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10 juillet 2016

Libre cours .....

Il est allé à la sépulture, je préfèrais m'abstenir. J'ai encore quelques soucis du "trop longtemps debout" et des vertiges qui vont avec. Et puis, c'est lui qui connaissait ces gens, moi pas tant que ça. C'est lui qui est d'ici. La pauvre, comme d'autres femmes, se retrouve seule à l'âge de la retraite. En un an, la maladie a eu raison de lui. Dans la commune d'à côté, beaucoup de gens de notre génération sont touchés, hélas. Il a emmené une voisine qui n'a pas de moyen de locomotion. Elle avait demandé pensant que c'était moi qui irait. Elle a hésité à partir avec lui, j'ai un peu insisté en disant qu'il rentrerait aussitôt, et a fini par dire oui.

Ensuite, nous avons pour une fois pris le temps de faire des courses ensemble : celles pour la semaine. Et puis en vitesse un magasin de meubles, juste pour voir. Nous avons besoin mais rien pris. Une jardinerie. Juste pour voir les tables. Et on revient avec un plant de lavande et un arrosoir. Nous avons rencontré une amie de toujours avec son mari, celle de l'école maternelle et primaire, qu'on a perdu de vue pendant longtemps, mais qu'on a plaisir à revoir dès que l'occasion arrive. C'est comme si on ne s'était pas quitté. Cà en reste là, on ne s'invite pas pour autant. Avec lui, c'est moins évident, il est spé.

Nous sommes passés voir mon beau père. Et nous sommes rentrés.

Rien pour ce samedi soir. Du calme, de la tranquillité. J'irai arroser les fleurs tandis qu'il a du travail à faire dans le champ.

Pas loin, la musique à fond. Une fête. Pourquoi les gens aiment tant les fêtes ? un anniversaire, je crois. J'ai vu les préparatifs en passant en voiture. Je pense même savoir quelle fête.

La musique à fond la caisse. Pourquoi les gens mettent la musique à fond la caisse ?

Dans le calme je rentre, et je me couche. Il rentre aussi.

Finalement nous sommes bien. Nous sommes tous les deux.

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8 juillet 2016

J'ai mal dormi

J'avais accepté une proposition. L'amie d'une amie, celle qui m'a accompagné au spectacle récemment, m'avait demandé de refaire une rando déjà faite en groupe gym, près de chez moi. J'avais dit oui. Elle a fixé la date, nous avons proposé à quelques autres personnes. Nous étions 5, je me suis couverte car j'ai pensé aux moustiques. Elles, non. Short, jupe, débardeurs. Moi, pantalon, t shirt couvrant. C'était hier.

Cà fait environ 10 km. Nous partons, il fait très chaud. C'est une rando qu'il m'est arrivé de faire toute seule. C'est bien différent. Elles disent que jamais, au grand jamais, elles ne la feraient toutes seules. Bien trop peur. Je pense qu'elles me prennent pour une folle. Je les guide, elles ne sont pas bien sures du parcours. Les moustiques sont partout. Je me crois épargnée, tandis qu'elles sont piquées bien comme il faut. A un moment, on se trompe de quelques mètres. Comme nous parlons, je fais moins attention au chemin, elles ne semblent pas rassurées, manqueraient elles de confiance en moi. Je retrouve vite le sentier. A un autre moment, c'est impraticable, on passe par le sous bois, et là aussi je sens l'hésitation. Mais pas de souci, je retrouve vite mon chemin.

Elles en ont marre, trop de moustiques. Je leur propose à la fin de passer par un autre endroit de visite. Non, elles veulent rentrer pour mettre de la pommade. Je crois qu'elles n'ont pas aimé la forêt. Elles ont peu regardé. Elles ont beaucoup parlé.

On se quitte. Je pense être indemne.

Je rentre et j'appelle une amie pour la soutenir car bientôt son mari entre à l'hopital pour une lourde chirurgie et des soins pas rigolos du tout.

Je regarde à peine le match, j'entends plutôt.

Je vais au lit, et je ne dors pas, il fait trop chaud, l'homme ronfle, j'ai une crampe qui m'embêtte dans la cuisse, et ça commence à me démanger, en fait j'ai aussi été piquée à travers le t shirt, sur le visage, et sur les doigts.

Ce matin, je mets de la crème, je me gratte, j'aime moins la forêt d'un seul coup.....

Je ne vais pas au funérarium avec l'homme qui est pressé de faire une visite, je décline. Encore un de son âge qui disparaît. Cà n'arrête guère par ici.

Je garde mon petit fils qui est canaille ce matin, n'arrête pas de pleurer, ne veut pas jouer.

Alors cet après midi, je fais une mini sieste où je ne dors pas, mais je ferme les yeux, et ça fait du bien.

Cet été, je me donne le droit de faire la sieste. Et vous ?

6 juillet 2016

ECRITURE - se laisser vivre -

Clin d'oeil au post précédent.

Ecrivez comme vous voulez un petit texte à votre image qui inclut la phrase : "Il (ou elle) se laisse (au temps que vous voulez : présent, passé, futur) vivre......" en commentaire (10 lignes maximum)

Merci.....

Voilà les premiers textes, j'ajouterai les suivants

----------------------------

Parfois, quand il est las et qu'il ne travaille pas, il se laisse vivre.
Il renonce à cette vie avec ses codes stricts : heures fixes, alimentation stricte, tenues vestimentaires impeccables, hygiène parfaite, etc. il envoie promener toutes ces contraintes. Il oublie alors tout, le temps, la cohésion, la discipline... Il écoute ses sens : mangeant quand il a faim, buvant quand il a soif, dormant quand il en a besoin, se nettoyant quand c'est nécessaire... Il se laisse vivre.
Au diable du "qu'en dira t'-on", des jugements hâtifs, des ricanements d'autrui. Il ne se montre pas, ne sort pas ; il reste cloitré entre quatre murs, dérivant dans le "no man's land" : ni ordre, ni morale, ni civisme...
Hors de toutes contraintes : il se laisse vivre !

kakushiken

-----------------------------

Dans quelques jours elle va se laisser vivre...
Fini les déménagements, les angoisses de résultats d'examen, les réveils qui sonnent...
Elle va se laisser porter par ses envies, ses besoins, ses désirs...
Seule , juste avec son chat, elle pourra laisser couler le temps...ne rien faire...

