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15 mars 2022

Le départ

On le croyait éternel. Le dernier des parents, mon beau père... vieillissant sereinement. Il vivait dans sa maison, avec l'aide des proches. Depuis le confinement, il ne sortait plus beaucoup. Il avait abandonné la messe à la chapelle, il la regardait à la télé. Il vivait simplement avec ses livres, et son jardin, et les visites des uns et des autres. Quelques alertes l'avaient emmené à l'hopital, ce n'était pas bien grave.

Il y a trois mois, il est tombé lourdement. Hopital. Pace maker. Il a décidé de ne pas rentrer à la maison. Heureusement une place était libre dans la petite maison de retraite de sa commune. Ce n'était pas vraiment le genre à vivre en collectivité mais il s'y était fait. Il y avait toujours une présence, les repas, des animations qu'il laissait bien de côté, à part la messe tous les 15 jours.

Cà s'est agravé, par deux fois il est retourné à l'hopital, la dernière fois il a fait un infarctus. Puis tout s'est détérioré. La vieillesse ennemie. 

La semaine dernière il est parti. Je l'ai vu partir. Je n'avais encore jamais assisté à un départ. C'est terrible de les voir partir.

Il était très aimé de ses proches et moins proches. Bible de la nature et de l'histoire d'ici et d'ailleurs. Il avait quitté l'école à 12 ans mais n'avait jamais cessé de lire et d'être curieux. Il était aussi très religieux. 

Je me sens orpheline depuis son départ. Je regrette de ne pas l'avoir visité davantage. C'est toujours après qu'on regrette.

Quand nos anciens s'en vont, on se sent encore plus seul. Moi qui souvent me sent seule,  là c'est encore pire. Il voulait partir dans l'éternité, c'est fait.

Mes enfants sont vraiment très chagrinés.

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1 mars 2022

hier

Hier je suis allée chez mon 'ostéopathe. J'insiste. Pourtant je n'ai pas de mieux. Il m'a conseillé un truc à prendre, je tente. Et j'attends mon rendez vous au CHU fin avril. Il y a des jours où je supporte facilement et d'autres où c'est beaucoup plus dur. Quand je suis rentrée chez moi, je n'avais goût à rien, un peu désespérée. Lorsque j'ai mis la clé dans la serrure de la porte d'entrée, je me suis arrêtée deux secondes le temps de penser : quel luxe d'avoir sa maison, qu'elle soit bien au calme, j'ai pensé à tous ces gens qui n'en avaient pas ou qui n'en avaient plus, j'ai surtout pensé aux ukrainiens. Cette pensée a envahi mon esprit et j'ai senti comme j'avais de la chance, malgré ma douleur. J'ai préparé le repas comme une méditation, chaque chose faite, chaque cuillerée d'huile, chaque geste en toute conscience.

Puis l'après midi, j'étais vraiment fatiguée. Le travail attendra. Je suis allée sur le chemin des rencontres comme l'a nommé mon cher Alain x. J'y ai trouvé en premier un soleil bien printanier qui me caressait et me calmait un peu. Puis un salut à deux gars qui se trouvent là. Plus loin, exactement au même endroit, je retrouve un couple de marcheurs que je connais un peu. Pendant le confinement on avait discuté à cet endroit. Cà me fait bizarre. Une jeune fille d'ici nous rejoint, nous continuons à parler. On se sépare, nous partons en sens inverse. Je rencontre encore plus loin une dame que je vois de temps en temps, c'est une des propriétaires des terres. Re-discussion, sa maman ne va pas fort, mon beau père ne va pas fort, et nous ? comment allons nous ? Je reviens à la maison en pensant que plus ça va, plus je rencontre vraiment. Il y a quelques années, j'aurais fui à toutes jambes ces rencontres. Heureusement, j'ai changé, pas complètement, mais quand même, j'ai appris à aimer les gens.

 

19 février 2022

Le soleil donne

Il donne envie de sortir le soleil.

Après une semaine enfermée à cause du virus qui est passé par là, ce matin j'ai envie de marcher sur mon chemin préféré. L'homme vient avec moi. Je manque un peu de souffle, nous irons lentement.

Cinq minutes après le départ, nous croisons le voisin (je lui ai parlé une seule fois) dans sa grosse voiture, il nous fait un beau salut. Plus loin, quelqu'un s'arrête en voiture à notre hauteur, une connaissance de mon homme, quelques mots échangés. Plus loin encore, une autre connaissance s'arrête, ils sont tous en voiture tandis que nous sommes à pied. Un petit échange encore sympathique. Un autre encore une autre fois.

Puis c'est le retour vers notre maison, là c'est ma belle soeur et son fils qui viennent à notre rencontre, c'était prévu, tandis que deux pèlerins de compostelle marchent d'un bon pied sur la route que nous avons rejoint. Je les interpelle, ils m'avaient demandé de les loger et j'avais refusé car je n'étais pas sure au niveau covid. Nous parlons pendant dix minutes, c'est la fin de leur parcours, trois jours de marche seulement, un échauffement pour plus tard. Ils sont bien sympatiques. Nous montons vers chez nous, et à l'arrivée croisons un couple que nous connaissons. Ils marchent aussi ce matin car il fait beau et que ça fait du bien. Echange de dix minutes.

Et dire que tant de fois je fais ce chemin toute seule, sans parler à quiconque. Aujourd'hui, c'était vraiment différent.

15 février 2022

Marie

En ce moment je n'ai qu'une idée en tête. Retrouver les explications pour crocheter "Marie" des Aristochats.

Je devais avoir entre 14 et 17 ans et avec ma mère et ma soeur nous étions toujours en quête de tricot, d'autant plus que mon premier neveu venait de naître et que cela donnait envie de l'habiller de la tête au pied. Ma mère se régalait à lui faire des brassières, des salopettes.... Ma soeur, des couvertures et autres. Et moi j'avais fait Marie au crochet.

