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2 décembre 2010

et si j'arrêtais tout

Partager ça avec vous. Et si j'arrêtais tout : la gym, l'écriture, l'asso, les anxieux, je me retrouverais seule. Qui verrais je ? Même les boulangères qui passent chez nous déposent le pain à la porte. Je ne leur parle pas. Autrefois oui. Puis un jour, j'en ai eu marre, j'ai demandé qu'elle dépose et je paie au mois. Ici, je suis loin de tout. Je ne vois que ceux qui viennent chez moi. Si j'arrêtais tout ça, je ne verrai que la famille, les personnes concernant notre travail, quelques rares amis. Ainsi je serai comme ma mère. Ma mère : je lui ressemble tant, physiquement, maladivement, etc. Elle n'avait aucune amie. Elle en avait eu dans son enfance, sa jeunesse. Puis mariée à mon père, plus personne. Jamais d'amis à la maison. La famille un petit peu. Mais pas de meilleure amie, ou d'amie tout court. Elle ne semblait même pas en souffrir. Elle était très amie avec ses aiguilles à tricoter qui l'ont comblée je crois tant elle a créé. Nous allions toutes les deux à la messe pendant quelques années, et nous ne parlions à personne ou personne ne daignait nous parler. Elle s'était faite amie avec la solitude. Est ce que inconsciemment je reproduis ? M'empêche que si j'arrêtais mes activités, c'est surement ce qui m'arriverait.

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1 décembre 2010

news

J'essaie de consommer un peu moins de web. Là j'ai envie quand même de vous faire coucou, à ceux, celles qui me suivent un peu, beaucoup. Comme d'habitude, il y a des hauts et des bas. Je ne m'ennuie pas, il y a toujours à faire, même que c'est l'hiver. Côté travail, j'essaie de me mettre à jour au bureau. Côté maison, quelques travaux se font, une chambre à rénover : ainsi l'électricien est passé et bientôt ce sera le peintre. Il a fallu déménager cette pièce. Faut que je fasse le tri, y a un peu de tout à mon jeune fils. Côté sorties, nous avons vu dernièrement Richard Bohringer, j'ai bien aimé son spectacle, ses textes, son humanité. Puis un concert dans la Sarthe, une chorale où chante depuis peu un neveu. Je découvre des oeuvres classiques que je ne connaissais pas, pour peu que j'en connaisse. Dimanche, nous recevions des amis de ma commune natale. Nous nous étions retrouvés à préparer un anniversaire ensemble d'amis communs à plusieurs reprises l'an dernier, je leur avais promis de remettre ça chez nous. Chose faite un an après. Cà s'est bien passé, mon homme m'a bien aidé à préparer, ainsi je n'ai pas stressé. Bonne humeur au rendez vous, pas facile de bien se parler, tout le monde parle en même temps et l'un deux a une de ces voix puissantes. Agréable moment de retrouvailles. Je suis vraiment très nostalgique de mon temps d'enfance. Pourtant bien des choses n'étaient pas agréables mais ce sont quand même de délicieux souvenirs, comme ces liens tissés à l'école qui se sont plus ou moins estompés avec quelques uns, mais je sens que c'est solide, c'est comme une famille. Avec eux, je ne ressens aucun de mes troubles, ils ne savent rien de tout cela, et d'ailleurs je ne les ressens pas ces troubles avec eux. Je rigole, je parle. Tout va bien. C'est vraiment localement que j'ai le problème des autres. Dans cette commune où je vis maintenant. C'est bizarre. Je reviens côté travail : je suis mise à contribution pour la lancée d'une nouvelle structure de vente avec deux autres producteurs, il nous faut trouver un logo, faire des documents de présentation, des étiquettes, ça prend du temps, j'aime bien. Ce matin, pour cela, nous étions à Nantes pour notre logo. Cherchant l'adresse en question, mon homme a questionné un homme qui paraissait comme tout le monde. Après avoir donné la réponse, il réclame une pièce étant sans ressource, B. lui donne 1 euro. Je suis dans la voiture et je comprends après la situation. Lui regardant les pieds, il est en sandalettes avec des chaussettes. Je me sens mal, il me fait penser à tous ceux qui sont dehors en ce moment et je me sens très très privilégiée. Je voudrais faire quelque chose et je ne sais quoi. La neige n'est pas chez nous. Il fait froid. Aurais je le courage de sortir pour la gym tout à l'heure, il le faudrait. Demain, je suis conviée à deux réunions en même temps : l'une pour l'école de mon fils, l'autre dans l'asso dont je fais partie. Je vais choisir l'école avec des scrupules de dire non aux autres. Très dur dans ma tête. Je sens que je m'éloigne doucement de cette asso. C'est confortable pour moi. Vendredi, je suis aussi sollicitée pour servir au bar au concours de belote du telethon, je l'ai fait une fois et me suis sentie si mal. Je vais refuser. Je ferai cuire ce qu'il faut chez moi l'après midi, ce sera ma contribution. Je ne dirai surement pas pourquoi je n'y vais pas. Soit je mens, soit je ne dis rien. Les gens penseront ce qu'ils veulent. Là où aucun problème ne se pose également, c'est à l'atelier d'écriture où je vais tous les lundis soirs. C'est un vrai bonheur. Pourquoi ces symptômes dans certains endroits ? Je cherche. Envie de me protéger. Quelques inquiétudes pour ma b.m. Après quelques examens, résultats d'analyse à recevoir. Très inquiétant. La famille le ressent. Mon jeune fils a failli arrêter l'école, nous avons tenter de le remotiver, pour l'instant ça marche, l'école est au courant. Le grand fils, je n'ai pas beaucoup de nouvelle, il continue de venir chez nous tous les 15 jours. Ma fille elle pense à quitter sa location pour emménager avec son ami. Je pense peu à Noël, pourtant j'aime cette fête, aucune idée de cadeau, pas fait de déco, ce sera encore comme d'habitude, de la dernière minute. Voilà le récit de ma petite vie, c'est tout pour aujourd'hui.

