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14 novembre 2016

L'invitation

L'invitation est arrivée tardive. Il y avait eu des bruits comme quoi. Alors méfiante, je ne me suis pas trop vite inscrite à une autre soirée organisée depuis plus longtemps. Il fallait faire un choix. La famille ou l'association ? Mes premières pensées allèrent vers le repas d'association, en pensant qu'on devrait bien s'y retrouver car on connait pas mal de gens maintenant. Et puis en réfléchissant, je me suis dit que la famille (la belle) c'était important aussi, même si j'ai tant à dire. J'ai osé penser que ce serait peut être différent, et puis un anniversaire ce n'est pas tous les jours, enfin un anniversaire de dizaine.

Alors nous y sommes partis, avec nos enfants, dans la même voiture. Bref, ce ne fut pas la fête du siècle. Beaucoup avaient dit non, ayant été prévenus trop tard. Il y a eu des blancs (pas que dans les verres), des grands blancs que je n'aime pas. Nous avions acheté un truc pour rigoler, et heureusement ! mais ça n'a pas duré plus d'un quart d'heure. Après ce fut vraiment plan-plan. Manger, manger, et manger.

Personne n'avait songé à un peu d'animation. Même pas celui qui était fêté.

Nous avons dormi à l'hotel. Ouf, j'ai un peu respiré, et même petit-déjeuné à l'hotel. Il fallait que deux s'y échappent. Nous, sans problème.

Le lendemain fut du même style, peut être un peu plus parlant.

Et nous sommes rentrés et avons fait le constat. Ils ne savent pas s'amuser.

Et puis je me suis posée et j'ai regardé le documentaire d'Antoine Leiris. Pas vraiment prévu. Mais je n'ai pas regretté. Certes, ça ne remontait pas mon quota de joyeuseté du week end. Mais ça avait le mérite d'être d'une humanité solide et sans fard..... et finir mon week end là dessus m'a rassurée.

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11 décembre 2015

un air de fête

Alors que mes cadeaux ne sont toujours pas tous trouvés, j'ai des envies de vin chaud, de chocolat chaud, de jeux de cartes (tiens, tiens !), de randonnées gros pull et bottes, de voir du monde.... oui oui j'ai soudain envie de voir du monde !!!! Les fêtes se passeront en famille, jour de Noel et dimanche sans doute, avec les amis pour le réveillon du nouvel an, puis plus tard pour les familles élargies. En attendant, j'aimerais inviter pour jouer, ou pour juste une pause..... J'ai l'impression de ne plus connaître les codes. L'impression que l'agenda de tous est totalement rempli. Si je n'arrête pas d'essuyer des refus, comment je réagirai ? j'ai peur de moi même, de mes réactions. Pourtant c'est surement au moment des fêtes où l'on est le plus disposé à partager, c'est bien l'esprit du moment. C'est bizarre, je ne suis pas totalement à l'aise avec ça. Je n'ose pas.

5 novembre 2016

le bonheur

Grande question ? Comment trouver le bonheur ? Ben j'ai la réponse. Je fais le ménage dans ma boite de réception des mails. Et là, j'en ai reçu un qui me dit : "trouvez votre bonheur parmi 2 000 mutuelles". Wouah ..... chouette,   bon va me falloir un peu de temps pour chercher mais j'ai enfin la solution. Depuis le temps que je cherchais. C'est une belle journée, la la ....

31 octobre 2016

T O U S S A I N T

Je commence et puis comme d'hab vous continuez :

bien sur, je ne vais pas être très imaginative, on parlera du cimetière ..... et ça rimera !

Petites précisions : deuxième vers avec la lettre O - 3ème vers avec U - etc.....

 

Tout fleuri le silence sourit

 

Voilà ce que ça donne :

T out fleuri le silence sourit
O
rné de soleil et de gris
U
nion magnifique de la joie et de la tristesse
S avourons malgré tout l'existence
S
imple de sa tendresse
A
près ses moments d'errance
I
l ous reste les souvenirs
N
e pas trop se retourner mais regarder vers l'avenir
T out doucement le cœur ouvert

Merci aux participantes ....

27 octobre 2016

Parfois, je m'étonne un peu ....

Hier, j'ai osé l'appeler, une personne rencontrée à la CNV, on s'était promis une sortie cet été, et puis l'été est passé, sans nouvelle, sans prendre ce temps là. Mais j'y pensais toujours. Et hier, allant faire une course dans la ville d'à côté où elle habite, je l'ai appelée pour lui proposer au moins de se voir et de discuter. Je lui avais envoyé un mail récemment pour l'inviter au concert. Du coup, j'ai appris par ce coup de fil qu'elle était bien venue au concert, mais n'avait pas pris le temps de venir me voir à la fin. Pour hier, c'était fichu. Son après midi était prévu chez son fils. Alors on s'est promis de se rappeler, elle en priorité car elle a une grande famille et est bien sollicitée. Elle qui semblait si triste qu'on arrête la CNV et qui tentait de faire continuer le groupe d'une autre façon m'a dit ouvertement que ça ne lui manquait pas. Je crois qu'une dizaine de petits enfants ça occupe, forcément.

Hier soir, j'ai laissé un message sur un blog que j'ai reconnu, pas difficile elle y écrit son vrai nom, c'est normal puisqu'elle se fait connaître. C'est une jeune femme qui n'habite pas bien loin, je la savais couturière, mais là je la découvre touche à tout, et artiste. J'avais eu l'occasion de lui parler lors d'une cérémonie où elle était avec sa maman. Je la trouvais sympa. C'est surement ce qui m'a incitée à la féliciter sur son blog via le contact. Je pensais que peut être elle ne me répondrait pas, et/ou ne me reconnaitrait pas. J'y suis si habituée, rare qu'on me reconnaisse, j'en ai déjà parlé, et si, elle m'a répondu, était touchée par mon attention, et disait savoir qui j'étais. Cà m'a fait plaisir. Je lui ai promis que je lui rendrais visite bientôt, elle ouvre un magasin éphémère pour Noel.

