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sensiblement

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4 juin 2009

avis de recherche

Si par hasard vous aviez un grand (voire très grand) coupon de tissu madras dont vous vouliez vous débarasser, je suis preneuse rapidement car nous devons faire des compositions pour une soirée début juillet. Faites moi vos propositions avec détail couleurs, etc. Passé le week end si rien ne se présente, je pense chercher dans les magasins, mais sait on jamais ! il y a parfois de bonnes surprises ! J'en ai eu une aujourd'hui.

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4 juin 2009

vivre avec les autres

J'ai du mal à supporter les autres parfois. Peut être est ce là le début de mes difficultés sociales ? Hier soir, réunion de préparation d'une soirée repas prochaine qu'on organise. Une des personnes est "la responsable", elle s'est proposée il y a déjà un peu de temps. Bon, comme personne d'autre n'est trop intéressé, on accepte. On ne se concerte même pas. Elle dit, moi je veux bien. Hélas, ce n'est qu'un nom sur un papier. Elle a d'autres activités bénévoles + 1 travail à plein temps + 3 enfants. Disons que c'est trop. Hier soir, elle donne l'inscription d'une amie à celle qui prend les inscriptions. On lui demande où la placer. "mais avec moi et mon mari bien sûr". Gros blanc. Je lui dis "tu penses t'assoir au repas ?" ben nous, pas car il faut bien qu'on travaille, ce sont nous les organisateurs, et on n'a pas prévu être à table, on mangera avant ou après mais pendant, ce n'est pas pour nous. Ben, elle n'avait pas vu ça comme ça. Sans doute, les plats allaient voler tout seuls de la cuisine à la salle, magie opérant. Cà a le don de m'énerver. Elle tombe de la lune, vraiment. Comment peut on se désigner responsable en étant aussi "......   ?" Oui, ça m'énerve. Et c'est souvent. Bien sur, ça n'a rien à voir avec mes expositions sociales difficiles. Mais sur ma sensibilité oui car j'ai vraiment du mal à supporter la bêtise. J'espère ne pas avoir été trop dure. Je m'en rends compte après souvent mais devant la connerie, je ne suis pas tendre.

2 juin 2009

je me traîne mais je vais y arriver

Dimanche, on est allé au marché, un petit marché chez un boulanger bio. Il y avait des produits de chez nous. C'était pour lui faire plaisir. J'étais crevée le soir, car j'ai passé une bonne partie de l'après midi debout. Il faisait très chaud. Le soir, j'ai regardé "Michou d'Auber". Bon petit film pour me changer les idées. Notre grand fils est bien rentré de son voyage en Ch.ne. Nous lui avons téléphoné. Hier, lundi, je n'ai pas fait grand chose. J'espérais que le téléphone sonne, ou que j'ai une visite imprévue. Non, j'ai donc repassé la pile de linge qui attendait. Cà, c'est bien. Puis, j'ai passé du temps sur le net à faire des recherches en généalogie. Ah, oui, je suis tournée plus vers le passé, que vers l'avenir. Mais la généalogie, j'aime ça. Je suis pas performante. Pour l'instant, je récupère des recherches faites par d'autres sur différents sites et qui me concernent également. Je n'hésite pas à laisser des messages aux personnes qui font ces recherches. Cà me plait. Hier soir, j'avais rendez vous avec Mireille D. sur la 3. J'aime bien cette femme. C'était intéressant. J'adore les histoires de vie. Je me retrouve toujours un peu quelque part. Allez, allez, faut que je bosse plus cette semaine.

Petite chose : dans les mots clés de mes statistiques, "phobie sociale" revient souvent. Par contre, peu de lecteurs laissent des commentaires. Je vous encourage à échanger. N'hésitez pas.