15 novembre 2010

pas de censure

Ici j'exprime mes états d'âme, je ne me soucie pas si je vais être lue ou pas, je déverse. C'est souvent négatif : ce qui ne va pas, ce que j'aimerais changer, c'est gris, j'ajoute de toutes petites couleurs de temps en temps quand il y a éclaircie, c'est ça mon blog.

J'ai dit que j'aimerais qu'il change et je sais qu'il ne changera pas. Chriss m'a répondu qu'elle aimerait avoir son homme et pouvoir encore avoir à dire sur lui, mais il n'est plus là.....   Cà m'a fait réfléchir. Je suis désolée si je lui ai fait de la peine.

Quand on est jamais content, on est comme moi, toujours à vouloir tout changer. C'est une façon de fonctionner, c'est fatiguant, c'est moi qui doit changer.

Merci.

7 novembre 2010

les idées vampires

Vont elles me lâcher ces idées vampires :

- est ce que j'y vais ou pas, si j'y vais je risque d'être mal à l'aise, si j'y vais pas je serai frustrée

- est ce que je suis aimable, pas sur vu que souvent j'tire la tronche, je ne parle pas, je hurle, comment être aimable ?

- est ce que je suis vieille ? ben vu que je garde mes cheveux gris et que j'ai pris un peu de poids, on ne me dit plus que je fais 10 ans de moins ? Faudrait peut être se refaire des couleurs

- est ce que j'ai peur des gens ? ça dépend, pas de tous, mais il y a encore des ambiances où j'ai du mal : tout ce qui est de l'ordre du cadre sportif, associatif parfois.

Des idées comme ça, il y en a bien d'autres, elles me vampirisent, me bouffent mon énergie, faudrait que ça cesse vraiment. Hein Jeanne. T'en penses quoi ?

19 août 2010

Et soudain, rien ne va !

L'aîné me fait des siennes. La trentaine, un nouveau job depuis peu, une amie d'une autre région. Cela faisait 3 ans je crois. Ils venaient ensemble régulièrement quasiment tous les 15 jours. Elle me plaisait, me ressemblait par certains côtés. Ils ont fait un voyage en mai. Et là, boum, depuis début juillet, nous ne la voyons plus. Il vient seul à plusieurs reprises et, comme il n'aime pas les questions, il me dit seulement que non, elle ne vient pas cette fois ci. Seulement, au bout de plusieurs fois, et comme je le sens énervé, mon homme qui est plus doué que moi pour les situations complexes, pose vraiment la question. Et il nous dit qu'ils font un break, que ce n'est pas facile. Mais là, je sens que c'est terminé, je dirai même que je sais que c'est terminé. Et je suis la plus malheureuse du monde. Je pense à elle, à sa douleur, car je sais aussi que c'est lui qui décide. Je ne dirai pas comment je le sais, mais je le sais. Je pleure sur cet ordinateur. Mon autre fils m'a dit il y a quelques jours que ça ne l'étonnait pas, qu'elle n'était pas faite pour lui (son frère). Je me cache pour pleurer, j'ai mal, j'ai mal pour elle, j'ai mal pour nous. Elle est très sensible, j'ai peur. Comment va t elle réagir ? Et lui que cherche t il donc dans la vie ? Puisse ce message m'aider à sortir ma douleur et que j'aille mieux après. Ce n'est pas ma vie mais comme je suis une éponge, je ressens la douleur, la mienne, la sienne. Pourquoi il faut toujours que tout soit compliqué ? J'aurais bien envie de l'appeler mais il ne faut pas. Déjà en début de semaine, j'ai envoyé un gentil mail à tous les deux avec un beau texte à méditer et je me suis fait virer, mon fils n'a pas apprécié. Nous étions bien, une vraie famille. Je sais qu'elle a déjà vécu une rupture, je la sais si fragile, si peu confiante en elle. Il va me falloir du temps pour digérer. Et elle, pourvu qu'elle trouve la force.

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18 août 2010

Enfin je peux raconter ma vie

Un peu de répit pour que je puisse poster ici. On a trouvé la panne et de plus, cela vient de chez nous. Nous avons un nouvel appareil pour l'irrigation et c'est lui qui fait des siennes. Cela crée des parasites. C'est donc sur ce matériel qu'il faut intervenir. Pour l'instant, il suffit de le couper pour que je puisse profiter d'internet. Cà aura été laborieux cette histoire. Cela m'a aussi permis de me sevrer un peu, ce qui ne fait pas de mal.

L'été passe et déjà, on sent la rentrée qui se pointe. C'est bien moins drôle. Je me suis aussi sevrée de mes occupations bénévoles et c'est bénéfique aussi. Pas de repos pour autant. Les activités de l'exploitation sont importantes : entre le blé récolté, l'irrigation des cultures en place, la prochaine récolte des haricots, on n'a pas chômé. On a quand même réussi un exploit. Fin juillet, 5 jours de vacances imprévues. Visite de la Normandie. Super. Avant que notre salarié ne parte en congés, mon homme a réussi à se dégager 5 jours. Bientôt quelques photos de cette belle région découverte.

Comme chaque été, mon fils travaille aussi avec nous, ma fille un peu aussi. Et en ce moment, nous avons un groupe de chômeurs par une association pour arracher l'herbe qui nous a encore joué un méchant tour cette année. En juillet, je me suis offert le festival du coin : j'ai du voir 9 concerts, seulement 2 qu'on n'a pas faits. Pas mal hein ! Entre M, Mika, Dutronc, Souchon, Rodrigo y Gabriella, etc, etc, je crois que mon chouchou a été Souchon, parce que j'ai chanté un max et ça m'a fait du bien.

Aout, c'est le mois des clients qui viennent cueillir. Cela donne quelques rencontres sympas.

Ce sera tout pour ce soir. Ce n'est pas d'un grand intérêt ce que je raconte, c'est mon journal, quoi ! J'ai 6 kg d'haricots verts qui m'attendent et je ne veux pas les décevoir. Je m'entends très bien avec eux. Ils sont d'une gentillesse, jamais d'histoire, c'est reposant. J'aurais du être un légume.