Hier encore, j'ai proposé au chef de choeur de trouver, d'acheter une partition d'une chanson que j'adore et que peut être on pourrait chanter, je ne sais pas trop s'il apprécie les propositions de chanson, mais pour l'instant, il ne dit pas non. Si ça se fait, je serais vraiment contente.

Je voudrais encore oser plus, oser dire ce que je pense aux gens, le faut il ? Quand c'est du bien ça passe. Mais le contraire ? ça passe moins n'est ce pas.    

J'ai reçu un mail de famille hier soir, encore une demande. Les seules occasions de communiquer sont celles ci. Demander si je peux recevoir mon b-p- à table quand eux ne sont pas là. Tant qu'il sera là, j'aurai donc ainsi quelques nouvelles forcées, et après ? Cà j'aimerais leur dire.

Je focalise trop sur ce qui ne va pas. J'ai toujours été comme ça.

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25 octobre 2016

Je voudrais me sentir plus en lien ....

Vous direz que je ressasse. Vous aurez bien raison. Ce week end gris, vide et puis rempli petit à petit, m'a légèrement bousculée. Il faut dire qu'auparavant je vivais un peu pour le fameux "concert" et j'ai senti tant de lien ce dimanche là. Et après ? Que fait on de l'après ? après déjà on zappait un cours, celui du lendemain, il semblait normal de se pauser un peu.... Mais déjà ça manquait. Et le stress était parti. Plus rien à l'horizon. Ce vide que je n'aime pas. Un(e) hypersensible ressent tout plus fort que la plupart des gens.

Ce week end me semblait donc vide. Je l'ai rempli, à ma façon. Avec le spectacle dernière minute du vendredi soir. Avec une ballade photos samedi vers le soir. Avec un passage à la foire du coin le dimanche après midi. Avec un film dimanche fin d'après midi : "Juste la fin du monde". J'ai trouvé ce film magnifique. Ces portraits de l'un à l'autre. Ces regards. Ces mots en famille. Surtout ceux qu'on ne dit pas. Cette musique qui déboule à réveiller un mort. J'avais beaucoup aimé Mommy, j'adore aussi celui là. Le sujet m'intéresse tant.

Hier soir, on a repris le chemin de la chorale. Peu de monde. Période de vacances. Ainsi tout le monde part ? ou garde les petits. Intéressant. Nous avons commencé deux autres chants. Et surtout, j'ai rapporté sur ma clé le concert enregistré. Je l'ai déjà écouté plusieurs fois. Et je suis ravie de nous entendre. Certes, tout n'est pas parfait. D'ailleurs, c'est quoi parfait ? Le chef le dira surement. Il voulait d'abord qu'on écoute.

Quand on chante ensemble, on sent ce courant qui passe des uns aux autres, cette JOIE !

C'est ce que je cherche dans ma vie. Nous sommes tant dans nos petites habitudes, ou hébétudes. Je ne vais pas me mettre à me droguer pour sentir autre chose, mais CHANTER oui ! espérer plus d'amitié avec les gens, OUI !

Je suis une UTOPISTE. Nous avons peu d'amis, aussi quelques connaissances. A une époque, je ne savais pas y faire, je pense que même je me le refusais. Et lui, il dit qu'il a fait sa vie tout seul, que dès le départ, il s'est senti écarté .... à cause de la santé. Il ne peut pas changer.

Parfois, ça me met HORS de moi !

22 octobre 2016

Toujours un peu peur du vide !

Au sens propre et figuré. Un vertige pas possible encore pour passer les très hauts ponts, ce n'est pas moi qui conduit dans ce cas là, heureusement car en général je ferme les yeux. Au bord d'un ravin, d'un gros trou, etc, je me sens au plus mal.

Mais ce n'est pas de ce vide là dont je veux parler.  Quoique, est ce que ça se rejoint quelque part ?

Rien de prévu ce week end. Parfois, j'aspire à cela. Mais finalement, je ne suis pas si à l'aise que j'essaie de le dire. Voyez cet après midi, je tourne en rond, ne sais trop quoi entreprendre, comme si je n'avais aucune motivation. Pourtant plein de tâches m'attendent.

Hier soir, j'ai eu la bonne idée d'entraîner mon homme voir un spectacle. Billets pris sur place pour un one-man show d'un artiste de chez nous qu'on n'avait encore jamais vu. Super spectacle. Thème : quelques textes religieux, mêlés à la sauce ancienne ou actuelle, avec de l'hébreu, et du patois mélangés.. Un bonheur ! J'avais l'impression qu'on était presque les seuls "deux". Ils arrivaient tous en troupeaux. Et oh je n'ai pas à me justifier. Qui aurais je pu appeler en dernière minute pour nous accompagner ? J'y ai pensé, mais qui donc ? Non je déconne. Il y avait sans doute d'autres duos. Mais j'avoue que ça jacassait beaucoup dans les rangs et même d'un rang à un autre, tant ils avaient tous l'air de se connaître bien, ou du moins un peu.

Ce matin, mes jeunes m'ont embarquée cueillir des fruits. C'était bien.

Et puis là ce soir et demain, c'est du vide, qu'on va bien finir par remplir un petit peu, quelques idées se dessinent, c'est qu'il y a un paquet d'animations tous les week end dans notre coin. Ils ont très peur qu'on s'endorme.

Mais sinon, pas un petit sms, pas un coup de fil ! Ah la la quelle dépendance !

 

21 octobre 2016

cholesterol

Avez vous regardé mardi sur Arte l'émission "le grand bluff" ? OUI ! alors qu'en avez vous pensé ? NON ? vous pouvez encore la regarder sur le site d'Arte. Sommes nous donc manipulés ? J'ai bien peur que oui, hélas.

