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25 août 2014

le silence ....

Ainsi le silence s'est installé face à ma difficulté d'accepter l'inacceptable. Une non-invitation transmise par téléphone. Est ce que ça se fait ? ça s'est fait. Et si au début, j'ai pu continuer d'avoir une relation normale avec elle, depuis quelque temps, je ne peux plus. Par sms, je lui ai expliqué que je préférais le silence, un temps pour m'y faire. L'intéressée m'avait conseillée de vivre ça comme je pouvais. Et bien, j'ai choisi le silence, enfin le presque silence. On s'envoie des sms pour signaler nos visites à notre mère, de façon à ne pas y aller le même jour. Les sms, c'est bien, on n'entend pas le son de la voix. On ne sait pas l'émotion.

Ainsi je me disais que peut être ils tenteraient une approche vers moi, mais non rien. Rien du tout. Oui je sais, il ne faut pas être dans l'attente.

Ainsi combien de temps cela va t il durer ?

Ainsi vu que je n'ai plus de contact avec elle, la seule, je n'ai pas envie non plus d'en avoir de l'autre côté, celui de ma belle-famille et donc je ne fais aucun effort.

Ainsi je me dis que les familles ne sont pas celles qu'on rêve d'avoir. On est un tout petit, et pour tendre la main, il ne faut pas d'orgueil, et qui n'a pas d'orgueil ? il faut de la compassion. Sans doute, ils n'en ont pas.

Je me noie souvent dans mes pensées grises. De temps en temps, quelques couleurs arrivent et éclairent ce sombre été, sombre dans ma tête, sombre dans le ciel. Tout cela est bien assorti.

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23 août 2014

moments heureux

Certes, je gémis, souvent, longuement. Vous m'aidez à y voir plus clair dans mon fonctionnement. Bien sur que la colère n'est pas bonne conseillère et qu'il faudrait la remiser au grenier. Certes, quand elle est là, je l'écris, je la vide ici. Cà n'attire pas les foules. On préfère largement les sourires et les partages, moi aussi. Je prends conscience que ce fonctionnement ne nourrit pas, bien au contraire il détruit, qu'il faudrait cesser d'envier, de jalouser. C'est difficile. Merci aux quelques blogueurs qui se manifestent et qui me font prendre conscience.

Je vis aussi des moments heureux, et heureusement. Et j'aimerais développer cela, parce que c'est possible, parce qu'ils existent, qu'ils ne demandent qu'à vivre, par moi même, ou par les autres, mais surtout sans que je les attende des autres.

Récemment, j'ai passé une agréable journée dans un petit village à 1 h de chez moi, avec deux amies. C'était pour fêter l'anniversaire de l'une d'elles. Nous avons déjeuné dans un petit restau où le patron ressemblait à A. Dulery, nous en avons ri. Puis nous avons flané, nous nous sommes un peu perdues, le balisage étant un peu absent, nous avons visité les peintres de ce village, beaucoup discuté avec l'un d'entre eux, puis nous nous sommes installées à la terrasse d'un café avant de rentrer. C'était un jour entre parenthèses. C'est un peu moi qui l'avait initié, il faut toujours quelqu'un qui initie. Nous nous sommes promis de recommencer.

Il y a eu aussi les deux soirées Compostelle : je n'avais reçu aucun marcheur cette année. Et la même semaine, j'en reçois un le mercredi soir : le pauvre, il avait très mal aux chevilles, il en était au début du chemin et souhaite le faire en entier. Je lui souhaite bien du courage. Il s'était peu préparé. C'était un saltimbanque, il nous a parlé de sa vie, de son théatre avec passion. Nous nous sommes bien entendus et peut être nous reverrons nous puisqu'il n'habite pas si loin. Echange de coordonnées comme la plupart du temps.

Le vendredi soir, un autre homme qui marchait pendant une semaine, le chemin du département. Un solide gaillard. Un temps pour lui. Un souffle. Une rencontre des plus agréables. Une fois l'uniforme enlevé, on ne pouvait pas deviner. Un homme comme les autres content de partager. Echange de coordonnées également.

De très belles rencontres qui nourrissent les âmes. 

J'ose toujours la question : "pourquoi faites vous le chemin si ce n'est pas indiscret ?"

Hier soir, une rencontre au restaurant, une dizaine avait répondu. Notre association de gens anxieux avait prévu ce temps hors contexte des réunions habituelles. C'était très sympathique. Nous devenons amis au fil du temps.

Voilà, ne pas oublier de relater les moments heureux.....  ils sont importants.

Tenter d'oublier les autres, ceux qui nous embêttent, nous perturbent.

Il y aura toujours des moments heureux, quoiqu'il arrive.

20 août 2014

le premier pas

Je n'ai pas beaucoup à saisir les mains qui se tendent. Pas d'invitation particulière. Pourtant la plupart sait que j'aime sortir. Certes il fut une époque où je refusais les mains, parfois je recevais des propositions et la peur, ou la non-motivation, faisaient que je refusais, sans état d'âme. C'était une autre époque où je trouvais mille raisons de refuser.

Soudain, j'ai élargi mon champ de vision. J'ai vu que je pouvais aussi goûter à la vie, à de bons moments en sortie, de beaux paysages à voir, j'ai pris conscience. Avant je ne sortais quasiment qu'avec lui et les enfants, je ne m'autorisais pas grand chose, et la peur gagnait la partie. Nous prenions quelques vacances, j'ai même l'impression de n'avoir pas su bien regarder, trop occupée à ci ou à ça.