16 juillet 2010

EN VIE

EN VIE

Envie de faire du vélo

Envie de faire des photos

Envie de complicité

Envie d'amitié

Envie de sérénité

Envie de simplicité

Envie de décomplexer

Envie de tresser la lavande

Envie d'encore apprendre

Envie de voyager

Envie de m'émerveiller

Envie d'écrire

Envie de rire

Envie de fête

Envie d'être

EN VIE

9 avril 2010

J'ai fait des efforts

Je me traîne encore. Aujourd'hui, je suis allée voir ma mère à la maison de retraite. Je ne suis pas bien si je n'y vais pas une fois par semaine. En rentrant, j'ai fait des courses. J'ai oublié plein de trucs, je ne retrouvais pas ma voiture. Mon cerveau est bousculé. Puis revenue chez moi, j'ai longuement hésité. Il y avait audition des élèves de l'école de musique. Cette école est gérée par l'association dont je fais partie et en tant que bénévole nous devions assurer le vin d'honneur à la fin. Je n'avais pas vraiment envie d'y aller mais je savais que mes collègues y seraient. Je n'ai pas voulu briller par mon absence. J'y suis allée en retard. Ils avaient installé. Puis l'audition s'est faite, agréable à voir et entendre. Pourtant j'étais mal à l'aise parmi tous ces gens. Il y avait à l'audition une amie qui joue, j'étais là aussi pour elle. Mes collègues de l'asso ne savent pas à quel point je prends sur moi dans ces cas là. J'ai eu envie de partir à un moment et me suis retenue. Elles papotaient beaucoup entre elles, je me sentais exclue. Parfois je parle un peu de moi mais jamais assez pour qu'elles sachent vraiment. Elles pensent que c'est un peu de timidité, ou de gêne, sans plus. J'ai peur d'en faire trop si je leur dis. Je ne voudrais pas qu'elles ne me croient pas ou qu'elles ne me comprennent pas. Alors je fais semblant un maximum. J'ai servi quelques jus d'orange. J'ai discuté un peu. Et me voilà rentrée au bercail, ouf je vais pouvoir respirer. Quelle vie de merde !

7 avril 2010

Il y avait longtemps .....

que je n'étais passée par ce genre d'épisode. Je me traîne, je me traîne vraiment, depuis ce week end. Tout aurait du aller pour le mieux et j'ai tout foiré. Nous avons été invités en dernière minute chez mes b.p. dimanche avec mes belles-soeurs. L'une d'elle qui habite près de mes b.p. recevait ses enfants et petits enfants. Donc il y avait repas ds une maison et repas dans l'autre. D'emblée, je ne me suis pas sentie à mon aise. Mes enfants n'étaient pas présents. A la fin du repas, impossible de décider quoi faire, on parle d'une rando en forêt mais personne n'est prêt en même temps, les enfants n'ont pas encore fait la chasse aux oeufs, tout devient compliqué. Nous finissons par faire une petite ballade juste à côté les deux maisonnées réunies, sauf le beau f que j'ai même pas vu et qui devait sans doute comme toujours être scotché à la télé. Puis nous sommes venus chez nous voir les dernières constructions. Enfin, pour faire court, j'ai pas aimé, mais pas du tout. Et lundi j'étais mal, très mal. Et ça continue depuis. J'ai des douleurs partout. C'est idiot je le sais, mais c'est comme ça. Si peu pour dérégler la machine. Souvent dernièrement j'arrivais à faire avec, à me dire que c'était l'affaire d'une journée mais là je n'y arrive pas. Ils m'insupportent. Mon cerveau est bousculé, j'ai mille choses à faire et n'arrive pas à m'organiser, impossible de me décider : j'ai des courses à faire, pas la tête à sortir. Je crois que je vais continuer ma compta. Et ce soir il y a gym mais je ne suis pas sure d'y aller. Difficile de croiser les regards quand je suis dans cet état. Peut être est ce un phénomène de changement de saison ? J'ai rencontré hier soir lors d'une réunion de l'asso des anxieux quelqu'un qui se sent très mal à ce changement de saison, alors que les autres personnes étaient toutes guillerettes par ce beau temps. Lui vit très mal ce passage. J'ai beaucoup de points communs au niveau des phobies avec lui. Comme moi, il préfère être tout seul en voiture alors que la plupart justement ne veulent pas être seuls en voiture car ils ont peur. Moi, toute seule, lui tout seul, nous n'avons pas à nous inquiéter des autres, de ce qu'ils vont nous dire. Comme c'est bizarre tout ça. Bon, je sens que ça me prendre un peu de temps pour remonter la pente. Paques aurait du être joyeux, j'ai toujours du mal finalement avec les fêtes, pourtant j'aime, mais un rien et tout déraille. Il faut que je me reprenne. Là je ne vois rien en positif, tout est nul de chez nul. Et j'ai mal. C'est surement incompréhensible pour vous mais j'avais besoin d'écrire mes douleurs. J'ai fait l'effort hier soir d'aller à cette réunion, je pense que personne n'a rien vu. J'ai bien fait semblant. Je crois que si on m'avait fait une allusion, je serais tomber en larmes. Heureusement qu'ils n'ont rien vu. Finalement, je sais porter le masque.

8 février 2012

Au début c'est drôle

Et puis la beauté s'efface laissant place aux inconvénients : des cours à l'école donnés - pas donnés ? des routes comme ci, comme ça, ce matin, ma voiture a chassé un peu, je n'aime pas ça du tout, la gym annulée ce soir après concertation avec la prof,faut donc prévenir tout le monde par mail, et là je vois que personne n'a encore lu puisque je ne reçois pas d'accusé de réception, du coup, si elles viennent et trouvent porte close, ça va jaser.

 e viens de comprendre que pour la maison il y avait un problème de pompe, j'ai pas tout compris, moi et la technique ça fait deux. Mon fils a un petit souci, après être passé chez le médecin il est parti aux urgences par sécurité, et là c'est le pompon, je reçois un mail comme quoi il est viré un temps des cours parce qu'il n'est pas à jour dans son travail à rendre,  bé oui, quand on est parent,ça fait toujours plaisir ce genre de courrier, et du reste, il ne s'en est pas du tout vanté.