------------------------------

D'abord il n'a pas demandé à vivre
Et puis on lui a appris à vivre
Il a voulu vivre à cent à l'heure
Il en a parfois oublié de vivre
Il a couru après le temps de vivre
Il a soudain réalisé le bonheur de vivre
Il a compris la fragilité de vivre
il sait u'un jour il cessera de vivre
Alors depuis, enfin, il se laisse vivre...

------------------------------

D'abord
Enlever de son trousseau de clé, les nombreuses clés du bureau si lourdes
Changer de sac pour un plus léger
Ne plus mettre ta montre le matin
Humer le jour qui se lève
Traîner le soir pour voir briller les étoiles
Respirer,
Respirer toutes les odeurs de la nature
Ecouter toutes les émissions de radio qui te plaisent et qui passent dans la journée
Quand d'habitude tu es au bureau
Manger quand tu veux
Ou ne pas manger
Partit le soir flâner au bord de la mer
Quand les autres quittent le plage
Lire
Lire ou ne pas lire
Ecouter de la musique
Rire avec des amis
Ou rester seul(e)
Ne rien faire
Contempler
Se laisser vivre
Enfin

---------------------------

Elle se laisse vivre, au gré du vent,
Elle flotte dans l’air parfumé du temps…
Rien ne la touche, elle a laissé derrière elle
Toutes les mouches et toutes les ailes
De corbeaux noirs, un peu louches, qui tournent
Autour des rues sombres du souvenir…
Rien ne la touche elle se laisse vivre
Dans les ruelles parfumées du présent
Elle flotte dans l’air parfumé du temps
Dans la brise fraiche de l’été maritime

------------------------------

8 mai 2015

filent les années

Bientôt un an de plus.... je me souviens de l'anniversaire de l'an dernier un peu particulier, comme si c'était hier ! c'était une surprise ! je n'étais du tout en forme moralement, ça m'avait fait du bien, ça m'avait boostée. Bon, ce n'est pas à faire tous les ans non plus.

Je ne suis pas très à l'aise avec ces moments là. Je ne me réjouis pas. Quand j'étais enfant, on devait me dire "bon anniversaire" à la maison et basta, pas de gateau, pas de cadeau, j'apportais des bonbons à l'école, je ne m'en souviens guère. Le premier que j'ai fêté un peu mieux que les autres, ce sont mes 18 ans avec une copine, on avait juste quelques jours d'écart. C'était dans un vieux grenier : à boire, à grignoter, et de la musique, pas une seule photo de ça, à peine le souvenir ! il y avait des gens que je ne vois plus du tout aujourd'hui. Et puis après, rien d'extraordinaire !

C'est bizarre de réagir ainsi, je n'ai pas fêté ni les 30, ni les 40 ..... un peu mieux les 50  et   beaucoup mieux les 55 !

J'ai un problème avec le temps qui passe, je peux encore me sentir très petite fille, ado, jeune adulte, même si le miroir m'indique que j'ai tout faux.

Et puis, qui va venir ? je n'ai pas envie de cuisiner. Je crois que je vais commander chez le patissier, à l'aveugle. Parfois, personne ne vient. C'est pas grave, je mangerai tout.

29 juin 2016

Pour les impromptus littéraires

Depuis que j'ai découvert cet "atelier", peux pas m'empêcher de jouer .... 

L'ART DE FAIRE SA VALISE 

Elle a le teint blafard
Devant son grand placard
Faire sa valise un art
Elle s'y prend toujours tard

C'est qu'elle ne sait pas bien
Ce dont elle a besoin
Fera t il chaud ou froid
Tel est son grand tracas

Alors elle met de tout
Pourtant c'est le mois d'août
Elle empile, elle entasse,
Faut pas qu'elle se tracasse

La valise marron
Bientôt fait le dos rond

Il n'a rien vu encore
Il est toujours dehors
Quand il va revenir
A son tour le plaisir

Pour lui trois fois rien
Elle le connaît si bien
Il aura la valise
La petite, la grise

Voilà qu'elles sont prêtes
La grise et la marron
Il faut dormir peut être
Demain ils partiront

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5 septembre 2016

S E P T E M B R E 2

Bon, et si on s'en faisait un deuxième ?  sur le thème de l'école - en faisant rimer - vous êtes prêts ?

Sur les cahiers tout neufs ils écrivent leur nom

 

Voilà le texte terminé avec quelques modifications de ma part :


S ur  les cahiers tout neufs ils écrivent leur nom
E t  sur leurs tables d'écolier, ils gribouillent des ronds
P atientant  déjà de la récréation à venir
T out  à la joie de bientôt courir, sauter, crier et rire
E n  refaisant le monde selon leur imagination d'enfant
M odelant  les lendemains sans punition, juste des compliments
B onheur  et espièglerie gambillent ces beaux diablotins
R arement  ou jamais, ils n'ont la peur du lendemain
E mbrassant   la vie de leurs bouches et de leurs mains

 

19 février 2016

Et en dessert, vous prendrez quoi ?

Soudain, dans ma tête, les mots arrivent "un café gourmand". Alors que mes idées n'étaient pas très roses en fin de matinée, ces mots sucrés et doux qui éveillent nos sens. Alors j'ai pensé que pour changer, si je vous parlais dessert, ce serait peut être intéressant.

Je ne choisis plus les grosses coupes glacées, énormes, belles à regarder, parce que j'ai vraiment peur de ne pas pouvoir tout manger. Il fut un temps où c'était systématiquement une crème brulée. Maintenant j'aime, pour le midi seulement, le "café gourmand" parce que d'abord j'aime ces mots là, et puis ça réserve quelques surprises, et puis on a tout en même temps, pour peu qu'avant ça ait traîné un peu, faudrait attendre encore après le café, non, c'en est trop, je veux tout en même temps....

