier, je pensais à elle, elle n'est pas encore inhumée, on n'ira pas à sa sépulture, trop compliqué. J'ai pensé à cette photo. De suite, j'ai récupéré toutes les adresses mail de tous les cousins, et du cousin concerné. J'ai écrit quelques mots évoquant cette rencontre, et aussi sur le fait que ce soit la dernière de la fratrie de mon père qui s'en va. Certains m'ont répondu par mail, par téléphone, et aussi le cousin, son fils, ils étaient tous très touchés par mon mail. Je crois que je leur ai fait plaisir......

Hier, après le kiné, je vais voir ma mère, et après je passe faire des courses. Les caisses sont toutes prises, je me risque à la caisse réservée aux handicapés, parce que finalement on peut passer aussi, faut juste laisser la place au cas où. Et voilà que le cas où est là, une gentille dame arrive avec sa béquille et son sac, et là je me dis que je dois la laisser passer. Elle est touchée, me remercie plusieurs fois.

Comme quoi !

 

20 mars 2015

Trop, c'est trop....

Nous sommes envahis de propositions de toute sorte pour les week end, voire aussi les semaines. J'ai les propositions des salles du coin, ça n'arrête pas.... je parle des grandes salles qui ont poussé partout mais il y a aussi les petites qui proposent également.

L'impression qu'il faudrait se presser pour assister à tout.... certes c'est intéressant. Mais l'abondance, ce n'est pas mon truc, jamais été habituée. Alors quand ça tient plus dans la boite mails, que je ne peux plus tout noter dans la case, ça me fait l'effet inverse : rester chez moi.

Cà va pas les arranger, les organisateurs, si tout le monde pense comme moi. Ils attendent un public, à coup de F.B. et de mails, et d'affiches, etc.

Je pense que la rareté se perd, avec elle le mystère, et le beau.

J'avoue aimer mon cocon de plus en plus.

Par contre en juillet, je devrais si tout se passe bien retourner à mon festival préféré.

Il y a plusieurs dates qui me conviennent. Mais là, c'est pas pareil, ça se passe dehors, il fait beau (normalement) et j'y aime l'ambiance. Je me dissimule, pas la peine qu'on me voit.

19 mars 2015

l'arrivée

Voilà, petit coeur est né il y a quelques jours, ça fait de l'effet... je ne raconterai pas ici en détail, je m'en garderai bien. J'ai beaucoup stressé pour eux. Et depuis, je ne me sens pas au top. Chez le docteur ce matin, la tension était haute. Ai je perturbé la machine par trop d'émotionnel ? perdu le sommeil un peu. J'espère me sentir mieux. Je pense que les nerfs relâchent. Je vis beaucoup trop dans l'émotionnel. J'ai donc pris du grade, c'est la vie. Quand je pense que souvent, je me sens encore petite fille, pfff.... Là, c'est raté. J'espère en l'avenir pour lui, pour eux, pour nous. Je les trouve au point, ils ont les bons gestes, la bonne attitude. Je me revois, à 21 ans, empotée comme il n'y a pas, ne sachant rien, ou si peu. Ils ont l'air serein et prêt à vivre ce temps là comme il faut. Tant mieux. Il va me falloir trouver la juste place, point trop n'en faire, mais faire ce qu'il faut. Encore un autre challenge !

18 mars 2015

ma nine

Francisation du prov. nino, fillette, poupée. Ma nine ! Les marchandes disent fréquemment à leurs clientes, jeunes filles ou adultes : « Et avec ça, ma nine, qu'est ce que je te mets ? ».

J'ai lu sur le blog de "bonheur du jour" un post qui s'appelle "ma nine" et je vais directement voir dans google ce que cela veut dire. Définition plus haut. Ce n'est pas une expression de l'Ouest. C'est joli.

