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20 juin 2012

depuis hier

Je suis allée hier soir à la réunion. J'étais un peu en retard, il y avait deux nouvelles personnes qui rejoignent le groupe tandis que deux souhaitent partir. Je me suis sentie bien, je me suis facilement exprimée pour ce que je maîtrise. Et parfois je questionne pour les autres services car j'aime comprendre.

Je me dis : me comprennent ils ? je leur annonce que je suis phobique sociale, il est certain que je viens moins régulièrement aux réunions, je me suis eclipsée vite fait après le gala. Mais hier soir, franchement, j'étais, je pense, comme tout le monde. Je crains qu'ils ne me croient pas. Ce n'est pas bien grave mais c'est si difficile à expliquer, à vivre, à comprendre. Ils n'ont plus jamais abordé le sujet, ils n'ont pas beaucoup changé leur attitude envers moi. Est ce que moi à leur place je comprendrais l'autre ? 

Aujourd'hui, je suis allée voir ma mère : à 17 h, elle s'était mise en chemise de nuit. J'ai du la rhabiller, ce n'est pas la première fois qu'elle fait ça. Elle n'a plus la notion du temps. J'ai loupé la gym car impossible d'y être à l'heure. Et j'ai fait des courses avant de rentrer.

Et là, je suis seule à la maison à raconter ma vie sur ce putain d'ordi. A quoi ça sert ? oui je sais que je me pose la question tout le temps. Toujours les mêmes questions, toujours, toujours, toujours.

J'ai eu un moment totalement à vide dans l'après midi. L'impression d'une grande tristesse. Surtout après avoir vu ma soeur, ah oui j'oubliais que j'étais allée chez ma soeur avant d'aller voir ma mère. Parce que je n'ai pas la relation souhaitée avec elle, en tout cas plus comme avant. Je préfère ne pas m'en rendre compte. Mais là, même si elle me reçoit correctement, qu'on a pris un café ensemble, je sens nos chemins tellement écartés......... et ça me rend triste. J'idéalise les relations frères-soeurs dans les autres familles que dans les nôtres. Sans doute ai je tort mais je ne peux m'en empêcher.

 

 

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21 janvier 2013

les personnes âgées

Nous avons rendez vous avec le médecin coordinateur de la maison de retraite cette semaine. Après plusieurs péripéties, on nous l'a proposé et on a accepté, arriverons nous à nous faire entendre ?

Cela fait presque 9 ans que ma mère est dans cette maison, nous avons toujours eu quelque chose à dire : est ce que nous sommes trop exigeantes ? pas assez de compréhension de l'état de notre mère, le linge qui part à la laverie alors que nous le trions et voulons laver nous même le délicat. Il y a deux corbeilles dans la salle d'eau, avec des notes dessus : linge résistant à laver par la maison de retraite, linge délicat à laver par la famille, et la plupart du temps, tout est parti, ainsi les pulls reviennent bien abîmés, du linge se perd, etc.

Dernièrement, ma soeur a retrouvé ma mère le matin lors de ses passages pleine de caca, plein les mains, et par terre, et sur les vêtements, le lit, etc. L'odeur est terrible. Elle sonne. Personne ne vient immédiatement, il faut souvent sonner deux fois, ou bien aller chercher quelqu'un, ça m'est arrivé aussi. Puis elles nettoient. Mais parfois, elles n'ont pas tout vu, et ce n'est pas bien nettoyé.

Récemment, une s'est permis de faire du tri dans ses chaussons, en a mis deux paires en poches avec annotations : usagées, et trop petites. On ne demande pas au personnel de gérer ce genre de chose. On leur demande les soins et les attentions, les chaussons, oui ils étaient un peu troués, mais ce n'est pas bien grave, vis à vis des autres problèmes. S'ils manquent de temps comme ils disent, pourquoi s'occuper de choses qui ne sont pas urgentes, et qui en plus ne les concernent pas.

Va falloir se faire entendre.

Souvent ça sent mauvais, le ménage n'est pas fait assez souvent. La douche, c'est une fois par semaine. Les vêtements sentent l'urine. Que faire ?

Ma soeur vient de perdre sa belle mère, cette femme est restée chez elle, seule avec son fils et sa belle fille dans la maison d'à côté et des auxiliaires de vie. Elle n'a donc pas connu la maison de retraite. C'est peut être mieux ainsi.

Je ne sais pas. Je voudrais juste que ça s'améliore.

 

4 décembre 2010

un joli souvenir

Dernièrement, j'assiste avec mon homme à une conférence dans le cadre de l'école de mon fils. Nous arrivons en retard. L'AG est passée, c'est la fin du buffet, la conférence ne va pas tarder. Nous saluons quelques personnes. Un visage ne m'est pas inconnu. "bonsoir, on se connait, non ?" Elle ne me reconnait pas. "Vous êtes G. " "oui". Je me présente. Nous sommes allées à l'école ensemble en primaire il y a bien longtemps. Et nous prenions le même car pour les allers-retours écoles. Elle se souvient de moi "tu chantais tout le temps dans le car". En effet, j'aimais beaucoup chanter. C'est la seule personne qui m'a parlé de ça depuis bien des années, et ça m'a fait drôlement plaisir. J'aimerais bien rechanter, mais il me faudrait encore affronter un groupe nouveau. Cà viendra peut être. Par contre, c'est bizarre, moi je la reconnaissais, et elle pas. Ai je donc tant changer ?

26 avril 2009

orage, ô désespoir !

