Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
sensiblement
Publicité
18 février 2016

le partage

Dur de voir le petit partir après ces quelques jours chez nous. Très dur. Je ne pensais pas que ça me ferait ça. Pendant les vacances, les deux familles étaient demandées pour le garder, pour cause de voyage des parents. J'ai eu quand même l'impression qu'ils tiraient un peu la couverture vers eux, grapillant un peu de temps pour eux.

Moi qui ne déteste pas la solitude, là je me sens totalement perdue. Cà vous remplit vos jours un petit bonhomme comme ça.

Je n'aime pas trop ce partage-là, d'un enfant, au départ c'était bien combiné pour l'équité. En cours de route, ça s'est un peu transformé et je pense qu'elle n'a pas vu qu'elle me faisait mal. Et ce n'est que pour des vacances !

Comme ce doit être douloureux dans les couples séparés !

Il a les yeux bleus du ciel et le sourire si grand, il vous redonne la pêche, même si parfois c'est un peu dur, car il ne reste pas beaucoup en place.

Soudain, je me sens totalement inutile.

Publicité
1 mars 2015

la fin du voyage

Rentrés un jour plus tôt que prévu ! c'est du jamais vu. Heureuse de retrouver son bercail alors que d'habitude je déprime en arrivant chez moi. Je change ?  Je reviens avec un rhume carabiné. Je vous retrouve. Je retrouve mon lit, mes habitudes. J'ai découvert une grande ville espagnole, j'ai retrouvé Collioure, c'était une semaine ailleurs. Il y a eu du bon, du moins bon.

Le bon, c'est d'arriver à se débrouiller sans parler la langue de là bas, et de découvrir des gens très gentils, pas de peur, alors que tout le monde nous parle de pic-pocket, on se sent en sécurité, sans aucun problème. La ville est grandiose, tout est grandiose, au bout de 3 jours, on se sent un peu "saoul" de tout ça, puisque nous ne sommes pas habitués à la ville. Nous avons circulé à pied, en bus, en taxi. Le moins bon, c'est d'être à quatre, et pas toujours d'accord sur nos choix, et je regrette sincèrement de ne pas y être allés à deux. J'ai voulu être polie, proposer comme aux autres fois, mais certaines personnes vieillissent mal.....

Puis la côté à revenir de Barcelone vers la France, Cadaquès, sur les conseils de Jeanne, un "bijou" mais les routes sinueuses m'ont fait peur. Je n'ai pas trop bien vécu ces kilomètres. Totale beauté des lieux, cartes postales.... Quelques touristes .... un village blanc....

Et la région Argelès, Collioure.... un temps moyen, voire très moyen, de la pluie, du grand vent,   des chambres d'hôtes bof bof, situées loin dans la campagne, de la voiture, beaucoup de voiture pour se déplacer....   Un hébergeur qui nous gave au petit déjeuner de sa vie à lui, ne nous lâche pas, et parle, parle, parle.

Tout cela donne un voyage mi-réussi !

Prochaine fois : à deux absolument.

Je fais le tri de mes photos et bientôt quelques unes par ici.

Et aujourd'hui, je me soigne et j'adore ma maison (pour une fois).

19 février 2015

Les voyages

Le premier, j'étais en quatrième, je pense. Pour une journée, en car, nous partions au Mont Saint Michel et les alentours, avec plusieurs classes. J'avais été emballée par la beauté des lieux. Avec mes parents, on ne voyageait pas. Juste le bord de mer, une fois l'année à peu près, à 70 km de chez nous.  Mon deuxième voyage fut pour Lourdes, j'avais 18 ans ! c'était comme une promesse. Autour de moi, les gens partaient en voyage à Lourdes, à part ça pas grand chose... à l'époque. Alors j'ai cru bon de commencer par là, avec des copines. J'en ai aussi un bon souvenir. Pas sur que les jeunes d'aujourd'hui commenceraient par ça. Qu'est ce qu'on était sage !

Plus tard, j'ai un peu visité la France, mais pas tant que ça, il reste encore bien des régions inconnues. Plusieurs séjours d'hiver dans les Pyrénées, une fois dans les Alpes, un peu de St Tropez en février, un peu de Nice et sa région en mai, un peu de Pyrénées orientales en été du côté d'Argelès ou de Font Romeu, un peu de Massif Central, plusieurs fois Paris, un peu de Bretagne et Normandie, aussi le grand vol avec la Réunion et le Maroc, ce qui m'étonne encore. Mais jamais le Nord, jamais l'Alsace, jamais le Jura, et encore tant d'autres.

Bientôt, ce sera Barcelone et encore les Pyrénées orientales. A cette époque, le soleil ne va pas nous étouffer. J'espère qu'on va réussir à s'organiser pour visiter, je n'ai pas pris trop le temps de potasser tout ça..... Trouver les bonnes chaussures, impossible d'emporter plein de paires. Une de ville, et l'autre ? rando ? tennis ? pas facile .....

17 février 2015

La dose

Je parle beaucoup de moi ici. Je raconte ma vie, mes états d'âme, mon passé. Un peu moins mon futur.

Je craignais, il fut un temps, de ne pas voir assez de monde, et je me rends compte que, malgré l'arrêt du bénévolat, j'arrive à rencontrer. Certes, différemment, plus de gym, plus de yoga, à cause de mon épaule défaillante, mais ces rencontres là étaient très furtives, un sourire, un mot..... Nos derniers week ends ont été assez denses : spectacle, repas de famille, repas chez des amis, finalement je vis.....