Alors pour moi ce sera dès que l'occasion se présentera un café gourmand !!!!!

Et, vous, vous prendrez quoi ?

15 février 2016

fantaisie

Nous avions une couturière. Pourtant ma mère se débrouillait en couture mais pour les manteaux ou les robes et jupes, la plupart du temps, elle lui faisait appel. Elle s'appelait Jeanne, c'était une conscrite de mon père. Elle était célibataire, s'est mariée vraiment sur le tard, et n'a pas eu d'enfant. Elle était gaie comme un pinson, vivait dans une toute petite maison, je pense qu'il y avait aussi ses parents avec elle dans mes souvenirs lointains, mais dans la pièce où nous allions, elle était la plupart du temps seule. Avec un grand manteau qu'on ne voulait plus, elle en retaillait un petit pour moi. Avec une nouvelle étoffe, elle créait une robe d'enfant pour moi, de jeune fille pour ma soeur. On avait quelques séances d'essayage que je redoutais un peu, il fallait bien se tenir et faire gaffe aux épingles qui parfois piquaient un peu la peau. Il fallait surtout penser à la fantaisie qu'on allait mettre à ce nouveau vêtement : souligner d'un joli croquet, ajouter un pli creux, mettre des volants aux bouts des manches, une petite bande de fourrure à la capuche.... Elle avait des idées et c'était toujours joli à porter. Ma mère n'aimait pas l'excentricité mais aimait bien les petites fantaisies qui faisaient qu'il n'y aurait aucun autre vêtement pareil.

J'aime beaucoup ce mot "fantaisie". Il est sans doute désuet.

Nous n'allons plus beaucoup chez la couturière. Ainsi manquerions nous de fantaisie ? Comment en ajouter à nos vies ?

Je me souviens surtout du croquet orange sur la robe à fond blanc et à pois jaunes et orange. Hélas je n'ai pas de photo.

3 février 2016

quelques lignes encore à plusieurs ?????

Que voulez vous ? ça me reprend régulièrement, à vous de continuer :

 

La nuit, le ciel s'ennuie

Il compte ses étoiles

Sans bruit

Le jour il fait du gris

 

Poème terminé le 9/02

La nuit, le ciel s'ennuie
Il compte ses étoiles sans bruit

Le jour il fait du gris
Le jour, le ciel jubile
Il contemple son soleil
Il applaudit le jour, il est heureux

Il invite les sœurs jumelles
Au petit matin et à la venue du soir
Et voilà que s'avancent "Aurore" et "Crépuscule"
Louant le ciel d'un kaléidoscope de couleurs.

La nuit, plus jamais le ciel ne s'ennuie
Il écoute les murmures des rêves
Des enfants endormis au creux de leur lit

Puis soudain il se couche
Juste là sur ta bouche
Voilà le ciel qui dort
sans plus aucun remord

C'est ainsi que les anges
se mettent à danser
au milieu des nuages
Et le vent au violon
s'en donne à cœur joyeux
d'honorer ce ciel sage
après ce ciel de feu

 

 

31 janvier 2016

Il y a des ratés

Je ne vous ai pas parlé de deux moments qui m'ont gênée récemment :

- un soir : une petite réception autour d'une ré-ouverture d'agence, nous y sommes conviés, je ne me suis pas trop posée la question d'y aller ou pas, ça me semble facile. Arrivés là bas, ce l'est un peu moins, il faut rejoindre un groupe de personnes autour d'un petit buffet, je commence à avoir chaud, et comme les locaux sont exigüs, il y fait vraiment trop chaud... Impossible de se découvrir et de poser ses vêtements quelque part. Devoir faire face à la chaleur, aux gens qui nous entourent, aux petits canapés servis et au verre dans la main, devient tout à coup un tour de force. Je me demande bien comment j'ai fait, nous sommes partis le plus vite possible rejoindre une autre réception plus facile pour moi, dans le voisinage, un endroit plus vaste et plus simple. Je suis déçue.

- un autre soir : j'avais accepté une invitation à un apéro lecture, dans un café, j'y vais avec une amie qui a très envie d'y aller aussi et surtout pas seule. L'endroit m'effraie un peu. Nous avançons dans une petite salle, où nous nous entassons le plus possible pour que ça tienne ici, et là encore j'ai très chaud. Je dois gérer, du coup j'entends mal les textes lus car je suis occupée à mon stress. A la fin, nous prenons un verre, nous rejoignons le bar et là j'aperçois à l'autre bout quelqu'un que je connais, et que je n'avais surtout pas pensé voir ici. Cà me met mal à l'aise. Cette soirée est aussi pour moi un raté car je suis loin de rester naturelle et sereine.

Il y a encore ces moments où dans un contexte social, j'ai du mal.

25 janvier 2016

revenir

Revenir donner des nouvelles de temps à autre, en dehors des textes écrits à plusieurs mains, alors que d'autres ferment la porte, exemple : Jeanne. Elle va me manquer Jeanne, j'espère qu'elle fera coucou de temps à autre, parce que j'aime bien son énergie.....

Nous étions en week end box. Presque deux ans qu'elle était dans les tiroirs : cadeau de fin de bénévolat. J'y pensais de temps à autre mais il faut réserver à l'avance et ce n'est pas notre fort. Elle allait bientôt être périmée. La semaine dernière, j'ai cherché, cherché. Beaucoup de chambres d'hotes fermées à cette époque. D'autres ne prennent pas la box le week end. D'autres sont très demandés pour cause de box à échéance. J'ai fini par trouver un lieu pas trop loin de chez nous. La box comprenait une nuit pour deux avec petit déjeuner, pas question d'aller à l'autre bout de la France.

