Hier
J'avais rendez vs avec mon thérapeute. Comme chaque fois, j'ai des "devoirs" à faire entre chaque séance. Cette ordonnance traine ds mon sac. J'ai toujours peur que quelqu'un la trouve. Et de temps en temps, je la regarde et me dis : faut que j'applique ce qu'il m'a dit. Hier, avant la séance, je n'avais rien fait, en tout cas rien écrit. Alors j'écris vite fait ds la salle d'attente, il est toujours en retard, donc j'ai le temps. Je fais le tour de ce que je veux lui dire en fait. Et là la liste est longue : retour de vacances encore difficile, difficultés avec certaines personnes, etc, etc.... Puis j'entre. Et voilà, on a réussi à n'aborder que deux ou trois sujets de ma liste. Il me faudrait l'après midi entier pour moi toute seule. Bon, on a parlé du retour, d'avoir connu des moments légers où je me sentais celle que je voudrais être, et d'avoir retrouvé cet inconfort quotidien. Voilà, on a constaté que j'avais tout laissé chez moi, et là bas j'étais débarassée de tout jugement. Ici, c'est comme ci je me promenais avec d'ENORMES PANCARTES DANS LE DOS où c'est écrit : ton père était ceci, ta tante était cela et toi tu es comme ci, et toi tu es comme ça. Enfin voilà ces pancartes m'embarassent tellement. Et puis, j'ai parlé d'une situation qui me prenait la tête en ce moment : une situation d'injustice. Et le fait que ça me prenne la tête, je voulais savoir si c'était pathologique. Il m'a rassuré. C'est un truc familial. J'ai une nièce qui vend des boites en plastiques dont vs savez le nom (très connu). Cette fille ne fait rien de sa vie : arrêt de scolarité, arrêt de tous les boulots qu'elle a pu entamés avec des prétextes différents. Dès qu'elle rencontre une difficulté, elle s'arrête. Elle s'est retrouvé en très long arrêt de travail et d'un coup, elle va voir son médecin et dit : je ne suis plus malade. Je vais travailler. Maintenant voilà c'est son nouveau job. Sauf que les proies sont la famille. Moi je m'en sors. J'ai refusé jusqu'à maintenant mais sa grand mère est sans cesse invitée à acheter lors de réunion chez elle, chez les voisines, chez les cousines. Personne n'ouvre les yeux. Elle fait son chiffre avec les proches. Et je ne veux pas de ça. Et ça a le don de m'énerver. Surtout que ça coute cher ces machins là. Et ça encombre. Mon thérapeute est d'accord avec moi. Il trouve ça injuste vis à vis des autres petits enfants qui se débrouillent sans leur grand mère. Je ne sais pas si j'ai été claire. Samedi prochain, je suis invitée à une réunion et je ne sais comment faire : y aller ou pas. Y aller, c'est passer un moment convivial et voir du monde mais forcément acheter, donc cautionner. Ne pas y aller, c'est m'affirmer. C'est CON de se prendre la tête pour ça. Et c'est bien un piège à cons. Là dessus, ma séance était terminée. Rendez vous dans 3 semaines.







