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sensiblement
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25 juin 2015

Tous ces gens ....

Aujourd'hui, je comprends comme il est agréable de rencontrer tous ces gens qui nous montrent le chemin tout au long de notre vie. Il m'a fallu du temps, j'en ai haï du monde, sans trop savoir pourquoi parfois, parce qu'on ne m'avait pas trop appris à aimer, hélas.

Cà commence par notre famille, que l'on ne choisit pas, quoique certains disent le contraire. Et l'entourage de la famille : c'était restreint pour moi. Peu de contact. Il y a eu tous ceux qu'on croise à l'école, les maîtres et maîtresses, les amis qu'on s'y fait, les professeurs au collège, au lycée, les autres élèves, les nouveaux amis (que j'ai eu bien du mal à me faire) sauf les toutes dernières années. Il y a les gens qu'on croise aux fêtes, au travail, par hasard, en vacances. Certains sont vite oubliés, d'autres deviennent des amis pour toujours ou pour quelque temps, d'autres ne s'oublient pas mais on ne les revoit pas. Il y a ceux que l'on croise dans les associations, pas toujours facile de co-habiter avec eux, on ne les a pas choisis, certains comptent plus que d'autres. Il y a les voisins pour un temps ou pour longtemps. Il y a ceux que l'on rencontre au sport (je n'ai pas fait de sport sauf ces dernières années).

Il y a ceux qu'on rencontre parce qu'on décide d'entrer dans un groupe, et là se nouent des relations particulières, parce qu'on décide de faire un bout de chemin ensemble.... groupe de parole, groupe de soutien. Tous ne deviennent pas des amis. Mais certains oui. Il y a les animateurs de ces groupes, ils nous aident à avancer, à mieux comprendre, à aller mieux et à aimer la vie et les autres.

Si j'avais su tout ça, j'aurais aimé tout le monde dès le premier jour, j'aurais gagné du temps.

Il est bon d'aimer les gens, la CNV me le confirme. Chacun apporte quelque chose à l'autre. Ces étapes que je vis me font avancer et aimer la vie de plus en plus. Et je sens bien que je ne suis pas toute seule à cheminer difficilement. A chacun son histoire et sa route à cailloux.

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24 juin 2015

fin de saison

Hier soir, c'était la dernière de CNV pour cette saison. Nous avons apporté de quoi manger, pour moi c'était un cake pruneaux-lardons. Nous avons continué l'enseignement, c'est vraiment très intéressant. Nous simulons des situations et devons pratiquer le langage CNV. Ce n'est pas facile. Et puis, parfois l'émotion déborde car cela vient toucher nos difficultés. Une pause pour manger et boire. Et nous reprenons. Vers la fin, nous avons un exercice qui consiste à dire plein de bonnes choses à une personne, sous la forme CNV. C'est formidable. C'est sincère et spontané. J'ai reçu des messages très affectueux, qui parlaient de mon sourire. Je crois que c'est la première fois de ma vie qu'on me parle de mon sourire. Cà fait drôlement plaisir. J'ai mis beaucoup de temps à sourire, il fut un temps où je baissais tellement les yeux, on ne risquait pas de le voir. Nous nous sommes séparées très émues, et pensons fortement à reprendre la saison 2. Elles vont me manquer durant l'été.

8 octobre 2013

se sentir universel

Toute petite j'ai un vague souvenir que, lorsqu'on me demandait mon nom, de suite je répondais pas timide à l'époque par mon prénom, mon nom, mon adresse avec le département qui se poursuivait par France - Europe - Terre - Monde. Et ça faisait rire !!!!!

Ainsi je me suis toujours sentie de partout, moi la sédentaire. Je n'aime pas l'idée des frontières. Je n'aime pas penser que l'autre, celui qui habite ailleurs, il doit rester chez lui. Je sais que c'est compliqué, je le sais bien, je ne sais quelles réponses avoir à cela. A l'école, la maîtresse nous avait demandé de peindre des africains et les autres élèves n'avaient pas obéi à la consigne, tandis que moi je m'étais éclatée avec mes pinceaux et la peinture bien noire.

Je ressens souvent comme une pointe de racisme dans les discussions au sujet des étrangers alors que chez nous, on n'est pas trop concerné.

Jamais je ne penserai qu'ils valent moins que nous, jamais.

Et je sais que j'ai cette capacité à me mettre à la place de l'autre. Ainsi si moi, j'avais été lui ou elle, j'aurais fait pareil, j'aurais cherché l'eldorado, j'aurais sauvé ma peau. En disant cela à une personne de mon entourage, elle m'a répondu qu'elle : NON, elle se serait laissée mourir. Mon oeil ? l'être humain cherche toujours à sauver sa peau. Faut pas croire.

Alors, à l'école, je n'ai jamais rien compris aux guerres. Pourquoi se battaient ils exactement ? quelles étaient les stratégies ? Impossible pour moi de comprendre. C'est toujours pareil d'ailleurs. Les conflits de pays, je n'y comprends rien.

A plus petite échelle, en ce moment, près de chez moi, il y a un conflit par rapport à un projet d'installation : les pétitions circulent. Je n'aime pas ça. Tout le monde s'enflamme. Je ne me sens pas bien là dedans.

Je suis peut être une extra terrestre.

17 juin 2015

difficile

L'orage est en moi.... ça gronde, ça gronde... ça s'apaise et ça redémarre. Je fléchis, je me relève. Je ne comprends pas cet environnement. Je sais, je ne change pas de sujet mais c'est tellement l'image de l'humanité. La guerre même dans les plus petits groupes. Comment voulez vous que le monde aille bien ? on s'en fout de faire mal, on s'en fout de ce que l'autre ressent. Tant qu'on est bien soi même. Pourquoi s'inquiéter de l'autre à côté. On est bien trop fier pour aller voir comment il se remet l'autre, celui qui a été touché coulé. Rien. Rien de tout ça. On a beau être le plus catholique de tous les catholiques (ce qui n'est pas le cas et même si ce l'était) on ne bougera pas le petit doigt. Parce qu'on n'est sans doute coupable de rien, bien sur. On commet des actes indélicats mais on n'est coupable de rien. Je regrette tant de choses faites pour eux, même si ce n'est pas bien de regretter le bien qu'on a fait.

Ainsi va le monde à sa perte.