Samedi dernier, nous étions aussi chez les amis qui partiront bientôt avec nous, il fallait finaliser le projet. Et dimanche, visite rapide sur le chantier de la maison de notre fille, puis visite à ma maman, pour terminer chez des amis pour une livraison de commande. C'est le soir, je me dis qu'on va prendre l'apéro et partir vite. Helas, nous sommes pris en otages, il faut regarder les photos de voyage de mon amie et de sa soeur, oui, oui, mais c'est très long.... il faut rester dîner, euh non, mais si, mais si.... Bon, on est coincé.   Et là je rêve de mon feu de cheminée, et de mon tricot à commencer, oui une petite brassière toute bleue, toute mimi, dont j'ai trouvé le modèle sur le web.

Voir du monde, oui, mais à bonne dose.

Une amie m'appelle hier pour me proposer une rando cette semaine. Non, je suis désolée, je n'en ai pas vraiment le temps.

Voyez l'ambivalence, entre la peur de ne pas être assez entourée, et la peur d'être débordée, c'est compliqué.

J'ai eu tant de fois peur d'être oubliée, je suis même parfois en rage d'être laissée de côté, mais point trop n'en faut. Je ne peux pas être submergée par les gens, ça m'est impossible .....

Et pourtant je rêve d'avoir plus d'amis.

Comment trouver la bonne dose ?

Ah, j'ai acheté des cuillères récemment qui sont parfaites pour se servir la bonne dose dans l'assiette, mais l'amitié ne se sert pas à la cuillère.

J'ai besoin de moments calmes, rien qu'à moi.

Mes amies, dimanche, m'ont saoulée de leurs (trop) de photos de voyages, au bout d'un moment, on décroche....  et ne m'ont même pas demandé comment j'allais..... 

Je suis rentrée, il était trop tard pour commencer le tricot.

 

13 février 2015

le jeudi soir

J'attends en général le jeudi soir pour l'émission sur les livres. J'aime beaucoup le présentateur qui est agréable, juste, et qui sait faire émerger les mots et les émotions des écrivains. Hier soir, je pensais déjà que j'allais me régaler. Il y avait Justine Levy que je n'ai jamais lue, mais je l'avais déjà entendue à la radio, son histoire, son mal être, ses décisions de se transformer pour ses enfants, j'ai aimé comme elle parlait avec ses mains, avec ses cheveux.... J'ai senti la fragilité, les hauts, les bas, le vouloir, les failles, même si elle prétend vivre "la gaieté". J'ai très envie de lire son livre. Marc Lavoine m'a touché, ce n'est pas quelqu'un que j'appréciais il y a quelques années, j'avais l'impression qu'il surjouait, maintenant je comprends mieux. Finalement, je pense qu'il a quelques problèmes d'estime, lui aussi, une fragilité, un passé qui le poursuit. Envie aussi de lire son livre.

Je ne me souviens plus du nom des deux autres auteurs, qui étaient bien agréables aussi à écouter, sur l'amour, sur la jalousie.

Ils parlent vrai.

C'est rare les gens qui parlent vrai. Certes, ils vous diront facilement qu'ils sont enrhumés, ou rhumatisants, ou au chômage, ou en vacances, ou à la retraite bientôt, ou qu'ils viennent de changer de voiture.

Mais que disent ils de leur coeur ? pas grand chose.

Cà ne se fait pas de parler de soi comme ça. Il faut se tenir bien droit et sourire.

Publicité
12 février 2015

toute petite évasion

Je traversais la route, vers la petite prairie en vallée de rivière, je l'entendais murmurer, musique quotidienne, sauf l'été où elle était à sec, passais le petit pont, et j'arrivais vers l'ancien village, là où habitaient mes ancêtres avant la construction de notre maison. Il y avait le moulin, et les jardins, un grand, tout en pente, et un petit au bord de l'eau. En bordure du petit, de gros cailloux et des fils barbelés pour séparer la prairie. Comme j'étais seule, je rêvais de passer de l'autre côté. Je l'ai fait, ce n'était pas si compliqué. La prairie de l'autre côté était magnifique, couverte de paquerettes et elle avait un côté magique, un peu en vallée, avec au bord la même rivière en lacets. Le soleil était généreux dans ce pré, dans mes souvenirs. Je crois que je parlais beaucoup aux paquerettes. Après un long moment, je repassais par dessus les cailloux et revenais chez moi. Pour un temps, j'avais été dans "l'interdit" enfin je pensais que c'était l'interdit car ce pré ne nous appartenait pas. Pour un petit moment, l'interdit était délicieux.

9 février 2015

le petit ballon vert

C'est drôle, ça faisait longtemps que je n'avais pas pensé à lui. Et tout à coup il a envahi tout mon espace, il est revenu là bien rond dans ma tête. Il était un de mes jeux préférés. Je ne me souviens pas qui l'avait acheté. J'avais l'impression qu'il avait toujours été là, peut être était il à ma soeur. Il n'était ni balle ni ballon, juste entre les deux, juste fait pour moi. Parfois il voltigeait dans la maison, en faisant attention, parfois il restait au sol et servait de bowling pour dégomer le jeu de construction que j'avais érigé en équilibre. Parfois il devenait une "vache" que je guidais à l'aide d'un petit baton. Faut dire que c'était ce que je voyais autour de moi. Guider les vaches dans les prés. Assez loin parfois. Les ramener à l'abri. C'était le quotidien. Alors on calquait nos jeux sur notre vie.

