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sensiblement

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26 avril 2009

orage, ô désespoir !

oui il y a eu de l'orage, non pas dans le ciel, mais chez nous. Je le savais : il n'y avait que du vide alors j'ai rempli, j'ai rempli de mes mauvais mots, de mon désarroi. Il a bien bossé hier : pelouse, et brulage d'herbe. Moi, je me suis éparpillée : un peu de compta, un peu de ménage, pas d'entrain. Et on s'est pris la tête justement pour tout ce qui traîne à faire dans la maison. J'ai besoin de lui pour ça et il aimerait que je prenne quelqu'un de l'extérieur en chèque emploi service. Non, je ne veux pas. Il faut qu'on décide ensemble comment on range, ce qu'on jette, ce qu'on garde. Il a prétexté avoir trop de travail, trop d'occupation. Oui c'est vrai : un projet en attire un autre. Il a toujours des projets mais que professionnels jamais privés. Tout ce qui est privé, je dois le booster. Alors j'ai forcément dit des mots pas gentils. De toute façon, je le savais, je sentais du vide à l'intérieur, la colère montait. On a regardé le film qui n'était pas marrant, marrant mais qui était beau. En plus, il n'était pas en forme, gastro en vue, et là, il est parti accompagner notre fils au foot. Alors là, j'ai déjeuné toute seule : le comble. Tu parles d'un dimanche, il m'a conseillé d'aller marcher, oui je vais aller marcher. Tant pis pour tout ce qui n'est pas fait. Il faut que je m'aère le corps et l'esprit. Je vais aller en forêt, il fait beau. Et ce téléphone qui ne sonne pas, j'aurais tant besoin d'amies pour me remonter le moral. Je crois que je les fais chier avec mon moral en dents de scie. Mon homme m'a dit que je devrais être bien, on a fait un beau voyage, on ne peut pas que voyager, il faut aussi travailler. Tiens les amis qui étaient avec nous au voyage, ils sont dans leur projet de vacances d'été, je leur ai donné une adresse de chambre d'hôte où on était allé il y a pas mal d'années en septembre du côté de Sarlat. Ils sont tous les deux ouvriers. Il me dit que nous on ne peut pas penser qu'aux vacances, le souvenir des dernières doit me faire tenir le coup. C'est vrai que c'était magique. Je suis trop gourmande. Je veux que ma vie soit toujours agréable et jolie et ça n'existe pas. Putain, je suis mal. Je vais marcher. S'il vous plait, écrivez moi un petit mot, çà me ferait tant de bien. Juste pour me faire sourire un peu.

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25 avril 2009

week end

La réunion d'hier soir ne m'a pas plu tant que ça. Je trouve qu'on a effleuré le sujet. Quelques observations d'attitude de personnes à l'aide d'un film. Quelques petits jeux de rôles. On est à deux personnes. L'un doit parler à l'autre et il ne le regarde pas. On dit notre ressenti. Un autre jeu : on se parle en se regardant droit dans les yeux. On dit notre ressenti. Puis encore un autre, on se parle à 2 m l'un de l'autre. On en parle après. Le thérapeute nous parle de communication : la parole représente peu, mais les gestes, les mimiques, le ton sont très importants. Bref, je suis frustrée. Cà ne parlait pas de ce que je souhaitais. Enfin, si, mais pas comme je le souhaitais. On a parlé du sourire qui attire et qui donne envie à l'autre d'aborder, de la position fermée qu'on pouvait avoir....  J'aurais pu parler de ma gêne, car le thérapeute nous a donné la parole mais je n'ai pas osé. D'ailleurs, personne n'a osé en dire plus. La plupart des gens ont été plus gênés de parler sans regarder l'interlocuteur en face alors que moi ça m'arrange plutôt. Cà je l'ai dit. C'était plus sur la communication en général que la communication chez les phobiques. A mon prochain rendez vous je lui dirai que cela ne m'a pas convenu. J'ai juste appris un truc : pour faire semblant de regarder l'autre dans les yeux, fixer juste au dessus de ses yeux et c'est bien plus confortable. Apparemment, il n'y voit que du feu. Je vais pratiquer.

