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12 février 2018

Toujours présente

Elle est là, tapie dans l'ombre, prête à bondir. Pourtant je ne cesse de l'apprivoiser, de lui dire de se taire.... Ce week end, elle m'a encore fait une farce. J'aurais voulu la balancer par la fenêtre, mais elle s'accroche. Impossible de m'en débarasser. Il y a eu une réunion de famille. Je pense que déjà j'avais peur avant qu'elle ne commence. Un peu les jours d'avant. A la différence des autres années, nous avions réservé ailleurs, un autre restaurant, histoire de varier, de ne pas avoir de bar juste à proximité, sinon beaucoup y passaient leur temps. J'ai initié un jeu pour se placer, une amie m'en avait parlé quelques jours avant. Un numéro à chaque assiette, et puis un tirage au sort par chaque invité, et voilà notre place trouvée. Je l'ai proposé à mes belles soeurs juste en arrivant. Vite un crayon des papiers, le tour est joué. C'est une d'elles qui a fait faire le tirage au sort. Une fois de plus je suis restée dans l'ombre. Pas si grave. L'intérêt était de casser les clans car sinon c'est toujours le même plan de table. Certains n'ont pas aimé et une belle soeur a déjà émis l'idée de faire quelques exceptions. J'ai dit non, on ne cède pas. Après cela, je crois que j'ai été mal toute la journée. En conclusion, la plupart a trouvé ça intéressant, ça donnait l'occasion de parler avec ceux qu'on ne parle pas d'habitude. Moi même me suis retrouvée en face d'un ado pas très intéressant mais j'ai joué le jeu.

Et puis d'autres n'ont guère mangé, (nous avions choisi le menu à trois personnes, moi, mon mari, une belle soeur), prétextant ne pas aimer ceci ou cela. Même un grand adulte qui n'a pas compris que sa mère ait choisi une viande qu'il n'aimait pas du tout.

Certains aussitôt le repas sont partis faire des courses.... Etait ce bien le jour ?

La plupart a joué, joué et rejoué. Moi aussi j'ai joué parce qu'il fallait bien passer le temps. J'ai beaucoup serré les dents. J'ai eu des envies de fuir les lieux de nombreuses fois. J'ai résisté. Le soir nous avions à nouveau un buffet.

Nous avons quitté la salle, j'en aurais pleuré.

Hier, personne ne s'est inquiété de nous. Les autres dormant au même endroit se sont surement réunis.

Silence.

Vous avez bien compris, celle qui est toujours présente, c'est mon hypersensibilité qui m'entraine dans des tourbillons d'émotion.

Mon mari me dit que j'ai raison sur tout, mais que j'exagère tout.

Débrouille toi avec ça ma pauvre petite.

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6 février 2018

encore un peu fragile

Encore un peu fragile. Je resterai fragile. Parce que je suis comme ça.

Certes le week end dernier a été meilleur. Vous allez penser que je ne vis que pour les week end. Non, la semaine il y a mon job et quelques activités. Mais souvent le week end se joue plus de vie sociale et c'est là que ça coince.

D'abord vendredi après midi je me suis offert un soin chez un ostéo pour dénouer les tensions. J'ai pu parler et ressentir du mieux après le soin. Il pense que même les vertiges viennent du fait de petits muscles trop tendus au niveau de la nuque, il m'a indiqué quelques petites astuces. Pendant ce temps, mon mari avec un groupe était parti visiter une usine. J'aurais du y être mais j'ai privilégié ma santé. Je les ai rejoints le soir pour la fin de visite puis un repas au restaurant. Cà m'a coûté un peu de rejoindre le groupe mais finalement j'ai réussi et nous avons passé une bonne soirée.

Samedi, j'avais initié un atelier d'écriture découverte chez moi, avec mon animatrice préférée. J'avais convié des connaissances qui n'avaient jamais participé à un atelier mais qui semblaient curieuses de savoir ce que c'était, dont ma fille et une de ses amies, etc. Avant cela le midi j'ai reçu mon grand fils à table avec sa nouvelle amie. Puis l'animatrice est venue aussi pour déjeuner avant l'atelier. J'étais suffisamment bien pour gérer tout cela, même si émotionnellement ça faisait beaucoup. L'après midi nous nous sommes donc installées autour d'une table, onze personnes, c'était vraiment bien. Je passerais bien ma vie à faire des ateliers d'écriture. On a énormément ri, ce qui est très agréable. Elles ont fait ce qu'elles ont pu, certaines étant vite très à l'aise dans le sujet, d'autres moins. Mais bien entendu, aucun jugement, de la bienveillance, rien que de la bienveillance..... Mon idéal de vie quoi ! A mi-atelier, nous avons pris un goûter. Chacune est repartie hyper bien. J'étais vraiment contente mais crevée. Je dépense beaucoup d'énergie dans ces cas là. Le soir, heureusement, je me suis posée dans mon canapé. Dimanche, nous étions invités chez des amis et je me suis laissée vivre.

Et puis hier soir, à la chorale, j'ai usé également de mon énergie pour m'affirmer. L'une de notre groupe semble toujours tout savoir et tente de nous dire comment faire. Sauf qu'elle se plante régulièrement mais ne s'en rend pas compte. Et à la fin du chant nous dit qu'on s'est gouré si on ne chante pas comme elle. La plupart du temps je fais celle qui n'entend pas car je n'ai pas envie de lui dire que c'est elle qui se goure. Et bien hier soir, pour un chant j'ai dit que j'étais sure de moi que c'était comme ça, et une autre m'a rejoint, du coup elle s'est tue. C'est elle qui embarquait pour une autre voix. Et puis plus tard, dans un autre chant, même chose. J'ai forcé la voix pour donner et tenter d'être suivie, et ça a marché. Pas facile. J'ai beau faire des pieds et des mains, je ne me sens pas souvent crédible. Alors que celle qui se goure les autres ont tendance à la suivre, parce qu'elle est plus ancienne dans la chorale, donc plus crédible.

