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15 mai 2015

ces jours ci

Après avoir fêté mon anniversaire agréablement, car entourée, et gâtée, les jours ont suivi, les vases pleins de fleurs, me rappelant que c'était bon la vie. Il manquait seulement les voeux de ceux qui furent si chers à mon coeur pendant des années. Nous sommes connectés et aujourd'hui c'est facile, car on est même prévenu de l'évènement, alors si on n'y répond pas, c'est qu'on se passe de F.B. pendant quelques jours, ce qui est très normal voire très sain, ou alors c'est qu'on décide de ne pas se manifester, et comme je vois qu'ils sont régulièrement sur le réseau, je sais qu'ils ont donc choisi de ne pas intervenir. Ils le font en connaissance de cause.

J'ai eu atelier lundi, l'écriture c'est moins souvent, planning léger à cause des vacances scolaires, pourtant j'y trouve tant ma place, même si mes mots sont balbutiants, mais comme guérisseurs pour je ne sais quelle maladie.

J'ai raté un rendez vous. Quand je m'en suis rendu compte, j'avais le ventre tout tourneboulé, ça ne m'arrive jamais ça. Je n'ai pas encore osé rappeler ma dentiste.

J'avais pensé aller voir A. D u l e r y en spectacle, je me l'étais promis, et j'ai vu dans l'agenda qu'une réunion était programmée pour le même soir. J'ai opté pour la réunion de bureau. Cette association m'a aidée et m'aide encore. Je ne veux pas la laisser tomber.

Je suis allée au grand magasin pour peu de choses. Un pantalon, un classeur. J'étais déjà allé dans un autre avant, ce qui explique peut être cela. Déjà dans le premier, j'avais eu du mal à passer à la caisse. Dans le deuxième, beaucoup de monde, trop. Pas une seule caisse libre vite. Je vais de long en large pour en détecter une, je fatigue, j'ai chaud, je suis mal à l'aise, tellement mal à l'aise que je décide de déposer mes achats à l'une des surveillantes de caisse automatique, je lui dis que j'ai besoin de prendre l'air..je prends l'air... Je reviens, ce n'est pas mieux. Je lui dis que je veux régler mes achats mais qu'elle trouve une solution car je ne veux pas faire la queue. Grosse interrogation, je n'ai pas de réponse. Je dois retourner m'asseoir. Je m'assois en attendant de trouver une solution quand je vois un couple passer devant moi, je les reconnais, eux de même. Je leur explique ce qui m'arrive. Elle me propose de régler mes achats et lui reste avec moi. Je lui confie mon porte monnaie. A cette fille là, j'aurais même pu lui donner mon code bancaire. On se connait, on se voit peu, mais j'ai totale confiance, c'est drôle les gens. Elle s'explique, elle doit faire la queue. Elle revient avec mes achats. Je les remercie et leur annonce qu'ils sont mes anges gardiens. On se quitte, heureux. Ce matin, j'avais un mail d'elle pour demander de mes nouvelles. Elle dit combien elle apprécie quand on se voit. C'est quand même agréable, malgré le malaise que j'ai eu. Cà ressemble à l'agoraphobie, mais c'est juste le passage aux caisses, la chaleur, le piétinement.

Et puis le moment délicat est arrivé. Une fête. Un rassemblement. Je leur avais demandé auparavant s'ils y allaient aussi. Oui. Alors bien sur, on devra faire avec. Aux  rassemblements d'avant, on était en bon terme. Et là rien ne va plus. On n'échange que par messagerie. Et sur presque un seul sujet. Celui qui nous relie encore. Ma mère.

Faire comme si tout allait bien.... c'est difficile. Elle, à peu près.... un visage correct, quelques mots. Lui un visage glacial. Presque un rejet. Ou alors c'est le malaise. On ne sait pas. Plongés dans le groupe, on fait comme si, en s'évitant au mieux. Ce n'est pas confortable.

Moi, nous, les hypersensibles, il ne faut pas nous traiter n'importe comment. D'ailleurs, il ne faut traiter personne n'importe comment.

Oui, chacun fait ce qu'il veut, oui. Mais celui qui ne s'en remet pas, comment se débrouille t il ?

Je sais qu'à certains de mes lecteurs, ça paraît dérisoire, qu'ils ont vécu la même chose sans aucun problème.

Je sais aussi qu'il y a moyen de faire mieux que ça quand on connait les gens autour de soi, quand on veut qu'ils soient heureux. Je pense qu'on a toujours besoin de faire le bien autour, c'est ce qu'on apprend depuis tout petit.

C'est du ressassage du verbe ressasser, tout ça. Ne serais je pas un peu répétitive ? qu'en pensez vous ?

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27 avril 2015

Je me demande si ....

Je me demande si on peut penser qu'on a manqué d'amour quand on était bébé. Quand je vois tous ces bras qui veulent prendre bébé, tout ce temps à le cajoler, à lui sourire, à lui parler doux ? Cela participe sans doute à son épanouissement.

Et si on n'a pas eu cela ? pas de grand mère ni grand père sur place, les autres grand parents débordés d'autres petits enfants et pas très communicants en plus, pas d'amis des parents, pas d'oncles et tantes très proches, pas beaucoup de frères et soeurs, une soeur c'est tout.... un père en proie à la maladie, une mère dépassée. Qui m'aurait donc pris dans ses bras ? qui m'aurait assez cajolée ? qui m'aurait parlé ? des doutes, beaucoup de doutes sur mon vécu bébé.

Bien sur, d'autres ont vécu comme moi cette époque plus dure. Mais j'ai bien senti que dans ma belle famille, on parlait des bébés, même dans des époques lointaines, autrement, les bébés avaient une grande place pour l'affection.

Peut être qu'on a du mal s'il y a ce déficit. Peut être qu'on passera sa vie à chercher davantage de marques d'affection, on sera exigeant sur les relations, leur qualité, peut être qu'on n'arrivera jamais à être satisfait.... Peut être que ce déficit là sera toujours si présent ! Peut être que ça vous bouffera la vie car au lieu de vivre, on cherche encore et encore !

Un bébé, on craque devant lui, on le prend, on lui sourit, on lui parle, on le berce..... comme ça doit être agréable de s'imprégner de tant de gestes si bons et doux !

6 janvier 2015

Nouvelle année !