Nous étions près de la côte, l'établissement n'était pas si romantique que cela malgré qu'il était dans la catégorie "nuits romantiques". Nous nous sommes rendus tranquillement pas les petites routes et une fois pris possession des lieux, nous sommes allés revoir un petit village authentique de toits de chaume. Nous avons pris le repas dans le restaurant attenant, il n'y avait pas obligation mais pas envie de ressortir. Nous avons très mal dormi, surtout moi, il faisait trop chaud, et en ce moment, je ne dors pas bien du tout. Le lendemain, du coup, nous nous sommes levés tard. Petit déjeuner bien agréable, surtout à regarder, car pas question de trop se laisser aller. Et puis nous partons pour la côte, un endroit que nous ne connaissons pas. Des falaises réputées. Nous avons de la chance, il fait un temps magnifique. Nous faisons quelques pas sur la plage avant de dénicher encore un restau, l'impression de ne faire que manger quand nous sommes en vadrouille, une crêperie qui fera l'affaire. Puis nous marchons une bonne partie de l'après midi sur le sentier côtier, parmi beaucoup d'autres promeneurs, avant de rentrer au bercail.

Voilà, la box est consommée.

J'ai encore très mal dormi la nuit dernière. Je ne sais pas ce qui se passe.

16 octobre 2012

je suis rancunière

Ce dimanche, il y avait une animation. Dans une ferme voisine, portes ouvertes et petit marché. Nous étions vendeurs au petit marché. Je dis nous, mais c'est surtout il, je n'aime pas trop vendre, et de plus, je ne pouvais pas à cause de mon épaule.

La journée est organisée comme cela : ceux qui interviennent dans la journée viennent déjeuner, les producteurs ont fourni le repas. J'ai donc moi même préparé une cocotte de mogette, c'est comme ça qu'on dit chez nous. Un éleveur de porcs fournit la charcuterie. Le jardinier, les fruits. Et le laitier, le fromage, et le paysan boulanger le pain. Je n'ai pas rechigné pour y aller.

Pourtant je savais que j'allais croiser la famille qui nous a niés récemment à l'occasion du mariage de leur fille. Je n'ai pas digéré. Ainsi je les salue mais vite fait, pas envie de me montrer importante puisque j'ai bien compris que je ne le suis pas. Ils sont plusieurs familles associées dans cette ferme. Cela concerne l'une d'elles. J'aurai pu pardonner si j'avais su que c'était un tout petit mariage. Mais j'ai su que les connaissances étaient invitées. Ainsi une de mes amies qui côtoie la maman par son travail se trouvait invitée. Et notre fils qui servait au bar le soir nous a dit qui il avait vus. Nous avons des relations de travail (peu mais quand même) et une période de vie, les hommes faisaient du sport ensemble. Et puis nous avons eu leur fils comme employé une période.

J'ai fait la visite prévue dimanche, puis salué quelques personnes et je suis partie parce que je ne tenais plus debout. Le soir mon homme m'a dit que la femme en question lui avait fait part de sa joie vu les évènements passés : une naissance chez sa fille, et le mariage de sa fille quelques mois après. Elle a osé, sans scrupule, lui en parler. Et lui, de lui répondre : alors je suis content pour vous. Bien sur c'est la meilleure réponse, mais j'aurais bien été incapable de la faire. Ma rancune est là.

Ne pas compter. Nous l'avons vécu une autre fois dernièrement lorsqu'on a su qu'un collègue de travail, que nous avons dépanné, sorti de la mouise, aidé, etc a fêté ses 60 ans. C'était samedi. Il l'a dit à mon mari sans gêne : oui je fête ça avec famille et quelques amis. Ainsi nous avons compris que nous n'étions pas ses amis. Nous sommes juste bon à l'aider quand il faut.

Je n'en reviens pas de ces différentes attitudes. Rien que les écrire me donne les larmes aux yeux. Il me faudra beaucoup de belles choses pour gommer ces instants gris. Je ne sais ce que les gens ont de la tête ou dans le coeur. Je sais, je suis en train de juger. J'aurais bien envie de leur crier : ON EXISTE.

Que feriez vous à ma place ?

15 janvier 2016

essai

Deux fois que je lui dis oui. Elle me propose une visite à notre tante pour les voeux. Je réponds oui. J'aime bien cette tante. Elle a toute sa tête. Elle a accepté de nous recevoir. J'apporte une boite de gâteaux secs, elle me dit que ce sont des bons, ceux là. Elle s'y connait. Elle suit les actualités. On parle un peu de tout, j'aurais aimé parler davantage du passé, mais j'ai peur de trop la déranger. Nous passons donc quelques heures avec elle. Son petit appartement dans cette maison de retraite est coquet et propre. Elle est très âgée et semble de plus en plus fatiguée. Elle nous propose un café, de l'eau et un sachet, c'est plus facile pour elle. Nous repartons et elle me suggère d'aller rendre visite à l'autre tante une semaine après. J'accepte. C'était hier. Cette tante est plus perdue, elle est parfois incohérente, mais nous savons ce que c'est. Lorsque nous arrivons, la porte est fermée à clef, nous la pensons partie, après recherche elle est juste enfermée dans sa chambre, elle fait ça parfois. Elle regarde beaucoup la télé, calée dans son fauteuil, elle fait beaucoup de réflexions sur les gens qu'elle voit à la télé puis revient à notre conversation, c'est plus difficile avec elle, elle se mélange un peu les pinceaux.

Nous avons fait ces deux visites ensemble, ce n'était pas gagné il y a quelques mois. Nous n'arrivons pas à reparler du sujet qui a fâché, faut il même en parler ? Nous faisons comme s'il ne s'était rien passé.

Je me rends compte que finalement on ne s'est jamais vraiment parlé.

4 janvier 2016

écrire encore !

Sans que je cherche, il me vient des bribes de texte dans la tête, du coup, ça me donne envie d'écrire, alors

 ON S'Y REMET ?  

 pas de nombre de pieds, pas de rimes imposées, faites ce que vous voulez, en toute liberté, je ne modifierai rien. Je m'accorde juste de commencer le poème. A chaque nouveau commentaire, vous recopierez en copier-coller le début et vous y ajouterez vos mots. Allez y, soyez joueurs .... 