Je n'avais jamais vu ma mère sortir de chez nous, libre comme l'air. Ma soeur si peu. Au début de ma vie, je n'en éprouvais même pas l'envie. J'ai lu, je me suis initiée grâce à des gens, et j'ai compris qu'il n'y avait rien de mal à s'offrir de bons moments en dehors de sa maison. Mais il fallait trouver les clés. Une amie m'emmenait de temps à autre à la grande ville, je refusais parfois parce que elle c'était magasin, magasin, et magasin. Et je n'aimais pas tant que ça faire les magasins. Je suis allée à la gym, j'ai connu l'association, puis l'atelier d'écriture, j'ai pris un peu confiance pour sortir seule de chez moi, j'ai arrêté de culpabiliser ou bien d'avoir peur. J'ai rencontré de nouvelles personnes et j'ai pris goût aux sorties qui cassent le rythme routinier. Cà ne le dérange pas du tout. Il ne m'a jamais empêchée, bien au contraire.

Et pourtant, cela reste toujours difficile. J'ai peu de proposition. Quasiment rien de la part de la famille, à part les invitations officielles : cérémonies, anniversaires, qui se passent avec toute la famille et les week end. Pas de petit truc magique : "viens donc avec moi au cinéma" ou "je t'emmène au théâtre" ou "et si on allait pique niquer". C'est pourtant simple. Mais non, RIEN.

L'autre jour, deux personnes que je côtoie m'annonçaient leurs vacances sans rien de prévu. A la première, je lui dis que nous pourrions faire quelques sorties. Elle semble d'accord, puis plus de nouvelle. Quand je lui envoie un sms, j'apprends qu'elle est partie en vacances avec une collègue qui lui a proposé une petite semaine avec elle et sa famille. Je comprends qu'elle n'ait pas refusé mais elle aurait aussi pu me prévenir. Elle vit seule, et finalement reçoit souvent de très gentilles propositions. Nous avons passé la journée ensemble hier, parce que je les ai stimulées (elle et une autre personne), sans cela, je crois qu'on ne se serait pas vu.

L'autre personne qui m'a dit n'avoir rien de prévu semble prête à faire quelques sorties avec moi. Elle pourrait bien sur aussi me proposer quelque chose. Est ce que j'attends ? est ce que je propose ? Si j'attends, je risque d'être déçue. Nous pourrions aller à Paris, mais est ce bien raisonnable ? Je n'ai jamais fait de grandes sorties avec elle, je la connais par l'écriture, et si finalement j'étais déçue ? peut être c'est plus prudent de partir à la journée.

Je me demande ce qui fait que si je ne propose rien, je ne reçois aucune offre. Vous allez dire que je titille. Peut être. Mais je me pose aussi la question, si je ne reçois pas d'offre, c'est peut être que les gens n'ont pas envie de m'avoir à leurs côtés, peut être suis je ennuyeuse, pas intéressante ? Pourquoi ça fonctionne toujours dans le même sens ?

J'ai sans doute refusé quelques propositions aussi pour de bonnes raisons, rendez vous, travail, mais très peu.

Pour la marche avec ma voisine, c'est pareil, il faut sans arrêt la stimuler.

Pour aller au marché artisanal, j'ai déjà contacté une autre voisine avec laquelle j'étais allée l'an dernier, elle aurait aussi pu venir vers moi.

C'est vraiment beaucoup plus souvent moi qui fait le premier pas, qui prend les initiatives, c'était pareil en famille aussi mais de ce côté là j'ai freiné, parce que c'est fatigant de toujours s'avancer, c'est usant, surtout pour une anxieuse, pour une hypersensible, ça prend tant d'énergie, si vous saviez....

Alors de temps en temps, si les choses s'inversaient, ça me ferait du bien.

6 août 2014

le truc pour moins penser

Je m'offre de temps en temps des pauses, soit ici, sur mon blog ou sur les votres, ou sur FB, et aussi des pauses SUDOKU. Au début de l'été, en faisant mes courses, un tout petit livre à 2 euros avec uniquement des grilles de sudoku m'a fait de l'oeil dans le grand magasin et je l'ai acheté. Il y a longtemps que je n'en avais pas fait, il y a quelques années ça m'avait fait pareil, j'étais devenue addict. Puis ça passe. Et ça m'a repris. Regarder la montre au début, trouver une tactique, pas facile à retrouver d'ailleurs, se croire maligne au point de le faire au stylo et quand par malheur y a deux mêmes chiffres sur la même ligne, se dire qu'on aurait du utiliser un crayon de bois qu'évidemment on n'a pas. On s'empresse d'aller en acheter, avec une gomme au bout, c'est pratique. Et on se lance dans une grille, puis deux, puis trois..... les chiffres s'affolent, faut les caser de 1 à 9..... chouette, c'est bon, ça marche. Aïe mais qu'est ce qu'il fait là celui là ? y a deux 9 maintenant. J'efface, on recommence.....

Bref pendant ce temps là, aucune autre pensée.... Mon cerveau est occupé à tout bien caser ses 1, ses 2, ses 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

Vous aimez le sudoku ? c'est bizarre comme nom.

11 juillet 2014

en vrac

C'était un week end sans rien de prévu. Les moissons auraient pu être au rendez vous mais il faudra encore attendre quelques jours, vu le temps qu'il a fait.

Vendredi soir, seule, et oui pour une fois j'ai réussi à sortir seule, je suis allée voir le spectacle de fin de stage de ma fille. C'est la deuxième année qu'elle organise un stage après les cours de l'année, avec deux autres professeurs, ouvrant ainsi quelques élèves en plus de la danse jazz aux percussions, et au hip hop. Je me sens suffisamment à l'aise, je connais quelques personnes du bureau, et puis, c'est comme ça, je trouve ma place ici.

Samedi, je suis partie faire les courses assez tard dans la soirée, je repoussais le moment, mais le frigo a fini par crier plus fort pour que j'entende qu'il n'y avait plus grand chose à l'intérieur. J'ai pris mon temps, j'ai acheté des trucs dont j'avais besoin mais là encore je repoussais.... je n'avais même plus de bol pour le matin, ni de sacs congélation. J'ai remarqué les gens qui discutaient, presque toujours les mêmes discussions : "et vous partez quand" "et vous partez où ?" "ah vous en revenez ?" "non, on n'a pas fait toutes les excursions" "on n'est arrivé, on connaissait personne, on est reparti, on connaissait plein de monde" etc etc etc.... bref, le sujet, c'est vacances.....  Après ce fut soirée télé.