oui il y a eu de l'orage, non pas dans le ciel, mais chez nous. Je le savais : il n'y avait que du vide alors j'ai rempli, j'ai rempli de mes mauvais mots, de mon désarroi. Il a bien bossé hier : pelouse, et brulage d'herbe. Moi, je me suis éparpillée : un peu de compta, un peu de ménage, pas d'entrain. Et on s'est pris la tête justement pour tout ce qui traîne à faire dans la maison. J'ai besoin de lui pour ça et il aimerait que je prenne quelqu'un de l'extérieur en chèque emploi service. Non, je ne veux pas. Il faut qu'on décide ensemble comment on range, ce qu'on jette, ce qu'on garde. Il a prétexté avoir trop de travail, trop d'occupation. Oui c'est vrai : un projet en attire un autre. Il a toujours des projets mais que professionnels jamais privés. Tout ce qui est privé, je dois le booster. Alors j'ai forcément dit des mots pas gentils. De toute façon, je le savais, je sentais du vide à l'intérieur, la colère montait. On a regardé le film qui n'était pas marrant, marrant mais qui était beau. En plus, il n'était pas en forme, gastro en vue, et là, il est parti accompagner notre fils au foot. Alors là, j'ai déjeuné toute seule : le comble. Tu parles d'un dimanche, il m'a conseillé d'aller marcher, oui je vais aller marcher. Tant pis pour tout ce qui n'est pas fait. Il faut que je m'aère le corps et l'esprit. Je vais aller en forêt, il fait beau. Et ce téléphone qui ne sonne pas, j'aurais tant besoin d'amies pour me remonter le moral. Je crois que je les fais chier avec mon moral en dents de scie. Mon homme m'a dit que je devrais être bien, on a fait un beau voyage, on ne peut pas que voyager, il faut aussi travailler. Tiens les amis qui étaient avec nous au voyage, ils sont dans leur projet de vacances d'été, je leur ai donné une adresse de chambre d'hôte où on était allé il y a pas mal d'années en septembre du côté de Sarlat. Ils sont tous les deux ouvriers. Il me dit que nous on ne peut pas penser qu'aux vacances, le souvenir des dernières doit me faire tenir le coup. C'est vrai que c'était magique. Je suis trop gourmande. Je veux que ma vie soit toujours agréable et jolie et ça n'existe pas. Putain, je suis mal. Je vais marcher. S'il vous plait, écrivez moi un petit mot, çà me ferait tant de bien. Juste pour me faire sourire un peu.

16 juillet 2015

sur le fil...

A chacun, chacune sa nature. Moi, la mienne, vous savez bien : sensible, phobique etc. Si je re-consultais je pense qu'on me mettrait sous traitement tout de suite, histoire de réguler l'humeur et être beaucoup plus confortable. Mais j'ai très envie de résister encore, et encore, j'ai réussi à stopper le traitement, ce n'est pas pour reprendre et avoir tous les effets secondaires des médocs qu'on veut bien nous prescrire.

Ce matin, je me suis levée en retard, ça a mal démarré, il y avait la femme de ménage qui venait, j'ai pensé qu'elle allait me trouver en train de petit-déjeuner et je ne veux pas qu'elle me voit, je n'ai pas envie qu'elle colporte... on ne sait jamais. Et puis, je n'étais pas fière de moi d'avoir raté le réveil, ça m'arrive bien trop souvent. Et quand ça démarre mal le matin, ben la journée n'est pas si bonne. J'ai de la famille qui est passée en début d'après midi, je regardais l'heure car j'avais deux rendez vous cet après midi.

Le pire, c'est que d'habitude je vois mon petit fils deux fois par semaine. Et cette semaine à cause du 14 juillet, niet, et demain niet car ma fille a pris sa journée. Alors que je sais que l'autre famille le voit autant qu'ils veulent, pour un oui, pour un non, car ils habitent près.

Je n'arrête pas de me dire que je pense à mal, que je les envie. Mais une âme sensible pense sensiblement et différemment de la plupart des gens qui se foutent bien de tout ce qui se passe autour d'eux.

Mais cela vaut il la peine de prendre des cachets pour se foutre de tout ?

J'accorde de l'importance à tant de détails qui passent inaperçus.

Et la vie n'est plus le petit vent léger qu'on devrait accueillir, ni l'oiseau qui chantonne au bord de son nid.

Non la vie soudain gronde et vous fait mal  partout, vous innonde de sentiments mauvais et de non-avenir.

C'est fatiguant, ça vous prend à la gorge, ça vous serre.

Et même pas un coup de fil pour vous parler d'autre chose, les abonnés sont absents. C'est pour ça que je n'aime pas bien l'été. Ils croient peut être tous que j'ai les pieds dans l'eau et la tête sous mon chapeau et que je n'ai besoin de rien.

Comme d'habitude, c'est moi qui vais appeler les uns et les autres, ou textoter pour moins déranger.

Comme d'habitude, ma famille me tourne le dos et ce n'est pas pour me faire sentir mieux. Peut être ont ils fait une croix sur moi définitivement.

Ce message n'est pas des plus joyeux mais il est ce qu'il est au fil de mes pensées.

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11 août 2010

Oui, je suis là !

mais ne poste presque pas pour cause de panne depuis plus d'un mois. Connexion qui coupe très souvent, c'est très pénible. Aussi je tente quand même ce petit message. O range, O désespoir, cela fait au moins 5 fois qu'ils se déplacent et qu'ils ne trouvent rien. Cela fait je ne sais combien de fois que je les appelle, et que je réexplique tout depuis le début, et qu'ils ont bien l'air de s'en foutre. Demain ils reviennent, est ce qu'ils vont finir par trouver ? J'ai des photos à montrer mais je ne m'y risque pas aujourd'hui. C'est trop long et ça va m'énerver si ça coupe.

Allez, à bientôt tout le monde, je reviens vite.

2 décembre 2016

Cà fait longtemps qu'on n'a pas écrit ensemble

Allez, allez, on y va pour

D E C E M B R E

Je commence avec le D et vous continuez chacun avec la lettre suivante. Attention Rimes obligatoires.

D ehors il y a le vent qui souffle l'hiver et ses prémices

 

résultat :

D ehors il y a le vent qui souffle l'hiver et ses prémices
E t le soleil nous fait tout là-haut dans le ciel un gros caprice
C est l'heure, la journée peut commencer
E videmment, ce soir nous irons danser
M onter sur nos ergots pour chanter la ballade
B oire et trinquer à la fierté de nos gonades
R etrouver nos compagnes dans la niche de nos ébats
E t mélanger, démêler, qui est chasseur ou proie

 

Merci à tous.

 

le 19 12     Sylvie :

D émarrer doucement, très doucement
E nvisager...ou pas
C anal sous la brume
E mbarrassée
M erci pour cette rencontre
B analiser
R ager, ranger
E videmment

 

20 janvier 2019

Chère machine à coudre

Tu commences sérieusement à me casser les canettes.

J'explique : je t'ai achetée dans les années 1980 pensant devenir "créatrice de mode" non je déconne. Je voulais juste pouvoir réparer les vêtements de travail de mon homme et peut être tenter quelques créations. Finalement, c'est plus souvent ma mère qui faisait les réparations, elle était assez douée et me proposait son aide. J'ai malgré tout fait un peignoir, des torchons, un jogging.... bref quelques bricoles.

Et puis, de temps à autre, je trouvais que tu fonctionnais pas terrible. Ces canettes qui se faisaient mal. Je mettais un temps fou avant d'en réussir une. Faut dire que je t'avais surement mal choisie. Une marque connue avec le système de canette pas habituel.

De plus en plus, tu me ratais les canettes. Alors je n'avais plus gout à la couture. Et tu restas sagement rangée dans l'étagère. Je te regardais du coin de l'oeil parfois et puis non. Ma fille l'emprunta et me certifia que tu ne fonctionnais pas bien. Du coup, elle en a achetée une toute simple mais qui marche bien.