16 mars 2015

introspection

Vendredi, il y avait écriture dans l'asso que je fréquente, celle qui aide les anxieux. Je suis arrivée avec l'animatrice sans trop savoir combien de personnes se déplaceraient, nous étions 5 écrivants. Pas beaucoup. Mais pour elle ce n'est pas grave, ça ne change rien, c'est même plus facile, on prend plus le temps de se parler, de se lire. Ceux qui étaient là ont aimé, comme à chaque fois. Ils en redemandent pour l'année prochaine. Moi, je recommencerai à écrire lundi prochain dans ses ateliers habituels, avec les écrivants habituels. J'en parle autour de moi, mais rares sont les personnes qui se décident. C'est arrivé une fois, il a fait une série, je crois, puis s'est arrêté, ça lui demandait trop d'énergie, pourtant qu'est ce qu'il écrivait bien. Les gens s'imaginent qu'il faut écrire merveilleusement pour participer à un atelier, alors que justement à l'atelier, on s'essaie, on bricole, on se trouve, on y arrive, et puis on rate (pourtant rien n'est raté dans l'écriture), on se surprend, on est plan-plan (comme moi), c'est ça un atelier, sinon si on est écrit très très très très bien, on pourrait bien être un écrivain ..... comme j'aimerais que beaucoup découvrent les ateliers !

samedi, la cérémonie était très "grande", plus laïque que religieuse même sur fond d'église. L'hommage était si beau, si intense. J'avais peur de perdre le contrôle, j'ai des drôles de sensation dans ses moments là. Les musiques étaient les siennes. Puis au cimetière, il y a eu des mots s'adressant à elle, j'ai rarement vécu des moments comme ça. Tant d'émotion. Voir des visages connus, aller vers eux, penser qu'on fait partie du groupe, pourtant ce n'est pas vrai, je ne suis pas dans le groupe, je suis à part, mais qu'est ce que ça fait ?

dimanche, un repas chez des cousins/amis avec un autre couple. Reparler de tout ça, parce qu'on la connait, apprendre d'autres nouvelles, leur en apprendre aussi... bien savourer le repas. Et penser encore qu'on fait partie du groupe, et pourtant, non, on ne le fait pas. On est ensemble accessoirement, leur groupe à eux existe, nous ne sommes pas dedans.

C'est mon ressenti. Beaucoup sont dans un groupe. Nous, nous les survolons, nous y rentrons, nous en sortons. C'est comme ça. Nous sommes locataires, nous n'avons pas les clés. Peut être que nous ne le voulons pas, c'est surement ça.... nous sommes rentrés bien fatigués, finalement tenir le change, ce n'est pas du repos. J'ai abordé le sujet du groupe bien des fois ici, cela me taraudera toujours.... pourquoi certains comme ceux là et d'autres pas ?

 

1 décembre 2014

je suis allée à la mer

La mer l'hiver, enfin l'automne, c'est agréable. Il n'y a pas cette foule, ces gens pressés, non. Il y a d'autres gens comme nous, qui prennent le temps pour une journée, ou plus, je ne sais pas leur programme. La semaine dernière, je les ai emmenées, toutes les quatre nous avons visité les magasins de la rue commerçante, je suis pas très fan des magasins, j'ai fait un effort, je n'ai même pas envie d'acheter, pourtant il le faudrait, mais là pas question de retarder tout le monde à essayer des robes et des manteaux. J'ai regardé, il y a de belles choses, d'où proviennent elles ? je n'ai pas demandé, du bout du monde surement. Nous avons choisi une petite brasserie pour déjeuner, j'aime ça les restaurants, moi qui cuisine tous les jours, ouf enfin un jour où on me sert. Puis nous avons fait la ballade entre port et plage, celle que j'ai repérée cet été, et dont je ne me lasse plus. J'y suis allée 4 fois depuis l'été. C'est idiot de retourner au même endroit, mais quand on aime, on ne compte pas. Et puis on a parlé chacune de notre vie, de choses et d'autres, de futilités aussi. Un temps pour soi.

Puisqu'elle m'a appelée, alors j'ai fait un pas moi aussi, je l'ai invitée à me rejoindre pour un théâtre dans la ville d'à côté. On s'est donc revu. Et on a parlé de rien, on a fait comme s'il ne s'était rien passé. Je n'étais pas si à l'aise que ça, mais comme il y avait cette animation dans la rue, ça nous a occupées, et puis ma fille était là aussi. Nous sommes allées boire un chocolat, comme on ne le faisait jamais avant. Et puis elle est repartie. Le soir, j'étais au cinéma, ça fait beaucoup de sorties, peut être bien assez, je fatigue. Est ce que je veux trop vivre ? tandis que la mort rôde. Ma mère va pourtant mieux, elle se requinque. C'est incroyable cette force de vie.

Je n'ai pas envie de préparer Noel, comme d'habitude. Rien ne me stimule. Faut chercher dans les caisses. Pas envie. L'an prochain, sans doute, je serai plus stimulée car dans quelques mois, je prendrai un grade. Vous devinez ? et oui c'est mon tour, je n'arrive pas vraiment à y croire. Cà ne me rajeunit pas, peut être ai je un peu peur.

