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21 juin 2021

Elle m'a fait de la peine

Il y a quelques mois il est parti tragiquement. Au début je l'ai trouvée courageuse ne montrant pas beaucoup ses sentiments. Il y avait comme un mur entre nous et elle, elle se protégeait de nos regards et de nos émotions. Elle parlait presque comme avant, elle bougeait presque autant qu'avant. Parfois nous reparlions de l'accident. Et puis nous nous sommes un peu moins vus. J'ai pensé qu'elle avait besoin de voir d'autres gens. Elle connait beaucoup de gens. Aujourd'hui elle est passée, elle semblait moins enjouée. Puis quelques larmes ont coulé. C'est dur. Maintenant c'est évident il ne reviendra pas. Elle a du croire au début que c'était un mauvais rêve. L'absence est bien trop présente maintenant. Cela hante sa vie. Elle n'a plus de projet. J'ai à mon tour versé quelques larmes que pourtant j'essayais de retenir. Ne pas fléchir, ne pas en ajouter. Puis on a parlé de l'absence, de ce deuil qu'elle fait maintenant. Elle ne supporte pas tout le monde, certains sont plus discrets, plus "amis". Sans doute des paroles maladroites pour d'autres. Comment savoir ? Je pensais bien que malgré sa force elle devrait en passer par là. Je ne sais quoi lui proposer. Je crois que je n'ai rien à lui proposer. Elle sait qu'elle peut passer quand elle veut, et même sans prévenir. Elle ne reste pas longtemps. 

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20 août 2016

le gratin

Ce n'est pas de recette dont je vous parlerai. Hier soir j'ai vu le gratin. Je suis restée à côté. Je n'ai même pas eu envie de le humer. Et c'était réciproque. Je n'aime pas le gratin, sauf celui que je fais, qui sort du four, qui a envie de me faire plaisir.

Celui là n'a aucune envie de me faire plaisir. Il s'auto-congratule. Il sent l'orgueil et l'argent.

Je n'avais pas complètement pensé que ce serait ça, quoique j'ai déjà vécu quelques moments comme ça.

Du coup j'ai mangé une barquette de saumon-frites, c'était bon, celle qui fait ça était charmante, dommage, peu de monde ont fait comme nous, les autres sont allés manger tout là haut, avec le gratin.

Et dire que ce soir j'y retourne !

21 mai 2021

Nous n'irons pas au bar

Je suis embêtée avec une infection urinaire, je la soigne pour la troisième fois. Je suis allée chez mon nouveau médecin et aussi chez l'étiopathe, je ne sais plus trop quoi faire.

Ce matin, je me suis recouchée et cet après midi aussi. Aucun goût pour quoi que ce soit. Je suis prostrée chez moi.

Alors l'ouverture des bars se fera bien sans moi.

Je ne vais jamais au bar, sauf quand on est en vacances, qu'on est plus loin de chez nous. Je ne me verrais surtout pas entrer dans un bar de nos petites communes, certains y ont leurs habitudes, d'autres leur alcoolisme, ce n'est pas pour nous deux. Encore pour mon mari, cela pourrait arriver à la suite d'une réunion ou d'une rencontre en faisant des courses. J'ai bien l'impression que si on y allait on serait dévisagé des pieds à la tête et je ne le supporterais pas.

Un petit resto un de ces jours, quand tout ira mieux, pourquoi pas ? j'aime bien les petits restos. 

Mais juste boire un coup, non ! 

Pourtant je comprends bien que ce commerce en a pris un gros coup dans la tronche. Et je lis dans le journal qu'ils se battent pour une table, et que c'est dur d'y faire régner la loi actuelle. Certains risquent la fermeture à cause de certains comportements.

Le monde est fou.

Allez faut que je boive beaucoup pour mon infection.

 

18 août 2016

Plus jamais

Plus jamais dans leurs yeux, je ne veux me revoir. Je me sauve à grands pas de leurs yeux suspendus à me rendre un peu folle, à ne plus me reconnaître. Je vis depuis quelques jours forte et ancrée. Je ne me cherche plus dans leurs regards déstabilisants. Ils ne le savent pas eux comme ça m'a rendu dingue. Ou même s'ils le savaient ils l'ont si mal compris. Une erreur du passé, ça ne fait pas de bruit, ça vous ronge petit à petit, ça vous détruit, vous humilie.

Non, je ne veux plus de ce temps là. C'est décidé, je veux gagner, je veux gagner la partie. Pour l'instant, je me sens épaulée, j'ai l'impression d'avoir tout appris.

Je ne veux plus rivaliser quiconque. A quoi ça servirait ?

Je suis ce que je suis. J'aime ce que j'aime et ceux que j'aime.

Cela suffit.

 

3 décembre 2019

le retour

J'ai maintes fois tenté de reprendre le clavier, sans succès. Ce soir, je me décide car je pense à celles ou ceux qui me suivaient auparavant et je voudrais les rassurer. Certains se sont manifestés ici, cela m'a fait chaud au coeur.

Que s'est il passé ? je me suis rendu compte que je pouvais me passer d'écrire ici. C'est tout. C'est simple. C'est presque un test. Pourtant j'aimais bien vous faire les commentaires sur mes activités, sorties, évènements familiaux. Mais il n'y avait plus vraiment d'enthousiasme.

Je ne reviendrai guère en arrière sauf pour vous dire que j'ai été de nouveau mamy en novembre d'une petite fille (la deuxième cette année). Peut être que la famille grandissant je m'éloigne du virtuel pour être plus dans le réel.

