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26 juillet 2017

Quelques jours en vadrouille ...

Ce n'était pas trop prévu, mais il a dit : ce serait bien d'être là bas à l'arrivée. Je n'y ai pas cru au début et puis les choses se sont mises en place. Enfin le jour de départ. C'est en route que j'ai réservé. Et puis nous n'avions pas prévenu l'intéressé. Mais comme ce n'est plus trop le genre à surprise, j'ai envoyé quelques photos et sms le long du parcours afin qu'il comprenne. Il a mis un peu de temps à piger qu'on était sur la route pour aller là bas.

C'est long l'autoroute .... En arrivant, comme on avait le programme, on a pensé aller à l'animation prévue dans une petite ville à côté de Lyon, mais on a su que cette animation avait été annulée. Nous avons quand même visité Trévoux. Joli endroit. Peu de monde le soir dans les rues. Une visite dans les vieilles ruelles. Un petit restau dans une rue d'escaliers au bord de la Saone. Endroit totalement inconnu pour nous.

Grâce au gps nous nous sommes rendus sans difficulté à l'hotel en pleine ville de Lyon. Euh nous et la ville, ça fait deux.

Hotel correct sans restaurant mais avec parking (un peu cher mais on était tranquille pour la voiture qui est restée bien garée jusqu'au départ). Chambre  studio mais pour 3 nuits nous ne cuisinerons pas sur place.

Premier matin, nous n'avons qu'une idée en tête : trouver l'endroit où arrive le rallye. Nous irons à pied au bord du Rhone. On attend sagement et ils arrivent, et il y a les officiels. Nous discutons avec les uns et les autres, tout en restant discrets. Puis nous les quittons, ils resteront encore entre eux jusqu'au lendemain. Nous partons immédiatement pour le Vieux Lyon, l'après midi nous réservons une visite guidée. J'adore ça. Nous connaissons maintenant les traboules. Le lendemain, nous visiterons Notre Dame de Fourviere et le grand Parc de la Tête d'Or.

Nous repartons le dimanche matin. J'ai très mal aux pieds, j'ai marché en sandales, et ce n'est pas l'idéal. Mais comme il faisait chaud, je ne me suis pas posée de questions. Les après midis étaient orageux.

Seul bémol : nous avons perdu notre appareil photo. Avec la fatigue, je pense qu'on l'a posé quelque part et oublié de le reprendre.

J'ai fait quelques recherches, mais infructueuses. J'ai eu du mal à digérer ça.

Mais c'était bien quand même.

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14 juillet 2017

Non non, je ne suis pas partie

J'ai fait un peu silence, ça ne fait pas de mal. Aujourd'hui je n'ai rien de particulier, c'est pourtant le 14 juillet. Pas de fanfare, pas de feu d'artifice. Sauf si jamais ce soir .... rien d'affirmatif.

Je vis au jour le jour. Il y a les pèlerins qui passent, quatre personnes cette semaine. Tout d'abord un couple d'australiens super sympas. Beaucoup d'échanges même si à cause du monsieur qui ne parlait qu'anglais c'était un peu compliqué mais son épouse a fait l'interprète. Deux amies la nuit dernière bien fatiguées de leur étape. Et il y a ces comptes à finir au plus vite. Et les récoltes au jardin. Et le petit à garder de temps en temps. Et les passages des gens en vacances. Du coup, je les reçois plutôt à midi quand je peux. Un repas tout simple et ça ne traine pas trop car "certains" doivent reprendre leur tâche. Sinon le soir on ne s'en sortirait pas.... J'ai assez des pèlerins et maintenant je n'ai pas peur de dire qu'on n'aime pas trop traîner. 22 h 30  hop là au lit.... Ils ont besoin de se reposer. Et nous aussi.

Et puis je suis mon grand sur les routes de France avec son drôle de vélo. C'est captivant. Quel piment dans ma petite vie toute ordinaire ! Comme il n'y a plus chorale et écriture, je me réfugie dans la géographie grâce à ce périple très intéressant et innovant, du solaire, rien que du solaire.

Le week end dernier, nous étions invités le dimanche chez des nouveaux amis que nous apprécions beaucoup. Ils ont acheté une demeure et nous ont donc fait découvrir, et on a fait de la barque sur la rivière, et on a bien ri. Je n'en menais pas large quand même, moi qui ne sais pas nager, j'ai caché ma trouille comme j'ai pu. Et le samedi nous avions fait la fête de retraite d'un ami de longue date de mon mari.  Mais voyons c'en est trop pour une fille qui n'est pas trop fêtarde.

Demain, ce sera encore pique nique. 

Bon allez je m'en vais dans mon dossier de compta.

Et vous que devenez vous ?

14 avril 2016

mais quelle chochotte !

Un jour, j'ai du consulter en vitesse mon médecin. Des analyses correctes, trop de tension, un peu de cholestérol.... Une visite en urgence chez la gyneco et c'est là le problème. Je n'avais pas eu de visites gyneco depuis fort longtemps, oui vous me direz que ce n'est pas bien, mais c'est comme ça. Elle voit quelque chose à l'écho, quelque chose qu'il faut enlever. Elle m'oriente sur une clinique. Je prends le temps de réfléchir. Et puis je me décide. Un rendez vous est prévu, puis il est repoussé. A ce rendez vous, c'est une caméra qui m'ausculte. Oui, il faudra intervenir. C'était donc hier. J'ai très mal dormi les nuits d'avant. J'ai contrôlé ma tension qui faisait des bonds.

Hier matin, petit déjeuner tôt et léger, deux douches à la bétadine. Ne rien boire, ni rien manger après le petit déj. Nous arrivons en avance car je dois me présenter dans le service à 13 h. Aux entrées il y a du monde, je stresse. Il faut attendre son tour. Je réclame, mais c'est comme ça. Il n'y a qu'une seule personne aux "entrées - sorties".

J'arrive dans le service ambulatoire. On m'attribue une chambre. Mon mari reste avec moi un peu. Ma tension est haute, limite. J'ai été relookée pour l'occasion, tout en jetable : une grande chemise bleue, une charlotte et des chaussons blancs. On me donne un efferalgan, pas de calmant, pourtant j'avais dit au rendez vous d'anesthésiste que j'étais anxieuse.