Je ne suis pas sure qu'aujourd'hui une petite fille jouerait avec un ballon vert qui serait une vache pour un temps. Quoique, je ne sais plus trop à quoi jouent les petites filles.

Tout ce que je sais, c'est qu'en jouant comme ça, je me sentais heureuse, malgré le monde gris qui m'entourait. Je glissais dans ces jeux avec un bonheur intense, je m'en souviens. C'était bien.

Je ne sais pas ce qu'est devenu le petit ballon vert.

8 avril 2014

Un commentaire

Kachina a commenté récemment mon billet sur les pèlerins et elle a écrit des mots qui m'ont touchée. Elle dit surtout qu'elle me lit et qu'elle ne commente pas souvent. Quel intérêt à me lire ? Franchement, je n'ai pas une vie extraordinaire, je n'ai pas de grand voyage à raconter, ni de conseils à faire en lecture, ni en cuisine, il ne m'arrive pas d'aventure fantastique. Je suis dans mon petit monde à broyer du noir, à me morfondre du passé, à mal envisager l'avenir, à culpabiliser d'être ce que je suis, à avoir toujours peur de tout. Je ne connais pas de gens sensationnels. J'ai une toute petite vie, mais c'est une vie quand même, qui ne brille pas du tout. Je ne suis pas adulée, quand j'arrive quelque part, il n'y pas la foule autour de moi (et heureusement dis donc), j'ai plutôt de grandes difficultés à lier amitié, enfin disons que je baigne plutôt dans le négatif et

K a c h i n a    vient me dire dans son petit commentaire que je suis une belle personne et que je fais mon chemin.....tous les jours.

Alors là j'en suis renversée. Cà fait tout drôle quelques mots positifs. Je ne me sens pas une belle personne par contre je suis d'accord que je fais mon chemin et il est difficile.

Les mots sont importants, ils peuvent faire du bien et aussi du mal, d'ailleurs je peux faire mal moi même avec des mots pour mon entourage qui sont bien trop violents, je gère ça très mal.

Ces quelques mot là m'ont caressé l'âme. Comme quoi, même de quelqu'un qu'on ne connaît pas, tout peut arriver.

Merci Kachina - as tu un blog ?

6 février 2015

moins envie d'écrire

Le dernier post date du 29 janvier. Mes écrits s'espacent. Le blog s'essoufle. Même s'il n'a jamais regorgé d'anecdotes croustillantes ni d'un grand savoir, il existait par mes petites histoires. Et là, soudain, je me demande bien à quoi cela sert. Je sais, je sais. Beaucoup de blogueurs se posent aussi cette question. C'est un passage à vide. C'est aussi un peu de difficulté à utiliser mon épaule droite, celle qui souffre... Peut être est ce juste ce léger handicap. Ce blog souvent me maintenait la tête hors de l'eau, parce qu'une fois posées là, mes difficultés me semblaient un peu plus légères. Il y a toujours des difficultés, peut être un peu plus de sagesse.... Je ne sais pas. Il y a la vie qui coule, il y a une part d'égoïsme en ce moment à penser beaucoup à moi parce que les gestes sont difficiles et qu'il ne s'agit pas de me disperser. J'ai abandonné mes séances de gym hebdomadaires, trop douloureux pour mon bras, j'ai suspendu mes cours de initiation yoga pour la même raison. L'écriture, non, j'essaie de garder, mais j'en ai fait moins que d'habitude, j'ai loupé deux samedis. Je me concentre pour faire en premier lieu mon travail de compta/secrétariat de nos différentes structures. Régulièrement, j'ai des séances de kiné. Régulièrement je visite ma mère, qui après avoir eu une bonne période d'accalmie, vient de redéclencher une infection. J'essaie de ne plus trop penser. Juste faire l'urgent. Et le soir, me poser devant le feu de cheminée, avec un mini tricot que j'arrive à faire de temps en temps sans bouger l'épaule quasiment. J'espère sincèrement que les beaux jours vont revenir. En vivant ainsi, je me protège de toute agression possible que je pourrais sentir en allant dans le monde. Je suis juste dans mon cocon.

 

29 janvier 2015

des moments simples

Samedi soir dernier, j'avais proposé à un couple d'amis d'aller au restau, nous devions nous voir pour organiser un prochain séjour. Ils n'étaient pas emballés alors finalement, je les ai invités chez nous. J'ai fait un repas très simple car j'ai mal à l'épaule et c'est difficile pour moi. Ainsi le lendemain, nous sommes allés nous deux au restaurant. Là j'étais bien, rien à préparer. C'était un bistrot. J'aime le mot "bistrot". Nous avions réservé. On nous invite à nous asseoir à une table sous un chauffage. A peine installés, je suggère à mon mari de changer de table, il fait beaucoup trop chaud. Nous changeons et nous installons tout près d'un couple de personnes âgées, très âgées même. Pendant tout un moment, nous n'échangeons pas. Nous cherchons ce que nous allons prendre. Un plat, un dessert. Cà suffira. Et un verre de vin rouge, bio parce qu'ils en ont, chacun, ça ira. Puis un autre couple s'installe sous ce fameux chauffage et 5 mn après, le gars, il semble étouffer et demande à l'éteindre. Et ça fait discuter un peu les gens autour qui finalement ont tous trop chaud, nous y compris. Et de là, un mot pour nos voisins.... qui se poursuit en discussion jusqu'à la fin du repas. Nous apprenons qu'ils déjeunent souvent là le dimanche, nous apprenons qu'ils viennent d'autres régions et qu'ils se sont établis finalement ici, nous parlons de leur travail, de leur famille, de la nôtre. Ils ont l'air ravi. Nous le sommes aussi. Le repas est terminé. Nous les saluons.