15 juin 2015

un moment à passer

Voilà, ce matin, je pense que tout cela est derrière moi et malgré tout, ça me tenaille encore. Je pense d'ailleurs que désormais rien ne sera plus comme avant. Même si pour la plupart d'entre vous, c'est anodin, pour moi ce ne l'a jamais été.

Il y a un an que je suis obsédée par cette pensée. Mon cerveau me joue des tours, mais c'est le mien, je ne peux en changer. L'évènement tant redouté est passé, c'était ce week end, et c'est sur le réseau social fort connu que je l'ai su car lorsqu'on est ami, l'on voit les autres commentaires, et bien entendu, pour un évènement pareil, certains se sont lâchés, laissant exploser leur joie quelques semaines avant, et prévenant ainsi ceux qui ne l'étaient pas. J'aurais pu supprimer ces amis là de ma liste, je ne l'ai pas fait. Je dois être un peu sadique, je me laisse faire du mal....

Je m'étais promis auparavant d'être loin d'eux physiquement pour passer ce moment. Hélas, je n'ai pas pu, ne sachant pas la date, je n'ai rien eu le temps d'organiser. J'ai dit alors, il me faut de l'occupation : nous sommes allés visiter un beau jardin au naturel puisque c'était ce week end, chez des gens charmants que j'aimerais beaucoup re-rencontrer, puis faire des courses, puis visiter ma mère, affaiblie, est ce le hasard ?, elle n'avait pas mangé de la journée, j'ai échangé avec les soignantes qui m'ont rassurée comme quoi cela arrivait de temps en temps, et qui m'ont touchée en disant que ma mère était vraiment charmante. Un vieux monsieur que je rencontre souvent là bas m'a touchée également, il ne savait pourtant pas combien j'avais le coeur chaviré ce même jour, il m'a dit combien ma mère avait de la chance d'avoir une fille comme moi qui venait si souvent la visiter..... lui est célibataire, il n'a pas tant de visite. Et puis le soir, spectacle avec mon mari et deux voisines. De la danse, comme tous les ans, là où ma fille travaille habituellement mais pour cette année, c'est sa remplaçante qui a assuré le gala. Hier, c'était rassemblement dans l'autre famille pour une communion, nous avions deux heures de route, tout s'est bien passé, l'après midi nous avons joué. Je me suis sentie bien.

Voilà, j'ai trouvé comment gérer, il fallait de l'occupation. Malgré tout, j'y ai pensé, pensé et repensé. J'avais pourtant eu des avis qui partageaient mon ressenti en me recommandant de lâcher prise, d'autres en me disant qu'il n'y avait pas de quoi en faire une montagne, que les gens étaient libres, que c'était comme ça aujourd'hui, et d'autres qu'ainsi je n'aurais pas de cadeau à faire..... Rien ne calmait mon angoisse.

J'ai lâché quelques petits sms à mes fidèles, juste pour recevoir en retour du soutien, et j'en ai eu. Ne pas hésiter à se faire aider dans un cas pareil, j'ai été récompensée.

Nous les avions accompagnés de baptême en communion, d'école en école, en travail, en fêtes jusqu'à présent....  Et d'un coup, c'est une non-invitation que j'ai reçue et c'est la deuxième fois que cela nous arrive. D'un coup mon coeur s'est fendillé de partout..... comme la première fois.

J'ai vu la photo et tous les commentaires lâchés comme quoi la fête était superbe, magnifiquement belle, qu'il y avait tout ce qu'il fallait.

Et moi, là, je n'ai plus qu'à recoller mon coeur en morceaux.

Plus rien ne sera comme avant. J'en suis incapable.

Je suis imparfaite, et pas fière de l'être.

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12 juin 2015

quelques nouvelles

 

Et bien ce matin j'ai reçu mes résultats d'analyse de sang. Tout a l'air bien sauf le cholesterol et les gamma. Surtout les gamma. Mais comment se fait il ? C'est vrai que je ne suis pas régime-régime mais en même temps, je ne prends guère d'alcool. Je crois que là ça va être 0 alcool et régime draconien. Bon je vais appeler le médecin tout à l'heure. J'ai déjà eu à une époque beaucoup de gamma mais je crois que ça venait des médicaments. C'est peut être encore à cause d'eux d'ailleurs. J'ai vu une émission récemment sur les médicaments (surtout ceux pour la dépression), et bien c'est pas joli, joli..... je comprends mieux maintenant pourquoi à un moment donné je ne comprenais plus rien de ce que disait ma mère, ils ont enlevé des médicaments, et ça va beaucoup mieux. Et dire que toute ma vie j'en ai consommé bien plus qu'il ne m'en fallait. On m'a habitué à ça. Heureusement j'ai changé. Je vais tenter la cure radis noir-artichaud  déjà faite récemment, mais je pense pouvoir en reprendre, ce n'était sans doute pas assez.

Je me sens assez bien depuis quelques jours, j'arrive à profiter de l'instant présent. J'ai beaucoup aimé la soirée C N V en début de semaine. Je commence à bien comprendre le mécanisme. Et l'équipe est vraiment sympa. Et travailler ensemble sur un tel sujet, forcément ça crée des liens. A la fin de la soirée, nous avions un merci à adresser à quelqu'un du groupe (on avait tiré au sort un nom au début de la séance). Celle à qui je devais m'adresser avait à un moment donné choisi la même image que moi pour travailler, ça m'avait fait rire. J'ai parlé là dessus car le fait d'avoir fait le même choix révèlait sans doute quelques petits points communs. De mon côté j'ai reçu des mots plaisants par une autre personne qui m'a félicitée pour mon élocution, et ma facilité de parler de mes soucis relationnels et souvent familiaux, comme elle ne sait pas faire, elle. Il parait que je fais ça facilement et sans noirceur avec quelques pointes de positif quand je peux.

Et bien ça, je ne m'y attendais pas. J'ai rebondi en lui disant que je pensais que c'était ennuyeux au possible et que je croyais surtout saouler les gens. Pour travailler la CNV, on est vraiment dans le parler vrai en passant par l'observation de notre corps, puis les sentiments que l'on ressent, et les besoins que l'on a, pour finir par les demandes que nous avons envie de faire. C'est un changement total. Si cela vous intéresse, vous trouverez plein d'infos sur la C N V sur le net. Cette forme de parler nous respecte et respecte les autres, et résoud sans doute bien des problèmes. J'ai été septique au début, mais j'adhère de plus en plus.

C'est tout pour aujourd'hui.

7 juin 2015

quoi de neuf ?