Puis un brancardier vient me chercher, je ferme les yeux, je ne veux rien voir de ces couloirs, ascenseurs..... J'arrive là bas, de suite on me pose la perfusion, ça discute fort, ça rigole. On me pose le masque, je ne m'endors pas, je ne comprends pas, je demande, elle me dit "comptez jusqu'à 20" je ne compte pas, elle me demande où j'en suis, je dis "je ne sais pas" et là je pars...... mais où part on ? .......

J'entends mon nom par deux fois, je sais où je suis, je dis "ah je suis contente" je me rentends le dire, je pense n'avoir dit que ça, j'ai toujours peur de dire n'importe quoi comme certains..... On pousse mon lit vers la sortie. On me ramène dans ma chambre. Je suis bien, je n'ai rien senti. J'ai encore envie de dormir. On me prend la tension : beaucoup mieux. On m'apporte une heure après une collation : crème et compote, petit gâteau, du jus d'orange, de l'eau. Quel plaisir tout à coup !

On m'apporte l'ordonnance : anti bio et anti inflammatoire à prendre, et hormone. J'appelle mon homme. Dans une heure, je peux sortir.

Je n'ai vu le médecin gyneco ni avant, ni après, il m'a fixé un rendez vous. Des analyses sont en cours. On me rassure.

Je suis débarassée, j'ai les jambes bien molles ce matin, j'ai dormi comme un loir cette nuit.

Je sais que vous avez pensé à moi, je crois aux énergies des pensées que nous avons les uns pour les autres, et je vous remercie, tout s'est bien passé.

3 juillet 2017

JUILLET

Allons y pour JUILLET - Qui commence ?  formule habituelle ....

 

Voilà le résultat :

 

J oie des aurores chaudes et flamboyantes
U ltimes longues journées
I  rrésistible rosée sur la menthe douce
L' été s'installe, s'allonge et nous sourit
L' été végétal, se gorge et nous nourrit
E phémère douceur, chaleur réconfortante
T emps heureux de l'été

18 juin 2017

le bouquet

J'écris vraiment moins, je n'ai pas participé dernièrement aux impromptus littéraires.

Je suis allée à un atelier d'écriture samedi dernier, dans un bois, sur la saison d'été. L'animatrice avait programmé dans ce même bois tout au long de l'année l'automne, l'hiver, le printemps, l'été. J'ai participé à celui d'hiver et celui d'été. C'était bien. Nous n'étions que 5, l'ombre était fraîche malgré la forte chaleur. Nous avions emporté une couverture et avons apprécié de nous installer sur l'herbe. Il y avait quelques gamins braillards que nous avons rêvé de .... non je ne le dirai pas car nous ne l'avons pas fait. Mais vu le bruit et l'arrogance, on en a quand même rêvé.

Je n'ai pas eu de souci depuis la dernière crise de calculs mais j'y pense toujours. Cette semaine, je vais consulter mon médecin parce qu'il me faut une prescription et je vais quand même lui parler de ces ennuis.

Je ne vois pas le temps passer. Je me sens sans arrêt débordée et c'est désagréable. Il y a des récoltes. Du personnel en plus demain pour intervenir à la main. J'ai proposé à mes proches de venir chercher à la maison un peu de la récolte et finalement ça me prend beaucoup de temps.

Hier, j'ai gardé mon petit fils exceptionnellement. C'était super. Et le soir nous étions invités à un anniversaire. Et oui, un lundi. C'était précisément le jour, et avec un chiffre rond.

Alors on s'est groupé à quelques uns pour faire un cadeau. Et en plus j'ai fait un bouquet.

Je suis allée d'abord dans les lavandes, parce que c'est bleu, et j'aime les bouquets avec du bleu. Puis quelques petites fleurs d'hortensia de rose à violet, un peu molles à cause de la chaleur, mais elles se sont remises après. J'ai saisi une rose rouge en passant près du jardin. Et au jardin quelques alstroemeres qui résistent bien à la chaleur de rose à orangé. Quelques fuschias très fins rouges. Et pour couronner le bouquet quelques branches de romarin. C'est bien la première fois mais il me faisait de l'oeil quand je suis passée devant. Alors je n'ai pas résisté. C'était un vrai bouquet de senteurs. J'ai juste oublié de le prendre en photo. Je crois que je n'aurais guère trouver mieux chez le marchand.

Et nous avons fêté l'anniversaire.....

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27 mai 2017

du calme..

Tandis qu'ils sont nombreux sur les routes, sur les plages, au soleil ou à l'ombre, tandis qu'ils ont largué jardins et maisons, enfants, grand mères et grand pères, chiens, boulot, métro, dodo, nous sommes restés chez nous. Pas complètement mais au moins deux bonnes journées qui me font un bien fou. Aucune contrainte, aucune obligation. Je savoure, d'ailleurs comme cela je peux vous écrire ce post.

Jeudi, nous étions au restaurant entre cousins (les miens), c'est pas qu'on a grand chose à se dire, mais on est ensemble et à moi, ça me fait du bien. Je suppose que s'ils viennent, ça leur fait pareil, mais trop de pudeur pour se dire cela.Certains ne viennent jamais, d'autres de temps à autre. On était un peu moins qu'il y a deux ans. Les cousines ont tardé à mettre la journée en route, sans doute quelques uns ont prévu autre chose ne voyant rien venir. Pourtant, c'est tous les 2 ans à la même date. Elles ne voulaient rien faire, alors elles ont demandé si le restaurant ça nous allait. Mais bien sur que ça nous va, à notre âge. J'avais moi même initié cette cousinade en 2009, j'avais loué une salle, préparé l'entrée, commandé un plat chaud et un dessert. Et je leur avais parlé généalogie. On avait chanté. C'était plus festif. Depuis, on se retrouve sobrement autour d'un repas, selon ceux qui sont aux commandes. Nous étions au bord de la rivière, nous avons pu faire une jolie balade, tandis que d'autres ont joué.

Hier, j'avais mon petit fils en garde, c'était super, il est joueur et rit de bon coeur, c'est bon pour le moral.

Aujourd'hui grand calme pour moi, ça ne m'empêche pas de m'affairer aux lessives, etc. Mais pas de téléphone qui sonne, pas de salariés, du calme, enfin du calme.