J'en ai reparlé à ma soeur, elle ne se souvient plus de rien. Un magazine proposait toute une déclinaison sur les aristochats. Et J'avais fait Marie, il y avait du point fourrure et des broderies à faire pour les yeux, la bouche, le nez, au fil noir. Je l'avais réussie, j'étais si fière. Marie a disparu. Et j'aimerais la refaire pour mes petits enfants. Hélas, j'ai usé un peu tous les moteurs de recherche, et rien à l'horizon.

Je ne savais pas comment revenir ici, et bien c'est avec Marie. C'est toujours plus facile de revenir avec quelqu'un. 

Merci je suis contente de vous retrouver. Et pour Marie, bien je crois que c'est rapé.

17 septembre 2021

Chercher à être connu est vain

En laisser pour la prochaine fois.... C'est comme cela que je terminais mon dernier post.

Je pourrais vous parler de mes douleurs qui ne me laissent jamais tranquille, je me demande quel est mon avenir avec ce mal là, dont je ne suis pas très sure. Je consulte en médecine parallèle et en médecine classique, enfin bientôt j'ai un rendez vous chez mon médecin traitant, puis j'ai fait une demande pour le CHU où il y a le service compétent, mais je n'ai pas de réponse. Quand ?  Mais je ne vais pas vous décrire toutes ces douleurs lancinantes, ce serait de mauvais goût.

Je pourrais vous parler de plein d'autres choses.

Et puis je suis passée chez "bonheur du jour" et j'ai lu un commentaire, je n'ai pas commenté le commentaire....

"Chercher à être connu est vain."    Avoir une vie simple semble la meilleure ligne à garder.

J'ai pourtant toujours pensé le contraire.

Mais aujourd'hui c'est bien de cela qu'il s'agit, avoir une vie simple, mais riche malgré tout. Et c'est là où c'est plus compliqué. Les goûts et les couleurs ....

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11 septembre 2021

fin d'été

Depuis le petit géranium, que s'est il passé ? il a poussé avec ses amis tout autour. J'aime à les regarder sur la fin de l'été. Il y a les framboises à cueillir, les haricots verts, les pommes à ramasser... toujours à faire.

Pourtant nous avons réussi à partir deux jours sur les bords de Loire... J'ai aimé ces moments là. Des rencontres éphémères (ou pas) au restaurant par exemple, un couple juste à côté, finalement il nous donne sa carte, on pourrait lui demander à l'avenir quelques conseils. On n'ose pas trop au début. Nous sommes deux, ils sont deux. On est tout près. Quelques mots pour entamer. Puis on a des points communs... J'aime beaucoup cela.

Cette petite ile sur la Loire, posée là ... Charmante. Pour le soir, nous avions réservé une chambre d'hote, tout semblait également charmant au début. Sauf que l'hote avait trop bu et qu'il s'est cassé la figure devant nous, s'est relevé vite, mais ne marchait pas droit. On a fait comme si mais j'étais furax. Le lendemain matin, il nous a fui. Je pourrais mettre un avis mais je ne le ferai pas. Il a sa conscience pour lui. On ne reçoit pas dans cet état là. C'était la seule erreur du parcours. Ils vantent la vie dans la nature, les plantes à connaître, pourtant ils démarrent leur journée avec la cigarette et l'alcool n'est jamais bien loin je pense. Il y a un non sens.

Belles visites aussi le deuxième jour. De belles couleurs, des gens qui discutent facilement, comme ce couple de cafetiers où nous mangeons sur le pouce le midi, nous sommes quatre, on est comme à la maison, on rigole, on blague, et la jeune fille qui arrive à vélo et qui nous raconte son périple et où elle va... L'après midi, par hasard, on la rencontre encore. Elle est jolie comme un coeur, a tout l'avenir devant elle, un bon bagage en poche, et pourtant elle préfère le woofing pour l'instant. Ces jeunes, ont il du mal à se lancer ? 

Ce sera tout pour aujourd'hui.

En laisser pour la prochaine fois.

 

 

1 avril 2019

On me propose du bleu

La vie en rose ?

Difficile pour moi. Je n'arrête pas de le raconter ici.

Un peu de bleu ? peut être.

Le ciel est beau en ce moment, il fait doux, il fait soleil. Je me souviens qu'enfant sur mes dessins souvent il y avait seulement un quart de soleil dans le coin droit de la feuille. Savais je déjà qu'il me serait difficile de le voir briller en entier ?

Les jolies fleurs de printemps se montrent petit à petit, j'aime les violettes, timides. Je suis une violette.

L'étang est magnifique, il prend sa belle lumière.

Du bleu dans mes yeux, non ?

Des habits bleus ? jean .... ma tenue la plus utilisée.

Des mots bleus. J'ai longtemps détesté cette chanson parce qu'elle me rappelait quelque chose que je détestais.

 

Il essaie tant bien que mal de me faire voir le verre à moitié plein plutôt qu'à moitié vide. Je lui explique que je ne choisis rien. La chimie du cerveau n'est pas qu'une question de volonté. Je ne veux pas de médicament. Si j'allais chez le médecin pour cela, il m'en donnerait justement pour réguler mes humeurs.

Vendredi, il avait un rendez vous médical important. Cà n'aide pas mon état du moment. Je stresse beaucoup pour lui. Le soir, nous avions un spectacle que je n'ai pas su apprécier, était ce un mauvais spectacle, était ce moi ? ou nous ?

Samedi, une autre sortie dans une petite commune avec quelques amis. C'était mieux. Cà m'a bien occupée.

Dimanche : d'abord une grosse contrariété - puis une bonne marche à pieds qui m'a fait le plus grand bien.