Vendredi, j'ai osé aller écouter les beaux textes d'écrivants que je connais pour la plupart, car je les croise en atelier, mais ce sont des "pointures" ils ont des années de travail derrière eux. Une petite invitation m'était arrivée, et je l'ai honorée. Petit public pour grands textes. J'aurais aimé les avoir sous les yeux, ou bien les réentendre. Les textes étaient assez mélancoliques, comme moi, et pleins de questions, pleins d'humanité, pleins d'espoir ou de désespoir, pleins d'humour pour certains, je crois que ce sont les plus durs à écrire. C'est un groupe de gens qui se retrouvent pour écrire régulièrement. Pour la fin, un petit vin d'honneur.... au moment où je pense régime. Je suis fière d'être allée les écouter, il fut un temps où je n'aurais jamais fait ce pas.

Hier, la fête. Celle qui m'avait mise mal un soir dans la semaine. Finalement en discutant avec une autre, elle m'en a dit autant. Ce soir de préparation n'était pas un bon soir. Mais hier, c'était une belle fête. Il ne faut pas s'arrêter sur un mauvais moment. La préparation du matin s'est très bien passée, et l'animation aussi. Nous avons chanté et fait quelques mises en scène pour offrir les cadeaux. L'ambiance était sympa. Beaucoup de gens que je connaissais plus ou moins, mais un sentiment d'aisance que je n'ai pas toujours, loin de là. Hier, mes démons m'avaient lâchée. Je me laissais porter. Le fêté semblait très heureux et c'est là le principal.

Ce matin, la fatigue se fait sentir. Je suis restée chez moi, avec mes enfants qui se sont invités à déjeuner.

Moralité : garder l'espoir. Quand les gens nous déçoivent, accepter ce qui se passe en pensant que ce n'est qu'un mauvais moment, et que les choses peuvent évoluer différemment, en beaucoup mieux d'ailleurs, plus tard.

Et vous, quelle est votre moralité du moment ?

10 octobre 2013

ça chauffe

Je ne suis pas assez sure de moi pour prendre position. Selon la personne avec laquelle je discute, je me laisse influencer par ses arguments. Alors quand il y a de grand débat, ça me perturbe.

En ce moment, il y a un projet près de chez moi d'une usine et depuis quelques jours, les esprits s'échauffent. Ce soir il y a réunion publique. Je me sens trop fatiguée pour y aller et de plus j'ai peur que ce soit houleux. Je n'ai jamais été une grande combative. Peut être que mon mari va y aller, de plus c'est très technique, faut comprendre, j'ai des doutes que je comprenne.

La population habitant près du projet se rebelle à l'idée d'une telle usine qui générerait d'après eux des odeurs pas du tout agréables. Alors que certains disent que non, les autres ont très peur et le font savoir.  C'est une fois mis en place que cà se saura et ce sera trop tard. Dans tout projet il y a des pour et des contre. Comment trancher ?

4 juin 2015

d'un moment à un autre

Je vous contais récemment le bon moment passé avec les filles du groupe, j'étais sure que ce serait un pur moment, parce qu'il y a du respect, parce qu'on fait attention, parce qu'on parle vrai, parce qu'on rit.... on est entre filles, ce n'est pourtant pas forcément plus facile, mais là ça fonctionne. Certes, on ne se voit qu'une fois l'année, si c'était répété, ce ne serait peut être pas aussi bien.

Hier soir, je me réjouissais d'aller préparer (2ème rencontre) une fête où l'on fera une petite animation. Et bien quand je suis rentrée, ce n'était plus pareil, je regrettais d'y être allée. Parce que pas de respect. Parce que tout est décidé. Parce qu'on prend des risques de blesser celui qui sera fêté, en désaccord avec le reste du groupe, parce que certains mènent trop la danse et que moi, je m'écrase, parce qu'au fil de la soirée, on se prend des piques concernant notre activité, parce que ........ finalement ce ne sont pas des gens si fréquentables que je pensais mais on a cet ami commun.

Il y en a un surtout, il fait beaucoup plus fort que les autres, tellement fort qu'il en devient pénible......

Bon, faudra faire avec mais ce n'est pas le rêve.

Je me demande pourquoi tout le monde n'apprend pas la C N V. Cà devrait être obligatoire à l'école.

Et puis, de toute façon, dès qu'on se confronte aux autres d'ici, on a tendance à se prendre des piques pour nos choix, qui sont pourtant des choix importants, dont tout le monde parle, pour l'avenir de la terre. Mais bassement, ils se moquent de nos choix, sans doute parce qu'ils n'y croient pas. Comme c'est dommage !

J'étais très triste en revenant, on aurait dit des enfants. J'ai pensé que finalement, pourquoi j'avais peur des autres, parce qu'ils sont parfois bien méchants.

Solution : rester seuls le plus possible plutôt que de se faire blesser. On n'a pas les armes pour répondre.

2 juin 2015

le dernier de mai

Samedi, j'avais une bonne journée qui m'attendait. Comme chaque année, je retrouvais les filles d'un groupe de paroles que j'ai fréquenté pendant quelques années, avec différentes personnes. Puis l'animatrice décida d'arrêter et proposa de réunir ces dernières fidèles de temps à autre, c'est à dire une fois l'année. La date n'arrange jamais tout le monde, on s'est retrouvé à 5, il en manquait 2. Quel plaisir de préparer un petit truc à emporter pour manger et rejoindre seule un endroit que je ne connaissais pas, à presque 1 heure de chez moi. Je suis arrivée dans une très jolie propriété chez une femme merveilleuse. La conversation reprend quasiment là où on l'a laissée un an plus tôt. On n'a pratiquement pas de nouvelles entre temps, ou si peu, pendant tout ce temps. Chacune a évolué dans sa vie. Elles sont comme des grandes soeurs pour moi, des grandes soeurs d'une journée. On rit beaucoup et on frôle les larmes aussi parfois.

J'ai du les quitter tôt car une autre fête se profilait le soir, l'anniversaire d'un de mes enfants. J'ai su qu'elles avaient veillé très tard. J'aurais aimé prolonger avec elles mais on ne peut être partout à la fois.

Le soir, c'était grand apéro dînatoire, avec beaucoup de jeunesse. Fatiguée de ma journée, je n'ai pas déployé beaucoup d'énergie pour discuter, je me suis laissée vivre....