Demain, ce sera repas de Communion dans ma belle famille, celle d'un neveu. Ah, ces repas de communion, ça me mettait dans tous mes états quand c'était chez moi. Ouf, je n'ai plus ces tracas.

Je dois aimer la slow life, moi .....

 

24 mai 2017

M A I on est en retard !

Alors, alors, on a rien écrit sur MAI ?

Allez trois vers, c'est pas grand chose,   enfin trois vers, trois vers,  ça suffira   car après bonjour les dégâts :

Qui s'y colle ? je ne commence même pas. Je dirais même que des fois que ça se bousculerait au portillon, ce qui changerait bien de l'ordinaire, on pourrait en faire plusieurs ....

M

A

I

 

Voilà le résultat :

M atin embrumé
A ube aux dix mille parfums
I dylle printemps

de Hyoutoko

M ille lueurs d'une
A ube naissante
I lluminent notre printemps

de Agnès

M erveilleuse lumière
A grémente nos jours
I nvite à la prière

de Manoudanslaforet

 

M erci, merci,

A vec vous on ne s'ennuie jamais

I l est si doux d'écrire de jolis vers

de Mel

 

8 mai 2017

Nous sommes tous pèlerins

J'ai déjà reçu 3 pèlerins depuis avril, j'en attends un cet après midi. Pour l'instant ce sont des marcheurs solitaires. Parmi eux, une seule femme. Helas, ce ne fut pas la meilleure rencontre. Du genre à donner des leçons. A me balancer toute sa vie, et toutes ses agressions en 5 minutes. Il n'en faudrait pas trop des comme ça pour que j'arrête.... Tolérance oblige ! ce fut le cas le plus éprouvant. J'en ai été très fatiguée.

Je me suis dit que, marcheurs ou pas, nous sommes tous en chemin. Que cherchent ces gens ? Une solution, une idée, de la paix, de l'occupation, de la clarté, de l'éloignement, de la convivialité, du paysage, de la fatigue, un but, un défi ...... Tout et son contraire.

Nous sommes en marche, oui le chemin on va le faire.

Je suis heureuse que la vampire n'ait pas gagné, si heureuse ! J'ai vu tant de gens s'engoufrer là dedans, tête baissée. Je sais profondément que ce n'était pas le bon chemin.

J'ai très envie de croire en la jeunesse... et qu'on soit en marche, comme nos randonneurs qui cherchent le bon chemin.

Il ne sera pas parfait, qui oserait se dire parfait ?

Pourquoi ne pas avoir l'espoir ?

L'espoir fait vivre.

 

1 mai 2017

Gris

Oui le week end est gris, même si de temps à autre le soleil pointe le bout de son nez.

Dimanche, nous avions été invités puis décommandés pour raison de santé de la part de nos hôtes. Cà a fini de m'assombrir.

Déjà vendredi, je n'ai pas aimé la réunion de notre association. Ce soir là il n'y avait pas de thème comme c'est prévu dans le planning, ce qui laisse la parole libre... Helas, l'animateur a cru bon d'arriver avec de la matière et a de suite imposé ses dires. C'est bizarre comme je me suis sentie privée de liberté. Certes, vu le but de l'association, nous tournons toujours autour des mêmes sujets. Mais là c'en était trop. J'aurais aimé quelque chose de plus positif, et ne pas ressasser le sujet des tocs. On en a déjà tant parlé. Je n'ai même pas réussi à reparler de mon père. Finalement, si j'adhère à ce groupe, c'est certainement à cause de ses tocs qui m'ont fouttu la honte toute ma vie. La honte, il en a parlé l'animateur. Sujet galvaudé. Bien sur qu'avoir honte si puissamment étant petit, ça laisse des traces. Je n'avais pas besoin de ça vendredi soir. J'étais déjà en baisse de moral. J'aurais du partir.... impossible, collée à ma chaise, le coeur battant à toute allure, ayant envie de crier et de taire à la fois cette douleur. Le passé qui remonte en quelques secondes.... Se faire du mal.... alors que logiquement c'est fait pour faire du bien.

Depuis j'ai mal partout, des crispations sans doute. Et le moral éteint.

Dimanche, si j'avais vu ces gens que j'aime beaucoup, ça m'aurait sans doute changé les idées. Helas, rien n'est allé dans mon sens.

Et là, je n'ai envie de rien. Même pas d'un brin de muguet.

 

27 avril 2017

le libre service

J'ai mis du temps, il y a longtemps, à me servir de l'essence toute seule... Je passais à la station où quelqu'un encore travaillait pour moi. Mais un jour il a fallu s'y mettre. Tout comme les distributeurs de boissons, plutôt ne pas boire jusqu'au jour où je me suis risquée pendant une formation, j'imaginais que tout allait m'exploser à la figure. Tout comme le distributeur de billets.... Bref, tout ce qui marche tout seul m'a lontemps intimidée.

L'autre soir, après la chorale, puis après l'écriture, je monte dans ma voiture et je pense que je n'ai plus de pain à la maison. Je n'aime pas quand il n'y a plus de pain. Et bingo, je suis garée tout près de la boulangerie où il y a un distributeur de pain. Nous en avons déjà pris ici mais ce n'est pas moi qui ai manipulé la machine.

Après une bonne répète chorale, et un bon atelier d'écriture, il ne peut rien m'arriver, je suis bien reboostée.

1 euro glissé où il faut, et hop, voilà la BAGUETTE MAGIQUE.

Ah, le progrès quand même, des fois, c'est agréable !

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Ce petit post ne mange pas de pain par rapport à tout ce qui circule en ce moment, je me rassure comme je peux.

19 avril 2017

On a zappé MARS ..... voilà AVRIL

Zut, c'est trop tard pour mars.

Alors, écrivons AVRIL comme d'habitude  -   comme c'est court, on peut faire plusieurs versions.

Avec chaque lettre un vers ....  je commence   et vous continuez en vous servant des commentaires et en reprenant les premiers vers

 

A zur à l'horizon

 

le 21/04 cela donne :

A zur à l'horizon
V éritable perle océane
R adieuses frondaisons
I lluminées de rayons dont émane
L a douceur d'un printemps prometteur

 

Merci Celestine et Hyotoko !

 

et puis Mahie a écrit ça, c'est d'actualité  Merci Mahie !