Je rajoute que mes valises ne sont pas prêtes du tout, il y en a une qui n'est pas encore arrivée à la maison, et l'autre que je n'arrive pas à ouvrir car je n'ai pas le code, c'est ballot ! et quoi que je mets de dedans ? on verra samedi soir, je crois.

De plus, puisque c'est le moment, ma b-s- m'envoie un mail pour dire qu'ils seront absents le week end du 18 et 19/02 et qu'ils comptent sur nous pour le grand père, enfin d'abord elle compte sur ceux qui sont au loin, et de conclure, que si personne ne peut venir,  nous, nous ne sommes pas loin 5 KM. En fait, il faut le garder comme un gamin. Ce sont elles qui pensent ça. Comme ma b-s- habite à côté, dès qu'elle part, elle délègue, mais je crois qu'il peut  se garder tout seul un peu quand même. Et puis je me rends compte qu'elle a totalement oublié qu'on partait, comme quoi ce que je lui dis elle s'en fiche, elle ne fait pas attention.

 Bon, c'est pas ma journée. Et en plus j'ai viré mon homme cette nuit parce qu'il ronflait trop. Enfin c'est lui qui le dit que je l'ai viré, il a changé de lit. L'ambiance est au top, comme le temps. Et puis j'ai de moins en moins de monde à me lire ici, et c'est déprimant également. Et puis j'ai encore plein de choses à faire avant de partir. Et puis j'ai ces fiches techniques demandées par un client qui me pompent l'air, des fiches de dingues. Et puis chez ma mère, y a encore l'égout qui va pas, du moins chez le locataire. Bon, C'EST FINI OUI !

Ben j'oubliais le meilleur : y a des grèves à l'aéroport, ça promet, ça, hein ?   allez ZEN, ZEN, ZENNNNNNNNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!

15 août 2012

rentrée

Je suis rentrée hier soir, hélas les bons moments ont une fin. Partie dimanche après midi avec mes deux amies qui ne se connaissaient pas, tout s'est bien passé. Le soleil a joué à cache cache, nous avons eu droit au ciel de toutes les couleurs. J'ai eu quelques soucis d'anxiété, je ne m'y attendais pas. Le pont, le grand pont à passer, d'habitude il me fait un peu d'effet mais pas autant que là. Tandis que C. me racontait son dernier passage sur le pont avec une amie qui avait justement très peur, je luttais moi même pour conduire sur ce monument. J'ai eu beaucoup de symptômes physiques désagréables et je l'ai dit à la sortie du pont. Bien sur, il aurait été préférable de me parler tout à fait d'autre chose pour que j'oublie un peu ce pont mais là c'était le pont-pont, j'avais ma propre peur et on me racontait celle d'une autre personne.

J'ai vite réussi à reprendre mes esprits, nous avons fait un arrêt dans la jolie ville de Guérande, il y avait une fête et nous avons eu droit à nos premières gouttes de pluie. Nous avons flané et regardé quelques groupes, puis nous avons fait un arrêt au salon de thé. Le soir, nous nous sommes installées gentiment dans la maison de ma belle soeur absente. Nous avons vite pris nos marques. Le lendemain, petit tour au marché du coin. Il y a tant de choses à l'étal que je pense toujours que ce sera mieux plus loin. Finalement je n'achète rien, je n'ai pas envie d'essayer les vêtements sur ce marché. L'après midi nous tentons une balade en bord de mer hélas le temps nous oblige à rentrer. C'est après le repas du soir que nous ferons une balade dans le village tout en lumière et en douceur dans les ruelles.

Hier nous sommes parties le matin pour faire le chemin côtier à pieds notre plan à la main. Nous n'avons pas fait le grand circuit mais je pense 5 à 6 km en bord de mer par un temps gris et doux. Nous avons déjeuné à la jolie crêperie. Puis l'après midi nous nous sommes reposées au jardin, tout en écoutant les gens des camping car stationnés juste à côté. C'est drôle d'écouter les conversations. Il est déjà l'heure de repartir. Je décide de ne pas repasser sur ce fameux pont, il me hante déjà. Je propose une autre route mais il y a aussi un pont. Je pense que celui là je vais mieux le gérer. Hélas, une fois tout près, je me stationne dangereusement et demande à C. si elle veut bien prendre le volant, ce qu'elle fait. Je viens de ressentir avant de le prendre encore les mêmes malaises. Du coup, elle fera le chemin entier du retour. Je ne suis pas contente de moi sur ce point là.

Sinon, le séjour était parfait, j'ai découvert des endroits que je ne connaissais pas. J'aimerais y passer une semaine pour vraiment marcher ou faire du vélo. 3 jours, c'est vite fait, mais c'est tout de même une première pour moi : proposer à des personnes que je connais mais pas tant que ça de venir avec moi, vivre avec elles quelques moments, c'est plutôt une belle évolution. Je les ai vues ravies.

3 août 2012

semaine

La dame pour la maison ne m'a pas envoyé de mail. Déception. Mais j'ai eu deux autres coups de fil. Une dame voulait des photos que je lui ai envoyées aujourd'hui et un homme m'avait demandé à visiter la maison. C'était cet après midi et il la prend. J'en revenais pas. Nous étions ma soeur et moi à redonner un petit coup de peinture à la chambre toute jaunie, il est venu, il a trouvé tout bien et semble se fiche de la route. Il a bon sommeil. Il est pressé car il s'agit d'une séparation d'avec son amie. Comme quoi le malheur des uns fait le bonheur des autres. Il m'a l'air très sympathique. Il emménage mercredi prochain. Nous avons juste perdu une semaine. Je suis vraiment contente.