Et puis c'est bizarre. Certains veulent être crédibles à tout prix et finissent par l'être. Je me souviens une fois d'une discussion avec une cousine. Je lui disais que le 8 mai n'avait pas toujours été férié, que je me souvenais du début, j'avais juste commencé ma vie professionnelle. Elle ne m'a pas cru, et m'a certifié que cette date avait toujours été fériée. Je n'ai pas réussi à la faire changer d'avis. Une fois à la maison, j'avais vérifié sur le net et j'avais bien raison. Mais de toute façon, elle avait décidé d'avoir raison.

Vous en connaissez de ces gens là qui ont forcément raison ?

Aujourd'hui justement, à cause de ce petit heurt à la chorale, je me sens une nouvelle fois fragile. Je me demande pourquoi il faut que je me batte autant pour être entendue.

 

 

 

1 février 2018

Se faire happer

Il y avait si longtemps que ce n'était arrivé. J'avoue avoir pensé que ça n'arriverait plus. Que désormais la sérénité avait gagné. Qu'enfin j'étais devenue raisonnable.

Et paf ! il suffit d'un week end. Il suffit d'avoir la tête près du bonnet. Un soir de réunion où je décide de ne pas aller. Aucun signe de personne. Aucune empathie le lendemain ni les jours d'après d'ailleurs. A l'époque des sms. Et moi qui en ai tant envoyés en d'autres circonstances....  Et puis le lendemain, lors d'une sortie, les propos d'un ami qui ne vous conviennent pas car ils contiennent des reproches pour pas grand chose. Et je ne suis pas disposée à entendre çà vu que la veille j'étais contrariée. Et ça finit en beauté le dimanche, comme je ne suis toujours pas disposée, et que nous rejoignons un repas de famille où je m'embêtte toute la journée, ça fait trop. On atteint le niveau de ma capacité à endurer. Et boum, je m'englue dans tout ce tourbillon de pensées négatives. J'ai mal partout. Du coup, je ne fais pas d'activité cette semaine. Je zappe la chorale, je zappe le yoga. J'ai toujours mal à la nuque, et au dos. Demain je tente de voir un praticien que je ne connais pas encore.

Alors voilà, j'en conclus que la menace est toujours là et que j'ai vraiment toujours la tête près du bonnet.

Et je n'en suis pas fière.

24 janvier 2018

tout en un

Je rêve de faire un joli post sur un seul sujet comme le fait si bien mon amie Celestine. Elle parle de la pluie comme personne dans ces derniers écrits. Quelle plume !

J'ai aussi envie de vous parler un peu de la pluie. Bien entendu qu'il faut se réjouir qu'elle tombe, bien entendu sans faire de dégât, ni trop d'innondation car là c'est une autre histoire. Bien entendu qu'elle n'est pas toujours responsable de notre mauvaise humeur, ce serait trop facile. La pluie peut être délicieuse sous un grand parapluie. Dans notre métier, nous la réclamons parfois à grands cris car elle est bien souvent le sauveur. A quoi cela sert il de se plaindre sans arrêt du ciel ? Nos parents n'avaient pas le temps de se plaindre je pense, ou alors ils étaient habitués à ne rien contrôler. Je n'ai pas de souvenir qu'ils se soient plaint d'un dimanche pluvieux qui les ait empêché de sortir. J'ai peut être entendu une légère plainte lorsque qu'un orage éclata sur des foins juste coupés. Peut être.

Moi même j'ai fait du vélo sous la pluie. J'avais un ciré que j'enlevais une fois arrivée à destination, pour prendre le car et partir au collège, ou au lycée.    

Dimanche dernier, il pleuviotait. Nous avons décidé de partir voir la mer. Les essuie glace ont fonctionné tout au long de la route. A peine arrivés, il ne pleuvait plus et nous avons marché le long de la mer, regardant les vagues et le ciel gris qui tentait quelques lumières. C'était beau. Beaucoup de gens marchaient aussi. Quelques chiens trainaient leurs maîtres. Le vent m'ébouriffait. Soudain, de nouvelles gouttes rafraichissaient nos visages. Le parapluie n'a même pas servi. Nous étions juste bien.

Tiens, je me suis trompée de titre de post.

J'étais partie avec plusieurs idées en tête et je pensais faire un pêle mêle.

Il n'est bien question que de pluie. Je ne voulais pas me mouiller pourtant.

18 janvier 2018

Défi

Je n'ai pris aucune résolution pour 2018. Il m'était arrivé en d'autres débuts d'année d'en prendre, hélas je me suis vite aperçue qu'on faisait ce qu'on pouvait et que les bonnes résolutions s'endormaient rapidement.

Par contre, fin 2017, j'avais pris la résolution de m'inscrire à ce fameux week end chantant. Ma voisine souhaitant y participer, d'autres personnes de la chorale également, certains y sont fidèles, je n'ai guère hésité à remplir la fiche d'inscription. Puis il y a eu les fêtes, etc.

Le week end dernier était donc celui là.

Oh combien j'ai réfléchi à préparer mes sacs, moi pas habituée à partir sans lui. Un grand sac pour le couchage et le lendemain matin. Un plus petit qui me suivrait avec les documents, la bouteille d'eau, le téléphone, le gilet supplémentaire, des mouchoirs, etc.

Nous sommes partis avec un autre couple dans cette ville et nous avons rejoint un grand groupe de gens comme nous, certains ne faisant même pas partie d'une chorale. L'après midi fut intense : le chef nous avait concocté huit chansons. Quelques pauses bien méritées. Un pique nique pour le soir. Nous étions hébergées chez l'habitant. Pas l'habitude. Moi qui reçoit les pèlerins, j'ai pu me rendre compte de ce que donnait l'arrivée chez des inconnus, qui ne sont pas des pros, mais qui veulent rendre service. Ces gens étaient vraiment charmants. Bien sur, très mal dormi, encore toute pleine de notes, trop pour la nuit, et puis trop chaud, et puis dormir avec une autre personne, pas si évident.

Le lendemain, nous sommes repartis dans la grande salle après un petit déjeuner fort sympathique. Révision de tous les chants. Puis repas de midi organisé par le stage. L'après midi arrive avec son lot de stress. D'abord un enregistrement. Puis le concert. Je ne vous cacherai pas que j'ai eu un grand moment de flottement à ce moment là. Et j'aurais bien pu m'échapper..... mais j'ai résisté. C'est là que mon grand sac était resté dans la voiture, que dans mon petit sac, il n'y avait pas  le déodorant tant espéré, ni le maquillage pour rassurer. Il n'y avait rien. Tandis qu'autour de moi elles se pomponnaient. J'ai chopé un rouge à lèvres. J'ai eu peur, si peur de me sentir mal, de tomber. Pendant les chansons ça allait, mais les intermèdes étaient difficiles, très très difficiles.

