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sensiblement

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18 juin 2009

les idées s'emmêlent

Ne pas dire il faut. Ne pas dire je dois. Ce sont les conseils de la sophrologue.

Donc il me reste à faire :

les paiements de facture, les écritures de compta, le ménage très mal suivi, le linge à repasser, les confitures, les récoltes aux jardins, les courses, aller acheter aussi du tissu, des nappes et serviettes en papier, aller chez le coiffeur, aller chercher un document dans l'ancienne école de mon fils,  réunion vendredi pour mon fils, samedi A.G. maison de retraite avec pique nique avant, dimanche pique nique souhaité par un couple d'amis, lundi réunion pour la prochaine fête, faire les décos (serviettes et compo pour cette fête), des démarches administratives aussi...................

Mon cerveau va exploser.

Hier, rendez vous l'ostéopathe avec mon homme. J'arrive à Nantes avec mal à la tête, en effet, nous sommes partis un peu tard, et avec la circulation en ville, on ne sera pas à l'heure. Mon stress est intense. Voilà, dès en arrivant, y a matière à discuter sur le stress. Il me dit ce que je sais déjà, mais que j'ai besoin de réentendre tout le temps. Puis, quelques manipulations sur tout le corps, une ventouse, des respirations, des conseils. Après c'est le tour de mon homme. Puis il nous préconise quelques compléments alimentaires, tout ça pour se refaire une bonne santé physique et psychologique, tout étant lié. Nous repartons et là, j'ai toujours très mal. J'arrive et je me couche. Je me relève, j'ai faim. Puis on se couche chacun de notre côté, pour bien dormir, car depuis quelques nuits, ça ne va pas, je dors mal, lui aussi, il ronfle, je n'entends que ça, malgré mes boules quiès. Je suis seule dans mon lit, et je ne dors pas avant 1 h, 1 h 30. Mon cerveau est actif, il rumine tout ce que j'ai noté au-dessus, ce que j'ai à faire. J'ai peur de ne pas y arriver, ça c'est sur. Le pire, c'est cette putain de fête où si je ne suis pas à la hauteur, j'ai l'impression qu'elle sera complètement ratée. Alors que je ne suis pas toute seule, alors que ça ne dépend pas de moi. Mais mon cerveau voit ça autrement. Se calmer, bon sang, respirer, respirer, respirer .........

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16 juin 2009

Spécialement pour vous phobiques sociaux

Mon but quand j'ai créé ce blog, c'était de partager avec d'autres gens comme moi. Vu mes statistiques et les mots clés de recherche, je pense que vous passez par là mais vous laissez peu de commentaires, voire pas. Je suis très contente d'avoir des commentaires de toute part, bien entendu, de ceux qui n'ont pas ces problèmes là, qui en ont d'autres certainement, mais j'aimerais échanger aussi avec vous. Alors, écrivez, ça me ferait plaisir, témoignez. Merci.

16 juin 2009

où j'en suis !

Je me demande bien ce qui me pousse à raconter ma vie sur ce blog. Mais je ne peux m'en passer, c'est sur. Le thérapeute que j'ai vu hier me dit que c'est bien, que d'écrire ça peut aider.

Dimanche, nous avons fait un pique nique avec un couple d'amis et deux amies seules (une divorcée et l'autre dont le mari s'était fait mal la veille donc impossible de venir). Premier pique nique de la saison. C'était sympa. On a fait une ballade après et on est repassé chez le mari indisponible. Pour prendre un dernier verre. Voilà, j'ai donc une vie sociale, pas comme je le souhaiterais mais c'est mieux que de rester enfermée comme certains.

Hier, rendez vous chez le thérapeute. Truc bizarre. J'attends dans la salle d'attente. Il y a une mère et sa petite fille. Dans mon sac, j'ai un livre pour patienter : celui d'une journaliste : Memona x (je me souviens plus du nom). On me l'a prêté dimanche. Je commence et n'arrive pas à lire car il me faut le silence et elles parlent. La mère interpelle la fille qui sort de la salle pour aller téléphoner dehors. "..... Memona    " je crois entendre. J'interviens "comment s'appelle votre fille ?"   "Memona". Je lui montre mon livre. C'est bizarre. Il y a tant de prénoms. Ce prénom là est rare. Je trouve ça curieux. Cà m'interpelle. La maman ne connait pas ce livre et s'empresse de noter le nom car justement c'est son mari qui a choisi le prénom par rapport à cette journaliste. Je n'ai pas eu peur de lui parler, pas du tout. Ma phobie sociale à moi est particulière.