Parler à des gens que l'on ne connait pas, j'aime beaucoup.

28 janvier 2015

un ego surdimensionné

Shirokuma a surement raison, mon ego est trop important. Au fond je le sais bien, mais pourtant ça n'a pas de sens. Moi la grande timide, phobique sociale, celle qui la plupart du temps se rend invisible, celle qui a eu si peur des gens, celle qui n'ouvrait pas toujours la porte quand ça sonnait, celle qui évitait à tout prix d'entrer dans la grande salle de réunion, celle là aurait elle un orgueil démesuré ? Sans doute, même si ça ne me convient pas du tout. Sans doute, puisque je ne conçois pas qu'on puisse m'oublier, dans les pensées, dans les actes. Si on ne peut m'oublier, c'est que je suis très importante, et si je suis si importante, c'est que je me sens supérieure. Tout cela est bien compliqué. Je n'ai pas vraiment les mots. Moi qui souffre d'être invisible, elle est là sans doute là la clé. Rester invisible, se satisfaire du rien. Du coup, plus rien ne pourrait nous atteindre. Etre rien. J'ai lutté contre cela toute ma vie, pour essayer d'ETRE. Et j'ai du me tromper. Etre rien, c'est juste être, sans penser trop loin. Sans penser qu'on aurait du, qu'on devrait.

Juste ETRE.

26 janvier 2015

la sensibilité

J'ai plus souvent parlé de mon anxiété, de ma phobie sociale..... je me déclare hypersensible, trop sensible. Il n'y a pas de docteur, ni d'association pour cela, enfin je ne crois pas. Je ne l'ai pas mesuré quand j'étais enfant. J'étais souvent malade, certes, mais de ces petites maladies insignifiantes, un vomi par ci, un mal de ventre par là, et les maladies que tout le monde a. Mais la maladie était assez vénérée chez nous, et lorsque ça arrivait, on était (enfin surtout moi) très protégé, on voyait le docteur qui donnait toutes sortes d'ampoules, de sirops qui allaient nous sortir de là. Il faut dire que mon père avait perdu sa mère tout jeune, et je suppose qu'il avait très peur des maladies. Ayant vécu dans cet atmosphère où le buffet était plein de médicaments, j'ai inscrit qu'on était très vulnérable, enfin je ne sais pas.

J'ai très vite remarqué que j'avais peur de beaucoup de choses. Je me suis fabriquée une petite vie sans risque.

Aujourd'hui ce qui me fait le plus souffrir, c'est ma sensibilité. Finalement c'est surement ce qui me conditionne depuis si longtemps. Ressentir tout beaucoup plus fort que tout le monde, et ressasser.

La lumière, le bruit, tout y passe.

Et puis les mots entendus, ou pas entendus d'ailleurs, ceux qu'on attend et qui ne viennent pas, les situations..... je m'embarasse de tout cela.

Peut être que ça me fait être assez seule.

Seule, finalement, je suis moins atteinte, il y a moins de flèches.

Hier encore, j'ai souffert. Nous visitons mon beau père. Celui ci évoque qu'il n'a pas pu se rendre à la cérémonie prévue pour une occasion bien précise (messe d'anniversaire) parce qu'il était malade à l'heure de partir. Mon cerveau aussitôt est en ébullition. Nous n'étions pas au courant. Comment aurions pu nous rendre à l'église sans savoir ? Comment se fait il qu'on ne soit pas prévenu nous aussi ? Comment dans une famille catholique, on ne communique pas à ce sujet ? Si nous allions régulièrement à la messe, bien sur nous aurions été présents. Mais nous ne sommes pas pratiquants. Si on l'avait su, on aurait pu décider d'y aller ou pas. Je le vois à côté de moi qui ne réagit même pas, mon mari s'en fout. Il entend. Il ne répond pas. C'est pourtant lui que ça concerne, les mots glissent. Je choisis de ne rien dire car surement que les mots auraient fusé, et auraient été peut être blessants.

Autrefois, ma mère nous signalait la messe d'anniversaire pour le décès de mon père, et nous nous y rendions. Maintenant plus rien parce que personne ne s'en occupe.

Là, le deuil est récent, celui de ma belle mère. J'aurais fait l'effort peut être, si j'avais su mais personne ne dit rien. Nous n'avons marqué que le premier anniversaire. Depuis, on n'est pas prévenu.

Mon cerveau ne veut pas comprendre qu'on puisse agir de la sorte, il se révolte, il est tout embrouillé......

Et là, c'est nous qui sommes brouillés. Parce qu'il n'a pas réagi. Parce que je voudrais qu'il se fasse entendre de temps en temps. Parce qu'il en marre que je sois si sensible.

Faudrait il encore quelques comprimés pour calmer ce cerveau qui s'affole ? A l'époque où j'en prenais, j'avais du le calmer un peu. Je n'en prends plus, et il fonctionne trop. Il me complique tellement la vie.