La nouvelle année a commencé par un réveillon auquel je n'aspirais pas du tout. Et comme par enchantement, celui ci s'est bien passé. Nous sommes arrivés à 6 dans une salle, et nous avons été accueilli par l'organisateur. Ce réveillon était pour une association, avec le bénéfice pour un pays d'Afrique. Il n'était pas très heureux car il y avait beaucoup moins de monde que d'habitude, mais 80 personnes, ça m'allait très bien. Nous devions avoir une table pour nous, nous avons du inclure 4 personnes que nous ne connaissions pas, ah les promesses non tenues !

Et puis la musique a commencé, et je ne sais pas ce qui m'a pris, mais j'ai entrainé mes amis vers la piste de danse, et nous ne l'avons guère quitté que pour manger parfois tiède parce que c'était servi pendant. Le repas n'avait rien d'extraordinaire. Mais l'animation était bien et cela suffisait. C'était bon enfant, les gens étaient courtois et voulaient s'amuser, et tout s'est bien passé. Nous nous sommes couchés très tard. Mais je me suis défoulée. Nous ne dansons pas assez souvent.

Depuis, nous n'avons pas fait de repas conséquent, c'était plutôt carottes - bouillon - pâtes. Toute cette nourriture, je ne peux plus trop la voir.

Et puis le travail a repris, un peu dur, il faut se remettre dans le rythme.

Mon épaule droite m'embêtte, je retourne chez le kiné deux fois par semaine, pourvu qu'elle ne bloque pas.

Le temps est gris et morne, je voudrais un grand soleil et chausser mes godillots.

J'ai envoyé mes voeux et j'en ai reçu, aucune carte papier, que des sms et des mails,   pourtant j'avais acheté des cartes papier. Je n'en ai rien fait.

 

 

7 septembre 2011

la rentrée

Ce n'est plus ce que c'était. Un grand fils qui fait sa rentrée tout seul ou plutôt avec sa copine vu qu'ils sont dans la même classe. Dernière année en principe pour lui avec BTS à la fin. Elle était l'an dernier à l'internat et s'en est grandement ennuyée. Du coup, elle a pris un logement et comme on le pensait, il n'est plus beaucoup chez nous. C'était à prévoir. Enfin la moitié du temps car c'est de l'alternance. J'aimais bien les rentrées avec son lot de consignes, achats, paperasses, certificats, et tout, et tout, quand mes trois enfants étaient plus jeunes.

La maison de ma mère est quasiment prête, lundi dernier, quelques touches de peinture encore, et puis du ménage, changement du lit, changement de la gazinière. Il s'installe demain et on n'ira plus. Cela m'a permis de revoir plus souvent ma soeur.

Nous avons fêté l'anniversaire de ma soeur samedi dernier, un changement de dizaine, un petit comité : ses enfants, petits enfants et nous deux. Une vraie famille quoi, de temps en temps savourons......

J'ai décliné une invitation à écrire lundi car je me sentais surbookée. Il faut savoir dire non même si dans le fond ça m'aurait plu.

Ce soir, en guise de rentrée de gym, j'ai convié les "filles de la gym" à venir marcher chez moi, en forêt. Ce ne sera qu'un petit groupe car l'horaire ne va pas à tout le monde, et certaines n'aiment pas marcher, ou d'autres pour x raison ne peuvent pas. J'ai préparé le circuit hier.

Bientôt les ateliers d'écriture vont reprendre, la gym aussi, l'asso des anxieux aussi. L'été est donc passé. Pas eu le temps de m'en rendre compte.

 

17 avril 2012

hier soir

Après une journée où je me suis sentie fatiguée, j'ai failli annuler mais j'ai senti l'envie d'écrire et j'ai pensé qu'au contraire ça me ferait le plus grand bien. C'était une séance en plus car cet atelier avait été annulé. Elle nous a proposé à quelques uns de le faire un soir où normalement, comme ce sont les vacances, il n'y en a pas. Et de ce fait, c'était chez l'une d'entre nous qui avait accepté. Je ne connais P. que depuis cette année. Je connaissais l'adresse, pas difficile à trouver. En pleine ville, on croit entrer à la campagne après avoir passé le portail. Grande maison. Elle m'accueille à l'entrée. Souriante. J'ai peur d'être en retard. Non. Nous attendons encore quelqu'un. Je n'ose pas trop regarder la maison, j'ai peur de faire ma curieuse, je suis impressionnée par les volumes. Nous commençons avec une première consigne. Nous découvrons un auteur Tomas Tranströmer. Connais pas. Puis nous faisons une pause thé et petits gateaux, ou jus de pomme. Je me sens un peu mal à l'aise, qu'est ce que je prends, il y a des tasses différentes, laquelle je prends ? j'hésite, je regarde. J'ai l'impression d'être un peu dans le grand monde, pourtant P. parait accessible. Je sais peu de choses sur elle : elle a un bon poste de travail au C. G. Son mari tient une agence d'A. La première fois qu'on l'a vue, elle nous a dit des choses pas banales sur le début de sa vie. Je ne sais pas où la situer, quel milieu social ? Nous continuons avec une 2ème et 3ème consigne. Je me suis débrouillée. Ce que j'ai aimé le plus, ce sont les mots de  M. que j'avais déjà cotoyée à plusieurs ateliers d'après midi qui m'a accueilli avec un "Bonjour ma jolie !" C'est pas tous les jours qu'on vous accueille comme ça. Ah le pouvoir des mots ! A la fin, elles ont parlé de lectures et d'auteurs, je suis toujours aussi paumée, elles ont une sacrée culture, je ne leur apporte rien sinon ma naïveté, j'écoute, je partage. Et je dis que je lis si peu. Lundi, on retournera à l'atelier mais à l'endroit habituel.

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9 juin 2011

Je ne sais parler d'autre chose que rarement

Vous l'avez remarqué, ceux et celles qui me lisent, je parle toujours et toujours des mêmes choses. Alors vous n'êtes pas obligés de me lire. Moi la première, peut être je fuirais à votre place.

J'ai juste envie d'écrire que j'aurais aimé être comme elles, celles que j'ai vues au mariage, ces femmes de la cinquantaine épanouie, encore très belles, ou moins belles, mais bien dans leur peau, apparemment en tout cas, elles se parlent, se connaissent, se bisent, se cherchent, se prennent le café, se promettent des moments, se partagent leurs petits enfants, elles vivent.