Dimanche, il était temps que tout rentre dans l'ordre. Je fatigue vraiment très vite. La kiné me dit que c'est normal, que je dois constamment lutter contre la douleur et la raideur de l'épaule.

Le mois de mai est terminé. Juin s'annonce avec quelques invitations : un anniversaire bientôt, une communion après. Puis nous avons fait des invitations pour deux déjeuners dominicaux.

Preuve que je ne suis pas si isolée que ça, que je suis sociable.

Et, pourtant comme dans le post précédent, il m'arrive de penser le contraire, alors que je dois bien me rendre à l'évidence que nous avons quand même une vie sociale. Moins grande que certains bien sûr. Mais plus que pour d'autres.

Il serait temps, comme je l'ai dit souvent en auto analyse, que je me rende compte que ma vie est comme celles de tout le monde.

Les filles rencontrées samedi sont plutôt à l'heure d'alléger leurs relations, d'aimer le silence, et de ne pas trop remplir l'agenda.

Et moi qui chercherait plutôt à le remplir plus ? C'est toujours une bataille.

C'est surement une peur : celle de ne pas exister vraiment. Je me sens trop exister dans le regard de l'autre. Logiquement on n'a pas besoin de ça.

30 mai 2015

isolement

Hier soir, là où j'étais, on était ensemble pour parler de l'isolement. Je n'ai pas trouvé de réponse. On a parlé de bulle, d'être dans sa bulle quand on est comme nous....  à une fête par exemple, avec les autres, mais "isolé" parmi les autres, dans nos pensées.

Je n'avais pas pensé à cet isolement là. Je pensais à l'isolement, le vrai. Le sentiment d'être très seul, d'abord géographiquement, puis les quelques amis que l'on a ne surgissent pas tous les jours à notre porte, ou au téléphone. Certaines personnes présentes à cette réunion ont déjà plein d'amis mais souffrent de quelques problèmes, n'en parlent pas forcément à leurs amis.

Je pense qu'à l'origine, ce qui m'a empêché d'avoir beaucoup d'amis, c'est que je ne pouvais les recevoir à la maison, comme je l'aurais souhaité, quand je vivais chez mes parents. Trop de honte. J'ai gardé cette honte en moi. Et pour recevoir, il aurait fallu que tout soit toujours parfait. Moi y compris. Je ne me sens pas parfaite loin de là. J'ai très peur de ne pas être à la hauteur. Quand je reçois, j'ai souvent des angoisses avant, pour la cuisine, pour le ménage, pour ma tenue..... c'est épuisant !

Est ce que c'est pour ça que j'ai choisi quelqu'un qui a peu d'amis aussi, beaucoup de relations, mais peu de vrais amis ? Et il ne s'en plaint pas, lui. Est ce que c'est pour ça que j'ai choisi quelqu'un qui travaille énormément, comme ça on a un alibi la plupart du temps, enfin on avait un alibi. Tout cela s'est fait sans doute sans que je m'en rende compte au début.

Je ne confie pas cela à mes amis, quand je les vois, on parle de la pluie et du beau temps, des enfants, eux nous parlent de leurs vacances, leurs voyages. Ils n'ont sans doute pas conscience de mes manques.

Un sms, un coup de fil, une proposition, une visite, ça devrait être beaucoup plus naturel .....  J'essaie souvent de faire ma part, même plus. Des mails, F.B. réseau social où je suis en lien avec pas mal de monde (vive le net), des propositions de temps à autre pour des spectacles, des pique nique l'été, des voyages. Oui je fais ma part, c'est sur.

Ne pas être en attente, travailler sur cela : ne pas être en attente car voyez vous je suis dans l'attente .....  hier soir, je n'ai pas eu de réponses à mon attente.

 

28 mai 2015

héberger

Un appel cet après midi pendant mon absence. Je lis un petit mot sur le bureau : un nom un numero et samedi et Compostelle. Zut, il sait bien qu'on ne pourra pas samedi.... Je lui en parle : pourquoi as tu écrit cela puisque c'est impossible. Ben, j'ai pas voulu la décevoir, des fois que t'aurais des numeros à lui refiler.... Cà m'agace, ils appellent tous pour des dates où je ne peux les recevoir, c'est mal parti cette année.

Et puis je vais la rappeler quand même. Je vais lui donner l'adresse d'une chambre d'hote, c'est sur le chemin, et la dame souhaite accueillir des jacquets. Je l'appelle, elle n'a rien trouvé pour demain soir et prévois dormir pratiquement à la belle étoile. Je lui donne le tuyau. Elle me dit que ça ne sera pas possible une chambre d'hote, elle peut pas, elle est partie plusieurs mois et pas question de s'offrir une chambre d'hote au tarif qu'on leur connait. Je lui conseille d'appeler quand même et d'expliquer, peut être le tarif sera spécial. Et je m'excuse pour samedi, je lui indique un camping.

Ah je les aime ces pèlerins, ça me vexe quand je peux pas, ça m'inquiète quand ils trouvent pas. C'est dingue de s'inquiéter pour des gens qu'on ne connaît même pas. Mais c'est plus fort que moi. Et puis après j'oublie.

Quand je pense à ce chemin, je me dis que si c'était moi, je voudrais absolument trouver un hébergement, je ne me verrais pas dormir à la belle étoile, non. Elle m'a dit qu'elle n'avait même pas de toile de tente. Et dire que pendant ce temps, il y en a qui se prélassent dans des lits de 2 m sur 2....  Peut être que chez elle, elle a un lit de 2 m sur 2 et qu'elle en a marre de ce lit, c'est peut être pour ça qu'elle est partie.

En plus mes chambres sont en bazar, pas encore bien facile pour moi d'accueillir.....

Dans la vie courante, je ne reçois pas beaucoup à dormir, c'est arrivé pour des neveux. Les Compostelle, ils sont pas difficiles, ils ne vous reprochent jamais la poussière ou le désordre, c'est différent pour les non-compostelle. Et puis la salle d'eau est complètement moche, mais eux ils s'en foutent, c'est ça qu'est bien. Si seulement on était tous des marcheurs de Compostelle, ça faciliterait les relations..... enfin je dis ça, y a peut être des chieurs, j'ai de la chance, je ne les ai pas encore vus.

Bon en tout cas c'est encore raté.