En ce moment, je me remets de coliques néphrétiques la semaine dernière. Encore un petit tour aux urgences. Adorer la morphine qui vous soulage totalement. Maudire la morphine qui vous met complètement ko et vous fait vomir.

Ma vie ne change pas. Je suis toujours dans mes paperasses, je commence à en avoir marre. J'ai mes activités : écriture, chorale, et de neuf cette année, la biodanza. La biodanza, j'y vais quand j'ai envie, pas à chaque séance. J'aime bien la danse libre. J'aime moins les effusions et les mercis à n'en plus finir. Je ne sais pas si je continuerai. Il faut encore faire face à de nouvelles personnes, ce n'est pas si simple, ça me prend beaucoup d'énergie.

Parfois, j'aurais presque envie de tout arrêter et de vivre dans ma tanière, surtout l'hiver.

Et vous que devenez vous ? Je lis moins les blogs. Le temps me file toujours autant entre les doigts.

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13 juillet 2019

J'ai aimé

J'ai aimé ne rien attendre des jours précédents. J'ai eu envie de programmer une soirée spectacle et puis j'ai pensé que j'étais bien là tranquille le soir. Je dois boucler des exercices comptables ainsi mes journées sont au bureau ou chez la comptable. J'ai quand même pris le temps d'aller faire les courses avec lui que j'ai sollicité. Je l'ai embarqué s'acheter des chaussures. Faut ce qu'il faut quand même. Mes soirs ont été sans télé, juste moi seule (avec le chat) dehors à m'occuper du jardin et des fleurs. Rien d'autre que le silence du soir. Un après midi nous avions un rendez vous médical. Nous avons eu vite fait car pas le temps de prolonger la visite dans la grande belle ville que j'aime. Ce sera pour une autre fois.

Le soir quand j'ai terminé, je me couche et lis un peu plus que d'habitude, en l'attendant. Puis soudain je m'endors..... 

Le calme n'est pas forcément l'ennui.

 

10 juillet 2019

Il est où le bonheur, il est où ?

Il est là.

Quand tu appelles quelqu'un pour de l'administratif entre nous et que la personne conclut en te demandant si tu es libre tel soir, et que je réponds oui nous sommes libres, et que c'est pour nous offrir des places au grand spectacle de par chez nous connu dans le monde entier.... Elle a des places parce qu'elle y participe.

Ben là, toute émue .... je suis.

Dans la série des petits bonheurs, il y en a plus que l'on croit. Il faut les cueillir. Je ne suis pas toujours prête à les cueillir. Celui là, je l'ai vite attrapé.

17 août 2016

Il serait temps

Il serait temps de dompter ce cerveau, finalement j'observe qu'avec la chaleur il se prête plus facilement au jeu. Il n'a envie de rien, ne convoite rien, se plait très bien à être presque vide, n'attend rien, et est plutôt de bon goût. Ma mère disait toujours au sujet de l'humeur, plutôt elle ne disait pas, en parlant de moi ou d'une autre, elle est de bonne humeur, mais : elle est d'un bon goût, ça m'est revenu récemment. Les expressions changent.

Je me demande toujours pourquoi je me mets une telle pression à vouloir ressembler à tout le monde. C'est fatiguant à vivre. S'il me faut ressembler à tous ces moutons, j'ai vraiment du boulot. J'ai été mouton pour ne pas me faire remarquer mais je ne suis pourtant pas un mouton. Je le sens quand je discute, il y a souvent des nuances. Et puis, des fois, je préfère ne pas discuter...

Cà me revient : je me cachais quand les copines-voisines débarquaient à l'improviste chez mes parents. Quelqu'un les avait aperçues et me prévenait, je décidais que ça ne me convenait pas à ce moment là où j'avais sans doute mes activités prévues ou alors mes rêveries, et hop je me cachais. Alors que d'autres fois, j'aurais volontiers réclamer de la compagnie. J'avais régulièrement la compagnie d'adultes puisque j'étais la petite pour les deux maisons jumelles.

J'ai senti le calme dans cette tête à ne plus penser à rien. Je n'ai reçu aucun SMS. Normal, je n'en reçois en général que lorsque j'en envoie. Peu de mail. J'aime ce blog où je couche mes sentiments. Cela me va ainsi. J'ai senti que le mari appréciait aussi que je sois moins tourmentée. Lui n'a pas ce cerveau bouillonnant. Il est bouillonnant pour autre chose : son métier. Nous apprécions ce calme, sans voir grand monde, à part ceux qui passent dans la journée pour le boulot.

Le calme c'est de la pure poésie en soi. On est plus attentif aux couleurs, aux odeurs, aux petits bruits.... La vie devient belle et gentille avec moi.

 

30 juin 2019

Fin juin

Un dimanche sans programme.

Les jours caniculaires de cette semaine m'ont perturbée, j'avais mauvais caractère, j'étais énervée. Les hommes ont travaillé dur malgré la chaleur. Et moi je me plaignais alors que j'étais à l'intérieur. Une fois de plus, mon hypersensibilité me joue des tours. Mon cerveau ne savait plus gérer....

Nous avions prévu une sortie vendredi sur une proposition d'amis. Faire du vélo sur la côte. La veille, voyant le temps et la somme de travail, nous avons annulé, tandis que les autres couples l'ont fait. Nous les avons seulement rejoints le soir pour un diner. Hier soir, nous étions à l'anniversaire de la voisine, en petit comité, mais bien festif malgré tout.

 

Ce matin, mon homme m'a laissé dormir. Il est parti travailler pour la journée. Les champs n'attendent pas. Je devrais me réjouir d'un jour sans programme mais j'ai en moi tellement d'ambivalence que je ne sais même pas en profiter. Je tourne en rond depuis ce matin. Je me dis que j'ai connu cela toute notre vie ensemble et que ce n'est pas encore l'heure du changement.