Mes semaines sont fournies en rendez vous, réunions, visites à ma mère, yoga, écriture, balades que j'ose faire maintenant, sorties diverses. Par contre, je n'invite pas, du moins pas pour l'instant.

25 novembre 2014

en vrac

Je reviens de voir ma mère, ça ne va pas fort. De plus, il y a eu deux décès dernièrement à la maison de retraite et ce soir j'apprends que la voisine de ma mère est décédée ce matin à l'hopital, le corps est arrivé ce soir, dans sa chambre. Cà plombe le moral. Ma mère a développé une pneumonie depuis la semaine dernière, elle est sous anti biotique, chaque jour compte, parfois elle a l'air apaisé, beaucoup mieux et parfois, elle est vraiment très sombre. De ce fait, ma soeur m'a appelée un jour pour me dire que le docteur l'avait appelée lui annonçant la pneumonie. Nous avons seulement parlé d'elle, des jours qui sont comptés, quoique depuis des années, elle nous a tant surpris. L'infirmière me dit qu'il faut qu'on soit prête. Je ne serai jamais prête, hélas. Mais la vie, c'est aussi la mort, et elle viendra bien entendu.

Malgré tout, je continue mes activités. Nous avons assisté l'avant dernier week end à un banquet, oui encore un, le dernier, concernant ma commune d'avant. Tout le monde n'était pas présent, c'était plutôt sympathique, mais comme d'habitude, l'apéro trop long. Je n'ai pas réussi à aller vers tout le monde, je me suis même vue avec des difficultés à approcher les gens, j'ai fait ce que j'ai pu. J'ai eu droit à un jeu où avec trois autres, j'ai du affronter les regards mais ça s'est bien passé, pourtant je n'aime pas ça, j'ai passé cette épreuve.

Ce dernier week end, samedi c'était le deuxième stage mêlant l'écriture et le théâtre. Comme j'avais décidé de ne pas jouer nos textes, je n'y suis allée que samedi, juste pour voir, je n'avais rien à faire, mais j'ai pu observer l'évolution de la mise en scène avec un professionnel. Je les ai quittés avant de dîner. Dimanche, je commençais ma session de CNV communication non violente. Il y avait déjà eu une date que j'avais loupée, nous étions deux à commencer dimanche. Petit groupe. Que des femmes. J'espère y trouver quelques outils pour être plus sereine. J'ai compris que je n'étais pas seule à être hypersensible. Le problème n'est pas d'être hypersensible mais comment améliorer nos relations avec les autres, les mots sont importants. L'animatrice est très agréable et douce. Je sens qu'on va progresser, à raison d'un dimanche matin par mois. Et puis l'après midi, après avoir déjeuner chez mon fils (jeune) qui aime bien faire la cuisine, je suis allée voir ce petit spectacle et je me suis bien amusée. Voir naître les textes, les entendre, les voir jouer, belle aventure.

Finalement je n'arrête pas. J'ai ce besoin immense de liens. Je me nourris au contact des autres. Ou bien je masque ma peur, la peur qu'elle me quitte et je perçois déjà son absence. Alors je me tourne déjà vers les autres.

19 novembre 2014

quand on n'est pas content

Cela fait longtemps que je n'ai pas parlé des travaux de chez moi, cela fera bientôt 2 ans qu'ils sont faits et ce n'est pas le top.

La veranda qui s'est construite pour agrandir la maison, venant se juxtaposer à la partie déjà en place, avec démolition du mur, ne donne pas satisfaction. Elle a un grand puits de lumière au plafond et de nombreuses vitres autour. L'été c'est un four. Et toute la maison devient un four. L'hiver, elle ramène le froid. Bref, grand regret de n'avoir pas fait une extension en dur, bien solide. Il fallait intervenir au niveau charpente ou faire un toit plat. Comme on nous a tant vanté cette veranda extension de pièce de vie, on y a cru. Depuis j'ai rencontré d'autres gens mécontents de ce produit. Depuis j'ai entendu parler du vendeur qui soit disant serait capable de vendre sa mère. La veranda chez nous est plein sud. Il aurait du nous prévenir. Il nous a fait miroiter la belle vie la dedans, la vitre intelligente qui gérait tout ça. On n'a pas assez réfléchi.