8 mai 2014

la parenthèse

D'abord le mot est joli. J'aime bien parenthèse, la sonorité est déjà poétique.

Mais alors l'émission, je l'aime beaucoup. J'essaie de ne pas la louper. Cà finit tard. Parfois je loupe la fin. J'aime la rencontre avec ces gens, ces trois personnes qui à priori ne se connaissent pas plus que ça. J'espère que c'est bien réel, qu'il n'y a pas rencontre avant. J'aime leurs histoires, souvent pas banales. On découvre beaucoup de blessures du temps. Je me dis que c'est rare de voir les gens se livrer à de telles confidences de vie. Je suis souvent émerveillée par leur ténacité, et leur façon de rebondir, alors que moi même j'ai plutôt tendance à baisser les bras. Et puis ils ne manquent pas d'humour la plupart du temps. Je suis incapable de dire quels personnages m'ont le plus marquée.

Je trouve qu'avec les gens qui nous entourent on devrait plus se parler, c'est un besoin que moi j'ai, mais je le ressens guère chez les miens. Les psys c'est bien, mais c'est très froid quand même. Je préfère les vrais gens, autour d'une table, pouvoir se dire des choses, ce qui va bien, ce qui ne va pas. Je voudrais que la vie soit une "parenthèse".

Aimez vous cette émission ? Bon j'avoue, je ne voudrais pas arriver toute seule en barque.

16 janvier 2015

lire mes commentaires

Si quelqu'un peut m'aider : quand je clique sur mes commentaires pour mon dernier article, ils n'apparaissent pas. Dans la liste à droite, je vois qu'il y en a. La seule solution pour les lire c'est d'aller dans Canalblog et mes paramètres. Je ne sais comment procéder.

Cà vous est déjà arrivé ?

J'ai tenté CTRL F 5, j'ai tenté "PUBLIER",   hélas toujours rien.... ça devient enquiquinant.

14 janvier 2015

c'est quoi ce monde ?

Je reviens mais les mots sont difficiles à trouver.

Il y a eu cette déception un dimanche, de faire l'effort d'aller retrouver la belle famille, sans qu'elle s'intéresse à nous du tout, on était venu pour la galette, il y avait la télé, le foot qui prenait toute la place, aucune cohésion.... on est vite parti, on était d'accord tous les deux, ce n'était pas agréable, ils pourraient faire quelque effort, mais ce n'était pas la première fois que ça se produisait, on s'est dit que nous, nous n'avions plus très envie de faire des efforts.

Puis il y a eu l'attentat, les prises d'otages, tout ce que vous savez, et là, on s'est dit que vraiment le monde n'était pas beau. On a été scotché à la télé, aux infos. On est allé samedi à un rassemblement, dans la petite ville d'à côté. Dimanche, on n'a pas bougé, toujours devant la télé.

J'ai pensé à toutes ces religions qui prônent l'amour et le respect, et j'ai pensé que le monde devrait tourner sans religion.  On devrait croire en l'homme, seulement en l'homme....

J'ai lu, entendu, à la télé, autour de moi, de tout.

Je ne sais plus trop où j'en suis. Je rêve d'autres choses.

J'ai attrapé un bon rhume qui me fatigue tellement, et puis j'ai mon épaule qui déconne vraiment.

Alors pour l'instant, je m'occupe de moi et rien que de moi.

Il y a si longtemps que ce monde ne me va pas.

Seul bon moment récent, samedi après le rassemblement, un film : la famille Bélier. Super film. Et j'y ai rencontré deux cousines en plus, ça fait du bien. 

Comme je suis malade, je ne visite pas ma mère de peur de lui filer le virus. J'attends d'aller mieux. Je stoppe aussi la gym, trop dur pour mon bras droit. 

Je commence à espérer la naissance de mon petit-fils ou fille, espérer que le monde soit meilleur dans l'avenir.

Il parait que les gens sont en train de prendre conscience, il paraît ......

 

 

 

31 décembre 2014

la main tendue

Tandis que ces derniers jours étaient des plus maussades, avec un coeur à l'envers, ressentant très fort ce temps de fête qui me parle des humains en général, je galère, je galère..... Je me perds dans mes idées de repas qui me tourneboulent et c'est le chaos. Aucun des mots qui me sortent de la bouche n'est bon et généreux, je suis la colère, toute entière, puissante et dévastatrice. Je le reconnais mais c'est comme si quelqu'un d'autre m'habitait. Tout le monde en prend pour son grade, enfin quand je dis tout le monde, c'est mon homme et mon grand fils qui sont présents. Parce que sinon c'est très vide. Aucun appel, aucun sms, aucun mail,  sauf les réponses à ceux que je fais de moi même. Je me méfie vraiment de la bonté de l'humain dont on parle si bien,

jusqu'à ce moment là ......    Je suis au plus mal, je ressens le désordre, je pleure.... Un appel, un, j'hésite à décrocher, c'est elle.... l'amie, celle qui a été ma voisine pendant longtemps. A t elle senti de loin ?  Elle me propose une petite rando.   J'hésite, je lui dis que je ne suis pas fréquentable en ce moment, qu'elle va y perdre, mais elle me rassure, elle connait ce genre de moment, elle s'en fout, elle veut marcher. Elle passe me prendre. Nous ferons 8 kilomètres en pleine nature, au soleil, les gros godillots aux pieds, l'épaisse polaire, le mouchoir dans la poche, et nos mots.