La semaine a été riche d'échanges : mardi autour d'une réunion que j'avais souhaitée chez moi avec l'asso dont je parle souvent, celle que j'ai failli lâcher et où finalement je reste encore pour quelques tâches administratives. C'était sympa, je leur avais préparé un moules-frites. On a d'abord travaillé, puis on s'est restauré dans la bonne humeur, je me sentais au mieux. Et mercredi, je recevais deux marcheuses que je ne connaissais pas bien sûr, mais les liens se tissent très vite et nous avons parlé comme si nous nous connaissions. Repas simple mais riche d'humanité.

Et hier soir, invasion de jeunes pour l'anniversaire de mon petit. Je me suis fait discrète pour ne pas le gêner. Certains de ses amis sont venus me saluer et ça m'a fait plaisir. J'ai revu son ex-petite-amie qui depuis quelque temps est l'amie d'un de ses meilleurs copains. Il faut se faire à toute situation.

Voilà, encore une semaine qui se termine, le temps passe, passe, à toute vitesse. Demain, nous n'avons rien de prévu et dimanche nous sommes invités.

10 juillet 2012

je me suis pris une avoinée !

c'est le mot qui me vient ! je sais pas trop ce que ça veut dire, mais ça se dit chez nous. Une sorte d'engueulade quoi. Bon, je sais que ce n'est pas ce qu'elle voulait faire. Mais moi ça m'a remuée de la tête aux pieds. C'est ma fille. Elle aborde aujourd'hui le sujet du chantier intérieur (oui, parce que l'extérieur est en route, lui !). Et elle dit que je dois savoir ce que je veux, je dois savoir ce que j'aime, ça ne peut pas rester comme ça. En deux mots, elle dit que je ne me comporte pas raisonnablement. Ouh la, c'est dur à avaler. Pourquoi je ne sais pas choisir ? je n'ai jamais vu ma mère choisir (enfin sauf de petites choses : mes fringues, mes chaussures) mais jamais rien d'important. C'était le rôle de mon père et comme il ne voulait rien changer, il n'y avait jamais grand chose de nouveau. Sauf ce qu'il décidait. Une fois c'était un WC chimique car nous n'avions pas de wc. Le WC est toujours resté dans son carton et n'a jamais servi. Il avait prétexté qu'il en faudrait un un jour et que c'était simple à poser n'importe où. Pas de travaux à faire. Bref, peut être que je copie ma mère encore une fois et que je veux que ce soit les autres qui prennent les décisions. La journée s'est passée, tout à l'heure, j'ai rappelé le gars qui nous fait le projet. J'ai dit que j'aimerais qu'il retravaille l'idée de ne pas changer l'escalier de place mais avec quelques idées supplémentaires. Il revient nous voir la semaine prochaine. J'en ai marre, faut que ça bouge.

3 juillet 2012

l'été

L'été, tout s'arrête. Non, pas chez nous. L'été, c'est le plein des travaux. Par chance, j'ose dire, nous n'avons pas eu besoin d'irriguer pour l'instant, le ciel le faisant pour nous. Bientôt, il y aura récolte de pois secs et de blé. Il faut que tout soit prêt avant : le matériel, les cellules de stockage qui ont besoin d'un très grand nettoyage. En ce moment, il faut assurer les binages dans les maïs et les haricots. Y a pas de quoi s'ennuyer. Je ne me colle pas à ces travaux là. J'en ai d'autres. Pas de vacances de prévues. Et pas d'activité : gym, écriture, c'est stoppé. Alors je vais sans doute vivre un peu renfermée  dans mon univers familial. J'ai 3 concerts de prévu pour bientôt, ça me sortira un peu. Sinon rien d'extraordinaire. L'été, c'est une saison comme une autre, ça passe.

26 avril 2012

Injuste

Un vent d'injustice souffle encore sur nous. Pas la peine d'en faire un fromage pourtant. Certains se réjouiraient, à lire beaucoup de blogs, de ne pas être invités. Pas nous. Nous sommes de mariage samedi à une nièce. Toute la famille y sera, certains participent financièrement, exemple mes enfants qui paieront leur repas et qui n'ont pas hésité une seconde à accepter l'offre. De surcroît, c'est nous qui leur paieront. Ils n'étaient invités que de dessert, on leur a donné la possibilité de venir toute la journée à cette condition. Cela nous était arrivé au mariage d'un de mes cousins et je n'avais pas trouvé à redire, bien au contraire. Nous, nous sommes tous les deux pour la journée samedi. Nous savions que le lendemain, il y aurait un retour comme on dit chez nous. Mais pas un mot pour nous. Aussi c'est une autre nièce (la soeur de la mariée) qui nous a dit qu'en fait tout le monde n'était pas invité pour le lendemain : seuls les gens qui habitent loin et les serveurs, et les tout proches des mariés. Ainsi mon mari verra ses 2 soeurs (qui en effet habitent loin) et leur famille invitées et nous resterons les seuls à ne pas y aller. Et ça se passera à deux pas de chez nous. Dans la famille de mon beau frère, la plupart habite par ici donc ils seront comme nous, exclus. Mais ce qui nous choque mon mari et moi, c'est que de notre famille à nous, nous serons la seule famille mise de côté. Mon mari est bien remonté de ce coup là. A force de prendre, on finit par se lasser. Comment sa soeur peut lui faire ça ? Vous direz que ce sont des bla bla ....... pas moi. Et la nièce qui nous dit comment ça se passait en est navrée également, mais ce n'est pas elle qui décide.

17 mars 2012

devinez ?

