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11 novembre 2014

difficile

Je reviens de voir ma mère. J'ai besoin d'écrire. Je pourrais écrire ailleurs, n'importe où, sur un bout de papier, juste pour moi, mais non, c'est ici. Parce que d'autres sont passés par là, parce que d'autres passeront par là. C'est difficile de voir ses parents dans cet état. J'ai de plus en plus de mal. Elle était agitée aujourd'hui, pas une minute d'arrêt, de la violence dans la voix, dans les gestes, taper sur le fauteuil. Un bras qu'elle a écorché. Pas moyen de la calmer. Je la trouve peu couverte, j'en parle à M. l'aide soignante, et je lui parle aussi du bras. Je lui coupe les ongles de la main gauche, celle qui a gratté. Ces mots sont presque tous incompréhensibles, elle crie fort. Je ne sais pas si elle souffre. Elle a le visage marqué, un oeil rouge. J'essaie de savoir si elle me reconnait, mais rien, aucune réponse qui pourrait le dire. Apparemment, par un sms de ma soeur, elle a reconnu hier sa belle soeur, elle a murmuré son prénom. J'aimerais qu'elle murmure le mien. Rien. Je suis restée une heure. Et me voilà revenue chez moi. Pensez vous qu'on peut avoir le moral après ça ? non, je suis triste, mais là je sais pourquoi. Je retournerai jeudi. Combien de temps cela va t il durer ?

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9 novembre 2014

du mouvement

Vendredi, remplacer quelqu'un (certains diraient servir de bouche trou, beaucoup autour de moi n'aiment pas ça, trouvent à dire), j'ai sauté sur l'occasion, et je n'ai pas vu de mal, au contraire j'ai été choisie pour remplacer quelqu'un pour aller voir l'opérette. Bon, l'opérette en soi, j'ai pas trop aimé, mais c'était comme un exercice. Me laisser surprendre par une invitation de dernière minute. Oui, c'était un exercice. La salle était mi-pleine. Dommage pour la troupe. J'ai proposé aux deux dames de les emmener avec ma voiture. Nous étions très joyeuses de partir ensemble. J'ai compris qu'elles faisaient souvent des sorties ensemble. Peut être penseront elles à moi d'autres fois ? L'une est célibataire, l'autre veuve, elles sont plus âgées que moi ets habitent dans mon quartier.

Hier, nous étions à un anniversaire. Elle, je la connais par les ateliers d'écriture. Elle est beaucoup plus jeune que moi. Elle m'a adressé la proposition de me joindre au groupe pour fêter son anniversaire, pas un anniversaire à chiffre rond, un anniversaire comme un autre pour lequel elle avait envie de rassembler. Cà se passait dans un restau. Elle, offrant l'apéro, puis nous prenions le repas ou pas à notre charge. Je crois que presque tous s'étaient inscrits pour le repas. J'avais hésité à répondre, ne connaissant que les parents de C. Nous étions une trentaine. Il a fallu aller vers les autres plus ou moins, j'étais assez stressée au début, et puis je me suis laissée porter. L'apéro, c'est quand même toujours trop long. Mes jambes n'en pouvaient plus. Nous avons réussi à échanger. Parfois on tombe sur d'étranges personnages dont celui à la chemise à carreaux qui est entré dans un monologue interminable, nous vantant ses meilleurs coups, ses voyages et n'écoutant pas du tout ce qu'on tentait de dire. C'est ennuyeux.

Aujourd'hui, ce sera repas partagé chez une amie, là nous connaissons tout le monde. Ce sera plus simple et je pense que ce sera bon enfant.

Lundi et mardi, repos.

Finalement, nous sortons, c'est le principal. Je m'active à cela.

Trop d'années, j'ai laissé couler. Je me plaignais. Je me laissais envahir par cette phobie, n'en parlant à personne. J'esquivais les quelques invitations. Ou bien j'étais malade. Je n'avais pas l'impression d'en souffrir. Je trouvais sans doute que c'était plus simple que d'affronter. Et les invitations n'étaient déjà pas si nombreuses, et puis de moins en moins nombreuses.

On peut réactiver sa vie sociale, il suffit de provoquer. Il faut faire les efforts nécessaires.

Je ne considère pas ma phobie sociale comme une maladie parce que je ne reste pas entre mes 4 murs. Je pense qu'il y a des gens qui vivent cela. Non, pour moi, c'est un handicap, une lutte, mais j'y arrive. Sans doute, la plupart du temps, ça ne se voit pas. Je peux être même très sociable si je me sens bien dans le groupe. Tout se passe au niveau des pensées, de la préparation.

9 juin 2014

chut !

Ne faites pas de bruit, y a la maison qui fait la sieste ! je suis seule, toute seule encore ! l'homme est reparti au champ, pas d'enfant par ici, je suis seule. Ce matin, j'ai encore fait la grasse ..... et puis j'ai préparé à déjeuner, et je suis allée cueillir les fraises, et puis j'ai glandé..... Et maintenant, je vous fais un coucou avant d'attaquer un peu de compta qui presse..... Si je lâche prise et que je ne me pose plus de questions, je ne suis absolument pas malheureuse....  c'est tout à fait certain. Alors pourquoi toujours plein de questions m'assaillent ? Arrêtez les questions - lâchez moi un peu la grappe. Non, mais je vais leur faire voir qui c'est qui commande, restez chez vous les questions ...... Ne m'emm..... plus ! je vous ai rien demandé .....

Hier en fin d'après midi, j'ai pris mon APN et hop, balade à pieds autour de chez moi, par le petit chemin préféré. J'ai rencontré une petite famille à vélo que je ne connaissais pas, mais bien polie, qui dit bonjour quoi ! et puis après, j'étais bien postée à prendre une photo quand j'entends un bruit derrière moi et là, quelle fut ma surprise, c'était un gars du club photo qui me voit en pleine action (de prendre la photo je précise). Alors on a discuté. Il se baladait tout seul à vélo. J'ai pu parler de pourquoi j'avais quitté le club. Il a continué son chemin. Moi j'ai rejoint le tracteur et hop, j'ai fait quelques tours dans le champ.

Et voilà ce soir, la Pentecôte sera derrière nous.