Nous sommes arrivés pour le mariage, ils partaient pour l'église, nous étions avec notre couple d'amis qui ne sait pas comment je suis. Le temps de l'église, ça allait, je chante, j'aime chanter. A la sortie, j'ai dégainé l'APN, ça m'occupait, pendant que tout le monde se bisait. Je ne me sentais pas tant concernée.

Le vin d'honneur a été d'une longueur que je n'aime pas. Deux femmes seules nous ont rejoint, elles étaient invitées comme nous. Je ne vais pas dire que je n'ai parlé à personne, ce serait faux, mais ça me coûte et j'ai l'impression de devoir faire beaucoup d'efforts. J'ai même fait un test. Nous étions assises à prendre un café. J'ai aperçu tout près quelques personnes que je connais assez bien pour les avoir cotoyées dans une asso, j'ai pensé, j'attends, je vais voir si elles viennent vers moi, et bien ELLES NE SONT PAS VENUES. Vous voyez, j'ai la preuve que je ne vaux rien. Je sais c'est nul de penser ça. Mais un phobique social, ça pense comme ça.

Le temps du repas s'est passé normalement avec un fil rouge rigolo qui nous a fait bien digéré régulièrement. J'étais entourée de personnes agréables et je n'avais pas d'effort à faire.

La soirée dansante, bof, j'ai vu mieux. Et toujours essayer d'aller vers les gens, sans que ça fonctionne vraiment. Ou alors j'en demande trop. En tout cas, eux ne me demandent rien, ne s'intéressent pas.

Et dimanche, il fallait retourner là bas : ça s'appelle LE RETOUR DE NOCES. Encore un repas. Enfin voilà c'est fait.

Peut être que beaucoup de phobiques sociaux auraient décliner cette invitation, moi pas. Les parents de la mariée sont de bons copains qui ne savent pas non plus comment je suis. Je ne voulais pas avoir à me justifier. Et puis je ne veux pas vivre en prison.

Pourtant croyez moi en ce moment je pratique pas mal l'évitement.

9 juin 2011

cà tombe bien

Plus le choix, M. le comptable veut les comptes au 15, faut que j'm'affole. J'y passe tout mon temps. Je découvre des erreurs, je cherche, je compte. Cà avance, ça avance. Au moins, ça m'évite de penser à autre chose, ce n'est pas si mal.

La tête est bien occupée. Et à l'avenir, je dois faire ma compta régulièrement. Sinon voilà ce qui arrive. Du coup, je n'ai pas le temps de tondre la pelouse qui a bien aimé la pluie du week end. Tant pis.

Le jardinier est venu hier pour biner les légumes en place. Cà, c'est bien.

 

8 juin 2011

cette impression .....

de ne jamais penser comme tout le monde, de ne pas comprendre comme tout le monde, de ne pas supporter les choses comme tout le monde,

c'est fatiguant, usant.

Ne pas arriver à se faire comprendre......

Rêver d'autre chose, ailleurs, léger, reposée, tolérance, douceur.

Je ne raconterai pas les faits qui me laissent ce goût amer, ce ne servirait à rien, mais ils m'ont encore déstabilisée. Pour la plupart, ça n'aurait aucune importance, pour moi, c'est différent.

Je voudrais trouver du repos.

3 juin 2011

Révélation

Donc hier cousinade. M.C. n'était pas à la dernière car elle habite loin de nous tous. Cette fois, c'est cette famille là qui organise, elle, sa soeur, son frère. Ils ont donc mis la date de façon à ce qu'elle soit là. Il est question de nos tantes, de la famille. Certaines sont décédées, d'autres vivent et sont très âgées. L'une d'entre elles vit dans le sud, seule, pas loin de son fils. Elle n'a pas changé, elle a un sacré caractère, et cela depuis toujours. J'étais passée la voir il y a quelques années lors d'une petite semaine dans le Var. Comme nous la connaissons, nous ne faisons pas attention mais elle peut vous dire en face de sacrées vacheries. On en rit.

M.C. nous dit à ma soeur et moi, d'autres ne sont pas loin : "votre mère, elle a du en voir de dures avec les gens de cette famille. Elle a du souffrir". On n'en revient pas. C'est la première fois qu'on entend ça. Et de lui répondre : surement, oui, ça n'a pas été facile.

M.C. : "elles ne l'aimaient pas".

C'est dit, ma mère n'était donc pas aimée. Je pense que je le savais mais je faisais semblant. C'est notre cousine qui l'a dit. Ma mère n'était pas du tout du genre des soeurs de mon père. Ma mère était très simple, timide, transparente. Et les autres, c'étaient des poules dans une basse cour. Ainsi je comprends peut être mieux mon rapport aux autres, mes peurs.

Aujourd'hui que ma mère est en maison de retraite, elle reçoit peu de visites : nous ses enfants, ses petits enfants, son frère et sa femme, les épouses de ses deux frères décédés. Mes cousins et cousines du côté de mon père ne vont jamais la voir, pourtant ils ne sont pas loin.

Mais puisqu'elle n'était pas aimée.............

Je me demande bien si ma mère les aimait, elles ............

3 juin 2011

qu'est ce que je veux à la fin ?

Y a trop de choses en ce moment ! j'aimerais avoir des journées rien qu'à moi pour faire tout ce qui traîne et pour m'allonger dehors avec un bon livre mais c'est impossible.

Le week end dernier était chargé, et là ça recommence, pourtant quand l'agenda était moins rempli, j'avais l'impression de ne pas vivre, de ne pas avoir de vie sociale, et j'espérais autre chose.

Finalement, je ne sais pas vraiment ce que je veux. Je veux toujours le contraire de ce qui est. C'est une façon de ne jamais être satisfaite.

Le week end dernier s'était toutefois bien passé : les deux A.G. très bien. Mon absence au gala de l'association, impeccable. Ils se sont très bien débrouillés sans moi. Je le savais bien. Surtout ne jamais se croire irremplaçable.  Au contraire, je pense qu'ils se seront très bien passés de mon stress. J'ai profité tranquillement du gala de ma fille qui était fort bien réussi.

