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6 février 2012

saison du blanc

Comme j'avais décidé, je ne suis pas allée à l'AG samedi matin, j'avais pensé que j'aurais peut être un sursaut et que je me déciderais au dernier moment, non, je n'y pensais même plus. Je suis allée voir ma mère l'après midi, suis passée faire quelques courses pour deux ou trois trucs qui manquaient pour le soir. Pour la première fois, j'avais invité ma nièce et son mari avec leurs deux garçons à venir dîner. Il y avait un repas d'asso organisé dans la commune et ils proposent pour ceux qui le souhaitent (au lieu d'aller manger dans le brouhaha) de livrer à domicile, ben oui, on commence à être vieux. Ma nièce m'avait interpellé pour aller à ce repas avec eux, j'ai proposé la solution de "vieux", ben ils ont accepté eux qui sont jeunes. Et nous avons réglé les repas. Comme ça je n'avais quasiment rien à faire : soupe - pâté - coq au vin - fromage - éclairs étaient tout prêts. J'ai juste fait un petit plus pour l'apéro (foie gras sur pain d'épices, j'adore ça !!!) et pour le dessert j'ai rajouté un crumble, j'ai bien fait car leurs éclairs avaient mauvaise mine. Ils sont partis tard et déjà il y avait un peu de neige.

Je me disais que la météo annonçait tellement de neige, que peut être ils allaient se gourer, et qu'on serait déçu, parce que OUI moi j'aime ça la neige. Et bien au réveil, je n'en revenais pas, BLANC partout. Le gars du restau appelle "vous venez ou pas ce midi, toutes les tables ont annulé, il ne reste que la vôtre". On appelle les autres : "euh non, on a trop de route à faire, on annule". Pas de restau, depuis le temps qu'on essayait de mettre ce repas, on avait réussi à fixer une date, et bien c'est encore reporté. Alors on avait carte BLANCHE (neige) pour ce dimanche et mon jeune fils n'ayant pas de foot, nous sommes allés nous ballader et admirer. C'est comme si le temps s'arrêtait. C'est grandiose. Et même qu'on a rencontré un gars qui n'est pas toujours vraiment sympathique, et bien là, il était tout gentil. La neige a des effets....... Et puis la nuit dernière, j'ai vraiment bien dormi, la neige a des effets........

Et pour clore, quelques clichés

 

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C'était un BLANC DIMANCHE !!!!

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26 janvier 2012

la croix

J'aperçois en revenant une croix qui se dresse, je ne l'avais jamais vue sous cet angle là et me vient à l'idée que :

Tant de croix par ici
  Les riches propriétaires
    Les ont plantées sur leurs terres
      Nos familles ont vécu à genoux
        Tout le temps de leur vie
          On les avait priées de se taire
           Ainsi elles ont porté leur croix
            Celles qui ne se voyaient pas

LesBouchoux_croix1_

 

  

26 janvier 2012

les barrières

Il faut ouvrir les barrières
Chasser les plus gros chagrins
Plus jamais se laisser faire
Encore croire à son destin

Il faut ouvrir les barrières
Pour que puisse entrer la joie
Entendre chanter la terre
Et s'endormir dans ses bras

Il faut ouvrir les barrières
Respirer le jour nouveau
Aller boire à la rivière
D'un demain qui sera beau

 

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30 novembre 2009

TAG

JEANNE M'A TAGGEE.

voici les 7 règles d'or:médaille.png

1. Remercier le gentil camarade de blog.

2. Copier l'image ci contre.

3. Mettre le lien du blog qui régale en évidence.

4. Raconter 7 choses inconnues sur soi.

5. Faire l'offrande à 7 amis bloggers.

6. Ajouter leur lien dans ses favoris.

7. Leur annoncer qu'ils doivent à leur tour se dévoiler, et ...se barrer vite fait !

Je ne suis pas une habituée des tags mais je remercie Jeanne d'avoir pensé à moi. Et je vais voir ce que je peux faire.

1 - Je suis les 3/4 de l'année habillée en "jean". J'aimerais faire mieux mais je n'y arrive pas. J'envie les jolies robes sur les autres.

2 - Je ne sais toujours pas faire les liens hypertexte, j'y suis arrivée une ou deux fois, et là j'ai pensé que ça allait me prendre trop de temps alors tant pis.

3 - dans une autre vie, j'aimerais être Jeanne. Elle a une vie comme j'aimerais avoir. Surtout elle chante.