Vraiment la marche est une bouffée d'oxygène. Cà, c'est du bleu !

Et ce soir je suis allée chanter à la chorale.

Je me force chaque jour. Je ne veux pas sombrer.

 

 

25 mars 2019

Rabat joie

Mon père était un rabat-joie. L'avait il toujours été ? Sans doute plus jeune il ne l'était pas. S'il avait envie de se réjouir lui, alors tout le monde avait le droit. Il pouvait siffler, sortir son accordeon, raconter des blagues, on ne lui aurait surtout pas interdit. Mais si les autres étaient joyeux et que lui était en phase "pas rigolo du tout", il avait vite fait de les calmer et ça ne rigolait pas longtemps. Sans doute était il si malheureux pour ne pas pouvoir supporter de voir le bonheur des autres. C'est vrai que c'est un sacré exercice : se rendre compte que l'autre a accès au bonheur et que soi même on n'y arrive pas. Aujourd'hui, on veut du bonheur partout, il y a des conférences, des stages. Finalement, c'est si compliqué ? C'est peut être parce qu'on en veut trop, la quantité ne fait pas la qualité.

J'ai regardé ce film hier soir : Barbecue. Je l'ai beaucoup aimé. Une bande de copains avec des profils différents. On reconnait ses copains : le grincheux, le timide, le grande gueule, le fainéant, le bosseur, etc, etc. Quand soudain l'un se permet après un infarctus de vivre sa vie à fond, sans le régime prescrit, sans continuer à supporter comme avant ce qui l'insupportait, quand soudain il ose dire aux uns et autres ce qui ne lui plait pas, ça part un peu en c....    Et il y a coupure.  Mais quelque temps après, il s'ennuie de ses amis qui l'entouraient depuis toujours. Malgré leurs défauts, il a envie de les revoir et il les revoit, ça semble simple.

Ce film est arrivé après samedi soir où nous recevions nos trois couples habituels. J'aime et j'aime pas. J'aime le côté convivial, j'ai préparé de bons petits plats (j'ai stressé pour ça), j'aime l'idée d'une bonne soirée, j'aime qu'on joue avant le repas. Mais je n'aime pas leurs défauts. Surtout pour un. Il lance des piques depuis toujours à mon mari, c'est pourtant son ami. C'est comme un jeu on dirait. Ou alors une partie de punching ball. Et puis ils sont bientôt tous à la retraite (sauf une sous quelques jours), bien sûr leurs retraites ne sont pas assez grosses (pourtant il y a pire je le sais), bien sûr ils ne pensent plus qu'aux vacances-voyages-apéros. Bien sur samedi soir ils ont passé leur temps à raconter leurs dernières vacances et leurs prochaines vacances. Bien sûr nous on s'est tu. Bien sur, on ne va pas leur reprocher de partir en vacances. Ils ont du temps, ils pourraient aussi s'investir dans des associations, apporter leur savoir, apporter de l'aide. Non. Rien de tout cela.

Bien sûr, je suis une rabat joie moi aussi.

14 mars 2019

le masque

Mes moments de panique peuvent devenir de véritables colères. Je peux angoisser pour trois fois rien. Je peux perdre facilement le fil d'un évènement. Souvent je me suis cru sortie d'affaire. Mais guérit on un jour ? guérit on un jour de son enfance ? La question se pose depuis toujours. Pour certains, c'est oui. Pour moi, c'est non.

Je me surprends encore avec des réactions bizarres, avec des larmes qui montent mais qui ne sortent plus, avec des bouffées de chaleur, ou des tremblements. A ce moment là, j'aurais besoin de réconfort.

Est ce que ça se voit comme je suis ? Je travaille à ce que ça ne se voit pas trop. Je l'espère de toutes mes forces. J'y mets toute mon énergie. Après je suis tellement fatiguée.

Comme j'aimerais en parler plus aux gens autour de moi. Comme ça me libérerait.

J'en parle à l'association sur l'anxiété. Mais elle vacille l'association. Je crois qu'elle va s'arrêter, faute d'adhérents, faute de personnes pour la gérer.

J'en ai parlé parfois chez des soignants, encore faut il les trouver. 

Je n'en parle pas à la chorale, qui comprendrait ? On est là pour chanter pas pour raconter sa vie.  J'en parle dans mes écrits, parfois à l'atelier d'écriture. Mais on n'en débat pas après.

J'en parle à mon mari, mais même à lui c'est si difficile à expliquer.

Je n'en parle pas à mes enfants. Trop douloureux.

J'en parle peu à mes amis. Pas concernés.

Et la plupart du temps, quand je peux, je montre une autre face, celle qui rigole, qui raconte des bêtises, celle qui décide, qui organise, c'est bon quand j'y arrive.

Mais le reste du temps, je porte un masque. 

Et puis il y a ce blog où je peux en parler. Il y a vous.

6 mars 2019

Lui

Lui me dit que c'est ma nature d'être plutôt seule. On en a reparlé hier soir à cause de ma baisse de moral. Il me dit que je me fatigue vite des gens, que je le dis (oui c'est vrai). Il me dit qu'on est tous différents et qu'on n'est pas tous fait pour être en groupe. 

Lui, c'est pareil, c'est un tempérament solitaire, tout à fait sociable quand il faut, mais solitaire dans le fond. De par sa vie, sa santé, il s'est souvent retrouvé seul. Cà ne lui pèse pas. 

Sa santé précaire jeune l'a plus d'une fois gardé à la maison au lieu d'aller à l'école, ainsi il a redoublé plusieurs fois, n'avait pas de grand copain qu'on suit de classe en classe, était plutôt gêné de se retrouver avec des plus jeunes. Cà ne se voyait pas physiquement car à cause des soucis de santé, le corps était chétif. Pas ou peu de sport pour lui toujours à cause des soucis, donc encore de la solitude....