Récemment, je suis allée chez mon cardiologue pour faire un bilan, la tension toujours haute, un traitement en cours donné par le généraliste, les vertiges. Bref, j'ai trouvé un cardio nouvellement installé dans la clinique. Effectivement, la tension était haute, il a pris le temps, c'était sérieux. J'ai parlé aussi et il a deviné mon côté très anxieux qui sans doute influence. J'avais apporté mes analyses de sang, qui révèlaient un peu de cholestérol au dessus de la norme. Pourtant il a baissé. Mais selon lui, pas assez. Alors il me parle de statines et là, méfiante que je suis, je ne suis pas en accord. Ainsi il concède que je peux me reprendre, faire régime et sport. On est d'accord, mais il me dit que si ça ne diminue pas, il faudra passer aux statines. Il change mon médicament pour l'hyper tension qui ne me semble plus adapté. Certes, comment se passer de celui ci ?

Et depuis, j'ai vu cette émission.

Et là je me dis que j'ai bien fait de ne pas prendre le traitement anti cholestérol qu'il me préconisait. J'ai fait de la résistance.

Et là je me dis que ces laboratoires ont besoin de vendre, de vendre, et de vendre encore. Alors il leur faut des consommateurs.

Les barêmes ont baissé, il y a dix ans on tolérait jusqu'à 3 g/l sang. Puis après, on a décidé que c'était 2 g.

Et puis ils ont dit que le bon et le mauvais c'était le même cholestérol, là j'avoue que je n'ai pas trop bien compris.

Il parait que c'est le sucre qui fait son beurre sur le gras. En condamnant le cholestérol, on parle moins du sucre qui empoisonne la santé. Et toute l'industrie alimentaire s'en réjouit car du sucre, y en a beaucoup à caser. Et puis y a ceux qui fabriquent des trucs contre le cholestérol, des trucs infammes vendus aux soi-disant malades.

Bref, on nous prend pour des pigeons.

Lorsque j'ai commencé à prendre des anti dépresseurs, je n'ai pas pu m'en débarrasser avant 20 ans, et aujourd'hui je pense sincèrement que si à cette époque j'avais rencontré une personne avec une bonne oreille, et du temps à m'accorder, je n'en aurais peut être pas eu besoin. J'avais ce parcours de vie à digérer, il le fallait et ç'aurait pu se passer autrement.

Alors aujourd'hui, je vais tout faire pour me passer de statines. Et je suis bien contente d'avoir vu cette émission, il n'empêche qu'au débat après le documentaire, l'un des médecins prônait les médicaments, et l'autre non. Cela veut dire que selon le médecin qu'on peut avoir en face nous, et bien on n'aura pas du tout le même diagnostic.

C'est la jungle.

18 octobre 2016

Il y avait aujourd'hui

Dans ma tête, il y avait hier, il y aurait demain. Comme j'aurais aimé sauter par dessus aujourd'hui. Aujourd'hui, c'était dimanche, le grand jour. J'avais raté dans la semaine la répétition générale parce qu'un ennui de santé soudain s'était déclaré. Est ce que mon corps tentait de fuir ? Il n'a pas réussi, j'ai soigné vite fait. J'ai réussi à choper l'autre répétition de dernière minute chez des participants. Ce fut un moment magique comme j'aime dans une maison de rêve.

Il y avait aujourd'hui. La veille, nous sommes allés vite fait prendre un verre dans une soirée. J'avais le petit en garde. Il vaut mieux être occupé dans ces cas là, ça évite de se fixer sur une seule pensée.

Le matin même, je me sentais fébrile, mais il n'était pas question de faillir. Nous avons co-voituré pour aller à l'évènement de la ville d'à côté.

Nous sommes arrivées tôt. Quelques répétitions avec l'autre groupe. Puis nous nous sommes retrouvés pour quelques conseils et répétitions entre nous. J'avais chaud, un vrai radiateur ! Et puis, il a fallu y aller, entrer .... Je ne sais comment j'ai fait ! L'impression d'être dans un rêve. Heureusement, j'avais une chaise prévue, et je m'en suis servie, un chaise haute et discrète. Sans elle, je ne pense pas que j'y serais arrivée. Surtout que j'étais en première ligne, peut être que derrière ? ça l'aurait fait. La voix était beaucoup moins sure qu'à l'entrainement. Elle m'a fait quelques frayeurs. Mais ce n'est pas si grave au sein d'un groupe.

J'ai beaucoup (trop) lu mes partitions. Peur de ne pas savoir mes paroles. Mais ce n'est pas très chouette à voir je pense. Je n'ai jamais trop observé comment se comportent les choristes. D'ailleurs, je n'allais pas souvent en voir.

L'autre groupe a fait la deuxième partie.

Puis à la fin nous sommes revenus pour trois morceaux avec eux.

C'était une première, c'était pour une bonne cause. Heureusement que ce n'est pas souvent. Tous ces yeux braqués sur nous, il faut gérer.

Quelques amis et famille étaient là, c'est d'autant plus stressant.

Nous avons continué avec un verre de l'amitié et un anniversaire d'une des nôtres. Et même après, un petit repas s'est improvisé au restaurant avec les derniers.

Je commence à mieux les connaître et je les trouve agréables et ouverts. J'en suis très heureuse.

