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30 avril 2014

un petit courrier

Aujourd'hui nous avons reçu un courrier de remerciement. Il y a quelques semaines, mon mari était demandé pour animer une rando de dimanche matin faite sur la commune et organisée par l'OT du coin. Le circuit passe chez nous et naturellement, il dit oui. Il aime parler de son métier, ça lui prendra un quart d'heure, vingt minutes. On avait pensé la faire cette rando, puis finalement non, il a du travail ce matin là et je ne veux pas la faire toute seule. Il me raconte le midi : le groupe était assez important, ils étaient à l'écoute. Tout s'est bien passé. En allant chercher le pain, j'ai vu le groupe arriver à bon port - fin de la randonnée. Je me suis dit que j'aurais du la faire quand même. Trop tard. Souvent trop tard la réflexion, la déception. Un peu d'amertume et ça passe.

Aujourd'hui, je disais donc, un petit courrier avec une photo. Une dame de la rando envoie une photo prise à cet instant, elle écrit des mots chaleureux, elle a traîné après le groupe, elle voulait encore et encore des mots, des explications, elle a parlé aussi de sa vie et puis elle s'est pressée pour rejoindre le groupe. Je ne l'ai pas vue mais j'imagine un peu le personnage....... Quelqu'un de singulier.

Aujourd'hui j'ai trouvé que c'était chouette de recevoir ce courrier. Qu'il y avait vraiment des gens charmants. Que j'espérais encore recevoir des courriers gentils. Euh il ne m'était pas adressé, il était pour mon mari, mais je l'ai pris un peu pour moi aussi. Je suis sure qu'elle m'aurait beaucoup plu cette dame.

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24 avril 2014

suite

A quoi bon chercher un titre au message du jour ? j'aimerais être plus originale mais les billets que j'écris ne sont pas des petites étincelles, c'est la suite de ma vie, presque un journal donc ce sera "suite" tout simplement.

Le week end de Paques a été d'une grande simplicité. Deux sachets de chocolat achetés au retour de l'hopital samedi, c'est juste ça qui symbolisera la fête. Pas de messe. Plus de messe. C'est comme ça. Ce n'est pas forcément une bonne idée. C'était l'occasion de retrouver quelques connaissances à la sortie. Mais on ne peut pas aller à la messe juste pour ça. Je pense qu'on s'est bien fait manipuler. Que justement la plupart y remplisse juste une vie sociale. Je ne veux plus être hypocrite. Enfin peut être un jour je changerai d'avis.

Donc je disais que samedi nous sommes allés à l'hopital voir ma mère, que dimanche nous avons reçu à l'improviste à déjeuner ma fille et son ami, puis ils sont partis et nous avons fait une petite balade près de chez nous, nous avons cueilli du muguet, ça m'a fait du bien de prendre l'air, le bon, le poétique, observer les verts, tous les verts, le tendre, le bouteille, le bleu, le gris, le jaune......... la nature est si belle et dense.

Lundi, retour à l'hopital avec ma fille. Nous y retrouvons ma soeur et mon beau frère. Ma mère va mieux. Elle va sortir.

Mardi, elle sort et revient à la maison de retraite. Je suis inquiète au possible. J'ai moins confiance dans leurs soins que dans ceux de l'hopital. J'y saute l'après midi, elle est bien fatiguée, je discute avec une soignante, ça me rassure.

Hier, j'ai ma énième séance de kiné, la combientième depuis un an et demi, je me demande. Il prend des nouvelles de ma maman, on parle beaucoup pendant les séances, depuis le temps forcément je connais un peu de sa vie, et il connait de la mienne. Il a compris qui j'étais, c'est une des rares personnes qui sait.

Je rêve de jours meilleurs, d'écriture (snif c'est la trève à cause des vacances), de projet, de nouveaux amis qui seraient plus présents que ceux que j'ai déjà, je rêve....... J'ai peur quand le téléphone sonne.

 

19 avril 2014

une pause

Après déjeuner, une pause au bord de la terrasse, le soleil donne bien à ce moment là, depuis il s'est caché.... Le chat approche, je le caresse, il ronronne, c'est agréable..... pour moi et surement pour lui. Ne pas oublier de goûter les petits bonheurs du jour.

2 nuits seule à la maison, je n'étais pas plus rassurée que ça. J'avais froid. Cà passe vite. Je l'avais accompagné à la clinique la veille, puis j'y suis retournée le jour de l'opération. Tout s'est bien passé. A priori, la nouvelle technique est beaucoup moins douloureuse. Anesthésie générale malgré tout qui met un peu ko. Puis le lendemain, je suis repartie le chercher. Bref, j'ai fait quelques voyages à l'hopital et pas grand chose d'autre. Nous espérons que dans quelque temps le résultat sera là. Pour l'instant, le nez est bouché, c'est un peu difficile.

Ma mère de son côté est toujours à l'hopital, est passée par des phases très inquiétantes. Hier, elle semblait vraiment être mieux. Je vais y aller vers ce soir. Je l'ai fait manger l'autre soir, je ne pensais pas que ça arriverait un jour, et voilà, les rôles s'échangent. Nous avions alerté quelques personnes de la famille. Leurs réponses nous ont fait du bien.

Pour mon homme aussi j'avais prévenu quelques amis, certains se manifestent d'autres pas. Certes, il n'y a pas mort d'homme. Mais une petite pensée dans les moments difficiles est stimulante. Je n'ai pas été éduquée à ça, mais maintenant j'essaie de mieux faire. Et je tente la communication même si je n'ai parfois pas de réponse.

Je suis fatiguée et le cerveau est totalement occupé par ces soucis. Le reste ne suit pas. Au niveau travail, beaucoup de retard. Au niveau maison, rien ne prend forme. Je me demande quand on en verra le bout.

Tenir, tenir bon.

Paques s'annonce calme, rien en vue.

Tandis que beaucoup de gens partent, nous restons sagement chez nous.

Mais d'où vient cette manie de partir tout le temps ? Effet de mode, besoin, fuite...... Cà fait marcher l'économie. 

15 avril 2014

retour

Ai je suffisamment pris de distance avec mes gémissements ? je l'espère.