Quand il est seul, il ne broie pas de noir. Il a beaucoup travaillé seul. C'est un métier de solitaire, des heures et des heures dans les champs. Il a beaucoup réfléchi seul, trouvé des solutions seul, inventé des machines seul.

Je passerai donc toute ma vie à m'interroger sur la solitude des êtres et la vie en groupe.

S'interroger ? pour quoi faire ?

26 février 2019

Je suis là

Oui je suis là. De temps à autre je reviens faire un tour. Plusieurs fois j'ai pensé écrire et puis rien ..... Rien ne vient. Pas de sujet. Pas de verbe. Rien. Mais il y a Célestine qui s'inquiète, qui se demande si je suis tombée dans la pâte à crêpes. Et non, et même que je n'en ai pas fait de crêpes. Je suis allée en manger chez ma fille pour l'occasion. Par contre, récemment, j'ai fait des bottereaux. Tiens on va faire un sujet "bouffe". Bottereaux, c'est notre nom à nous. Il y a plein d'autres noms pour ce biscuit cuit dans l'huile. Je les avais faits pour le samedi "atelier écriture" chez moi. Oui j'ai renouvelé l'expérience cette année. Il y a celles de l'an dernier qui, de une était partie en vacances, de deux étaient indisponibles ce jour là, de trois ne souhaitaient pas renouveler. J'ai donc fait appel à de nouvelles personnes, des femmes exclusivement. L'atelier s'est très bien passé. Les nouvelles étaient ravies. Mais pas prêtes à s'engager pour des ateliers réguliers. Ce n'est pas grave. L'idée c'est de faire connaître. Pari réussi. Stress garanti pour moi car j'ai toujours peur qu'il manque quelque chose gna gna gna et gna gna gna. Ce n'est donc pas  là où j'écris le mieux. J'étais complètement en panne ce jour là.

A part ça ? Tiens au début je ne savais pas quoi raconter et là je sens que la plume s'emballe un peu.

A part ça, rien d'extraordinaire. Mon travail. Mon train train. Du soleil. Des petites randos que je m'impose. Cà fait seulement deux jours que je fais trente minutes de marche dans mes chemins parce que l'hiver on s'encroute un peu. Une fête de famille passée samedi dernier autour de mon beau père. Où il y a des manquants et ça ne plait pas à tout le monde. Les miens étaient tous là. Les autres, on ne sait pas trop pourquoi. 

A part ça, ma machine à coudre a trouvé un autre réparateur et il semblerait qu'elle fonctionne. Elle ne me casse plus les canettes. il va falloir se motiver.

Ce sera tout pour ce soir, finalement la plume se désemballe.

 

5 juillet 2016

Juin se termine déjà juillet

Rien d'exceptionnel.

Vendredi dernier, je suis allée au spectacle de danse... à la très très grande ville d'à côté.

Samedi, quelques courses. Pas d'autre sortie. Et m'en voilà ravie, pour une fois !

Dimanche, les enfants à la maison. Je cuisine "bon".

Le soir, je regarde le match. Cà, c'est un scoop.

Lundi, chorale pour la dernière de la saison. C'est fatiguant de rester debout, j'ai chaud, je me sens pas au top, pourtant ça chante bien.... je me suis assise plusieurs fois. Peut être la tension, il faut que je trouve un cardiologue, j'y pense, et puis j'oublie. Cà forme un peu des clans,   les anciens, les nouveaux ! Bon, on fait avec. Cà chante. C'est beau quand les voix se mêlent. Je m'en sors.

Je n'ai pas de grande envie de sortir, ni de recevoir, ni d'être reçue. Est ce à cause du temps ? Est ce que je vieillis sérieusement ? Est ce que juillet, bientôt un an que ma mère est partie, m'attriste un peu ? Peut être qu'inconsciemment c'est ça. Je me laisse vivre.

 

2 février 2019

la visite

Depuis plusieurs années, depuis que ma mère n'est plus de ce monde, je prends le temps d'aller voir deux tantes très âgées qui sont en maison de retraite. C'est le rituel des voeux du nouvel an qui m'y incite. J'y vais avec ma soeur, une des rares occasions de sorties ensemble. Elle appelle la première au téléphone car malgré ses 96 printemps, elle est encore active pour les animations et nous ne voulons pas trop l'en priver. Le rendez vous est convenu. Elle est bien installée dans un mini appartement où il y a kitchenette, chambre et salle d'eau/wc. J'ai une tendresse particulière pour elle car lorsque j'avais 7 ans c'est elle qui m'a accueillie pendant quelques semaines, le temps que ma mère se remette de son hospitalisation. Je ne devais pas être trop en contact avec ma mère. Chez elle j'avais découvert la vie moderne, le confort, tout ce que je ne connaissais pas. Elle a toute sa tête, nous discutons de tout, elle est très ouverte, je lui ai montré les photos du mariage de ma fille. Elle semble malgré tout de plus en plus fatiguée. Mais elle ne se plaint pas trop. C'était il y a 15 jours.

Hier, c'était la deuxième visite. Là c'est plus délicat. Nous nous renseignons à savoir si notre cousine va voir sa mère prochainement. Et là elle nous propose un moment où elle viendra, comme l'an dernier. Notre tante est en fauteuil roulant. Cette année nous ne savons pas si elle nous a reconnues, bredouille quelques mots à peine compréhensibles, somnole les 3/4 du temps. Heureusement que sa fille est là. Finalement c'est avec elle que nous faisons la conversation. Soudain une autre dame s'approche en fauteuil, souriante, elle se joint à nous, nous la laissons faire, elle nous écoute et parfois se mêle à la conversation. C'est plutôt rigolo. Notre tante est dans son monde. 