15 octobre 2016

Pour les impromptus

Je ne savais plus trop quoi écrire et quand le thème des Impromptus est tombé, j'ai pensé à ces chemins de vie immédiatement, plutôt qu'aux chemins réels, mais souvent la comparaison est bonne. Je me suis dit que ça ne ferait pas l'affaire des impromptus. Et puis ce matin, les mots se sont mis en place, les voici :

A la croisée des chemins

Tant de chemins s'offrent à nous, depuis toujours. Pourquoi en choisir un plus que l'autre ? Celui où on nous a entraîné nous va si bien, on y reconnait toujours ses noirceurs, ses odeurs, ses couleurs, on y a fait ses premiers pas, on y a dit ses premiers mots, même s'il n'est pas le plus beau. C'était celui de nos parents, où ils se sont perdus eux mêmes souvent. Un jour, on a compris qu'ils n'avaient pas forcément trouvé le bon et qu'il y en avait tant d'autres... mais fallait il oser en changer.

Certains osent, d'autres non. Certains s'enfoncent dans d'autres chemins encore plus noirs que ceux qu'ils avaient connus jadis jusqu'à trouver un jour un peu de lumière au bout, ou pas. Certains, plus curieux, vont explorer de nombreux chemins, toujours avides de nouvelles sensations, de nouvelles
couleurs. Ils ne se sentiront jamais enfermés, jamais moutons.

D'autres non car ils ont peur du changement, alors ils feront avec ces chemins d'habitude, même s'ils s'y ennuient profondément, même s'ils y sont fatigués ou malades.

C'est la vie qui les conduit.

Parfois on se retrouve encore une fois à la croisée des chemins, et là, libre à nous d'en emprunter un nouveau, juste pour voir.

L'autre soir, j'avais envie de partir sur le chemin de Pierre Rahbi, ou sur ceux de Sylvain TESSON, qui nous disent que d'autres chemins existent, peut être qu'il faudra défricher pour passer, mais ça en vaut surement la peine.

Alors, à la prochaine croisée des chemins, lequel prendrez vous ?

10 octobre 2016

les plaintes sont ouvertes

J'essayais d'y échapper, de ne pas sombrer dans les pensées tristes, de ne pas vous gaver de mes turpitudes.

Hier j'ai parlé belle famille.

Et hier aussi, on a parlé amitié avec elle. Elle était au mariage d'une amie il y a quelques jours, avec une place privilégiée. Elle s'est beaucoup donnée, a beaucoup travaillé, a beaucoup organisé. Le mariage était très religieux avec à la base la conversion de la jeune fille pour cette religion. J'y étais pour la cérémonie. J'ai donc entendu parler de Dieu pendant une heure, de respect, de bonté, et j'en passe. Le soir venu, elle avait préparé une danse spéciale pour les mariés. Elle a apporté tous les accessoires. Ils ont montré direct que ça ne leur plaisait pas, ont à peine joué le jeu... Pourtant les gens autour s'amusaient.

Elle a été très contrariée, pensant avoir joué son rôle, pensant aussi que dans un tel cas même s'ils n'étaient pas fans, c'est un classique des mariages et que par respect, ils pouvaient le faire sans broncher.

Elle s'est tant donnée depuis des mois. Je crois que là elle se pose des questions sur l'amitié, la vraie.

Si seulement Dieu leur avait dit d'être gentils toute la journée jusqu'à tard dans la nuit !

Elle sait que cette amie est capable du pire comme du meilleur, mais là c'en était trop !

 

 

9 octobre 2016

Supporter

Combien de fois je me suis dit que ça n'avait pas d'importance, que ma belle famille était comme ci comme ça, quand ce n'était pas la mienne.... Oui je sais, je critique, je critique et ce n'est vraiment pas top.

Une fois de plus, je suis tombée dans le piège. Ils sont arrivés sans nous avertir à la maison mère en début de semaine. Nous n'en avons eu aucun écho jusqu'à ce qu'ils se pointent chez nous en plein après midi, comme ça, l'air de rien. Et c'était vendredi, et vendredi chez nous, ça bosse encore. Donc l'homme n'était pas là. Et ils viennent sans s'inquiéter si on est disponible ou pas. Je les ai reçus mais je crois bien que c'était sans sourire. J'avais le petit, la conversation s'est faite seulement autour de lui ou presque, ils lisaient aussi le journal de la commune et se faisaient des commentaires l'un l'autre. C'est intéressant de voir qu'ils s'intéressent à ma commune plus qu'à moi. Je n'ai pas entendu l'ombre d'un : Comment vas tu ? Non, surement que je vais bien, ça doit se voir..... Ils sont repartis. Ils m'ont dit avant qu'une autre belle soeur venait aussi dans le week end. Toujours pas au courant. Elle a envoyé un sms cet après midi pour demander à passer, je n'y ai pas répondu. Voilà ma vengeance.

Et dire qu'on est à l'heure d'internet et des sms et que la communication ne se fait pas.

Cà m'a fait mal. De plus, si elles veulent le voir leur frère, ce serait mieux de prévenir, comme ça elles ne l'ont pas vu.

Alors on s'est disputé pour ça, car lui s'en fout ou tout au moins il essaie. Je lui demande de remettre les pendules à l'heure, il n'est pas décidé. Cà met de l'ambiance chez nous, c'est au moins ça.

Que diriez vous ?

21 août 2016

Agréable de clarté

Il y a des mots qui font plaisir. Ce sont ceux d'Alain écrits récemment sur son blog. Je n'ai pas trop l'habitude des compliments. Si mes mots sont agréables de clarté, c'est déjà ça. Agréable est un joli mot et clarté me plait bien. J'aime que les choses soient bien claires, pas par la couleur, mais par leur définition, que l'on ait bien compris. Pour cela, les consignes sont importantes pour moi. Elles l'ont toujours été. Je respectais au plus possible ce qu'on me demandait, à l'école, à la maison, avec les copines puis en famille et au travail. Et ça me colle encore à la peau ! j'aimerais aussi que les autres soient comme moi, hélas ça ne marche pas. Il y a bien souvent des embrouilles. Bon tout ça pour dire que les mots d'Alain m'ont touchée et il fallait que je l'écrive.