Récemment, j'apprends qu'un monsieur pas très loin d'ici répare les machines à coudre. Je t'apporte vite chez lui et demande une révision car ça ne te fera pas de mal tout en expliquant ton problème de canettes.

Quelque temps après, j'y retourne.

Alors Monsieur, diagnostic ?  Elle est toute propre Madame, j'ai tout bien révisé, nettoyé. Cà vous fera 69 euros. 

Et Monsieur, pour les canettes ? Ah ben, pour les canettes, c'est autre chose, c'est usé Madame, c'est leur défaut à ces machines. Faudra les faire à la main.

Pardon ? 

Ben j'ai pas de solution. Si on change la pièce, ça coûte au moins 200 euros.

Gloups !!!

J'ai fait mon chèque, suis rentrée et je ne t'ai même pas essayée.

Hier je t'ai essayée. Tu veux rien foutre hein, malgré que tu sois toute propre. Tu veux toujours pas faire les canettes.

Moralité : le gars a encaissé son chèque et me voilà avec une machine qui ne fonctionne pas totalement.

Je te le répète : tu commences vraiment à me casser les canettes.

Et j'ai peur de t'oublier complètement. 

 

 

16 février 2018

les noirceurs

Période de noirceur. J'en ai connu beaucoup. A tous les âges. Aujourd'hui encore. Comment avoir le coeur léger quand la pensée s'est obscurcie ? Impossible. Secoue toi, bouge toi. Non. Il va falloir ramer.

Cette semaine, j'ai passé un jour aux urgences pour des coliques néphrétiques. Tiens donc, encore une fois. Deux fois en 2017. Je suis partie en début de crise et j'ai réussi à gérer, on m'a donné un peu de morphine, et j'ai eu tous les examens : urine, sang, prise de tension, radio, scanner, pour ne voir que de tous petits calculs, aucun ne semblait foutre le bazar, était il déjà parti ?   Je suis revenue de là bas encore plus faible, une journée sans rien prendre jusqu'au soir. J'y ai vu un médecin idiot. Jeune mais idiot. Enfin j'ai trouvé ses propos déplacés. J'étais bien heureuse de quitter les lieux le soir.

Depuis, j'ai bien du mal à refaire surface et tout devient noir dans ma tête. Autour de moi, ils semblent consternés. "Pourquoi attache t elle autant d'importance à tous ces petits faits, ces petits mots de rien du tout, certes ça ne fait pas toujours plaisir, mais vite passons à autre chose ?"

C'est que hélas, ces petits riens, ces petites choses, comme ils disent, sont beaucoup plus gros chez moi et prennent la place sans en laisser pour autre chose.

Et, vous dire que je ne suis pas du tout productive en ce moment, ça vous étonne ?

Vous qui me lisez, connaissez vous ce genre de période ? Pour quelques uns, je sais que oui.

 

3 octobre 2016

octobre

La saison aux mille couleurs commence. Hélas me voilà avec un mal de gorge. Cà ne me réjouit pas. Cà entame beaucoup mon énergie qui n'est déjà pas extraordinaire.

Samedi, j'ai fait les courses, seule. Je ne devrais pas choisir ce jour là où il y a plus de monde mais je procrastine toujours pour les courses et au bout d'un moment, il faut se rendre à l'évidence, il n'y a plus grand chose dans les placards et dans le frigo. J'ai rencontré quelques personnes connues. Je n'aime pas trop ça car la station "debout" me gêne et je n'ose pas trop le dire. Dernièrement, mon traitement pour l'hypertension a été changé suite à une visite chez le cardiologue. Il me semble que c'est mieux. Ma tension était beaucoup trop forte. Il m'a conseillé le régime et le sport. Faut vraiment que je me prenne en main.

Le soir nous étions invités à faire un bowling et à dîner chez des amis. Je n'ai pas joué à cause de mes épaules trop fragiles encore. Je ne veux pas revivre les douleurs. Elles sont encore fragiles mais elles ont retrouvé leur ampleur. Je les ai regardés, une autre amie a fait de même. Puis nous avons dîné et discuté et là encore, ce fut difficile. Il y en a un parmi qui est beaucoup trop borné. J'ai entendu des propos homophobes et racistes. Que c'est dur ! Comment réagir ? J'ai réagi mais cette impression que mes mots n'arrivent pas jusqu'à eux...... Décevant ! fatiguant ! Se rendent ils compte ? En même temps, puis je exiger que tout le monde pense comme moi ?

Hier, nous avons passé notre dimanche tranquillement avec une sortie nature l'après midi et une visite au cimetière pour l'anniversaire de ma maman. J'en avais besoin. Je pense à elle qui n'a jamais milité nulle part mais qui n'avait aucun propos haineux. Elle se contentait d'une vie assez austère, n'était pas ennemie de la joie, aimait la musique et les chants.

Et le soir, je n'avais même pas  envie de regarder la télé une fois de plus. On en a parlé samedi soir, ils nous ont pris pour des OVNI.

J'ai peur de m'éloigner de ces gens là car je ne suis pas sure de supporter longtemps ces intolérances.

Lui disait qu'il n'irait jamais à un mariage gay. Qu'il n'en avait pas dans sa famille et que pour lui ça n'existait même pas. Quand on a des neveux et des cousins concernés, on a du mal à entendre cela.

Et puis les femmes voilées, toujours ce même refrain. Ici, ça dérange tout le monde alors qu'on en voit très peu, dans nos campagnes. Je ne sais pas pourquoi mais ça ne me dérange aucunement. Après bien sur, il y a un grand débat sans doute. Mais je répète : ça ne ME dérange pas personnellement. Eux oui. Il faudrait vraiment trouver d'autres sujets de discussion.

 

28 septembre 2016

Pas de nouvelle ? bonnes nouvelles ....

Et oui j'ai tenu 9 jours.... 9 jours sans vous écrire. Presque un défi !

Mais je reviens même si tenir ce blog m'interroge toujours, pas forcément par rapport à vous, mais par rapport à moi. J'ai cette impression d'y inscrire ma vie et qu'un jour je serai heureuse de relire tout ça. J'aurais très bien pu prendre un grand cahier mais vos avis parfois me guident et m'intéressent. C'est tellement plus ludique et convivial ici.

Il y a eu l'anniversaire de la cousine où nous sommes allés, surpris d'être invités, comme quoi les bonnes choses parfois arrivent. Nous n'étions que deux couples de cousins, les autres étant la famille proche, les voisins et les amis et anciens collègues. C'était simple, sympa, à la bonne franquette, sous une toile, un repas ordinaire.... et des sourires pour elle. L'occasion aussi de retrouver des gens connus que nous ne rencontrons presque jamais.