Nous croisons dans ces établissements beaucoup de gens qui ont l'air perdu. Je me souviens de mes visites à ma mère.

Hier, je suis passée devant la maison de retraite où elle était. Tout a été reconstruit et récemment le bâtiment où elle était a été détruit. Cà m'a fait quelque chose.

31 janvier 2019

Depuis que je suis rentrée ....

Analyser, toujours analyser. Quand est ce que ce cerveau va me laisser tranquille ?

Là bas, j'analysais comment ils fonctionnaient. Mais au moins, ça m'occupait, tout était orchestré. Ils ont peut être raison.

Ici, depuis mon retour, c'est d'un gris ..... Le ciel, les pensées, le blog ! tout est gris.

Poussons janvier dehors, c'est la fin aujourd'hui. Est ce lui qui nous joue des tours ?

Y a aussi le boulot : rien n'est simple. Rien de réglé au niveau de l'accident, nous sommes dans l'attente. Problème de trésorerie, la météo 2018 nous a sérieusement impactés. Pour une anxieuse, c'est difficile.

Et puis penser à la transition, bientôt la jeunesse prendra la relève. Comment je vais vivre ça ?  Je les entends d'ici : tu devrais être contente, tu n'auras plus à te tracasser. Je suis faite de contradictions. Je ne sais pas si je serai contente. 

Cà veut dire aussi vieillir. Oui j'ai bien dit vieillir, quoiqu'on en dise ce n'est pas si terrible.

Cà veut dire peut être s'ennuyer.

Ils veulent tous voyager à foison, mais il faut de l'argent pour cela, et la santé, et la capacité à prendre tous les moyens de transport.

L'avion, je ne peux pas pour l'instant. Je ne peux pas, c'est comme ça. Allez donc le faire comprendre !

Se faire comprendre, tout un programme ! Mais est ce bien nécessaire ?

15 janvier 2019

Chanter

Après les jours gris, le week end a chanté. Je m'étais inscrite comme l'an dernier. Ma voisine qui était venue avec moi l'an dernier n'était pas disponible. C'est une amie qui est choriste également qui m'accompagnait. Nous étions une dizaine de notre chorale à faire ce stage. Comme l'an dernier j'avais très mal dormi chez l'habitant (charmant du reste), je voulais dormir seule dans mon lit. Avec mon amie, nous avons opté pour une chambre d'hotel à deux pas de la salle. J'ai tout autant mal dormi cette année. Mon amie ronflotait doucement et moi j'avais un meli melo de chansons dans latête, tout cela ne faisait pas bon ménage pour trouver le sommeil. Le samedi après midi jusqu'à tard le soir nous apprenions toutes les chansons (6). Nous avions quelques pauses et pique nique du soir. Le dimanche matin, nous répétions puis repas organisé puis préparation de l'enregistrement puis concert final avec public. L'an dernier, j'étais devant et avais très très mal vécu cette forte exposition. Cette année, j'avais négocié avec mes copines pour nous mettre plus à l'arrière et elles étaient d'accord. Nous nous sommes retrouvées au dernier rang et je n'ai eu aucun stress.

Des chansons que nous avons découvert dans une chemise à notre arrivée. Un peu d'appréhension au début. Et puis un vrai bonheur de les avoir apprises et de les avoir autant répétées, répétées et répétées. Et puis chantées .....

Ce week end n'était vraiment pas un week end comme les autres.

Je redescends doucement de mon petit nuage. Je vais faire attention de ne pas tomber.

Le chant est vraiment thérapeutique. 

11 janvier 2019

Jour gris

Oh que les jours sont gris en ce moment. Gris dehors, gris dedans. Hier soir, j'ai explosé. Cette détresse que je ressens me bouffe complètement. Il suffit d'un ou deux détonateurs. Toujours ces petites contrariétés qui s'immiscent et me font tomber. Et quand je tombe, je retrouve tous les décombres de ma vie. Je tombe dans un amas de décombres. J'ai mis du temps à m'endormir.

Ce matin, je suis allée faire des courses, et je n'avais surtout envie de voir personne. J'allais d'abord chez un comptable mais là j'étais tranquille, il n'allait pas me faire la conversation. Il parle si peu celui là. Puis quelques courses dans la grande surface. Depuis quelque temps, je fais mes courses sans rencontrer personne. Et là bien sur, j'ai rencontré du monde et j'ai un peu discuté. Mal à l'aise bien sur. L'impression que je suis transparente et qu'on voit tout le désordre à l'intérieur. Est ce que ça se voit le désordre à l'intérieur ?

Je suis paniquée à l'idée d'être toujours cette fille là. Tout le travail sur moi n'a pas abouti. Je serai toujours cette fille en colère. Si les choses ne vont pas comme je veux, je ne le supporte pas. Et puis parfois c'est le même état sans raison.

Oh ce cerveau, ces neurones, cette chimie, ces habitudes, cette violence.................

Mon week end à venir est chargé, je vais chanter, est ce que ça va me faire du bien ? Cà va me demander beaucoup d'énergie. Je vais devoir cohabiter. Tout un programme. Vais je bien me contrôler ? Je me fais peur parfois.

 

 

Coeur sombre

Aux vieilles ombres

Tu sombres 

Dans les décombres

Et tu t'encombres

 

10 janvier 2019

DIVIN

Vin !

Non je ne te demande pas de dire vin.

Je parle de ce qui est DIVIN, comme je l'ai commenté chez Celestine hier. J'étais contente : pour une fois j'arrivais à poster chez elle car dernièrement ce n'était pas la joie, il me fallait voir défiler des tas d'images de voiture, de vélo, de feux de circulation, cocher, cocher, et cocher, sans aucune fin. Alors je n'essayais même plus. Et puis quand j'ai lu son post, je ne pouvais pas ne pas commenter. Et c'est ce mot là qui m'est venu. Je ne voulais pas en écrire plein, comment décrire mieux qu'elle cet état de grâce.