Je me sens fatiguée. Nous nous sommes couchés un peu tard ces deux soirs après avoir assisté à ce festival nouveau tout près de chez nous. On pouvait y aller à pieds. Pas mal. Bon, j'en ai déjà parlé, le premier soir pas super à l'aise dans un monde qui n'est pas le mien, avec du théatre intéressant et le deuxième moins guindé avec un chanteur. Cà n'a pas fait le plein. Il y a un fossé entre ces deux mondes et beaucoup n'osent pas encore le franchir. Le premier soir, nous y avons retrouvé un couple de personnes que nous connaissons vaguement par le travail, nous avons terminé la soirée ensemble à manger une barquette de frites et à refaire le monde, alors que la plupart s'était inscrit au grand dîner, nous n'avions pas osé. Et puis hier soir, nous avons retrouvé des amis par hasard, nous avons longuement papoté, ils sont venus parce que j'avais fait passer le mot sur le réseau bien connu.

Ce matin, malgré ma fatigue, mal de tête, j'ai décidé d'inviter non pas seulement à l'apéritif comme prévu mais à déjeuner des gens de la famille de ma petite belle fille. Tout simplement. Sans artifice. Et tout s'est bien passé. La dame était adorable, sincèrement. Nous avons échangé comme si nous nous connaissions depuis longtemps et je crois que nous avons pas mal de points communs. Elle m'a avoué avoir de moins en moins envie de recevoir à cause du boulot que ça représentait, je lui ai dit qu'il fallait faire simple, c'est ce que j'avais fait, et qu'on n'était pas obligé de recevoir tout le temps non plus.

Oser se parler de ce qu'on aime, ou pas, de nos vies, de nos choix. Parfois on ne sait trop quoi se dire, là c'était facile.

Finalement, je ne sais pas si c'est très clair, tout ça.

19 août 2016

L'été qui s'éclipse ....

Ce matin, le ciel est devenu gris et la pluie menace, pour peu de temps soi disant. Mais les teintes changent autour de nous annonçant l'automne avec ces jaunes et rouges luisants. Cà sent la fin de l'été. Il y a les récoltes en cours et celles qui vont vite arriver. A chaque saison ses travaux.

Parfois le ciel gris est presque plus poétique que le bleu. Qu'est ce que la poésie ? Est ce seulement la beauté des choses traduite en mots ? est ce notre état d'esprit à un moment donné ? est ce une façon de vivre ? est ce la capacité à mettre en mots ? De ce temps, je vois de la poésie partout. Je rêve de poésie, je me parle en poésie dans ma tête.  Je prends des photos et y ajoute quelques brins de poésie.

Pourtant, petite et plus grande, je trouvais ça difficile à apprendre, à faire, les poésies. Cà m'énervait, je n'y comprenais rien. Cà ne voulait rien dire pour moi, ces mots compliqués, assemblés, il fallait les traduire.

Ne pas chercher à traduire, juste les dire, les respirer.

Et depuis, je sais que la poésie, ça peut être nos mots, sans chercher les règles, les rimes, les pieds et les vers.

Si je pouvais, je passerais mon temps à essayer d'en faire.

4 juin 2015

la balance

Je ne la regardais plus, je ne la sortais plus. Je me disais que je pouvais bien vivre sans elle...... et elle sans moi, la balance.

Ce matin, chez mon médecin, elle m'a dit : combien vous pesez ? je ne sais pas. Allez, passez sur la balance. euh oui ! horreur, malheur ! j'ai compris vite fait pourquoi y a plein de pantalons qui ne veulent plus de moi.....

Ce soir, j'ai mis mes tennis, j'ai couru un peu, c'est bien raide, puis j'ai marché, puis recouru, mais c'est à peine si j'y arrive à courir, toute enkilosée ! une bonne demi heure pour commencer .... Va falloir m'encourager !!!!! parce que je dois recommencer.

Et je suis preneuse de tous vos bons conseils ..... ce soir jambon blanc (tout seul, oui oui sans beurre) et chou fleur, vinaigre .... 1 p'tit yaourt lait de chèvre (j'ai le droit ?). Le mieux serait peut être de voir un nutritionniste. J'y réfléchis. Depuis quelque temps, je suis vraiment mal à l'aise mais je ne pensais pas en être arriver là. Plus de sport, voilà ce que ça donne et en plus, quand le moral est bas, je me jette dans le sucre, alors c'est pas étonnant !

15 août 2016

Pause poésie - jouerez vous ?

M

I

A

O

U

T

Merci Bizak !

M ois du chaud ruisselant
I l m’alanguit ma peau
A oût le feu conquérant
O ublié vivement
U sé et finissant
T anné est mon derme

Merci Celestine !

M aintenant que l'on est installé dans l'été
I l va falloir penser, déjà, à la rentrée
A h cruelle saison qui passe à cent à l'heure
O h comme le temps passe et oppresse mon coeur 
U ne quinzaine à peine et tout sera fichu
T out ? mais non, suis-je bête...je ne travaille plus !

C'est mon tour !

M urmurent les oiseaux
I l fait si doux ce soir
A rêver de longs flots
O n embellit l'histoire
U ne étoile très haut
T isse des fils noirs

Merci Suzame !

M erveilleux et intenses
I nstants de danse
A mitié rencontrée
O uverture du coeur
U n week end inoubliable
T endresse et gratitude.

 

 

13 août 2016

Matin

Ce matin, je me suis levée assez tôt, j'ai pris le petit déjeuner dehors, en chemise de nuit, il faisait presque froid. Je ne m'inquiétais pas qu'il arrive quelqu'un et qu'il me voit toute ébouriffée et en cette tenue. C'est samedi. Nous n'attendons personne. La semaine, c'est différent, il y a l'ouvrier, l'apprenti, qui arrivent, je ne veux pas qu'ils me voient. Et puis, je suis venue sur l'ordi, j'ai lu beaucoup de blogs, de bons blogs, qui, eux, ont des choses à dire.