Devinez où je suis allée ce matin ? Chez le médecin bien sur. J'ai pas voulu me faire avoir à cause du week end donc j'ai appelé tôt et il m'a mis gentiment rendez vous à 12 h. Et me voilà revenue avec ma poche d'antibiotiques, cortisone et compagnie. Je devrais pas me plaindre, je vais enfin me soigner sérieusement. Quoique je me soignais sérieusement puisqu'une grippe ça se soigne tout simplement en faisant baisser la fièvre. Oui mais là, ça devient "laryngite". Au secours, sortez moi de l'hiver. J'en ai marre. Je sors quand même ce soir, avec le peu d'énergie que j'ai, je paie ma place et ne suis donc pas bénévole, voilà ce que j'ai gagné. Mais j'ai choisi. Au moins, je vais profiter du spectacle et ne pas stresser. Et puis je connais quelques personnes et j'aimerais pouvoir passer un petit peu de temps avec elles de ma toute petite voix de ce moment. Pourvu que tout se passe bien, je verrai si demain j'y retourne car ce sera un autre spectacle : plusieurs écoles présentent leurs élèves dont les élèves de ma fifille. J'ai un peu la tête comme une bouilloire, je vais m'allonger un peu.

28 novembre 2011

coup de fil ce jour

"Ici les 3 S, vous avez une carte qui expire bientôt, je peux la renouveler, avec vous avez les envois gratuits et des tas de trucs en plus........, elle coûte 30 euros l'année, ou bien y en a une autre qui coûte 10 euros, et blablabla, et blablabla......

Non Madame 3 S, je n'achèterai pas votre carte, parce que d'abord je ne sais même pas que je l'ai déjà cette carte. Et puis j'achète quand j'ai envie et il y a plein de propositions tout au long de l'année avec des maxi réductions et des conditions intéressantes.....

Mais si vous prenez celle à 10 euros, vous aurez tous vos envois gratuits, un envoi ça fait dans les 5 euros, alors vous êtes gagnante.

Ah non, parce que je commande pas tous les 5 minutes, ça peut bien se faire que ce sera qu'une fois voire zéro l'année à venir, alors je paie 10 euros pour en gagner 5, ça ne va pas....

Et puis j'en ai marre de toutes ces cartes que j'égare, du coup Mme, au lieu de m'intéresser, vous avez tendance à m'éloigner.

Bon, aurevoir Madame et à bientôt chez 3 S"

 

Moralité : j'en ai effectivement marre de toutes ces cartes, de toutes ces offres, que l'on paie de toute façon.

Dire que quand j'étais enfant, ma mère n'avait même pas de carnet de chèque, que le marchand passait et qu'elle règlait illico presto ce qu'il déposait sur la table de la cuisine en espèces................    TROP C'EST TROP.

Et pourtant je vis avec ma C.B. (une seule pour nous deux quand même !!!), ma carte de pressing, ma carte de Jul, ma carte UUUU, ma carte E.T.A.M., et d'autres encore. J EN VEUX PLUS D AUTRE.

 

 

13 novembre 2011

petit jeu de Jeanne

Jeanne m' a fait l'honneur de me tagger, aussi, bien que je ne suis pas habituée, je m'y colle :

1. Un fruit

Une pomme pour ses capacités d'adaptation à toute recette

2. Un acteur/actrice célèbre

Catherine Frot pour ses personnages qui me font souvent rire

3. Un personnage de papier (romans, BD, etc).

Sylvette pour retrouver mon enfance

4. Un vêtement

un châle pour se réchauffer un peu

5. Un des cinq sens

la vue, parce que j'ai besoin de voir pour croire

 6. Un parfum

Le lilas, j'aime depuis toujours

7.  Une fleur

la rose pour sa beauté majestueuse

8. Un mot

Merde, parce que ça porte chance et que je le dis souvent

9. Un méchant célèbre (ou une méchante) ?

Barbe bleue parce que c'était un voisin

 10. Un pays, ou un continent

La Réunion parce que c'est mon premier grand voyage et que j'ai été envoûtée

Voilà c'est fait je passe la main à qui passe par là et a envie de s'y coller .......................................................

1 février 2012

quelques nouvelles

Moins envie d'écrire tout à coup, c'est vraiment irrégulier. Dimanche, c'était l'anniversaire du décès de ma belle mère. Ainsi la famille s'est retrouvée à la messe et pour le repas dominical. Nous sommes allés au cimetière également. Le temps passe et la douleur s'apaise. Mes fils sont venus aussi à la messe, je ne leur avais rien dit, ils sont venus de leur propre initiative, c'est bien. Ma fille nous a rejoint dans la soirée, elle est toujours très occupée à mille projets à la fois.

Pas eu d'atelier d'écriture lundi, à cause de la neige. Il a eu lieu l'après midi, j'aurais pu y aller, mais j'ai eu peur de conduire et puis j'ai plein de choses à faire au bureau. Cà m'a manqué mais en récompense, j'ai regardé une famille formidable, c'est distrayant.

Le voyage approche, je ne nous sens pas prêts du tout, il faudra bien pourtant.

Je pense à L., vendredi dernier, j'étais à une réunion de l'asso des anxieux et j'ai appris que pour la enième fois, elle avait encore tenté de disparaître. Pourtant je la trouvais bien dernièrement. Hélas, la vie ne tient vraiment qu'à un fil, il a intérêt d'être solide.

A la fin de la semaine, c'est l'assemblée générale de l'asso de danse et gym, je ne sais pas encore si j'y serai présente, disons que pour l'instant je n'ai pas très envie.

J'ai fait un peu de généalogie dernièrement, enfin quelques cueillettes sur des sites internet, et j'ai fait quelques petites découvertes qui m'ont bien plu sur une branche que je connaissais moins. Je ne sais pas trop à quoi ça sert de fouiller dans le passé, mais ça me plait.

 

 

7 février 2012

Dire 7 choses que je n’ai pas dites

Jeanne m'a tagguée ce matin, je vais m'y coller, sans savoir si je l'ai déjà dit ou pas :

- J'ai toujours le dos qui me gratte et j'adore qu'on me le gratte.

- Mes premières vacances un peu loin furent "Lourdes" et mon patron de l'époque avait bien rigolé : une jeune fille de 18 ans qui partait en vacances à Lourdes, pour lui, c'était surréaliste.

- Je suis la reine de la procrastination : j'ai un tas de linge à raccommoder qui attend sagement.