4 - Je prends des médicaments tous les jours parce qu'on m'a dit que désormais je ne saurais m'en passer mais j'espère encore

5 - J'adore les frites. J'en fais quasiment tous les dimanches.

6 - Je n'aime pas trop magasiner.

7 - Je n'aime pas la politique, d'ailleurs je n'y comprends rien du tout.

Ce ne sont pas des super scoop.

Et je tagge Carl, Celor, Marie, Isa, Radiocrochet, Louis, et tous ceux et celles à qui cela fait plaisir. Je ne serai pas fâchée si vous n'acceptez pas.

4 janvier 2017

J A N V I E R

 

Ecrire en utilisant JANVIER à la verticale,  avec des rimes. Je commence et vous continuez par le biais des commentaires :

J alonner le silence de l'hiver à l'heure du givre

 

Et voilà le résultat en l'espace d'une petite journée :

J alonner le silence de l'hiver à l'heure du givre
A fin de suprendre l'éclat de glace telle une ire
N e pas bouger pour admirer cette splendeur
V oir un reflet dans la nuit ambiante
I maginer que le soleil nous offre sa chaleur
En vain, mais la lune toujours prévenante
R ire, sourire, l'âme reconnaissante

 

Cà mérite une photo :

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18 septembre 2016

Pour les impromptus littéraires : chaque paysage est un état d'âme

Curieux comme cette ville m'envoûte !

Son château, sa rivière, ses ponts,

Paysage bucolique

Pour âmes mélancoliques

Quelques pas dans les ruelles

Et la poésie m'appelle

Une respiration

De l'histoire à foison

Je me sens comme chez moi

Plus aucun effroi

De la tendresse infinie

Des sourires aux visages

Du temps pour observer

La paix que l'on recherche

Et qu'on trouve là bas

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photo du net

7 mai 2016

la bulle de bonheur

Quand j'ai lu ce matin Bonheur du Jour, j'ai eu 10 ans. Oui oui 10 ans, d'un coup d'un seul, j'ai grimpé sur la pierre, crapahuté sur le toit du clapier à lapins, le lilas tout près sentait bon, les poules caquetaient tout autour, le soleil était tiède. Je n'étais pas si loin que ça du monde, mais j'étais dans le mien, j'oubliais tous les autres. J'avais apporté avec moi ce qu'il me fallait. Une vieille clé qu'on avait bien voulu me laisser, elle ne servait sans doute plus à rien, la boite de conserve qui trainait par là, et puis l'eau savonneuse. Je ne me rappelle plus comme on la faisait. Juchée sur le toit, je passais des heures à envoyer des bulles, à personne, juste les voir voler, s'envoler, dans mon petit monde. Cà durait, je n'embêttais personne. Il ne valait mieux pas car ils n'aimaient pas m'entendre dire "je sais pas quoi faire".... vu que je n'avais pas d'enfant de mon âge autour sauf la petite voisine mais je la voyais peu, chacun chez soi, les deux familles ne s'entendaient pas.

Ainsi les bulles sans doute libéraient mon esprit pour un temps, et de relire ça ce matin, l'effet fut magique.

 

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31 août 2015

Qu'avons nous fait ?

Ce week end, j'ai laissé tomber une invitation pour la présentation d'un livre. Je n'ai pas vraiment laissé tomber, j'ai juste oublié. Je n'aurais sans doute pas été très à l'aise dans cet endroit. Samedi, nous voulions aller dans un lieu où se mêlent balade et spectacle, sauf que le spectacle est le dimanche seulement alors on ira une autre fois. A la place, sur sa proposition à lui, nous sommes allés en forêt. Il faisait une chaleur presque insupportable, nous avons pris le temps. J'ai fait des photos et j'ai marché en admirant les endroits. C'est à deux pas de chez moi, mais j'avais l'impression d'être loin, ailleurs, spectatrice de la nature si belle et si bienveillante pour nous remonter le moral. Quand on prend des photos, on est à l'affût des effets de couleurs, des reflets dans l'eau, de détails qu'on ne voit guère si on marche sportivement. Nous sommes rentrés tout transpirants de cette heureuse balade, et après nous étions invités chez les nouveaux voisins pour un apéro. Nous y sommes allés avec une autre voisine et nous avons pu rester dehors toute la soirée, avec la superbe lune comme invitée de dernière minute. Ce fut une soirée paisible, amusante, captivante et riche des savoirs des uns et des autres, avec de la bienveillance, et plein de petits trucs à grignoter et à boire sur la table. Je suis contente de mon voisinage, il fut un temps où entre voisins, nous nous ignorions complètement. Ce n'était pas ceux là.