28 mai 2015

mauvais souvenir

Elle avait voulu me faire parler, la voisine. J'étais allée voir la petite avec laquelle je m'entendais bien, nous avions trois ans de différence. Tout à coup, elle me demanda si je savais ce qui c'était passé la nuit précédente, les maisons étaient distantes de quelques dizaines de mètres.... J'ai menti, j'ai dit que je n'avais rien entendu. Pourtant c'était chez nous que ça se passait. Mon père était en crise comme d'autres fois, souvent la nuit. Cà criait fort. Je ne sais plus quel âge j'avais.

Etait ce malin de demander à une enfant ce qui se passait chez elle ? elle avait bien du comprendre ce qui se passait.

J'ai appris à mentir trop tôt et je n'ai jamais oublié ces questions à elle.

27 mai 2015

ils reviennent

Qui revient ? eux, mes démons..... ah oui dès qu'il y a un peu de place dans ma tête, ils attaquent. Faudrait surtout qu'il n'y ait pas de chemin pour eux. Que je sois enjouée tout le temps, avec plein de projets, plein de sorties, plein de musiques, plein d'idées.... Oui mais c'est fatiguant à la fin, je peux pas être au taquet tout le temps. Alors ils arrivent comme s'ils n'étaient jamais partis. Ils connaissent bien la maison, on dirait. Et voilà que je te mets tout ça bien en gris foncé, que je te fais battre le coeur, que je te mets le sourire en berne, que je t'embêtte un peu pour dormir, que je te mine quoi ! Va falloir que je bataille dur dans les jours à venir pour les faire fuir. Et si j'arrive pas à les faire fuir, va falloir que je cohabite. Ce ne sera pas la première fois. Je sais bien qu'au bout d'un moment, ils en ont marre, qu'ils finissent par partir, parce que pour eux, je ne tombe pas assez bas. Je me ratatine un peu, certes mais je ne tombe pas par terre. Je refuse. J'ai toujours mené ces combats. C'est ma vie.

Pourquoi sont ils à ma porte ? Je me doute que le mariage est d'ici peu, celui auquel je ne suis pas invitée, je ne connais pas la date, on ne me l'a pas donnée, mais on chuchoté le mois à mon mari. Juin. Ainsi, à la différence de l'autre même situation d'il y a 9 ans où je savais la date, où j'ai tenu le coup jusqu'au jour J et où je me suis écroulée après, cette fois il me faut tenir le coup avant. Finalement peut être que c'est après que je serai libérée. Mais comme à l'autre fois, j'osais il y a encore quelque temps espérer un revirement de situation. Une prise de conscience. Ils savent tous qu'ils me font mal, très mal. Je me demande comment on peut vivre en sachant qu'on fait si mal à quelqu'un. Ils y arrivent, on dirait.

Mes pensées sont toujours là dedans, même si j'essaie de m'évader vers ailleurs.

Dehors les démons, fichez moi la paix !!!!!!!

16 mai 2015

le vent souffle dans ma tête

et il s'est engouffré aussi dans la maison. Quand serais je comprise ? quand ? Essayer d'expliquer son comportement, ce n'est pas simple. Pratiquer encore de temps en temps l'évitement parce que justement c'est plus simple ... mais encore incompris.

Je me pénalise. J'ai loupé deux anniversaires cette semaine où l'homme, lui, est allé seul. Le premier, j'avais un alibi. L'atelier d'écriture. Pas vraiment un alibi car je préférais largement aller écrire. J'aurais pu m'arrêter au retour, il y avait encore du monde, je suis passée devant en voiture. Mais c'était trop difficile pour moi de rejoindre la compagnie lorsque la fête était très entamée. Donc j'ai renoncé. Hier soir même chose, il me dit qu'il y a cet anniversaire, je ne suis pas prête, ni dans les bons vêtements, ni dans ma tête, je suis dans ma compta, et je ne me suis pas préparée psychologiquement à rejoindre une petite assemblée dans laquelle je me demande qui je pourrais rencontrer, l'angoisse montre déjà son nez. Alors pour lui pourrir la vie à l'angoisse, je dis non, vas y seul, je reste là.

Il est donc allé, aux deux fois, seul, est rentré tard, à la fin des festivités, et je n'étais pas contente.

Parce que qui peut comprendre l'orage dans la tête ?

Parce qui qui peut ne pas être jaloux de ceux qui ne se posent pas de question et font ?

Parce que pendant ce temps là, on s'imagine des tas de trucs

Parce que personne ne s'habitue à être comme ça.

Parce que j'ai dit que le pire était passé, mais il y a des restes, ces restes là font mal.

16 mai 2015

Quand fera t il tiède ?

A l'instant où j'écris, la pluie tombe, fine et froide. Hier aussi il faisait gris. Et avant il y avait eu ces jours si chauds. Rien ne me va. Le froid me crispe et mon coeur est transi. Le chaud me ramollit et mon coeur se pame.

Je veux du tiède, je le veux parmi les fleurs, les chemins, au coin du ciel et de la forêt.

Je veux du tiède dans mes idées et dans mon coeur.

Le tiède, le plus confortable, on est bien, on est juste là, on vit à l'aise.

Je n'aime pas les chauds et froids, c'est ce qui rend malade.

26 octobre 2013

quel titre ?

J'ai toujours du mal pour les titres vu que je vais parler de plusieurs choses.

J'aurais pu ce matin aller à la sortie "photos". Le club a organisé cela. J'ai répondu NON, d'abord parce que ça me stresse un peu, ils ont tellement l'air plus pro que moi, et puis je n'arrive pas à tout faire. Ce sera une prochaine fois.

Hier soir, j'étais à la réunion mensuelle de l'association concernant l'anxiété. Nous étions une bonne quinzaine je pense et la psychologue animait sur le thème de la solitude. Ce thème avait déjà été fait par rapport au veuvage, ou perte d'un être cher. Nous souhaitions réaborder le sujet mais en parlant de la solitude qu'on peut ressentir sans pour cela vivre seul. C'était pas mal mais j'attendais plus. Certains nouveaux ont tendance à monopoliser la parole, c'est très gênant. Ils répètent leur histoire mais ça ne fait rien avancer. Pour ma part, j'espèrais aller plus loin dans l'évocation de la solitude quand on est anxieux, et comment gérer cela. La plupart de nous connaissent ce problème, enfin surtout ceux atteints d'anxiété sociale. J'avoue que j'en souffre un peu moins que plus jeune. Combien de choses ai je loupées parce que j'aurais du y aller seule ? Et puis, nous avons conclu qu'il ne faut pas être dans l'attente et agir. Bien plus facile à dire qu'à faire. J'ai remarqué que bien souvent je propose des choses à des gens autour de moi et qu'en retour, je ne reçois rien. Pourtant il paraît que plus on donne plus on reçoit. La machine s'embrouille chez moi.