Et moi qu'ai je à dire ? Je ne vous parlerai ni d'auteur, ni d'histoire, ni de philosophie. Qu'est ce que je fous là dedans ? je me le demanderai tout le temps. Mais ça ne m'empêchera pas de coucher ma semaine en mots et ça me suffira.

Mercredi, c'était mon jour de sortie. Prévu avec A. Je lui ai demandé, je ne sais pas trop pourquoi, si je pouvais inviter une ou deux autres personnes. Elle a dit oui. J'ai convié C. et R. C. m'a appelé aussitôt, elle a un planning complètement plein, elle ne viendra pas. Tandis que R. accepte car elle s'ennuie pendant ses vacances, elle est toute heureuse qu'on lui propose quelque chose. Ainsi A. et R. font connaissance dans ce charmant village que nous visitons tranquillement après la pause déjeuner au petit restau du coin, où on se fait arnaquer question tarif. Mais personne sur le moment n'ose rien dire. Il ne fait pas très chaud ce jour là. Nous entrons et sortons des ateliers de peintres et aussi des petites boutiques. J'en ai vite marre de la position debout sur place à regarder, ça me joue toujours des tours, souvent je quitte le magasin avant elles pour m'asseoir dehors un peu. Je me demande toute la journée si j'ai bien fait d'inviter R. Après elles me diront toutes les deux que c'était bien, et que l'autre était sympa.

Finalement j'aime bien mettre les gens en contact. Elles vivent seules, elles pourraient peut être s'entendre pour quelques sorties. On verra bien. Ou pas. J'aimerais bien que ça m'arrive aussi, j'aimerais entrer en contact par le biais de relations, mais les gens restent souvent entre eux.

Jeudi, j'ai reçu le couple qui avait réservé depuis quelque temps sur leur chemin de Compostelle, puis s'est ajouté le même soir un cycliste qui cherchait au dernier moment, j'ai d'abord dit non, puis aussitôt dit oui. Une autre chambre est libre depuis peu. J'étais très fatiguée ce soir là, je me suis fait piquer par un insecte et j'ai une jambe toute gonflée, il ne me faut pas grand chose pour être patraque. J'ai pris sur moi, sur mes petites réserves. La soirée fut excellente avec ces convives, comme la plupart du temps.

Ce week end est libre comme l'air. Comment vais je vivre ça ? Moi qui aime être rassurée.

De ce pas je vais filer au jardin car il y a à faire.

Je m'interroge toujours autant sur la consistance de mon blog, après avoir lu les vôtres. Vais je persister ?

 

 

 

 

8 août 2016

cadeau

Hier il y avait une messe pour le premier anniversaire du décès de maman. Ma soeur l'avait décidé. Et je n'étais surtout pas contre. J'y avais même pensé bien avant mais n'avais pas fait la démarche d'aller à la maison paroissiale, pas l'habitude. Nous sommes allés à la messe, ma mère était très croyante. Il faisait très chaud dans l'église, j'ai eu du mal à me sentir à l'aise. J'ai du m'asseoir plusieurs fois alors que tout le monde était debout. Toujours quelques soucis de vertige. Après nous sommes allés au cimetière. J'ai arrosé le dipladenia qui semble se plaire.

Puis ma soeur nous avait invités à déjeuner. Dehors, tout simplement. Nous n'avons pas reparlé des sujets qui fâchent.

Plus tard, nous sommes allés en voiture là où ma mère est née. J'y étais allée récemment juste pour voir la maison. Ma soeur avait fait de même, je l'ai su hier. Nous nous sommes garés près de la maison, et une dame s'est montrée. Nous lui avons parlé, expliquant ce qu'on venait faire, elle est allée chercher son mari pour plus d'explications sur le lieu. Ils nous ont accueillis à bras ouverts, et nous ont offert à boire, avant de nous montrer exactement le chemin que l'on cherchait, celui par où ma mère rejoignait le bourg pour aller à l'école jusqu'à ses 9-10 ans. Après avoir bien discuté et les avoir remerciés, nous avons marché sur le sentier jusqu'au bourg, pas tout à fait jusqu'à l'école. Puis nous sommes revenus. C'est un très joli chemin à l'ancienne.

Ensuite, nous sommes allés voir quelques lieux de cette belle commune.

C'était vraiment magique de rencontrer ces gens si chaleureux, et de fouler le chemin d'enfance.

J'ai pensé que chaque année, pour cet anniversaire, ce serait bien de le refaire.

6 août 2016

quelques nouvelles !

Il y a eu un peu de bleu dernièrement dans ma petite vie ordinaire. Ma fille me dit qu'elle n'est pas si ordinaire que ça ma vie. Ses amies sont parfois étonnées de me voir vadrouiller de spectacle en spectacle. Vu mon (grand) âge, ça doit paraître fantasque. Non je ne suis pas tous les jours au spectacle mais j'y étais hier après midi et soir. Au moment où je me sentais totalement délaissée, une amie m'a proposé de faire une sortie avec elle si j'avais le temps. Je n'avais surtout pas le moral et son sms est tombé à point. En quelques instants, je lui propose le petit festival sur la côte que j'ai connu l'an dernier. Elle accepte, se sentant elle même très délaissée, ce qui est très vrai puisqu'elle vit seule depuis son divorce. Nous partons l'après midi, elle a prévu des sandwiches et c'est elle qui roule. Je ne suis pas si emballée que ça maintenant pour faire de longues distances le soir.

C'était vraiment super. De la danse, des numéros d'acrobatie avec une fille si légère qu'on la prendrait vite pour un oiseau, du slam, de la musique, du trampoline, du déjanté.... du monde qui se presse dès le spectacle terminé pour enchaîner avec le prochain et trouver une place se révèle compliqué. Cà fait vraiment du bien de se ressourcer. Nous rentrons heureuses de ces moments et promettons de revenir l'année prochaine, de trouver un logement sur place, et de venir les trois jours si possible. Nous avons quitté le lieu avant la fin des programmes, ça faisait un peu de distance. Mon amie est ravie de cette sortie.