Vous souvenez vous du jour qui brille sur lequel j'avais écrit une fois sans donner d'explication ? Et bien c'était le jour où j'avais reçu une invitation pour un mariage d'un neveu. Le mariage s'est passé ce week end. Nous étions invités, parents et enfants, à ce mariage un peu particulier. Un homme avec un homme. Je redoutais un peu, c'était la première fois pour moi. Tout s'est bien passé, et on a vite oublié que c'était deux personnes du même sexe. La cérémonie était belle, la fête superbe, et aussi des sourires partout. Je suis heureuse pour eux, c'est ce qu'ils voulaient. Nous avons eu la joie de passer la journée en famille, la mienne, pour une fois, dans un très bel endroit.

Nous avons dormi à l'hotel, puis trouvé un bon restaurant, juste pour nous. Puis l'après midi, une fois rentrés, nous avons marché en forêt.

Hier soir, j'ai reçu un appel de deux pèlerines pour le soir même, j'ai dit oui, fallait il que je sois très bien lunée. Deux cousines. Moment sympa comme d'habitude. Elles avaient des professions atypiques et nous avons aimé échanger autour de ça. Et les pèlerins ça donne le moral. Tout ce qu'on a, c'est bien. On a toujours "une grande maison" "une belle maison" alors que je pense que c'est un foutoir..., nos repas sont "excellents" et bios, alors que c'est soupe et lentilles, bio oui. Ce sera peut être le dernier passage de la saison.

Et puis il y a eu la chorale chaque lundi soir où nous faisons de notre mieux, bientôt nous ferons un concert.

 

29 juillet 2014

le frigo.....

Pff... jamais assez de place dans le frigo, il y a les restes, il y a ce dont on a besoin chaque jour : le pot de mayonnaise, le fromage, les fruits, le beurre, quelques charcuteries... quelques bouteilles... quelques légumes, yaourts, crèmes..... j'oublie le lait, le citron. Bref, c'est plein. Et quand on veut y caser autre chose, faut commencer par re-ranger tout ça bien pour trouver une petite place.

Mais au fait, jusqu'en 1977, nous n'avions pas de frigo chez mes parents. Le premier qui est arrivé, c'est avec mon premier salaire d'été qu'il a été acheté, la première paie de ma vie : 1 300 F et des poussières à l'époque. Cà ne m'avait pas choqué de donner l'argent à mes parents, ce que j'ai fait jusqu'à l'âge de me marier (enfin presque). De toute façon, je n'avais aucun mot à dire (sauf éventuellement de foutre le camp, ce que je n'ai pas fait), c'est mon père qui commandait.

Où est ce que ma mère rangeait donc la nourriture ? je me souviens d'un vieux buffet. Je me souviens d'un autre placard. Et à part ça ? je ne sais plus très bien. Ce que je sais, c'est qu'on mangeait quand même. Sans doute différemment.

Ce que j'avais surtout aimé en achetant le frigo, c'est d'avoir des "glaçons" des vrais.........

Sans le frigo, c'était totalement impossible.

Je ne vous parle pas de congélateur, bien sur mes parents n'en ont jamais eu.

15 avril 2011

amusons nous un peu .....

Trouvé sur plusieurs blogs, je m'y colle .......... et sérieusement en plus  ..................

 

 

Questions

 réponses

1. Votre mot préféré?

 éphémère

2. Le mot que vous détestez?

misère

3.Votre drogue favorite?

chocolat

4.Le son, le bruit que vous aimez?

les rires

5.Le son, le bruit que vous détestez?

 le brouhaha

6.Votre juron, gros mot ou blasphème favori?

 putain

7.Homme ou femme pour illustrer un nouveau billet de banque?

pierre rahbi

8. Le métier que vous n'auriez pas aimé faire?

 prostituée

9. La plante, l'arbre ou l'animal dans lequel vous aimeriez être réincarné?

 une petite fleur des champs

10. Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous, après votre mort, l'entendre vous dire?

tu as fini par comprendre, c'est bien.

29 août 2009

coup de gueule !

Ce matin, j'en ai marre, j'ai la boule dans la gorge. Aïe les jours se suivent et se ressemblent pas toujours. Hier soir, des amis viennent pour cueillir des haricots comme tous les ans. Mon homme arrive, il est déjà tard, il leur propose de rester dîner. Ok. Tout simplement. Sauf qu'à table, il s'endort, il s'endort, il ne fait que bailler, j'ai l'impression qu'il va carrément s'endormir et ça réveille en moi ma colère. Voilà, il bosse trop. Mais il se choute au boulot. Y a pas de problème pour lui. Le boulot, y a que ça de vrai et si j'ai le malheur d'en parler, il me dit que je suis bien heureuse de vivre correctement grâce à cela, ce qui n'est pas faux, mais son esprit est toujours au boulot. Aujourd'hui, il est parti encore pour le boulot. Y a des fois, je voudrais qu'il soit chomeur un peu de temps, je sais, j'exagère. Et puis, je me souviens de nos conversations d'hier soir, je reparle de certaines choses qui m'ont fait mal. Lorsque ma mère est partie en maison de retraite, nous avons loué sa maison parce que j'ai forcé, oui, oui, elle est louable, ce n'est pas le grand luxe mais des gens sont contents de trouver à pas cher, mon b-f- m'avait dit dans ce moment là, "un coup de pelleteuse dedans et on n'en parle plus" sauf qu'aujourd'hui la maison rapporte 250 euros par mois à ma petite mère et tout le monde est bien content. Et le locataire actuel, d'origine étrangère", il faut que je vous parle de ça aussi. Un samedi, l'an dernier ou avant même, je ne sais plus, je vais chez ma soeur qui n'est pas chez elle mais elle m'entend, elle est en pique nique avec les voisins, pas loin, elle vient me retrouver, et me dit que "non ils n'ont pas invité le locataire, il est juste arrivé, pas la peine ......." Mon coeur se serre, je lui dis que moi à sa place je l'aurais invité. Je pense à ça car hier soir nous échangions sur la religion, aller à la messe ou pas, se dire catholique ou pas, putain commençons donc à faire le bien tous les jours et quand il y a pique nique de voisins, et bien ce sont "tous les voisins". Je n'ai pas osé leur demander si depuis, ils l'invitent. Je crois hélas que je connais la réponse. Je suis écorchée. J'ai l'impression de ne plus rien avoir à partager avec cette famille. Comment peut on faire ça ?