Autour de moi, la vie s'est compliquée. Ma mère est à l'hopital, quelques vilains calculs l'embêttent et à son âge, on n'y peut plus grand chose. Son coeur a du mal à suivre. Bref, depuis vendredi, elle n'est pas au mieux et a souffert. Heureusement, à l'hopital ils ont de quoi la soulager. Elle est parfois calme, parfois très agitée, arrache sa perfusion, est confuse. Les soignants sont sérieux, gentils, avenants. Je la sens en de bonnes mains. C'est tout ce qui compte. Je voudrais la garder encore et encore. Qu'en sera t il ? Lorsque les antibiotiques seront terminés, je ne sais comment cela va réagir. Nous sommes tous les jours avec elle pendant 2 heures environ, soit ma soeur, soit moi. Aujourd'hui j'ai accompagné mon mari à la clinique, demain il subit une opération qui était prévue depuis quelque temps, opération des sinus, qui nous l'espérons règlera bien des problèmes. C'est donc la santé de mes proches qui est au premier plan en ce moment.

J'ai malgré tout réussi à participer samedi à une journée retrouvaille que j'ai appréciée, celle d'un groupe de développement personnel dont j'ai fait partie il y a quelques années, nous essayons de nous revoir une fois l'année et c'est un délicieux moment, presque un moment de grâce tant l'écoute et le non jugement sont formidables.

Lundi soir, je suis allée malgré tout à l'atelier d'écriture, même si j'étais bien fatiguée.

Je choisis vraiment ce que je veux faire en ce moment.

La vie est belle, malgré tout cela.

10 avril 2014

et soudain !

En regardant ce soir mon émission préférée qui s'adresse aux lecteurs, moi qui lit si peu, je bois leurs paroles tant elles sont sages et humaines. C'est mon monde idéal. Ils parlent des gens avec une douceur et une ferveur infinie. Ils parlent du temps tout en poésie, en finesse. Leurs mots sont tout respect, tout courage, toute humilité et de me demander .... :

Mais moi qui suis je donc pour pleurer tant sur mon sort...... qui suis je donc, petite prétentieuse à penser que tout le monde devrait m'aimer..... à penser que je vaux tellement plus.....

Je fais juste partie de l'univers comme tant d'êtres si pauvres, d'autres si riches. Je fais partie d'un tout. Je suis ce que je suis, un point c'est tout. Les autres, ils n'ont ni à m'aimer, ni à ne pas m'aimer. Les autres c'est autre chose.

Je dois faire ma part.

Soudain, ils m'ouvrent les yeux. Pourvu qu'ils restent ouverts.

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8 avril 2014

des nouvelles

J'étais inscrite à un atelier d'écriture samedi, mais je craignais de ne trouver la force d'y aller, car j'avais aussi une sortie samedi soir, un couple d'amis nous demandait de les accompagner à une soirée cabaret. Mais cet atelier me tentait, et puis il n'y avait déjà pas beaucoup d'inscrits, alors j'ai puisé dans les réserves, et j'y suis allée. Nous étions 6 à écrire sur le thème de la cuisine. C'était vraiment bien. On a participé à la préparation du repas, j'étais intimidée. Je n'aime pas travailler devant les autres. Nous étions si bien dans cette chouette maison, feu dans la cheminée, alors que c'était tout gris et humide dehors.

Une heure chez moi le temps de me changer, et hop, nous voilà repartis pour cette soirée organisée par une association sportive d'une ville d'à côté. Les deux amis avaient envie de voir ce spectacle et nous l'avaient proposé. J'en avais entendu parler en bien. Nous étions assis à table avec un menu simple, une assiette de charcuterie-chips, puis plus tard une assiette de dessert.

Et depuis je suis bien fatiguée, j'ai mal dormi les deux nuits après.

Ce matin j'ai envoyé un mail pour prévenir que je n'irai plus pour l'instant au club photo. Je ne peux plus faire toutes ces activités. J'ai été trop gourmande et j'ai trop voulu lutter contre la phobie sociale. Evidemment, on rencontre des gens. Mais il faut tellement d'énergie pour faire face. C'est très dur à gérer.

3 avril 2014

les pèlerins

Puisque vous m'en demandez plus sur les pèlerins, je vous explique. Celui qui devait venir ce soir s'est décommandé hier. Pas grave. Apparemment son organisation faisait qu'il ne passait pas là au bon moment. Le parcours le plus classique fait que les pèlerins passent chez nous plutôt fin de matinée, trop tôt pour s'arrêter. Mais quelques uns s'organisent autrement, c'est pourquoi nous avons un peu de passage mais finalement très peu.

Chez nous, c'est le chemin qui vient de Bretagne. Un jour, j'avais lu dans le journal de ma commune que nous étions sur le chemin et que si cela nous intéressait d'héberger, il fallait se signaler à la mairie. Je n'ai pas osé tout de suite et puis un jour, sans doute un jour pas ordinaire, j'ai demandé si c'était toujours d'actualité. Apparemment il n'y avait qu'une autre famille qui le faisait. Alors ils ont pris mon offre. J'ai eu du monde la première fois en 2009. Régulièrement j'ai raconté chaque passage quasiment sur le blog. J'avoue que je ne me sentais pas franchement à la hauteur de faire ça. Mais après j'ai pensé que de toute façon le pèlerin cherche une douche, un dîner, un lit, une douche, un petit déjeuner, il ne cherche pas vraiment un ami. Il rencontre tellement de gens. Enfin pas trop chez nous, c'est plus loin que ça commence à être l'affluence. Certains le font religieusement, d'autres spirituellement, certains ont promis, certains aiment seulement marcher, il y a vraiment tous les cas de figure. Souvent ils l'ont déjà fait, en ont fait un bout, se préparent à le faire donc ne font qu'une semaine. J'aime les accueillir mais ça prend du temps quand même. Enfin ça dépend, il y a ceux qui aiment beaucoup parler et d'autres moins. J'ai fait de belles rencontres. Certains se manifestent de temps en temps encore. Pas trop. Mes plus lointains étaient des canadiens. L'an dernier quand on les accueillait, on était en travaux à la maison, j'avais un peu honte des conditions, dans le gris du sous sol même pour manger.

Au début mon jeune fils n'aimait pas ça. Il ne comprenait pas qu'on accueille des inconnus. Il m'a dit une fois qu'il en entendait un marcher la nuit. Maintenant il ne dit plus rien. Je n'ai même pas 10 passages l'année. Et cette année, ça ne commence même pas ou plutôt par un ratage.

Je ne pense pas faire cela un jour quoique j'aimerais bien. Mais porter un sac sur le dos et faire 20 km par jour, je ne m'y vois pas.