Mais je l'ai fait..... et depuis toutes ces notes sont encore dans ma tête.

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2 janvier 2018

BONNE ANNEE MES AMIS !

J'ai fait un petit tour de blogs sans laisser encore de commentaire ! ce n'est pas bien. Depuis que j'ai un téléphone moderne, j'ai tendance à vous lire dessus et je ne trouve pas évident d'écrire des commentaires sur le petit écran. Par contre j'écris beaucoup de sms et c'est sympa. Toujours sous la main. Plus pratique car mon ordi est au sous sol.

Je vous souhaite une belle année 2018, avec la réalisation de vos souhaits et une bonne santé surtout. De l'amitié, de l'amour, des partages, de la tolérance, de l'ouverture d'esprit.    Je ne m'inquiète pas pour vous.    Vous êtes déjà dans la bonne direction .....

Voilà que le temps des fêtes est passé. Il faut remettre le pied à l'étrier dans notre quotidien. Pas si facile. Cette semaine sera encore un peu au ralenti. Le salarié est en vacances. Les activités non reprises encore, sauf le yoga qui reprend demain.

Nous avons réveillonné au réveillon solidaire dans la ville d'à côté. 4 ans qu'il existe. Je voulais tenter l'expérience. Ce fut difficile de décider quelques convives. Ce réveillon est presque sans alcool, juste un apéro et une coupette à la fin. Moi, ça ne m'a pas gênée. Nous étions 850 y compris les bénévoles qui servent. A l'initiative d'un homme, en lien avec Emmaüs, il y a deux tarifs : celui pour n'importe qui, et celui pour les gens en difficulté. Le menu est sobre mais très bon. L'animation un peu difficile à apercevoir, quelques danseurs et danseuses tahitiens hélas au même niveau que nous, donc nous étions trop loin pour les voir. Un dj pour danser. Malgré tout cela, l'un de nous n'a pas aimé. Il venait déjà à contre coeur. Il est parti avant nous. Tant pis pour lui. Il y avait des gens de toute condition, des chefs d'entreprises aux plus démunis. Cà se voyait à peine. Et j'ai trouvé que c'était la vraie vie. J'ai été contrariée par cet ami qui a l'esprit obtu.

Hier, nous étions tous les deux. Nous avons choisi un film. Puis visité mon beau père pour les voeux.

 

 

 

28 décembre 2017

Temps de fêtes

Il y a eu ce repas avant l'heure pour faire "Noël" entre nous. Ils devaient arriver de bonne heure pour jouer avant mais finalement ils n'étaient pas à l'heure. Il y a eu les cadeaux. Tout le monde a été gâté raisonnablement. Nous avons simulé la venue du père Noël pour le petit et nous sommes plus ou moins cachés. Puis après avoir dit qu'IL était passé, il a déboulé dans le salon et s'est extasié avec un "wouah" pas très fort qui voulait en dire long. C'est sans doute le moment le plus magique de mon "Noël".

Il y a eu la messe en fin d'après midi qui nous faisait office de messe de minuit, à une heure bien plus raisonnable. L'église était bondée et beaucoup sont restés debout. La messe était sobre, mais de beaux chants m'ont enchantée, et puis le message... bien sûr ce message qu'on entend.... que tout le monde entend....  C'était dans la ville d'à côté, pas dans notre paroisse. Nous y avons rencontré pas mal de gens connus. Je me suis rendue compte que j'avais le contact plus facile dans cette ville. Bref, je ne vais pas vous rappeler mes peurs. Ensuite, un petit repas nous attendait chez les amis, auquel un autre couple de leurs amis était convié. Nous avions déjà croisé ces gens lors de fêtes communes. Tout s'est bien passé.

Il y a eu encore un autre repas le jour de Noël en belle-famille. Chacun apportait un plat. Manger, jouer pour certains, discuter pour d'autres, s'ennuyer un peu pour moi.

C'est cela Noël.

Depuis je ne me fixe pas grand chose. Je vivote. Je devais beaucoup marcher. Le froid me retient au chaud. Je devais beaucoup ranger. Hum je fais ce que je peux.

Bref, NOEL est un temps d'hiver où l'on mange, on vivote et on dort..... On reçoit quelques rendez vous : la banquière, un client, la propriétaire. On revoit la famille. Il a quelques rendez vous de travail à l'extérieur.

Hier soir, nous sommes allés chez une amie pas vue depuis longtemps. Et avec son fils, et sa belle fille, nous avons refait le monde.

Et vous, comment refaites vous le monde ?

 

20 décembre 2017

les fêtes

Elles arrivent à grands pas. Je ne suis pas une dingue des fêtes. Cà me stresse. Figurez vous que mes cadeaux ne sont pas encore totalement achetés. Mon menu n'est pas totalement défini. Une nuit, ça m'a réveillée, impossible de redormir. Au temps des oranges, ils devaient moins stresser.... 

Bon, je pense faire le point de tout ça cet après midi. J'ai la chance d'organiser mon temps de travail comme je le souhaite mais malgré tout, je suis la reine de la procrastination. Tout ça parce que je ne sais pas repérer ce qui plait ou ce dont ont besoin les uns et les autres, parce que je doute de moi pour le repas, tout cela parce que je suis ce que je suis.

Il n'empêche que je ne vais pas me laisser pourrir par ces pensées.

Ah j'oubliais, même la déco n'est pas tout à fait terminée car je ne suis pas encore allée chercher la mousse dans le bois.

En attendant, les activités vont stopper le temps des fêtes. Pas d'écriture, pas de yoga, pas de chorale... Un petit break, ça ne fera pas de mal. Du temps pour ranger, pour se balader.

Pas de grand repas de famille élargie, c'est prévu pour plus tard.

Un réveillon prévu différent, avec plein, plein de gens mais à but solidaire, ce qui donne plus de sens !