Avec le docteur, il me fait parler, comme je lui dis que je vais un peu mieux, des choses positives : je relate le gala de ma fille, le restau pour la fête des mères. On décortique. Les bons évènements me donnent confiance en moi et c'est très bénéfique. Est ce que j'ai rougi ? Non pas lors de ces évènements ou bien alors ça ne m'a pas gêné. Quand est ce que je rougis ? Surtout quand il y a connotation sexuelle, le midi même j'ai rougi chez moi à table pour une petite réflexion. Mais j'ai laissé passer comme il me l'a appris. On parle de tout ça. Il y a des faits dans mon histoire qui déclenchent ceci. Je n'en parlerai pas ici. Puis il me demande de faire des exercices : dans ma commune, là où j'ai le plus de mal. Est ce que je pourrai aller m'y ballader à pied ? Non sans but, c'est impossible. A vélo ? avec quelqu'un d'autre. Peut être, mais sans but, c'est difficile. Aller poster une lettre, à vélo. Je ne sais pas.

Si les gens savaient le malaise que j'ai parfois, je crois que c'est impossible pour eux à comprendre.

Bientôt, il y a cette fête, comment je vais faire pour m'en sortir, je sais que ça va être une torture.

Et pourtant, je n'arrive pas à décliner. Je pourrais leur dire : c'est au-dessus de mes forces. Mais je n'ose même pas. Je veux penser que je suis comme tout le monde. Je veux penser que j'ai le droit d'être parmi tout le monde. A quel prix, mon dieu ?

13 juin 2009

l'enterrement

M. est le père de mes amies. Il est aussi mon ancien voisin. On l'enterrait aujourd'hui. J'y suis allée seule. 1 h 20 de cérémonie. Une église pleine. Comme sa vie a été pleine. Pleine d'enfants, pleine de travail, pleine d'amour, pleine de douleurs, pleine d'engagements, pleine d'amis, pleine d'ouverture. Ils ont tout déballé : dès le début, le jeune fils fait le topo de toute sa vie en détail. Et puis il y a tous les rituels. A la fin, les petits enfants reprennent la parole pour dire toutes leurs anecdotes avec leur papy. C'en était trop. J'ai failli avoir un malaise. Si longtemps debout, j'ai commencé à avoir chaud et voir trouble, j'ai fait la respiration par le ventre, j'ai lutté, j'ai tenu, mais j'ai eu peur. Je me suis déjà évanouie dans cette église quand j'étais jeune, c'était presque au même endroit. Que dirons nous quand ce sera notre mère, que dit on pour les gens de l'ombre ? On n'aura rien à dire. Qu'elle a eu une vie de misère, soumise, malade, effacée, sans ami quasiment, anonyme, presque quelqu'on ne voit pas. C'était trop. N'en jetez plus, la cour est pleine. Peut être c'était important pour eux de dire tout ça. Mais pour moi c'était trop.

13 juin 2009

apprendre

Hier je suis allée à la séance de sophro, celle de l'association des anxieux. Une fois par mois. Je n'y allais pas dernièrement, l'horaire ne me convenait pas. Mais vu que j'étais mal, j'ai fait l'effort. J'aime bien les personnes qui y vont régulièrement, je les connais, je me sens bien avec elles. Je ne me sens jamais jugée. C'est la dernière séance de la saison. J'ai du en faire deux en début de saison puis j'ai abandonné. On fait donc le bilan. Chacun s'exprime. Je suis ébahie. Ils ont tous bien avancé, se sentent de mieux en mieux. Et moi qui suis là avec mon fardeau du moment. J'aurais bien du venir à chaque séance. J'en profite pour exprimer mes difficultés à supporter les autres. Et voici que je comprends que tout vient de moi, qu'il faut que je travaille encore beaucoup sur moi, que ça réveille plein de choses de chez moi, que c'est le fameux EFFET MIROIR. Sinon, j'accepterais volontiers que les autres soient ce qu'ils sont et je n'aurais pas de difficulté à accepter leurs différences, leurs façons de penser autrement. Cet effet miroir. Il est très compliqué pour moi. J'ai du mal à comprendre. Je vais en parler avec le thérapeute, j'ai un rendez vous lundi. Enfin, ça m'a fait du bien de pouvoir parler. La séance s'est poursuivie par de la sophro, puis ils ont offert une plante, je n'étais pas au courant et me suis sentie un peu mal car je n'ai pas participé, puis on a mangé un gateau et bu du jus de pomme. J'espère que je vais réussir à travailler encore et encore sur moi. Et ne plus accuser les autres de tous mes maux. Et ne plus les envier. Et ne plus être jalouse. Vivre, enfin vivre libre car là, je suis enchaînée.