6 novembre 2014

phobie sociale (article de wikipedia)

La phobie sociale, ou anxiété sociale (DSM-IV 300.23), est un trouble de l'anxiété caractérisé par une crainte (appréhension, inconfort émotionnel ou inquiétude) persistante et intense[1] causant une détresse considérable et une capacité diminuée de quelques fonctions dans la vie quotidienne. Elle est causée par la crainte, pour un individu, de se trouver face à une situation sociale durant laquelle il s'expose à une interaction avec d'autres individus. Ces gens ont peur de l'embarras ainsi que la peur d'être détesté par les autres[2].

Les personnes affectées par cette pathologie savent que leurs craintes sont irrationnelles. Pourtant, elles appréhendent énormément les situations dans lesquelles elles sont confrontées au regard des autres. Ainsi elles font tout pour les éviter. Lorsqu'elles sont dans les situations redoutées, les personnes atteintes de phobie sociale ont tendance à croire qu'elles sont jugées négativement. Celles-ci craignent d'être vues comme anxieuses, stressées, bizarres, distantes, folles ou stupides. De facto, elles s'isolent.

 

 

5 novembre 2014

Avant d'aller dormir .....

Je me rends compte qu'en ce moment, c'est le soir que je préfère. Nous dinons tous les deux d'un potage et souvent des restes du frigo, et puis c'est canapé-télé, et donc ça c'est douceur-bonheur car je suis calme. Plus de téléphone, plus personne. Je viens de regarder des racines et des l, j'ai voyagé sans bouger, j'ai vu la Bretagne dans toute sa splendeur, je n'ai pensé à rien d'autre.

L'été, on regarde moins la télé, car il y a à faire dehors, et c'est agréable d'être dehors à la fraîche. Maintenant, nous hibernons. Il a encore beaucoup de travail, à cette heure, il est reparti surveiller, mais je suis sereine chez moi, protégée.

Il est important que je me sente protégée.

En fin d'après midi, je suis allée à la gym, cela faisait 2 semaines que je n'y étais pas retournée. J'y vais avec une voisine. Avec les autres personnes, je n'échange presque pas, c'est comme ça, ou alors si je le veux, il me faut faire de grands efforts, les autres ne viennent pas vers moi ou si peu. Pourquoi ? et la prof, avant je la cotoyais beaucoup parce que j'étais trésorière, et que nous avions à voir des choses, maintenant une autre m'a remplacée, c'est normal, c'est donc vers elle qu'elle se tourne, normal, je croyais à une amitié, normal, ce n'étais sans doute que du business, pas normal.

Les relations, c'est du business ?

Sur cela, je vais rejoindre mon lit que j'adore, car le matelas est trop confortable. Dormez bien. Se chouchouter, je crois qu'il n'y a que ça de vrai.

 

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3 novembre 2014

inadaptée

Il faudrait qu'il se passe quelque chose. J'ai eu envie d'appeler des gens ce matin. Mais à la seule question, ça va ? que pourrais je répondre ? un mensonge bien sur. Hier soir, des amis sont passés, et j'avais hâte qu'ils partent. Ils étaient dans leur monde, dans leur vie, ne me regardant pas, ne voyant pas mon coeur, blaguant de souvenir blessant dont je ne parlerai pas, parce que ça n'a pas de sens, parce que 35 ans après, il y a encore cette écorchure due à mon manque de confiance. Je sais profondément que c'est ridicule et débile mais c'est comme ça. J'ai passé une très mauvaise nuit.

Est ce que c'est la saison qui m'entraîne vers le gris ? peut être.

Je pourrais téléphoner c'est vrai mais déverser sa peine, ça n'a pas de sens.

Je voudrais hiberner, m'enfuir, j'y pense.

Je pourrais choisir d'écrire sur ce qui va bien, et non le contraire. Les mots m'entrainent toujours vers ma mélancolie régulière.

Reprendre une thérapie ? reprendre des medocs ?  

Il me manque du lien, du vrai, je me sens loin de tout.

 

 

28 octobre 2014

on est si différent.

Avant le post d'aujourd'hui, je voulais vous dire que tout s'est bien passé pour moi samedi, là où nous sommes allés (au Nord de la Loire) il faisait juste mauvais temps, alors qu'en rentrant le soir, retraversant la Loire, le soleil était bien là, il n'avait pas voulu venir avec nous. Tout ça pour ça. Je me suis tracassée pour rien, même si j'ai eu quelques moments de flottement, ne sachant pas trop vers qui me tourner, l'ambiance fut bon enfant, plutôt simple, les visites animaient la  journée et le soir, un buffet avec karaoké presque improvisé cloturait la fête. Ils ont pris des photos, des films, qu'ils ont montrés avant de partir. Cà j'ai moins aimé. Je n'aime pas me voir, me sens ridicule.

 

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Hier soir, choix d'un film sur canal (à la demande) : avant l'hiver. Je le regarde, j'aime bien ce genre de film, un personnage, une famille, un intrus, des intrigues, je ne m'ennuie pas, j'ai un peu de peine à comprendre parfois. Ce n'est pas rigolo. C'est une histoire de couple, de malaise. Ce n'est pas mon film préféré, mais j'aime bien. Tout à l'heure je regarde le net pour voir un peu ce qu'on en disait. Dans les commentaires, il y a des gens qui trouvent ce film super tandis que d'autres se sont ennuyés profondément. Les goûts et les couleurs ! D'une personne à une autre. La vie, comme on la voit, comme on la vit. Les instants, les fêtes, les joies, les peines, personne ne vit les choses pareilles. De s'en parler après, de se comprendre, ce n'est donc pas si simple.

23 octobre 2014

agir .....

hier soir, prendre le téléphone pour appeler R., prendre de ses nouvelles, apprendre qu'elle est en vacances. Elle suggère une sortie, la semaine prochaine, aller à la mer par exemple,     OUI    j'ai bien fait de l'appeler

hier soir, appeler une deuxième personne A., parce que j'ai du temps, je suis seule à la maison, et j'ai très envie de savoir comment elle est après le stage qu'on a fait ensemble. Elle a un souci : elle s'est trompée de date et risque de ne pas pouvoir faire le deuxième week end de stage, parce qu'elle s'est gourée dans les dates et que normalement ce week end, elle travaille. Pour l'instant elle essaie de se faire remplacer au travail, mais quand les plannings sont établis, ce n'est pas simple. Elle se sent frustrée. On a peur ensemble que ces stages n'existent plus les années à venir, on a senti les questions, de salle, d'argent, de nombre de participants. Bref, je devais regarder des Racines et des Ailes, et j'ai passé mon temps au téléphone avec A. pour débattre de tout ça. Elle m'a dit que j'étais bien au stage. J'ai lié une amitié avec A., c'est sur, elle va déménager, un peu plus loin, mais ce n'est pas grave. Là où elle va, il y a un parc magnifique. Nous nous sommes promis d'aller nous y promener, même écrire peut être.