Oui cet état de grâce que je ne connais guère. Mais je ne peux pas dire jamais. Cela m'arrive parfois.

Mais pas en ce moment. 

Non, pas en ce moment, malgré que je sois à l'abri, au chaud, derrière mon ordinateur, malgré que je ne manque quasi de rien.

Et bien, est ce mon rhume, est ce les GJ, est ce l'après fête ?

Est ce plutôt ma nature qui revient toujours au galop ?

Je crois que c'est plutôt ça.

Je suis fade à l'intérieur. Pas loin du dégoût. Je n'ai envie de rien.

J'ai reçu un sms qui m'a fait plaisir, pourtant cet après midi, l'amie d'une amie m'a envoyé ses voeux. J'aime beaucoup cette femme que je connais peu.

Il me manque quelque chose.... 

De l'amitié, de la pure, de la vraie, de l'idéalisée.... De celle qu'on pense qui n'existe pas ou seulement dans les livres et les films.

Certes j'en ai des amis, mais il me manque ceux qui me comprendraient en un instant et qui me diraient : o toi, ça va pas fort, mets donc tes godillots et viens marcher avec moi....

Si je vous connaissais en vrai, si vous n'étiez pas loin, vous me le diriez vous ?

28 décembre 2018

Entre les fêtes

Je ne vous ai même pas souhaité un bon Noël, c'est dire si les fêtes ne m'inspirent guère. Je dis ça tous les ans. Et ça ne change pas. J'aimerais tellement retrouver la magie d'autrefois, du temps où l'on se contentait de peu. Helas, c'est impossible. J'espère que tout s'est bien passé chez vous.

D'abord quelques vracs : 

Avant Noël, il y eut cette réunion d'association animée par une nouvelle personne que je connais. Aucun animateur habituel n'étant disponible, j'ai proposé quelqu'un avec qui j'ai travaillé il y a quelques années en développement personnel, méthode Lise Bourbeau. Notre thème était : le bonheur de donner. J'aime son enthousiasme, son ton léger et joyeux, sa positivité. Elle m'a fait du bien et cela a confirmé une fois de plus ma vision de la vie aujourd'hui. Nous n'étions que 6 personnes présentes hélas. Dommage.

Dernier entrainement chorale de l'année :

Il s'avère que notre dernier concert n'était pas bon. Même pas entendable soit-disant. Pour le telethon, nous nous sommes déplacés dans une autre commune pour chanter, invités par une autre chorale qui maintenant est dirigée également par notre chef. J'ai beaucoup de mal à me rendre compte de ce que ça donne. Je m'entends moi et mon groupe, stressée et concentrée. A priori, on était souvent décalé et je ne sais quoi d'autre. Est ce que c'est ça qui nous a empêchés de chanter ou l'humeur gilets jaunes, bref, après la répétition, nous avons pique niqué dans notre salle et même pas chanté. J'ai regretté d'avoir annulé mon atelier d'écriture ce soir là pour une soirée plus festive qui ne le fut pas.

Noël :

Des cadeaux tous faits en dernière minute. Mais bien gérés quand même et appréciés c'est le principal. Pour les filles, des stages couture et poterie. Pour les gars, une sortie à faire avec un engin articulé électrique. Pour les enfants, des jeux et livres. Pour nous, des pantalons (faut des paquets sous le sapin). Notre vrai cadeau c'est une nouvelle table de salon. Nouvelle, c'est peu dire. Trouvée sur le bon coin, la dame refaisait tout son intérieur et bazardait la table du grand père. Nous lui avons fait couper les pieds (non pas au grand père, à la table !) et un resserrage, un bon nettoyage, un cirage ! elle est très grande et pleine d'histoire, et j'adore ça. Noël chez nous c'était le 23. Pour avoir tout le monde, il faut faire des concessions. J'ai un peu raté mes pommes de terre que je voulais cuisiner comme ma mère autrefois. A part ça, les buches étaient bien bonnes et faites maison cette année. Le canard était juste à réchauffer. L'entrée, pain d'épices et foie gras,  crevettes et avocats, pamplemousses, oranges. J'ai oublié de sortir les chocolats. Du stress quand même pour dix personnes. Nous avons reçu des places pour un concert gospel à venir. La veille de Noël, nous avons retrouvé mon beau père, ma belle soeur et beau frère et leurs jeunes enfants pour souper et passer un moment avec eux. Pas de messe cette année. Le jour de Noël, chez ma fille, avec une partie de sa belle famille.

Et depuis, je rousine (vous ne savez pas ce que ça veut dire ?). Et bien, je ne fais pas grand chose. Je dors beaucoup. Je vois peu de monde. J'hiberne. J'accepte tout cela. Les jours coulent tout seuls. Le téléphone sonne peu. Le courrier arrive peu. C'est le repos hivernal. Et c'est bien comme cela.

 

4 décembre 2018

Que dire ?

Je n'ai quasiment jamais manifesté. Une fois au lycée, je ne sais même plus pour quelle revendication. On avait je crois sécher les cours, je suivais le mouvement sans conviction. Cà avait du se calmer bien vite.

Que dire ? que ça me dépasse totalement. Que je n'aime pas la violence. Que je n'aime pas ce qui se passe comme ça se passe. Que bien entendu ceux qui le font le font pour tous et nous en bénéficierons comme cela fut par le passé. Je n'y connais rien en politique. Jamais eu d'engagement de cet ordre, même petit.