Et puis marre de renflouer le compte de ma fille ! marre qu'elle me demande sans arrêt des trucs pour ces nouveaux contrats de travail et pour sa recherche de location ! marre de savoir que l'appart de mon fils à Paris est une porcherie ! marre de voir les gens en vacances et pas moi ! marre d'en avoir marre ! marre de ne pas pouvoir tout changer avec une baguette magique !

Sur ce, je vais devoir prendre l'air cet après midi, et je vais faire le sentier pédestre toute seule à allure rapide pour savoir combien de temps il faut, car je vais le refaire bientôt avec mon groupe de gym, à mon initiative.

Consolez moi.

18 juin 2009

les idées s'emmêlent

Ne pas dire il faut. Ne pas dire je dois. Ce sont les conseils de la sophrologue.

Donc il me reste à faire :

les paiements de facture, les écritures de compta, le ménage très mal suivi, le linge à repasser, les confitures, les récoltes aux jardins, les courses, aller acheter aussi du tissu, des nappes et serviettes en papier, aller chez le coiffeur, aller chercher un document dans l'ancienne école de mon fils,  réunion vendredi pour mon fils, samedi A.G. maison de retraite avec pique nique avant, dimanche pique nique souhaité par un couple d'amis, lundi réunion pour la prochaine fête, faire les décos (serviettes et compo pour cette fête), des démarches administratives aussi...................

Mon cerveau va exploser.

Hier, rendez vous l'ostéopathe avec mon homme. J'arrive à Nantes avec mal à la tête, en effet, nous sommes partis un peu tard, et avec la circulation en ville, on ne sera pas à l'heure. Mon stress est intense. Voilà, dès en arrivant, y a matière à discuter sur le stress. Il me dit ce que je sais déjà, mais que j'ai besoin de réentendre tout le temps. Puis, quelques manipulations sur tout le corps, une ventouse, des respirations, des conseils. Après c'est le tour de mon homme. Puis il nous préconise quelques compléments alimentaires, tout ça pour se refaire une bonne santé physique et psychologique, tout étant lié. Nous repartons et là, j'ai toujours très mal. J'arrive et je me couche. Je me relève, j'ai faim. Puis on se couche chacun de notre côté, pour bien dormir, car depuis quelques nuits, ça ne va pas, je dors mal, lui aussi, il ronfle, je n'entends que ça, malgré mes boules quiès. Je suis seule dans mon lit, et je ne dors pas avant 1 h, 1 h 30. Mon cerveau est actif, il rumine tout ce que j'ai noté au-dessus, ce que j'ai à faire. J'ai peur de ne pas y arriver, ça c'est sur. Le pire, c'est cette putain de fête où si je ne suis pas à la hauteur, j'ai l'impression qu'elle sera complètement ratée. Alors que je ne suis pas toute seule, alors que ça ne dépend pas de moi. Mais mon cerveau voit ça autrement. Se calmer, bon sang, respirer, respirer, respirer .........

2 janvier 2009

C'est du NEUF !

Avec ce chiffre là, est ce que ça pourra être mieux, est ce que les choses pourraient changer ? Est ce que ce sera différent ? Nouveau ?

Je vous souhaite "UNE BONNE ANNEE 2009"

Je suis née une année en 9, me suis mariée une année en 9. Est ce un signe ?

Je vous souhaite du "TOUT NEUF" à venir ! et je reviens vous parler de mes moments de fin d'année après avoir fait mon TAF !

3 octobre 2017

O C T O B R E

Je vous propose d'écrire OCTOBRE en grande liberté (aucune consigne particulière) on doit juste sentir qu'on est entré dans ce mois.

O

C

T

O

B

R

E

 

Je vous attends. 

voilà la récolte   14 10 2017  :

Ouvrir l’œil tout grand

C ompter les premières feuilles qui jaunissent

T rouver encore quelques champignons sous la mousse

O btenir de douces journées

B oire la rosée fraiche du matin

R ire aux derniers éclats du soleil

E spérer une saison somptueuse de pourpre

Alain x

O merveille des couleurs de flammes
C alices dorés des forêts
T ant de lumière dans nos yeux pâles
O les ciels pleurant les orages
B eauté cruelle des rivières
R ives jonchées de feuilles mortes
E mbrasse-moi, l'hiver m'effraie

Celestine

O saurez vous me suivre jusque dans les sous bois
C ueillir les champignons, ramasser quelques noix
T outes les feuilles cuivrées s'ébrouent après la pluie
O serez vous toucher cette mélancolie
B ras chargés de silence et de méditation
R entrer dans sa chaumière un peu avant la nuit
E tonné d'être mieux qu'avant cette sortie

Moi même

O ù sont donc passées mes cartouches ?
C omment ça, les impôts locaux...

T ââaaaaatatata arrête donc, mais arrête.... allez ça suffit... mais arrête !
O n baise avant où après le ciné ?
B on c'est comme tu veux...
R emets donc ta robe.
E h, mais bien sûr que non... non j'te dis, no problême Chérie.

Bleck

O h quelle douceur aujourd'hui
C aresse du soleil sur les branches
T iens je vais aller marcher ce midi !
O ctobre est si versatile
B ien heureux qui sait profiter des
R ayons de soleil automnal
E t des couleurs qui l'accompagnent

Suzame

O ù les jours raccourcissent
C haleur qui s'absente
T emps qui varie
O ublier les langueurs de l'été
B atifoler dans les bois
R amasser châtaignes et champignons
E t cheminer vers l'hiver

Manou

Ô tonne octobre
C hante l'automne
T inte le vent dans les sous bois
O mbre légère
B ruissement subtil
R avissement des pupilles
É merveillement du soleil levant

Mathilde

O h qui va la ?
C est par un jour banal
T iré par une note joyeuse
O ctobre arrive
B ruissant dans les feuilles
R amassees avec plaisir
E t danse avec elles jusqu'au bout de l'automne

Agnès

en voilà encore    15 10 2017

O palescent le ciel bleu et rose du matin

C ouvert le ciel de midi plein de pluie

T ombe la nuit, ciel noir encore plus tôt

O ctobre est là décidément!

B rouillardeux le ciel à minuit

R ouge les arbres du parc

E t les écureuils sautillent dans les feuilles mortes

Mahie

 

 Merci à tous les participants ....