Aujourd'hui, mon grand fils était là, pas vu depuis quelques semaines. Nous sommes allés voir ma fille sur son chantier de maison, elle n'a pas peur de jouer au maçon, elle ne me ressemble guère, heureusement pour elle. Puis je suis là à écrire, tandis que Monsieur regarde le foot. Je n'aime pas le foot, finale ou pas.

Voilà, c'est un week end gris. Demain sera un jour comme un autre. J'irai voir ma mère dans l'après midi.

Je ne sais pas facilement mettre du rose sur le gris.

Autant je me pose la question si je suis vraiment phobique sociale, certes je l'ai été, et bien pire que maintenant, je pense avoir bien pris sur moi, autant je suis convaincue d'être hypersensible, j'ai lu récemment encore sur le net sur ce sujet et je me retrouve dans tous les détails.

Tout est exagéré, tous les ressentis autant négatifs que positifs, tout prend une place dans ma tête et dans ma vie, tout me fatigue, rien n'est léger. J'y passe toute mon énergie et je suis vide après. Comment vivre avec les autres qui ne sont pas comme moi et qui ne comprendront jamais ? J'aurais voulu finir légèrement cet article mais c'est impossible, car je me rends compte à quel point je me rends souvent la vie impossible.........  malgré cette prise de conscience.

 

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30 juillet 2014

à la maison de retraite

Hier, la retrouver dans la salle à manger, un peu perdue dans un coin , dans son fauteuil où désormais elle passe tout son temps, voir un petit groupe qui discute sans avoir l'air de se soucier d'elle,  ce sont des bénévoles, on dirait qu'elles l'ont oubliée dans ce coin.

Je pousse le fauteuil pour retourner dans la chambre, quand quelqu'un derrière moi dit quelques mots, je réagis qu'ils s'adressent à ma mère, ou à moi peut être. Une dame, souriante et agréable, me fait comprendre qu'elle est surprise de voir maman comme ça, elle vient régulièrement voir sa mère et elle avait l'habitude de parler un peu avec la mienne. Elle ne la voyait plus, elle me questionne. Nous parlons de nos mères. Je ne connais pas du tout cette personne, elle habite une commune pas très loin mais depuis peu de temps. Je lui dis comment tout cela a évolué. Elle me parle de sa mère qui semble avoir un peu le même cheminement, mais qui a 10 ans de moins.

Je suis contente, je croise si souvent des gens qui disent à peine bonjour, cette personne est humaine. Peut être je ne la reverrai pas mais ça me rassure ce genre de situation. Elle a pris son temps, pourtant elle avait un enfant avec elle qui avait peu de patience. J'ai fait cette démarche si souvent moi même, tant mieux si d'autres aussi le font.

Je me suis baladée dans les couloirs en poussant le fauteuil, et à mon tour, j'ai pris le temps d'adresser quelques mots à une résidente qui semble bien seule, je ne vois jamais personne avec elle. Elle m'a remerciée. Il ne faut pas grand chose parfois pour faire du bien.

27 juillet 2014

fait chaud

Fait trop chaud pour moi. Je n'aime pas les excès et surtout pas celui de la chaleur, c'est sur. Depuis mardi soir, j'avais deux enfants en garde, des neveux. Ouh la la .... je n'ai plus l'habitude des enfants, surtout ceux d'aujourd'hui : il y a le côté agréable : leur spontanéité, les rires et les jeux, les mots délicieux, les regards complices, mais il y a aussi les "je m'ennuie"  et tout le temps qu'il faut pour s'occuper d'eux et  ne plus pouvoir faire ce qu'on a l'habitude de faire. J'ai donné avec mes trois enfants. Il est déjà loin ce temps là. Ce soir, ils ont rejoint une autre maison qui les accueille pour quelques jours. Je ne regrette pas, il faut savoir s'adapter, c'est toujours un peu difficile mais c'est à moi de faire les efforts, et puis si j'ai des petits enfants un jour, faut pas trop perdre la main. Mais j'avoue que ça me fait un peu peur, je manque d'énergie.

Je n'ai pas donné de nouvelle, elle non plus ne m'en donne pas. Que pensent ils ? bien sur, ils vont vite deviner, ils me connaissent. J'ai tort, je sais. Mais je me sens incapable de lui téléphoner. Cela reste trop dur. Certains doivent penser que c'est du grand n'importe quoi, qu'il n'y a pas mort d'homme à ne pas être invités à un mariage. Pourtant pour moi, c'est un échec total. Celui de tout ce qu'on a vécu avec eux, nos joies, nos peines. Finalement je me rends compte que c'est surtout moi qui court après elle, qui la cherche depuis toujours, qui cherche des bras, des bisous, des "je t'aime ma petite soeur" qui ne viendront jamais de toute façon. Et là j'ai presque une preuve que je ne suis plus rien, plus rien du tout dans leur coeur. Alors ma gorge se serre et je suis incapable d'appeler.

Je vais voir ma mère plus souvent, trois fois la semaine, je cherche dans ses yeux encore de la vie, de l'amour qu'elle n'a pas toujours su bien donner non plus, je n'ai plus qu'elle en ce moment. Son état stagne, elle est bien prise en charge, cela peut durer surement plus longtemps que je ne pensais. Je ne sais pas bien si elle me reconnait. J'ai besoin d'elle, pourvu qu'elle ne me lâche pas tout de suite.