Rien de prévu ce week end : ça me met mal à l'aise. Cette semaine, je me disais que c'était bien, qu'on allait pouvoir faire plein de trucs. Et là ce matin, ça me semble vide. En fait, nous avons à faire : tondre l'immense pelouse, passer le désherbeur thermique, débroussailler, acheter des fleurs, les planter. Nous sommes juste nous deux avec les enfants qui passent. Depuis quelque temps, tous les week ends, nous avions des sorties prévues. Ce soir, je veux regarder le film sur la 2 avec Bernard Lecoq. Bon, ben, si je veux faire tout ce que j'ai écrit, faudrait peut être que je m'active : je suis là en robe de chambre, pas coiffée, pas lavée. Allez, on y va.

24 avril 2009

langage du corps

Ce soir il y a réunion à thème de l'association des anxieux et c'est sur "le langage du corps". C'est le thérapeute que je consulte régulièrement qui va l'animer. Au dernier rendez vous, je lui ai dit : le prochain sujet de réunion me concerne particulièrement. Je vais donc y aller. J'avais proposé à une personne que j'ai rencontrée récemment de m'accompagner. Nous avions discuté ensemble lors d'une soirée, sans que je sache rien sur elle. Elle était avec son mari, ils sont à la retraite après une vie d'artisans intense. On parlait de banalités en mangeant sur le pouce car c'est le principe, il y avait d'abord un spectacle puis après on partageait un buffet. C'est elle qui est venue vers moi, pour une fois (c'est rare dans ce sens là). Je ne sais pas comment c'est venu mais, parlant de son mari qui avait beaucoup d'activités au sein de la municipalité et autres, elle me disait qu'on lui faisait remarquer qu'on LE voyait "LUI" beaucoup, mais pas ELLE. Si bien que je lui ai dit que je préférais aussi l'ombre à la lumière et petit à petit, lui ai confié mes soucis d'anxiété. On a beaucoup échangé sans rentrer non plus dans le détail. Mais on se comprenait. Elle avait aussi des soucis. Je lui ai parlé de l'association. Et donc depuis je lui avais envoyé un petit mot pour lui proposer de venir si ça l'intéressait. Raté pour cette fois, elle ne peut pas. J'irais donc seule mais là bas, je retrouve des habitués,  ils ne savent pas forcément exactement ce que j'ai. Vais je oser dire  que j'ai peur de rougir ? Je ne sais pas. Je me souviens, quand j'étais petite, d'une amie qui quand la maîtresse l'interrogeait se penchait pour se gratter la jambe le temps de sa réponse. Je la revois de temps en temps cette amie d'autrefois, et j'ai remarqué qu'elle rougit facilement aussi. Je n'oserais surtout pas lui en parler. Elle a un vrai job, elle arrive sans doute à surmonter. Le langage du corps, tout un programme, j'ai l'impression que mon corps à moi, il dit tout aux autres. Quand je suis en colère, ça se voit, quand je suis contente, ça se voit, quand je suis contrariée, ça se voit, quand je suis inquiète, ça se voit, et QUAND JE SUIS MAL A L AISE ça se VOIT. Si bien que parfois, on sait ce que je pense avant que j'ai ouvert la bouche. Mon visage est expressif, il n'est pas beau mais expressif. Je suis consciente de tout ça depuis pas si longtemps que ça, malgré mes bientôt 50 printemps, j'ai l'impression d'avoir marché beaucoup à côté de moi. Donc qu'est ce que je vais apprendre ce soir ? Je vais au moins partager ça avec d'autres. Il y en a qui sont sympas et que j'apprécie. A propos du langage du corps, il me trahit aussi pour mon âge : c'est de ma faute, je laisse mes cheveux gris, et puis les rides apparaissent, la ride entre les sourcils, en faisant des recherches sur internet, j'ai vu qu'elle était très marquée chez les anxieux, oui en effet, je fronce souvent les sourcils. Mon mari m'a dit que l'autre soir, il est rentré tard, je dormais et pour une fois, j'avais un visage détendu. Oui, pour une fois, car quand je dors, je ne crains absolument rien..... Quelques kilos sont de trop. Oui, j'ai tellement à faire avec le psycho que je délaisse le corps. Je ne sais jamais comment m'habiller, il y a la mode pour les très jeunes, puis celle pour les mémés, et moi je mets de quel côté. Ce qui m'intéresse, c'est d'évoluer dans ma petite tête, de m'accepter enfin. Je ne sais encore pas qui je suis : est ce que je suis plutôt solitaire ou est ce que j'aime les gens ? Quand je suis seule, je veux des gens, et quand j'ai plein de gens, je veux être seule. INSATISFACTIONNITE AIGUE.