Hier nous avions pique nique entre amis. C'était le deuxième de l'été pour nous deux, les autres ont plein d'occasions. Il n'est pas fan des pique niques. Mais nous avons passé une bonne journée dans un lieu très fréquenté justement pour les pique niques et les baignades, et les jeux. Je n'en revenais pas de tout ce monde. Pas de grande conversation, pas de prise de tête, juste manger et se laisser vivre. Les autres ont raconté leurs vacances. Ils ont aussi pesté sur leur feuille d'impôt. Une balade a fait la digestion et nous avons remis le couvert pour le soir. Nous sommes partis les derniers, il faisait quasiment noir. Pas sur qu'il y ait d'autre pique nique désormais. Nous n'en faisons pas en famille, aucune proposition de ce côté là. C'est pourtant ce qu'on voit le plus : des grandes tablées familiales. Pas pour nous.

Voilà, de quoi moins penser, de quoi avoir l'esprit distrait et continuer notre route.

Et vous qu'avez vous fait ?

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18 août 2014

aout

 

Nous sommes allés à un mariage le 9 aout, un fils d'ami, nous y connaissions la plupart des invités côté marié. Cela se passait dans un joli endroit, et ainsi j'ai compris que la fête n'existait pas que dans sa propre famille. Nous étions importants pour eux, nous avons fini très tard dans la nuit. Cela resserre les liens. L'autre couple qui était présent comme nous, ceux avec lesquels nous sommes partis en voyage, nous avait invités de la même façon aux mariages de leurs deux filles, nous avions été honorés. Le lendemain, nous étions bien fatigués.

Le week end du 15 aout, nous n'avions absolument rien de prévu et je me suis laissée vivre. Une petite balade un matin avec l'homme, des travaux de ci de là au jardin, du rangement à la cave, une sortie photo (juste moi et mon appareil) une fin de matinée au bord de l'eau avec un soleil juste comme il faut, le pied, et hier une visite à ma mère et une rando de 10 km le soir, avec l'homme, nous sommes rentrés Il faisait brun. Je regardais mes pieds tandis que le chevreuil est passé, il l'a vu, moi pas, je l'ai juste entendu. Après j'ai cru voir un renard, mais je me demande si ce n'était pas juste un gros chat. Nous étions seuls dans la forêt, c'est ennivrant de calme et de beauté.

Voici quelques clichés de ce beau matin du 14 :

 

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11 août 2014

la lune

Sur deux blogs amis, on parle de la lune, ce n'est pas si souvent qu'on parle de la lune. Elle ne m'intrigue pas plus que ça, elle m'empêche parfois de dormir, enfin à ce qu'on en dit..... je l'ai pris une seule fois en photo, c'était en 2012, c'était ça.....

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est ce qu'elle se marre la lune ?

 

 

J'ai ce vague souvenir du premier homme qui a marché sur la lune à la télévision, je crois qu'il n'y avait pas longtemps qu'on avait la télé, je ne pense pas avoir mesuré à ce moment là tout ce que cela représentait......

Et depuis, ben elle vit sa vie de lune, et moi je vis la mienne .....

2 avril 2019

printemps

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Toujours voir le beau. C'est lui qui me sauve. Je suis passée à côté, c'est comme s'ils m'avaient parlé "hé, tu ne nous vois pas ! nous sommes les coucous".

J'ai retourné la tête, sorti l'apn de ma poche, je me suis approchée. J'ai pris la photo. Le contraste du jaune et du bleu gris de l'eau.... ça m'a apaisée. Les coucous se sont tus. Ils savaient sans doute qu'ils étaient en train de m'aider. Heureusement qu'ils existent.

Reflet de vie : la beauté du vivant, le danger du vivant (l'eau) ... l'eau qui ondule... COMME LA VIE ONDULE

 

 

6 février 2017

L'idée

Il avait émis l'idée, les médias en parlaient. Moi je n'entendais rien, trop occupée à me moucher, tousser, cracher, respirer. Disons que "Marcel" je n'avais pas capté. Il avait émis l'idée, c'était important que je m'en rende compte. Le matin, je lui ai demandé des nouvelles de cette tempête. Il n'osait plus trop en parler car il voyait bien que je n'étais pas au top. Samedi après midi, j'avais décidé de ne rien faire, j'étais dans le canapé, je regardais je ne sais plus quel documentaire, ça frappe à la porte. Combien de samedis j'ai passés, espérant des visites, sans rien voir venir. Là, sans prévenir, O arrive avec ses enfants me porter des billets, j'ai géré la situation et les ai reçus jusqu'à ce que l'homme arrive et s'occupe d'eux.