 

 

 

11 décembre 2017

Non je ne serai jamais vraiment satisfaite

Pas la peine de m'acharner, je ne serai jamais totalement satisfaite des autres. Non. Parce que les autres ne sont pas moi, ne pensent pas comme moi. Parce qu'ils ne peuvent pas savoir ce que j'attends. Et parce que justement il ne faut rien attendre. Je dis ça pour commencer parce que j'aurais plein d'exemples à donner. Est ce la peine de les donner ? Non. Seulement demander à l'univers de m'accompagner sagement, de m'aider à vivre simplement, encore plus simplement que je ne le fais. Oser être moi même complètement. Ces mots il fallait vraiment que je les dépose là. Que le vent passe ici, et qu'il les emporte avec lui !

Et à part ça ?  à part ça je me suis fait plaisir. Les deux derniers week end, nous sommes allés voir tout d'abord Michel Jonasz,  que dire ? je ne sais jamais trop parler d'un concert. J'ai beaucoup aimé, c'est ça, j'ai beaucoup aimé. Puis samedi dernier, Véronique Sanson. Pareil, j'ai beaucoup aimé. Je les aime tous ces artistes qui me font vibrer.

J'avais pourtant penser inviter, j'ai une petite liste d'attente, NON, je n'ai rien fait.

Nous sommes sortis juste tous les deux.

 

ps - mon poème de décembre n'est pas fini. Vous pouvez m'aider ?

6 décembre 2017

D E C E M B R E écrivons le ensemble

Comme nous le faisons régulièrement ....  Faire des rimes s'il vous plait    Je m'offre le premier vers....

 

D ire l'hiver qui arrive à grands pas de géant

 

 

et voilà le résultat, merci aux participants .....

D ire l'hiver qui arrive à grands pas de géant
É couter le crissement de la neige sous nos pas
C hanter cette comptine de l'avent
E t cueillir des fleurs de givre par ci par là
M urmurer aux sapins qu'ils sont beaux
B riser la glace des vieilles habitudes
R ire aux larmes en buvant un thé chaud
E t remercier avec gratitude

15 juin 2016

Il y a des jours

Il y a des jours à mauvaise nouvelle. C'était hier soir. Un coup de fil. Un décès. Une relation, beaucoup de chemin parcouru ensemble entre lui et lui, du travail au sein d'un conseil d'administration, hier il s'est envolé pour toujours. Un accident de travail. Un homme encore jeune. Un battant. Ceux qui l'entourent sont abasourdis. Comment peut on disparaître aussi tragiquement ? Cà chamboule. Et puis une autre mauvaise nouvelle : suite de maladie. Un homme, le père d'une jeune fille que l'on connaît bien. C'est trop souvent en ce moment.

Voir les gens dans la peine. Ne pas savoir quels mots.

Et puis pour terminer la soirée, répondre à une demande. Elles veulent venir me voir, m'apportent des fleurs. C'est mon anniversaire très en retard. Et elles se rattrapent. Autour d'une tarte et d'un café, les voisines passent un bon moment.

Les jours sont gris et rose en même temps.

24 novembre 2017

les mauvaises nouvelles

En apprendre régulièrement des mauvaises nouvelles :

la voisine qui n'est jamais malade et qui s'est retrouvée dans le coma, et qui va heureusement mieux maintenant,

la dame qui vient cet après midi et qui m'apprend que son mari est désormais en maison de retraite car elle ne peut plus s'occuper de lui

un grave accident dans la commune d'à côté et quelqu'un qui se bat contre la mort

un suicide d'un jeune que je ne connais pas mais dont je connais les grand parents qui habitent ma commune d'enfance

quelqu'un de l'entourage qui fait des va et vient en hopital psy et qui se bat

Entendre tout ça, novembre est il propice aux mauvaises nouvelles ?

Soutenir ceux que l'on peut soutenir, prendre le temps de discuter avec ceux qui nous en parlent.

Relativiser, ce n'est pas nous. Mais ce sont eux, et ils comptent.

Tenter de ne pas se laisser engluer par tout ça.

La vie ne fait pas toujours de cadeau.

Pourtant la vie est aussi pleine de cadeaux.

18 novembre 2017

Noël en décembre

Brouillard en Novembre, Noël en décembre. Je ne vous étonnerai pas si je vous dis que je n'ai fait aucun achat. Je sens pourtant que ça commence à bouillonner. J'entends parler de liste, de "y a plus rien après", alors il faut se dépêcher. Et bien comme d'habitude, je prendrai mon temps. Bref, ça veut dire que je serai surement très en retard. Quoique parfois je peux m'améliorer.

Noël c'est en décembre. Pas question de décorer, ni d'acheter en novembre. Novembre, c'est juste le mois du brouillard. Et de l'anniversaire de mon homme. C'est déjà pas mal.

L'an dernier, j'avais eu envie de fabriquer des petites décos : pompons blancs et rennes en bouchons. Là, j'avoue je ne suis pas très inspirée. A part un renne en carton, j'ai vu ça l'autre jour sur le net... ?

Et sinon, que deviens-je ?

J'ai fait un raté de chorale lundi soir. Aucune motivation, une grosse fatigue. Bref, j'ai séché. Quand je le sens pas, je le sens pas. Pas très fière de moi.

Sinon, le yoga, c'est dur. J'ai eu des courbatures 3 jours après le cours. Je n'avais pas pensé cela avant de m'inscrire. Est ce que je vais tenir ?

La maison de ma mère en annonce. C'est la deuxième fois. La première n'avait donné aucun contact. Cette fois il y a des visites. Un contact paraît un peu intéressé. Si seulement.... car en attendant, nous payons la taxe foncière, l'assurance, etc. Si elle était placée ailleurs, bien sur que je la garderais. Mais là, aucun projet pour moi. Deux ans que maman est partie, il faut du temps pour régler tout. Nous avons déjà réussi à vendre un bien, ce n'était pas gagné, mais c'est le voisin d'à côté qui l'a acheté. Plus pour sa tranquillité je pense que pour le bien en lui même.

J'ai eu des invités le dimanche trois week end de suite. Stop. On est crevé, on se l'est dit tous les deux. C'est crevant. Faut penser à tout. Faut être prêt. Faut cuisiner. Faut servir. Faut alimenter la conversation. Faut proposer quelque chose après le repas. Bref. Une pause s'impose. Demain nous serons au restaurant en famille pour l'évènement.