Hier ma fille s'est fait opérer des yeux dans la grande ville. Tout s'est bien passé, je suis allée la voir hier en fin d'après midi chez elle. Logiquement, plus besoin ni de lunettes, ni de lentilles. Elle va donc avoir une bien nouvelle vie. Depuis l'âge de 7 ans, lunettes puis lentilles l'ont traumatisée. Quoique les lentilles avaient tout de même amélioré son cas. Mais elle les portait trop, et elle est atterrie deux fois à l'hopital pour abcès. Son caractère s'est forgé autour de ses yeux. Elle a du être sérieusement embêttée à l'école ou ailleurs avec des mots pas sympas. J'espère que tout va bien aller, elle a été très courageuse, je ne sais pas si j'aurais osé.

J'en reviens à la réunion d'hier soir, j'ai oublié, les nouveaux modes de communication ont été cités dans le genre "apportent encore plus de solitude". Je crois avoir été la seule à défendre internet. Tout le monde s'est moqué de F.B. où on peut avoir 2 000 amis. Bien sur que ce ne sont pas des amis, on l'a tous compris, il faudrait changer le terme et mettre contacts. Mais j'aime F.B.. Il me permet justement d'être plus en contact avec ma famille et d'autres connaissances avec lesquelles sans cela il n'y aurait rien du tout. C'est ludique, photos, etc. On n'est pas obligé d'y noter n'importe quoi. Et ça ne m'empêche pas de rencontrer des gens à vrai. J'ai dit aussi que certains internautes arrivaient à se rencontrer dans la vie. Je ne pense pas avoir convaincu grand monde. Pour la plupart, il faut les vraies rencontres, internet ne vaut rien. Je trouve que même certaines rencontres qui restent virtuelles sont de grande qualité, bien plus que certaines relations qu'on a dans la vie.

Je suis à part, c'est sur. J'aime aussi l'écriture, c'est pour cela que les rencontres par écrit m'intéressent.

6 mai 2015

la robe rouge

Il y avait eu les mariages des grands cousins, j'étais petite fille. Je pense que j'avais une robe blanche, la robe de communion peut être, peu de souvenirs. Et puis il y eut les mariages des cousins/cousines plus proches en âge, quelques années d'écart seulement. C'était la mode des robes longues, comme autrefois, ça faisait rêver. Avec ma soeur, nous étions parties à la grande ville pour m'acheter une robe longue pour le prochain mariage. Je crois avoir essayé les robes fatales qui sur moi n'étaient pas du tout fatales, il fallait avoir ce qu'il fallait à mettre dedans, et moi je n'avais rien. Une planche à repasser. Je crois qu'avant je ne m'en étais pas vraiment rendu compte. Soudain, la vendeuse me présenta une robe en coton indien rouge avec des volants... Il n'y avait que celle là qui pouvait aller, elle n'était pas trop près du corps, il y avait des froufrous. Je l'ai portée à plusieurs mariages, il fallait rentabiliser, on s'en fichait de se montrer avec la même tenue.... Comme j'étais très brune aux cheveux longs, la robe rouge m'allait assez bien. Ainsi je restais encore un peu petite fille. Je n'avais pas vraiment le corps d'une femme. 45 kg à cette époque. Plus tard, nous l'avons transformée en jupe mi-longue, je l'ai encore bien portée, ça s'appelle du recyclage....

Disparue la longue robe rouge .... je me demande comment on faisait pour danser avec ça.

 

14 novembre 2013

IRM

Je n'en parlais pas mais ça me tracassait depuis que j'avais lu sur le courrier reçu : si vous êtes claustrophobe, dites le. Suis je claustrophobe ? ben un peu des fois, ça dépend, je sais pas.

J'avais appelé le secrétariat, on m'avait bien expliqué le principe. Je ne vais pas reculer, j'ai tellement fait fort pour les avoir ces examens, je pense fortement que là je vais en savoir beaucoup plus. On m'a dit qu'au pire des cas, il fallait prendre un comprimé pour être dans les nuages. Non, je ne vais pas reprendre ça, j'ai arrêté.

Hier j'y vais et mon mari m'accompagne, histoire de me sentir plus en sécurité. Une fois sur place, j'irais seule bien sur à l'examen. Pour la première épaule, celle qui a la capsulite, il faut m'injecter un truc, personne ne m'en avait parlé. Heureusement que je n'ai pas trop peur des piqures. Et puis on m'explique encore, très gentiment, parce que j'ai fait part de ma crainte, comment tout va se passer. Casque sur les oreilles, je leur ai dit que j'allais fermer les yeux. J'ai trouvé ça très long, oppressant, j'ai tenté d'ouvrir les yeux et les ai vite refermés, j'ai pensé à des tas de mots, de jolis mots qu'on peut assembler, puis je suis sortie de cette machine, en pensant que je dois revenir le lendemain pour l'autre épaule. Le médecin me reçoit après pour faire la synthèse. Tout va pour le mieux. Encore un peu de patience. Mais il n'y a aucune complication. La calcification est bien disparue, c'est elle la méchante qui a tout provoqué.

Aujourd'hui j'y vais seule, l'homme étant indisponible, et puis je sais maintenant. Je crois que j'ai plus mal vécu l'examen d'aujourd'hui. Mon coeur s'est mis à battre plus qu'il ne faut mais j'ai résisté. J'avais la poire dans les mains pour appeler, j'ai bien hésité à la faire fonctionner, mais non je dois tenir le coup. J'ai respiré avec le ventre, il le fallait vraiment. Et j'ai écouté la musique, moins joué avec les mots. Et puis je n'ai pas vu le médecin en sortant. Donc je ne sais rien de l'épaule droite. Il me faut attendre le résultat chez mon médecin.

Voilà c'est fait. Mais quelle angoisse !