31 mai 2009

ma semaine

petit bilan de la semaine passée : lundi soir, j'avais réunion de préparation d'une manifestation en juillet. Mardi, j'avais mon rendez vous avec mon thérapeute. Le soir, nous étions réunis pour faire des fleurs pour un prochain mariage (très bon moment pour moi). Mercredi, ah, j'ai raté la gym, migraine, fatigue, j'ai dormi l'après midi. Jeudi soir, réunion chez une dame que je connais par la gym, habitant la même commune que moi, je lui avais promis d'y aller (réunion lingerie, une première pour moi). Au dernier moment, j'ai beaucoup hésité, je pensais m'y rendre avec une autre personne, finalement elle ne vient pas, j'y vais seule. J'arrive dans les premières, je suis calme, puis arrivent les unes et les autres, on était une vingtaine, la présentatrice fait son boulot, puis après, on va voir de plus près, on essaie, c'est rigolo, on cherche un petit endroit discret, je connaissais quelques personnes, je ne sais pas comment j'ai fait, j'étais en forme socialement, j'ai trouvé cette expression chez Coumarine. Personne ne m'a pris de haut, ni de petite phrase du genre "alors on te voit jamais d'habitude, qu'est ce que tu deviens ? tu dois t'ennuyer", ou d'autres qui auraient pu me déplaire. J'ai été considérée comme les autres. Il y a juste que je n'ai ni bu ni manger. Je n'ai pas osé approcher la table, et l'hotesse m'a carrément oubliée. Je ne lui en veux pas. J'ai acheté un sous tif. J'ai ri avec ma voisine de ce soir là car toutes les deux, on n'a pas trop de problème à caser notre menue poitrine et bien des problèmes évoqués ce soir là ne nous concernaient pas. Il y avait des personnes présentes que j'aime bien et avec lesquelles j'aimerais sympathiser mais je ne sais pas m'y prendre. Vendredi soir, encore une réunion, AG de l'association des anxieux. Là je me sens bien. Je m'exprime facilement. On se pose des questions sur l'évolution de l'asso. Certains aimeraient voir une progression dans le choix des thèmes pour pouvoir avancer davantage, mais ce n'est pas possible, il faut que ce soit un accueil permanent de nouvelles personnes et donc il s'agit d'accueil, d'échanges, de partage, de soutien. Le travail en plus doit être fait à l'extérieur. Cà n'empêche pas de réfléchir à des thèmes qui pourraient plaire à la majorité des personnes. Je suis sollicitée pour rentrer dans le bureau, j'accepte. Je ne me sens pas jugée dans ce groupe. Petit bémol de la semaine, samedi matin : je pouvais aller visiter la nouvelle salle de la commune en cours de travaux, avec d'autres personnes représentant les asso, et le groupe auquel j'appartiens, hélas, je n'ai pas la force, je ne le sens pas, je n'ai pas envie de m'exposer. Je crois que la semaine a été déjà très remplie socialement, comme si la dose était suffisante. Je regrette, je n'aime pas les échecs même si je les connais souvent. C'est perturbant. Franchement, je n'avais ni la tête ni les jambes pour y aller. Pourquoi ? Allez savoir ? Alors tant pis, il faut que j'accepte. Hier après midi, j'ai fait des courses (j'ai croisé deux personnes avec lesquelles j'ai parlé qui ont beaucoup rougi au début, voilà, j'ai constaté que ça arrive aussi aux autres, ça m'a fait du bien, sans doute pas à elles). Je suis aussi allée voir ma mère, on a fait une ballade dehors. Hier soir, c'était soirée télé. Bon, pourquoi avoir fait le topo de la semaine, pour voir mes + et mes -. Besoin toujours de faire les comptes, on va dire. Se booster, se booster, je m'occupe beaucoup de ma vie sociale, mais pendant ce temps, une pile de linge attend, mes fleurs attendent, le ménage attend. Pas bien. Se reprendre en main. Ma tête me prend trop de temps. S'améliorer. Continuer. Se dépasser. Se foutre de ce que pensent les autres. N'avoir aucun compte à rendre. Faire ce qui me plait. Y arriver, bon sang, y arriver ......................

26 mai 2009

Arrêter de se juger ........