Hier soir, avant de téléphoner à mes deux amies, aller à la gym avec N., je trouve qu'il y a peu de monde cette année à ce cours. Dans la ville d'à côté, il y a maintenant 3 salles de sport avec beaucoup de choix. Je pense que certaines sont parties là bas. Je veux maintenir ce cours car il est dans la commune tout près et ainsi, je croise les personnes d'ici, même si je n'y ai pas lié d'amitié. Quand j'en reviens (de la gym), je me sens fatiguée mais bien.

Penser à aller acheter de la laine, Noel n'est pas si loin, j'ai un truc pour des cadeaux vite fait.

Continuer à ranger au bureau, c'est complètement fou cette paperasse accumulée, faut que ça s'arrange.

Aujourd'hui, je vais aller voir ma mère qui se recroqueville de jour en jour. Jusqu'à quand ? Je crains le moment fatal, j'aurai très besoin de vous.........

20 octobre 2014

week end découverte

Cà faisait longtemps que j'y pensais. Quand j'étais gamine, je jouais au théatre tout le temps mais pour de faux. Sur les planches, à l'école, ou au club J 2, je n'y étais montée que pour chanter ou danser. Au collège, je n'étais jamais choisie pour les quelques petites scènes à mettre en oeuvre devant la classe. Pour le film qu'on avait fait en classe, je n'apparaissais qu'à la fin pour meubler, les autres avaient décidé pour moi, et je m'étais laissée faire. Je pensais que c'était fichu, que ça n'arriverait plus.

Quand j'ai connu l'atelier d'écriture, il y avait une fois l'année de proposé ce stage théatre écriture sur deux week end mais il s'agissait à la fin du deuxième week end de présenter les créations à un public restreint (amis - famille, ceux que chacun invitait). Alors pensez donc, je laissais ça de côté, pour les autres. Pas question de m'exposer à ce point là. J'étais aller voir une fois le résultat d'un stage. Cà m'avait fait saliver.

Cette année, ils nous disent : pour le stage, on accepte ceux qui veulent le faire sans jouer à la fin. J'hésite, j'hésite beaucoup même. On me relance régulièrement, je dis oui, je dis non, je dis oui et non, et je dis OUI - sans jouer à la fin -

C'était ce week end. D'abord, en plus, il y avait une lecture de nos textes écrits lors d'un samedi au jardin. Un temps comme ça se décide parfois. C'était aussi ma première fois. Je me suis laissée embarquée. Il faisait un super temps samedi matin, alors que le samedi où l'on avait écrit il pleuvait des cordes. L'évènement n'avait pas été trop annoncé, juste parmi les gens fréquentant l'atelier, et à l'association qui gère les jardins. On pensait n'avoir personne à nous écouter, mais si : quelques participantes aux ateliers, et des jardinières et jardiniers. Lire mes textes, ça va... pas trop de stress, tout le monde était ravi. Et je repars chez moi. Vite, vite, le déjeuner. Puis, là, le stage commence. Entre un début relaxation, exercices surprenants, avec un homme du théatre, arrivent les temps d'écriture avec notre animatrice habituelle. Puis on se rique sur la scène. Je n'entrerai pas dans les détails. A un moment, j'y vais, je suis seule, à la fin de l'exercice, j'ai très très mal à la tête, il parait que j'ai oublié de respirer. Je suis la seule débutante. On dîne ensemble de ce qu'on a apporté dans notre sac. Et on reprend. On se lance dans une écriture à deux. Il est presque 22 h. C'est fini pour aujourd'hui. Je suis claquée. Je me demande comment j'ai fait. Je n'ai pas une grande envie de revenir le lendemain.

Le lendemain matin, pas de souci, suis prête à repartir pour 10 h. La tension a baissé. Je les retrouve intacts avec leurs grands sourires. On repart sur les textes à deux. On s'apprivoise. On va sur scène. C'est vachement bien sans spectateur. Puis on part sur un nouveau thème où faut aller improviser. Je joue le jeu. Je m'en fous. Y a rien à gagner. Le midi, chacun son panier. Cà discute. Je n'ose pas trop. Ils parlent beaucoup culture, voire politique. Je ne m'y connais pas. Nous ne sommes pas tout à fait du même monde. Mais ce n'est pas si grave. Les moments s'alternent entre écriture et jeu. Jeu tout seul, jeu à deux, ou à tous. On se marre.

La journée est presque terminée et déjà on parle du spectacle. Après avoir hésité, après avoir été encouragée, je garde ma position de départ, je ne jouerai pas. Je serais presque capable de dire oui mais après je sais que ça va me pourrir mes journées. Même si les autres semblent aussi beaucoup stresser par rapport à ça, mais se disent frustrés s'ils je jouaient pas.

Je ne jouerai pas, comme c'était prévu. Pour le duo, quelqu'un jouera à ma place.

Cette année, c'est un grand pas, c'est déjà ça.

15 octobre 2014

quand le cerveau s'affole ....

Ce soir, il y avait gym, et je n'y suis pas allée. A 17 h passé, mon mari m'appelle pour voir une installation technique toute nouvelle, je ne peux pas refuser, d'ailleurs j'avais envie de la voir, et c'est tout de suite ou maintenant, alors pas d'hésitation. Là bas, à quelques pas de la maison, je discute avec les installateurs, le temps passe, 17 h 30, je devrais être prête, habillée pour partir à la gym..... je reste encore un peu. Et là c'est le cerveau qui ne sait plus : il ne sait plus s'il faut qu'il se dépêche pour que je me prépare ou bien s'il doit profiter de quelques instants de plus avec ces gens là.

A partir de ce moment, je ne gère plus rien, c'est comme une petite guerre dans ma tête : "non elle ira pas, si elle ira, non elle a pas le temps, si, si elle court, elle y arrivera". Je les quitte, pensant que c'est encore jouable. J'arrive à la maison, une voiture est là, un jeune homme m'attend car j'ai une enveloppe à lui remettre depuis longtemps. Il reste un quart d'heure. J'abdique, je ne peux pas préparer l'enveloppe, lui parler un peu, me changer.... C'est trop. Je prends le téléphone, j'appelle celle qui passe me chercher, je lui dis que je n'irai pas. Après, je prends le temps de parler au jeune homme qui nous a aidé cet été.