Hier cousinade. La même que j'avais organisée il y a presque deux ans. Je me suis rendue compte que j'avais pris beaucoup de plaisir à l'organiser cette fête. Hier, j'étais seulement invitée, c'était bien différent. Les cousines m'avaient demandé d'apporter toutes mes recherches généalogiques car certains étaient absents l'autre fois, j'avais apporté et tout est resté dans mon panier. Le temps a passé, je n'ai rien voulu imposer. C'est quand on partait qu'elles m'ont dit, ben on n'a pas regardé les photos, les papiers. A 23 h, c'est mon lit que je voulais voir. Tant pis, j'avais pourtant pris du temps pour rechercher tout ça, en vain. Je l'ai trouvé fade cette cousinade. On voit tout le monde et personne. On répète maintes fois : "mon fils est à P., ma fille fait ceci...., mon jeune veut faire ça........ "   J'en ai eu marre.

 

 

21 mai 2012

gris.

On se croirait en automne. Pourtant ce week end ne m'a pas déplu. Peut être que le gris me va bien.

Samedi soir, nous étions invités chez une cousine. Nous devions lui apporter du bois et restions diner. Lorsqu'elle m'a téléphoné, elle ne me parlait pas de mon beau père avec lequel elle s'entend très bien. J'ai osé lui suggérer "veux tu qu'on l'emmène" ? elle m'a dit qu'elle y avait pensé mais qu'elle craignait sa réponse car il n'aime pas sortir le soir. Elle m'a chargé de lui demander. Mon mari a proposé donc à son père qui ne s'est pas fait prier. Nous voilà partis tous les trois avec notre petit chargement de bois dans la voiture. Cette cousine est la deuxième femme d'un cousin de mon mari. Il est décédé maintenant. Il avait racheté la maison des grand parents (parents de ma belle mère) et l'a remis à son goût. Donc B. continue à venir ici à chaque vacance et ouvre facilement sa porte à la famille. Elle vient maintenant avec sa mère vieillissante qu'elle ne veut pas laisser seule en Normandie. Y séjourne également souvent sa belle soeur F. qui est célibataire. Je crois même qu'elle y vient quasiment chaque week end depuis qu'elle a déménagé de Paris. La semaine, elle vit chez une tante qui est seule, elle a son travail dans la ville où elle habite. Le feu dans la cheminée rendait l'atmosphère conviviale et nous avons eu du plaisir, après avoir rentré ensemble le bois, à prendre l'apéritif et à dîner simplement dans cette maison d'autrefois. J'ai senti que le moment était agréable, qu'il ne provoquait aucune mauvaise émotion, juste partager quelque chose ensemble, sans aucune prétention. Je me suis sentie soudain très vivante et requinquée.

Dimanche, je me suis levée tard. Il y avait quelqu'un dans la cuisine avec mon homme. Je n'osais avancer, dans ma vieille robe de chambre bleue. Il m'appelle en me disant c'est D. Alors si c'est D. je peux venir c'est sûr. Il ne fait pas attention. J'assume, je suis une dodo. Je n'ai pas quitté la maison de la journée. J'ai fait mon poulet/pommes de terre nouvelles dominical. Nous avons également allumé la cheminée, je me suis installée là à classer des papiers de l'asso qui traînaient depuis longtemps et que je devais renvoyer à la fédération. Puis j'ai regardé la télé : 7 à 8. Nous avons même dîné dans le salon, pas super confortable, mais un petit côté rigolo, et nous avons regardé "un prophète". Dur, dur à regarder. Et pas tout bien compris. Mais poignant.

Finalement, je me suis bien reposée, j'ai ressenti un bien être. De plus en plus, je pense comprendre qu'il ne faut pas chercher bien loin pour se sentir heureux. Etre conscient. Apprendre à le devenir.

 

19 mai 2012

il pleut !

encore aujourd'hui. Heureusement, il a fait suffisamment beau dernièrement pour que les travaux des champs urgents se fassent en bonnes conditions. Il en reste à faire mais c'est moins pressé. Le maïs est semé.

J'ai pris le temps de faire deux grandes balades, deux fois la même, celle habituelle dans la forêt, jeudi toute seule, j'ai apprécié les chants d'oiseaux, la nature, j'ai eu un peu peur en croisant un jogger une première fois, puis quelques minutes après,  entendant du bruit derrière moi, je me retourne, c'était encore lui. On me dit tellement que je ne devrais pas faire cette balade seule, mon coeur a battu plus fort le temps qu'il me dépasse en me faisant un grand sourire. Ouf. Pas un seul chevreuil. Rien. Que les oiseaux pour m'accompagner. J'avoue que marcher seule est totalement différent. Hier j'ai donc refait la balade en compagnie d'une amie, comme prévu : nous avons bavardé tout le long. Je n'ai rien vu du paysage, rien entendu. Elle ne s'est pas exprimé là-dessus. J'avais tout vu la veille alors ça ne me dérangeait pas. Mais elle ? 9 km deux jours de suite, j'ai tenu. Aujourd'hui il pleut donc je ne marche pas. Mais demain peut être. Je me teste et aussi je vise quelques kilos en moins, enfin peut être.

En ce moment, je suis spectatrice d'une histoire qui semble s'effilocher. Celle de mon jeune fils et de sa petite amie. J'ai juré ne pas me faire avoir une nouvelle fois par les ruptures de mes enfants. Il ne dit rien. Mais je pressens. Je le vois s'éloigner. Malgré tout, je sens que je suis sensible. Je voudrais que ça se passe loin de moi. Mais ils vont et viennent chez moi. Peut être je me fais des idées. Ils font leur sortie chacun de leur côté, surtout lui. Presque deux ans. Même chose qu'avec l'ex. Deux ans et je pense qu'il se lasse. Trop jeune bien sûr. Et elle tellement sérieuse. Trop sérieuse pour lui. J'aimerais vraiment ne pas assister à ça. J'ai le coeur trop sensible, ça me fait mal pour elle. Pourquoi j'ai cela à vivre ? mes 3 enfants ne m'ont pas épargnée sur ce plan là. Est ce pour m'endurcir ? Ce n'est pas calculé bien sûr mais il paraît que la vie nous envoie les situations à dépasser. Quel est donc le message pour moi ? Que rien n'est jamais acquis. J'ai souhaité étant enfant, quand ça allait trop mal, que mes parents se séparent. J'aurais vécu ça comment ? peut être pire. Je suis bien trop sentimentale. Et tout cela me perturbe.