Hier, dans la grande surface, quelqu'un s'est approché et je l'ai vite reconnu : une amie que je n'avais pas vu depuis plus de vingt ans. Nous étions en BEP ensemble et puis nous sortions ensemble le week end. Nous nous sommes vues au début de nos mariages respectifs puis tout à coup, un vrai déclin. Plus rien. J'avais quelques nouvelles par sa soeur que je rencontrais de temps en temps. Nous n'osions plus ni l'une ni l'autre reprendre contact. On s'est retrouvé presque comme quand on avais 16 ans, même mieux, les larmes étaient là, surtout moi, et on s'est serré. J'ai osé la question : pourquoi ? et nous nous sommes dits que nos vies avaient pris le dessus, et qu'après on n'a pas osé. Je dois lui rendre visite cette semaine et on s'est promis de ne plus se perdre. Je suis heureuse de cela car j'ai besoin de liens forts en ce moment, pour affronter mes déboires.

Et puis pour terminer, je suis allée au festival pour la dernière date. J'avais longuement hésité, la soirée s'annonçait déjantée. Comme un couple d'amis avait réservé, on s'est décidé et on a pris nos places. Aucun regret même si je ne ferai pas ça tous les jours. Pour commencer il y avait F. Vincent (Alice.... Vas y F......) il ne chante que le sexe, il ne parle que de sexe, jamais vu ça...... quel cas !, pas top..... puis la Compagnie Créo.... là bien sur, ça chante, ça danse bien, c'est beau à voir et bon à écouter, même s'ils ont bien veilli, tout comme moi d'ailleurs, mais leurs mélodies vont bien avec la fête, et ne vieillissent pas, elles, et puis on a terminé avec P. Sebast..... Et bien, il a assuré, formidablement. Il sait faire la fête. Et il y avait tous ces gens déguisés, et tous les artifices. Du vrai déjanté qui vous vide bien la tête de ses peines et vous la remplit de joie, le temps d'une soirée. Franchement, là c'était une très belle grand-messe.

22 juillet 2014

le tout début

Je cherchais ce matin à quelle date j'avais commencé ce blog, j'ai trouvé, j'ai lu le 1er message et j'ai eu envie de le remettre. Je me rends compte qu'il est encore d'actualité.......... sauf que j'ai 6 ans de plus

 

1er message sur ce blog le 22/04/2008

 

J'avais un autre blog que j'avais mis dans inclassable et j'étais partie sur la déco, le jardin mais le pire c'est que je déguisais mon besoin de communiquer sur moi même et mes relations aux autres. Sans doute, je reparlerai jardin et déco si le coeur m'en dit, mais avant toute chose, je voudrais parler de moi et de vous aussi si cela vous interpelle. La relation aux autres ......     la comparaison avec les autres ........     Je cherche le mode d'emploi.  Pourtant j'ai bientôt 50 ans et c'est pas le top.    Trop entière, trop timide, trop audacieuse, trop grande gueule, trop fragile, trop demandeuse, trop   trop    trop    ............

 

Quand vais je trouver la paix ???????

 

Ce que j'espère de ce blog :    des rencontres (non non pas amoureuses)    de vraies rencontres amicales si possible       des échanges         des conseils        des débats         des encouragements      du soutien      de l'humour     de la dérision      etc etc etc

20 juillet 2014

Je n'aime pas l'alcool, je l'ai déjà dit ....

Je l'ai déjà dit, et redit. Pourquoi ne peut on pas faire la fête sans s'alcooliser ? Encore une différence avec beaucoup de gens. Aujourd'hui un anniversaire, beaucoup de jeunes, et nous les parents, les autres parents..... et ça avale plus liquide, que solide..... Je ne dirai rien, je ne suis pas chez moi. Ce sont maintenant des adultes. Mais pourquoi ? que cherchent ils ? est ce obligatoire ?    Je ne m'inquiète pas trop, ils sont chez eux, ils n'auront pas à prendre la voiture. Mais d'autres devront prendre leur voiture. L'autre maman se fâche, elle comprend qu'un voudra rentrer malgré tout en voiture, pour une fois ce n'est pas moi qui peste......

J'ai pesté bien des fois à cause de l'alcool, parce que moi ça ne m'a jamais amusé. Et lui, parfois il s'en est amusé, mais ça ne le rendait pas drôle pour autant. Nous avons perdu des contacts à cause de ça, je ne supportais pas, et cela devait être réciproque, parce que je réagissais autrement.

Je l'ai déjà dit, je n'aime pas l'alcool, et de toute façon, l'alcool ne m'aime pas, alors !!!!!!

19 juillet 2014

Si vous saviez

Comme j'aime vous lire, tous, les anciens, les nouveaux ...... quel bonheur, quelle grâce !

Comme vos histoires, ou vos petits riens, votre délicatesse me touchent !

Comme j'apprends avec vous !

Comme j'avance avec vous !

Comme de tous les loisirs, vous lire est celui que je préfère même si ça me bouffe du temps !

Comme je me surprends à écrire à des gens que je ne connais pas !

Comme je savoure vos textes !

Comme vous comblez ma curiosité !

Comme vous m'aidez .............................................................

16 juillet 2014

une soirée

Partir en après midi, tout lâcher, le bureau, la paperasse...... Passer d'abord chercher S. qui m'attend déjà. Puis rejoindre A. et L. chez eux. Ils nous emmènent, ça m'arrange, nous rentrerons assez tard, je n'aime pas plus que ça conduire la nuit, surtout sur les petites routes. Nous partons vers le sud du département. Arrivés là bas, nous découvrons l'endroit du concert, on se gare juste à côté. Nous partons à pied découvrir cette petite cité, mais finalement rien de très extraordinaire, on a peut être raté quelques curiosités, et de toute façon, il est déjà l'heure de retourner au parking. Une table nous accueille pour les sandwichs apportés, il fait très chaud ce soir. A l'heure indiquée, nous nous présentons pour récupérer nos billets qui n'ont pas été envoyés. Puis nous rejoignons la file, il faudra attendre assez longtemps pour pouvoir rentrer et choisir les meilleures places. Hélas, mes jambes m'en font voir encore une fois de plus, faire du sur place, ce n'est guère pour moi. C'est trop long. Je quitte la file avec S. et tout près, je m'assois sur une pierre. Puis l'entrée s'ouvre et nous aurons des places correctes. Il faut encore attendre avant qu'il n'arrive sur scène. Le président de l'association présente le concert et bla bla bla, et bla bla bla, merci Messieurs les maires d'être présents, merci M. Machin et Mme Truc, merci le Conseil général, et bla bla bla, et bla bla bla............ j'aime pô trop tout ça. Puis il arrive et entâme la soirée avec devinez quoi ? "c'est une maison bleue ......." et puis là, on est drôlement bien tous les 4 noyés dans la foule des 1 000 spectacteurs. Il reprend pas mal d'anciennes chansons mais nous fait aussi découvrir des nouvelles. Il fait très bon dans ce jardin. Ce fut une très belle soirée. Nous rentrons tranquillement. Beau souvenir d'été. Merci Maxime, tu as gardé une voix délicieuse, un sourire très charmeur, un coeur gros comme ça, une élégance, de l'amour pour tous...... un bonheur.