J'ai eu plus de monde quand j'ai fait la rencontre de quelqu'un qui fait partie de l'association départementale, elle a signalé notre hébergement et depuis je figure dans leurs adresses. Ici il n'y a pas de refuge comme dans le sud ou en Espagne. Les pèlerins vont chez des gens comme nous, ou bien dans les campings, chambres d'hotes ou sous leur tente à la belle étoile.

J'ai l'impression de voyager avec eux, ils me racontent leur motivation, les anecdotes d'avant chez moi et leur projet pour les jours à venir. Après, certains font signe quand ils ont fini leur parcours, jusqu'à St Jacques, ou jusqu'à ce qu'ils avaient prévu. Finalement peu le font en entier. C'est plutôt des portions de chemin.

J'ai aussi fait du chemin pour arriver à ça, car ce n'était pas évident pour moi la craintive. Avec eux je n'ai pas peur, j'ai l'impression qu'ils portent l'espoir d'une meilleure humanité, celle que je désire tant.

24 mars 2014

inadaptée

A mon retour de la poste, je prends un chocolat à la cuisine (faut bien se chouchouter n'est ce pas), j'allume la radio ce temps là sur F.I., c'est une émission qui se passe au salon du Livre, une question pour une écrivaine dont je n'ai pas retenu le nom : qu'est ce qui fait que vous écrivez ? réponse : je suis inadaptée au monde qui m'entoure alors je me réfugie dans l'écriture.

Tiens donc.

Peut être suis je inadaptée au monde moi aussi alors ? Je crois même que c'est depuis longtemps. Bon alors on est deux maintenant. Et vous ?

De plus, alors que tout le monde parle politique, élections municipales, pour ma part, je n'y comprends pas grand chose. Certes, je n'y mets aucune bonne volonté. Je me dis qu'heureusement que certains se dévouent. Dans nos petites communes, ça remue un peu. Pas comme dans les grandes villes, où les enjeux sont plus grands. Moi, je veux aimer tout le monde, alors c'est difficile. Tout ce qui est marqué sur les programmes, vous ne croyez pas que je vais passer mon temps à vérifier après si c'est fait ou pas fait ? Les nouveaux croient qu'ils feront mieux que les autres. Humhum.... ils verront bien. Certains nourrissent leur orgueil ou alors vont devoir faire face à l'échec. Cà parle, ça parle. Pour d'autres, je lis que c'est une belle expérience même si ça n'a pas marché. Y avoir cru un peu. Cà ne m'intéresse guère, je vis dans ma bulle.

22 mars 2014

caché ou pas

J'ai toujours tenté de cacher, comme on l'a fait pour mon père, comment j'étais. J'ai usé de stratagèmes, je me suis cachée derrière mes longs cheveux, lorsque j'étais jeune, derrière mon maquillage, j'ai menti, j'ai détourné. Je soupçonne ma mère d'avoir été aussi phobique sociale et mon père était maniaco-dépressif avec des tocs. On m'a tellement appris à cacher..... C'est honteux d'être comme ça donc je dois faire comme si je n'étais pas comme ça. J'y ai mis toute mon énergie, à l'école, au travail, dans ma belle famille, dans les associations, avec les amis. Je pense avoir été naturelle le temps du primaire et après, à l'adolescence, tout devenait insupportable. J'étais bien quand j'étais seule, j'aimais être seule, mais il me semblait que ce n'était pas une vie. Il ne me serait jamais venu à l'idée de tout dire à une copine. J'ai passé ma vie à faire semblant. J'ai consulté, mais même en consultant je parlais surtout de mon histoire familiale, et pas vraiment de la phobie sociale. Je pensais que si j'arrivais à dénouer cette histoire, tout s'arrangerait. Aujourd'hui, Cassy dit qu'il vaut mieux dire la vérité, mais comment tant d'années après dire : je vous ai menti, j'ai un souci qui se nomme la P.S.    Oui, il m'est arrivé quand même dernièrement d'en parler un peu, au sein de l'asso des anxieux, au président d'une autre association quand j'ai senti que je ne pouvais plus faire ce qu'il fallait, m'a t il compris ? il n'en avait jamais entendu parler. Beaucoup de gens ignorent notre souffrance. Je me suis inventée une vie presque comme tout le monde, sauf que ça me prend bien trop d'énergie pour être bon et efficace. J'y laisse ma santé.

Ce soir, malgré tout, nous sommes invités à l'apéro chez une voisine avec quelques amis, je vais y aller, ils savent que je suis fatiguée, je ne pense pas en dire plus, j'ai de la tension, ce sera tout. On aurait pu sortir hier soir à un théatre, mais je n'avais pas envie, il m'aurait fallu faire face à une population que j'ai peu l'habitude de rencontrer, donc j'ai laissé tomber. Demain, également, nous aurions la possibilité de dernière minute de participer à un cabaret. J'ai refusé, mon mari était étonné car d'habitude j'aime bien, il m'a dit que ça m'aurait fait du bien, non, confinée à une table pendant au moins 4 heures, en ce moment, il ne vaut mieux pas. J'ai raté aussi la sortie club photo cet après midi.

Voilà, si je suis franche, je fais juste ce que je peux faire. Et pourquoi aurais je honte ? j'en suis là en ce jour.

18 mars 2014

Tenir !

Hier soir, je suis malgré tout allée à l'atelier d'écriture, c'est drôle que là bas je me sente si bien, je n'ai pas parlé de mon état, j'ai écrit, suivi les consignes et tout s'est bien passé. J'ai lâché prise. Il y avait eu aussi un autre atelier vendredi dernier, j'y étais, il était donné dans le cadre de l'asso des anxieux et certains ont découvert l'activité avec plaisir. J'ai fait un bout de chemin avec l'animatrice et je lui ai confié que j'étais fatiguée, je sais que je peux lui dire, je sais qu'elle connait ça. C'est plus facile de parler de cet état à quelqu'un qui est passé par là.

Je pense que ma phobie sociale entraîne forcément à des moments une dépression. Parce que je prends trop sur moi et je fais trop d'efforts. En ce moment, je veux abandonner mon rôle dans l'autre asso, je n'arrive plus du tout à suivre, je l'ai fait savoir, mais j'ai encore tout chez moi, et je fais malgré tout ce qu'il y a à faire administrativement. Je sais qu'une fois que je n'aurai plus ça à faire, je serai libérée d'une certaine façon mais je ne verrai plus ces personnes, de toute façon je ne les vois déjà presque plus puisque je ne vais plus aux réunions. Sans doute ça me perturbe. Que vais je devenir au point de vue social ?