3 mai 2015

les yeux mouillés

Samedi, il a tellement plu, je ne suis pas sortie de la journée. J'ai fait la cuisine, pas  compliqué, une blanquette et un crumble. L'ami est arrivé et dès le premier regard, les yeux se sont mouillés. Autour de l'apéro, nous avons reparlé de ce qui était arrivé, si brutalement. C'était elle surtout que nous connaissions bien. Parce que j'étais allée à l'école avec elle, parce que bien plus tard, moi et mon mari, nous avions oeuvré chacun à notre tour dans des associations avec elle. Et puis, elle venait l'été chez nous cueillir car elle était amatrice de bonne choses à manger. J'aurais souhaité passer plus de temps avec elle, mais de mon côté, j'avais du travail tandis qu'elle était déjà en retraite. Je pensais que dans quelques années, on se retrouverait plus car je serais dégagée. Elle n'aimait pas les jeux de cartes, moi non plus, je m'étais dit qu'on trouverait autre chose si on prenait du temps en commun. Elle aimait mes photos sur FB, moi j'aimais son travail d'artiste.....

Je lui ai écrit récemment, à lui, des mots sincères, comme je ne savais pas bien faire avant. Avant, quand il arrivait quelque chose à quelqu'un, je n'osais rien ou si peu. Je ne trouvais pas les mots, je ne trouvais pas ce qu'il fallait faire. J'ai souvent raté cela, peut être étais je trop émue aussi pour me bouger et la peur de ne pas bien faire.

Il a osé répondre, et rappeler. C'est bien, je sais qu'il est très invité, très entouré. Sa vie est complètement chamboulée.

Nous avons parlé de tout, des enfants, de politique, et que sais je encore, et de temps en temps bien sur c'est elle qui revenait, et nous avions de nouveau les yeux mouillés.

 

2 mai 2015

Tristoune

On imagine un premier mai sous le soleil avec du muguet qui brille au fond des bois. Helas il n'en est rien. Parfois j'aime le mauvais temps car il nous permet de faire plein de choses à l'intérieur. Mais là je peux faire si peu de choses et le temps qu'il fait n'y est pour rien.

Jeudi soir, c'était le moment phare du week end, si je faisais un post sur ce seul sujet, je ne l'aurais pas appelé tristoune, c'était magique. Laurent et Alain sur scène, c'est du grandiose, ça vous transporte votre coeur et votre âme, ça les emmène haut, bien haut ..... et on voudrait surtout pas redescendre. Nous sommes partis à la ville sous la pluie, tous les deux, je nous avais offert ça pour Noel. J'avais appris par une personne de mon entourage que ce spectacle avait lieu à la ville d'à côté, qu'elle voulait y aller, et que déjà il n'y avait plus de place, alors elle avait déjà réservé dans une autre grande ville, plus loin. J'ai fait ma curieuse sur le net et une deuxième date dans ma ville d'à côté venait d'être programmée. Je n'ai pas cherché à embarquer d'autres personnes avec nous. On ne nous avait pas embarqués non plus. Je suis grande, on peut y aller tout seuls. J'ai stressé, peur d'arriver en retard, ça bouchonne à l'arrivée. Nous voilà installés un quart d'heure avant l'heure. Et puis on s'envole pour plus de deux heures. Je chante avec eux ! c'est absolument génial. Et puis ça se termine après quelques rappels. Et là, comme un soufflé, tout retombe. Avant je me disais, il y a ce concert, il y a ce concert. Maintenant c'est fini.

Depuis je suis un peu amère. Je m'ennuie. Je suis allée voir ma mère hier. Croisé personne. Hier soir, le moral était bas. Cela fait un an que je ne vois pratiquement plus ma famille à cause d'une connerie d'invitation. Ils me laissent là, ils savent ce qu'ils font.....

Aujourd'hui j'ai invité l'ami, qui est seul maintenant, il vient déjeuner. Nous reparlerons d'elle, des espoirs que j'avais fondés pour les années à venir, aurait elle voulu m'inclure dans ses habituées ? tout ça s'est terminé.

Cela fait un an que je cherche des soeurs de substitution. Cà ne se remplace pas comme ça une soeur.

28 avril 2015

le rendez vous

Aujourd'hui j'avais rendez vous chez la rhumato. Après avoir fait une capsulite rétractile de l'épaule gauche en 2012 qui s'est à peu près résorbée fin 2014, je trainais une tendinite épaule droite, avec de plus en plus de symptômes semblables, et depuis fin 2014, mon médecin généraliste me prescrit des séances de kiné pour capsulite à droite. J'ai quand même pris rendez vous avec la rhumato car je n'avais pas de diagnostic de spécialiste et parfois, c'est important, si on a besoin de mettre en route des assurances.

C'était ce matin le rendez vous. La dernière fois que je l'avais vue, elle n'était pas aimable et on s'était accroché. Alors je redoutais ce rendez vous. J'aurais aimé ne pas y aller seule. Elle a un collègue médecin qui est beaucoup mieux, soit disant, mais le délai pour les rendez vous est trop important. Dès que je suis rentrée, j'ai senti que ça n'allait pas. Elle me posait une question, je répondais, elle n'attendait pas et me coupais la parole sans arrêt. A un moment, j'ai riposté et elle m'a presque proposé d'interrompre le rendez vous. Apparemment j'était fichée comme patiente pas facile, elle le lisait sur son écran. Je n'ai pas perdu mon sang froid même si je pense que la tension a du sérieusement monter. Je lui ai dit que j'étais là pour un réel rendez vous et que je n'avais jamais vu une telle situation par ailleurs. Elle s'est calmée, et ça s'est plutôt bien passé après. Elle a changé de comportement.

Après m'avoir auscultée, il s'avère que c'est bel et bien une capsulite rétractile, que seule la patience et les séances de kiné en viendront à bout, que cela surgit particulièrement chez les personnes anxieuses, que si l'on a trop mal on a recours aux anti inflammatoires, ou aux infiltrations, ou dans le pire des cas à l'arthroscopie. Dans mon cas, j'arrive à gérer. Le plus dur, c'est le moral, c'est la fatigue qui va avec cet état. C'est de voir tant et tant de choses à faire que l'on ne peut pas faire. Là elle m'a laissé m'exprimer. Elle m'a proposé de consulter aussi pour l'anxiété.

A la sortie, je lui ai dit : et bien on s'est compris. Elle a dit oui, il suffit de discuter.

Je ne sais pas ce qu'elle a noté dans son dossier.

La prochaine fois, comment m'abordera t elle ?

Nous ne sommes pas des mannequins, nous arrivons dans leurs cabinets avec des douleurs, des faiblesses, des émotions, des déséquilibres, des morals je vous dis pas dans quel état, et ils voudraient nous traiter n'importe comment. Ne nous laissons pas faire ! Réagissons avec nos émotions.