Et on a décidé d'y aller. Je resterais dans la voiture bien au chaud. C'est ce qu'on a fait. Garés sur un parking très célèbre, face à la mer, on a vu le spectacle. Il est sorti un peu prendre l'air. Moi non. Il y avait du soleil, j'étais très bien. A côté de nous, d'autres voitures se garaient tour à tour et vivaient le même scénario. L'homme descendait, la femme parfois ou pas. On a pris le temps de regarder à droite, en face, à gauche. On ne se lasse pas de la mer argentée qui roule plus fort qu'à l'habitude. Et l'écume qui vole, folle, un peu partout. C'était magnifique.

Après on s'est un peu perdu volontairement dans la zone portuaire, toujours en voiture bien sur. On a profité que c'était dimanche et que la circulation était moins pressante qu'en semaine ou en saison touristique. Et on a terminé par une petite creperie, on s'est garé juste à côté, je ne voulais pas prendre froid. Quand on est entré, ils on fait exception, ils étaient prêts à fermer, la veine ! et hop une bonne crêpe pommes caramel, et non pas du cidre, une infusion pour l'occasion....

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9 septembre 2016

Participation aux Impromptus littéraires

 EN ATTENDANT LA PLUIE

Il joue avec les feuilles mortes
En attendant que le vent les emporte
Ca l'amuse le petit gars
Car ça craque sous ses pas


Il grandit le petit gars
Il est bon d'être là
En attendant la pluie
Pas encore aujourd'hui


Sous le charme je ris
De le voir étourdi
Devant une pomme de pin
En ce si beau matin

 Le paysage crie
Il est prêt à pleurer
Il n'aime plus l'été
En attendant la pluie

 L'enfant aime l'été
Il peut tant turbuler
En attendant la pluie
Pas encore aujourd'hui

 

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5 juillet 2011

Heureusement

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J'ai des fleurs, elles sont un vrai bonheur pour passer l'été, quand ça ne va pas, je vais leur parler.

Ici ce sont des géraniums lierre et des euphorbes, découverte de cette année. Et en plus, si vous cherchez la petite bête, vous allez la trouver .......

Bientot d'autres photos pour égayer ce blog austère.

22 mai 2011

Parfois

Tout se remet bien en place. J'avais peur hier soir, j'avais eu tant de mauvaises pensées pour ces gens, je les avais haïs pour nous avoir oublier dans leur projet de voyage. Nous ne nous étions pas revus. Le temps a passé, je n'y pensais plus beaucoup. Et hier soir, nous étions invités avec eux chez nos amis communs. F. m'avait téléphoné pour nous demander si on était libre ce samedi sans m'en dire plus, j'avais dit oui, elle m'a dit après mon "oui" que les autres personnes seraient là aussi. La blessure s'était un peu rouverte à ce moment là. Je ne savais plus si j'avais bien fait de dire oui. J'ai pensé à rappeler et mentir pour dire que finalement cela nous était impossible. Puis, j'ai laissé couler. Hier après midi, j'étais calme, je me rendais compte que je n'avais plus mal à y penser, c'était du passé. Juste une petite crainte en arrivant, et puis tout s'est bien déroulé. On a même bien rigolé. Je suis très contente d'avoir pris le dessus. C'est une petite victoire. Savoir pardonner.

Cela donne dans la tête un beau paysage, un peu comme celui au dessous pris lors de notre périple du côté de Nice.

Bon dimanche.

 

 

 

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26 février 2010

Il y a un an je revenais de voyage

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Ah quel souvenir ! C'était totalement magique, et j'étais tellement différente là bas, débarassée de mon carcan, j'aimerais revivre ces moments. Nous avions projeté partir éventuellement au Maroc cette année, mais ça ne se fera pas. Il faudra attendre un peu. Est ce que la prochaine fois sera aussi intense ? Est ce que je me sentirai aussi libérée ? Partir à deux seulement ou à plusieurs ? Beaucoup de questions. Organisé ou pas ? On verra.

Merci mes amis de m'avoir fait connaître l'ile de la Réunion.

10 août 2021

petit géranium

Petit géranium rouge est arrivé il y a quelques années, j'ai décidé de le marier aux autres dans une potée. Les autres géraniums lierres se développaient, tandis que petit géranium végétait. L'hiver tout le monde se reposait et l'histoire recommençait l'été d'après. Petit géranium rouge dépérissait, les autres lui mangeaient la place, les autres étaient plus forts. Même s'il résistait de tout son petit être.