Il faut que j'admette que je n'aurai jamais la même vie que n'importe qui. J'ai mis trop de barrières. Mes peurs vivent avec moi. Quand je parle avec les autres, je vois aussi qu'ils ont des peurs, mais souvent pas les mêmes. Parfois celles qu'ils ont m'étonnent. Moi aussi j'en ai d'autres que la peur des gens. Passer sur le grand pont, je ne peux plus pour l'instant. Mais c'est quand même la relation aux autres qui m'angoisse le plus. Cà dépend qui bien sur. Surtout les groupes. L'humain me fait peur : mais pourquoi donc ? Est il si méchant ? si moqueur ? si......

Une blogueuse en privé m'encourage à ne plus avoir honte de ce que je suis, à accepter comme elle l'a fait d'être différente, à me faire accepter telle que je suis. Merci à elle si elle passe là. Je vais tenter d'avancer sur ce chemin, je sais que c'est le bon mais malgré tout j'aurais aimé suivre les autres chemins. Pourquoi sommes nous si différentes ? j'ai encore cette question qui me taraude. Demain matin je vais chez un nouveau médecin.

16 mars 2014

contrariée

Je me crois ouverte d'esprit et finalement ce n'est pas vrai. Pour les grandes idées, peut être, ou celles qui concernent des gens loin de moi, peut être. J'aime à me croire ouverte, c'est tout. Dès la moindre petite contrariété, je réagis vivement. Dès qu'on s'engage sur un chemin qui ne me convient pas, ça ne va plus. En ce qui concerne l'utilisation de l'argent, c'est encore pire. Les attitudes que je vois autour de moi me rendent dingue. Et même celles de mes enfants... Je leur dis hélas ça n'y change rien. Aucun lien entre ma façon de fonctionner, celle que je leur ai apprise, et celle qu'ils appliquent aujourd'hui. Cà contribue aujourd'hui à mon mal être. Bon peut être que je suis fragile et que rien ne passe en ce moment. C'est comme ça. Maintenant que c'est déposé là, peut être ça ira mieux, j'envoie ça à l'univers, il fera ce qu'il veut de ces mots sur ces maux...... Je souhaite à ces mots qu'ils me reviennent plus légers, j'en ai besoin. On verra bien.

13 mars 2014

se laisser porter

se laisser porter sur ce flot de déprime passagère. Bien sur que là c'est de la déprime. La boule dans la gorge. Le corps un peu noué. L'envie de rien. Chaque chose à faire est difficile. Ne pas en parler. Juste garder la tête hors de l'eau. Ce n'est pas comme si je ne connaissais pas cet état. Je l'ai déjà vécu de nombreuses fois avec la peur à chaque fois que ça s'éternise... Je suis allée voir ma mère, ça m'a fait sortir de chez moi. Mais ce n'est pas pour me remonter le moral. D'ailleurs il n'y a même pas de moral à remonter. C'est juste un état. C'est le résultat de frustrations, de ras le bol, de cette difficulté à vivre quand on est comme je suis. Je peux aussi parfois être bout en train, je peux dissimuler, je peux tellement de choses..... Et puis des fois, plus rien. Le trou. Plus d'envie du tout. Se laisser glisser jusqu'à la sortie, un jour, quel jour ? L'évacuer ici m'aidera peut être. Ne m'en veuillez pas d'être aussi triste et de le transcrire, ce blog sert à ça. A noter mes peines et mes joies. Ce blog n'est pas flambant de nouvelles amusantes et incroyables, et festives et glorieuses. Il n'est rien de tout ça.

11 mars 2014

déjà dit

Quand vais je retrouver un peu d'énergie ? J'y ai cru dimanche, mais depuis hier, c'est retombé comme un soufflet. Je suis devant des tas de paperasses dont je ne sais que faire, je traite l'urgent, le reste m'agace. J'enregistre les commandes, les transmets, faudrait pas que ça se voit que je vais mal.... Le reste attendra.

J'avais eu l'idée d'inviter des voisins à l'apéro, parce que je dis souvent qu'on ne voit pas grand monde. C'était prévu hier soir. Finalement, ces apéros à la mode sont interminables et on ne parle pas de grand chose. Ils sont partis à 23 h, j'étais crevée.

Peut être que je suis faite pour vivre vraiment seule ? Est ce possible ? J'ai toujours bataillé avec ça. Petite, j'étais souvent seule, j'avais une grande soeur mais avec l'écart d'âge nous n'avions pas les mêmes activités. Alors en dehors de l'école, je m'occupais seule. Nous ne recevions guère. Je n'ai pas trop la sensation de m'être ennuyée. L'été je recevais quelques copines, c'était l'évènement.

Au collège, j'ai eu plus de mal à aller vers les autres. Du coup j'ai souffert de moments de solitude à en avoir honte parfois. Tandis que la plupart batifolait, j'étais très sage et sans intérêt certainement pour les autres.

J'ai toujours cru que la vie passait par les relations aux autres. Peut être que je me trompe depuis le début. Je me fais mal avec ça. Pour moi la norme ce sont les groupes. Alors je ne serais donc pas normale ?

C'est tellement ce que je pense.

Finalement souvent je me force à être avec d'autres personnes, ça ne me fait pas toujours plaisir, mais je me force. Alors est ce un plaisir ?

Ce qui me fait plaisir, oui ça arrive malgré tout encore : c'est quand la nuit arrive, m'installer sur mon canapé, mon mari pas trop loin, voire tout près, et regarder quelque chose qui me fait partir loin : un bon film ou l'émission sur les livres...... Et là je sens vraiment que je suis à ma place, loin de l'agitation !

10 mars 2014

ouf !

Le week end est passé et mieux que je ne l'imaginais. Samedi je suis allée voir ma mère et puis j'ai fait les courses, seule, d'abord au petit magasin bio et j'ai enchaîné avec la grande surface. Il n'y avait pas trop de monde, la caissière m'a dit que c'était calme, que sans doute tout le monde était parti voir le beau temps. Quand il fait beau, les gens s'en vont, mais où donc ?

Je suis rentrée quand même un peu fatiguée, mais contente de l'avoir fait. Cà faisait longtemps. Puis nous avons regardé un film le soir, je ne suis même pas tracassée de mon menu du lendemain. C'est donc dimanche matin que j'ai concoté le menu pour nos deux invités. Vite fait bien fait : une petite entrée toute simple, le poulet dominical avec des patates nouvelles qui avaient poussé sauvagement dans la serre et que l'homme a récolté samedi avant d'en planter d'autres (joli petit cadeau) et le classique gâteau au chocolat. Un brin de ménage pour parfaire. Nous étions prêts.