C'est la fin des activités. Lundi dernier, j'ai hésité pour choisir entre deux soirées : celle de l'écriture et celle de la chorale. La plus festive évidemment c'est la soirée chorale où nous pique niquons et chantons. Habituellement c'est celle que je choisis. Mais là mon coeur me disait va donc à celle de l'écriture ça fait longtemps que tu n'as pas fait cette soirée. Alors j'ai suivi mon coeur, et sans regret, j'ai retrouvé le groupe de l'après midi, des gens charmants que je connais un peu. Nous avons écrit à partir de quelques consignes et partagé un repas qui d'ailleurs fut le support de l'atelier.

 

Tout s'arrête jusqu'en septembre, comme l'école. Belle coupure pour l'été. Mais cela m'angoisse toujours un peu. Car je n'ai plus de contacts réguliers. Je n'aime pas trop me sentir seule et pourtant parfois je revendique la solitude. Comprenne qui pourra.

 

Pas de vacance prévue. Quelques concerts au festival. Sinon ce ne serait pas un "vrai" été. Un repas prévu, deux pique niques. Sinon on improvisera s'il reste du temps disponible.

Si la chaleur persiste, nonchalance assurée.....

Aujourd'hui c'est mieux. Pourvu que ça dure.... Je ne supporte vraiment pas ces températures.

Portez vous bien.

 

 

 

1 juin 2019

MAI qu est ce qui s'est passé ?

Et oui mon blog m a abandonnée ! Il m'a laissé vivre sans lui pendant un bon mois. Je suis quand même passée voir si tout allait bien, j'ai vu qu'il se reposait parfaitement. Je me suis dit que finalement on pouvait se passer l'un de l'autre.... Pour de bon ou pas ?

Un petit résumé de MAI :

un dîner d'abord, dans une grande ville où je ne connaissais pas les autres personnes. Mon mari m'a accompagnée. Une annonce facebook qui me convenait et m'interpelait, chaque mois. En mai j'ai osé. Concept : se retrouver autour d'un diner au restau entre hypersensibles. Ce fut assez difficile au début puis intéressant. Nous y retournerons sans doute. Aucun engagement. A l'initiative d'une seule personne.

Un concert de chorale pas très chouette : 2 ratages.... on fera mieux la prochaine fois

mon anniversaire : et oui changement de dizaine. J'ai trouvé l'organisation peu de temps avant l'évènement. 50 personnes invitées dans famille, voisins et amis. Tous à la maison. Un ami à la guitare et plein de chansons dans mon salon... une pause apéro puis un camion de pizza pour....  manger des pizzas bien sur, dans le garage, il faisait pas très beau. Un deuxième temps de chansons joyeuses puis des petits gâteaux et vin mousseux pour tous. Pour une fois, j'ai vraiment choisi de faire ce que je voulais. Et ce nouvel âge s'est passé en douceur et en joie.

Une opération pour mon homme, cela nous a inquiétés mais je pense qu'il n'y a plus rien à craindre. Il se remet bien et reprend déjà ses activités.

Une fête d'amie (anniversaire et retraie) où l'on a retrouvé des gens charmants que nous avons plaisir à revoir.

Du travail qui parfois commence à me peser car je ne suis plus toute jeune.

Un dimanche tranquille dans la ville adorée, un petit restau pour nous deux, des musiciens au coin des rues, des peintres partout, et une rencontre à l'heure de partir, une dame connue d'un commerce où l'on va, et elle nous fait des confidences, l'échange est intense.... et enrichissant. Nous partageons l'amour de cette ville, et plein d'autres choses encore. Rares instants qui font du bien.

Une naissance : me voilà mamie d'un deuxième petit enfant : une petite fille. C'est beau la vie ! Elle est du même mois que moi, et sa maman qui est ma fille. Tout s'est bien passé. Nous stressions beaucoup avant car le premier accouchement fut difficile.

Une cousinade qui fait bien plaisir une fois tous les deux ans. Je l'ai organisée avec ma soeur cette fois-ci. Restaurant puis balade ou jeux chez moi avec un goûter pour cloturer.

 

Je ne sais pas si je repasserai par là ou pas. De temps à autre sans doute. Ecrire, j'aime toujours ça, mais parfois je ne sais plus trop quoi écrire. Et puis ça prend du temps. Et puis quel intérêt ? Et puis, tout ça, tout ça.

 

 

6 juillet 2011

festival

Bientôt, le festival. A la différence des autres années, je n'ai pas pris le pass. Il était en vente trop tôt sans que l'on connaisse le programme. Alors on s'est dit "des fois qu'aucun spectacle ne nous plairait, on ne le prend pas". Quelle erreur, finalement j'ai acheté 6 concerts un à un et la note est plus enflée que d'habitude. Ce sera Tri Yan pour commencer, avec ma cousine, puis Jamel Debouze, avec ma fille, car ma cousine ne peut pas le voir, puis Y. Noah (je le vois pour la 3ème fois et j'en redemande à chaque fois) avec mon mari car ces places là ont été en vente plus tard, concert supplémentaire non prévu au départ, J.L.Aubert-Louis Chedid avec ma cousine, Ph Katherine-R. Gothainer avec ma cousine, les cow boy fringuants avec ma cousine. Après tout ça, je risque d'être sur les genoux, mais le temps que ça durera, je savourerai l'instant. J'aime l'endroit du festival, je n'aime pas forcément la foule quoique c'est parfois magique d'humanité. Ce que je n'aime pas, c'est quand on arrive et que l'on croise des connaissances, pas très envie de ça, pas envie de bouger pour aller dire bonjour, j'ai peur de ne pas retrouver ma place. En principe, je me place et je ne bouge plus guère, même pas pour faire pipi.