Cette année, je suis allée à son secours. Tu n'es pas bien là, je vais t'en sortir et t'installer tout seul dans un pot. Malgré tout, tu ne seras pas loin des autres, mais tu auras une place pour toi tout seul dans un nouveau pot.

Depuis petit géranium va mieux. Son rouge est éclatant, il se développe lentement et maintenant il semble heureux.

Je pense que parfois je ressemble à petit géranium. Certains sont très à l'aise dans un groupe, ils s'éclatent, vantent toutes les qualités. Certains autres ne peuvent pas y vivre ou alors beaucoup moins bien. Ils ont besoin de solitude pour être bien. 

Et vous ?

geranium

 

29 septembre 2015

s'autoriser ....

Elle était venue me voir en aout, m'avait dit qu'elle aurait quelques vacances en septembre, on avait émis l'idée de partir quelques jours ensemble. Après on n'en a plus parlé. Même quand je suis retournée chez elle récemment, elle n'avait sans doute pas osé en parler, et puis il y avait quelqu'un d'autre avec nous.

Il y a une semaine, je la recontacte, et je lui demande si elle se souvient de ce qu'on avait dit. Je lui dis que plusieurs jours, ça va être dur pour moi, j'ai des impératifs dans le travail. Mais je lui dis que, si elle veut, on peut prendre une journée. Elle me dit qu'elle y pensait, et qu'elle m'aurait rappelée.

Je lui propose un beau village à la campagne, elle ne semble pas emballée, alors tout de suite, je dis : à la mer ? Oui, oui, oui, à la mer. Et dans la ville de la mer où nous allons peu en été parce que c'est trop fréquenté.

Hier nous y sommes parties toutes les deux, nous étions presque sures d'avoir beau. Nous avons traversé l'immense plage, en prenant notre temps. Le midi, nous sommes allées dans un petit restaurant dont j'avais lu l'ouverture dans la presse. Rien d'extraordinaire. Puis nous sommes allées à l'office de tourisme prendre l'agenda culturel de la saison, des fois que .... nous voudrions revenir une soirée. Nous avons pris le temps de nous poser en haut de la plage sur un muret, ôter nos chaussures et nos chaussettes, et tremper nos pieds, tandis que quelques uns se baignaient. Puis nous avons longé les belles demeures parmi les immeubles beaucoup moins beaux. Nous avons pris un verre au café de la plage. Il était déjà temps de repartir, remplies de ce beau soleil d'automne, généreux soleil. Il y avait du monde à flâner. Mais c'était quand même mieux que juillet - aout.

Il y a longtemps, j'aurais eu bien du mal à m'autoriser une journée comme ça, sans lui, sans eux.

Aujourd'hui, je le fais, timidement, mais je le fais.

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11 mars 2009

envie de vous dire

que j'ai envie de m'évader ici à défaut de m'évader ailleurs. Je me traîne un peu depuis le voyage. Pas l'énergie que j'avais là bas. Hier j'ai fait de la brioche toute la journée. J'ai repris mes activités petit à petit sans élan. Je regarde souvent les photos du séjour. J'ai toujours du mal à me lever le matin. J'ai un sommeil de plomb. Qu'est ce qui se passe dans ce cerveau ? Je vais avoir un week end chargé : anniversaire de mon grand fils donc repas samedi midi et le soir, nous avons une soirée spectacle de prévu. Cà fait beaucoup pour moi. Dimanche, ce sera repos. Là bas j'étais toujours prête, mais c'est vrai que je n'avais rien à faire : ni cuisine, ni linge (sauf une fois une lessive), ni courses, ni paperasse, ni obligation. Ben oui, c'était le rêve pour une anxieuse comme moi. Et puis j'aimais les gens là bas. Tous. Je ne savais rien d'eux et je les aimais tout de suite. Leur regard sur moi était bon également. Ni juge ni coupable. Je crois que là est la clé. Je vous offre une petite photo, je sais pas encore laquelle je vais choisir. Bon je vais chercher.