Les invités venaient nous porter le faire part du mariage de leur fils. Nous voilà donc de mariage en aout, pour la journée. J'ai reçu la nouvelle avec joie. Puis nous sommes allés nous balader en forêt et c'était vraiment doux.

Soudain je me suis vraiment sentie mieux. Espérons que cela dure.

Ainsi le soleil serait bien ce qu'on en dit.

7 mars 2014

ça va passer j'espère !

Une amie en vacances m'avait proposé une marche hier, je lui avais dit oui, j'ai pensé que respirer au grand air me ferait du bien. Nous avons fait 7 km environ en parlant de tout et de rien. Je lui ai dit que j'étais fatiguée et que je prenais du recul vis à vis des gens et des engagements en ce moment, sans trop entrer dans les détails, on parle peu psychologie avec elle, ce n'est pas son truc, c'est une manuelle, une bosseuse. Nous avons pris un café au retour. Je pensais que ça changerait tout. Hélas, ce n'est pas suffisant. Je me sens angoissée. Certes, il y a eu une nouvelle triste en début de semaine, quelqu'un qui est décédé en voyage, quelqu'un que j'ai connu autrefois dans le cadre de l'école de mes enfants.

Alors que le soleil devrait me faire du bien, je me sens dans un autre monde. Pourtant demain, je verrai du monde le midi, puis j'irai voir ma mère et faire quelques courses. Dimanche, je reçois un couple, c'était prévu. Sachez que ça ne me fait pas envie du tout, que je vais me forcer. Je sais que j'ai déjà passé des moments comme ça. Ce sont peut être les hormones. Oui, c'est surement les hormones. Cà me travaille en ce moment. Mes règles sont revenues récemment. Est ce que c'est une excuse ? Plus jeune, ça m'arrivait aussi, et à ce moment là ce n'était pas la ménopause. Alors c'était quoi ? L'histoire de mon père, de ma famille, la honte, la colère ? Tout ça. L'hérédité. L'incapacité à se sortir de ce monde.

Je vais recevoir du monde, comment vont ils me percevoir ? Ils se réjouissent d'organiser le mariage de leur fils. Et moi, je vais leur montrer un visage triste au possible. Ou alors je vais camoufler.

Je sature.

J'aimerais vous raconter des choses agréables et douces, rigolotes. Non je n'ai que ça.

6 mars 2014

surjouer !

J'en ai vraiment marre de surjouer, de faire des choses qui me demandent un max d'énergie que je n'ai pas. J'ai voulu exister. Dans notre campagne, rien à faire, si on ne fait pas partie d'association, on a du mal à avoir des relations. Ou alors il faut être né ici, et du coup connaître la moitié de la population. Ou alors il faut travailler à l'usine Machin et là pareil, on connait plein de gens, et les relations se font toutes seules. J'ai voulu forcer tout cela. Mais je suis épuisée. Cà ne me convient sans doute pas. Finalement qu'est ce que j'y gagne. Même pas de considération plus que ça. D'ailleurs ce n'est pas ce qu'il faut chercher, tout le monde le sait. J'ai souhaité être plus vue, reconnue, car je souffrais d'être transparente, et après je souffre d'être vue. C'est terrible cette sensation de "jamais contente", c'est terrible. Il n'y a pas de situation idéale pour les phobiques sociaux, à part de se retrouver seul, sauf qu'à ce moment là on prend conscience de notre différence.

Parfois je fais fi de ce handicap, je n'y pense presque plus, et je me sens vraiment bien, presque sortie du trou. Et vite, un léger trouble, une parole de trop, un regard, un sourire ironique, la machine s'emballe. Ah oui, j'avais oublié que non, je ne suis pas si bien que ça dans cette société. Cà reprend le dessus, ça bouffe. Alors là je rêve de nuits interminables, de vacances très loin, de ballades rien que pour moi, de douceur, et puis tout le reste, basta.

5 mars 2014

ça va ?

A la sortie de la boulangerie, j'aperçois quelqu'un que je connais de l'autre côté, pourvu qu'elle file et qu'elle ne me voit pas, ça m'est arrivé de la voir par là et d'habitude elle file, elle ne me regarde pas. Le temps de ranger mon pain dans la voiture, je regarde de l'autre côté, je ne la vois plus, elle a disparu, et hop qui est juste à côté de moi, qui a traversé et qui passe près de ma voiture, c'est ELLE. Grand sourire, elle me demande si ça va. Oui, ça va. Sans me poser de question, j'ai répondu ça va, surtout avec du soleil. C'est venu tout seul. De toute façon, elle n'avait pas le temps de m'écouter, elle débauchait et rentrait déjeuner. Je suis contente d'avoir dit : oui ça va.

4 mars 2014

Tenter

tenter de reprendre une vie "normale".... La fatigue s'est fait longuement sentir après l'escapade parisienne. Dès le lendemain du retour, nous avions une A.G. au bureau et là encore, j'ai eu du mal à me concentrer.

Pour faire les courses, j'ai encore besoin d'être accompagnée, j'ai moins de vertige mais je crois que la peur l'emporte et je "crains" les vertiges. Du coup, je crains de rencontrer des gens. C'est ce qui s'est passé vendredi dernier. Plusieurs personnes que nous connaissions et j'ai du avoir l'air ahuri, tant ça me stresse de les renconter et de rester immobile. Faut que je bouge, faut que j'avance, je n'ai pas l'air du tout naturel à ce moment là. Samedi, nous avions un restau programmé avec des amis. La soirée a été fade, mais il faut accepter aussi les soirées fades. Sortir de chez soi est déjà une victoire.

Dimanche, nous sommes allés voir ma mère : 15 jours sans y être allée et une culpabilité ressentie bien entendu. De plus, à la fin de la visite, elle ne voulait pas rester là, réclamait de rentrer chez elle.... angoissant pour moi.

Hier soir, nous étions invités chez un couple pour l'apéritif. Dès le lundi, ça ne me ressemble pas. Mais j'avais dit oui lors de l'appel téléphonique du samedi. Oui parce que c'était important. Nous avons rencontré ce couple lors d'une soirée. Et nous avions bien sympathisé. Ils sont venus chez nous pour chercher quelque chose que nous vendons. Ils souhaitent l'emporter en cadeau lors de leur voyage au Mexique. Je n'avais pas mis les petits plats dans les grands, un apéro tout simple, plein de conversation intéressante. Ils sont charmants. Comme je ne veux pas qu'ils paient leur tout petit achat, ils nous promettent une invitation à leur retour. Je n'y crois pas tant que ça, c'est tellement arrivé souvent ces promesses "bidon", même moi j'en fais, des "on vous invitera" que je ne respecte pas forcément. Mais eux sont sincères, ils l'ont fait et nous ont raconté leur voyage. Nous avons passé une soirée intéressante. Malgré tout, ils ont une "pêche" que je n'ai pas et je crains de ne pouvoir suivre cette amitié naissante. Elle, c'est une tornade...... lui plus posé, mais ils ont vie riche d'échanges et de savoirs, ce sont des entrepreneurs.