Je ne suis pas allée à la gym et je le regrette aussitôt.

Incapable de gérer ce genre de situation qui en soi n'est pas bien grave.

Mais je sens très bien cette incapacité à savoir ce qu'il faut faire, ce qu'il faut choisir.

Cà s'embrouille là haut. A cause de ça, je rate bien des choses.

Il me faut trop de temps.

 

8 octobre 2014

la maison d'enfance

Il me suffit de fermer les yeux et je revois tout. A droite, c'est chez nous, à gauche, chez ma tante et mes cousins. Avant c'était une seule maison, construite par mes arrière grand-parents, dans les années 1870. Au moment de l'héritage , la maison se divise, pour contenter tout le monde, je suppose.

Notre maison, c'est la porte bleue avec des petits rideaux. Une seule porte et à l'étage une seule petite fenêtre pour la chambre. A droite, dès en rentrant, il y a la machine à coudre,  deux se succéderont, la première mécanique puis une grosse machine électrique très embarrassante. Au mur, un thermomètre, un baromètre, une poche pour les brosses et les peignes.

Puis dans le coin, l'horloge. Aussitot, un espèce de placard qui contenait ce qu'on appelait le potager dans le temps, ma mère y logeait quelques trucs.

Puis la cuisinière, d'abord à charbon/bois puis à fuel, j'aimais bien, il y avait souvent des trucs à mijoter dessus, ainsi la maison sentait la pomme ou le café, ou d'autre chose. Puis la cheminée, grande à pierres de granit. Devant il y avait une grande plaque noire qui pouvait servir de tableau noir, ainsi j'ai passé du temps à gribouiller dessus, bien au chaud.

Puis une vieille machine à laver qui fonctionnait quand j'étais petite, il fallait y ajouter l'eau, puis la vidanger, il y avait des rouleaux à tourner avec une manivelle pour l'essorage. Puis elle n'a plus fonctionné, était elle cassée, ou bien était ce trop compliqué, je ne sais plus. Ensuite, c'était le vieux buffet pour la vaisselle, la nourriture, les paperasses, il servait un peu à tout, un jour, avec mon premier salaire, on l'a changé pour un en faux bois. J'aimais bien le vieux buffet avec son tiroir pour moi et mes crayons, mes peintures, mes papiers, mes bricoles, il y en avait des choses.

Ensuite, un fauteuil en paille, le seul de la maison, gagné par mes parents à une loterie, on ne pouvait guère s'asseoir dedans, il était toujours plein de choses non rangées. On pouvait le rallonger.

Puis la vieille armoire, pleine de linge, de papiers, mais aussi de trucs à manger, genre petits gateaux, de boites à coutures, à tricots.

Puis le lit du vieil oncle, qui fut changé à son décès pour un autre lit plus récent. Ma soeur y a couché, et puis moi après.

Il y avait le dessous d'escalier avec deux placards, bleus, on y logeait les casseroles, et les poeles, et surement d'autres choses. Derrière la seconde porte, ce n'était que des vieilleries. Juste après, la télé sur une table roulante, arrivée vers mes 9 ans, une en noir et blanc bien sur. Au dessus, un vieux poste de radio sur une petite étagère. Puis dans le coin, les balais, et la porte de l'escalier qui grimpe à la chambre, celle qu'il faut ouvrir quand la cheminée fonctionne et enfume la pièce.

Dans le coin, un semblant d'évier en pierre qui ne sert qu'à poser les seaux. Nous n'avons pas l'eau au robinet au départ. Puis un jour, grâce à ma tante qui fait installer le service d'eau, mon père se décide aussi. Ainsi nous aurons seulement l'eau froide à cet endroit. Puis une petite table qui sert de desserte, elle vient d'un héritage d'une tante de ma mère, le gaz à deux feux, sans four, au début, puis un jour, une gazinière avec un four mais j'étais déjà grande. Puis un miroir au mur, c'est là où on peut se laver et se coiffer le matin. Puis un vieux compteur d'électricité. Par terre une bassine, petite, pour se laver les mains.

Au milieu une table recouverte d'une toile cirée que l'on ôtait le dimanche, et quelques chaises autour, et un vieux tabouret.

En haut, le passage dans le grenier, dans son jus, il y fait froid, le pot de chambre,  puis la chambre : un grand lit pour mes parents, un autre pour nous deux, et même un petit lit de bébé qui nous avait servi et qui après n'était qu'un dépotoir. Une table ronde, où j'ai fait mes devoirs un temps. Une armoire pour nos habits, le linge et les papiers. A la fenêtre, une veille guenille en guise de rideau. Un buffet en deux corps, gagné aussi à une loterie, contenait de la vaisselle, des bijoux, des images, du linge, des bondieuseries, l'accordéon et tant de choses encore.

C'était ma maison. Elle fut modifiée pour mon père, une fois rentré de l'hopital, elle manquait de confort, alors en quelques mois, une chambre fut créée dans le garage, au rez de chaussée, et une salle d'eau - wc. Les meubles ont un peu changé de place. Cette maison est louée maintenant.

 

 

7 octobre 2014

Ce matin, il pleuvait.

Ce matin, il pleuvait, comme hier. Je pensais que ça se serait calmé. Mais il pleuvait, et je devais aller au jardin chercher des carottes. J'ai enfilé mon super kway de chasseur, celui que j'avais acheté pour aller à la Réunion, je ne le porte jamais, autant qu'il serve au moins ici, la capuche sur la tête, et arrivée au jardin, j'ai rentré les potimarrons dans la serre, et j'ai arraché les super-carottes. Juste ce temps-là, et ça a suffi pour que le jean soit trempé, bien trempé. Et je suis rentrée, toute dégoulinante, mes cuisses me faisaient presque mal à cause de cette eau froide. J'ai changé de pantalon. Je me suis sentie vivante, parce que le corps a ressenti. Et j'ai senti le changement de saison. J'ai senti que j'avais des choses à faire, rentrer également les sucrines du Berry que je n'ai pas encore goutées, rentrer du bois parce que bientôt nous ferons du feu dans la cheminée. J'ai senti qu'à penser tout le temps, on n'avançait à rien d'autre, et que bien sur, il y avait autre chose à faire qu'à penser sa peine.