Soleil immense, petite abeille, et le vent, et le vent,

qui m'a couché par terre, en riant, en riant,

 

 

Voilà où on en est le 6/01, merci de continuer soit en ajoutant à la suite soit en insérant où vous voulez de nouveaux mots (copiez collez en commentaire avec vos mots en plus)

Soleil immense, petite abeille, et le vent, et le vent,
qui m'a couché par terre, en riant, en riant,
dans les rais de lumière
Soleil intense, petite fille, sous la pluie, et puis et puis
qui m'a fait lever les yeux vers le ciel,en dansant, en dansant

 

le 15/01 voilà ce que ça donne, l'écrit est terminé :

Soleil immense, petite abeille, et le vent, et le vent,
qui m'a couchée par terre, en riant, en riant,

dans les rais de lumière

et pourquoi aujourd'hui, dites-moi, dites-moi

cette tempête qui gronde au delà, au delà

de mes frontières sages, pourquoi dites-moi ?

Soleil intense, petite fille, sous la pluie, et puis et puis

qui m'a fait lever les yeux vers le ciel,en dansant, en dansant,

J'ai vu s'enfuir ma colère

Au retour d'un long voyage

J'ai croisé cet enfant sans âge

Au regard profond et solaire.

M'a relevé de terre, le sait-il seulement, le sait-il seulement.

Je n'irai ni lui dire, ni lui écrire.

Je ne nierai rien

Mais désormais, c'est à lui que s'adresseront mes prières

Quand au soir de ma vie doucement doucement

Viendront virevolter mes souvenirs

comme des papillons

je le verrai toujours courir sur cette plage

comme un enfant sans âge.

 

11 février 2013

moche

je sais que je vais écrire des choses grises dès en démarrant. Le week end a été comme le temps : moche. Est ce en lien avec mon arrêt des anti dépresseurs. Je prends d'autres produits dont je ne saurais parler : des huiles mises au point par quelqu'un que nous voyons de temps en temps, nous n'avons pas de recul mais bcp de gens consultent et se sentent mieux, chez nous ce n'est pas encore le miracle. Ce n'est pas de la médecine classique bien entendu mais on cherche où on peut. J'ai toujours beaucoup à faire au bureau qui est loin d'être bien rangé comme j'aimerais et le pire c'est que ds quinze jours, il nous faut nous installer au sous sol car le haut est en réparation. Je devrais être contente, mais non, même pas, ça m'angoisse total d'avoir tout ça à faire avec un bras défaillant, tout devient compliqué avec un seul bras. Samedi, nous sommes allés finaliser l'achat de notre cheminée (enfin cheminée c'est un grand mot, c'est un foyer encastré : genre poêle encastré dans le mur).

Puis le soir nous fêtions l'anniversaire de mon beau père, et une nièce qui passait la journée la bas avec sa famille pour faire de la brioche avait demandé à fêter aussi en même temps son anniversaire à elle, et celui de son fils, qui sont à quelques jours. Cà l'arrangeait car la famille était sur place. Alors c'était menu très simple pour tous. Mais je me suis ennuyée à mourir dans cette soirée, aucune ambiance, la nièce en question s'est entourée de ses frères et soeurs autour de la même tablée, et les autres se sont débrouillés. Mon beau frère (le père de ma nièce) était là au début avant de souper puis d'un coup a disparu, parti chez lui sans doute regarder la télé (trop fort !!!!), puis a la fin du repas, ce sont mes deux autres beaux frères qui sont partis se coucher sans rien dire. J'étais complètement ahurie. Mes belle soeurs ne disent rien du tout. Tout va bien au pays des bisounours.

Mais comment tolérer tout ça ? cette impolitesse ! c'est moi qui déconne là ou pas ?

Du coup hier je n'étais pas remise de ce fiasco et j'ai passé une sale journée à ressasser et bien sûr on finit par se prendre la tête entre nous deux. Il voit bien que ce n'est pas top. Mais il passe à autre chose, il supporte, ça glisse. Pas pour moi. J'ai réussi par moments à me dire, ils font comme ils veulent, ce n'est pas ma vie. Mais franchement à d'autres moments je n'y arrive vraiment pas.

Aucune discussion intéressante. Je disais à mon mari que si je mourrais, mes belle soeurs ne me pleureraient sans doute pas. Je dois être une extra terrestre pour elles. Tout va bien dans le meilleur des mondes.

NON JE N Y ARRIVE PAS - NON CA NE M INTERESSE PAS - alors faut il que je les zappe ? Je ne pourrai pas tant que mon beau père vivra.

Mes enfants n'en souffrent pas non plus et ne me comprendraient pas si je leur en parlais. C'est à dire que comme leur père ils passent à autre chose.

Je me sens vraiment triste, pas suffisamment entourée. Je pense que si les relations amicales étaient plus fortes, elles prendraient vite le relais et combleraient le problème. Hélas, ce n'est pas le cas. J'ai des connaissances mais peu de vrais amis, en ai je d'ailleurs ???????? tout ce vide ressenti fait mal.

27 mars 2013

deux en un

Ce matin, deux sujet me viennent :

 

le premier : mon week end. Je l'ai passé avec "Jean Jacques". Ah la la c'était bien, trop bien. "Jean Jacques" ? ben le chanteur. Enfin il n'est pas venu hélas, pourtant il était invité. Ma fille se donnait à fond depuis quelques mois à une comédie musicale avec uniquement des chansons de J J, et samedi et dimanche, c'étaient les grands jours. Un spectacle pour les restau du coeur. Elle, c'était pour les danses. Elle les a créées, puis elle a brieffé la troupe tous les dimanches ou presque. Echauffement pour tous, même les chanteurs.

Enfin c'était bien. Nous y sommes allés samedi soir avec famille et amis que j'avais conviés. Certains ont vite répondu oui, d'autres ont brillé par leur non-réponse (ça j'avoue que j'ai du mal) même par non c'est mieux de répondre me semble t il, d'autres étaient indisponibles. Ceux qui étaient là ont vraiment apprécié. Avant de partir, je leur avais fait un petit brunch. Cà nous a mis de l'ambiance. On est arrivé un peu tard, nous n'avons pas eu les meilleures places ! le spectacle durait 3 heures.