Pourtant dernièrement, j'ai eu des moments de grande conscience de ma vie telle qu'elle était et de ses bienfaits. Avec ma fille, un soir, nous avons parlé des difficultés par rapport aux groupes parce qu'il était question encore une fois du gala et de l'attitude des gens. Elle me disait que c'était partout pareil et que finalement on pouvait voir ça autrement : c'était les groupes qui étaient fermés puisqu'ils se complaisaient entre eux et n'avaient aucune ouverture vers le monde extérieur. Ainsi les gens comme moi, on sortait du lot, on avait cette conscience des autres. C'est beaucoup plus intéressant vu comme ça. De toute façon, je ne pense vraiment pas que tout va changer pour moi désormais. Je dois faire avec.

13 mai 2012

les derniers jours

Un peu de baume au coeur pour mon anniversaire : quelques visites spécial anniversaire m'ont fait le plus grand plaisir, quelques messages aussi, juste comprendre que je ne suis pas totalement anonyme.

C'était le week end gala : j'ai tenu parole - je ne me sentais pas vraiment à l'aise avec ça- vendredi je suis allée chercher la monnaie et la porter à une personne bénévole. C'est ma seule action. Rien que ça faisait monter l'angoisse, c'est bien suffisant.  Hier soir, je suis allée en spectatrice avec ma fille, un peu dans mes petits souliers quand même, car je fais toujours partie des bénévoles, mais à ma sauce. J'ai forcément croisé d'autres personnes, pas de problème avec certains, plus de mal avec d'autres. Toujours cette sensation de clan. Mais j'observe aussi des gens seuls dans la salle. Cà me fascine. Comment vivent ils cette solitude d'un soir ? Cà leur pèse ou pas ? sont ils gênés ou pas ? J'ai plutôt l'impression que non, mais je n'ai pas fait de sondage alors je ne le saurai jamais. Le président cite les bénévoles à la fin du gala, deux  sont présentes sur scène, il me cite aussi, ça me fait un peu plaisir quand même puisque je travaille encore un petit peu pour eux : c'est moi qui tient les comptes. Je regrette. Si je n'avais pas ces fouttues angoisses, cette peur des regards, je ferai bien entendu autrement. Je vivrais plus à fond. Mais à quoi bon rêver ? les choses sont ainsi. Déjà pas si mal. Je sors de chez moi. J'ai quelques relations. Tout n'est pas noir. Mais je reste persuadée que je me prive d'une vie plus intense.

Aujourd'hui, c'est calme pour moi. Je vais aller visiter ma maman tandis que mon homme a bien des occupations aux champs.

J'ai oublié de dire que le spectacle était beau, le style évolue plutôt vers le contemporain, la deuxième partie était donnée par un groupe professionnel. Cà en met plein les yeux. Tout le monde avait vraiment l'air content.

 

9 mai 2012

cerveau en vrac

période de vide total ! laisser passer, laisser passer ! c'est douloureux le vide. Anniversaire demain. Qui ? personne. eux peut être. Temps gris. Idées grises. Pas d'idée du tout. Gateau. Je sais pas. Pour qui. Lequel. Prévoir. Israel. Pas mal. Besoin de prévoir. Boulot à faire. Oui. Gala. J'irai, j'irai pas ? Pas besoin de moi. Se débrouillent bien. Douleur. Dormir. Rester dormir. Pont raté. Pas de pont. Apprendre à méditer. Accepter le rien. Arrêter les plaintes. Seule à ressentir ça. Jamais contente. Pourvu que. STOP.

7 mai 2012

samedi j'ai aimé/pas aimé

J'ai aimé être présente avec ma mère à l'AG de sa maison de retraite, pour la réunion, puis le repas samedi dernier. Alors que des amis visités juste après m'ont dit "ça doit être barbant ce truc là", j'ai répondu que non, moi ça ne me gênait pas, j'aimais bien. Je trouve normal d'accompagner son parent à cette fête une fois l'année, mon mari m'a rejoint pour le repas, nous étions placés avec une autre famille très gentille que je connaissais un peu.

J'ai aimé ne sentir aucun malaise pour me rendre à cette fête. Pourquoi là rien ne me gêne et que dans d'autres situations c'est tellement difficile ?

J'ai aimé passer voir ces amis de mon âge (tous les deux) car ça faisait longtemps et bavarder.

Je n'ai pas aimé me rendre compte que mon oncle était seul à cette fête de maison de retraite. Il a 4 enfants, je leur avais quelque temps avant envoyé un mail et je n'ai même pas eu de réponse.

4 mai 2012

faire semblant

La veranda prend forme petit à petit, la structure est montée, reste le travail de l'étancheur et du plaquiste. Puis le sol : parquet, carrelage ? on n'en sait rien encore. Puis aménagement, alors là c'est le néant : on met la table et les chaises dans la partie ancienne ou sous le puits de lumière, et on fait la partie salon où ? hum hum ! va falloir ruminer. Je vais être bien dans cette veranda. Je m'imagine des dimanche après midi à lire, bien installée, sans me soucier de rien d'autre, solitaire sans culpabilité, parce qu'au fond, je crois que je suis une solitaire. J'aime beaucoup les gens mais pas trop longtemps. J'ai vite besoin de retrouver mes repères, mon intimité. Est ce propre aux phobiques ? parce que dès qu'on s'expose un peu, cela demande de l'énergie et on se vide alors il faut récupérer. Drôle de fonctionnement d'un corps qui vieillit, mais ce corps jeune était pareil. Je fais si souvent semblant d'être comme tout le monde. Et si tout le monde faisait semblant ? je me demande. Je voudrais être dans la tête des autres pour savoir comment ils vivent certaines situations. Je voudrais être sure de ne pas être seule à ressentir cette gêne parfois. Ne pas être la seule au monde qui bataille. Bien sur que je ne suis pas la seule au monde. Et même que je m'en sors pas si mal par rapport à d'autres. Mais faire semblant, ça prend tout mon temps. Faire semblant de savoir, faire semblant d'être performante, faire semblant d'être à la hauteur, faire semblant de ne pas être triste, faire semblant d'être à la bonne place, faire semblant d'être moi. Et pourtant moi, je ne sais même pas qui je suis. L'autre jour, j'ai rencontré quelqu'un qui se dit medium, en discutant il m'a dit que j'avais toujours à mes côtés mon grand père paternel, bien sur c'est lui qui le voyait, je me demande bien comment ça marche ça, et tout à coup, je me suis dit : c'est bizarre, j'ai à coeur de retracer la généalogie de ce côté là, vraiment à coeur, parce que cette famille, on dirait qu'elle a besoin d'être réhabilitée, et j'ai l'impression de devoir faire quelque chose. J'ai plein de cousins mais ça n'intéresse que moi. Croyez vous à cela ?