Bon week end.

 

11 novembre 2017

Ce matin

Et oui ce n'est pas très bien, je suis allée faire mes courses le 11 novembre, un jour férié, mais les magasins sont ouverts. Je me suis souvent dit qu'il ne fallait pas cautionner le travail les jours fériés. Quoique en agriculture, aucun jour férié ne résiste, quand il y a du boulot il y a du boulot. Bon, ce n'est pas vraiment le sujet de mon post.

Je me suis garée sur le parking. J'ai lu mes sms et j'en ai envoyés. Quand j'étais arrivée, il faisait gris et moche. Soudain, j'ai relevé la tête et j'étais dans ma bulle. Sur le pare brise et les fenêtres, plein de perles de pluie, je ne voyais plus trop à travers. J'étais dans ma bulle et me sentais confiante. J'étais bien à  l'abri ici, protégée, comme dans ma vie. Je ne manquais de rien. Je n'avais pas froid, j'étais en contact. J'avais décidé de venir faire mes courses.

Je vivais ainsi le moment présent. J'étais consciente de mon bonheur. Pas besoin de coach de bonheur.

23 octobre 2017

Observation

Son téléphone sonne, beaucoup la semaine.... Très peu le week end.   C'est lui qui l'observe.   "On me dérange beaucoup la semaine : besoin de ceci, besoin de cela,  peux tu me faire ci,  peux tu m'indiquer ça,  peux tu ? peux tu ? peux tu ?"

Quand arrive le week end (sauf ceux de gros travail genre semis, récoltes), personne ne l'appelle, personne ne propose quoi que ce soit. Cà passe par moi. Il s'est rendu compte de la situation, comme si l'homme n'existait que pour le travail.

C'est faux, il peut être là pour la distraction, il en a besoin aussi. Mais ce n'est pas l'homme des terrains de foot, ni des bars, ni des beuveries, ni des comités des fêtes, ni des concours de boules. Non ce n'est pas cet homme là.

18 octobre 2017

A cause de lui, à cause des autres ....

Il travaille trop, il le sait, il n'en finit pas de ne plus travailler. Il est retraité, mais juste sur les papiers. Il est maintenant bénévole et fait tout comme avant, en attendant que les choses se mettent en place. Il me promet la lune. Je n'espère pas la lune, je voudrais qu'il ralentisse. J'ai toujours pesté pour ça. On s'était dit qu'on prendrait 3 Jours pour aller marcher, après les gros travaux. Il n'en parlait plus, et moi bêtement j'attendais. Et à force d'attendre, la température monte. Je suis allée marcher avec une amie l'autre jour qui est à la retraite depuis peu, et son homme aussi, même métier que le mien. Lui a sérieusement ralentit et est presque passé à autre chose. Cà m'a mise en boule.

Et les autres, ceux que je cotoie à la chorale, à l'écriture, qui ne parlent que de leurs sorties, de leurs voyages, de leurs escapades, de leurs week end à venir. On se demande si un jour ils ont travaillé ceux là. Pourtant si. Mais jamais de question sur le travail, toujours on parle loisir. Cà m'a mise en boule.

Vous voyez, on le dit... on s'exprime fort,  ça ne change pas grand chose,   ensuite on se met en boule,  et on attend que ça passe.

Ouf j'ai fait ma séance de yoga, aucune conversation, juste des postures, des chants, ça me va.

Et j'ai reçu une carte postale d'une pèlerine qui est arrivée au bout de son périple. Partie de la région de Cherbourg, et arrivée à Santiago, seule. Cà, c'est du baume au coeur. Bravo Madame.

 

22 février 2016

"Quand les voyages étaient encore extraordinaires..."

Je viens d'entendre ces mots là sur ma radio préférée, ça me ramène à ce que disait mon père. Il n'avait fait qu'un seul voyage, pas bien long, un voyage d'une journée, pour aller jusqu'à La Tremblade. Une de ces tantes qui était religieuse y vivait, et avec ma mère et je pense quelques autres, il avait décidé d'aller la voir.

Mon père adorait conduire. Il avait passé son permis à 18 ans, parce que son métier nécessitait du transport. Ainsi il était souvent sollicité par les amis (apparemment il en avait étant jeune), la famille, ceux qui justement n'avaient ni permis, ni voiture, pour transporter les uns et les autres, mais jamais très loin. Quand il parlait, ça donnait l'impression d'un voyage extraordinaire. Je ne sais plus les détails mais ça revenait régulièrement dans les conversations, le voyage à la Tremblade, comme le voyage du siècle. Il n'a jamais vu ni Paris, ni Lourdes qui du temps de leur génération était presque les visites obligatoires.

Aujourd'hui, les voyages sont devenus courants. Certains les racontent à peine. Faudrait pas être blasés. Samedi, nous étions avec des amis qui en font beaucoup. Eux ont du plaisir à en parler. Ils les font le plus souvent possible à deux car il ne veulent pas subir les petits conflits qu'on peut avoir si on est avec d'autres personnes. Je connais. Ils se lèvent quand ils veulent, mangent à l'heure qu'ils veulent, avant ou après les visites, visitent ce qu'ils veulent, s'attardent où ils veulent.... aucune concession à faire. Ils ont relaté le Portugal et ça donne très envie.

Pourvu que les voyages soient encore extraordinaires très longtemps.

 

4 février 2017

Stop

Il est temps de stopper cette quête de ce qui n'est pas moi, de ce qui n'est pas ma vie.

Peut être bien que ma vie c'est d'être solitaire, peut être bien.

Il en faut des solitaires, pour composer un monde, il faut de tout.

Je joue un rôle la plupart du temps parce que je pense que c'est mieux d'être comme eux, parce que je les entends souvent parler des autres avec des propos que je n'aime pas : "untel n'a pas d'ami" "untel a peu d'ami"ou bien "ils ont plein d'amis".  On dirait que c'est ce qui définit la personne. Et oui, s'il a des amis c'est qu'il est fréquentable, s'il n'en a pas, c'est qu'il ne l'est pas. Alors je voudrais bien me mettre dans la bonne case pour être fréquentable. Mais je ne rentre pas dans la bonne case. Elle n'est surement pas faite pour moi. D'ailleurs je n'aime pas les cases.