Ce que je n'ai pas aimé cette année, c'est que quand j'ai dit que j'allais voir J. Debouze, certaines me regardent avec un air de dégoût. "ah je peux pas le voir, il est sans gêne, impoli, etc etc etc". Moi, je l'ai souvent regardé en dvd avec mon jeune fils qui l'imitait dans ses sketches, et qu'est ce que j'ai pu rigoler. Sinon, je peux pas dire que je le connaisse et que je sache grand chose de lui. On verra bien.

3 juillet 2011

un dimanche

On devait se retrouver 3 couples et une amie comme nous le faisons tous les ans. C'était prévu ce dimanche mais il y a quelque temps, un couple s'était désisté car ils avaient un baptême. Puis, ces derniers jours, l'une m'a dit que son homme serait surement aux moissons, j'ai répondu que chez nous ce serait surement pareil. Pas question d'annuler pour autant, mon amie qui est seule m'interroge récemment, je lui dis que c'est toujours d'actualité mais qu'on sera seulement toutes les trois.

Hier je passe chez S., on devait s'appeler, je n'avais pas de nouvelle. Il faut toujours que j'active. Du coup, je l'appelle ce matin, finalement je ne la sens pas convaincue de venir dès le midi, j'appelle R. qui est mon ancienne voisine, elle est partie car elle a vendue suite à son divorce, je lui demande si elle a préparé son pic nic. Non, alors je lui propose de venir manger avec moi. Le melon et le poulet feront l'affaire pour nous deux. Mon mari est venu manger tôt. Nous avons déjeuné toutes les deux dehors. Puis S. est arrivée pour le café. Je l'avais sentie gênée de laisser son homme manger seul. Avec R., quand on était toutes les deux, on a parlé de tout, de rien, je lui ai parlé du S.E.L. Puis nous sommes parties toutes les trois marcher, un circuit habituel dans la forêt 10 km, à l'ombre, au soleil, le temps était parfait.

On a parlé, il y avait des conversations qui m'ont énervée, par rapport aux étrangers, je sens toujours la méfiance, etc. Je n'aime pas ça. Et puis par rapport à marcher ou courir seule, c'est trop dangereux maintenant et patati, et patata. Non, je ne veux tomber dans la peur extrême. J'ai des peurs, mais pas celle là alors laissez moi croire qu'on peut encore se promener tout seul sans craindre le pire. Ce style de conversation ne m'aide pas, si elles savaient.

Puis au retour, bien fatiguées, nous avons mangé de la tarte et bu pour nous rafraichir.  Mon fils aîné était là et il m'a quasi présenté sa nouvelle amie. J'étais mal à l'aise car S. et R. étaient encore là. Elles sont parties. Ils ont vite goûté la tarte. Puis j'ai du les emmener à la gare. Elle a l'air très sympa. Toujours le même genre de fille : brune, plutôt grande, et cheveux longs épais ondulés. A la différence que celle ci est américaine. Bon, je n'y avais pas pensé mais qu'est ce que ça fait. Rien. C'est une fille qui a l'air bien dans sa peau, qui a apprécié notre région, qui semble très vivante et gaie. Si mon fils est heureux, alors tout va bien.

2 juillet 2011

la vie va

Aujourd'hui, mon jeune fils est parti. Je sais qu'il est bien arrivé. Ces derniers jours, tout s'est mis en place pour lui, en Belgique, il a de la chance, un agriculteur de là bas le prend en stage et une connaissance professionnelle le logera. J'ai eu l'impression au téléphone de ne tomber que sur de bonnes personnes. Il n'a fait aucun effort pour trouver ce stage, mais si au moins ça se passe bien, ça lui prouvera que ça valait la peine et ça lui donnera peut être envie de voyager un peu.

 Ma fille est rentrée hier soir de quelques jours de vacances en Normandie, elle était contente de son séjour. Mon aîné est là pour le week end. Je n'aurais jamais pensé qu'ils aimeraient autant revenir à la maison une fois adulte, on s'est tellement embrouillé souvent, finalement tout va bien maintenant.

Je suis allée voir ma mère cet après midi et nous avons regardé le tour de France ensemble. Oh elle n'a pas tout capté, mais nous avons passé ce moment en regardant la télé, je ne suis pas sure qu'elle s'en souvienne, hélas, pas sure du tout. Elle avait rangé des vêtements propres n'importe où.

Ce soir, je suis seule à la maison, l'homme est parti dans les champs pour la première récolte de l'été. Week end ou pas, quand faut y aller, faut y aller. C'est calme, ça me fait du bien le calme. Je ne peux pas vivre dans l'agitation continuellement. Mon cerveau ne le supporte pas. Je vous souhaite une bonne nuit. Je vais me coucher.

 

1 juillet 2011

le tour

C'est parti pour un tour. Cà ne se passe pas loin. On a des infos déjà depuis longtemps par la Presse. Cette semaine, nous avons appris qu'une route serait fermée samedi dans la ville d'à côté, et même certains commerces seraient fermés aussi, ben oui puisque la route est fermée, personne ne peut y aller. Je suis allée ce matin faire des courses par précaution, demain je ne mettrai pas les pieds dans cette ville d'à côté. Si j'étais passionnée, j'irai. Autrefois on était allé voir, surtout pour la caravane. Ce matin, j'en ai déjà vu des voitures et des voitures publicitaires, et plein d'hommes en maillot jaune dans le magasin. Hélas, ça ne me ravit pas. Cà me laisse impassible. Ce que m'évoque le Tour de France : mon père le regardait, il aimait ça, et j'aimais bien le voir aimer quelque chose. C'était bien le seul sport qu'il aimait. Mon homme n'est pas non plus passionné par tout ça. Ce sera sans nous, nous regarderons peut être à la télé, un peu. En tout cas, il y a de l'animation dans la ville voisine, certains sont surement réjouis, d'autres moins.