 

31 mai 2009

ma semaine

petit bilan de la semaine passée : lundi soir, j'avais réunion de préparation d'une manifestation en juillet. Mardi, j'avais mon rendez vous avec mon thérapeute. Le soir, nous étions réunis pour faire des fleurs pour un prochain mariage (très bon moment pour moi). Mercredi, ah, j'ai raté la gym, migraine, fatigue, j'ai dormi l'après midi. Jeudi soir, réunion chez une dame que je connais par la gym, habitant la même commune que moi, je lui avais promis d'y aller (réunion lingerie, une première pour moi). Au dernier moment, j'ai beaucoup hésité, je pensais m'y rendre avec une autre personne, finalement elle ne vient pas, j'y vais seule. J'arrive dans les premières, je suis calme, puis arrivent les unes et les autres, on était une vingtaine, la présentatrice fait son boulot, puis après, on va voir de plus près, on essaie, c'est rigolo, on cherche un petit endroit discret, je connaissais quelques personnes, je ne sais pas comment j'ai fait, j'étais en forme socialement, j'ai trouvé cette expression chez Coumarine. Personne ne m'a pris de haut, ni de petite phrase du genre "alors on te voit jamais d'habitude, qu'est ce que tu deviens ? tu dois t'ennuyer", ou d'autres qui auraient pu me déplaire. J'ai été considérée comme les autres. Il y a juste que je n'ai ni bu ni manger. Je n'ai pas osé approcher la table, et l'hotesse m'a carrément oubliée. Je ne lui en veux pas. J'ai acheté un sous tif. J'ai ri avec ma voisine de ce soir là car toutes les deux, on n'a pas trop de problème à caser notre menue poitrine et bien des problèmes évoqués ce soir là ne nous concernaient pas. Il y avait des personnes présentes que j'aime bien et avec lesquelles j'aimerais sympathiser mais je ne sais pas m'y prendre. Vendredi soir, encore une réunion, AG de l'association des anxieux. Là je me sens bien. Je m'exprime facilement. On se pose des questions sur l'évolution de l'asso. Certains aimeraient voir une progression dans le choix des thèmes pour pouvoir avancer davantage, mais ce n'est pas possible, il faut que ce soit un accueil permanent de nouvelles personnes et donc il s'agit d'accueil, d'échanges, de partage, de soutien. Le travail en plus doit être fait à l'extérieur. Cà n'empêche pas de réfléchir à des thèmes qui pourraient plaire à la majorité des personnes. Je suis sollicitée pour rentrer dans le bureau, j'accepte. Je ne me sens pas jugée dans ce groupe. Petit bémol de la semaine, samedi matin : je pouvais aller visiter la nouvelle salle de la commune en cours de travaux, avec d'autres personnes représentant les asso, et le groupe auquel j'appartiens, hélas, je n'ai pas la force, je ne le sens pas, je n'ai pas envie de m'exposer. Je crois que la semaine a été déjà très remplie socialement, comme si la dose était suffisante. Je regrette, je n'aime pas les échecs même si je les connais souvent. C'est perturbant. Franchement, je n'avais ni la tête ni les jambes pour y aller. Pourquoi ? Allez savoir ? Alors tant pis, il faut que j'accepte. Hier après midi, j'ai fait des courses (j'ai croisé deux personnes avec lesquelles j'ai parlé qui ont beaucoup rougi au début, voilà, j'ai constaté que ça arrive aussi aux autres, ça m'a fait du bien, sans doute pas à elles). Je suis aussi allée voir ma mère, on a fait une ballade dehors. Hier soir, c'était soirée télé. Bon, pourquoi avoir fait le topo de la semaine, pour voir mes + et mes -. Besoin toujours de faire les comptes, on va dire. Se booster, se booster, je m'occupe beaucoup de ma vie sociale, mais pendant ce temps, une pile de linge attend, mes fleurs attendent, le ménage attend. Pas bien. Se reprendre en main. Ma tête me prend trop de temps. S'améliorer. Continuer. Se dépasser. Se foutre de ce que pensent les autres. N'avoir aucun compte à rendre. Faire ce qui me plait. Y arriver, bon sang, y arriver ......................

16 octobre 2017

Parfois....

Je n'écris plus guère. Sans doute, il fut une époque où il me fallait livrer tant d'angoisses, tant de conflits. Il y en a moins aujourd'hui. J'ai beaucoup raconté aussi ma mère. Elle n'est plus là depuis deux ans. Plus rien à dire de cette vie à la maison de retraite. Il y avait toujours à écrire sur le sujet, même si j'ai sans doute souvent eu tort dans ma façon d'interpréter. Avec le recul, je me rends compte que nous avons du être trop exigeants, que les soignants font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont.

Je suis de nature très exigeante. Enfant je ne l'ai pas été. Mon père était tyranique, c'était lui l'exigeant, même si cela était sans doute dû à la maladie. Trop exigante sans doute, cela n'est pas facile à vivre en société.

Et là d'un coup, je pourrais vous parler de ce vide intérieur que je ressens parfois. Comme en ce moment. Je sais que ça passera. Je sais que je l'ai senti déjà bien des fois. Je sais que je n'ai aucune raison de le sentir, là, en ce moment. Aucun évènement extérieur ne me met dans cet état là. C'est juste moi. Cela passera. C'est l'automne peut être. C'est le changement de saison. J'ai comme froid au coeur. J'attends je ne sais quoi. Je peux vite redevenir joyeuse s'il le faut parce que je ne vais pas faire savoir au monde entier que je me sens vide.

Mon week end a été occupé. Un ciné samedi : le sens de la fête avec Bacri, justement quelqu'un qui représente bien l'agacement, la mélancolie, la dérision, l'ironie, l'humour..... j'adore. Hier, un petit repas au restaurant avec un couple, une promesse faite. Une balade aussitôt dans un coin de verdure. C'était bien.

Et pourtant ce vide.... Cette mélancolie. Oh non pas de vilain comprimé, oh non.... Juste le temps qu'il faut.

 

 

30 septembre 2017

La semaine dernière

Une semaine qui commença avec les comptables. Les comptes de l'exercice passé. L'avenir. La retraite pour moi quand ? Plein de chiffres et de questions. Et un ratage de chorale à cause de ça. Plus un ratage de yoga à cause d'un gros rhume qui me met la tête à l'envers.

Et oh ! faut arrêter avec les ratages. L'hiver n'est pas passé. Il n'empêche que j'y suis allée mollo, et j'ai abusé de propolis, tisane au thym citron (j'ai un sacré stock dans le séchoir, vous verriez !), et un truc pour le nez (plantes). Cà va mieux !

Et hier soir, réunion de rentrée à l'association des anxieux. Dans la semaine, quelques sms échangés pour mettre au point cette soirée toujours un peu stressante. Suite à un article dans la presse locale, nous savons que le public sera différent, avec surement de nouvelles personnes osant venir voir de quoi ça parle. La soirée s'est bien passée, 17 personnes, de beaux échanges, un beau témoignage de l'une d'entre nous, les qualités de mon animatrice préférée, le respect du temps de parole, car ça peut vite déborder... Bref, l'asso a encore de beaux jours devant elle, un grand rôle à jouer si l'on veut s'en donner la peine.