4 juillet 2014

discussion d'hier

- elle : Je leur avais proposé notre petite maison au bord de la mer pour quelques jours. Ils ne partent jamais. Elle a une semaine de vacances. Lui, il pourrait se débrouiller pour prendre quelques jours

- moi : B. l'a vue l'autre jour, rien n'était organisé encore. Et puis, elle a demandé à un couple de cousins s'ils pouvaient venir aussi en même temps qu'eux dans le mobil home qu'ils possèdent, parce que sinon "il" ne voudrait pas y aller, si c'est pour être seulement avec elle.

- elle : oui je suis au courant. On leur a dit que de toute façon, une fois là bas, il suffisait de se balader un peu et on trouvait toujours quelques connaissances, et on se retrouve vite à l'apéro

- moi : est ce nécessaire de savoir qu'on va rencontrer des gens que l'on connait ? elle pense déjà qu'il va s'ennuyer avec elle, ou bien est ce elle qui finalement s'ennuie avec lui ?

fin de la discussion

...................

 

Par ici, les couples ne partent pas tant que ça tout seuls. Certes, il y en a. Mais n'étant pas loin de la mer, ils sont nombreux à avoir un "pied à terre" au bord de la mer (peut on dire "un pied à mer" ?) et à se retrouver - presque les mêmes - autour de cet apéro sacré, d'ailleurs une fois rendus sur place, ils se cherchent .......... nous n'avons rien au bord de la mer, et nous y allons peu, deviendrait on comme eux si on avait quelque chose ?

Pour l'instant, moi je ne cherche personne pour l'apéro, je cherche qui veut bien m'accompagner voir Maxime bientôt à 1 h de chez moi. C'est un autre genre de recherche, pas besoin de boire. J'ai lancé une proposition ce matin. On verra bien. 

 

3 juillet 2014

un petit bonheur

Prendre son vélo pour rejoindre le hameau voisin. Faire attention aux marcheurs qui occupent presque toute la route. Leur dire bonjour sans s'arrêter car j'en reconnais deux. Poser son vélo. Partir à deux à pieds pour la marche hebdomadaire sous une chaleur bien lourde. Rencontrer par deux fois des gens en voiture qui s'arrêtent pour demander un renseignement. 1 heure et demie après revenir au point de départ. Reprendre son vélo après quelques mots d'aurevoir. Partir sous un ciel noir et quelques gouttes de pluie, et un vent d'orage. Ne pas trainer, vite rejoindre sa maison, mais que c'est bon ce vent sur le visage....... Il était temps. Il pleut mais il n'y a pas d'orage.

2 juillet 2014

les cerises

Hier soir, nous arrive un couple d'amis qui venait chercher des cerises, c'est qu'elles se font très mures les cerises et je n'en ai toujours pas cueillies. Eux, ils sont déjà venus. Chez nous, souvent, ce genre de trucs, ça attend, ça attend et puis des fois, c'est fouttu. Il a plu ce week end, alors elles sont moins bien qu'elles étaient. Mais finalement il en reste qui sont bien, hop hop hop tout le monde s'y met. Et nous voilà obligés de dénoyauter les cerises jusqu'à 23 h, et les mettre au congelo, je vais tout de même pas faire la confiture la nuit.

Mon mari m'a aidée. Après je n'arrivai pas à dormir. Ma vilaine douleur me rejoint tous les soirs à l'heure du sommeil. Et je dois la combattre.

30 juin 2014

état de veille

Quelques bons moments ont eu lieu ces derniers jours : vendredi, assemblée générale pour l'association des anxieux, où je retrouve toujours avec autant de plaisir quelques habitués. On se comprend, on ne se juge pas, on partage, juste le temps des réunions, j'aimerais bien un peu plus. Est ce que ce sont vraiment des amis ? j'hésite, je ne sais pas. Qui suis je pour eux ? je m'emporte toujours vite au niveau des sentiments et je me suis tellement fait avoir. Je ne sais qualifier cette relation que nous avons. Les adhérents sont contents que cette asso existe, c'est le principal.

J'ai une proposition pour rejoindre un groupe de bricolage dans ma commune, cette activité a lieu chaque mois au même moment que notre réunion d'association, mais je refuse pour l'instant, je privilégie les réunions de l'association.

Samedi, c'était un jour d'écriture aux jardins. L'un d'entre nous y est adhérent et nous a permis d'écrire là bas. Le temps n'était pas terrible, la pluie s'est invitée mais nous avions un petit abri. Nous avons écrit et ri, mais ri, que c'est bon, que ça fait du bien. C'était le dernier samedi à écrire de l'année, j'adore vraiment ces moments. Ce soir il y a aura encore un temps d'écriture car un atelier avait été annulé, ce soir c'est rattrapage et encore l'occasion de trouver les bons mots et de se dire aurevoir pour cette saison. Je reprendrai en septembre, c'est sur, le soir s'il y a suffisamment d'inscrits (c'est très juste au niveau du nombre) ou l'après midi (un peu plus de monde, des retraités).