Il m'aura fallu tant d'années pour le comprendre, je l'ai déjà compris mais ne l'accepte guère.

Lâcher prise, bon sang ! lâcher prise, depuis le temps que j'entends ces mots.

Elle est là la grande vérité.

Hier malgré ma petite forme, je suis allée avec elle voir ma tante comme chaque début d'année depuis que ma mère est partie. Avant je n'en prenais pas le temps. C'est une proposition, une des seules de l'année. Je suis une menteuse, je dis que je n'en ai jamais de proposition, il y en a quelques unes malgré tout. Ma tante est très âgée, elle m'appelle "ma petite" j'adore ça. Elle est très lucide et on a parlé politique, elle est très agacée par les propos du moment, elle qui s'inquiète toujours de sa petite retraite insuffisante. Elle est en maison et la facture est salée. Cà a de quoi agacer ces histoires de gros sous. Là encore, pour certains les gros sous c'est normal et pour les autres, il faut se contenter des miettes. On nous prend pour des c. ?

Dommage que je sois patraque, sinon je serais allée voir la mer, la tempête..... Non ce sera cheminée et télé ou lecture, et tisane, huiles essentielles et tout le bazar.

Et surtout, prendre de vraies résolutions.

Merci mes lectrices et lecteurs, vous voyez bien que vous éclairez ma route.

1 février 2017

Je lutte

Je ne suis pas en forme. Encore ces maux d'hiver. Je me croyais guérie et j'ai stoppé le traitement. Pas envie de trop me chouter. Et puis ce week end il y avait ce repas où plusieurs n'étaient pas en forme. On se contamine les uns les autres ? Peut être. Le repas ? Il s'est passé, j'ai vu ça comme une formalité, pas vraiment de plaisir à y être. Certains ont si peu de savoir vivre, ce n'est pas intéressant. Ceux qui se placent à table n'importe comment sans respecter l'aïeul... qu'il faut convaincre de changer de place. Ceux qui font des réflexions sur les enfants et qui devraient bien regarder chez eux d'abord. C'est une mini-société avec tout ce qu'il y a de détestable.

Il y a eu aussi un anniversaire auquel nous étions invités. Il y a quelques années, j'aurais surement décliné l'invitation. Aujourd'hui j'ai pris conscience qu'il était important de se forcer parfois pour honorer. J'ai fait l'effort et j'en suis satisfaite.

Et puis il y a eu ce mail qui annulait la répétition. Il est tombé à pic. Je me suis réjouie de ne pas avoir à y aller. Pas la forme. Envie de rester chez moi.

Par contre hier soir, je n'avais pas d'autre choix que de répondre à une invitation professionnelle, avec repas au restaurant. Et cela m'a pesé. J'aime pourtant aller au restaurant, mais l'ambiance n'était pas là ni la forme.

Si je m'écoutais vraiment, en ce moment, je ne ferais plus aucun effort. Je me chouchouterais chez moi. Je ne chercherais plus à rencontrer personne. Je passerais mon temps au bureau, puis dans la nature, puis dans mes livres, puis je sortirais un peu les pinceaux histoire de voir si je me rappelle ce qu'elle m'a appris, les aiguilles à tricoter. Bref, je ne m'occuperais que de moi.

Mon père disait : pour vivre heureux, vivons cachés. Il n'avait peut être pas tort.

Puisque j'attends ce qui ne viendra jamais, il faut casser la salle d'attente.

Je remercie Couleur Pierre qui dans un précédent post est intervenu avec la forme CNV. La CNV j'ai appris et je tente de la pratiquer. Je suis vraiment contente qu'il soit intervenu sur ce sujet. La CNV il serait bon que les enfants l'apprennent dès l'école. Je remercie aussi Chantal avec laquelle j'ai échangé sur le sujet.

Accepter que les gens soient différents, qu'ils s'expriment, qu'ils gémissent, qu'ils rient, qu'ils pleurent, qu'ils cherchent ! c'est la vie.

 

16 janvier 2016

sans R

 

Ah l'hiver, le froid, le blanc, la neige, la glace .... de quoi écrire un peu de poésie....sans R

Allez je vous attends, vous pouvez écrire à la suite du texte ou n'importe où dans le texte, dans un commentaire, copiez coller le texte d'avant et insérez vos mots sans R - il peut y en avoir mais on ne doit pas les entendre -, on essaie ????

 

J'aime les matins blancs

Qui soudain se dessinent

avec un ciel de laine

 

le 25/01 - voilà le texte final :

 

J'aime les matins blancs
Qui soudain se dessinent
avec un ciel de laine
Monticule blanc
L'oiseau gît sous le manteau
neigeux d'un matin.
Tout est mou, livide
Et l'homme s'en va flânant
jusqu'au tas de bois
comme un vieux badaud
Dans une bise matinale
où le temps n'a plus d'influence
s'envolent ses pensées
Au loin, il s'en va seul
De peines en plaines
Sous ses yeux se dessinent à nouveau de beaux paysages
Le ciel est à lui, le monde est en lui.
Et soudain il tombe
Sous un poids inouï
Qu'est-ce qui fait qu'il vacille ?
L'écho d'une confession aux essences d'un ange
Qui tel un jaillissement, l'éblouit soudainement
Et l'homme se lève à nouveau et va, l'âme apaisée
la vie lui a fait un signe
et il l'a accueilli.

 

 

 

23 janvier 2017

Quand on a soif ....

Quand on a soif, en général on boit. On ouvre le robinet, on remplit le verre, on le boit. On peut agrémenter, un peu de citron, j'aime bien le citron ou la grenadine, ça dépend des fois. Si on est parti en balade, on a en général emporté le sac et à boire dedans. Heu, moi souvent je pense que je n'aurai pas soif vu la balade entreprise, que je pourrai attendre parce que j'aime pas trop porter le sac. Souvent, ça fonctionne, j'attends le retour. Au pire, si on est quelque part ailleurs que chez soi, et qu'on a vraiment soif, on peut entrer dans un café. On peut peut être demander chez quelqu'un, frapper à une porte, demander un verre d'eau poliment, rare si quelqu'un refuse. Je ne me verrais pas refuser un verre d'eau à quelqu'un qui frapperait à ma porte. C'est déjà arrivé, des scouts par exemple. Bon, ça fait beaucoup de mots pour un pauvre verre d'eau. Y a que si on est dans le désert, qu'on a oublié l'eau, qu'on est seul, là ça risque d'être plus compliqué.