Vous me direz que je suis pessimiste. Oui hélas. Il y a longtemps que j'ai vérifié qu'avec les problèmes de phobie sociale, on n'est pas dans le moule et on n'y sera jamais. Je devrais le savoir, l'accepter. Cela reste difficile.

28 février 2014

revenue

Samedi dernier, nous avons pris le train, sans avoir réservé. Du stress pour moi car rien n'est sur dans ce cas là. Mais trop d'incertitude sur nos horaires, sur ma forme. A l'heure de partir, je me demandais encore si c'était raisonnable. Je partais presque pour aller mieux car ici, plus rien n'allait, ni ma forme physique, ni le chantier peinture que je ne supportais plus. Nous sommes arrivés en cours d'après midi, j'étais fatiguée avant d'attaquer, nous avons d'abord retrouvé notre hotel (que nous connaissions déjà) puis nous avons pris nos marques, nous avons réservé un spectacle en face de l'hotel dans un petit théatre où se jouait une pièce comique. Je n'y tenais pas, on nous offrait des places à l'étriqué, il a insisté, il a eu raison, sauf que pendant 2 heures on ne bouge plus. Mais on a ri, beaucoup ri. En sortant, juste la rue à traverser.... cà c'était un bon plan.

Dimanche, on a pris le temps de petit-déjeuner. Cà c'est le pied le petit déj à l'hotel. Vraiment j'adore. Il y a tout ce qu'il n'y a pas d'habitude chez moi. C'est vrai qu'on pourrait faire la même chose. Mais non, il n'y a pas tout ça. Et là, tout vous met en appétit. C'est un petit hotel tout simple mais avec une bonne literie et une bonne douche. Ce sont de nouveaux propriétaires, ils prennent le temps de parler avec nous. Nous partons pour "le père Lachaise", nous décidons de marcher, il faut bien que je me refasse une santé. C'est dur, heureusement il y a les bancs le long des rues. Au départ, on s'est trompé, on est parti dans l'autre direction, du coup on visite très vite la gare de l'est. Puis redirection vers la Place de la République où les gens flanent un peu. Il fait beau. On y arrive au Père lachaise, il y aura une visite à 14 h avec le monsieur que j'ai trouvé sur internet qui m'a l'air d'un sacré personnage. On déjeune avec grandfils qui vient nous retrouver, il est juste rentré du matin en train. On vient presque nous chercher dehors dans cette brasserie, vu qu'on est pressé on entre, le personnel n'est pas hyper sympa. L'après midi, nous passerons plus de 3 h à visiter et écouter notre conteur des cimetières. Je vous le recommande, c'était totalement hors du commun. Le soir nous dinons encore avec grandfils dans un restau indien mais la journée a été difficile, je suis ko, je ne me sens pas très bien dans ce restau, ni avec les gens bruyants, ni avec la nourriture que je ne connais pas du tout. Avant, nous sommes allés à l'appart de grand fils qui y vit avec colocataires.

Lundi c'est visite du Parc des Buttes Chaumont, un tour près du Canal st Martin, je marche, j'ai très mal aux pieds, je me concentre sur mes efforts. Nous déjeunons dans un restau bruyant, on n'a pas choisi, je n'ai pas regardé à l'avance. L'après midi on se ballade vers l'Elysée, les Invalides, le grand Palais, etc. Nous allons voir le lieu de travail de grand fils mais on n'arrive pas à se joindre au tél. Nous ne verrons que l'extérieur. Puis nous rejoint  un couple qui vient pour le lendemain, ils sont à Notre Dame, on n'arrive pas à trouver comment s'y rendre, je capitule, je suis ko. Je me sens perdue. Je suggère  un taxi. Ouf, c'est fait. Le métro commence à m'angoisser sérieux, il faut tellement chercher, j'ai du mal. Puis nous retrouverons l'hotel tous les 4. Je les connais par le travail, mais je ne dois pas trop m'épancher sur mon état de fatigue. Avec eux aussi, pour nous rendre à l'hotel, nous reprenons un taxi, bien plus simple.

Le mardi se passera au salon de l'agriculture où nous avons rendez vous pour une mini conférence, chez un client. Puis nous visitons un peu. Et le soir, c'est l'heure des réjouissances : une ballade en bateau mouche et un restau sur l'eau près de la Tour Eiffel qui scintille. J'ai oublié de dire que nous avons du changer d'hotel car celui ci était reservé par la boite en question pour une nuit. C'est un hotel luxueux, je ne m'y sens pas mieux que ça, ce ne sont que des hommes d'affaires on dirait. Ma copine bave parce qu'il y a une piscine et qu'elle a oublié son maillot. Et elle m'embarque dans les rues pour en acheter un sauf qu'on ne trouve rien.

Allez j'ai du oublier des trucs, je ne sais même toujours pas pourquoi je viens de raconter tout ça...... Nous sommes revenus en voiture avec les collègues, au retour, nous nous sommes arrêtés à Chartres, ultime petite visite sur la route du retour. Depuis je ne m'en remets pas, je ne fais quasiment rien de mes journées. Le chantier peinture est quasi terminé, maintenant faut tout remettre en place. Je suis sur les genoux. J'ai tout donné là bas, je me suis malgré tout étonnée de puiser dans les vieilles réserves. Mais à force de puiser, va t il en rester encore un peu ? Pour l'instant, je me préserve, ne vois quasiment personne, reste en retrait. Faut dire que j'ai quand même vu du monde à Paris.