A h ça ira! ça ira! ça ira!
V oilà les élections : ha ha!
R odéo partida de candidats!
I ra, ira pas! Qui vivra verra!
L às de la comédia, il chuta! Aaaaaaahhhh....

 

 

 

29 mars 2017

Un médecin ?

Bientôt le médecin d'ici prendra sa retraite. Moi je l'ai quittée déjà depuis quelques années parce que je me suis pris la tête avec lui. Il montait sur ses grands chevaux quand je lui avais réclamé de passer un IRM pour mes épaules patraques. Je n'avais pas aimé qu'il me prenne de haut. Je n'avais pas l'habitude d'abuser de demandes spéciales. Il me connait depuis mon mariage. Je suis partie sans rien dire. J'ai trouvé un autre qui ne m'a pas convenu, et heureusement car il est parti depuis. Puis une autre d'origine roumaine, un peu de mal à tout comprendre, mais ça va. Elle n'a pas tout mon passé en tête mais pour l'instant, je m'en sors.

L'homme a gardé le médecin qui va bientôt partir. Il n'est pas remplacé pour l'instant. Vers qui se tourner après ? J'entends dire autour de moi qu'aucun ne prend de nouveau patient. La mienne acceptera t elle de le prendre ? Surtout qu'il se dit qu'elle ne resterait pas. A ce moment là, je serai mal moi aussi.

Pendant mes 3 semaines ailleurs, je suis allée une fois par semaine chez le kiné là bas parce que l'année dernière il avait fait des miracles sur mes épaules. Et comme elles sont toujours un peu douloureuses j'en ai profité. Au cabinet médical, il y a plusieurs médecins dont un qui n'était pas toujours occupé, je le voyais aller et venir dans le couloir, me demandant ce que je souhaitais. Les gens venaient sans rendez vous comme chez nous autrefois. Cà fait un peu loin maintenant que je suis de retour au pays.

Mais ça fout les boules quand même ce désert médical .... Comment va t on faire bientôt ?  Récemment, j'ai eu la grippe, comme elle était débordée, son mari qui fait office de secrétaire m'a suggéré d'aller aux urgences, NON Monsieur, je n'irai pas !!!!  et j'ai réussi à avoir un rendez vous en fin de soirée. Sauf que l'autre, celui qui va bientôt quitter, il prenait des gens jusqu'à 21 h. Elle, elle termine beaucoup plus tôt et ça limite bien le nombre de rendez vous. Avant c'était une vocation, maintenant je ne sais pas trop.

28 mars 2017

La reprise

L'an dernier, c'était surtout le paysage qui me manquait aussitôt notre retour. Par la fenêtre le matin, je cherchais les montagnes. Cette année, c'est la quiétude de là bas qui me manque. Je me lèvais le matin en ne pensant à rien d'important à faire tandis qu'il allait à ses soins. Dès la première semaine j'étais en contact avec une dame rencontrée l'année dernière, une personne de notre région. J'ai marché quelques fois avec quelqu'un de sa famille venue prendre l'air. Nous avons profité également des animations proposées, pas toutes, pas les sportives mais de la danse, le ciné, les spectacles, conférence. Je suis allée à la bibliothèque toute seule assister à une lecture de textes. Je le ferais à peine chez moi. Nous avons rencontré des personnes connues l'an dernier, des nouvelles aussi. Il n'y avait plus les repas proposés aux groupes, cela manquait. Nous avons malgré tout connu quelques bons (voire très bons) restaurants. Je me sens vivre là bas, vivre plus libre. Forcément, pas de travail, pas d'obligation sociale.

Depuis notre retour, j'ai comme d'habitude bien du mal à me remettre à mes tâches. J'ai repris aussi l'écriture (nouveau thème sur l'eau) hier et la chorale également hier. Pour la chorale, c'était plus difficile à cause des trois séances manquantes. Et puis aussi cette transparence que je ressens dans le groupe, je me suis trompée plusieurs fois hier soir, j'avais un peu oublié les airs, j'ai vu des regards réprobateurs tomber sur moi. Cà ne convient pas aux gens sensibles comme moi mais elles ne savent pas tout ça.... Je n'ai pas aimé ces regards. Je n'ai pas aimé qu'elles/ils ne me demandent pas si mon séjour s'était bien passé. Mais je me répète, j'en demande beaucoup trop. Ils n'ont pas remarqué mon absence. On ne remarque pas la transparence.

Et puis il y a eu ces examens hier, aujourd'hui. Ceux pour les femmes. J'ai un peu zappé ça pendant quelques années et puis j'ai été ratrappée l'an dernier par quelques soucis. Et là quelques petits doutes encore. Rien de méchant pour l'instant. Affaire à suivre.

Décidément, la vie n'est pas un long fleuve tranquille.

3 mars 2017

Que devenez vous ?

Moins de temps pour venir vous lire, moins de temps pour écrire ... Je prends un peu le large.

Mais ce soir je fais exception et je reviens sur les dernières semaines.

L'une d'elle fut consacrée aux vacances familiales à 3 générations, loin dans les montagnes. Bel endroit, beau chalet .... Paysage pur et sérénité. Je n'ai pas chaussé les skis, ni les raquettes. Juste les godillots pour marcher un peu. Il fallait organiser les journées avec la sieste du petit, quoiqu'il en a fait quelques unes sur des dos. Nous avons cohabité, ce n'est pas mon fort. Les habitudes des uns et des autres ne sont pas les miennes, et il me faut vraiment prendre sur moi car que je suis quelque peu maniaque à mes heures, surtout pour les repas. Les apéros qui durent trop, ce n'est pas pour moi, j'ai du gérer ce qui ne me plaisait pas. Mais dans l'ensemble, ce fut une semaine, courte, et agréable. De la fatigue quand même à cause de la longue route. Sur le retour, nous avons visité de la famille, fait une pause pour partager le long trajet. J'ai chopé un rhume.

Cette semaine, j'ai repris la vie active, les repas à préparer, les différentes sociétés à administrer, la paperasse, toujours la paperasse, mais faut que ça se fasse..... tiens, ça rimasse !  Je suis allée chanter et écrire, alors que je n'en avais pas très envie, mais je me suis forcée, me connaissant comme je traîne des pieds parfois. J'ai vu du monde, j'avais invité quelques amies pour Mardi Gras, elles sont venues. Yes, fière de moi. Et un rendez vous par ci, un rendez vous par là, on est déjà à la fin de la semaine.