- J'ai zappé beaucoup de cours de gym dans ma scolarité, surtout sur le tard, ma mère me faisait des mots disant que j'étais un peu malade, c'était juste que j'avais une trouille......

- Gamine, je voulais être chanteuse, genre Sheila ou Sylvie Vartan.

- Je n'ai parfois pas ouvert à des gens qui sonnaient chez moi, tout comme le faisait mon père. Je ne le fais plus.

- J'étais tellement maigre quand j'étais jeune que les garçons disaient que je n'avais pas de fesse (enfin c'est ce qu'un copain m'a dit qu'ils disaient entre eux au lycée, il m'a dit ça y a pas longtemps, surtout avec un pantalon que ma mère m'avait fait, ça venait peut être de la coupe, c'était avec la fermeture derrière). Bon, ben ils n'ont qu'à venir voir aujourd'hui, j'en ai.......

 

J'en rajoute une huitième que j'ai déjà dit : je ne sais plus comment faire les liens hypertexte, j'aurais voulu mettre Jeanne en lien, je ne sais faire;

Je refile le bébé à qui le souhaite, et c'est de bon coeur.

2 février 2012

vie de phobique

Anouchka dit que personne ne peut comprendre la vie des phobiques. C'est sur que c'est dur à comprendre pour ceux qui ne sont pas du tout concernés. Moi je l'ai été très tôt concernée par la vie que j'ai eu avec mon père, d'ailleurs je me demande toujours si je ne copie pas encore aujourd'hui. J'ai appris vite à mentir, à le couvrir, à faire comme si, à m'adapter, mais aussi à pleurer, à hurler, à attendre des heures et des heures, à compatir, à le haïr, à le comprendre, à ne rien comprendre. Il avait des tocs et des heures et des heures par jour/nuit de tocs.

Cela n'aide pas à prendre confiance en soi dans l'enfance, et dans la jeunesse. Je n'ai pas pensé que j'étais différente moi aussi, ou du moins je me sentais différente car j'avais une vie différente. Quand je me retourne, je me rends compte que j'avais quand même pas mal de symtômes, quoique beaucoup d'enfants les ont sans doute et qui s'arrangent en grandissant. J'avais quand même pas mal de peur, je craignais d'être interrogée en classe, le coeur qui palpite à en sortir, le rouge qui monte si vite aux joues, peur de ci, peur de ça. J'ai fait plusieurs évanouissements, des malaises. Puis plus tard, de la dépression au vu d'un psychiatre. Je me demande maintenant si c'était bien ça. La phobie sociale se déclarait. J'avais peur des humains, pas de tous, mais de beaucoup. Je devenais agressive pour m'en sortir. Je pratiquais l'évitement. J'étais migraineuse. J'en ai bavé. Puis j'ai trouvé l'asso des anxieux qui m'a fait comprendre qu'on était nombreux à souffrir. Alors ça m'a soulagé un peu. Je pense que ma nature ne changera pas de si tôt. Mais comme d'autres sont myopes, ou boiteux, ou je ne sais quoi, et bien je souffre de phobie sociale. Que dire de cela. Ce n'est pas simple à expliquer, car je ne m'enferme pas pour autant chez moi. Certaines situations ne me gênent pas du tout, et d'autres beaucoup. Et parfois, je ne le sais pas à l'avance. Je m'améliore, je comprends mieux. Mais voyez vous ce soir, logiquement, je devrais être à la réunion de préparation à l'A.G., je n'y suis pas, j'ai dit non, j'ai envoyé un mail, maintenant ils savent, dire qu'ils comprennent je n'en suis pas sure, mais ils savent. Dès ce matin, je ne le sentais pas d'aller là bas ce soir. Alors mon cerveau a dit "non" et après, ça ne m'a plus cassé la tête. Sinon j'y aurais pensé toute la journée, je n'aurais quasiment rien fait, obsédée par les efforts à faire pour y aller. C'est un choix, pas très social, bien sur, mais je pense qu'il faut parfois être égoïste pour sauver sa peau.

La plupart des gens vont et viennent dans des lieux et des situations très différentes toute la journée, sans qu'ils se posent de question, tout est fait naturellement, pour les phobiques, ce n'est pas le cas, tout devient compliqué à gérer. Alors pour ma part, j'essaie de me protéger. Ce serait bien que plus de gens comprennent.

26 janvier 2012

le mercredi

Dès que je me lève, le mercredi, je sais que c'est un jour différent, un peu comme un jour d'examen, j'exagère un peu. Mais il y a la gym le soir et parfois, ça me fait encore peur. Un genre d'obligation, heureusement, sinon je ne verrais jamais personne de ma commune, ou si peu. Si le moral n'est pas bon, si c'est compliqué pour les horaires car je suis ailleurs avant et il faut trop me dépêcher, je zappe, je décide de ne pas y aller. Parfois c'est dès le matin que je sais que je n'irai pas. Parfois je culpabilise de ne pas y aller à chaque fois, car l'exercice me fait du bien. La prof est sympa avec moi. Il y a des personnes à qui je n'adresse jamais la parole et qui ne font pas d'effort non plus. J'y suis allée hier soir. Tout s'est bien passé.

Après j'avais décidé de me rendre à une soirée dans la ville voisine, une soirée organisée par l'asso de l'écriture mêlant textes et chants. Hier soir, c'était chansons de Barbara par les élèves d'un Choeur, ils chantaient seuls, accompagnés d'un pianiste, puis les textes étaient lus par deux pros (beaux textes de divers auteurs). Je ne pouvais plus reculer, j'avais décidé et invité une voisine qui aime la chanson à venir avec moi. Un peu d'appréhension quand même en arrivant. Suis je bien à ma place ? Je reconnais deux, trois visages, ça me rassure. On se salue. A la fin de la soirée, je vais féliciter l'ami J. qui écrit parfois le lundi soir avec nous, il a chanté la Dame Brune, et fort bien, les autres aussi ont bien chanté, et les textes lus étaient d'une belle poésie. En sortant, je tombe sur M. avec qui j'ai écrit il y a deux ans. On discute un peu. Tandis que R. nous rejoint nous offrant la brioche. Tout s'est bien passé, j'avais bien ma place.