Hier donc rendez vous chez le thérapeute. J'étais en loque, j'avais mal partout. Une grosse boule dans la gorge, difficile de parler. Mais j'ai dit : j'ai dit mes attentes, celles de mon anniversaire, celles de tant de fois. On a reposé les choses : je ne peux pas en vouloir au monde entier si ça ne se passe pas comme je le souhaite. Et aussi, je me fais du  mal à penser que je suis la plus nulle, que les gens ne se sont pas beaucoup déplacés parce qu'ils ne m'aiment pas, etc, etc. Ce cerveau qui sait si bien faire les questions et les réponses, sans arrêt, à penser que je ne vaux vraiment rien. Depuis le temps que je le sais qu'il faut s'accepter tel qu'on est, faire avec, laisser couler, lâcher prise. J'ai parlé de moi qui suis ou bien très transparente, quelqu'un qu'on ne remarque pas puisqu'elle ne vaut rien, ou bien quelqu'un de très rouge puisque je suis phobique sociale, du coup on la remarque par ses faiblesses. Poser des mots sur toutes ces émotions, c'est important. Je voudrais être quelqu'un d'autre qui ne serait pas phobique et qui pourrait faire tout ce qu'elle aurait envie, du théâtre, de la danse, du chant. Mais je suis comme je suis. J'en ai le droit. Je pense que si on n'est pas comme tous ceux qui sont bien en vue, on n'est pas digne. J'essaie de me rappeler s'il y a des gens qu'on ne voit peu, j'ai besoin de savoir que d'autres vivent un peu à notre façon. Quoique nous avions fait l'un et l'autre de gros efforts de participation par le biais de l'association. Mais c'est si dur, et si peu naturel, ça me bouffe. Arrêter de penser à la place des autres. Que vont ils dire de moi ? Je me demande toujours pourquoi je réagis comme ça : surement à cause de mes parents qui n'avaient aucune vie sociale et du coup, je ne voudrais pas faire comme eux. J'en ai trop souffert. Pourtant, en avoir une me pose également de sérieux problèmes. Et j'en ai honte.

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25 mai 2009

l'enfant du milieu

Samedi soir, mon mari est passé inviter ses parents pour hier. J'ai trouvé la force ce même soir de faire un pain de thon. Il fallait prendre un peu d'avance. Le matin, je me lève tard. Il n'y a plus beaucoup de temps pour faire un repas. Hier donc, il me restait à faire un crumble, cuire le poulet, préparer les pommes de terre et la salade. Ma fille m'a aidée à mettre en place. Nous avons mis le couvert dehors, elle a fait une jolie table. C'était donc son anniversaire. Son grand frère est en voyage. Son petit frère avait un match de foot. Nous étions les grands parents, nous les parents et elle. Son ami était aussi parti de son côté en vacances avec des amis. Elle est l'enfant du milieu. La seule fille. J'ai toujours senti que cette place n'avait pas été la meilleure. Petite, elle n'était pas facile. Il faut dire qu'elle avait de l'eczéma, puis de l'asthme. Elle travaillait bien à l'école, avait des amies, puis quand elle a grandi, à l'âge de l'adolescence, tout s'est compliqué. Ses amies l'ont lâchée, elle s'en ai fait de nouvelles, ça ne durait pas. Ses relations aux garçons étaient aussi très compliquées. Plusieurs cas difficiles. Je l'ai toujours senti forte et fragile à la fois. Demandeuse de je ne sais quoi de notre part. De plus d'amour sans doute. Elle fait ce qu'elle souhaitait au niveau études et va avoir bientôt terminé. Avec son ami, ce n'est pas calme non plus. Je ne sais pas si ça durera. Quand elle va rentrer dans la vie active, elle ne verra plus beaucoup ses amis actuels car ce sont en fait ceux qui sont à l'école avec elle. Ils sont de partout et chacun va repartir. Je m'inquiète une fois de plus : pour moi, pour elle, pour eux, pour nous. Elle travaillera quand les autres ne travaillent pas. Puisque son travail est un loisir pour les autres. Je sens pourtant que sa passion l'anime. Cette place d'enfant du milieu, c'était celle de mon frère mort-né, celle d'un neveu du côté de mon mari mort à 4 ans noyé, plusieurs autres cas de mort se retrouvent dans ma famille mais plus loin dans le temps. C'est morbide. Pour elle, je sens que ça n'a pas été facile de trouver sa place entre deux garçons. Et je pense qu'elle criait pour exister. Je pense qu'elle était contente qu'on lui fête son anniversaire juste nous et ses grands parents qu'elle aime beaucoup. A sa place, j'aurais souhaité être plus entourée mais je sens qu'elle n'est pas comme moi de ce côté là. Son jeune frère et une de ses tantes sont arrivés pour le goûter : un énorme gâteau fait par la mamie. Après le repas, on est allé faire une petit ballade. Il faisait très chaud. Elle nous accompagnait à vélo, comme quand elle était petite. Le soir, quand tout le monde était parti, elle a ramassé ses affaires et est repartie aussi. Physiquement, je me sens toujours aussi mal. J'ai rendez vous aujourd'hui chez mon thérapeute.