Hier, c'était plus maussade. Je suis allée voir ma mère. Elle est de plus en plus sous oxygène, elle ne marche quasiment plus. Je l'emmène en fauteuil roulant faire un tour dans les couloirs ou dehors s'il fait beau. Ses phrases sont le plus souvent totalement incohérentes avec des mots qui n'existent pas. C'est difficile.

Et puis dans mon esprit, toujours ces vilaines pensées qui m'arrivent, me bouffent de l'intérieur. Pourquoi vont ils me faire vivre ça, après tout ce qu'on a vécu ensemble ? j'essaie de ne pas trop écrire là dessus maintenant mais je souffre.

21 juin 2014

chaud

chaud dans la salle de sports hier soir, c'est là où se donne le gala qu'a organisé ma fille ! il y a du monde malgré la coupe du monde. Je l'ai déjà vu dans une autre commune et je n'ai pas trop aimé. Là, tout rend super bien. C'est le même thème mais pas le même endroit, pas les mêmes danseurs, pas les mêmes bénévoles et la magie opère, je suis sous le charme et fière d'elle. Ma soeur m'a accompagnée et je connais quelques autres personnes qui assistent.

chaud ce matin, le vin d'honneur où nous sommes conviés. A mon grand étonnement, il y a quelque temps, je reçois une invitation à un mariage. Une personne qui a oeuvré avec moi dans l'association nous invite au mariage de sa fille (messe + vin d'honneur + bal). Nous optons pour le vin d'honneur. Je n'ai tellement pas l'habitude d'y aller que je suis un peu inquiète, j'aurais bien décliné. Mais je dis tellement que nous sommes si rarement invités. Il faut y être, c'est important, pour nous, pour eux. Pas de souci. Tout se passe dehors. Nous rencontrons pas mal de gens connus et finalement tout se passe bien. J'ai même quelques échanges bien sympathiques. C'est bizarre alors que tant de fois ça n'a pas collé.

chaud cet après midi : un rendez vous pour la suite de mon bénévolat. Je n'ai pas la tête là dedans. J'ai l'impression de parler chinois. La personne qui va prendre la suite n'a jamais fait ça. Je sais, je sais, je ne m'inquiète pas. Cà ira comme ça pourra. D'ailleurs, vivement que tout soit terminé pour de bon.

Chaud, ce soir je retourne avec mon homme et deux voisines revoir ma fille qui le mérite. Elle avait été blessée quand je lui avais dit que je n'avais pas trop aimé dans l'autre asso. Les enfants ont toujours besoin d'entendre du positif. Je suis parfois bien maladroite avec eux. Je reproduis. Je n'ai jamais entendu de vrais compliments sur moi quand j'étais enfant. A part que je travaillais bien à l'école. Et encore.

Demain repos.

5 juin 2014

Pour ma mère !

Alors que souvent les réunions m'effraient, surtout quand je dois y aller seule, souvent j'abdique, ce soir, je devais me rendre à une A.G. extraordinaire concernant la maison de retraite où vit ma mère. J'ai très peu hésité à y aller car la démarche était importante pour l'avenir de la maison. Cela ne m'a pas demandé trop d'effort. Je suis d'abord allée la voir, je l'ai baladée dans son fauteuil roulant, physiquement elle régresse vraiment, ses jambes ne la portent plus beaucoup et son dos se voute terriblement, ses phrases ne sont plus coordonnées. Puis je l'ai accompagnée à la salle à manger. A sa place, pas de set de table en papier alors que les autres en ont, on m'a dit qu'elle les mangeait. Puis j'ai rejoint une grande salle où se passait l'assemblée. Un peu difficile quand même l'arrivée, seule, alors que la plupart était en groupe. J'ai aperçu un monsieur qui réside à la maison de retraite et que je connais un peu et je suis allée m'asseoir à côté de lui, puis une dame que je connais un tout petit peu est venue après s'asseoir près de moi, ainsi nous avons pu parler un peu, et je ne me suis pas sentie isolée. Nous avons voté et tout le monde avait l'air très content.

2 juin 2014

même sensation

Elle revient toujours au galop la sensation d'être en marge..... Je l'ai vécue encore hier. Est ce vraiment une maladie ? un état ? une simple différence ? l'éducation ? d'ailleurs à quoi bon chercher. Déjà le vivre est suffisant. Alors toutes ces questions ? faut que je les envoie valser. Le comportement des autres m'interpelle. Mais peut être est ce réciproque. Cela concerne ma journée d'hier.

J'avais mal dormi la nuit de samedi à dimanche. De l'inquiétude pour l'homme qui travaillait tard et que je n'arrivais pas à joindre parce que les portables chez nous ça marche pas toujours, surtout le sien. Très stressant le portable qui ne répond pas, ça émulsionne bien l'anxiété. D'où la prise de tête quand il est rentre parce que l'anxiété faut que ça sorte. D'où une mauvaise nuit. L'inquiétude aussi de ne pas rater le réveil parce qu'il faut partir assez tôt pour la cérémonie qui est à 2 h de chez nous. Le réveil n'est pas terrible, j'ai mon cerveau en manque de sommeil. Nous arrivons à l'heure là bas, enfin c'est ce que nous croyons.... 10 h 30, c'est ce qu'on nous a écrit. Mais c'est calme, il y a plein de voitures garées, l'église est fermée, il est 10 h 20. Cà sent l'erreur. Nous hésitons à rentrer, faut trouver la bonne porte, celle du fond ne s'ouvre pas de l'extérieur et les autres sur le côté, on doit rentrer tout en haut de l'église, ça va pas être discret. Nous nous risquons, on ne connaît personne à part les autres invités. Nous comprenons vite que c'était 10 h le début et non 10 h 30. Les autres étaient en avance, c'est pour ça qu'ils ne sont pas fait avoir. La maman n'a pas transmis la bonne heure..... C'est un bon début.