On se couche tard. On regarde chaque soir une émission qui parle politique et qui décrypte la journée. C'est qu'en ce moment c'est fourni. C'est fourni et désastreux. Ces hommes sont tous affreux, ce sont des gens bien trop fiers et tous corrompus. L'autre, celui qui est dans l'embarras, commence réellement à me faire de la peine. C'est plus fort que moi. Mais je ne le soutiens aucunement. Pas la peine d'aller à la messe pour penser être crédible. Jésus donnait aux pauvres, lui.

Demain il y aura une fête. Moi qui pendant un temps réclamait des fêtes, trouvant que nous étions souvent mis de côté, voilà que je m'en fatigue de ces fêtes toujours les mêmes. Bon je vais faire un effort.

Je vais faire une pause de quelques semaines. Ne vous inquiétez pas. Je reviendrai.

 

 

 

17 février 2017

le vieil oncle

Nous avions 60 ans d'écart. Il vivait chez nous, n'avait aucune intimité, dormait dans un coin de la cuisine. Sa vie ? Il avait perdu sa mère quand il était enfant, était débarqué avec son père vieillissant chez sa soeur (ma grand mère), son père était mort, et il avait travaillé chez son beau frère toute sa vie puis chez son neveu (mon père).

C'était un personnage secret. Il aimait courir la campagne et peut être aussi ..... les femmes mais on n'en voyait rien,  on entendait dire. Les tournées de livraison du soir se terminaient fort tard. J'en entends parler encore....

Il aimait le tabac, et le petit verre de goutte. On lui donnait quelques sous, c'est tout. Etait ce la vie qu'il avait choisie ?

J'ai récupéré des affaires dans le vieux grenier il y a quelques années.

Des vieux papiers de lui, pas grand chose.

Des courriers du temps où il était au Maroc, la guerre du Rif, les années 20, pour la famille.

Et puis ces douces cartes postales d'une certaine Elise, qui lui écrivait régulièrement, l'attendant, lui fixant rendez vous, tandis qu'elle était gagée chez des bourgeois.

Mais je ne connaitrais jamais son amoureuse. Je l'ai juste découverte par ses écrits.

Et puis j'avais entendu dire que sa soeur (ma grand mère que je n'ai jamais connue) avait mis des barres dans les roues pour une relation qu'il avait. Etait ce pour cette douce ? ou pour une autre ?

Des histoires qui s'endorment au fond des greniers.

Pour moi ce fut le vieil oncle toujours célibataire qui vivait avec nous mais se tenait légèrement à l'écart.

 

15 février 2017

ETRE CONSCIENT !

Depuis le dernier orage, j'ai une fois de plus compris que je ne devais pas me comporter en victime. Ma vie est beaucoup plus belle que beaucoup d'autres vies. Je me laisse juste submerger par trop d'émotions. Elles ne me laissent jamais tranquilles. J'analyse tout. J'interprète tout. Il faut calmer ce cerveau bouillonnant.

Le week end dernier fut riche. D'abord il y eut l'anniversaire de mon beau père, un grand âge, toujours de la vigueur... et de la famille autour. Il est important de fêter ensemble. Juste du vin, du cidre, des galettes. J'ai loupé ce même soir un temps d'association basé sur les jeux mais je ne pouvais pas être à deux endroits à la fois. C'est la plupart du temps quelque chose de difficile pour moi. Choisir. Là ce fut assez doux. Je ne suis pas très "jeux" et j'ai vite pensé que l'anniversaire, c'était uniquement ce soir là. Et j'ai pu y voir quelques proches que je ne vois pas souvent.

Puis il y a eu le soir spectacle, celui où j'ai récupéré des billets par le biais d'une connaissance pour nos amis avec lesquels nous sortons le plus souvent. Oui j'ai des amis. Pourquoi j'ai pu penser que je n'en avais presque pas ? Lorsque j'étais assise à côté de R. et de M. soudain je me suis rendu compte de la chance que j'avais. Je ne partage pas tout avec elles. J'ai partagé cette soirée là. J'ai conscientisé cette chance. En plus, le spectacle était de qualité : sketches, danse, chant, j'adore !

Dès le dimanche matin, nous sommes allés voir une expo d'artisans, nous aurons encore quelques travaux à faire à la maison, alors histoire de voir ce qui se fait. Nous avons choisi le matin, pensant qu'il y aurait moins de monde. Nous faisions quelques pas, et paf ... nous avons rencontré régulièrement voisins, connaissances, amis ..... de quoi avancer tout doucement. Mais de quoi me rassurer une fois de plus. J'ai reçu des sourires. Nous avons déjeuné tard. Puis l'après midi, goûter chez fiston. Et au retour, il y avait un message d'invitation sur le répondeur pour l'apéro du soir, j'en étais toute étonnée. J'hésite et l'homme dit on y va. Ces gens là sont si charmants, on ne se connait pas depuis très longtemps mais tout se passe si simplement et joyeusement.

Je remercie l'univers qui je crois a compris ma détresse à un moment donné, il est train de me secouer et de me dire "mais regarde tout autour !"

Pour cela, il est indispensable de lâcher prise, j'en ai déjà eu plusieurs expériences, ça marche ! Mais on n'y est pas toujours disposé.

19 septembre 2017

Cà pique

J'ai fait une drole de rencontre récemment. Un soir, quand il faisait déjà brun. Nous étions dans un pré pour soigner un cheval et au moment de partir, j'ai aperçu un groupe d'individus que je n'aime pas beaucoup : des frelons. Au moment de quitter le pré, je me suis inquiétée et j'ai hésité, et à ce moment là, alors que mon homme avait vu mais rapidement avait rejoint la voiture, deux d'entre eux sont venus me piquer l'un au front, l'autre à l'épaule, sans que je ne demande rien.

Panique à bord, je me suis vue fouttue, j'ai pensé que tout le nid allait se jeter sur moi. Heureusement, je n'ai eu que deux piqures mais pas de la petite.

J'ai reculé dans le pré et longé pour récupérer le véhicule plus loin car à l'endroit du nid c'était beaucoup trop dangereux. En fait, ils m'ont interdit de passer et me l'ont fait vraiment savoir.