Il y a des quantités de propositions de sortie, on n'a que l'embarras du choix. Mais il y a aussi le travail, la fatigue qui s'en suit quand on se couche un peu tard. Faut gérer tout ça. Plus jeune, je sortais beaucoup moins, à cause des enfants, des migraines, des finances, mais ça ne me manquait pas tant que ça. Aujourd'hui je veux peut être ratrapper le retard. Est ce que ça se ratrappe ? je ne suis pas très sûre.

Les spectacles nous emmènent ailleurs, complètement ailleurs. Ils allègent le quotidien, les idées du quotidien. C'est du beau à voir, à ressentir, et tout le corps en profite. Nous avons besoin de beauté, et de rire aussi, pour nous sentir bien. Hier soir, je crois que j'ai rempli le réservoir pour un temps.

1 août 2016

la vaisselle

Elle prenait le seau d'eau, le vidait dans la bassine en tôle, elle posait la bassine en tôle sur le feu. Une fois l'eau réchauffée, elle posait la bassine par terre, se mettait à genoux par terre et faisait la vaisselle. Elle posait les affaires dans une autre bassine en plastique vert pour les égoutter. Et, quand j'étais là, j'essuyais la vaisselle. Je n'aimais pas essuyer la vaisselle, c'était presque une punition. Je n'aimais pas trop aider à la maison. Peut être que si ça avait été plus moderne, j'aurais aimé. Quand j'étais petite, il n'y avait pas le service d'eau, donc il fallait d'abord chercher l'eau au puits. Ensuite, il y avait seulement l'eau froide à la maison.

L'évier s'est installé, j'étais déjà partie depuis longtemps. Elle a eu quelques années avec des commodités, un évier, des wc, une salle d'eau.

Elle ne se plaignait jamais, ne réclamait pas.

A une époque, je recevais 5 centimes pour essuyer la vaisselle, et la même chose chez ma tante à côté. Je collectionnais donc les petites pièces et j'achetais quelques friandises.

Comme c'est loin tout ça.

1 août 2016

isolement

Même avec eux je me sens seule. Hier, il (un ami) avait prévu un pique nique et nous avait sollicités avec aussi un autre couple. Ceux avec lesquels nous sortons le plus souvent. Il avait envoyé un mail dans la semaine puis, plus rien. J'ai relancé lui laissant le champ libre pour le choix de l'endroit. Il a annoncé les couleurs. Nous connaissons. Il tarde à donner plus de détail. Nous convenons d'une heure et comme les autres semblent ne pas trop connaître la route, j'indique. Une fois arrivés là bas, finalement il s'est gouré de nom, ce n'est pas là qu'il souhaitait venir. Mais c'est quand même là que nous resterons pour la journée. Il fait toujours trop de soleil, ou trop d'ombre. Nous mangeons trop vite, lui souhaite manger pendant des heures, pas nous c'est sur. Je m'en accommode. Puis nous partons pour une très jolie ballade au bord de l'eau. J'ai l'impression d'être la seule à me soucier du chemin, à chaque fois où il y a hésitation, on se retourne vers moi, alors que je ne l'ai jamais fait ce sentier, j'ai juste regardé sur internet avant de partir pour voir ce qu'il y a à faire là bas. On s'écarte un peu du chemin pour visiter un bel endroit. Maintenant il faut le retrouver. Ils ont envie de rebrousser chemin alors que depuis le début je leur dis qu'on peut faire une boucle. J'ai l'impression de ne pas être entendue. Mon mari est dans leur camp, je le sens. A partir de là je me sens seule comme jamais. Avec toutes mes angoisses et mes inquiétudes. Eux marchent sans rien chercher, juste un pied devant l'autre. J'aimerais prendre des photos, mais je sens que je vais retarder le mouvement, et que personne ne prendra la peine de m'attendre. Je me sens à nouveau très seule avec mon appareil photo, les autres ne partagent pas ce goût là, ou du moins pas pour les paysages bucoliques que l'on a sous les yeux. Encore une fois, je constate à quel point je suis différente. A la fois, je veux être avec les autres mais ça me cause des soucis de comportement. Je dois tout faire pour garder mon calme et ne pas exploser. J'exploserai plus tard quand ils seront partis. Oui vous me direz que je dois tolérer les autres. Bien entendu. Mais malgré tout, je me trouve des excuses. J'ai eu peur de ne pas trouver le chemin tel qu'annoncé sur le net le matin. Nous l'avons enfin trouvé mais je n'étais déjà plus sereine.

Je continue de lire tranquillement le livre de Elaine Aron, il faudrait que j'en lise plus. Je suis d'une autre espèce, pas comme eux. Ils ne peuvent pas me comprendre, je ne peux pas expliquer. C'est sans lendemain. Parfois, j'aimerais ne plus me fatiguer à tenter de vivre avec eux.

Est ce que vous, chers lecteurs, vous vivez des moments où vous vous sentez complètement à côté ?

27 juillet 2016

JUILLET - écriture -

Reprenons nos bonnes habitudes pour ceux qui passent par ici et qui ont envie de jouer.

Ecrire un souvenir, une pensée, ce qu'on veut en fait, avec chaque phrase qui commence par les lettres J - U - I - L - L - E - T. (dans l'ordre)

Attention chaque participant écrit son texte en entier (texte ou poème) et le poste en commentaire.

Qui commence ?

-----------------------------

Et voilà les premiers : 

Je me réveille. Sur ma main
Une coccinelle en habit rouge
Irisé de petits points noirs
Laisse un doux frisson sur ma peau
Le soleil dore ses antennes
Et je l’entends soudain me dire
Tu as vu ce beau temps, paresseuse ?