J'ai beaucoup moins de travail au quotidien parce que la commercialisation, et tout ce qui s'en suit, n'est plus faite par moi pour toute une partie. Et ça me dispense de tous les coups de fil, suivi, cassement de tête, etc.

Pourtant depuis ce changement, je n'ai pas l'impression de profiter de ce temps libre.

Je vais peut être lancer une invitation pour apprendre le tricot doigts à qui le souhaite, dans le sel,  je ne suis pas très pédagogue, saurais je expliquer ?, j'ai appris toute seule en lisant sur le net, mais une personne du sel m'avait demandé à apprendre une fois. Faudrait déjà que je ressaie toute seule. Je n'ai fait que des écharpes avec cette technique, c'est agréable l'hiver, on peut regarder la télé en même temps, c'est très bon pour le mental, suffisamment occupé aux longues mailles, pour ne pas se laisser embêtter.

Je pourrais aussi prendre des cours de cuisine, je reçois souvent des invitations, en cuisine bio. Ce serait sans doute bien, je pourrais transmettre à qui le souhaite après.

C'est drôle comme on écrit sa vie sur le net, à des gens qu'on ne connaît pas, et qui deviennent des familiers.

5 octobre 2014

moi l'imparfaite et elle plus que parfaite

ça fera deux billets aujourd'hui, tant pis, tel que j'y pense, tel que j'écris.

Hier soir.

Moi. Intimidée comme toujours devant elle et lui. Elle, je l'ai connue j'avais 11 ans. 6e et 5e ensemble.Au collège, elle déjà jeune fille, moi encore gamine. Elle, déjà sure d'elle. Moi, archi timide. J'ai toujours eu un peu d'admiration pour elle. Elle me considérait à l'époque alors que bien d'autres ne me voyaient même pas. Puis restait juste le souvenir car nous avons évolué différemment.

Puis nous habitons la même commune, au début nous ne nous voyons pas. Puis elle est enseignante, elle fait l'école à mes enfants. Je suis toujours un peu intimidée. Nous faisons une sortie de plusieurs jours ensemble, en classe découverte. Mauvais souvenir, j'assume très mal cette sortie, j'ai voulu faire fort et je me déçois complètement.

Plus tard, nous faisons partie de la même asso. Je retrouve sa considération. Nous avons quelques goûts communs.

Hier soir, repas chez eux. Je retrouve nos différences, elle parlant d'elle, de ce qu'elle fait depuis qu'elle est à la retraite (jeune retraitée de l'enseignement), elle s'éclate dans son loisir, dans ses voyages, elle parle, elle parle, elle parle, elle serait "plus que parfaite". Lui boit ses paroles, semble amoureux comme au premier jour. Moi, l'imparfaite, j'écoute, je parle un peu, mais n'arrive pas à parler de moi, ou si peu, d'ailleurs est ce qu'il le faut ?

Finalement rien n'a changé depuis la 6ème : une qui brille, l'autre qui ne s'allumera jamais.

8 juillet 2014

j'y pense souvent .....

Pas un jour sans ces vilaines pensées. J'ai vraiment le temps de ruminer, ce ne sera qu'en 2015 et je ne sais pas la date. Est ce qu'un jour la douleur va passer ? est ce que je pourrai arriver à ne plus rien ressentir ? j'aimerais qu'ils tombent sur ce blog et qu'ils sachent. D'ailleurs, je ne sais pas combien de temps je vais me taire. Et pourtant j'ai laissé entendre que j'acceptais. J'ai dit que je n'étais pas contente et que ça me faisait mal. Elle m'a dit : "vis le comme tu peux". Finalement elle ne m'a pas interdit de souffrir, elle ne peut pas m'interdire..... Et si je leur disais : "c'est terminé, je ne veux plus vous voir, vous me faites trop mal...." finalement j'ai le choix moi aussi. Mes enfants seraient très en colère si je faisais ça. Et pourtant, je suis tentée. Je ne pourrais pas marier un de mes enfants sans elle, ma soeur, et si mes enfants n'étaient pas d'accord, je tenterais le forcing, je sais que de toute façon ils ne le feraient pas...   Je n'arrive pas à comprendre, après tout ce que l'on a vécu, après tout ce qu'on a fait, non c'est impossible. J'ose espérer encore qu'ils changent d'avis et je demande de toutes mes forces à l'univers, à Dieu, aux forces supérieures, que ça ne se passe pas comme ils ont prévu. Je sais, c'est intolérant, mais je ne peux supporter ça.    Nous sommes trop proches, enfin je croyais que nous étions très proches.    Je sens la terre se creuser sous mes pieds à cette idée.

21 septembre 2014

la rando

Après avoir fait le tour des quelques personnes susceptibles d'être intéressées, personne n'était libre pour cette randonnée du soir. Il y a quelques années, nous l'avions faite tous les deux, mais malgré tout, c'est plus rigolo à plusieurs. J'ai osé mettre un mot sur F.B., qui la fait ou qui voudrait la faire ? quelqu'un m'a contacté en message privé pour nous inviter à nous joindre à eux 4. Nous avons accepté. Finalement nous nous sommes retrouvés à partir à 8, puisque deux dames que nous connaissions partaient au même moment. Nous sillonnons la campagne que nous connaissons bien, à part quelques endroits, c'est sympa, il fait beau. Il y a deux pauses : celle de l'apéritif, dehors, après quelques kilomètres. Nous repartons. A nouveau une pause plus loin pour l'entrée, dans une grange. Re-re-départ pour terminer la marche et finir le repas dans la salle communale. 10 km environ. Je ne regrette pas d'avoir osé. Le couple qui a proposé, nous les connaissons assez bien et les apprécions. Et nous avons découvert l'autre couple très sympathique avec bonheur.

C'était un chouette samedi soir.

19 septembre 2014

lâcher

Oui, tenter de lâcher prise.

Lundi j'ai essayé un cours de relaxation qui vient de s'ouvrir, j'ai apprécié.