Et soif d'amitié ?  il est où le robinet ?  L'eau est rare, et sera de plus en plus rare. Il faut éviter de la polluer, il ne faut pas la gaspiller. On nous l'enseigne et on fait bien. L'amitié est rare, il faut éviter de la polluer, il ne faut pas la gaspiller. Faut il en être radin pour autant ? Je ne pense pas. L'amitié, on peut la multiplier autant qu'on le souhaite, encore faut il que ce soit sincère.

J'ai eu ces amies d'enfance, quelle chance pour moi. Plus tard au collège, je n'ai pas réussi à me faire de vraies nouvelles amies. J'ai cru sans doute que les premières me suffiraient tout au long de ma vie. Je n'ai pas su y faire. Au lycée, j'ai réussi,  peu, mais bien. Au travail, c'était un univers d'hommes. Je me suis fait un ami. Au sport, je ne faisais pas de sport. Dans ma vie de jeune femme, niet. Trop inhibée. Je ne savais absolument pas comment m'y prendre. Mon mari n'avait pas de groupe d'amis solides, un par ci par là. J'ai eu quelques épouses comme amies. Trève de plaisanterie, je ne peux pas dire que je n'ai pas d'amies. Ce serait faux. Pas autant que je le souhaiterais. Pas aussi facilement que je le désirerais.

Avec tout le développement personnel que j'ai fait, j'ai compris que ça ne venait pas tout seul, qu'il fallait y mettre de soi. Qu'il fallait poser des actions. Pourquoi je ne l'avais pas compris plus tôt ? Je n'avais pas eu de modèle non plus, ça participait aux difficultés.

Aujourd'hui, j'ai beaucoup moins de difficultés à poser ces fameuses actions : inviter, proposer..... j'ai pris sur moi, j'ai bravé ma timidité.

Au sein du groupe d'association, j'ai exprimé mon hypersensibilité, j'encourage à l'amitié, j'encourage plus de rencontres, j'envoie des sms, des mails. Je souhaite que ça fasse boule de neige.

Et puis après je constate. Et parfois, la soif me reprend. Quand j'ai revu une personne récemment, elle m'a dit avoir invité une autre au théâtre, et me dit qu'elle a pensé à moi après, elle n'a rien fait, elles y sont allées ensemble. Que la prochaine fois, elle me le dira. Je n'ai rien répondu, j'ai cru dépasser cette petite anecdote. J'ai refusé de suite d'être jalouse. Je le refuse encore.

Pourtant je constate. Je constate que je n'ai pas été choisie.

Je constate que beaucoup de mes mails de voeux sont restés sans réponse, pas tous heureusement, mais pas mal quand même.

Les choix que nous faisons font plaisir aux uns et déçoivent les autres, sauf si on ne le sait pas. Pourquoi me l'a t elle dit ? Je n'aurais pas eu mal si je ne l'avais pas su. De plus, si elle m'avait invitée, je n'aurais peut être pas été libre. Mais je ne me serais pas sentie écartée.

J'ai vraiment cette impression de ne pas être entendue, car de ma soif, j'ose parler souvent, j'exprime mon besoin de relations.

Je voudrais ne pas dire je. Car je pense sincèrement que c'est du vécu pour beaucoup et que je suis loin d'être la seule concernée.

Pourquoi les uns ne pensent pas plus souvent aux autres ?

Pourquoi l'amitié est un art si difficile ?

Aujourd'hui, au temps des sms et des mails, une proposition est si vite envoyée, sans même déranger.

Je connais des femmes seules, je sais qu'elles passent des dimanches seules, c'est peut être leur choix. Ou pas. Récemment, j'ai proposé vite fait par sms à l'une d'elles de venir au cinéma avec nous, finalement elle était occupée, mais m'a chaleureusement remerciée. Hier après midi, j'ai discuté sur FB avec une autre, elle ne sortait pas, elle était malade, comme moi. Quelques mots dans un après midi, c'est déjà ça.

J'ai un espèce de projet dans la tête, ça parle de ça. Pourtant je ne suis pas seule, mais je suis touchée par la "solitude" que vivent certaines personnes. Quand on est en couple, on n'est pas seul. On peut aussi avoir envie de rencontrer d'autres gens. Il faut donc actionner le réseau, ce que je fais très souvent.

L'humanisme, c'est sans doute l'amitié à la base. Mais pas l'amitié dans son petit groupe habituel, toujours le même. L'amitié avec un grand A. Celle qui s'ouvre à tous.

Qu'en pensez vous ? Evitez de me dire que je ressasse, je le sais déjà.

17 janvier 2017

La vie qui va ....

Je n'ai plus beaucoup de sujets qui m'inspirent pour écrire ici.

Il y a eu le temps de la phobie sociale, oser en parler, l'apprivoiser, la traiter, la voir diminuer d'intensité.

Il y a eu le temps de la maison de retraite, toutes ces années à voir ma mère entre ces murs là, avec tous les incidents de parcours, les incohérences, la dégradation, le personnel, les désaccords, les dysfonctionnements, et aussi tous les bons moments de partage avec elle et avec tous.

Il y a eu le temps de l'association où je me débattais comme je pouvais, en tentant d'exister un peu parmi les autres, surtout faire un bon travail, une bonne gestion pour que ça tourne, où je rencontrais beaucoup de problèmes de phobie sociale.

Il y a eu le temps des soucis familiaux, des frustrations, des sentiments.

Il y avait matière à écrire, à vider son sac comme on dit.

Aujourd'hui, je pourrais presque dire que tout est rentré dans l'ordre. Pourtant j'ai envie de continuer à écrire. C'est plus facile à l'atelier d'écriture car nous avons des consignes. Tenez, le dernier atelier a eu lieu un samedi après midi récemment, dans un bois. Il ne faisait pas trop froid au début, après c'était plus difficile. Mais comme à chaque fois, c'était magique.