Elle est la main tendue, celle dont on a besoin, si souvent. Elle me ramène, ce n'était pas joyeux, joyeux mais c'était la parenthèse, l'oxygène.

Depuis, nous avons pu rediscuter avec mon mari. Nous avons décidé de ne pas faire de repas, parce que l'un comme l'autre, nous n'en avons pas envie, nous sommes malheureux, et ne voulons pas affronter ceux qui nous ébranlent. Ils sèment la discorde même chez nous, parce que lorsqu'on est mal dans sa tête, on est mal n'importe où, avec tout le monde.

Hier, il est allé le dire de vive voix, et calmement, sans moi. Nous sommes trop malheureux, nous n'organiserons pas de repas pour l'instant.

Ce n'est pas très glorieux de notre part. C'est très certainement de l'orgueil. On pensait être important, on ne l'est pas. Je suis contre l'orgueil, je ne pensais pas être orgueilleuse, et tout me dit que je le suis.

Il paraît que nous sommes les seuls à réagir comme ça, que les autres familles n'ont rien dit, qu'ils se réjouissent. Ils sont bien plus forts que nous sans doute.

Même mon grand fils est malheureux, il l'a dit. Il ne comprend pas.

La main tendue, c'est celle qui nous apaise, nous fait du bien. Faut il avoir connu de grands précipices pour être à son tour la main tendue pour quelqu'un d'autre ? Mon amie a connu les grands précipices, c'est heureux qu'elle n'y soit pas tombée.

J'ai envie aussi d'être la main tendue quand je suis forte pour quelqu'un qui tombe.

Je voudrais que 2015 soit l'année de l'apaisement, celle où je noue de nouveaux contacts tout neufs et beaux et enrichissants, certes il y aura la naissance attendue, ce sera peut être le nouveau contact qui me fera passer à autre chose.

Je vous souhaite beaucoup de mains tendues et beaucoup de joie et d'entraide à recevoir et à donner.

29 décembre 2014

les fêtes

Ah cette période, celle que je veux me persuader d'aimer et que je n'aime pas, surtout cette année. Je n'aime que le souvenir que j'en ai. Le 24 au soir, on se rassemblait avec mes enfants, c'était le seul moment possible, nous avons beaucoup trop mangé, ils souhaitaient une table copieuse, nous l'avons fait pour les satisfaire, mais ce n'était pas de mon goût. Et il y a eu l'échange de cadeaux. Mais je n'avais pas vraiment le coeur à ça.

Quelques jours avant j'avais consulté mon médecin, j'avais de plus en plus mal à l'épaule droite. Depuis j'ai passé une radio. Verdict : calcification tendon. Et voilà l'histoire qui recommence. J'ai connu la même chose il y a deux ans, de l'autre côté, qui a évolué en capsulite, qui m'a gâché la vie pendant deux ans. J'en suis à peine sortie. Et boum. Non ce n'est pas une maladie grave, c'est juste invalidant.

Depuis Noel, j'ai aussi eu une nuit gastro-ennuyeuse. Et l'homme avec. Et une journée sans rien manger, avachis dans le canapé à regarder la télé. Et hier aussi. J'ai passé ma journée à textoter afin de me sentir relier au monde.

Et hier soir, j'avais le moral en berne, nous reparlons de cet éventuel repas de famille qui n'arrive pas à se fixer, parce que le goût n'y est pas, parce que j'ai tenté de fixer une date qui ne colle pas pour un seul de mes neveux qui a daigné me répondre tandis que les autres restent muets. Parce que dès que j'ai fixé cette date, j'ai senti la douleur revenir, la douleur morale, celle qui est incomprise de la plupart des gens, parce que c'est pas grand chose pour beaucoup, et parce que pour d'autres, çà les brise.

Et voilà quand tout scintille autour, quand ça brille sur FB, que les mots sont joyeux, gentils, pleins de paix, moi je me retrouve le coeur en miettes. Et dans deux jours, je suis de réveillon.

 

24 décembre 2014

pensées en vrac

Je n'ai pas l'impression d'être à Noel, il est loin de mes Noel d'antan, je ne retrouve jamais cet état malgré la joie qui sera présente. Ce soir, nous serons réunis, ce n'est pas l'habitude mais on s'adapte selon l'évolution de la vie des autres. Cette année, les cadeaux sont plutôt utiles, chacun a fait savoir ce qu'il souhaiterait avoir. Ils sont pour certains bien volumineux, je vais avoir du mal à trouver du papier pour emballer. Nous ferons la cuisine à plusieurs, ils se sont proposés. Cà me stresse un peu, la peur de rater.

Hier soir, j'ai vu un bout d'émission "hommage à J. Chancel". Il part, comme tout être humain. Même les artistes ne sont pas éternels. J'aime bien ce qu'on en dit, il paraissait attachant. Je regrette, en son temps, de n'avoir pas trop regarder ses émissions, le grand échiquier à l'époque me paraissait trop culturel pour moi, je ne m'y attardais pas. Aujourd'hui, ce serait bien sur avec grand intérêt que je regarderais. Question d'âge et d'éducation sans doute. J'ai bien aimé entendre parler de la curiosité comme d'une grande qualité. Je me sens souvent un peu curieuse, pas cultivée, mais curieuse de l'autre, et parfois je sens poindre le défaut ressenti par ceux que j'ai en face.