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15 juillet 2016

déprimée

Hier soir je me suis couchée complètement déprimée ! j'avais fait une rando l'après midi avec une voisine-amie après lui avoir lancé un sms de proposition. Puis après, personne n'a parlé de feu d'artifice alors au lieu d'en parler moi même, j'ai laissé filer et ça m'a déprimé. Je retombe vite dans le piège. Je me suis réveillée déprimée. J'ai fait la cuisine ce matin pour une grande tablée et je les ai abandonné prétextant une grosse fatigue, ce qui était vrai car déprime = fatigue. Je suis restée au lit dans le noir, malheureuse comme tout, n'ayant goût à rien, et ressassant. De plus ce matin, la radio m'avait annoncé les terribles nouvelles qui m'ont déprimée encore plus.

Cet après midi, je me suis relevée, j'ai discuté avec ma fille qui avait bien vu mon état. Toujours les mêmes thèmes : tu es trop en attente, tu n'es pas simple, tu devrais t'en foutre, tu es faite pour entraîner les autres, tout le monde n'est pas comme ça, ce n'est pas grave que ton agenda soit vide tu dis toi même que les autres sont beaucoup trop pleins..... et j'en passe ! logiquement nous devions aller magasiner mais je n'avais pas la force, j'ai renoncé.

Là je suis encore très fatiguée, rongée. Et dégoûtée du monde dans lequel on vit.

12 juillet 2016

les impromptus

La semaine dernière vous avez trouvé des pierres sous vos pieds.

Cette semaine vous y trouverez aussi un bidule, un vide-pomme, un chrysanthème, une matriochka, une merguez, un froc et un vice-amiral.
Avec les pieds ce sont 8 mots qu'il vous faudra placer dans le texte 

Voilà mon texte :

 

 

- Et bien c'est pas de la tarte, tu crois qu'ils arriveraient à me casser les pieds les impromptus ?

- Ben ça ne va pas être commode pour toi cette semaine, vu ta culture, tous ces mots exotiques  !
- Exotique le bidule ?
- De quel bidule parles tu ? Des bidules, t'en as plein la cuisine.
- Tiens le vide-pomme par exemple, c'est pas du tout exotique mais c'est pratique. Je cherche toujours le mien, en croquant ma pomme, et quand j'ai fini, je le trouve planqué au fond du tiroir. Trop tard. Et ça fait mon histoire.
- Et le chrysanthème, qu'est ce que tu vas en faire, on est en juillet.
- Le chrysanthème ?ça me fait penser que je ne suis pas retourné chercher celui déposé l'année dernière sur la tombe de mes parents. C'est comme ça tous les ans. Et vlan !
- J'aime pas trop parler des cimetières. J'adore ta matriochka là sur ton buffet, d'où tu l'as ramenée celle là ?
- C'était un cadeau. Cà date. Cà tombe bien que tu l'aies vu, sinon j'étais dans le caca.
- Vu que tu t'en sors bien, je vais partir, il est déjà tard.
- Des merguez ça te dit ? J'avais prévu ça pour le dîner. J'aurai pu mettre des saucisses. Mais là, c'était mal joué.
- Ah oui, je n'en mange pas souvent, pour ça je veux bien prolonger la soirée.
- Attends, avant je vais au fil à linge, y a mon froc qui doit être sec. Et toc ! Demain je reçois le vice-amiral, faut que je m'habille propre et beau, je l'ai invité exprès, sinon j'invitais le boulanger mais là j'aurais été dans le pétrin.
- Au fait tes pieds, ça va ?
27 janvier 2016

J'aimerais parler d'eux ....

Mais je n'ai pas de notes historiques ou tout le savoir qu'il faut pour en parler longuement. Seulement, je vis dans ce milieu, mais un peu à part disons le, car nous avons des productions peut être moins courantes. Je ne rentrerai pas dans le détail.

Au départ les coopératives, c'était bien, ça démarrait petit et les hommes pouvaient se faire entendre. Aujourd'hui ce sont devenues des structures énormes avec beaucoup de salariés qui ne sont pas sur le terrain. Ce sont eux qui commandent. Il y a ceux qui passent sur le terrain et qui souvent arrivent à convaincre de faire ceci ou cela ou d'acheter ceci ou cela. Le paysan est devenu un exécutant. Il ne commande plus beaucoup chez lui, se lance dans de grands projets presque malgré lui.