Et puis l'autre, celui qui a mené le projet de réaménagement de la maison..... Nous avons abattu deux autres cloisons à mi-hauteur, l'une a été remplacée par une verrière pour laisser passer la lumière dans l'autre pièce. L'autre est restée à mi hauteur donnant sur l'escalier qui va au sous sol. Et qu'est ce qui se passe ? cela résonne. J'ai cru m'y faire, hélas non, je ne m'y fais pas.

Comment pouvait on prévoir tout ça ?

C'est très désagréable. Je m'en veux de m'être fait avoir à ce point là.

On faisait les travaux pour être mieux, on est moins bien. Comment réagir ?

14 novembre 2014

après la réunion

Une réunion entre voisines, pour des produits divers et variés, une occasion de se voir quoi !!!!!

des conversations aussi à l'occasion. Toutes ces peurs qui nous envahissent : la peur des voleurs (c'est arrivé chez une d'entre elles, je comprends que ce soit un traumatisme) mais aussi attention à nos sacs, jamais dans les caddies, attention dans le métro, attention partout, partout, partout .... et puis les arnaques sur internet, par mail, par téléphone, et tout le monde y va de ce qu'elle a entendu, ou reçu, ou autre délire.

LA PEUR EST LA PARTOUT, PARTOUT, PARTOUT.

Et puis après ça parle politique, finances, etc. Et pourquoi que ça change les allocations ? c'est pour tout le monde ça. Faut pas que ça change. Tout le monde y a droit.

JE ME TAIS. JE N ENTENDS PLUS RIEN.

Ce sont les hommes et les femmes qui me font peur.

 

13 novembre 2014

récentes conversations

elle : "j'étais toute seule, j'avais rien à faire, alors j'ai pris ma voiture et je suis allée faire un tour....."

moi : "Quand tu n'as rien de prévu, tu peux me le signaler, et si je n'ai rien, on peut voir ....."

elle : "oh non, je ne veux pas te déranger" ...

moi : "mais si, pas de problème...."

elle : "oh non, je ne veux pas déranger "

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elle : "il faut ranger ta fierté et faire le premier pas"

moi : "ça m'est impossible, j'en suis incapable"

elle : "mais si il le faut, il faut être plus intelligente..."

moi : "c'est trop me demander et pourquoi eux ne bougeraient pas ?"

elle : "parce qu'ils ont aussi trop de fierté...."

 

Ces deux conversations n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Elles me sont restées dans les oreilles, l'une et l'autre. C'est du genre : "dialogue de sourd".

 

 

 

 

 

 

12 novembre 2014

Je le savais !

Quand on quitte une asso, on est content parce que ça fait longtemps déjà qu'on se pose la question et que si on pense autant, c'est bien qu'il faut partir, et puis personne ne vous retient de toute façon. Quand on quitte une asso, on quitte des gens que l'on rencontre régulièrement, avec envie, ou sans. Souvent, on peste car ça vous fait du boulot en plus, des tracas. Pour moi, j'ai toujours mal au ventre quasiment pour chaque réunion. L'an dernier, je n'avais presque pas assisté aux réunions mais j'étais liée aux autres par les échanges de mails. A chaque fin de mois, j'envoyais aux salariés leur bulletin de salaire, je faisais les virements. Je règlais les factures, surveillais les comptes, encaissais les chèques. Il y avait parfois de bonnes rigolades, même par mails... Je n'étais plus efficace, j'étais trop anxieuse, je pense que çà les gênait....

Aujourd'hui, je ne reçois presque que des mails de pub, presque plus de mails personnels. J'ai vite fait de tout mettre à la poubelle. Puis c'est le désert. Je ne reçois plus non plus de coups de fil. La prof de gym n'a plus rien à me demander. C'est normal.

Je le savais que c'était risqué.

Des années plus tôt, j'avais eu le même ressenti en quittant le bureau de l'école.

Vous servez une bonne cause des années et vous êtes aussitôt oubliée.

Je le savais. D'autres sont partis, et j'ai agi de la même façon qu'eux.

Je le vis, là, en ce moment, où les jours sont tout gris et les nuits très très noires. Je me sens bien isolée et pourtant, c'est moi qui l'ai décidé. On ne reste pas dans une asso juste pour avoir du lien, il faut y faire son travail, il faut être active. Il faut être capable de porter des projets, d'être enthousiaste, de booster. Je ne savais plus faire. D'ailleurs, ai je su le faire un jour ? pas vraiment. J'ai été une exécutante, pas une boosteuse.

C'est moi qu'il faut booster.

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