J'y suis retournée dimanche parce qu'il me semblait que je n'aurais pas tout vu en une fois. Mon fils aîné est venu, aussi une voisine, et deux amies. C'était encore mieux dimanche, mieux rôdé.

Depuis j'ai Jean Jacques dans la tête, tout le temps : "tu es de ma famille la la la la ..............." "j'irai au bout de mes rêves......." "là bas.............." "Je te donne .........."   ça me donne très envie de chanter. D'ailleurs, c'est dans un coin de ma tête. Créer un petit groupe, pas un truc trop carré, pour chanter des chansons qu'on aime ! comment lancer ça ?

 

le deuxième : des blogs se sont fermés, d'autres restés en l'état. Que sont elles devenues ? j'y pense souvent. TRACES,  PARISETTE, CELOR, et d'autres dont les noms m'échappent ce matin, qui me lisaient, que je lisais - elles ont peut être créé un nouveau blog ? passent elles encore par ici ? j'aimerais tant ................les retrouver !!!!!

21 décembre 2015

c'est reparti ....

 

Je commence avec les deux premier vers, écrire en alexandrins, 6 pieds/6 pieds = 12 pieds par vers (on doit bien entendre la césure au milieu) et faire rimer ce serait bien.

 

Aujourd'hui peut être ou peut être aujourd'hui

Surtout ne criez pas, ça n'y changerait rien

 

 

le 26/12 au matin, voilà le résultat, merci aux participantes .... et à bientôt pour un autre. J'ai modifié quelques vers au fur et à mesure, l'important pour moi, c'est qu'en disant les vers, ce soit assez fluide, et que ça "sonne bien" aux oreilles .... il suffit de peu à modifier parfois pour que ça résonne encore mieux ....

 

Aujourd'hui peut être ou peut être aujourd'hui

Surtout ne criez pas, ça n'y changerait rien

Noël va arriver dans la plus douce nuit.

Noël va arriver dans le coeur des petits

Dans le coeur des petits et ceux des grands aussi

Peut-être bien ce soir ou ce soir peut être

Surtout ne riez pas, ça n'y changerait guère

Rangez donc les fusils qui n'sont pas de la fête

Essayez donc un peu au lieu de faire la tête

Dans la plus douce nuit descendent les poètes

et leurs muses, et tous les musiciens coeur en fête

loin des bêtises humaines et des fortes tempêtes

Font un concert divin au cœur des grands enfants

Sans doute cette nuit, ou demain aux aurores,

N'hésitez plus, priez, ça pourrait tout changer

 

20 décembre 2015

Après la poésie ....

J'ai presque pensé à ne plus écrire ma vie, à ne plus écrire que de la presque-poésie.... Mais je sais que je le regretterais, car j'aime venir me relire des semaines, des mois ou des années après, venir me surprendre de ce que j'ai pu écrire ou de voir les hauts et les bas.

Le sapin est fait, la crèche est en cours, tout cela sans conviction. J'aurais aimé créer mais comme la plupart du temps, je n'ai pas anticipé, et maintenant c'est trop tard. J'ai eu mes années "pâte à sel" ou "couronnes en tissu", je prenais un plaisir fou. Et cette année, rien, vraiment rien. Je ne sais pas pourquoi, manque de stimulation, sans doute parce que je me sens seule pour tout cela, et que ce serait mieux si c'était partagé. Pour le sapin, j'ai racheté un synthétique, c'est moins joli qu'un vrai, mais le vrai tient si peu de temps, il est tout de suite flagada, et je n'aime pas ça. Et puis je n'ai aucun ménage à faire, les aiguilles ne tombent pas. Moi et le ménage avec mes épaules pas en forme, ça fait deux.

Vendredi, il y avait réunion de l'association, avec l'échange de petits cadeaux, c'est un rituel maintenant. Nous étions peu : 9 avec l'intervenant. Les gens n'aiment pas recevoir de cadeaux ? ou n'aiment pas en faire ? J'avais choisi un mini livre sur l'amitié. Et j'ai reçu un mug plein de papillotes. Le thème des fêtes revient chaque année, et cette fois tout spécialement sur le fait de savoir offrir et recevoir. Tout cela renforce les liens, c'est fait pour. Bon, quand je vois le si petit nombre, à croire que personne n'a trop envie de renforcer les liens. Et ceux qui étaient présents ont il envie de renforcer le lien ? j'ai un peu de mal à y croire, voyant que d'une réunion à l'autre, c'est à dire une fois par mois, nous ne communiquons quasiment pas.

Hier nous sommes allés au grand spectacle de Noel au fameux Puy, nous y étions il y a deux ans, peu de changements, après le grand spectacle, nous pouvions découvrir pas mal d'attractions dehors tout autour. Mon fils aîné était avec nous, les autres n'étant pas libres, il n'avait jamais vu et a cru bon de me dire oui car je lui demande chaque année. Je ne sais même pas s'il a vraiment aimé. Il est contre les grandes attractions qui attirent les foules. Il préfère les endroits plus neutres. Il est contestataire de nature.

Je vois donc Noel arriver à grands pas, mes cadeaux ne sont pas tous achetés, ça met la pression. Il me manque cette année l'occasion d'aller à la maison de retraite, je découvrais parfois des bricolages nouveaux. Il me manque ma mère qui vivait depuis 10 ans Noel là bas, j'y vivais un peu Noel avec les personnes âgées, comme je ne l'avais jamais vécu avant. Personne ne sait à quel point elle me manque. De l'écrire, les larmes viennent. Qui peut comprendre. Autour de moi, les anciens meurent. J'ai une tante (belle soeur de ma mère) qui est décédée dimanche dernier, je suis allée à sa sépulture mardi. J'ai vu ses enfants plutôt sereins à l'idée qu'elle ne souffre plus, cela faisait quelques mois que ça n'allait plus du tout.

Les salariés sont en vacances. Le rythme régulier est interrompu. J'ai peur de m'ennuyer. Je ne vois pas grand monde, à part mes très proches. Noel sera en famille chez ma fille. La veille nous pensons aller à la messe  avec un couple d'amis, et dîner léger juste après. J'aimerais être plus joyeuse, plus festive. J'ai du mal.