Il y a les deux familles qui finalement ne se connaissent pas tant que ça. Il y a les chiens. Trois chiens. Le parrain a son chien. La tante a son chien. Et la marraine a son chien. Il y en a un qui aime bien ma jambe, mon pantalon, mes chaussures. Je suis mal à l'aise. Je n'avais jamais vu une cérémonie avec tant de chiens invités aussi. On cohabite sous un abri près de la maison. Nous ne sommes pas placés à table d'où l'impolitesse de certains de ne pas se poser les bonnes questions, aucune élégance. A l'heure du dessert, plusieurs convives partent faire la sieste sans prévenir, (mon mari l'aurait bien fait aussi mais il est poli, pourtant il en avait sans doute plus besoin que d'autres), sieste qui s'avère très longue, nous attendrons ainsi le dessert un certain temps car même le maître de maison fait la sieste. J'ai trouvé ça immonde. Finalement après le repas, rien ne sera organisé, ni jeux, ni balade, nous parlons déjà de rentrer. J'ai la politesse de m'intéresser aux gens de l'autre famille, tandis que mes proches ne me demandent rien, ne me reparlent pas de mon anniversaire, ni de ma mère. Je vois les filles comploter entre elles et leur père, je reste de côté.

Je me dis une fois de plus que je dois faire comme si, comme si tout était parfait, normal .......

Décidément, est ce moi la phobique sociale qui fait de son mieux ou suis je entourée d'extra terrestres ? Est ce dans toutes les familles ?

 

27 mai 2014

parce que

Interpellée par de nombreux blogs commentant l'actualité, j'ai été mal à l'aise hier toute la journée à cause de.

Nous n'avons pas voté dimanche. D'habitude nous votons plus par habitude que par conviction. Je ne sais pas ce qui nous a pris. Pas envie. Avant je n'avais pas pris le temps de lire, ni écouter, ni rien au sujet de ces élections. La politique ce n'est vraiment pas mon truc. Je n'y ai quasiment jamais rien compris. Ce n'est pas pour autant que je souhaitais voir ces résultats. J'ai regretté. Voilà c'est fait, c'est trop tard. Mais c'est quand même tous des guignols, ça donne pas envie.

Qu'est ce qu'ils en savent des heures et des heures de travail dans les champs, des casse-têtes de paperasses à tout va, des difficultés avec le personnel, l'administration, et tout ça ? Faut qu'on se débrouille et on se débrouille. Chez nous pas de grands mots, mais de l'action par tous les temps. Non ce n'était pas parce qu'on était parti en week end à la mer ou ailleurs, non, c'est parce qu'on en a marre de leurs conneries.

J'espère ne pas être trop mal jugée pour autant. Mais je le crains.

 

30 mai 2014

mon lit !

mon rocher, ma bulle, ma parenthèse,

mon cocon, mon nid, mon île,

ma barque, mon sommet, ma valise,

ma cachette, ma vague, mon secret,

mon souffle, mon sourire, mon feu,

mon calme, ma sécurité, mon rêve,

ma saison, mon ami, mon bosquet,

mon jardin, ma colline, ma paix

 

Je me suis réveillée, ce matin, et je me suis dit que mon lit c'était tout ça.

13 mai 2014

un dimanche particulier !

C'était dit nous irions au restaurant mais le lendemain car le jour même tout le monde n'était pas dispo. Samedi après midi, deux amies sont passées, en principe elles passent tous les ans. On a pris le café, une tarte. J'ai dit que je n'étais surtout pas au top en ce moment. Puis un peu de famille est passé aussi, d'habitude ils ne sont pas là. D'ailleurs, on ne savait pas du tout qu'ils venaient ce week end. Mon mari les a rencontrés au magasin, à faire les courses. Puis le soir on est allé (je me suis botté les fesses) à un spectacle de danse, et c'était superbe. Je me suis dit que finalement il fallait plus souvent se botter les fesses.

Donc je reviens au dimanche, on se prépare. Nous emmènerons nos fils et nous passerons chez notre fille qui a réservé quelque part mais je ne sais pas où (j'ai un doute car elle connait quelqu'un qui travaille dans un bon restaurant). Et oh, faut s'affoler un peu, c'est l'heure. Nous partons tous les 4. Je suis contente, on va super bien manger. On n'a pas fait un kilomètre lorsque je vois un groupe au travers de la route, je vois des gilets jaunes, je vois pas trop bien, j'ai pas mes lunettes. Je me dis que vraiment ces randonneurs, c'est du n'importe quoi. Et puis je vois que ça a des allures de fête et comme à cet endroit que je connais bien, il y a toujours des petites fêtes dans une petite salle, je me dis que ça se prépare sans doute pour quelqu'un. Je me dis que ça va pas être facile de passer. Et puis plus on approche, plus je vois des sourires, des têtes qui me disent quelque chose, et une banderole où j'arrive à déchiffrer bon anniversaire + mon prénom. Ouh la la, c'est pas vrai ? mon cerveau ne sait  plus comment il faut gérer ça. Je me cache dans mes mains. Je prends le temps de descendre et je ne vous dis pas l'émotion...... Ils sont une petite quarantaine : famille et amis très proches. Mes enfants ont tout comploté dans mon dos. Chacun a apporté son pique nique. On leur offre l'apéro et le dessert (ma fille a fait deux super grands gateaux pour l'occasion). Cà se passe en toute simplicité, dans la bonne humeur. J'ai droit à une petite chanson, suivie d'un petit concert de djembé accompagné de ma danseuse.

Je n'avais jamais pensé vivre ça. J'adore le faire aux autres mais je ne pensais pas que ça m'arriverait et au moment où j'avais vraiment besoin de ça.

Récemment, je demandais au ciel  un petit coup de pouce.

Je l'ai eu.