Je n'ai pas fait d'études agricoles, je le regrette aujourd'hui. Ce monde ne m'intéressait pas, je l'avais toujours vu comme la basse couche de la société, c'est ce qu'on apprend à l'école, et rien que d'y songer, on se voyait déjà malheureux à trimer sans résultat. Je suis devenue l'épouse d'un agriculteur, mais il n'est pas comme les autres. Il ne veut pas qu'on décide à sa place. Il est passionné par son travail mais il ne veut pas travailler pour des prunes. Il négocie tout : ce qu'il va mettre en cultures, ce qu'il a à vendre, le matériel à acheter, les prêts. Il va voir ses clients. Il refuse des contrats qui sont trop à bas prix. Bref il s'est fait un nom avec quelques autres. Il dit non à tous les produits dégueulasses qu'on s'apprête à vendre à ces pauvres gars. Il en a trop utilisés déjà, très jeune. Il dit non quand il a envie de dire non. Nous n'avons pas de carte syndicale, nous ne travaillons quasiment pas avec la coopérative. Nous voulons être libres de nos choix et de nos actes et pas dirigés par des gens souvent pervertis.

Il est possible de changer, faut arrêter de faire confiance aux autres, ceux qui n'en ont rien à foutre et qui passent à la caisse pourtant.

C'était mon coup de gueule, car vraiment il y aurait du ménage à faire.

Je ne suis pas spécialiste de la question, je m'emmêle les pinceaux. Mais nous sommes surs que tout pourrait se passer mieux. Redevenons tous de vrais chefs d'entreprise, personne ne doit décider pour nous. Je sais c'est facile à écrire, ce l'est moins en réalité....

Là dessus nous sommes incapables d'aller défiler dans les rues.

24 novembre 2013

des moments

UN MATIN EN SEMAINE :

Le peintre qui travaille avec la coach déco est venu dès que je l'ai appelé. Il a l'air sympa, il a bien compris les problèmes, a pris les mesures, m'a conforté dans le choix des couleurs. Il a une période libre en janvier. Serait on sur le bon chemin ? Je pense que oui. J'avais un autre contact peintre, je pense qu'il va me falloir lui dire qu'on ne va pas plus loin. Je n'aime pas ça, toujours peur de faire mal...

 

VENDREDI SOIR :

mon mari a vu les pompiers et les gendarmes pas loin près d'une maison du hameau d'à côté. Il m'en fait part. Quelques heures plus tard, alors que je m'apprête à partir faire quelques courses, et ensuite aller à la réunion photo, un autre voisin passe et nous apprend la nouvelle : nous ne connaissons pas cette famille qui est locataire. Autrefois dans cet endroit on connaissait tout le monde, maintenant les maisons sont louées pour un temps et les gens ne semblent pas très curieux de leur voisinage. Bref, l'homme en a terminé avec la vie. Je m'en doutais car dès que mon mari m'avait avertie de ce qu'il avait vu, j'ai senti mon déséquilibre, j'ai eu des fourmillements, du chaud, du froid, le système émotionnel complètement en branle. Ce fut confirmé peu de temps après. Comme nous ne les connaissons pas, nous ne ferons rien. Comment aller proposer de l'aide à des inconnus ? difficile. La dame a été prise en charge, la famille est alertée. Nous resterons discrets mais très touchés par cet acte  tellement incroyable de choix et de courage, de peine et de douleur, de non retour............. l'absence que les autres vont avoir à vivre toujours........   Je suis partie faire mes courses et j'ai décidé de ne faire que mes courses, prendre le temps, ne pas m'affoler, je ne le pouvais pas, et j'ai donc raté le cours de photo mais c'est rien ça dans une petite vie comme la mienne par rapport à ce qui venait de se passer tout près. Et je devais me ralentir pour accepter que la vie soit celle là.

 

SAMEDI SOIR :

Avec tous ces soucis de maison, nous n'invitions quasiment plus. Et il y a eu aussi beaucoup de travail, donc pas de temps disponible. Si bien que dernièrement nous avions décidé de marquer l'anniversaire (quelques jours après) de mon mari en invitant les amis les plus réguliers : 3 couples. Nous les avions conviés à une heure précise dans l'après midi parce que nous avions prévu quelque chose de particulier. Et j'avais confirmé par un second mail. Sauf qu'ils sont arrivés un peu plus tard. Bon on a réussi quand même à embarquer tout le monde dans la carriole, c'est la jument qui a du attendre finalement, mais le soleil n'attend pas pour se coucher.

Nous avons fait une petite virée glaciale, mais sympa. Il y a l'ami qui dit rien, qu'a l'air content, l'autre qui gueule très fort, l'autre qui a toujours peur qu'on pousse trop loin l'animal voire qu'on le maltraite. Les filles sont plus cool. La jument nous fait le coup de la panne plusieurs fois, mais elle repart. On est 8 quand même, ce sera juste un petit tour, et nous avons droit au magnifique coucher de soleil. J'aime de plus en plus les couchers de soleil, je crois que plus jeune je ne les regardais même pas. Maintenant je ne vois que ça, la vie devient poésie à ces moments là et j'aime.