Mardi, j'ai rencontré en rendez vous une personne qui va m'aider, elle enseigne la CNV. Cette entrevue s'est bien passée. Elle m'a éclairée, m'a comprise, ne m'a pas jugée, et a été très douce. Je vais la revoir mais de temps en temps et en groupe. Je vais tenter d'apprendre à mieux communiquer, à ne pas toujours compter sur les autres. C'est moi qui doit me choyer. Je ne dois pas compter sur quelqu'un d'autre. Créer mon bonheur de chaque instant. Le soir même je recevais deux pèlerins qui nous ont fait passer une excellente soirée. Le lendemain, je recevais encore un message de remerciement pour notre accueil. Ce fut un véritable cadeau cet homme et cette femme.

Mercredi, je reprenais la gym, un peu stressée, il me fallait refaire face au groupe. Deux ans que je n'y étais pas allée. Je me suis retrouvée à la même place, comme si rien n'avait changé. Pourvu que mes épaules tiennent. La gauche peut forcer, au contraire c'est ce qu'il faut pour retrouver l'amplitude. Pour la droite, il y a toujours un peu de tendinite, mais j'adapte mes gestes pour ne pas me faire mal. A la sortie du cours, j'ai discuté avec une fille que je cotoyais avant dans l'asso, certaines personnes me font confiance.

Jeudi soir : une marche en forêt avec ma cousine par cette belle soirée. Nous en profitons pour discuter.

Aujourd'hui : une visite d'un ancien employé par surprise, c'est très gentil, savoir qu'on n'a pas été oublié. Puis j'ai rendu visite à ma mère qui communique comme elle peut, je lui fais prendre le soleil, j'espère que c'est bon pour elle. Il faut que je lui installe de la musique, il parait que ça la calme quand elle est agitée.

Je n'arrive pas à faire face à la cueillette de haricots verts dans le jardin, je ne veux pas non plus ne faire que ça.

Pour moins penser, il faut que j'ai pas mal d'activités en dehors de chez moi, et ça m'aide beaucoup.

Je n'ai pas réussi à reprendre le lien familial autrement que par sms.

 

 

15 septembre 2014

un mur

Je suis devant un mur épais et poussiéreux, encore bien costaud quoiqu'on y voit quelques lézardes, je suis devant lui depuis si longtemps et surtout devant sa porte, verrouillée, grise du temps qui passe, et je cherche la clé. J'ai beau chercher, chercher alentour, soulever quelques pierres sèches qui se laissent aller à mes secrets. J'en ai trouvé des clés, et j'étais fière, et j'ai voulu ouvrir, sortir, mais ce n'était pas les bonnes. L'instant où je trouvais était un merveilleux instant d'espoir. Les pierres me narguent, jouant de mes défauts, elles laissent entrevoir un filet de lumière de temps à autre puis se replacent bien serrées les unes contre les autres. Et je n'ai toujours pas la clé.

12 septembre 2014

je n'y arrive pas

J'ai toujours eu beaucoup de mal avec les moqueries et avec les frustrations. Pas du tout blindée, la fille. Cette fois où je n'avais pas été invitée chez E. et que c'était parce que moi même je n'avais rien fêté, normal je ne pouvais rien fêter chez moi. Mes copines étaient invitées et pas moi. Ce fut une sacrée frustration à l'époque mais je m'en étais remise, et j'avais compris le sens de la réciprocité. Tout cela n'existait pas dans mon univers. Il n'y avait jamais d'invitation spéciale, la famille passait à la maison quand elle avait envie, autour d'un café-gâteaux secs, la simplicité absolue. Mes parents faisaient de même pour aller les voir.

Aujourd'hui, je vis une grande frustration dont je ne me remets pas. Ma fille m'a reprochée de ne pas faire d'effort, d'aller vers le clash avec cette famille. En bref, j'étais coupable. Alors que je patauge depuis plus de deux mois dans toutes ces émotions négatives, voilà qu'on me désigne coupable d'être comme je suis.

J'ai touché le fond aujourd'hui. Ils posent un acte et je deviens coupable de ne pas l'accepter. Leur décision me blesse. Décidément, tout cela est irréel.

Il s'agit de mon hypersensibilité qui est mise à l'épreuve. Tout le monde s'en fout qu'on soit hypersensible. Dans certaines occasions, on vous demande de ne plus l'être. Comme si on décidait de quelque chose.

C'est comme si je demandais à un diabètique de ne plus l'être sur le champ.

Elle me bouffe cette hypersensibilité, la vie est invivable quand on ressent tout multiplié par 1 000. Je n'ai pas choisi d'être comme ça, ça ne se gère pas si facilement. Apparemment ils en sont malades de l'autre côté. Je les embêtte, je le sais. Et cette situation s'est déjà produite il y a quelques années, ils ont osé recommencer.

Pourquoi suis je ainsi ? je ressens une immense frustration de ne pas vivre cet évènement avec eux parce qu'on a fait un grand bout de chemin ensemble où nous étions fusionnels et maintenant, ce ne serait plus comme ça.

Mon mari est le parrain, maintenant les jeunes s'en foutent des parrains, des marraines, ils veulent les COPAINS, c'est tout. Restez chez vous les vieux croutons.

Je sais, je ressasse sans arrêt les mêmes choses. Je souffre tellement. La douleur morale se transforme en douleur physique : oppression, boule dans la gorge et dans le ventre, envie de pleurer tout le temps.

J'avais besoin de l'écrire.

Parmi vous chers lecteurs, si certains sont hypersensibles, dites moi comment vous le vivez. La frustration actuelle me pourrit la vie. Je veux bien passer à autre chose mais malgré toute ma bonne volonté, je n'y arrive pas.