Que dire ? que je sais d'où je viens et j'ai progressé. Que j'ai connu la misère (enfin presque), je n'ai pas manqué de nourriture, mais j'ai manqué d'hygiène, d'intimité, de confort, ça oui. Qu'aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir ce que j'ai, je trouve même que j'ai beaucoup, et pourtant bien sur c'est si peu par rapport à d'autres qui ne s'arrêteront jamais de vouloir avoir.

AVOIR ne rend pas plus heureux. Mais bien entendu, il faut AVOIR le nécessaire.

J'espère que tous ceux qui manifestent sont vraiment crédibles. Je ne le sais pas.

Quant à désenrichir les riches, y a sans doute du boulot.

Mais méfions nous, en devenant riche, ne deviendrions nous pas comme eux ?

C'est l'histoire de l'homme. Il oublie trop souvent d'où il vient.

Tout ce que j'écris ne vaut pas grand chose, c'est bien entendu tellement plus compliqué que ça.

Finalement les communistes ont raison de vouloir tout partager, et pourtant ça ne marche pas non plus.

Alors qu'est ce qui pourrait bien marcher ? peut être l'intelligence, et la tolérance. Peut être ?

28 novembre 2018

en vrac

Le cadeau : ben quand on est en panne d'inspiration et qu'on approche de décembre, et bien on offre des chocolats ....

La rando : encore le tour de forêt avec une amie et une amie de celle ci. C'était promis. Nous l'avons faite sous la pluie. J'adore mes chaussures de rando qui ne craignent vraiment pas l'eau.

Le week end :

- vendredi : théatre dans ma commune où je ne mets plus beaucoup les pieds depuis que je ne suis plus dans aucune association. Thème : la guerre 14 18. Cà m'a demandé un effort. Je suis contente de l'avoir fait. Bizarre cette histoire de n'être pas à l'aise, c'est là où je ressens encore de la phobie sociale.

- samedi : cinema les chatouilles. On en sort la gorge nouée, pas indemne. Film très bien fait, poignant sur un sujet tellement délicat. J'y suis allée parce que j'avais quelques raisons d'y aller. Contente.

- dimanche : visite chez mon oncle. Il est malade, veuf. C'est le plus jeune frère de ma mère. Je n'ai plus d'autre oncle. Nous avons passé un bon moment à discuter autour d'une table, avec sa fille et son gendre. L'impression d'avoir revu un peu ma mère à travers lui.

Puis lundi, c'était chorale suivie de l'atelier d'écriture où nous ne sommes plus que deux à écrire. Je ne comprends pas. Il y a atelier l'après midi et tout le monde s'y précipite. Enfin quand je dis tout le monde, c'est une dizaine de personnes. Pour l'instant, je préfère le soir car j'ai du travail en journée.

Et oui, j'ai toujours bon nombre de factures à traiter, à classer, à payer, à faire refaire, des courriers à envoyer, des factures à faire, des suivis de stocks, un bureau qui ne désemplit pas beaucoup.

Nous n'avons pas de nouvelle de l'assurance concernant l'accident. Pas très sereine par rapport à ça.

Noël s'affiche dans les rues. Cà ne me fait aucun effet. Je me répète tous les ans.

Je ne vous parlerai pas des gilets jaunes. Je n'ai rien d'intéressant à dire à ce sujet.

 

21 novembre 2018

Un cadeau

J'en ai un à trouver pour demain, pour un anniversaire ... pas beaucoup d'idée.

D'autres à prévoir rapidement pour Noel,   sans grande idée non plus.

Par contre, nous en avons reçu un. Comme ça fait plaisir un cadeau que l'on n'attend pas. Je vous ai raconté notre escapade en Bretagne avec l'amie qui devait organiser le séjour. Et bien l'amie a eu une super idée. Pour l'anniversaire récent de mon mari, elle a fait un petit album photos du séjour, avec quelques petites notes rigolotes et aussi des notes d'amitié. C'est vraiment réussi et inattendu.

 

19 novembre 2018

Petit blog

C'est un petit blog caché au fond des bois ....

Mon père disait : pour vivre heureux vivons cachés. 

Mon petit blog n'a pas d'éclat, il perd ses lecteurs. Il raconte ma vie uniquement, ne prend pas partie sur de grands sujets. Il manque de piment. Helas je ne peux le nourrir autrement. Il s'agit d'une petite vie de rien.

Va t il pouvoir se maintenir en forme ? Je le sens qui se lasse, qui se courbe, je le sens bien fébrile ! Ou est le docteur ? Ben oui, même les docteurs, y en a de moins en moins au fond des bois .... 

Si vous passez par là, dites lui quelques mots doux, il en a bien besoin ....

Des mots simples, comme le chante Vanessa, car ce sont les seuls qu'il comprenne et qui lui font du bien.

15 novembre 2018

La forêt

Hier j'ai textoté une amie en lui faisant part de mon désir d'aller marcher en forêt. Dès le matin, le temps paraissait clair. Puis le midi, hélas, le soleil se montra moins présent. L'amie a répondu oui. J'en ai averti deux autres qui auraient pu se joindre à nous, elles n'étaient pas libres. J'ai pris mes gros godillots tandis qu'elle s'était moins bien chaussée. Le soleil manquait mais il faisait doux. Elle avait déjà fait ce chemin avec moi il y a quelques années mais semblait ne plus se souvenir.

Explosion de couleurs juste pour nous deux, nous n'avons croisé personne. Des jaunes d'or, des jaunes pâles, des ocres, des rouges, des bruns, des encore verts, des roux, des ..... multicolores. Sur l'étang, les canards semblaient rire de nous. 

C'est ma balade idéale, celle que j'ai fait seule la fois d'avant. Celle qui revigore, qui nettoie, qui sublime le beau, qui inquiète quand parfois on hésite entre deux chemins, celle qui vaut la peine, celle qui isole, celle qui rassure, celle qui vivifie, celle qui allège, celle qui dit que la vie est belle.