 

18 février 2014

18 février

Ce matin, je tourne, je vire, je n'arrive pas à concentrer mon attention. Il est vrai qu'en ce moment, je n'ai pas la grande forme. Cà ne change guère, me direz vous, il est rare que je dise que je pète le feu. Vous n'avez pas tort. Mais de là à ne pas arriver à me mettre à la tâche sans raison !!!! Tout à coup, je me rends compte de la date. 18/02 : cela fait 23 ans que mon père est parti, après 3 semaines de coma, j'ai le coup de fil de ma soeur pour me dire que ça y est, c'est fini, l'hopital l'a appelée, il est parti tout seul dans la nuit. Depuis trois semaines, nous nous relayons en journée pour être avec lui. Je ne sais plus trop comment j'ai vécu ces journées, je sais que j'ai conduit sur la neige, le verglas, je sais qu'à ce moment là je suis enceinte, je sais que ma mère est complètement en vrac. Je sais qu'on ne nous donne pas d'espoir. 23 ans que c'est arrivé. Il avait 65 ans. C'est jeune, 65 ans, aujourd'hui un homme de 65 ans peut faire encore plein de choses, a plein de projets, plein d'espoirs, il peut aider ses enfants, s'occuper de ses petits enfants. Pour nous, ça s'est terminé là. Il nous était arrivé d'espérer sa disparition bien avant, lorsqu'il faisait ses scènes, ses colères, lorsqu'il nous pourrissait la vie, mais on n'imagine pas après quand c'est arrivé qu'on ait pu dire ça. Il est parti au moment où il était calmé parce qu'il avait eu une autre maladie (hydrocéphalie), il était beaucoup diminué, n'était plus agressif.

Est ce que ce matin mon corps savait se souvenir ? Maintenant que j'ai conscience, ça ne m'étonne guère que j'étais dans la tourmente. Moi j'avais 32 ans quand c'est arrivé. J'attendais mon 3ème. Je n'ai pas été beaucoup entourée pour affronter ça. Je me suis surement endurcie une fois de plus sous une carapace plus que fragile.

 

11 février 2014

Au fil des jours.....

Je redoutais cette réunion vendredi au club photos, finalement sans trop d'effort j'y suis allée, lorsque j'y vais, je pense toujours que c'est la dernière fois, que je n'arriverai pas à suivre, et qu'ils sont trop forts pour moi, et qu'à un moment je vais décrocher. J'ai du présenter quelques photos à moi, nous avions un fil rouge à composer, il fallait 10 photos, je n'en avais que 6. Ces photos ne sont pas trop critiquées, l'important était surtout de respecter un thème. Je m'en suis sortie.

Samedi, dîner chez des amis de longue date. J'ai travaillé longtemps avec lui, je le considérais un peu comme un frère, moi qui n'en avais pas. Moi j'ai quitté la boite, il est resté jusqu'à aujourd'hui, il en a marre.... Je sens qu'ils s'ennuient, leurs enfants loin, pas de petits enfants, ils ont pourtant plein de copains, mais on sent l'ennui, le manque.... Peut être prévoierons nous plus de sorties ensemble ? il y en a une de prévue dans quelque temps.

L'anniversaire d'un grand âge : mon beau père .... beaucoup de dizaines. C'était hier et nous lui préparons une petite fête. Mon fils fait un film pour l'occasion, nous l'avons découvert en partie ce week end, et je n'en suis pas revenue. Ainsi on connait mal ses enfants. Sous ses airs un peu brouillons et son jenfoutisme, il a concocté un petit bijou, plein de rires et sans doute de larmes.... J'ai été touchée. Nous serons une cinquantaine autour d'un repas. J'espère que les autres apprécieront aussi.

J'ai annoncé à mon président d'asso que je voulais réellement arrêter. J'ai décliné la réunion pour ce soir. C'est clair, je ne veux plus participer à ces réunions. Mes sorties du soir sont réservées à l'atelier d'écriture tous les 15 jours, ça ne me coûte pas, et à la photo, tant que je tiens le coup. Sinon, j'ai envie de calme. Je verrai moins de monde c'est sur, je perdrai le lien. Mais il faut bien en arriver là. L'énergie n'est pas suffisante pour faire face à tout.

Coté santé, j'ai visité un nouveau médecin. Tension haute, et pincée. Pas bien. Demain, analyse de sang. J'ai beaucoup de vertiges depuis quelque temps et je me fais peur.... Je ne fais plus mes courses, ou du moins pas toute seule.

Régression.

6 février 2014

arrêt

Je n'avais plus de nouvelle, je lui ai adressé un mail pour le remotiver à écrire. Il m'a répondu qu'il allait bien, mais qu'il faisait une pause parce que écrire et lire à la suite lui demandait trop d'effort. Je l'ai vu, j'ai vu ses efforts lors de nos ateliers. Il m'a promis qu'il viendrait au prochain qui serait dans le cadre d'une autre association. Je l'ai dit à notre animatrice. "Il peut venir écrire et ne pas lire, s'il le veut". J'y avais pensé également. Elle ne force pas à lire, mais en principe tout le monde lit. Je sais ce qu'il ressent, mais je ne peux pas faire grand chose pour lui. Cette dévalorisation que nous vivons, cela nous conduit à nous punir tout le temps. Il m'a un peu raconté sa vie, et il y a beaucoup de similitudes avec la mienne. Beaucoup de honte. Il faudrait tout reparamétrer dans notre tête.

Les mots m'ont aidé moi à sortir la tête. Je me sens légère, là bas. Car je pense que la plupart des gens qui écrivent sont des gens sensibles. Sensibles aux histoires des autres, aux tempéraments des autres.... quoiqu'il y a surement des exceptions.

5 février 2014

l'alcool ....

J'ai toujours détesté l'alcool ou plutôt l'usage que l'on en fait. Mon père nous faisait une de ces morales avec ça, il en parlait comme d'un fléau. Il en avait souffert à sa manière, je ne pense pas que lui même en ait abusé, rien de cela dans mes souvenirs. Puis ensuite il avait de tels traitements que l'alcool était bien interdit. Certains s'en fichent pas mal, mais lui n'a pas joué avec ça.

L'alcool : il avait connu avec des proches, ceux que ses soeurs avaient choisis, et c'est vrai qu'elles avaient fait fort. Etait ce la période, je ne sais pas. Il voyait la décadence chez plusieurs, et lui, fragile, avait du mal à supporter. Deux couples avaient éclaté, un autre avait connu la faillite, et j'en passe. Bref, l'alcool nous a été décrit par mon père comme un puissant malheur.

J'ai toujours eu ça à l'esprit. Dans ma propre famille, vu que mon père ne buvait pas, je n'ai pas connu ces misères là, j'en ai connu d'autres, heureusement qu'il n'y avait pas ça en plus..... Il ne voulait pas qu'on vive ça.....  Jeune, je ne buvais quasiment pas une goutte, je ne supportais pas. Puis après avec mes migraines, totalement incompatible. C'est depuis quelques années seulement que j'apprécie un fond de verre d'un bon vin ou d'un apéritif mais vraiment à petite dose. Cà monte vite à la tête, manque d'habitude.