Et vous ?

Sinon la poésie, est ce que ça vous dit qu'on continue. J'avoue que ça me plait beaucoup, et que lorqu'un texte est en cours, ça me tient en haleine.

24 avril 2013

ce sont les vacances !

Aujourd'hui il a fait très beau. Je n'en profite guère. Je suis au sous sol de ma maison et je travaille au bureau.

De toute façon, mon épaule m'empêche de faire les travaux de jardin, à part nettoyer un peu les fleurs, mais ni tonte, ni taille pour moi pour l'instant. Cela me manque.

Aujourd'hui il a fait très beau. Je sens l'agitation autour de moi, dans les champs, près de la maison de jeunes jardiniers s'affairent. Nous avons fait appel à une entreprise. Ils sont enjoués, ils travaillent comme on le souhaite. Un poseur de porte a mis aujourd'hui la nouvelle pour l'entrée. Déception, nous voulions une vitre transparente, elle est opaque. Erreur de compréhension entre le vendeur et nous.

Aujourd'hui il a fait très beau. Je suppose que beaucoup de gens sont partis en vacances. Autrefois, les gens ne partaient pas du tout, puis seulement l'été, maintenant c'est un peu à chaque vacance. Faut il que les gens aient tant besoin de changer d'air.

Aujourd'hui il a fait très beau. Elle a surement ses petits enfants chez elle, j'aimerais qu'elle m'appelle mais elle ne le fait pas. Comment en être arriver là. Comment être soeurs et si différentes. Elle a été un peu ma mère, même beaucoup ma mère puisque la mienne était très souvent malade. Je suis presque sure que ce n'est pas volontaire. Sa vie lui convient. Je n'oserai jamais lui dire comme elle me manque. 

Aujourd'hui il a fait très beau. Je vois du monde, des ouvriers, des chauffeurs, des jardiniers, mon mari, mon fils, ma fille est passée hier. Je ne vois pas d'amies. En ai-je ?

Ma mère n'avait pas d'amie - j'ai mis du temps à comprendre que c'était important d'avoir des amies - je n'ai pas su m'y prendre - je n'ai pas été éduquée à l'amitié - pendant des années je me suis satisfaite des seules connaissances que j'avais sans m'ouvrir aux autres, maintenant je vais un peu plus vers de nouvelles personnes mais j'ai quand même toujours peur de les embêtter malgré tout. Ce n'est pas simple.

J'ai du travail à faire en compta - me concentrer sur ça - avancer pour être au moins satisfaite de quelque chose.

Les activités s'arrêtent le temps des vacances : pas d'écriture, pas d'anglais, c'est nul.

Je me dis quand même que maintenant je trouve la force d'aller vers les groupes, c'est déjà ça.

Mon homme se satisfait de son travail, beaucoup beaucoup beaucoup de temps de travail, peut il me comprendre ?

 

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Quelques heures après avoir écrit ce post, ma soeur m'a appelée, pas pour ce que j'aurais souhaité, juste pour une information administrative, rien d'autre ! mais c'est déjà çà ! disons que ça m'a étonné alors que je venais d'écrire quelques lignes sur elle.

puis je me suis promenée dehors, j'ai essayé de me sentir bien, l'air était agréable, c'était beau autour de la maison, tout propre et printanier, je me suis dit que c'était bien quand même d'être ici, et je suis rentrée, puis le téléphone a sonné et deux pèlerins s'annoncent pour demain soir : c'était la surprise de ce jour. Ainsi, se lamenter ne sert rien, je le sais bien. Les bonnes choses arrivent alors qu'on n'y croit pas. A chaque fois, l'univers me le rappelle car j'oublie.

12 mai 2013

un an de plus

C'était mon anniversaire vendredi, je me suis offert une balade en forêt avec une connaissance qui n'avait pas encore fait ce parcours. Puis au retour une cousine est passée, m'a offert quelques douceurs, puis une nièce et son mari. Cà m'a fait drolement plaisir. Je suis hyper attentive aux petits gestes depuis quelques années. Avant, je savais que de toute façon j'aurais un bouquet de fleurs et un gâteau par ma belle mère qui n'oubliait jamais ce rituel. Depuis qu'elle est partie, j'avais très peur que plus rien ne se passe. Mais j'entretiens malgré mes soucis quelques relations finalement assez fortes et ces gens n'oublient pas de se manifester. J'ai eu beaucoup de petits messages (mails ou F.B.) et ça fait du bien. J'ai besoin de cela, c'est fou. J'ai reçu un beau cadeau par ma famille. Je suis comblée.

Nous avons participé jeudi à la cousinade qui a lieu tous les deux ans. C'est moi qui l'avait initiée, seule il y a quelques années. J'en suis très fière. Même si ce jour là cela reste un partage de repas et des conversations très superficielles, nous sommes trop nombreux, c'est important pour moi de voir cette famille se retrouver. J'ai trop souffert de tensions pendant mon enfance. Je savais depuis longtemps que j'avais ce rôle de repriser tout ça. Je ne sais pas pourquoi. Seul bémol de la journée, il faisait froid et nous n'avons pas bien profité des extérieurs très jolis pourtant.

Hier nous avons été voir la mer, c'est rare, pourtant ce n'est pas loin pour nous. Nous avons visité nos amis qui y séjournaient quelques jours. Coupure dans une période intense de travail. Il a fait l'effort. Il y avait du monde. Il y faisait pas bien chaud. Nous avons marché et mangé.

Pendant quelques jours, j'ai eu l'impression de vivre comme tout le monde. Cà veut dire quoi vivre comme tout le monde ? Je me questionne quand même beaucoup à ce sujet. Faudrait vraiment que je passe à autre chose.