Un samedi festif avec bowling et restaurant. J'adore le bowling. L'an dernier, je n'avais pas participé ménageant mon épaule juste remise. Cette année, j'ai joué, je n'ai pas forcé et me suis très bien débrouillée. Nous avons terminé par un bon petit restau entre amis. Cà, ça réchauffe les coeurs. Puis hier, logiquement, rien n'était prévu quand j'ai eu l'idée d'appeler un couple amis pour le café du goûter, suivie d'une petite visite de l'exploitation car le monsieur n'était jamais venu chez nous. J'ai aimé cet instantané auquel ils ont répondu oui de suite. Pas toujours besoin de prévoir si longtemps à l'avance.

Bientôt je sens que nous allons allumer la cheminée et rêvasser près d'elle.

13 septembre 2017

la rentrée

Oh qu'elle est grise la rentrée ! j'en veux encore du soleil ! J'ai remis les chaussettes, les chaussons, et le soir je me pelotonne sur mon canapé devant la télé. Mais qu'est ce que c'est que ça ?

Je pensais : la belle arrière saison. Celle où je vais enfin prendre le temps.... J'en ai profité un jour avec mon amie A., un jour au bord de la mer à déjeuner dans un bon petit restau tout simple et très bon, à se balader le long de la mer sur les sentiers, à s'asseoir sur un banc à admirer l'océan, à refaire le monde, à se dire une nouvelle fois que nous nous sentions "décalées". Ouf, je me sentais moins seule tout à coup.

Depuis, c'est tout gris. Il a fallu rentrer les récoltes dans des conditions plus que moyennes. Ce fut gris aussi dans ma tête, sans trop savoir pourquoi. Peut être la fatigue, et le blues de changement de saison.

La reprise des activités finalement me stresse, après tout ce temps, je dois me remettre en mode "sociable" et pour moi ce n'est pas une mince affaire. Peu de monde dans mon groupe au démarrage de la chorale lundi. Où étaient elles donc ? A part deux nouvelles, il y avait moi même. Tandis que l'autre groupe était au complet.

Je pense à tout ce qui n'est pas fait : le grand rangement (rien de fait), les sorties prévues dans l'été (ratées).... pfff....

Le sport : tandis que les impromptus nous proposent un thème cette semaine "sportez vous bien", je me demande bien où aller frapper. Si ça se trouve, je vais frapper nulle part. Je ne veux plus de cette gym intensive que je faisais avant que mes épaules me lâchent. Je voudrais du plus doux, pour l'âme et pour le corps, peut être du yoga..... mais même le yoga, il y a plein de propositions que je ne connais pas et j'ai peur d'embarquer n'importe où.

La rentrée, je n'aimais pas trop ce moment quand les enfants étaient petits, il fallait faire ces fameuses courses avec les longues listes d'objets introuvables parfois. Pourtant aujourd'hui je suis sure que c'était le bon temps, que je n'ai pas su le comprendre à ce moment, car à l'époque je n'avais jamais entendu parler de "vivre le moment présent", je croyais que plus tard ce serait mieux. Me voilà plus tard et c'est loin d'être mieux.

J'espère qu'à l'école ils apprennent aujourd'hui aux enfants à vivre le moment présent sereinement.

 

20 avril 2016

de tout et de rien, du rien du tout ....

Lundi, j'ai repris le chemin de l'atelier d'écriture, je craignais, deux mois sans y mettre les pieds. Fatiguée. Les autres aussi craignaient. Et puis se passe le phénomène qui nous dépasse, le cerveau travaille pour nous, sans trop d'effort. C'était bien. Notre nouveau thème : le cinema. Nous sommes toujours aussi respectueux les uns envers les autres. C'est ici, ou à la CNV, ou à l'asso des anxieux que je retrouve le monde que j'apprécie vraiment, en dehors de chez moi. Sinon je ne m'y risque guère.

Je tente l'écriture un peu ici sur le blog, ou sur d'autres blogs. C'est intéressant.

J'ai des appels de marcheurs, j'en ai déjà refusés car impossible pour moi. Et là, j'ai quelques réservations.

Ce matin même, une marcheuse devait passer sauf qu'elle a loupé ma maison. Elle avait dormi hier chez une amie qui m'a prévenue. Cette bretonne passerait me faire coucou car l'étape serait trop courte pour elle si elle s'arrêtait dès ce midi chez nous. Je surveille mon portable. Elle m'a appelée, je ne l'ai pas entendue. Elle m'a laissé un message, elle dit qu'elle ne voit pas où c'est et elle continue de marcher. Je prends la voiture et je la rejoins, ça fait 10 mn qu'elle a laissé son message, je sais où la ratrapper. 2 km plus loin je la vois et je m'arrête, elle comprend. On discute un peu du quiproco. Elle est étonnée que j'aie pris le temps de la rejoindre, elle dit que d'habitude c'est le contraire, c'est le pèlerin qui cherche l'hôte, et non l'hôte qui cherche le pèlerin, mais comme j'étais prévenue je ne pouvais rater ce petit moment d'humanité au bord du chemin. 10 mn pendant qu'elle déjeune de fruits et de graines. Je lui souhaite une bonne continuation, elle est seule, n'a aucune peur, espère rejoindre les Pyrénées, elle me souhaite aussi plein de bonnes choses, et je retourne finir ma cuisine.

Ah c'est drôle quand même ce chemin !

Et puis j'ai ces trucs qui me passent dans la tête : trop de tout, trop de choix, repenser à mon enfance avec trois fois rien, finalement pas si malheureuse que ça, juste un autre monde, un monde replié sur lui, des parents sans les autres, un toit, une imagination assez belle, ça va bien avec Compostelle ....

 

30 août 2017

fin aout

Le travail est toujours aussi intense, voire plus intense. Il y a encore des travaux de récolte, en partie la nuit. La fatigue se fait sentir.

Le week end dernier était chargé : visite de famille, garde du petit, également deux jeunes neveux. J'ai voulu faire de la cuisine, difficile avec un enfant, comment je faisais avec les miens ? j'ai oublié ? j'ai fait simple. Repas avec grande tablée, heureusement dehors. Puis visite d'un beau jardin comme je les aime. Mais je manquais d'attention avec la fatigue. Je me suis pris un super gadin. En voulant faire une photo, j'ai reculé et derrière moi il y avait un bout de bois, j'ai donc basculé et me voilà complètement à la renverse de tout mon poids. Ma tête a évité de justesse un banc. Sinon je crois que j'aurais été assommée. Mon derrière s'en souvient encore. La nuit les neveux dormaient chez nous. Mais ça n'a pas été simple. L'un d'eux ne voulait pas rester chez nous. Il a fallu convaincre. Nous avons du gérer une crise d'angoisse. J'étais au bout. Le lendemain, ils auraient pu rester mais voyant le peu d'enthousiasme, c'est ma belle soeur qui les a repris, cela faisait déjà une semaine qu'ils étaient chez elle.