21 avril 2009

Un vrai "humain"

J'ai adoré hier soir, vie p, vie p, sur france 3, avec les témoignages de vie, et surtout Richard B. car il parle comme j'aime. Parfois crument. Mais il dit des choses, quoi ! Il raconte sa vie, difficile, sans ses parents, il n'a pas eu d'enfance, et puis il s'est brulé les ailes. Mais il rebondit. Il est écorché vif, est désespéré de la vie mais bouffe la vie avec amour. Je ne saurai traduire ce que ça m'a fait mais j'ai trouvé que cela valait toutes les homélies de toutes les messes de la terre. Pour lui les races ne comptent pas, seul l'humain compte. Je trouve que son humanité est touchante et contaminante. Vite, contaminons nous. Pour une fois, ce virus est si bon, si profitable. Il parle de lui, de ses défauts et s'en excuse. Il est gueulard, mais comment faire autrement, il faut bien vider le "trop plein" de temps en temps. Je me sens proche de cet homme. Il regrette de ne pas s'être occupé de ses vieux parents et nous dit d'y faire attention, car quand c'est trop tard, c'est définitivement "trop tard". Ce matin également, nous sommes allés faire une visite (et oui ça se fait chez nous) à la maman décédée d'un ami. On se rend au funérarium, on fait un dernier adieu. On parle avec la famille. Et là également notre ami, qui n'a plus de parents désormais, nous a dit, profitez d'eux tant qu'ils sont vivants. Il se rend compte que maintenant c'est terminé.

J'en reviens à Richard, un sacré bonhomme. Cà vous élève, un homme comme ça.

18 avril 2009

fébrile

Je lutte, j'ai froid, j'ai chaud, ma gorge pique un peu, ma tête est lourde. Ce n'est pas grave, pour une fois , c'est "autre chose" que mes angoisses. C'est mon premier ruhme de l'hiver (qui est finit d'ailleurs). Ce soir, nous avons un repas avec des amis. Il va falloir tenir le coup. J'espère que tout va bien se passer.

Il y aura : des inconnus, des "moyens connus", des connus.

Les "moyens connus" : c'est avec eux que j'ai le plus de symptômes pathologiques. Il faut que je les apprivoise. Et puis, merde, je fais ce que je veux, ce que je peux. Pourquoi essayer d'être quelqu'un d'autre. Non, je ne suis pas une "super woman". Il faut que j'assume ce que je suis. Comme m'a dit la vendeuse d'un magasin bio où je cherchais désespéremment des gélules de plantes que je prends régulièrement, un jour du chimique, un jour des plantes, LA VIE EST TRES SIMPLE SI ON LE VEUT. Je ne dois rien à personne. Pourquoi essayer de faire comme tout le monde alors que chacun est différent.

Ce soir, je serai naturellement moi.

 

 

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14 avril 2009

La honte

Enième rendez vous avec mon thérapeute cet après midi.

J'en retiens : "la honte est une émotion plus forte que la peur"

Phobie sociale = peur des autres. Ma peur à moi, c'est "PEUR D'AVOIR HONTE".