23 juin 2011

en cours

J'ai proposé à ma soeur de garder ses 2 petites filles. Mon neveu et sa femme déménagent bientôt avec l'aide de la famille et ce matin au téléphone ma soeur s'inquiète de cette journée, je comprends que ça n'a pas l'air très organisé pour la garde des filles alors je m'empresse de lui proposer de les prendre pour la journée. Elle répond évasivement, elle le dira à son fils. J'aimerais tellement les garder. Je les aime beaucoup et les vois si peu, ce sont mes petites nièces.

Je suis allée voir ma mère, tout allait comme à l'habitude, ni plus ni moins, nous sommes sorties dans le parc, j'ai revu une dame, une ancienne commerçante que je connaissais avant de me marier, dans ma commune d'origine, nous avons discuté de ce que nous étions devenues, elle m'a bien reconnue (bon j'étais avec ma mère, c'était sans doute facile) mais souvent on ne me reconnait pas, ça m'a fait plaisir. Et puis j'ai discuté avec quelques résidents à l'intérieur, ils sont contents d'échanger.

Je suis passée faire des courses, j'ai rencontré une amie, puis une jeune personne qui est venue un peu à l'écriture et qui est très sympathique.

J'ai eu grande conscience de ces moments et de leur qualité. Et puis finalement je suis moins seule que je le pense. Je pense souvent que je suis seule vis à vis des gens de ma commune que je cotoie si peu, je prends de la distance avec l'asso, tout ce qui s'y passe dernièrement me met mal à l'aise, mais je ne dois pas être la seule à me sentir en dehors de ma commune, le principal c'est de ne pas être totalement seule.

 

23 juin 2011

Un pèlerin

Mardi soir, j'aurais pu aller à la fête de la musique où était invitée à participer l'asso d'écriture. Mais je n'étais pas emballée. Ce même soir, un film que je voulais voir passait sur canal. Finalement, rien de tout ça. Mon homme arrive : je te ramène un pèlerin. Quoi ! je pensais pèlerin pour dire quelqu'un. Non c'en était un de vrai PELERIN. C'était donc la 4ème fois que nous recevions un pèlerin de compostelle. Celui là était parti de Belgique, il veut faire l'aller et retour : 6 mois de congé pour ça. Habituellement ils appellent pour réserver leur nuit. Celui là arrive près de chez nous et mon mari passe au même moment, s'arrête discuter, d'autres pèlerins aussi sont là mais d'un autre genre : les 2 femmes marchent et les 2 maris au volant de leur camping car (chacun le leur) font le trajet en voiture, assurent l'intendance, et ils ne font que quelques jours. Appparemment, la rencontre a été conviviale, ils ont offert l'apéro. Puis le belge a demandé s'il pouvait planter sa tente chez nous et vu le temps, mon homme a proposé la petite chambre de chez nous. Il a accepté. Il n'avait pas demandé le couvert, c'est moi qui lui ait proposé. Il m'a dit que ce n'était que des repas sandwichs depuis qu'il était parti. Alors j'ai proposé pizza maison et salade, ça lui aura fait du bien. Nous avons discuté de nos régions, de nos métiers : lui est marin, de tout, de rien. La soirée a passé. Je ne l'ai pas revu le lendemain, il a pris le petit déjeuner, je n'étais pas levée. Il a emporté quelques mini pizzas froides. Il nous a dit qu'il n'était pas bien dans sa tête, qu'il faisait le chemin pour se guérir. Je n'aime pas trop les "changements de dernière minute", ce mardi soir n'était pas du tout prévu comme ça, mais j'ai accepté cela avec plaisir. De plus c'était son anniversaire : 44 ans ce jour là. Si j'avais su j'aurais fait un gâteau. Finalement son cadeau ce soir là, c'était de dormir chez nous.

15 juin 2011

c'était mal parti ce matin

Je me prenais la tête avec le pointage dans mon journal banque, jamais fait ça de cette façon là. J'appelle le comptable qui me dit que par téléphone, ce n'est pas simple. Hop hop hop je prends ma voiture et file chez lui avec tout mon bardas. Il m'explique bien. J'ai tout compris. Je passe vite fait faire des courses car il faut bien manger, même quand on est bien occupé. Cet après midi je rattaque le pointage. Décidément je m'y perds. Je rappelle la maintenance, ma souris me fait n'importe quoi, elle veut pas pointer ce que je veux. "Il ne faut pas se servir de la molette, c'est ça" Bon alors pas de molette, et je me concentre, je ressaie, ça marche. 17 h 30, c'est l'heure de la gym, j'y vais ou j'y vais pas. Elle va encore dire que je viens pas souvent. J'y vais et d'ailleurs, ça devrait plutôt me faire du bien, me déstresser. Gagné, ça m'a fait du bien. On n'était pas nombreuse, ça sent la fin de la saison. J'aime bien quand on n'est pas beaucoup. Pas la prof bien sur. J'ai prévu aussi aller à la réunion mensuelle de l'asso, j'ai prévu mais je prends le téléphone. "Allo, c'est moi, je n'irai pas, j'ai pas fini mon boulot, et c'est urgent". Je n'ai pas mis longtemps à m'excuser. Et je ne regrette rien. Bien sur que j'aurais pu y aller, mais pas envie de me forcer. Je me demande comment j'ai fait pour assister à autant de réunions toutes ces années passées. Et donc je me remets sur ma saisie, et après plein de petits périples, il est bon MON SOLDE, YOUPI, YOUPI, j'ai réussi. Bon maintenant faut que je fasse les autres mois. Mais qu'est ce que je suis contente d'avoir réussi.