Cela m'a beaucoup tourmentée. Pourquoi chez nous ? Pourquoi chez les autres membres de la famille, ça se passe bien. Des questions dont je n'ai vraiment pas besoin, qui me font perdre confiance en moi. "je ne sais pas m'y prendre" "je ne suis pas une bonne personne" "j'aurais du faire comme ci, ou comme ça". Des questions qui deviennent obsédantes chez une sensible.

Alors qu'avec les pèlerins tout se passe bien et que je ne reçois que de bons avis. Mais les pèlerins ne sont pas des enfants ? Ainsi je ne serais pas douée pour les enfants. Cà se peut bien, ça. Impatiente, intolérante. Sans doute.

Quelque peu déstabilisée quand même.

Cette semaine je ne fais que mon travail. J'ai même annulé une sortie prévue avec une amie. Je ne me sentais pas disponible. En plus du bureau où je dois reprendre la tâche sérieusement, les gars ont parfois besoin de moi pour diverses manutentions qui ont lieu à cette saison avec les récoltes. J'aime ça. Cà me change un peu. Et quand on est très occupé manuellement, au moins on ne pense pas. Moi qui ai toujours le cerveau en surchauffe, c'est plutôt bénéfique.

Je ne vois pas grand monde, à part ceux qui passent sur l'exploitation. Cà me va pour un moment.

18 avril 2016

ECRIRE ENSEMBLE !

Je m'y risque à nouveau ....      Est ce que vous voulez bien écrire la suite ou même à l'intérieur ?  Pour cela, copiez collez en commentaire et ajoutez vos mots - rien n'est imposé ... ni rime, ni longueur....    je vous laisse le champ libre

 

Silence

Il y a le ciel qui danse

Quelle belle effervescence !

 

Le 20 avril nous en sommes là, 

Silence
Il y a le ciel qui danse
Quelle belle effervescence !
Même les étoiles et les comètes semblent de connivence !

Silence
Il y a le ciel qui pense
Il pense à son enfance
Au temps de sa si légère insouciance !

Silence
Il y a le soleil qui sombre
Tant son cœur est lourd
Contenir ses larmes ne durera que quelques jours !

Silence
il y a le nuage qui pleure
le chagrin qu’il gardait au cœur
mais demain c'est changement d'heure

Ecouter le silence
Il a des choses à dire
du bonheur, des soupirs,
et voilà que je danse

  

Faut il continuer,    est ce suffisant,     j'aurais bien envie aussi de faire un élagage et à partir de ce qui est écrit, n'écrire que quelques lignes en supprimant ce que l'on veut, et on ne rajoute rien - qui s'y colle ?

 

bon je propose :

Silence
ciel danse
effervescence
étoiles comètes  connivence
ciel pense 
son enfance
légère insouciance
soleil sombre
cœur lourd 
larmes  quelques jours !
nuage pleure 
chagrin  au cœur 
changement d'heure
Ecouter le silence 
des choses à dire
 bonheur, soupirs 
  danse

 

 

 

8 août 2017

suite de l'été

J'aimerais écrire un post qui ne relate pas la chronologie des faits, parfois quelques bribes arrivent dans ma tête. Et puis quand j'arrive là, je ne peux m'empêcher de reprendre en ordre le temps qui est passé. Je me demande toujours pourquoi ce besoin de relater en ordre ? Parce qu'un jour peut être je viendrai lire ici, si c'est encore possible, parce que ma mère n'avait pas de blog mais qu'elle avait commencé à noter quelques trucs, pas des textes, des noms, des adresses ici ou là, des numeros ou seulement des pense bêtes. Alors je viens soulager ma mémoire.

En parlant de ma mère, il y a eu le deuxième anniversaire de son décès. Comme je suis partie à Lyon, ça ne m'a pas pris tout mon espace. Bien sur, les images reviennent. Un de ces derniers dimanches, il y avait une messe pour elle que j'avais demandée. Puis, également sur ma demande, nous sommes allés pique niquer ensemble, nous quatre. J'ai porté une fleur au cimetière. Les rituels servent à alléger la douleur. Nous avons dans la soirée fait une rando dans sa commune d'origine, au bord de l'eau. C'était chouette. N'empêche qu'elle me manque tout le temps, son petit sourire jamais trop déployé, ses yeux doux, ces mots qu'elle n'osait dire ....

Il y a eu aussi cette virée avec nos amis et un couple d'amis de nos amis pour honorer un gage lors d'une fête. Nous les avons emmenés au bord de la mer, pour un pique nique et on a beaucoup joué aux boules, c'était bien, et plein de sympathie.

Ce dernier week end, une amie qui venait d'avoir son deuxième petit enfant nous a conviés en dernière minute pour fêter ça et aussi son anniversaire. Nous y sommes allés avec la petite équipe habituelle. Arrivés là bas, il y avait aussi d'autres personnes de son entourage que nous ne connaissions pas. Et cette soirée fut un bonheur, apéro dinatoire, conversations à tout va, rires, et chanson. Je suis sure qu'on les reverra, surement à une fête prochaine.

Dimanche, nous étions aussi invités chez une amie d'écriture. Elle a changé de lieu de vie avec son mari et cela faisait un an que nous ne nous étions pas vus. Tout s'est très bien passé, bien déjeuné, et conversé.

Je pense que depuis que je ne me lamente plus au sujet des invitations, sujet qui m'a beaucoup occupé, tout se passe mieux, légèreté !

Voilà l'été passe, je n'aurai pas eu de longues vacances, juste des petits bouts, mais ce n'est pas si mal.

Entre temps, j'ai toujours autant d'occupations. Le jardin, le bureau, les pèlerins, le petit....

Parfois je me surprends à penser : oh non, je n'ai pas envie de sortir... je suis trop bien ici !

J'ai oublié : deux jours la semaine dernière, des petites vacances quoi ! sur un festival d'arts de la rue, à une heure de chez nous, avec les filles de ma famille, et une amie. Un bémol : nous avons du aller à l'hotel la première nuit car un coup de fil nous a alerté que la maison prévue n'était pas libre. Pour la deuxième nuit, elle était libre. Toujours se méfier des maisons prêtées par les amis des amis.

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