10 septembre 2014

Cette nuit

Cette nuit, je dormais mal, je pensais à ma mère. Je suis allée la voir hier. Je n'y étais pas allée depuis jeudi dernier. Je ne sais pas si elle me reconnait. Elle ne parait pas me considérer comme une étrangère mais il n'y a rien qui me dit qu'elle me reconnait. Elle avait un bleu au front. J'ai pensé qu'elle était tombée. J'ai sonné. Personne ne venait. Je suis sortie dans le couloir. Quelqu'un m'a vue et a appelé l'aide soignante. Je suis repartie dans la chambre sans dire un mot, mon visage devait être expressif avec l'air exténué d'attendre. M. est venue et m'a dit que ma mère était tombée dans la salle d'eau malgré qu'elle soit tenue par une soignante. Vu qu'elle ne s'aide pas du tout, elle lui a échappé. Cà m'a fait mal. Je ne sais pas qui est cette soignante, je n'ai pas osé demander. Ils ont mis un montauban en place pour que ce soit plus facile. M. m'a dit que ça devenait compliqué, elle ne répondait plus à aucune commande, ne savait plus ce que ça voulait dire. Ils devaient s'adapter. Sinon elle est calme dans son fauteuil. Pour se coucher, c'est difficile aussi d'après M. Elle se montre très nerveuse. De plus, dernièrement, j'avais vu le médecin coordinateur qui m'avait dit que l'oxygène était mis à ma mère à la demande, alors qu'à un moment, elle l'avait tous les jours un nombre d'heures prescrit. Hier j'arrive elle l'avait. J'en parle à M. qui me dit que c'est normal, elle l'a tant d'heures par jour comme prescrit. Je lui relate ce que m'a dit le médecin, qu'il n'y a pas de régularité, que c'est à la demande. M. n'a pas cette consigne. Deux discours différents dans l'établissement.

C'est quoi ce bazar. L'envie de se mettre en colère est là, bien présente, pour moi. Mais je vais me contrôler. Ailleurs, serait ce mieux ?

Nous allons voir ma mère, ma soeur et moi, chacune à notre tour, régulièrement. Que peut on faire d'autre ?

Parfois, je culpabilise. Nous aurions du nous en occuper. En étions nous capables ? cela fait 10 ans qu'elle est dans cet établissement. Elle y a eu une vie sociale au début. Maintenant, elle n'a que nos visites à nous.

Elle est en fin de vie. Elle s'accroche.

Cela m'a empêché de dormir, j'avais peur.

7 septembre 2014

j'ai osé

L'homme travaillant en ce moment et le jour, et la nuit.... fallait pas lui demander de m'accompagner au salon bio du coin aujourd'hui. Pourtant j'avais visé une petite conférence et je me demandais bien comment j'allais faire. Début d'après midi, je me suis vite décidée à prendre ma voiture et à partir là bas. Je suis arrivée à l'entrée, et j'ai demandé où se passait la conférence. Une petite jeune fille m'a même accompagnée jusqu'à l'endroit, j'en demandais pas tant. C'était juste commencé. Il fallait déjà être actif, j'étais à quelques chaises d'une autre dame seule, d'un regard je lui ai demandé si elle voulait se mettre avec moi, elle s'est rapprochée. Il fallait qu'elle m'explique pourquoi elle était là sans que je l'interrompe, seulement l'écouter, pendant quelques minutes. Puis un peu plus tard, les rôles s'inversaient et c'est moi qui parlait. La conférence présentait une formation que cette dame propose sur la communication non-violente. Je connaissais un peu la dame pour l'avoir déjà vu présenter ça ailleurs. Mais comme j'ai vraiment des soucis de communication en ce moment, je pense m'inscrire à cette formation. Ce qui est plus que positif, c'est que j'y suis allée seule. Ensuite j'ai visité les allées du salon, sans conviction, car il faisait une chaleur qui mettait mal à l'aise. J'ai rencontré quelques personnes connues que j'aime beaucoup, parce que je les cotoie dans l'univers du s e l, et aussi quelques autres. Je me suis dit que finalement, non non je ne suis pas seule au monde.

Ensuite, ma future petite belle-fille m'a rejoint dans une autre commune pour un vide grenier. Je ne suis pas adepte d'habitude. J'ai senti qu'elle avait envie d'y aller et je lui ai proposé de l'accompagner. Il y avait un de ces étalages : de tout : des chaussures, des habits de bébé (beaucoup), des habits (femmes surtout), des livres, des cassettes, des dvd, de la vaisselle, de la confiture, des courgettes, des cadres, des bijoux, des .....  je n'avais pas assez d'yeux pour tout voir, et la chaleur était écrasante. Rien acheter. Pourtant d'autres ont acheté, les exposants étaient contents. Là aussi j'ai croisé quelques personnes et parlé un peu. A force, je ne savais plus quoi dire : Fait chaud, y a du monde, etc etc la même rangaine.

C'était mon dimanche.

7 septembre 2014

MERCI

Merci à vous qui passez, qui commentez régulièrement. Un blog qui vit est plus intéressant.

Merci à vous qui passez, qui lisez et ..... partez sans mot dire. Et si pour une fois vous en laissiez un, de mot, juste comme ça, un petit mot de rien, pour dire que vous passez par là.

On essaie ?

Bon dimanche à tous .....  je vous embrasse

6 septembre 2014

Puisqu'on parle d'école

J'ai aimé l'école, j'ai du commencer vers 4 ans, les souvenirs sont un peu vagues. Je ne me souviens pas avoir rechigné pour y aller. De la maternelle (où l'école était mixte, parait il, mais là encore je ne me souviens guère), jusqu'au primaire (les filles et les garçons étaient séparés), j'étais dans la même école, celle de ma commune, l'école des soeurs. Puis à 11 ans, je suis partie au collège, mes meilleures amies sont parties dans un autre collège (en pensionnat), je me souviens avoir eu le coeur gros. Heureusement, une fille de ma classe partait dans le même collège que moi et nous sommes devenues amies après. Nous n'étions pas dans la même classe. Le collège était un établissement privé. Tout se passait pour le mieux à l'époque. Il n'y avait pas trop de problèmes. J'ai fait mes 4 années dont la dernière, la 3ème, avec les gars, puisque c'était devenu mixte à ce moment là. La 4ème et la 3ème furent plus difficiles, je commençais à ressentir quelques problèmes relationnels, pire avec les garçons en 3ème. Puis vint le temps de l'orientation. Mes parents décidèrent pour moi, à aucun moment j'ai senti le pouvoir de choisir, l'école étant obligatoire jusqu'à 16 ans, et finissant la 3ème à 15, je devais faire au moins une année. Ils choisirent un BEP fait en 2 ans, ce qui me faisait quitter l'école à 17 ans, ça ne leur coûtait pas grand chose. C'est bizarre que je ne me révoltais pas. Je n'avais pas autour de moi de gens pour m'influencer. Ma soeur travaillait déjà à l'usine, personne ne parlait pour moi. J'ai tout de même choisi entre secrétariat et compabilité. J'ai choisi secrétariat, je préférais quand même déjà tout ce qui concernait l'écrit. Ces deux années se passèrent bien, il n'y avait que des filles dans la classe et nous étions un tout petit nombre. J'ai tout appris ici pour mon métier. L'impression même que ça valait à l'époque bien des BTS d'aujourd'hui, enfin surtout sur le plan pratique.