11 décembre 2015

écrire pour Noel

Si on s'essayait à quelque poésie de Noel à plusieurs ?   j'écris les deux premiers vers, vous continuez ?  rime ou pas de rime comme vous voulez, nombre de pieds : comme vous voulez,    accordez vous la liberté ...   on verra bien le résultat

L'ange assis dans le ciel

N'en revenait toujours pas

 

Voilà où nous en sommes ce soir,  ce serait bien encore quelques vers :

l'ange assis dans le ciel


n'en revenait toujours pas


des centaines d'hirondelles


A l'horizon là bas


formaient une immense ronde


Murmurant entre elles tout bas...


" Dites-moi,


que se passe t'il donc tout en bas?"


Une multitude de souliers dépareilles


se mettaient à danser


autour des sapins. dorés.


L'ange un peu inquiet se gratta la tête


sont-ils devenus fous ?


Mais quelle est donc cette fête


de joie de guirlandes et de houx ?


Il se souvint qu' il allumait les étoiles, 


l'échelle était tombée.


Sur qui pouvait t'il compter


pour ne pas ternir sa renommée ?

19 juin 2013

vivre

se réveiller tard ce matin, les médicaments y sont sans doute pour quelque chose. S'être mal endormie hier soir, les médicaments y sont surement pour quelque chose, intestins vont pas bien.

Faire la cuisine pour quatre. Heureusement, la veille, j'ai trié les petits pois du congélateur. L'an dernier, à la récolte, j'en ai congelé plein, mais pas eu le temps de les nettoyer. Alors, à chaque fois que j'en cuisine c'est la corvée....

Me rendre compte que j'ai prévu deux choses en même temps : un rendez vous de kiné et un rendez vous à la maison de retraite pour ma mère. Ma soeur ira seule. J'ai mal géré. Je vais chez le kiné car j'ai mon épaule à réparer.

Rentrer et aussitôt avoir une visite : une collègue de l'asso, quelques papiers à échanger et prendre un café ensemble.

Puis une autre visite, un copain de mon homme qu'on n'a pas revu depuis quelques années. Un café pour lui aussi. Nous refaisons un peu le monde à tous les trois. Par hasard, ces deux là se connaissent ils travaillent dans la même boite. Parler des valeurs, de vivre le temps présent et à ce moment là, je ressens le bien être de vivre le moment présent même si j'avais totalement prévu autre chose à faire s'ils n'étaient pas venus.

Faire la vaisselle du midi très tardivement !!!!!!

Recevoir la petite amie de mon jeune fils qui vient pour la soirée, elle était à un entretien d'embauche et je la trouve rayonnante. Elle est en plein examen en ce moment.

Faire de la pâte à crêpes.

Et puis penser à vous, chers lecteurs, vous souhaiter pleine de bonnes choses car la vie est belle, malgré tout ce qui nous agace.

 

 

9 décembre 2015

Commencer par le début

Etre plutôt triste, ne pas ressentir la joie des fêtes ....

Faire un atelier d'écriture, et se rendre compte qu'on aime vraiment la poésie.... l'animatrice nous demande d'écrire 4 fois un mot qui parle de la plage, les mots sont déposés dans une boite. Nous aurons par la suite une feuille avec quelques phrases et des trous, beaucoup de trous. Nous nous passerons la boite et choisirons 4 fois un mot qui nous servira pour édifier ce texte. Et puis le texte terminé, nous découperons chaque phrase. Elle nous donnera encore un texte où nous relèverons chacun un morceau poétique qui nous plait. Nous referons un poème avec nos phrases découpées et les morceaux collectés.  Ce sera magnifique au final. Avoir apporté pour chacun un petit cadeau de sa production des champs.

Aller enfin dans les magasins et choisir pour son petit fils un jouet tout simple, sans pile. Le jouet ne parle pas, ne s'éclaire pas. Se dire que décidément on est vieux jeu.

N'avoir fait encore une décoration.

Se sentir un peu mieux.

 

4 décembre 2015

les grandes choses du monde

Je ne sais ni parler ni écrire sur les grandes choses du monde. La politique m'est imbuvable, je n'y comprends pas grand chose, ils veulent tous notre bien, mais peu y parviennent, ils veulent surtout le pouvoir. A plus petit niveau, les hommes aiment aussi avoir le pouvoir (les femmes aussi d'ailleurs). Le thème des religions m'est bien trop inconnu pour m'y risquer. Les grands sujets d'actualité, je n'ai pas la maîtrise ni suffisamment d'éléments pour les commenter, je n'aurais jamais pu être journaliste. Parmi vous, il y a vraiment des gens qui savent écrire sur ces sujets là et je suis ravie de les lire. Alors je crains vraiment de ne pas écrire grand chose d'intéressant et de tourner autour de mon nombril.

Est ce qu'en écrivant sur soi on écrit sur le monde ? sans doute un peu. Parce que nos vies, une à une, font le monde. Ce n'est pas très étonnant qu'il y ait la guerre à grande échelle, quand on voit comme il est difficile de s'entendre au sein d'une famille, d'une école, d'une entreprise, d'une association. Il faut y mettre du sien. Et il y a l'orgueil, celui qui fait qu'on n'accepte pas d'échouer, ou de se tromper, de devoir s'excuser. Il y a tant de sentiments qui se mêlent à nos actions.

Faisons notre part, même la plus petite ....

22 novembre 2015

Une tablée !

C'était décidé depuis quelque temps, nous nous réunirions au restaurant. L'appel avait été lancé. Une bonne dizaine a répondu oui, les autres avaient peut être autre chose de prévu, ou bien ils n'avaient pas envie, ou bien pas assez d'argent, ou trop la trouille. J'étais contente, ça faisait longtemps que nous n'avions pas eu une sortie en groupe. C'est passé beaucoup trop vite. Une grande tablée, forcément, on ne peut pas vraiment parler à tout le monde, et puis on dit plutôt des bêtises, des blagues, on rit, surtout que certains ne sont pas ennemis de la joie.

On s'est rencontré parce que nous avons tous des soucis d'anxiété ou de phobies, on se connaît de mieux en mieux pour certains.

Le repas était bon, l'endroit très joli.

Voilà, c'est fait.

J'attendais ce moment, il est passé vite, trop vite ! J'espère qu'ils ont tous bien apprécié.

 

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