 

13 juin 2011

pause

Oui je fais une pause dans mon après midi compta. Je suis arrivée à passer avril, me restent seulement mai et juin. Ouf ! ça ira mieux quand j'aurai fini. Et après je ferai cela régulièrement. J'ai changé de compta et ça me stressait de m'y mettre, c'est pour cela que je repoussais toujours l'échéance.

Notre week end était calme. Samedi nous étions invités chez les parents de notre voisine, à Nantes, ce sont des gens vraiment charmants, ils ont plus de vingt ans de plus que nous mais on se comprend et s'entend très bien, ils sont d'une jeunesse exceptionnelle. Ils ont une vie mouvementée. Du Maroc où ils vivaient, ils ont du rejoindre la France au moment des évènements, ils sont arrivés dans le sud, puis se sont établis à Nantes dans les années 60. Nous avons passé un très bon moment chez eux. Nous sommes allés visiter le Parc près de chez eux, un grand Parc à Nantes que nous ne connaissions pas. Leur fille et son amie étaient là aussi, ainsi que leur petite fille qui est adorable.

Hier rien de prévu, de la famille est passée en fin d'après midi, notre fille et son copain également.

Aujourd'hui, personne.

Je bosse dans mon bureau.

Mon plus jeune est arrivé vendredi soir complètement bouleversé, il venait d'apprendre la mort d'un copain à lui, tué en moto l'après midi même. Il est parti cet après midi à sa sépulture. Ce jeune homme devait se marier prochainement. Il y a eu un autre décès d'un jeune d'une commune voisine, un accident de voiture en rentrant au petit matin de samedi, ils sont rentrés dans un camion. C'est totalement choquant. Des familles endeuillées pour longtemps.

 Deux suicides également : 1 jeune d'une commune voisine 21 ans et un autre plus âgé 36 ans dans une autre commune.

 Vous devez dire que je suis tragique. Je relate seulement des faits douloureux qui viennent d'arriver et je ne peux m'empêcher de ressentir de la peine pour ceux qui sont si touchés.

J'aimerais avoir des choses plus joyeuses à vous dire mais hélas.

Je me remets à mon travail, je suis bien.

 

10 juin 2011

hier

J'ai du quitter un peu mon bureau pour des choses à faire :

- aller à la banque porter des chèques - EXCEPTIONNELLEMENT 9 JUIN FERMETURE DU BUREAU - j'étais verte, je n'ai plus qu'à y retourner aujourd'hui, grrr....

- aller à la mairie - payer le solde par chèque de la location de salle pour le gala - oui je suis encore trésorière de l'asso, ça je sais faire, il y avait aussi un verre cassé à payer, j'avais tout préparé, SAUF QUE LE PRESIDENT DE L ASSO EST PASSE AVANT MOI ET A DEJA PAYE SANS ME LE DIRE LE VERRE CASSE, J AI PAYE QUAND MEME LE SOLDE POUR LA SALLE. J'en ai profité pour leur demander le bulletin de l'année 2010 qui n'a pas réussi à rejoindre ma boite aux lettres. Les secrétaires étaient surprises, nous sommes sur la liste, ce sont les conseillers municipaux qui font la distribution, hélas très mal. J'ai acheté aussi un dernier petit livret d'histoire. Je n'aime pas aller à la mairie,

- aller voir ma maman à la maison de retraite. Y avait 2 semaines. Pas bien. Mais elle n'en dit rien, elle n'a plus la notion du temps. Mais, en fait, même avant quand elle était chez elle, elle ne me réclamait jamais. Il y avait dans la chambre un questionnaire-enquête à remplir par le résident sur ses satisfactions/insatisfactions. Comment faire ? Elle n'est pas capable de remplir ça. Je vais au bureau et c'est le directeur à qui je pose le problème. Je le trouve très froid et distant alors que les gens disent qu'il est bien. Alors pourquoi moi je le trouve froid et distant comme si je n'étais rien. Je suis la fille d'une résident et ce n'est pas rien. On s'entend sur le fait que les familles doivent aider à répondre si les résidents ne le peuvent pas. Je le fais donc avec ma mère qui est SATISFAITE de tout. Pas nous alors je ne manque pas de noter ce qui ne va pas. Nous la trouvons avec des garnitures trempées à chaque instant. Personne ne vient pour l'emmener aux toilettes. La salle d'eau n'est pas suffisamment nettoyée. La communication, vu qu'elle ne nous raconte rien, n'est pas faite avec nous comme on le souhaiterait. S'il avait été plus aimable, j'aurais surement mis moins de chose mais là c'en est trop. Je ne comprends pas qu'ils ont de tels poste en étant aussi peu avenants. Un peu de chaleur humaine nous ferait du bien. Ce n'est pas une usine, et même dans une usine, il faut de la chaleur humaine.

- puis je suis rentrée et j'aurais pu ressortir à une conférence le soir. Non, j'ai besoin de calme, je mange et je retourne à ma compta, puis je dors, je dors, je dors, et j'ai du mal à me lever ce matin.

 

 

26 mai 2011

pris sur le site www.phobiesociale.org

Qu'est-ce que la phobie sociale?