Au retour, apéro et repas sont presque prêts, j'ai bossé toute la matinée pour ça. J'ai même trouvé ça chiant à la longue. J'ai quasiment raté mes lasagnes. J'ai mis au menu une bonne soupe aux légumes du jardin qui est appréciée, bon les lasagnes, ils ne se reserviront pas et ne diront rien, elles sont trop chargées je le sais. Ouf le crumble coings/pommes/framboises + glace nougat a du succès.

Tout cela dans la pièce qui résonne, à minuit, je n'en peux plus, et tout le monde a l'air fatigué aussi : ça baille, ça baille. Et c'est le départ.

Aujourd'hui, à part mon beau père qui vient déjeuner, rien au programme, et ça ne me déplait pas du tout, j'ai besoin de calme.

 

14 octobre 2013

mais où la sagesse ?

Je suis toujours agacée des autres comportements, je me crois guérie lorsque ça revient au galop.  Et je suis lucide en plus. Je m'observe. J'observe mes sensations lorsque ça se passe.

Nous passons dans ma belle famille et ma nièce me dit : "on a pensé à toi hier soir lors de la rando, je l'ai fait avec maman, tu serais peut être venue ?". Alors là, je commence à avoir chaud, froid, je sais pas trop et je rétorque : "ah mais j'étais occupée hier soir, j'étais chez E..., nous étions invités" De plus c'était vrai. Pour une fois, la fille de ma soeur nous avait conviéS et nous avons passé une bonne soirée, j'ai apporté un cadeau pour son petit, des vêtements, et un cahier à colorier pour la petite, tout s'est bien passé.

Est ce la peine de faire remarquer à quelqu'un qu'on a pensé à lui un peu tard ? je n'ai pas eu à réfléchir si je la faisais ou pas la rando, je n'étais pas libre. Mais si j'avais été libre, elles me le disaient un peu tardivement les filles.

Dans ce cas là, il faut respirer un grand coup, avoir l'air totalement détaché, se dire qu'on n'est surtout pas le centre du monde, se dire que ce n'est pas grave, et c'est vrai en plus que ce n'est pas grave.

Ce genre de situation se reproduit à jamais.

Allez l'univers, débarasse moi vite fait de ces merdes dans ma tête, et débrouille toi avec, je veux plus y penser.......

16 avril 2013

j'ai survécu !

voilà des nouvelles ! l'orage est passé. Depuis le début du blog, à la même époque, je vous confie mon angoisse. J'ai réussi, c'est le principal, il y a l'avant, et il y a l'après. Après être allée à la banque samedi matin, j'ai eu la force d'avancer à la salle pour faire le point, de là je suis partie faire quelques courses avec une collègue et ça m'a imprégné, j'en avais besoin finalement. Puis je les ai quittés jusqu'à la fin d'après midi. J'ai fait de la cuisine pour nourrir ce petit monde et je me suis rendue à la salle, jusque là tout allait bien. Ambiance décontractée.

Je me suis retrouvée aux entrées un peu pour me caser quelque part. Là je n'ai pas compris grand chose. J'ai eu l'impression d'énerver ma voisine, car nous étions aux entrées réservées et c'était cafouillage au possible, moi qui aime bien quand c'est carré, on ne peut pas dire que c'était carré.

Puis j'ai pu voir le spectacle superbe. A l'entracte, je me suis retrouvée devant les confiseries que j'ai vendues avec plaisir : pas de conversation à faire, des prix ronds et des enfants ou des grands toujours là, pas eu le temps de m'ennuyer.

Deuxième partie, toujours aussi formidable. A la fin, j'ai pris le temps de converser avec quelques connaissances. Je me sentais assez bien. Rangement. Puis départ car ça n'en finissait pas, tant pis, mon homme était fatigué, nous partons sans scrupule, il reste pourtant du ménage à faire, mais nous devons partir tôt le lendemain. Pour m'endormir, c'est plus dur, le cerveau travaille encore et encore.

Le lendemain dimanche, ce sera sans moi alors que ça continue à la salle, cette fois ce sont des écoles. Finalement il tombe à pic ce baptême.

Je vous remercie de me supporter car lire les angoisses des autres, ce n'est pas une partie de plaisir.

J'en suis sortie, il nous reste les comptes à faire. Encore une fois. Jusqu'à quand ? C'est un peu maso, non ?

 

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