Je voudrais la faire régulièrement, 2 bonnes heures de marche. A toute saison, la nature est belle. Je continue à joindre des personnes qui éventuellement seraient libres pour marcher avec moi. Je m'y prends souvent au dernier moment car je vois mieux mon planning de travail. Je tente. Cà fonctionne ou pas. Si j'attendais qu'on me propose (oui ça arrive quelquefois), j'attendrais souvent.

Suis je donc faite pour donner ? Peut être. On ne m'a pas appris à donner. Pourtant aujourd'hui je pense donner pas mal. Pas autant que certains. Je ne suis pas bénévole aux restaus du coeur, ni dans les écoles, ni oeuvres. Je suis bénévole dans mon association : tenir les comptes. Ce n'est pas extraordinaire. Par contre je donne mes idées, mes propositions......, peut être que pour Noël je vais donner un calendrier inversé : je ne sais pas encore et à qui le donner. Cà court sur facebook ce principe. Intéressant : chaque jour, au lieu de consommer un petit cadeau, placer un petit cadeau dans une boite ou un sac. Et remettre le tout à la fin de l'avent à quelqu'un dans le besoin. Objets utiles non périssables. L'idée est intéressante. Joindre le secours catholique ou l'asso des migrants pour savoir s'ils prendraient ma boite ?

Le thème d'une prochaine réunion de notre asso sera sur "le don".

Ma mère donnait mes vêtements, mon vélo dans la famille. Ils donnaient au denier du culte sans hésitation. Sinon rien.

Aimez vous donner ?

Hier j'ai donc donné du temps à la forêt et à mon amie. Elles m'en ont donné aussi.

13 novembre 2018

Un repas

Chaque année, nous organisons un repas au restaurant pour notre association. Egalement un pique nique fin de saison mais cette année il n'y en a pas eu. Le repas était donc la seule possibilité de nous voir hors réunion. J'avais oublié de nous inscrire, c'était au moment de l'accident. Puis je l'ai fait pour qu'on sorte un peu de chez nous. 

Ce restaurant, nous le connaissons, on l'aimait bien au début, mais je me lasse... trop de monde, trop de bruit. Peu de restaurant sont intimes pour qu'on puisse discuter tranquillement. 

Cinq couples étaient inscrits. Mais seulement quatre étaient à l'heure. Je ne sais jamais où me placer. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas suivi mon mari, je l'ai regretté toute la soirée. Je me suis assise à la suite, et lui est parti de l'autre côté de la table. Il restait en bout de table deux places vides. Allaient ils venir à la soirée ou non ?

De longues minutes sont passées, j'espèrais qu'ils ne viennent pas car je savais qu'ils seraient mes voisins. C'est horrible d'écrire ça mais je ne voulais pas les avoir comme voisins.

Elle, je la connais peu. Vu une seule fois. Discrète, semble gentille, mais c'est lui qui fait partie de l'asso.

Lui, bourré de tocs. Parle énormément. M'a gêné plus d'une fois en réunion.

Je ne peux pas lui en vouloir de venir aux réunions puisque moi aussi j'y vais, et que nous en avons besoin.

Ils sont arrivés en retard au restaurant, ils s'étaient perdus. Je l'ai eu toute la soirée à mes côtés. Totalement inintéressant. J'en ai eu le tournis. Se répétant sans cesse. J'ai revu les scènes avec mon père. La différence, c'est que mon père je l'aimais quand même. 

Qu'aurais je pu faire ? Rien, j'étais dans le piège.

10 novembre 2018

Novembre

Avant novembre, il y eut fin octobre avec quelques jours de dépaysement en Bretagne. Un jeu avait eu lieu lors d'un repas d'anniversaire. J'avais orchestré ce jeu avec une chose à faire par mois tout au long de l'année. Il s'agissait d'un tirage au sort d'enveloppes contenant un précieux message ayant un rapport avec la première lettre du prénom de mon mari. Certains avaient un message sans suite, et 12 avaient quelque chose à faire. L'amie-ancienne-voisine avait tiré celui là. Mais je pense qu'elle a mal compris. C'était à elle d'organiser mais rien n'y a fait. C'était prévu quelques mois plus tôt mais notre agenda ne le permettait pas. Elle s'est plue à nous dire : il faut que ça lui plaise, alors moi je ne sais pas. Finalement elle nous a accompagnés sans rien décider, organiser, choisir. Inutile d'insister. J'ai choisi la forêt de Broceliande pour une journée, puis Vannes les deux autres jours avec la balade sur l'Ile d'Arz, et la visite de Vannes. Nous avons tout aimé. Un grand bol d'air, du dépaysement, un hotel simple mais accueillant, des gens accueillants. 

Après notre retour, nous avons vécu un évènement difficile. L'accident de quelqu'un que nous connaissions un peu. Mais nous nous sommes trouvés mêlés à cet accident car c'est arrivé avec un matériel de chez nous. Quelqu'un que nous connaissons bien nous l'a emprunté. L'accident est arrivé et hélas un ami de cette personne est décédé sous les décombres. En l'écrivant, je suis glacée. Cet évènement nous a bouleversés. Il y a eu les formalités administratives, la visite au funérarium, la sépulture, avec ce poids de culpabilité. Le dossier est en cours. Mais nous avons du mal.

J'ai repris la chorale lundi, et l'atelier d'écriture en espérant retrouver un peu de sérénité. Je n'ai pas envie de grand chose. Juste de calme, de sérénité, de bon feu de cheminée. Envie d''être protégée dans ma maison.

La vie est ainsi faite : de joyeux évènements et d'autres dramatiques.

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