Ce qui m'a manqué : les études de lettres. Aujourd'hui je me rends compte que je ne connais pas les auteurs, que je n'ai pas lu les grandes oeuvres, ni étudié.

C'est finalement à mon âge que j'aimerais entreprendre une démarche dans ce sens. Et j'avoue ne pas savoir commencer.

Je crois que j'aurais aimé être enseignante mais quand je lis sur l'école d'aujourd'hui, je préfèrais l'école d'hier, j'aurais bien aimé être maîtresse de l'école d'hier. Je jouais beaucoup à ça avec mes poupées.

C'est un regret, parmi tous mes regrets.

5 septembre 2014

le jeune

Il a téléphoné un jour chez nous, s'exprimait bien, cherchait un maître d'apprentissage. Je ne le connaissais pas. Souvent j'aurais dit : non, nous ne prenons personne. Et là, je lui ai demandé d'écrire un mail expliquant bien sa recherche. Nous lui avons demandé de venir se présenter, j'ai encouragé mon mari à le voir. Il est venu. Il semblait volontaire, voulait reprendre ses études en apprentissage, il lui manquait le maître. On a pris des renseignements pour l'apprentissage, on n'a pas répondu tout de suite, il a rappelé, on a encore réfléchi, et on a fini par dire OUI. Il avait déjà un travail, un CDI, mais il pensait qu'à l'avenir, il lui serait nécessaire d'avoir un meilleur bagage pour d'éventuels projets. Nous n'avons pas pris de renseignement sur lui, ni sur sa famille. Nous lui avons fait confiance. Il vient de passer deux semaines chez nous, s'est vite intégré, est consciencieux, a beaucoup de choses à apprendre, est volontaire. Il a partagé nos repas, avec beaucoup de monde depuis deux semaines. Il ne nous a pas déçus. Il a eu de longues journées de travail, n'a jamais rechigné, a toujours été à l'heure. Ce soir il a reçu sa première paie chez nous, il n'était pas pressé de partir, nous avons discuté de tout, de son passé, de ses deux semaines ici, du travail qu'il n'imaginait pas, de la vie de jeune, etc. Lundi il reprendra le chemin de l'école et désormais sa vie se partagera entre le travail chez nous et l'école. Nous avons donc maintenant deux salariés et un apprenti.

Il y a des jeunes bien, très bien même. Bon, j'espère ne pas être déçue dans quelque temps. Mais j'ai eu comme une intuition en recevant ce jeune. Il fallait qu'on fasse quelque chose, on le fait, je suis sure qu'on ne le regrettera pas.

Avoir confiance, cela m'arrive parfois. Comme quelque chose à l'intérieur qui me guide.

4 septembre 2014

la rentrée

quelle rentrée ? ça fait longtemps que je ne sais plus ce que c'est. Cà fait longtemps que je ne fais plus les courses pour la rentrée, que je ne couvre plus les livres .... En son temps, ça me faisait pester. Et finalement aujourd'hui ça me manque.

L'été est passé si vite, avec son lot de mauvais temps, nous n'avons pas quitté notre "chez nous". Je me suis offert quelques balades, mais si peu. Je me dis toujours que ça aurait pu être beaucoup mieux, mais c'est ainsi. La quantité de travail à cette saison ne permet aucune liberté.

Récemment, nous avons fêté l'anniversaire du voisin, ainsi que le départ de celui-ci avec son épouse et ses enfants vers de nouveaux horizons. Nous avons été heureux d'être invités alors qu'on se connait depuis peu. Ils ont cette facilité à aller vers les autres. Hélas, bientôt ils seront définitivement partis. Et dimanche dernier, nous sommes allés au restaurant avec nos enfants pour nos 35 ans de mariage, pas de flafa, juste entre nous.

Et puis cette semaine, je suis allée une journée à la mer avec deux amies. Je crois en avoir pris encore l'initiative (de la sortie) mais c'est C. qui a proposé la mer. Nous avons passé une belle journée par un temps magnifique, j'aurais aimé rester. Je crois que je vais y retourner en septembre, c'est si agréable.

Tandis que j'ai tous les jours une grande tablée, il y a du personnel en plus pour les récoltes, j'essaie de profiter encore un peu de l'été et de ses douceurs.

Je n'ai toujours pas renoué avec elles. Les sms fonctionnent juste quand il faut.

Bientôt, je vais reprendre le chemin de l'écriture, peut être que ça m'aidera.

Bientôt, je vais avoir une vie des plus ordinaires, je ne me casserai plus la tête pour l'association que j'ai quittée.

A quoi je sers ?

Est ce une question normale de se demander à quoi l'on sert ?

30 août 2014

les cartes postales

J'en ai reçu une seule cet été : une de mon copain de boulot d'il y a longtemps, tous les ans, il m'envoie une carte, autrefois c'était plutôt des cartes rigolotes, maintenant c'est du plus sérieux, ça se voit qu'il vieillit.... pas une seule autre. Neveux, nièces, cousins, amis, non personne n'y a pensé. C'est vrai qu'avant, on en recevait davantage. Moi, je n'en ai pas envoyé puisque je ne suis pas partie, j'aurais peut être du en envoyer de chez moi, pourquoi pas, je n'y ai pas pensé.....  J'ai gardé plein de cartes, elles sont je ne sais où dans des boites au sous sol, va falloir qu'un de ces jours je les ouvre ces boites et là, je vais y rester des heures à contempler mes trésors d'avant-guerre. Même de quand j'étais petite, j'ai gardé les courriers et les cartes. J'ai beaucoup gardé, trop gardé. Je me souviens que j'avais plaisir à écrire à mes copines, celles qui étaient parties au collège en pension et que je ne voyais plus la semaine, à de nouvelles copines de collège aussi j'écrivais pendant les vacances.

Aujourd'hui plus jamais de lettre papier (ou vraiment très peu). Les mails ou sms ont remplacé. L'écriture, je vais bientôt la repratiquer au sein de l'atelier, est ce que je vais aimer autant ça ? parfois je me sens bien médiocre mais bon, puisque ça me fait plaisir. Ne nous torturons pas. J'espère partager avec de nouvelles personnes, cela fait du bien la venue d'autres gens, sinon ça devient routinier.

 

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