Arrivés à la maison, je me suis jetée sur les glaçons. Mon mari sur le téléphone. Paniqué, il a appelé la gendarmerie qui a donné le bon numero. Aux soins, on nous a passé un médecin de garde qui n'a pas paru inquiet, qui m'a juste recommandé du doliprane et une petite crème. J'avais un mal de tête énorme. Après le glaçon, j'ai testé le sèche cheveux sur la piqure (vu sur internet pour atténuer la douleur). J'ai pensé que je ne pourrais pas dormir et finalement j'ai dormi, très fatiguée. Le lendemain et les jours suivants j'ai été défigurée avec un oedeme qui est passé du front jusqu'au bas du visage, en passant par l'oeil totalement perdu là dedans.

J'ai reçu à ce moment là un soir un pèlerin qui s'avèrait être un médecin. Il m'a donné 4 comprimés de cortisone qu'il avait dans son sac, et m'a dit que j'aurais du aller aux urgences. Les piqures de cette intensité, ça ne rigole pas. Ce pèlerin était vraiment un être extraordinaire.

Ce fut quelques jours complètement fous pour moi. Mon anxiété étant au maximum. J'en voulais au monde entier. Je m'en voulais aussi de paniquer autant.

Je suis allée à un vin d'honneur cachée derrière mes lunettes de soleil, après avoir beaucoup hésité.

 

 

9 décembre 2016

Ralentir !

TOUT S'ACCÉLÈRE - Un film de Gilles Vernet - Bande-annonce

Hier soir, malgré ma forme non-olympique, nous sommes allés au cinéma voir un film-documentaire suivi d'un débat dans la ville d'à côté. "Tout s'accélère". Il y avait du monde. Le temps est le sujet. "on n'a pas le temps" "on est stressé parce qu'on manque de temps" "faut aller plus vite encore plus vite" bref. Un ancien trader est devenu instituteur et pose le sujet à ses élèves, ils philosophent sur le sujet, avec leurs mots à eux et nous les envoient en pleine figure. Il y a eu débat après le film avec le réalisateur, par skype. Comme d'habitude, je n'ose pas poser de question. J'écoute.

Et oui, le temps c'est de l'argent ! alors surtout ne pas en perdre. Et pourtant, hier soir on nous a encouragé à repenser cela, à ralentir.... Moi je n'ai jamais été à toute vitesse, quand je le fais je perds vite les pédales. Le cerveau semble ne pas suivre. Je me souviens d'une sortie avec quelqu'un dans ma vie de jeune adulte, une sortie à magasiner, elle marchait comme une folle à toute allure et j'avais du mal à suivre, et je ne voyais surtout pas pourquoi il fallait aller si vite. Lorsque j'allais acheter des vêtements avec ma mère ou ma soeur, c'est sur on n'entrait pas dans 50 magasins, le but était de trouver ce qui nous convenait et ensuite, stop on ne faisait pas les magasins par plaisir et surtout pas au pas de course.

C'est comme pour les enfants, il faudrait arrêter de les gaver d'activités, qu'ils aient le temps d'imaginer, de s'ennuyer... sentir le temps qui passe gentiment, doucement.

Ne pas vouloir tout tout de suite. Pour avoir tout tout de suite, il faut de l'argent tout de suite, donc travailler plus tout de suite, nous sommes des esclaves en fait.....

Je suis contente, ça tombe bien, mon week end s'annonce assez calme, juste une invitation pour dimanche. Cà me va.

Surtout arrêter de se comparer aux autres. Bien souvent encore, je me fais avoir à vouloir vivre la même vie que certains, pensant que ce sont eux qui ont le bon modèle. Chacun a son modèle de vie.

Arrêtons d'être pressés.

Cette soirée était organisée par un nouveau collectif "colibris" qui vient de naître par ici. Je m'intéresse un peu à ce qu'ils envisagent faire.

 

7 décembre 2016

Il faisait beau aujourd'hui ....

Pourtant mon moral était plus bas qu'à l'habitude. Je ne retrouve pas vite la forme, ma voix revient et repart. La gorge pique. J'use et j'abuse de tout ce qui est possible de prendre sans ordonnance. Je suis surement juste fatiguée.

Hier soir, nous étions en réunion. Préparer le prochain trimestre. Il n'y a plus qu'à cette occasion que je réunionne. J'ai tout plaqué déjà depuis longtemps les autres réunions d'association. Pourtant parfois on y riait joyeusement. Mais j'en revenais aussi parfois très attristée et en colère. Dans le fond, il y avait surement plus de négatif que de positif. A cette époque, ça alimentait beaucoup mon blog. Comme aussi la vie de ma mère en maison de retraite. Bientôt,je me demande ce que je pourrai dire. Juste parler de moi avec moi.

Aujourd'hui j'avais promis à une personne rencontrée en CNV (ça aussi c'est terminé) d'aller marcher avec elle. J'ai maintenu malgré mon état. Elle m'a emmenée sur un chemin que je ne connaissais pas. Nous avons autant parlé que marché. Nous sommes assez en accord. C'était bien.

Mais ce soir, je suis claquée.

Et Noël ne me dit rien, malgré toutes les lumières qui scintillaient dans la ville !

5 décembre 2016

Miel et citron

C'est un temps à tisane, une tisane pour retrouver la voix, et aussi la voie du travail.... car là c'est un peu raplapla !

Vendredi, l'homme commençait à se sentir mal. Nous avons reçu malgré tout les invités prévus autour d'un apéro, c'est bien plus vite fait qu'un repas, et on a tout son temps pour discuter.

Samedi, nous devions aller au restau. Il a abdiqué. J'y suis allée seule avec deux amies, c'était prévu depuis longtemps. J'ai eu mon quart d'heure de gloire aussi, avec une quinte de toux un peu forte au restau. Lui c'était côté digestif que ça n'allait pas, y avait sans doute un virus qui était passé par là. Moi, c'était la gorge qui défaillait depuis quelques jours.

Dimanche, il était guéri, et moi j'ai répondu à une amie qui tentait de nous voir : viens déjeuner. Puis, nous avons bricolé pour Noel. C'était bien. Mais de moins en moins de voix.

Ce matin, presque plus de voix et fatigue.