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12 juin 2009

Il faudrait que je démissionne

Je n'ai plus envie d'être dans cette asso. Je n'y trouve pas mon compte. Les gens ne sont même pas sympathiques. Ils n'ont jamais compris un tout petit peu de mes problèmes. Cà me prend tout mon temps et je n'ai pas le temps de faire mon travail à moi. Je me suis pris la tête avec mon homme hier soir car je me sens débordée et il n'a pas le temps de m'aider. Je suis passée voir une collègue de cette asso hier après midi, elle ne s'occupe pas de la danse, elle travaille pour une autre section, elle voit bien que ça ne va pas dans notre groupe. Moi je pense : c'est peut être à cause de moi que ça ne va pas. Je ne sais peut être pas y faire. Si je m'éclipse, ça ira peut être mieux. Comment leur dire ?

11 juin 2009

envie de bons points

Je sais, on ne doit pas avoir d'attentes, mais moi j'en ai. C'est bien le hic. Comme une envie de bons points quand on va à l'école. D'ailleurs, j'étais heureuse à l'école. Comme j'avais de bonnes notes, pas toujours mais assez souvent, j'avais donc le fruit de mon travail. Je repense toujours à cette dissertation que j'avais faite sur "la communication" et où j'avais eu 18 et les félicitations de la prof et un regard stupéfait des autres élèves. Oui, j'avais le "fruit". Maintenant, rares sont les fois où je ressens cela. A l'âge que j'ai, ça aurait du me passer. Qu'est ce qui fait qu'on attend : le manque qu'on ressent toute sa vie parce qu'on n'a pas été gâtée enfant peut être. Rien n'est consolidé. L'insuffisance toujours. Et plus on attend, plus on est malheureux.

10 juin 2009

Punition

Je me sens punie : "toi, non, tu ne pourras pas faire ça, et ça non plus. Tu auras moins d'ami que les autres, tu transpireras beaucoup plus, tu te sentiras mal très souvent, tu n'oseras pas dire directement "je suis phobique sociale", alors tu cacheras, et tu avanceras en forçant la machine, à un point que tu seras toujours fatiguée, et tu ne pourras pas expliquer à tout le monde ce qui ne fonctionne pas chez toi, tu ne réussiras pas de carrière, tu te cacheras derrière ton homme, tu n'oseras guère". Voilà, mon destin a été tracé ainsi. Oui, avec la volonté, on peut y arriver. Mais la volonté aussi elle est fatiguée. Injustice, injustice, pourquoi une vie différente. Je pense à tous les handicapés, à tous les malades. Ah oui, par rapport à eux, je peux faire plein de choses mais ça pourrait être tellement mieux sans cette foutue phobie. Si peu de compréhension autour de moi. Parfois je lâche quelques mots pour faire comprendre. Je crois qu'ils ne veulent pas comprendre ou alors quand on ne connait pas ça on ne peut pas comprendre. Je ne sais pas.

9 juin 2009

boum, encore un nuage !

dans le ciel et dans ma tête, un coup je vous dis que ça va bien, et un coup je vous dis que ça va pas. C'est mon défouloir ce blog. Même si Petitgrain m'a fait prendre conscience de la non-importance des petits tracas quotidiens vis à vis de certains autres tracas très importants, je continue à me faire du mauvais sang pour des conneries.