24 avril 2012

lundi soir

Hier soir, atelier. Série musique. Une nouvelle personne est là. 1ère consigne en scriptoclip : un premier son, on commence à écrire et puis de temps à autre un nouveau son que nous devons inclure dans notre texte selon notre perception. Intéressant. J'ai stressé, j'ai pensé que mon texte était nul. A l'arrivée, plutôt apprécié. Ensuite elle nous montre avec quoi elle faisait les sons. De mini instruments divers et variés. Ensuite, 2ème consigne et nous devons d'abord choisir notre mini instrument chacune. J'ai pris le petit djembé. Nous écrivons un texte selon ce qu'il nous inspire et dans ce texte nous devons écrire un rythme ou un son répété. J'ai écrit sur la danse. Lorsque nous devons nous lire, elle nous demande de nous servir en même temps de l'instrument, je suis stressée de nouveau, la personne avant moi a du mal. Pour moi, c'est pareil, je tape juste un peu avant de lire le texte. Incapable de faire autre chose. Pour les autres, c'est un peu mieux mais nous ne sommes pas très à l'aise. Elle dit que l'après midi, ils se sont bien lâchés et ont tellement ri. 3ème consigne, on doit écrire à partir d'un son que l'instrument donne, une petite comptine sans aucun vrai mot, juste des sonorités. Et là encore à la lecture, nous devons nous accompagner. Je suis mal à l'aise. Ce n'est pas grave. Mais je vois quand même que si peu peut me déstabiliser. Il faut coordonner lecture et musique, et la musique autant je l'aime, autant je ne sais pas en faire. Et là il faut oser. Je me rends compte que je redeviens petite fille à ne pas oser faire et devenir si timide. Il suffirait de se lâcher, de ne pas avoir peur d'être "peut être" assez ridicule.

15 mars 2011

Quand j'avais la migraine !

Je ne me souviens pas à quel âge j'ai eu la migraine la première fois. Ce que je sais, c'est que j'ai vu ma mère handicapée par cela presque toute sa vie, enfin notre partie de vie en commun. Elle était d'une blancheur, se couchait dans le noir, réclamait quelque chose près d'elle pour vomir, demandait des compresses. C'était devenu banal chez nous. Maman était au lit mais comme mes parents ne sortaient guère, ça ne changeait pas grand chose à leur vie sociale. On disait qu'elle avait une petite santé ainsi je pense qu'on la voyait comme très inférieure à bien d'autres femmes. J'ai commencé je pense à avoir mal à la tête dès que j'ai fait des sorties genre samedi soir à rentrer un peu tard et au réveil, la tête n'était vraiment pas bien. Je me réveillais tard pour récupérer le sommeil et après c'était l'horreur. Puis je crois qu'après mon premier enfant, ce fut pire. Comme j'avais eu de l'hypertension, j'ai eu longtemps de violents maux de tête. Ma tension a mis du temps à redevenir normale. J'avais un traitement qu'on m'avait annoncé pour toute la vie. Un jour, je l'ai arrêté, je ne sais plus comment, mais je l'ai arrêté.

La migraine a tout caché : le mal être, la phobie sociale, tout. Elle arrivait, sournoise, dès le petit matin ou plus tard, un jour normal ou bien un jour important. Combien de cérémonies j'ai loupées, je ne sais pas. Des réunions. Je n'ai pas tenu de comptes. Les gens savaient que j'avais toujours mal à la tête, j'ai été surprise que certains dernièrement m'en reparlent encore. Une fois j'étais partie accompagner un voyage d'école, et j'avais tellement stressé que j'ai eu la migraine et là bas, je n'ai rien pu faire du tout. C'est un véritable handicap, non reconnu hélas. Je me suis même vomi dessus une fois en rentrant du travail, je rentrais plus tôt parce que je pouvais plus tenir, je pensais arriver à la maison, mais non. Combien de jours dans ma chambre, dans le noir, combien de trajets en voiture si difficiles !

Certains trouvaient ça ahurissant des migraines à tout va, et du coup plaignaient mon mari. Et moi donc ? Je sais, ce n'est pas marrant pour l'entourage. Je sais bien pour l'avoir vécu avec ma mère. Finalement, le pire fut pendant la scolarité de mes enfants. Ils en sont surement beaucoup souffert. Heureusement, aucun d'eux n'en a hérité. Avant ma mère, il y avait eu mon grand père maternel. Bien entendu, à la période de mes enfants petits, j'avais assez d'assurer le quotidien comme je pouvais, et à ce moment là, je n'avais aucune force pour créer des liens, recevoir. Je luttais contre mon problème. J'étais déjà surement atteinte de phobie sociale, mais tout se mélangeait et tout faisait que je me mettais en marge. Je culpabilisais d'être aussi différente, aussi faible, tout à l'image de ma mère. J'aurais donc la même vie qu'elle. Non, pas vraiment, mais quand même.

Le médecin m'avait prévenue : ah ma pauv'dam', ça passera surement à la ménopause. Cà me faisait drolement plaisir d'apprendre que j'irai mieux quand je serai vieille. Je ne suis pas encore ménopausée, mais j'ai beaucoup moins de migraine, vraiment moins, et surtout moins forte.

 

12 mars 2011

déjà !

Il y a 31 ans, je devenais maman pour la première fois. J'avais à peine 21 ans, j'étais naïve, je ne connaissais rien à la vie, je sortais d'un monde fermé. Je m'étais mariée enceinte et ça n'avait pas plu à ma belle mère. On lui avait dit une fois le mariage passé. La naissance a eu lieu un mois avant terme, de quoi encore plus faire jaser l'entourage, j'avais de l'hypertension et de l'albumine. Après quelques jours à l'hopital prescrits par mon médecin, les contractions arrivent. Au début, on ne perçoit pas que ce sont des contractions. Et à force de me plaindre, mon gyneco arrive et c'est donc le moment d'accoucher. 17 heures de travail sans péridurale à l'époque, 17 heures dans les vapes, et un beau bébé costaud, pas besoin de couveuse, c'est un souvenir très douloureux et très beau à la fois........ Le médecin s'attendait au pire pour nous deux. Il avait prévenu mon mari qu'il n'était pas sur de nous sauver, lui et moi. Nous sommes bien là.