Je pense au jeune homme qui est mort dans la grande ville de la région à cause d'un "malade" sans doute. Les mots sont durs. Pourquoi avoir fait ça ? Cà ne risque pas de soulager le tueur bien au contraire. Il y a tant de gens en souffrance morale, mentale, qui finissent par faire n'importe quoi, se venger peut être de ceux qui paraissent heureux, je ne sais pas. Et ce jeune qui paie de sa vie. Tout cela n'a pas de sens. N'oublions pas ceux qui vont mal, ça peut être moi parfois, mais quand même pas à ce point, jamais je ne pourrais faire autant de mal. Mais j'ai parfois l'impression de comprendre "un peu" ces troubles......sauf que là, c'est trop grave. Faut il les comprendre vraiment ?

Il paraît que ma mère chantait hier après midi à la soirée anniversaire. J'ai du mal à y croire. Tant mieux si elle chante. Il y a quelques semaines, on ne pensait plus jamais entendre le son de sa voix. La vie est parfois un miracle.

A cette période, c'est très calme. L'activité est au plus bas. Les salariés sont en repos. Cela fait bizarre. Les jours sont si courts qu'on a l'impression de ne faire quasiment rien. Bientôt, certains de mes très proches partent vers d'autres régions. Je ne sais pas trop ce que nous allons faire. Aurons nous le courage de faire ce qui attend depuis longtemps ? peut être ou pas, ce n'est pas grave.

 

 

 

 

 

23 décembre 2014

petite frayeur du soir

Rentrer de faire des courses et presque arrivés, voir surgir un renard avec dans sa gueule un faisan ou autre, le voir le lâcher sur le milieu de la route dans sa surprise et le voir repartir d'où il venait pour échapper à nos roues. Jamais vu ça depuis tant d'années à circuler le soir sur cette route. Est il revenu rechercher sa proie ? sans doute.

22 décembre 2014

petit bonheur du jour

Recevoir par la poste les livres qu'on a commandés, merci... bonheurdujour   d'avoir écrit tout ça

Ne pas savoir encore à qui on va les offrir, peut être même que j'en garderai un de chaque

La poste a bien fonctionné, j'ai commandé ailleurs aussi deux livres pour des enfants à gâter

Penser que j'aurais aimé en commander encore d'autres et les lire parce que je suis encore une enfant.

20 décembre 2014

le retour

Je ne m'endors pas assez pour rejoindre mon lit. Je rentre de cette réunion "spécial Noel" pour nous les gens de l'association. Cet après midi, j'ai fait des courses pour cette soirée, de quoi boire, de quoi faire un gateau, puis les timbales, les cuillères, le petit cadeau et un autre petit cadeau, parce lorsqu'on est anxieux, on devine que quelqu'un n'emportera pas son cadeau, et qu'il en manquera un..... pourquoi j'ai pensé ça ?    parce que je pense trop....   J'ai fait aussi quelques courses pour la maison, pour ma mère. Je suis rentrée claquée, trop de monde, trop de bruit, trop de lumières    et hélas, il faut que j'y retourne demain car j'ai encore de nombreux achats à faire.

Bref, en rentrant, j'ai fait le gateau. J'avais mal à la tête. Et je suis partie, les bras chargés, pour cette réunion. Le sujet était les fêtes. Et puis le partage des cadeaux anonymement.  Chacun a pu s'exprimer sur ce qu'il vivait, ce qu'il espérait, j'ai bien vu qu'on vivait un peu tous les mêmes choses, les repas de famille compliqués, ceux qu'on a du mal à supporter pendant ces retrouvailles, ceux qui craignent d'être tout seul pendant les fêtes. On s'exprime, c'est le but. Tenter de chasser nos angoisses, tenter d'y arriver bien pour une fois, ne pas dramatiser ....

C'est le retour qui m'est le plus difficile. Chacun reprend sa voiture. On se reverra, si on le veut, dans un mois. Entre temps qui fera signe ? certes il y aura sans doute les échanges de voeux, par mail. Je ne sais pas si tous ont un réveillon de prévu. Finalement je ne sais rien. Et les autres ne savent rien de moi non plus.

Même en se parlant, on ne se dit rien. 

16 décembre 2014

les jours qui passent

Je viens un peu moins ici.... mais ce soir j'y reviens quand même. Ce rituel n'est pas encore terminé.

La semaine dernière fut trépidante : une soirée entre filles au restaurant, 4 du même âge, du presque même endroit, c'était promis, on irait manger ensemble, c'est fait, c'était sympa. Je n'aurais jamais pensé réussir ça un jour. Et puis une première pour une autre soirée, entre collègues de travail, un restau, et un bowling.... ça change du boulot quotidien. Bien réussi aussi.

Deux soirs occupés dans la semaine, et ho doucement.... je n'ai pas la cadence ! Le samedi et le dimanche, rien n'était prévu, je devais me reposer. Samedi, juste une balade dans la ville voisine et son animation de Noel qui ne faisait pas trop Noel, déçue. Et puis un simple coup de fil le dimanche matin qui fait que ce dimanche devient convivial avec presque tous les enfants, et on improvise le menu, et on fait le sapin l'après midi, et ça coule tout seul tout ça !

Les jours sont très courts, j'ai l'impression de faire si peu de choses.

Ma mère va vraiment mieux. J'ai plaisir à la revoir et à l'entendre dire quelques mots.

Mes achats ne sont pas encore faits, ça c'est moins cool.....

Et chez vous, ça va ?