(description médicale tirée du DSM-IV :
Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders - American Psychiatric Association)

  1. Une peur persistante et intense d'une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l'éventuelle observation attentive d'autrui. Le sujet craint d'agir (ou de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.
  2. L'exposition à la situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d'une Attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation.
  3. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur.
  4. Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intenses.
  5. L'évitement, l'anticipation anxieuse ou la souffrance dans la (les) situations(s) sociale(s) ou de performance redoutée(s) perturbent , de façon importante, les habitudes de l'individu, ses activités professionnelles (ou scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d'avoir cette phobie s'accompagne d'un sentiment de souffrance important.
  6. Pour les individus de moins de 18 ans, on ne porte le diagnostic que si la durée est d'au moins 6 mois.
  7. La peur ou le comportement d'évitement n'est pas lié aux effets physiologiques directs d'une substance ni à une affection médicale et ne sont pas mieux expliqués par un autre trouble mental (p. ex. le trouble panique avec ou sans agoraphobie).
  8. Si une affection médicale générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en 1 est indépendante de ces troubles; par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer, etc..

Les caractéristiques habituelles associées à la phobie sociale comprennent une hypersensibilité à la critique, à une évaluation négative ou au rejet, une faible estime de soi ou des sentiments d'infériorité. Les sujets ayant une phobie sociale craignent souvent une évaluation indirecte par les autres tel que de passer un examen.

26 mai 2011

Fuir !

Le plus simple, FUIR. Ce n'est pas du tout ce que m'a dit mon thérapeute pendant les nombreuses séances que j'ai arrêtées depuis déjà un bon moment. Il m'apprenait au contraire à me confronter, à m'exposer. Il dit aussi que si on veut monter l'escalier, parfois s'il est difficile, on descend quelques marches, on en remonte, on en redescend.

Là, je suis en train de descendre des marches. Plus envie de me confronter. A quoi bon !

J'arrive, à la différence de certains, à quand même avoir une vie sociale, certes moins riche que beaucoup, mais je ne suis pas totalement seule, ni sauvage.

Je fuis ce qui me demande trop d'énergie.

Qui pourrait penser que je suis comme ça ? Ce n'est pas écrit sur ma figure.

La fuite, l'évitement, c'est le SPORT le plus pratiqué par les PHOBIQUES SOCIAUX.

25 mai 2011

Cette semaine

Autant le week end s'est bien passé, autant maintenant ça commence à coincer. J'ai déjà relaté ma soirée de samedi dans mon dernier post. Dimanche, nous allions faire des roses pour le mariage du 4 juin prochain. C'est traditionnel. Les invités viennent pour faire les roses qui décoreront les voitures. Je craignais ce moment car je devais y croiser des gens que je n'ai pas l'habitude de voir et ça me stressait. Finalement nous y sommes arrivés les premiers, c'est un bon truc d'arriver les premiers (pas toujours) mais là oui, on s'est tout de suite activé avec nos amis et leurs filles, puis les autres sont venus les uns après les autres. J'ai observé que ceux qui arrivaient n'avaient pas tous l'air si à l'aise que ça. Et comme j'étais occupée à faire mes roses, je me sentais détendue, du coup, j'expliquais aux autres comment faire, dans la bonne humeur. Même les hommes s'y sont mis. Nous avons du quitter le groupe en fin d'après midi car c'était l'anniversaire de notre fille et nous passions chez elle. J'étais contente, tout s'était passé légèrement. Et ça me rassure pour le mariage.

C'est dans ma tête ces jours ci que ça bataille, c'est la première année depuis de nombreuses où je ne fais rien du tout pour le gala de l'asso de samedi prochain. Juste une déclaration, juste préparer les caisses. Demain soir je suis conviée pour faire la déco. J'ai dit que j'irai et maintenant je regrette, je n'ai pas envie de me retrouver dans cette ambiance, ce sera dans la salle et ce sera la répét générale en même temps que nous ferons la déco. J'ai tellement souffert les autres années à préparer ce gala, souffert psychologiquement, que l'idée de m'y retrouver me fait mal. De toute façon, pour samedi, je ne pouvais pas faire autrement car je serai au gala de ma fille dans une autre commune.

Je ne comprends pas que je sois comme ça, les autres ont l'air de faire ça si légèrement. C'est comme si c'était moi qui montait sur scène alors que ce n'était pas le cas, sauf éventuellement à la fin. Je culpabilise en ce moment. Puis je encore m'éclipser jeudi soir et ne pas aller à la déco.

J'ai peur de ce qu'ils vont dire encore une fois. J'AI SEULEMENT PEUR QU'ON NE M'AIME PAS. C'est ça, uniquement ça.

 