Il y a eu l'après midi rando prévue avec l'association, gênées par la pluie, nous avons fait court, à 4 personnes, on a été plus actives à prendre le café et manger la galette plutôt qu'à marcher.

Il y a eu l'anniversaire surprise de ma belle soeur, nous sommes allés chez elle en tout petit comité la surpendre. J'ai moins aimé le fait qu'une d'entre nous ait apporté plein de cadeaux, tandis que j'avais juste une boite de chocolats. Cà fait quoi ? On se sent bête. Pourquoi ne pas s'être consultés avant pour offrir quelque chose en commun ? Je sais, je cogite trop.

Il y a eu le repas de famille qui n'avait pas eu lieu depuis quelques années vu les tensions du moment. Et cette année, j'ai repris le rituel. C'était crevant, je n'ai plus l'habitude d'autant de monde dans la maison. Le brouhaha, je ne suis pas à l'aise avec ça.

Reste encore un repas pour bientôt avec l'autre famille.

Est ce qu'on en profite vraiment ? Est ce juste un rituel ?

Pour le reste, je me sens privilégiée à rester bien au chaud pour mon travail. Je soupçonne un petit début de grippe, j'ai eu un peu mal partout aujourd'hui. 

 

9 janvier 2017

les démons

Je le sais, ils ne sont jamais bien loin, jamais complètement partis. Ils ressurgissent de temps à autre. Je me suis fait avoir l'autre soir, alors que j'avais passé une bonne journée. Mais en rentrant, rien n'allait plus. Cà ne se passait pas comme je l'avais prévu. J'éviterai de donner les détails du fait, mais j'ai été vite ratrappée par mes démons qui ne demandaient qu'à sortir une fois encore.

J'essaie pourtant depuis déjà quelques mois de ne pas les nourrir, pourvu qu'ils crèvent dans leurs coins. Mais ils sont résistants, tenaces. Ils vivent de rien, des souvenirs.

Et les voilà qui prennent le dessus, qui m'engluent. Et je n'arrive pas à les retenir.

Forcément, ce n'est pas une bonne soirée.

Décidément, c'est un vrai travail de les chasser, les enfermer, les emprisonner, pour toujours.

Petit à petit, ils m'ont laissé tranquille, sont repartis. Ils sont un peu moins vigoureux qu'autrefois. Est ce qu'un jour réellement ils me ficheront la paix ?

Est ce que ce sont les mêmes qui embêttaient mon père ? Peut être bien, quelqu'un me dit qu'il croit les reconnaitre. Ainsi ils traverseraient les années et seraient immortels, moins vigoureux certes, mais immortels.

Pourtant je les déteste, je ne veux pas qu'ils reviennent. Hors de chez moi, les démons !

4 janvier 2017

Et hop, 2017 !

A vous qui me lisez, ceux que je connais en vrai, et les autres en virtuel, je vous souhaite une année pleine de douceur et de projets.... Je vous souhaite la santé car c'est l'élément clé. Je vous souhaite d'écrire encore et encore .... car c'est libérateur !

Une nouvelle année - fêtée avec nos amis les plus fidèles - un réveillon dans un restaurant. Lorsqu'on y est arrivé, il y avait peu de voitures. On a été surpris. Prévision : 120 personnes. C'était moins. Ce qui était moins également, c'était le repas copieux mais sans saveur. Vraiment. Je ne suis pourtant pas difficile. Mais malgré tout pour un réveillon. Par contre une bonne animation. Un DJ qui a commencé doucement en musique d'ambiance et qui petit à petit a annoncé la fête. Et on a tellement dansé. Du madison, à la valse, au rock, au jerk, et au n'importe quoi. Petite assemblée à l'aise sur une piste. Conclusion : tout n'était pas parfait mais y avait du bon. Un soir comme ça, on ne discute pas de grandes théories. Non, on s'amuse de rien. Des gens autour. De la bouffe pas bonne. Et de la musique qui arrive. Coucher : 5 h. Je ferai pas ça tous les jours .....

J'ai envoyé des voeux de ci de là, par mail, par sms. J'attendais un peu pensant qu'ils viendraient d'eux mêmes. Cà ne venait pas. Je les ai envoyés. C'est ringard peut être ? J'avais envoyé aussi pour Noel. Très peu de réponse.

Je ne peux m'empêcher d'être communicante, moi la phobique sociale moins phobique sociale. J'ai toujours aimé la communication. Je n'ai pas toujours su la gérer. J'ai même été totalement introvertie. J'ai raté des tas de liens parce que je ne savais pas y faire à une époque. Aujourd'hui je suis heureuse de pouvoir partager. J'ai reçu quelques voeux de pèlerins de Compostelle, ceux que j'attendais le moins, car on se connait juste le temps d'une rencontre. Cela surprend, cela touche. J'ai des réponses à faire. J'ai offert des chocolats, plus que d'habitude. J'ai ressenti la joie à offrir à ceux qui ne s'y attendaient pas. Ils m'ont dit "mais pourquoi ? "et bien "parce que... j'avais envie".

Il nous revient de créer l'ambiance, de se sentir heureux, de sourire aux autres et à soi même. Il nous revient de changer le monde. Il nous revient de prendre notre place. Il nous revient de commencer une belle année. Il nous revient de poser des actes pour cela.

Il nous revient de proposer. Tenez, juste après, je vous propose d'écrire sur JANVIER.

23 décembre 2016

décembre 2015 - nous avions écrit ensemble .....

Aujourd'hui peut être ou peut être aujourd'hui

Surtout ne criez pas, ça n'y changerait rien

Noël va arriver dans la plus douce nuit.

Noël va arriver dans le coeur des petits

Dans le coeur des petits et ceux des grands aussi

Peut-être bien ce soir ou ce soir peut être

Surtout ne riez pas, ça n'y changerait guère

Rangez donc les fusils qui n'sont pas de la fête

Essayez donc un peu au lieu de faire la tête

Dans la plus douce nuit descendent les poètes

et leurs muses, et tous les musiciens coeur en fête

loin des bêtises humaines et des fortes tempêtes

Font un concert divin au cœur des grands enfants

Sans doute cette nuit, ou demain aux aurores,

N'hésitez plus, priez, ça pourrait tout changer

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