Aujourd'hui, je ne bouge pas. Pas du tout envie de bosser. Envie de rien. Juste dire ça à mon blog.

Eau chaude, citron, et miel.

14 décembre 2015

Un samedi soir sur la terre

En me rendant chez eux, j'avais quand même une appréhension. Mais j'étais fière que pour une fois, cette invitation était du côté de l'homme. Il avait cotoyé cette femme dans une asso il y a quelques années. Ils s'étaient toujours bien entendus. La fille de ce couple est une amie de notre fils, elle a travaillé quelques étés chez nous en coup de main. Une fois, en discutant, nous comprenons que nous avons dans nos relations un couple commun. Elle annonce qu'elle nous rassemblera, et je pense négativement que comme bien des fois, ça ne se fera pas. Sauf que je reçois un mail d'invitation peu de temps après. Donc pour résumer, avant d'entrer dans la maison, je connais le couple qui nous reçoit, et l'autre homme invité mais pas sa femme. Mon homme connait tout le monde.

Et là comme par miracle tout devient facile. On prend l'apéro, et on discute comme si l'on se connaissait presque depuis toujours. On passe à table, ils ont mis les petits plats dans les grands, et c'est succulent. Toujours autant de discussion et de rire. Chacun y va de ses bons mots et de ses pensées parfois plus profondes. Comme c'est agréable !

Et là je me demande si je suis toujours phobique sociale ou pas. Suis je guérie ou pas ? Pourquoi là ça fonctionne si facilement et à d'autres endroits beaucoup moins ?

L'autre dame semble apprécier que je lui parle de ma sensibilité et de ma non-confiance, sans en abuser, juste quelques éclats de vie. Elle se livre un peu aussi. Et l'on en déduit qu'on est sans doute nombreux à ne pas oser dire, et que sous des surfaces bien émaillées, si on grattait un peu, que trouverait on ?

Je suis contente d'avoir vécu cette soirée, de me dire que je peux encore avancer, tout en pensant que je n'ai pas tant changé mais que j'assume davantage.

Peut être aussi que la lumière, le décor, les sourires participent. Il y avait tout cela.

 

30 novembre 2016

Parfois, j'ai envie de bondir ...

Coup de fil d'une amie sur le fixe. Je raccroche deux fois parce que je suis en ligne sur un portable pour un dossier important. Elle rappelle, elle est tenace. Je prends son appel et lui explique pourquoi j'ai raccroché.

Juste quelques nouvelles, ils n'ont pas pu venir à l'anniversaire. Et la voilà repartie comme d'habitude sur son "ras le bol" du travail. Cela fait des années que j'entends le même discours. Elle bosse un week end sur trois, environ. Le planning est fait à l'avance, il y a parfois quelques surprises ou changements. C'est comme ça depuis son début de carrière. Et elle continue de gémir parce que à cause de cela, ces week end sont parfois compromis.  Quand elle veut fixer une date, elle a un choix limité. Et parfois, elle doit renoncer à quelques invitations qui tombent le mauvais jour. Et elle prétend que tout le monde s'en fout, que chacun regarde son nombril, qu'elle n'est pas comprise. Toujours, toujours la même rengaine.

A plusieurs moments de sa vie, elle a pensé à changer d'emploi. Je l'ai même aidée en écrivant ses courriers. Hélas, elle n'y a pas mis toute l'énergie qu'il aurait fallu, je pense. Je lui soumets, ce matin, de prendre sa retraite. Et je l'entends sortir de ses gonds car elle prétend que c'est impossible, qu'elle ne va pas s'arrêter maintenant, qu'elle y perdrait beaucoup en argent, et qu'elle a besoin de son argent.

Puis après je lui dis que régulièrement personne ne comprend personne. Qui comprend les agriculteurs ? Qui les comprend quand en été, nous sommes obligés de rester chez nous, tandis que les autres sont en vacances ou font la fiesta, parce qu'il y a de nombreux travaux à effectuer. Qui m'a comprise moi alors que je ne partais pas en vacance ni en balade, que je restais là parce que j'avais un mari indisponible et que je n'osais pas partir seule avec les enfants ? Je n'ai jamais eu une seule proposition de ce genre, "viens on t'emmène". Elle a entendu sans trop savoir quoi dire, toujours en continuant de parler d'elle.

La conversation s'est vite terminée. Je pense que je l'ai sérieusement dérangée.

J'en ai marre de tous ces gens qui se plaignent de leur boulot. Ils devraient être heureux d'en avoir un, et accepter les soucis qui vont avec, depuis le temps.... Je connais une autre personne qui a le même travail que cette amie, et qui du coup doit assurer un week end sur deux, c'est encore pire.

Je trouve les gens bien insatisfaits. Comme quoi la fête serait plus importante que le travail en lui-même.

Si elle travaille le week end, bien sur elle compense en semaine, ce qui n'est pas le cas des agriculteurs.

Je ne suis pas sure qu'elle ait bien compris, il faudrait qu'elle vive chez nous pendant au moins un an pour cela.

L'autre jour, j'ai vu une jeune fille qui attendait impatiemment un emploi stable comme infirmière, elle n'a que des missions ponctuelles, et je crois que ça ne la gênerait pas de travailler le week end, sinon elle aurait choisi un autre métier.

Comme les gens sont exigeants et incompréhensifs ! A chaque métier ses désagréments.

 

27 novembre 2016

L'hiver approche ....

Hier soir, j'avais promis que nous irions au concert dans la commune voisine. C'est une amie qui participait à son organisation. Il n'y avait pas foule. Et la cause était bonne, pour les enfants. Deux chorales que je ne connaissais pas se produisaient. A la fin de la première partie, il y avait un pot, nous devions quitter l'église pour une salle. Vite, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Quelle horreur ! j'ai parlé avec quelques personnes de notre entourage, et d'un coup, elles me lâchent du genre "à bientôt" sans me proposer de prendre quelque chose avec elles. Du coup, je retrouve mon mari et reste près de lui et de nombreux hommes à cet endroit. Quelques femmes aussi ont fait comme moi. Puis une choriste de mon groupe était là aussi en spectatrice et est venue me retrouver, j'ai aimé ce moment là. Ensuite retour à l'église pour la deuxième partie. Difficile encore pour moi de voir les qualités et défauts de ces groupes, tandis que ma collègue les trouvait, elle. Nous nous sommes salués en partant.