J'ai eu tellement de honte dans ma petite enfance, adolescence, tout est encore présent : mon père, d'autres faits dont je n'ai pas envie de parler pour l'instant m'ont englué là dedans.

Quelques exercices à faire : prendre le temps de regarder les gens, de poser mes yeux sur eux.

13 avril 2009

des nouvelles

Samedi soir, il y avait une soirée où on aurait pu aller. 50 % de moi avait envie, et 50 % refusait. Quelle bataille ! Il m'aurait fallu lutter contre le regard de gens non familiers (mais pas complètement inconnus non plus), la tranche que je n'arrive pas à gérer. Etait ce bien pour les gens de notre âge ? On m'avait dit : tous les âges. Qui allais je y rencontrer ? Où allais je me placer ? Je n'ai pas su. Et je l'ai dit à mon homme. Et puis tout s'est réglé, il était très fatigué (quelques soucis de santé dernièrement) alors on s'est fait une soirée canapé-télé et j'étais calmée.

Et hier, dimanche de Pâques, là nous étions invités et pour rien au monde j'aurais décliné. C'était les 50 ans d'une autre amie d'enfance, une qui a bien galéré avec des histoires d'homme compliquées, mais elle a toujours gardé la tête haute, des nerfs d'acier. J'avoue qu'à un moment je m'étais écartée et je pensais que je ne comptais plus beaucoup pour elle. Elle a 3 enfants : la fille seule a répondu présente avec son ami. Un fils est parti loin. L'autre semble en désaccord. Elle a 8 frères et soeurs. 2 ont décliné l'invitation (sans doute pour désaccord). Le papa était là seul, la mère est décédée depuis quelques années et comme c'est elle qui portait la famille, ils ont eu beaucoup de mal à s'en remettre. Mon autre amie d'enfance ne pouvait pas être là. Cà ne m'a posé aucun problème : la famille je les connaissais tous plus ou moins, les amis : non mais la relation a tout de suite été facile. Apéritif et repas réunionais ont eu lieu dans la maison de famille que j'étais contente de revoir après tant d'années. Petite j'y avais passé pas mal de temps. J'avais prévu 2 petites animations qui ont bien marché, après avoir demandé l'avis de S. la soeur qui est une amie également : la première, je me suis levée et suis allée vers M.H. la fêtée, lui ai demandé de mettre un bouchon de liège entre ses lèvres (le bouchon en hauteur) et de lire un texte. C'était "le corbeau et le renard". Les invités ont du reconnaître, ils ont réussi. Je vous assure : rire et fou rire garantis. Essayez chez vous, vous verrez ! puis plus tard, nous avons fait le jeu avec une allumette, on doit se la passer de personne à personne coincée entre la lèvre du haut et le nez. Il faut grimacer pour y arriver. Et oui y en a qui n'y arrivent pas. Là également fou rire garanti et photos géniales. J'ai osé, je suis contente. Nous avons enchaîné avec une randonnée du côté de chez moi autrefois, bord de rivière, chemin agréable, découverte d'un pont, temps juste comme il faut, chaussures crottées, mais tout le monde semble ravi. Puis le soir, conversation, soupe et dessert, jeux de cartes pour certains. Voilà une bonne journée comme j'aime. On touche l'amitié en vrai.