Réunion hier soir : prépa fête prochaine. Une personne, dont j'avais parlée ds un autre post au sujet du paiement pour ses filles, a pris un billet pour le spectacle et elle a réglé. commentaire : "avec ce qu'elle doit déjà ..... et patati, et patata,     on lui a envoyé une lettre salée avec menace........    "     Je dis mon point de vue : elle fait des efforts, elle travaille, on peut être tolérant. "Son mec, il peut payer sa pension"  Ben, s'il paie pas sa pension, qu'est ce qu'elle peut y faire, elle ! En gros, elle n'a qu'à se débrouiller. Bien sur, elle mène les gens en bateau. Elle ne dit pas ses difficultés et laisse entendre qu'elle va régler bientôt, bientôt......    Cà me hérisse,    on a des sous sur les comptes et on la juge.   Décidément, je ne peux pas. J'ai des envies de démission pour cause d'incompatibilité.

On la décore comment la table ? Ah non pas du jaune ça fait trop Brésil, ah non pas du vert foncé, euh la nappe blanche ou orange ????  Impossible de se mettre d'accord,    elles disent ce qu'elles ne veulent pas, aucune ne dit se charger des achats de déco.  J'avais l'intention de le faire mais si c'est pour me faire démolir après, aïe, aïe, aïe.

En gros, ça me gonfle. Je me sens seule dans ce groupe. Où sont les gens avec lesquels je serais en symbiose ? Existent t ils ? Est ce moi l'intrus ?

Et la cerise sur le gateau, ils ne m'ont rien demandé sur le spectacle de ma fille. Je leur avais envoyé un mail pour leur faire savoir, s'ils avaient envie de venir. Pas une seule réponse par mail, pas un mot hier soir. Et là mon coeur a mal.

 

8 juin 2009

Eclaircie

Entre deux écritures de comptabilité, je viens vous parler. Depuis quelques jours, je suis bien. Enfin disons mieux ! vendredi et samedi soir, je suis allée voir ma fille. Elle donne des cours de d..se et là, c'était le gala de fin de saison. J'avais aussi peur qu'elle vendredi après midi. J'essayais de ne pas le montrer. Elle y est partie tot. Je l'ai rejoint avec quelques personnes (famille et amie). Et c'était magique. 70 élèves qui dansent. Elle danse deux fois avec les grandes. Je n'ai d'yeux que pour elle. Elle a été très créative sur ce thème. Il y a une danse où tout le monde rit, tant c'est drôle. J'y suis retournée samedi soir avec mon homme, mon grand fils et son amie. C'est super. Samedi après midi, on a regardé aussi les photos du voyage de mon fils, il me surprend par son parcours : au départ, avec deux amis voir un ami là bas. Puis quelques jours seul et il rejoint un autre ami. C'est dingue, je n'aurais jamais fait ça. Il part en pleine cambrousse à vélo, avec des jeunes qu'il rencontre là où il est. Par deux fois, il paie la caution de vélo pour eux sinon ils ne peuvent pas en louer. Et après, lui profite de leur facilité à communiquer vu qu'ils sont du pays. Je le trouve très humain d'un coup. Cà me plait. Ma fille aussi dans ses choix, je la trouve très humaine. Son frère l'a félicité pour son travail. Elle donne du bonheur aux gens. Elle a su captiver 70 élèves sur l'année, ce n'est pas simple. Il y a des rebelles, il y a des hyper actives dont les autres se plaignent, il y a les parents qui se plaignent de l'autre enfant qui embêtte le leur. Il y a les personnes du bureau qui ont été super chouettes avec ma fille P. Elle est très sensible aux différents caractères qui s'expriment, aux difficultés des unes et des autres. Elle veut, par la d..se, apaiser les plus énervées, relever les timides et essayer de faire qu'elles soient bien dans leur peau. C'est un vaste programme. Pour avoir eu pas mal de souci, elle sait observer, elle sait quoi faire. Elle a dit à une maman en fin de spectacle dont la fille est plutôt hyperactive et dont les autres se plaignent toujours, que sa fille avait été super pour le spectacle. Je crois qu'elle lui a fait le plus beau des cadeaux. Dire les choses positives. Si peu de gens y pensent. Je suis vraiment fière. Puis hier, on s'est fait un petit restau. Pas top. Accueil pas chaleureux, on nous balançait presque les menus à la figure. On en a ri. Mais ils ne nous reverront pas ceux là.

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