Dans l'après midi, il y avait un jeu, un autre jeu dehors, une petite balade pour quelques unes de nous. Et ça s'est terminé avec de la brioche et de la crème et un diaporama avec une petite video speciale au début de ma mère (mon fils était allé la voir la veille pour la filmer). C'était extra.

Alors moi je veux bien vieillir avec des anniversaires comme ça.

J'ai été récompensée par les très grands sourires et les belles embrassades dont je ne me suis pas privée. J'ai touché l'amitié comme jamais.

Bien sur, certains n'étaient pas là, ils n'étaient pas libres.

Et certains autres n'ont pas été invités. Parce qu'à un moment, il faut faire un choix, la salle n'est pas très grande. J'aurais aimé que tous ceux qui comptent dans ma vie soient réunis.

C'était un beau dimanche, je n'en ai quasiment pas dormi la nuit suivante, et la dernière pas trop bien non plus, me repassant sans cesse les images.

 

 

9 mai 2014

encore tant à apprendre

Il parait que je me plains toujours et que ce n'est pas intéressant. Je le sais, je suis une larmoyante, toujours la plus malheureuse, j'ai refait à l'identique ce que faisait mon père. J'ai maintes et maintes fois chercher à changer, je sais les méthodes, je n'arrive pas à les appliquer, je les comprends c'est tout. Des fois je les préconise aux autres.

Une grosse contrariété vient encore me faire sombrer dans l'abîme. Il paraît que j'ai tort. Bien sur que j'ai tort de penser ce que je pense. J'ai déjà vécu le même épisode il y a quelques années, ça recommence. Je croyais être guérie. Pas du tout. Même symptôme. sensation de coeur qui pèse une tonne. Larmes qui montent. Ventre noué. Gorge serrée. Goût à rien. Dégoût de tout. L'impression de me noyer dans cette vie. Pourquoi ai je ça à re-vivre ?

Je dois faire preuve de tolérance et d'ouverture d'esprit. Finalement je ne suis ni tolérante ni ouverte d'esprit. Ce qui m'est fait peut me faire mal même si l'intention n'est pas là. Ils le savent, ils recommencent. L'humain n'a pas de pitié. De toute façon, l'humain a tous les droits, il s'en fiche bien parfois de blesser......

Hypersensible je me sens. Tous mes sens en éveil à la forme négative.

Pourtant demain j'aurai..... ans, faudrait que je sois un peu joyeuse. Cà va pas être facile !

Toutes ces années à essayer de changer, avec tout plein de techniques, et ce blog qui est là pour m'aider aussi.

Et toujours cette petite fille qui crie à l'intérieur !!!!!! comment peuvent ils comprendre ? d'ailleurs qu'y a t il à comprendre ?

Ces mots déposés là trouveront peut être réponse, et s'ils pouvaient me libérer un peu en partant vers les cieux ......

J'en arriverais à prier le Bon Dieu.

J'aurais aimé garder le ton léger de ces derniers jours, hélas, j'espère qu'il reviendra.... peut être grâce à vous un petit peu !

 

7 mai 2014

Une orchidée

Rêver d'une orchidée. J'en ai reçu deux pour mes 50 ans, n'ai pas réussi à les garder. Depuis, je ne m'y suis pas risquée.

Hier je rêvais d'une orchidée, peut être y penseront ils pour le jour spécial qui approche.... Je l'espèrais. Le monsieur commandé pour faire un joli bac à plantes arrive comme prévu. Je lui avais dit que j'aimerais bien que ce soit fait juste pour ce moment là, ça me ferait plaisir, ça tomberait à pic. Après avoir installé son bac et tout ce qui va dedans, et les plantes, il me dit qu'il m'a apporté une orchidée parce qu'il sait que c'est bientôt.

Je n'en reviens pas, j'ai mon orchidée, blanche et magnifique ! et en avance !

 

 

 

7 mai 2014

faire part

Recevoir un faire part, dans la boite aux lettres quelqu'un l'a déposé, l'enveloppe n'est pas timbrée. Se demander quelques instants qui peut bien nous écrire, une carte carrée dans une enveloppe épaisse, blanche : une invitation à un anniversaire, à un mariage, un faire part de naissance ???? Je n'ai pas connaissance d'un mariage auquel je pourrais être invitée et de plus, c'est très rare.

L'ouvrir, lire deux prénoms, lire les noms des parents. C'est bien  un mariage. Ici on invite facilement à la messe et à la soirée dansante les relations, les voisins, les collègues. La famille et les amis proches sont plutôt de noces entières.

La maman de la mariée, j'étais au collège avec elle, nous n'étions pas amies. Puis je l'ai retrouvé dans une association, nous nous entendions assez bien. Elle a quitté l'asso depuis quelque temps, bien avant moi. Je ne la vois pas souvent. Son mari est de l'âge du mien, ils ont fréquenté la même école. Nous nous retrouvons autour d'un banquet tous les 5 ans. Ils nous ont invités. Je suis plutôt surprise dans le bon sens.

Je me dis que je ne suis peut être pas si transparente tout compte fait....... et ça fait du bien de penser ça.

5 mai 2014

la fermeture éclair

A quand la fermeture éclair pour le cerveau ? hop hop hop ça fonctionne pas bien là dedans, on ouvre, on jette un oeil, ouah toute cette poussière !!! on va chercher le plumeau, ou l'éponge, ou la brosse, on dépoussière, on frotte, on nettoie, on huile peut être un peu, on re-bricole tout ça, et hop hop hop, on ferme jusqu'à la prochaine fois. Et tout repart très très bien ! ni vu ni connu ! le cerveau est tout neuf et reprend tous ses droits. Ce serait bien comme ça.

J'ai remarqué quand même qu'il était plus facile de dire : j'ai mal au genou, ou à la vésicule biliaire, ou je me fais opérer des varices, etc etc. que de dire que ça ne tourne pas rond là haut.

J'ai toujours mes idées grises.

Et je rêve d'une fermeture éclair...... Qui sait un jour ?

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