Lors d'une discussion, j'apprends que certains s'y adonnent encore beaucoup. Un père de famille, tellement atteint, n'a pas réussi à aller chercher son enfant là où il devait, il a même abimé sa voiture en faisant le chemin. C'est quelqu'un d'autre qui se charge de récupérer le gamin. Sa femme était chez des amis en l'attendant, et elle n'est pas mieux et les amis non plus. Et hélas, c'est très souvent. Je sais, ça pourrait être des ragots, je préfèrerais. Il est vrai que je n'ai pas vu la scène de mes yeux, que peut être il faut y mettre un bémol. Mais je connais un peu ces personnes, de loin. Il y en a beaucoup d'autres comme ça, dans mon entourage mais pas proche entourage. Même mon jeune fils est outré de la situation. Et si ce père là avait eu un accident en revenant avec son gamin, et peut être d'autres gamins aussi qu'il aurait pu ramenés ? Ok ce n'est pas arrivé. Avec des "si", on peut évoquer beaucoup de catastrophes. Mais bon, je trouve vraiment déplacé ce genre d'attitude.

Comment éduquer ses enfants qui sont toujours prêts à dériver, si on est soi-même à la dérive. Souvent, ça amuse plutôt les gens. Moi ça me dégoûte. Ne peut on pas s'amuser autrement ? Cà m'a coûté des amis. Car ici, pour en avoir, il vaut mieux boire, sinon on n'est pas très intéressant, on ne se lâche pas suffisamment pour rigoler (bêtement je pense). Mais je suis bien contente d'avoir résister à cela car ce n'est pas chouette à voir. Et ces enfants là qu'en pensent il ?

1 février 2014

quelques nouvelles !

La vie file à toute allure - je sais, je me répète, j'ai déjà dit que le temps me filait entre les doigts. C'est une sensation désagréable car finalement j'ai l'impression de faire peu de choses.

Récemment, deux semaines de suite, nous avons eu du monde en semaine un soir : une première fois avec un couple qui venait chercher une commande, nous avons dîné ensemble chez nous, et donc nous nous sommes couchés tard, même scénario cette semaine, du coup j'ai fait plus simple : un apéro mais qui s'est prolongé tard également. Par contre aux deux fois, j'ai aimé ces moments car partagés avec des personnes connues depuis peu de temps. Le premier couple, c'est mon mari qui les a rencontrés grâce à l'organisation d'un marché bio dans une petite commune d'à côté. Le courant a passé très vite. Le deuxième couple, on s'est retrouvé à la même table qu'eux lors d'un repas de connaissances communes et là pareil, le courant a passé très vite. Ce sont dans les deux cas des gens très énergiques, très humains, je me dis que j'ai de la chance finalement de faire encore de belles rencontres. Je dirais même que plus ça va, mieux c'est. Je ne leur correspond pas du tout, car je ne suis pas comme eux, d'ailleurs je leur laisse vite entrevoir, mais je ne pense pas que ça ait de l'importance. Et puis nous n'avons pas signé de contrat d'amitié. Je sais que je les apprécie, c'est tout.

Dès que je me couche très tard, je suis moins bien le lendemain, je mets du temps à récupérer. Je ne voudrais pas ça tous les soirs. L'écriture, c'est un lundi tous les 15 jours et à 22 h 15 je suis rentrée. Les réunions de l'asso communale, je n'y vais plus guère, je n'ai plus du tout de motivation. D'ailleurs ce matin, c'est l'assemblée générale et à l'heure qu'il est je suis en robe de chambre en train d'écrire ici, je n'ai pas envie d'y aller. Les réunions photos, c'est le vendredi soir, à peu près tous les 15 jours, c'est beaucoup, je ne sais pas si je vais m'y tenir. C'est sans obligation, mais si on loupe trop, difficile de suivre. J'avoue avoir beaucoup de mal.

Samedi dernier, j'étais sortie avec ma fille, j'étais pourtant très fatiguée, mais je me suis tenue à mon engagement avec elle. C'était un spectacle de danse, c'était varié et nous y avons croisé des gens que nous connaissons. Je n'avais pas trop envie de parler, je ne me suis pas forcée.

Hier soir, il y avait une réunion intéressante à l'asso que je fréquente (anxiété), je devais y aller, je m'en réjouissais, le thème était beau et intéressant, et bien voilà je l'ai ratée. Je me suis retrouvée à signer des papiers dans un bureau, rendez vous était pris à 18 h, sauf qu'il fallait beaucoup de temps et que j'en suis sortie trop tard. J'ai du me rendre à l'évidence, je ne profiterais pas de ce bon moment.

 

 

 

 

23 janvier 2014

J'aime !

Autrefois quand j'écoutais la radio, c'était surtout pour les chansons, la variété de préférence. J'aimais aussi les émissions de variétés à la télé. Les choses ont changé, quoique j'aime toujours les chansons, mais j'aime aussi écouter les gens parler, et les voir aussi.

J'aime beaucoup les émissions littéraires, genre grande L, ou Villa M, je les écoute et je m'évade. Ils parlent bien de leur livre et cela va plus loin, ils parlent tout simplement de la vie, avec de grands mots parfois, de beaux mots, je me dis à chaque fois qu'il faudrait que je lise le livre mais je ne le fais pas, il m'est arrivé de le faire suite à ça, mais je n'en trouve pas le temps hélas.

J'aime aussi entendre les gens dire qu'ils ont aimé tel ou tel livre, et comme ils en parlent. A l'atelier d'écriture, cela arrive parfois. Et puis elle nous lit des extraits. J'aime aussi entendre le groupe lire ces textes juste écrits. On disait l'autre jour qu'ils prenaient une autre dimension à voix haute.

Justement, j'aimerais pouvoir enregistrer ce que j'écris parfois. J'avais avant un dictaphone qui ne veut plus marcher, je ne sais pas pourquoi. Je voudrais acheter autre chose pour ça mais je me perds dans la jungle du petit matériel numérique. C'est vrai qu'il faut entendre les mots pour découvrir parfois des musiques intéressantes, selon les mots associés.

Si vous vouliez bien me guider pour du matériel suffisamment performant mais simple d'utilisation, ça me rendrait bien service.

Ce soir je vais regarder une fois de plus la grande L et je m'évaderai en Angleterre pour pas bien cher.

 

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