Celestine

Je me lance
Une première pour moi
Il faut un début à tout
La page blanche ne l'est plus
Les mots arrivent simplement
Les lignes se suivent
Et puis c'est plus facile que je ne le pensais
Tout est possible, il faut y croire !

Agnès

Juillet dans ma tête enivrée
Un soir, entouré de mes amis.
Idyllique et belle fresque
Loin du bruit et du tintamarre
La maison qui chantait les rêves
Enguirlandée de bonne humeur
Tapissait les murs de joie et rire

Bizak

J'irai au-delà de l'horizon tel
Une brise marine qui vagabonde
Ivre de liberté pour ressentir encore et encore
Le frisson et la puissance de l'océan,
La force et la beauté émeraude des vagues
Et plonger dans l'ourlet de l'écume
Titubant de joie et d'embrun

Kakushiken

Je me souviens cet été là
Usée par les soucis
Inquiète de l'avenir
Lucide sur le présent
L'été se présentait en solitaire
Et j'ai aimé ça
Tristesse du retour

Manou

Joues douces comme
Usées par les baisers
Irradiant du bonheur
Lumineux de se savoir aimée
Légère jusqu'au bout des pieds
Eternellemment reconnaissante à la
Tendresse reçue

Suzame

J'aime quand vient le soir

Un chemin qui chemine

Il y fait bientôt noir

Le ciel couchant s'allume

Les soieries se parfument

Et le tableau s'enflamme

Tu sens bouger ton âme

Mel

   

16 juillet 2016

tout faire

Je voulais tout faire pour échapper à cette zone de turbulences, je sais que ça peut venir, revenir, c'est régulier... Je voulais tout faire. Et ça revient quand même. La faute à qui ? à moi bien sur, alors que je soupçonne tout le monde d'être les coupables. C'est bien moi la coupable. Je tombe dans ce puits à chaque instant. J'ai bien dormi cette nuit, de cette fatigue intense.

Je soupçonne aussi ce deuil qui n'en finit pas et qui va marquer son premier anniversaire dans trois jours.

Je soupçonne tous ceux qui grouillent autour de moi, ceux qui ont le cerveau léger, qui ne s'embrouillent pas les idées, qui forcément doivent être plus attirants, je soupçonne tous ceux qui font silence.

J'en ai marre.

14 juillet 2016

copié collé 14 juillet 2015

Ce matin, j'ai cherché ce que j'avais écrit l'an dernier, même date : ça convient parfaitement pour cette année.

Aussi voici le copié collé

Cher blog !

Je voudrais aujourd'hui te remercier parce que tu es mon fidèle, mon meilleur pote. Toi seul te rend disponible toujours pour m'écouter et ne pas me juger, à n'importe quelle heure, n'importe quel jour de l'année. Pas besoin de te prévenir, tu es là. Je laisse aller ma plume, tu ne dis rien, tu te laisses faire. Tu dois être sensible comme moi pour accepter tous ces mots sans rien dire. Depuis 2008, jour où je t'ai rencontré, tu m'aides jour après jour à m'exorciser de mes peurs, de mes doutes, de mes colères, surtout vis à vis des autres humains et encore je ne fais pas de politique.... je ne t'agace pas trop avec les "grands sujets de société" car je ne sais écrire là dessus, je laisse ça à des plumes plus averties. Je te parle juste de mon petit monde, là tout autour de moi. Je n'oublie pas mes joies parsemées de ci, de là. C'est très bien comme ça. Pourvu que ça dure. Et dire que la plupart ne livre jamais leurs émotions, leurs chagrins, leurs joies. Moi, j'ai un grand besoin de dire, dire et redire, et écrire, crier..... parce que c'est comme ça !

Peut être est ce en train de devenir ringard ? mais moi j'aime mon blog...... ET LES VOTRES AUSSI, je les aime !

 

10 juillet 2016

j'ai oublié de parler du foot

Sur FB certains préparent l'endroit, les verres, les gâteaux, et ils n'oublient pas de faire les photos qui vont avec. Les ongles. Les yeux. Les déguisements pas toujours top top. FB me sert à voir la société évoluer. Pas toujours aussi bien que je le voudrais. Mais chacun ses gouts n'est ce pas.

Ce soir, personne n'a pensé à nous inviter. Les enfants ne sont pas là. Les plus proches iront voir le match chez un copain, une bonne raison de rencontre car ils ne sont pas très fans de foot. Un autre est dans sa belle famille. L'autre je ne sais même pas où il est.

Nous n'avons pas de voisins proches. Les plus proches sont partis en vacances et même, pas sur qu'on se serait appelé pour ça, on s'appelle pour le trop de légumes éventuellement.

Les copains ? ben je sais pas où ils sont.

Les collègues ? ben je sais pas non plus.

Donc, nous regarderons "the match" tous les deux même si nous non plus ne sommes pas des footeux. Mais curieux malgré tout. J'ai dit que je boirai une bière en rigolant. Il m'a dit "chiche". Je vais surement boire ma bière, ça fera plus "foot".

Qui aurait pu penser à nous ? c'est un clan les footeux !

Tant pis, je suis en vie, pas trop malade, j'ai un job, de beaux enfants, ils ont une situation, j'ai un petit fils, j'ai la sécurité, j'ai un jardin, des poules, des oies, des matériels divers et variés, une voiture, quelques vélos, une brouette, un arrosoir, des potées de fleurs,    j'ai tant de choses finalement ! Je peux bien regarder le match dans mon salon avec mon homme et ma bière ! Enfin j'espère que ce n'est pas interdit de n'être que deux ou un, d'ailleurs. Il y en a qui seront "UN".

Et chez vous, vous appelez tout le quartier ?

 

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