Aujourd'hui, j'avais convié des neveux pour fêter l'anniversaire de leur oncle. Aucun n'était disponible. Finalement, je n'ai rien fait de spécial. J'ai reçu mon beau père pour le repas de midi. Et l'après midi, tandis que mon mari était parti aider notre fils, j'ai bricolé un peu pour Noel, j'ai envie de faire un peu de déco, mais c'est du facile, du genre : des pompons, ou des petits animaux en bouchons. C'est super pour se vider la tête. J'ai tenté quelques coups de fil, sans réponse, envoyé quelques sms, avec réponse. J'ai cru bon d'envoyer un sms à quelqu'un que j'ai senti en détresse vendredi soir. Nous avions longuement discuté à la fin de la soirée. Elle m'a répondu. J'ai senti du mieux. Ouf !

Moi qui ai si souvent attendu des autres, j'espère moins attendre et plus donner, car d'autres ont besoin de soutien. Ce même soutien que l'on espère tant parfois. Et voilà encore un dimanche de passé, calme et reposant !

Enfin ça n'a pas du être reposant pour tout le monde, vu l'effervescence des élections. Bref, je n'en dirai rien !

26 novembre 2016

le sujet

Chaque mois, nous avons une réunion à thème dans notre association. Il est certain que depuis le nombre d'années qu'elle existe nous tournons essentiellement autour des thèmes sur les phobies, de toutes sortes, et de tout ce qui va avec. Certains sujets sont même repris chaque année, comme à la réunion d'accueil où parfois arrivent de nouvelles personnes, ou au cours de l'année parce que l'on pense qu'il est bon d'en reparler, étant donné que l'auditoire change.

Cela faisait longtemps que j'avais envie que l'on parle de l'hypersensibilité, parce que je suis concernée, et que je pense qu'une grande partie des anxieux est concernée. J'avais lancé l'idée, ils l'ont acceptée en réunion de bureau à laquelle j'étais absente. Comme je l'ai déjà écrit il y a quelque temps, cette réunion a été préparée par la psychologue et moi même, et déjà nous avions vraiment aimé toutes les deux ce moment partagé. Puis nous avons échangé quelques mails pour fournir le sujet. Puis j'ai écrit mon témoignage qu'au début je ne devais pas lire. Je devais juste lui donner et elle l'aurait lu comme un article retrouvé dans un magazine. Au dernier moment, je lui ai proposé d'assumer mon témoignage, de le lire et de prendre ma place dans cette réunion. Elle a beaucoup apprécié.

La soirée est passée. Nous étions une dizaine, comme nous le sommes régulièrement maintenant, des habitués avec quelques nouveaux. Elle a introduit le sujet. Puis j'ai lu mon texte, lentement pour que les paroles résonnent en eux. Aussitôt, la plupart ont dit combien ça leur faisait écho. Je ne rentrerai pas dans les détails, chacun exprimant sa plus ou moins grande sensiblité, et dans des domaines différents, jamais très loin de l'anxiété. L'une rêvait d'une île déserte, l'autre de partir au pays où cela est apprécié qu'on soit hypersensible... La discussion a été bon train. On ne s'est pas trop éloigné du sujet.

Et surtout, surtout, on a tenté de positiver. Est ce une tare d'être hypersensible ? Non bien sur. Nous ne sommes pas comme la plupart. Est ce grave ? Nous sommes plus créatifs, certains en ont pris conscience, d'autres non. Nous vivons à notre rythme. Nous sommes, le plus souvent, plus humains. Finalement, on se trouve des qualités et il faudrait en être beaucoup plus conscient. Surtout ne pas cacher notre sensibilité, en faire une force.

J'ai été ravie de ces discussions. J'espère que nous revendiquerons de plus en plus souvent notre hypersensibilité.

Je l'ai vue aussi longtemps comme un handicap, cela m'arrive encore, mais je sens une lente transformation. J'espère avoir su convaincre. 

 

17 novembre 2016

belle rencontre

Hier j'étais agacée par mon électricien qui n'arrivait pas à installer un variateur dans le salon, il passait son temps au téléphone, engueulait ceux qui lui répondaient. Puis je suis partie avec une amie pour un film "documentaire" sur les migrants. Il y avait du brouillard, j'étais stressée, elle conduisait trop vite à mon goût. Puis il y a eu ce film "la mécanique des flux", forcément ça ne détend pas.... Je le savais en ayant choisi d'y aller. Très chaud dans la voiture, très chaud dans la salle, puis froid plus tard, et me voilà avec un gros mal de tête qui n'était pas passé ce matin.

Alors j'ai appelé le "sauveur" l'ostéo, je pensais déjà l'appeler il y a quelques jours pour une révision de la mécanique.... Et là, je lui explique tout. Il trouve que le foie est encombré, la colère peut faire ça. Oui, j'étais en colère contre mon électricien. Et puis il y a eu ce stress en voiture, le film noir. Et là, il veut savoir pour le film, j'explique que ce ne sont que des témoignages de migrants en Europe, de beaux et forts témoignages auxquels on ne peut rester insensible.

Et là il m'explique ce qu'il a fait récemment : il a invité une famille au restaurant. Il a juste croisé cette famille au centre commercial le samedi dans la journée, il a parlé aux enfants qui commençaient à mendier, il est parti, puis est revenu sur ses pas avec sa femme pour inviter au restau la famille entière. Le soir, lui et sa femme sont venus au rendez vous et il y avait les 3 enfants mais pas les parents. Le grand des enfants a dit que ses parents étaient d'accord, qu'il n'y avait pas de problème. Ils ont hésité et puis les voilà entrés au restaurant. Et ce fut la joie pour tout le monde. Plus tard, le père est arrivé. Ils ont eu peur de la réaction. Il venait au devant des enfants et avait le sourire jusqu'aux oreilles. Ainsi mon ostéo a pu avoir un témoignage direct de cette famille qui venait juste d'arriver d'Erythrée. Ils sont à l'hotel en attendant un logement. Il veulent faire leur vie ici, ils ont tout plaqué là bas.

Je suis restée interloquée.

Jamais je n'ai eu cette idée.

Ils l'ont fait, ont échangé coordonnées. Le soir ils se sont couchés très contents de cette action.

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