27 novembre 2013

la suite

Récemment, un soir avant de m'endormir, j'ai eu très envie de me relever, de venir sur l'ordi et d'annuler mon blog. Je ne l'ai pas fait, parce que je n'aime pas me relever quand je suis couchée, ou alors parce que je n'ai pas totalement envie de le fermer. Mais quand je vois ce désert ........... Oui, on peut penser que c'est narcissique de vouloir être lue. Je ne parle que de moi, et si peu des autres. Narcissique, c'est surement ça. Tant pis, je résiste encore un peu. J'aimerais plus d'échanges. Sans doute, mes sujets ne sont pas intéressants. Ce ne sont pas des grands sujets universels ou politiques, ou de sociétés. Non, c'est ma petite vie à moi. Pourquoi la raconter ? Tant de pourquoi dans une vie, et jamais de réponses.

Côté santé : je suis allée chez mon généraliste pour mon deuxième résultat d'IRM. C'était une remplaçante, comme quoi on dirait qu'il m'évite depuis qu'on s'est un peu énervé. Tout va pour le mieux. Mon épaule droite a payé pour la gauche. Pas de symptôme de complication, le tendon est bien. Un peu de tendinite sans doute à cause du déséquilibre, un peu d'usure mais c'est plutôt l'âge. Je devrais dans quelque temps retrouver mes bras, enfin tout s'annonce comme tel.

Côté noël : alors que sur les blogs, certains commencent à s'en tracasser, moi je retombe encore dans le train-train. Je ne suis pas sure de bien aimer Noel, en tout cas pas comme autrefois. De plus, cette année, nous ne partirons pas, les enfants ont d'autres projets par ailleurs. Et nous bêtement, on s'adapte. Cà devrait être plutôt calme. Et décorer la maison en chantier, cà va pas être facile.

Côté travail : je croule sous les factures à faire, mais j'ai l'honneur de me servir d'un nouveau logiciel qui ne m'aime pas. Et j'ai bien du mal. Ma fille vient m'aider une fois par semaine. Je ne me sens plus très efficace et je plains ceux qui sont sous  les ordres d'un chef, ceux qui comme moi ont connu d'autres modes de travail et qui doivent s'adapter à aujourd'hui.

Je me sens vieillir, oui même si vous me répondez que ce n'est pas vrai, et patati patata, tout est différent quand même. Les mamies bien jeunes, bien habillées, avec les immenses sourires et les plus beaux petits enfants du monde, celles qui font beaucoup de sport, ben ce n'est pas moi. D'abord, je ne suis même pas mamie.

24 avril 2015

la discrétion

Pourtant, j'aime plutôt me faire discrète. Mais dans google je me rends compte que j'apparais dans plein de sites. Pourquoi cela ? je n'ai rien demandé. Quelle est la solution ? moi et l'informatique cela fait deux. Faut pas que ce soit trop compliqué. Par moment, j'ai presque envie d'annuler ce blog, peur d'être retrouvée..... Je tape d'autres noms et très peu de sites sortent, et moi c'est le pompon. Est ce qu'il y a ici une informaticienne ou un informaticien pour me dire comment ça se passe. Là on est loin de la poésie, ce truc commence à me faire peur. J'apparais même sur un site que je ne veux pas citer, j'ai reçu un jour un mail de quelqu'un que je connaissais et j'ai du répondre, et me voilà maintenant connue alors que je ne fréquente pas ce site. Tout cela est mystère pour moi.

23 avril 2015

Au bord

J'ai écrit à Celestine que moi aussi je me sentais souvent au bord comme elle l'exprimait dans son beau texte si bien écrit, elle a une plume cette Celestine..... et de me répondre que cela concernait surement les hypersensibles, je suis bien d'accord. J'écris dans ma tête très souvent, sans rien noter sur un papier, je trouve ça bien, et puis j'oublie. Aussi me sera t il impossible de retranscrire le début d'un texte, éphémère de surcroît, commençant par "assise au bord du ciel".

Depuis que je vais à l'atelier d'écriture, j'ai découvert combien de mots et d'expressions étaient magnifiques à écrire, à dire, tellement belles que cela m'émeut.

Je suis donc souvent "au bord des larmes" quand j'écris.

Je suis "au bord de la crise de nerfs" quand je suis trop fatiguée de mes douleurs d'épaules, et que tout m'agace, et que j'envoie tout promener.

Je suis "au bord du précipice" quand je me sens couler et anéantir, que les idées trop grises sont envahissantes.

Je suis "au bord de la vie" quand parfois je vois les autres s'activer tellement et que moi parfois je n'ose pas, par peur de leur regard.

Je suis "au bord du ciel" quand je me promène et que finalement c'est lui, le ciel, que je regarde le plus, tant ce bleu m'hypnotise.

Je suis "au bord du malaise" quand j'attends à la caisse de la grande surface ou dans une fête, si je dois rester debout.

Je suis "au bord de l'eau" pour prendre de très jolies photos.

Je suis "au bord de la vieillesse" même si on me dit que c'est faux.

Je suis "au bord de l'amitié" avec certaines personnes dont je ne sais si je peux les nommer amis ou pas encore.

Je suis "au bord du temps" car j'aime le passé, autant que le présent, un peu moins l'avenir, tout se mêle et je passe vite d'un à l'autre car j'aime à m'y promener.

Je suis "au bord du désespoir" quand je vois ce monde si malmené, tant de cruautés, tant de lâchetés, tant d'inhumanité.

Je suis "au bord de la poésie" pour l'avoir découverte il y a si peu de temps, alors qu'enfant je n'y ai jamais rien compris, juste appris, sans jamais chercher plus, c'est elle qui peut changer le monde.

Je suis "au bord de la résilience" comme le dit Boris C., je sais que c'est possible, mais je traine encore un peu les pieds.

Je suis "au bord de la colère" que j'essaie d'enfouir, ils ne changeront plus d'avis maintenant, nous n'irons pas à ce mariage dont je ne connais pas la date.

Je suis "au bord du jardin" à regarder pousser les plus beaux légumes du monde.

Je suis "au bord du monde", je me fiche des frontières, il n'est question que d'humains.

Je suis "au bord de la confusion" parce que je me suis servie d'une idée de Celestine pour mon billet car parfois je n'ai plus d'idée et je pioche chez les autres. Pardon Celestine.

 

 

 

 

 

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