 

8 décembre 2014

parfois envie de ....

Et si tout à coup l'agenda se vidait, qu'il n'y avait plus rien, sauf les habitudes, et que même les habitudes je n'en faisais rien....

Et si je me taisais, ne postais plus sur F. B. ni ici, n'envoyais plus de mail à mes quelques amis, à mes proches, à ma belle-famille comme je le fais souvent

Et si je ne proposais plus à personne de sortir avec moi, avec nous, d'aller voir machin, ou machine, au super concert, au cinema

Et si seule la forêt comptait pour me divertir, la forêt, la télé aussi

Et si jamais je ne pensais à aucun d'eux, ceux que l'on voit, avec lesquels on sort

Et si je laissais faire, je laissais s'installer le silence

Je saurais ce que vivent plein de gens sans doute, ceux qui se terrent chez eux, et qui se contentent de ça

Je saurais qu'on peut survivre malgré tout

Je saurais qu'on peut devenir transparent et qu'on peut s'habituer

C'est presque la vie qu'a eue ma mère

 

J'ai si peur d'être transparente,    il m'arrive des faits qui m'y font trop croire     comme des épreuves, et des tests que je dois passer

 

Parfois, j'ai envie de couper les ponts avec cette vie que je nous fais.   Est elle bien faite pour moi ?    Ne devrais je pas essayer l'autre formule ?

Parce que celle que je vis me demande tant d'efforts que c'en est épuisant.

 

De temps en temps, c'est une pensée qui me traverse l'esprit.

Que se passerait il ?    Nous laisseraient ils nous enfermer ?

14 décembre 2013

Je porte bien mon nom

en ce moment, c'est de la pure melancolie, légère déprime, ennui..... alors que tout brille de partout, je m'éteins.....

Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que Noel ne m'inspire pas, j'en ai suffisamment parler. Il faudrait des petits qui grouillent autour de moi pour me stimuler mais ce n'est pas le cas, il faudrait que mon homme pense aussi que c'est Noel bientôt, et lui, c'est le dernier des soucis.

On va mettre ça sur le compte du gris du ciel, et des journées trop courtes.

Je me sens mal.

De temps à autre, je souris en allant sur F.B. où ça déconne un peu. De temps à autre, je reçois un mail qui me réchauffe. De temps à autre, je me prépare pour une réunion, ou pour un repas. De temps à autre, je me force à vivre comme tout le monde.

Est ce que tout le monde connait l'ennui ? faudrait savoir quoi en faire de cet ennui.

J'ai mille choses à faire mais je m'ennuie.

Je suis allée voir ma mère cet après midi, c'était d'un triste dans cette maison de retraite malgré les guirlandes. Très peu de visiteurs, pas de voitures sur les parkings. Et j'apprends que ma mère est sortie en gilet alors qu'il ne fait pas bien chaud...... Certes, elle est rentrée, n'a pas franchi les barrières, mais est ce qu'on me dit tout ? Et elle a déjà oublié, et je ne peux pas vraiment lui parler.

Mon grand fils n'est pas venu depuis longtemps, depuis qu'il a rompu avec son amie (enfin je ne sais rien de plus depuis), il vient moins souvent, il me manque. Pourtant quand il vient, c'est un courant d'air mais quand même.

Jeune fils n'est plus trop là non plus, quoiqu'il squatte parfois pour la télé, la sienne marche mal. Mais ce n'est plus pareil.

Et les amis où sont ils quand je suis mal comme ça ? comprendraient ils ?

Je suis sure que c'est un mal de notre famille, je suis sure, alors ça me rassure, c'est comme un rhume, faut que ça passe.

12 décembre 2013

les caisses sont arrivées

du sous sol, elles sont arrivées en haut. Deux caisses où sont mélangées couronnes, boules, anges, guirlandes, diverses décos, personnages de crèche, papier de crèche....... J'ai osé fouiller dedans hier soir.

Comme la maison a changé, j'ai perdu mes repères, plus rien ne peut s'installer comme avant.

J'ai dans le salon un bord sous la verrière où j'ai mis deux couronnes et un père noel céramique offert à mon mari récemment. Ce qui est bien, c'est qu'on voit la déco de l'autre côté aussi, côté salle à manger. Mais c'est pas beau, car les couronnes n'ont été faites que pour être vues de face. Là on voit le polystyrène blanc. A corriger. Je vais devoir sortir un peu dans la nature chercher de la mousse et des branchages. Un sapin ? peut être. Il n'y aura pas d'enfants chez nous à Noel. Est ce la peine ? Est ce juste pour moi ? Personne d'autre ici ne réclame.

Va t on voir bientôt le bout du tunnel dans cette maison jamais finie ?

La coach est revenue cette semaine. Enfin, une qui travaille avec elle. Nous allons bien refermer entre partie jour et partie nuit. Après elle propose un mur en grand poster dans la salle à manger. Je ne suis pas sure, j'ai peur de me lasser. Bien sur, on va perdre de la place dans la salle à manger. Mais finalement c'est peu souvent qu'on est en grand nombre ici. Un an sur deux, pour les fêtes, un repas avec ma famille, faudra trouver une solution. Une fois que tout sera remis d'équerre, peint, je retrouverai peut être mes marques. Je l'espère.

Pour les cadeaux, je n'ai pas avancé.

Les lumières des rues ne me font aucun effet.

 

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>
Derniers commentaires
Publicité
Pages
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 152 799
Publicité