7 mars 2011

contente !

Contente de mon week end !

Retrouvailles samedi, c'était promis, j'ai fait partie longtemps d'un groupe de paroles, pendant 7 ans environ, j'ai connu pas mal de femmes dans ce groupe. En 2009, l'animatrice a décidé d'arrêter, elle n'avait plus rien à nous enseigner, elle passait à autre chose. A ce moment là, on s'était promis avec le petit groupe en place de se revoir une fois de temps en temps. Le temps passant, je désespérais. Avec quelques échanges de mails, la promesse s'est mise en place. Elle nous a invitées chez elle samedi : un super bon moment toutes les six. Un moment de grande qualité d'écoute, de partage, on a parlé chacune notre tour de nos vies, de nos évolutions, on a ri, on a été ému, puis on a mangé pleins de bonnes petites choses, et bu le jus de pomme et le café. C'était du pur bonheur.

Dimanche, on avait invité trois couples d'amis (ce sont les femmes mes amies d'enfance), j'ai préparé un bon déjeuner avec l'aide de mon homme qui s'est très bien impliqué : une salade ananas-avocat-graines germées-thon-graines de courges-laitue-carotte- puis poulet au cidre-pommes-riz - puis fromage, tarte, et mousse au chocolat - café. et de merveilleux vins dont je rafole, enfin je rafole de la seule gorgée que je bois - Ensuite, nous sommes allés nous ballader dans la campagne. J'ai été gâtée : une jolie boite déco, avec de bons petits trucs à manger dedans - et de jolis petits plats poissons.

IL Y A DE BONS MOMENTS DANS LA VIE - JE VOUS LE DIS !!!!!!!!!!!!!!!!

3 mars 2011

Hier soir

Après deux mois d'arrêt, j'ai repris la gym hier soir. Début d'année, j'étais trop malade, puis il y a eu le décès, puis un soir je n'avais pas la voiture, puis j'ai eu une migraine, puis j'ai eu la gastro, bref de bonnes raisons de ne pas affronter........ Hier soir, je n'avais plus de bonne raison alors j'ai pris ma voiture, je suis partie tôt pour être la première, je n'aime pas arriver alors que certaines attendent et me dévisagent. J'en ai profité pour voir s'il n'y avait pas de papier pour moi dans le placard. La première personne qui est arrivée est venue vers moi gentiment et nous avons échangé quelques mots sur le fait que je n'étais pas venue depuis longtemps. Cette dame, c'est elle qui a préparé la sépulture de ma belle mère. Elle est gentille, elle était institutrice et je l'ai connue à l'école. D'habitude, on ne se parle guère. Là, elle a fait l'effort. La plupart ne m'ont rien dit du tout, on s'ignore. J'avais fait attention à bien respirer en venant, ça m'a aidée. J'ai fait mon cours et tout s'est bien passé. Ouf ce sera moins dur la prochaine fois.

24 avril 2012

s'habiller

Au départ, j'avais prévu le beau pantalon blanc acheté l'an dernier, j'aurais acheté une nouvelle tunique pour changer un peu et le tour aurait été joué. Sauf que ce pantalon (si beau soit-il n'arrête pas de tomber, c'est une taille pas vraiment basse mais un peu quand même et du coup il coule). Au mariage où je l'avais mis, j'avais la nette impression de passer mon temps à me reculotter. J'avais un peu oublié mais je l'ai ressayé et hop, je le remonte..... C'est samedi, il était temps de réagir, je repoussais le moment d'aller m'habiller. J'ai téléphoné à ma fille dimanche pour savoir si elle voulait m'aider. Oui donc ce matin je suis passée la prendre et nous voilà parties dans la grande galerie. Visite d'un magasin, d'un deuxième et d'un troisième où enfin là j'ai essayé plusieurs modèles. Elles sont belles dans les rayons pas forcément sur moi. Une seule a fait l'unanimité pour moi, pour elle et pour la vendeuse. Elle est en lin, bleue (plutôt foncé mais pas marine), avec un peu de broderie en bandes horizontales, elle est doublée et confortable, sans manche donc j'ai opté pour une petite veste courte blanche. Manquent les chaussures que nous n'avons pas trouvées (pas la pointure qu'il fallait grrrr...) et les petits accessoires (colliers, sac). Me voilà parée pour samedi, nous marions une nièce. La tenue est stricte et élégante. Taille plus grande que je ne pensais, va falloir vraiment faire quelque chose !!!!!  La carte bleue a chauffé un peu plus que pévu également, mais devant le peu de temps qui reste, j'ai dit ok, et puis j'achète si peu de vêtements que là je me suis laissée aller.

Au retour, je parle à ma fille comme quoi heureusement qu'elle était avec moi car je ne sais jamais ce que je veux, que je sais à peine ce que j'aime, que je ne sais pas décider. Cà la saoule. Elle me dit qu'elle, elle sait ce qu'elle veut. Que pour moi ce n'est pas trop tard (parce qu'en fait je fais ma blasée) qu'il suffit de chercher en moi ce que j'aime et de le revendiquer. Je lui dis que je n'ai pas appris. Et elle de me répondre qu'elle NON PLUS on ne lui a pas appris. Normal, je ne savais pas moi même.

Voilà, un jour il faut que quelqu'un coupe la chaîne, ma mère n'avait pas appris, moi je n'avais pas appris, et elle a décidé qu'elle "savait" décider de ce qu'elle aimait. C'est bien.

28 février 2011

séjour parisien

J'ai réussi à prendre le train toute seule comme une grande. C'est plus facile en journée de trouver la gare. Je suis rentrée dans le parking, et je me suis retrouvée au 4ème niveau. Je n'avais pas prévu ça. Mais pas le choix, d'habitude je ne rentre jamais dans ce genre de parking. Et je me suis farcie l'escalier car dans l'empressement je n'ai pas trouvé l'ascenceur. Je me suis rendue au guichet, je voulais payer par chèque, et je n'aime pas les bornes électroniques. Pas eu de souci. Je me suis fait confirmer le quai pour que je sois bien sûre. Puis comme tout était ok, je suis allée finir de déjeuner. J'avais juste mangé une petite salade avant de partir. Il me restait 30 mn pour un bon sandwich et une tartelette. Ben oui, le stress ne me coupe pas l'appétit. Déjà la bouteille d'eau est tombée de mon plateau, je suis nulle avec un plateau et de plus une valise à roulettes. Oh la honte, je suis pas douée.