21 janvier 2012

la nuit

J'ouvre les yeux, c'est le matin, c'est donc fini. Pourtant c'était magique, enfin le calme, la chaleur, la douceur, le moelleux, l'heureux, le vide, la deconnexion. Mais la vie ce n'est pas ça pourtant ? Ce n'est pas le noir, la nuit ?

La nuit, je me sens plus à l'abri que le jour. Et ça me va bien. Plus d'agression possible, plus de pensée, sauf les rêves, mais les rêves ce n'est pas réel. Alors que le jour, tout ce qui se passe est bien réel. Et en ce moment, je suis sensible à tout : les mots des autres, les actions des autres, les jugements des autres, ce que les autres ne disent pas, ou ce que les autres ne font pas. Je voudrais bannir ces mots : "les autres". Pourquoi, sans qu'ils le sachent, me font il tant souffrir ?

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Hier soir, chez moi, une réunion de produits : c'est rare car je suis plutôt contre ce genre de choses. Mais là je fais une impasse, et tous les 3 mois avec quelques voisines nous nous retrouvons autour de l'hotesse et de ses produits d'entretien. C'est plus pour la convivialité que pour les produits mais bon. A la fin de la réunion, quand les voisines sont parties, je discute avec l'hotesse, et lui dis que je serais incapable de faire cette activité. Et là nous discutons de son parcours : timide maladive dans l'enfance et l'adolescence, voire après, elle a progressé grâce à ses efforts, elle a travaillé dans les assurances où elle a reçu des formations qui l'ont beaucoup aidée, puis elle a quitté, elle travaille avec son mari en exploitation agricole et a choisi aussi cette activité, pas pour l'argent me dit elle, mais pour le contact et pour continuer d'avancer. Elle me scotche. Elle me parle de ce qu'elle entend sur elle parfois encore "tu te souviens comme tu étais timide"....  "ben dis donc t'as drolement changé". Cà elle n'aime pas. S'entendre dire ce qu'on a tant détesté de soi. C'est le couteau dans la plaie. Et moi je lui ai dit aussi vite fait mon parcours, et que j'ai plus ou moins baissé les bras. Elle a fait un beau parcours professionnel, pas moi. J'ai manqué de volonté. Et je me déçois.

18 janvier 2012

un mail reçu

J'aime découvrir les mails reçus. Je n'aime pas ceux de publicité, je ne m'y arrête guère, je les supprime vite. Parfois, il y en a qu'on n'attend pas et qui font du bien. J'aimerais d'ailleurs que ça arrive plus souvent. J'ai envoyé beaucoup de mails pour les voeux, quelques uns sont restés sans réponse, et j'ai hésité à envoyer d'autres....... J'ai tellement hésité que je ne l'ai pas envoyé. Et puis un matin dans la boite de réception, c'est elle qui m'envoyait une carte de voeux. J'étais touchée, elle avait osé. C'est la mère de l'ex de mon grand fils, nous avions tellement sympathisé, peut être trop vite sympathisé, mais comment regretter de sympathiser avec des gens aussi charmants, ils nous avaient reçus, nous les avions reçus, et puis silence après la rupture. Déjà l'an dernier, nous nous étions échangé les voeux, mais après, je me disais qu'il valait mieux se détacher. Puis elle a osé cette année encore. Et j'ai répondu que j'étais touchée, que moi je n'avais pas osé, je ne voulais pas remuer le passé. Elle m'a de nouveau répondu et donné quelques nouvelles de C. sa fille. Je n'en parlerai pas à mon fils. Elle nous dit que si nous passons par chez eux, il faut aller les voir. Ce n'est pas au programme mais qui sait ? J'aimais ces gens là, ils étaient proches de ce que nous aimons : la nature, la simplicité, la spiritualité, l'émotion, la forêt, les plantes. Cela m'a fait plaisir. Sachez quand même que dans mes turpitudes je sais voir et entrevoir les quelques lumières de ma vie. Il y en a, seulement je suis gourmande, j'en voudrais tellement plus..............

17 novembre 2009

J'écris quoi ?

Cela fait beaucoup de jours sans écrire ici. Je me pose devant le PC. Je visite d'autres blogs. Et je ne sais quoi écrire sur le mien. Toujours parler de moi, est ce que ça a du sens ? Qui cela intéresse t il ? Je suis dans une période un peu grise. Je me fais avoir à chaque automne. Moins d'activité, moins de relationnel, moins de soleil. Et hop, je tombe dans le panneau. Hier j'étais chez mon thérapeute, je lui ai fait part de cela. Il m'écoute, il n'a pas de solution miracle. Je lui parle de mes initiatives et il me félicite. J'ai projeté une réunion de cousins. On ne se voit qu'aux enterrements et j'ai eu envie que ce soit autrement. J'ai fait un petit mot et j'ai envoyé des mails, des lettres. Pendant quelques jours, j'étais toute émoustillée par cette idée, par les réponses que j'ai eues, beaucoup de réponses positives, maintenant il faut que j'attaque les commandes puisque c'est moi qui décide du menu. Ce n'est pas encore bien clair. Dans cette famille où il y a eu beaucoup de discorde à la génération d'avant nous, j'apprends qu'il y en a dans notre génération, et celle d'après. Décidément, c'est génétique. Certains ne viendront pas parce qu'ils sont fachés. J'espère que je vais assurer, et qu'ils vont m'aider. Ce qui m'aide aussi, c'est l'atelier d'écriture, je m'y sens assez bien même si je sais bien que je suis loin d'être une pro, mais c'est du plaisir, de la découverte. Et puis il n'y a pas de jugement. A Noel, nous avons projeté une petite semaine à la neige. Cela va me changer les idées. Voilà, la vie suit son cours.

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