18 mai 2011

c'est réglé

Après que mon cerveau bataille avec toutes ces décisions à prendre (qui n'ont que très peu d'importance mais qui prennent une place énorme) je viens de décider de zapper la gym, ça fait la 3ème semaine que je n'y vais pas, ça me fait peur d'y retourner alors j'évite. C'est la plus simple des façons de régler le problème. Sinon je viens d'envoyer un mail au groupe de la réunion de ce soir pour dire que je n'y serai pas sans aucune raison donnée, je n'y serai pas, c'est comme ça, je note quelques petites choses que je ferai après, je vais essayer d'aller au spectacle lecture et chants ce soir, j'espère y arriver, je n'y suis jamais allée, il y aura sans doute pas mal de monde, c'est au même endroit que l'atelier d'écriture, déjà hier soir j'y suis retournée dans cet endroit car il y avait la 3ème conférence d'un monsieur qui proposera à la rentrée un cycle d'aide à l'écriture sous forme d'atelier, mais ce sera totalement différent de l'atelier où je vais actuellement. Ce que je fais actuellement est je pense beaucoup plus ludique. L'autre qui se mettra en place correspond à de réels projets d'écriture, de récits de vie. Moi qui ne lis pas, je me sens bien dans ce monde-là où je suis totalement inculte. Ce matin, avec mon homme, nous sommes allés acheter les plants, ça m'a soulagé, je n'étais pas toute seule pour décider. Je me rends compte que mon problème est toujours là, dès que ça se complique, je n'y suis plus pour personne. J'ai regardé récemment sur TMC une émission sur la phobie, différents reportages, sans doute très difficile à comprendre pour ceux qui ne connaissent pas (peut être encore la video sur le site de TMC). Pour moi, ce que je pense, c'est que ceux qui en souffrent se cachent plutôt la plupart du temps, c'est presque honteux, oui, c'est ça, c'est honteux. Je me suis crue un moment sortie d'affaire, je crois juste que j'accepte mieux et que je sais que je ne peux faire que ce que je peux, il m'est impossible de vivre une autre vie. Certes, j'ai des efforts à faire.

 

17 mai 2011

le calme ne dure pas

Pourtant j'aurais bien aimé, ça va revenir, ça va revenir, je me sens angoissée ce matin car il faut que je me débrouille du jardin, certes j'ai un jardinier, mais il veut que je lui dise quoi faire, donc il faut que j'achète et j'ai peur de me tromper, quel nombre de plants, où les mettre ? J'ai voulu l'aide de mon homme qui est tant occupé que c'est presque impossible, forcément je lui en veux un peu. C'est pour tout le monde ce jardin. des angoisses pour un jardin ? c'est bien n'importe quoi.

C'est peut être le climat ambiant qui me fait ça : DSK à la télé, tout ce bazar. Au début ça me faisait presque rigoler, je n'avais pas compris la gravité. En le voyant, j'éprouve de la pitié. S'il n'a rien fait, c'est totalement inhumain, une torture, s'il a fait quelque chose, qu'il soit puni, mais toute cette humiliation quand même, c'est trop. L'humiliation, je connais, c'est horrible.

C'est peut être que je laisse un peu tomber mon traitement : un petit cachet tous les 2 - 3 jours mais avant en plus je prenais des aides naturelles, j'ai arrêté, je ne pouvais plus quasiment les avaler, ça me donnait envie de vomir. Finalement  j'ai encore besoin de la chimie.

C'est peut être aussi que j'ai une décision à prendre pour demain soir : réunion mensuelle de l'asso où je travaille moins mais je n'ai pas dit plus du tout, déjà que j'ai très peu assisté dernièrement, il y avait eu le décès, puis les explications, mais demain soir il y a aussi par ailleurs une soirée qui m'intéresse beaucoup, à laquelle j'aimerais aller, il y a des chants et des lectures, je n'ai encore jamais réussi à aller à cette soirée qui se fait régulièrement. Et demain c'est plus qu'intéressant. Mais je n'arrive pas à me dire ce que je dois faire. J'ai peur qu'ils me jugent. Mon cerveau n'aime pas ça. Tout la journée, c'est comme si l'ordinateur ramait, ramait, cherchant le bon programme,  là ce n'est pas l'ordinateur, c'est mon cerveau qui rame.

Et puis le week end prochain arrivera vite aussi, et là encore quelques angoisses sont prévisibles. Les moments où je me sens très bien, c'est quand rien n'est programmé avant bien longtemps, et que mon cerveau se repose vraiment. Comment faire ? J'avais pourtant décidé de ne plus me regarder dans les yeux des autres. En suis je vraiment capable ? 

13 mai 2011

calme

En ce moment et après les quelques désagréments causés par des personnes non intéressantes (message précédent), je me concentre sur ce que j'ai à faire.

J'ai trouvé quelqu'un pour m'aider au jardin potager, il n'habite pas loin, il viendra quand il y aura besoin, à sa convenance, selon son temps, c'est super. Il n'empêche que j'assume la tonte, la récolte et les divers du dehors. Sinon je dois me mettre à fond dans ma compta car j'ai un sacré retard.

J'ai été sollicitée pour rejoindre le groupe de l'asso qui prépare le gala à une réunion hier soir. J'ai failli y aller. Oh et puis Non, c'est non, qu'ils se débrouillent. Elle me disait : ce serait bien que tu viennes, toi qui es spécialiste, qui pense à tout. Ben, ils devront penser eux mêmes, j'ai tellement donné !!!! je n'assume plus que les salaires, le suivi de la tréso, et quelques bricoles administratives.

Du coup, mon printemps est plus serein, moins de stress. J'en ai assez comme ça pour notre maisonnée et notre travail. Je réalise que l'important c'est moi et eux, mes proches. En ce moment ils bossent énormément, il faut maitriser les cultures mises en place, biner, biner et biner pour que l'herbe n'envahisse pas et vu les surfaces à faire il n'y a pas de temps à perdre. Si c'est bien réussi, alors après on est beaucoup plus tranquille, sinon c'est de la main d'oeuvre qu'il faut en fin d'été pour tout reprendre à la main, ce sont des frais, de la gestion de personnes, si ça pouvait s'éviter. Oui, les chomeurs sont contents de venir. Mais vu ce qui vient de nous arriver, je n'ai même plus trop envie de jouer au social, dès qu'on peut vous flinguer, on le fait.

Me concentrer sur moi, faire que ma vie soit belle tous les jours, que mes relations soient nourrissantes, et le reste ne compte plus. Ne plus me regarder dans les yeux des autres. Vivre pour moi, par moi.

 

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