23 mai 2009

et si on a peu d'ami ?

Est ce qu'on n'est pas aimable ?

Est ce qu'on n'en veut pas ?

Est ce qu'ils ne veulent pas de nous ?

Est ce une honte ?

Est ce tabou ?

Est ce obligatoire d'en avoir ?

Drôles de questions qui tourbillonnent dans ma tête sans cesse.

23 mai 2009

Je commence à accepter

J'avance tout doucement, l'impression que le frein à main est resté, et je dois forcer pour avancer. Je n'ai pas d'énergie. Je n'ai pas fait tout ce que je voulais. Un peu de ménage mais pas tout, loin de là. Cà ça me crève, le ménage ! les fleurs, pas touché. J'ai fait l'urgent, c'est tout. Hier, je suis allée voir ma mère. J'ai vu du monde, c'est important. Je me dis, il y a des gens qui ne voient personne, moi je vois du monde, je commence même à compter ceux avec qui je parle. Donc je ne suis pas aussi seule que je le dis. Mais ce ne sont pas des amis. C'est mieux que de ne parler à personne. Je suis sortie avec ma mère, j'ai rencontré d'autres résidents, des soignants, un ancien collègue de travail. Puis j'ai fait des courses : trouvé quelques connaissances, échangé quelques mots. Je n'ai rien fait de plus. J'ai grand besoin de dormir car je suis épuisée. Aujourd'hui, je ne suis pas sortie. J'ai pris le temps de téléphoner à une connaissance, elle était heureuse, elle m'a dit qu'elle avait justement pensé à moi ce midi. Bizarre. Nous n'avons rien de prévu ce soir heureusement d'ailleurs car je crois que je n'en serais pas capable. Demain, c'est l'anniversaire de ma fille, nous ferons un petit repas entre nous peut être avec les grands parents. Hélas, je n'ai pas fait de cuisine, je voulais m'avancer, non je n'ai rien fait. Il faut que l'énergie revienne. Putain, quand la tête ne va pas, le reste est complètement à plat. En tout cas, je suis bien contente de vous avoir, chers lecteurs, merci.

22 mai 2009

encore une prière !

Je m'en remets à toi, Univers, je te préfère à Dieu car je doute encore de qui est là haut. Oui je crois en une force supérieure mais Univers me convient. Je t'envoie mes doutes, mes mauvaises pensées, ma tristesse, je les chasse de moi, tu les prends, tu les disperses, tu m'envoies de l'aide, j'ai besoin d'aide, de force, je souhaite ma pensée puissante, si puissante que rapidement je devienne légère. Oui, j'y crois, la puissance de la pensée. Croire, croire encore, que je vais m'en sortir, que la nature ne peut m'abandonner, que c'est un sale moment, que j'envoie tout si loin, que le bon va revenir. Je prie.

22 mai 2009

il faudrait...

que je fasse le ménage (dans ma maison et dans mon cerveau)

que je plante enfin les fleurs que j'ai achetées et que je retourne en acheter d'autres

que je retrouve le sourire

que j'arrête de me victimiser

que je range ce bureau où c'est un véritable souk

que je fasse plus souvent de la marche dans la nature car c'est bon pour moi

que je pardonne tous ceux que je pense être contre moi

que j'aille voir ma mère

que je retrouve de l'énergie

que j'ai des projets

que sur mon chemin je croise des gens sensibles pour pouvoir partager mes émotions

que je me mette à la photo donc que j'achète un apn

que j'arrête de me lamenter

que je puisse écrire des choses plaisantes au lieu des gémissements quotidiens

que j'arrive à me sentir heureuse même dans ma solitude intérieure et extérieure

que je crée (ça m'est arrivé, j'ai eu ma période tricot, broderie, pâte à sel, déco) parce que là, je n'ai plus envie de rien

que je vive !!!!!!!!!!!!!!!!!!

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