J'attends ensuite sur le quai comme les autres, le train est là et je cherche le n° 19 qui est loin, si loin, je marche, je marche, et je monte, et aussitôt le train repart. J'ai donc failli le rater. Zut alors, vraiment pas douée. De plus, je ne trouve pas ma place. Ah, elle est prise par quelqu'un d'autre qui me signale que sa place à lui est libre et du coup c'est un 4 places pour moi toute seule. Je n'ai même pas lu dans le train, je me suis relaxé après ses péripéties, puis j'ai observé. Ce qui est bien, c'est que c'est bien moins fatiguant que la voiture.

 Nous arrivons à Paris et là, je suis le troupeau. Puis je demande si le métro c'est bien par là. Tout droit, Madame, tout droit. Je suis le gros M bien entouré que désormais j'ai bien visualisé, et la ligne 4 que l'on m'a indiqué. C'est un dédale d'escaliers roulants, non roulants, de couloirs, de tapis roulants, j'ai l'impression de faire des kilomètres, et les gens sont si pressés. J'achète un carnet de tickets. Je prends le métro et contente de trouver un siège, celui qui se plie je m'assois, quand après un bout de chemin, un jeune homme face à moi me demande de me lever. Interloquée, je ne réponds pas et le regarde avec interrogation. Il me répète : je vais vous demander de vous lever pour qu'on soit moins serré. Aussitôt dit, aussitôt fait, je me lève et m'excuse parce que je n'ai pas l'habitude du métro. J'avoue que j'en ai été saisie, je ne connais pas les codes. J'arrête à la bonne station mais je crois que je ne suis pas sortie au bon endroit, y a un truc qui m'échappe depuis, mais ce n'est pas grave. La rue est trépidante. Il y a des tas de boutiques de cheveux, extensions, etc. et maquillage permanent, et ongles, je n'en reviens pas, il y a un nombre dingue de filles là dedans, et sur les trottoirs des hommes essaient de faire venir les clientes. Je n'ai pas été interpellée, heureusement, mais là je prends conscience de mon âge. J'arrive enfin à l'hotel, où je me repose un peu. La chambre est petite mais très propre, le lit confortable. La salle d'eau est minuscule, mais la douche fonctionne mieux que chez moi. Je me demande comment font les gens corpulents, ce serait impossible. J'appelle mon fils, on se verra le soir même. En attendant, j'envoie des sms à ceux qui s'inquiètent un peu de moi. D'habitude je n'envoie jamais de sms, ça m'énerve, j'arrive mal à faire ça, je l'ai fait.

Puis j'entreprends de descendre dans la rue, m'imprégner, je parle un peu au gars de l'accueil qui paraît sympa, il me dit qu'à cette heure, il n'y a rien à craindre, j'y vais, il y a plein de monde, je remonte le boulevard saint Denis, il y a les magasins, les restaus, les théatres. Je rebrousse chemin et j'ai loupé la rue, je redemande mon chemin, on me renseigne. Finalement c'est trop tard pour retourner à l'hotel. Je retrouve mon fils à une sortie de métro et nous marchons encore un peu. Nous allons voir s'il reste des places pour la nouvelle pièce de P. Palmade, je suis passée devant le théatre tout à l'heure, hélas, c'est commencé, on ne peut plus rentrer. Mon fils cherche sur son téléphone les restaus sympas du coin, on y va pour un indien dans un passage où l'on ne se croit plus du tout en france : restaus et boutiques indiennes, je me sens complètement ailleurs. Et nous mangeons à l'étroit mais c'est très bon. Et je suis en tête à tête avec mon grand fils, je le trouve beau et bien dans sa peau. Nous discutons. Je crois que ce sera le meilleur moment de mon week end. Suite dans un prochain post.

 

22 avril 2012

du courage !

Il va m'en falloir encore du courage pour affronter les jours. Crise ou pas, j'ai déjà mes obstacles à surmonter. J'ai l'air de m'en sortir si bien et pourtant, Dieu qu'une parole de travers peut tout contrarier. Si l'on pouvait se refaire et recommencer mieux mais c'est ma vie, et je dois progresser, je sens bien ce qu'on m'a parfois expliqué en développement personnel, ces combats à mener pour devenir meilleure, ces expériences à vivre pour comprendre, pourtant je m'en passerais volontiers.

Un exemple : hier soir, petit repas d'association avec quelques amis, le même groupe depuis plusieurs années, l'une est une amie de lycée, nous nous étions perdues de vue quelque temps puis retrouvées, elle a eu un dur parcours : évènements de vie difficiles. Hier soir, elle annonce que sa fille qui vient juste d'accoucher se fait larguer par son copain. Bien sur, tout s'écroule encore une fois dans leur vie. Je compatis. Avant de partir, je lui dis : "si tu as besoin de parler, tu peux m'appeler, etc...." et de me répondre : ça ira, j'ai deux vraies bonnes amies à mon travail sur qui je peux compter et je peux leur parler. Ainsi donc j'en déduis que je ne suis pas une vraie bonne amie puisqu'elle fait bien la différence.

Ce domaine de l'amitié est vraiment là où j'ai du travail à faire. Moi, je la compte dans mes bonnes amies et pas elle à l'inverse.

Certes mon interprétation est peut être fausse mais c'est celle là.

Oui, ne rien attendre des autres, c'est le but à atteindre. Pas de retour obligatoire.

Je suis la meilleure amie de personne et je n'ai pas de meilleure amie, c'est ainsi.

24 février 2011

ce que j'ai rapporté !!!

2 pulls : 1 noir 5 euros - vendu sur le trottoir du boulevard de Strasbourg - et 1 rouge 10 euros - vendu presque sur le trottoir du boulevard d'après - mais le must c'est ................  une GASTRO    =   hier au lit toute la journée et aujourd'hui c'est très moyen. J'ai raté ainsi l'atelier d'écriture d'hier soir sur le GOUT.  Je me sens faible, j'attends que ça passe

 

 

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