5 avril 2009

physique

Tiens, je n'en parle pas souvent de mon physique. Hier soir, à l'anniversaire de mon amie, certains ne me reconnaissaient pas. Pourtant, il fut un temps où je faisais beaucoup plus jeune que mon âge. Et même on me disait régulièrement, tu ne changes pas. Ben là, c'est un raté. A part ceux qui me connaissent très bien depuis longtemps, d'autres ont eu du mal à me reconnaitre. Ils ont invoqué les cheveux. Oui, j'ai eu les cheveux longs étant jeune mais ça fait 20 ans qu'ils sont plus ou moins courts. Et depuis déjà longtemps, ils sont plutôt très courts. Pas de fla fla. Tout simples. Bien coupés régulièrement. Bon, s'il cherchait une femme à cheveux longs, bien sûr ils ne pouvaient pas me reconnaître. Mais là, ça m'a déçu. Je ne croyais pas avoir autant changé. Je crois qu'ils n'ont pas osé me dire que j'avais grossi. Depuis ça m'obsède. J'ai été très maigre à une époque et puis petit à petit j'ai grossi. Voilà, je fais 57/58 kg pour 1 m 58. Quand je fais mon IMC je suis bien. Et pourtant moi je vois bien que y a du bourrelet. Et c'est surtout le visage qui est bouffi. Je suis sure que c'est du aux médocs. Je n'ose en parler à personne. Cà va devenir gênant je le sens. Surtout si ça me défigure à ce point là. Je viens de chercher sur internet des trucs pour maigrir du visage, j'ai juste trouvé des masques au lierre. Pas dur à faire. Ou alors des glaçons posés. Pas dur non plus, mais va falloir que je me cache pour faire ça. Finalement, jusque là, je croyais que mon physique importait peu car je ne suis plus trop dans la séduction. Mais là, ça me titille. De toute façon, c'est écrit sur les notices d'anti dépresseurs, ça fait prendre du poids. Saloperie de médoc. S'en passer, avez vous essayé. La fois où j'ai essayé, j'ai gagné "un acouphène". Et on m'a dit pour ça : il faut prendre, devinez quoi, des "anti dépresseurs". Le chien qui se mord la queue je vous dis. Les amies qui étaient avec moi hier soir, au contraire de moi, ont perdu beaucoup de poids. Etant jeunes elles étaient très rondes. Elles ont fait W.W. et ça a marché mais elles sont toujours en train de calculer leurs points dans leur assiette. Elles s'habillent super jeunes maintenant, elles profitent, alors que moi je n'ai plus trop le goût à m'habiller. Qu'est ce que c'est con. Je prends tous vos conseils. Comme d'habitude, je suis très demandeuse. Alors je compte sur vous une fois de plus.

Sinon, la soirée s'est passé gentiment. Apéro un peu calme. Bon repas avec ambiance dure à démarrer. Puis c'est venu tout doucement. Une chanson par la famille, un diaporama, et on a fini par danser. C'était bien. Pas de grandes conversations. On est rentré très tard. Et bientôt, ce sera mon tour "d'anniversaire". Rien de prévu encore. Je n'arrive pas à décider quoi que ce soit pour l'instant.

Je voudrais juste maigrir du visage..... Pff......

4 avril 2009

Hommage !

Ce soir je vais mettre mon masque, nous allons fêter les 50 ans de ma copine de toujours. Je crois que le premier jour de l'école, je l'avais choisie comme amie. Nous nous sommes suivies jusqu'en 6ème. Ensuite, elle est allée dans un autre collège que le mien. Puis, on s'est retrouvé plus tard dans un lycée. Lorsqu'on était jeune, on sortait ensemble avec d'autres filles. On allait danser et s'amuser et flirter. Puis, à 17 ans, comme moi, elle a trouvé l'homme de sa vie. A partir de là, on s'est moins vu. Mais dans mon coeur c'est et ça sera toujours mon amie. Elle est indépendante. Je sais qu'elle se suffit beaucoup de sa famille : 2 enfants, 2 petits enfants, ses frères et soeurs, beaux frères, belles soeurs, une famille beaucoup plus nombreuse que la mienne. L'autre jour, je lui ai envoyé une lettre pour le jour de son anniversaire : je lui ai dit combien elle comptait pour moi, même si on ne se voyait plus beaucoup, j'ai évoqué nos souvenirs ensemble, j'ai évoqué mon manque de la voir en disant ma pudeur de ne pouvoir l'exprimer de vive voix. Elle m'a laissé un message sur le répondeur : elle était très touchée par mes mots. Ce soir, avec deux autres amies et les maris, c'est sa fête, la même salle où elle s'est mariée. On n'a rien préparé, on va se laisser porter. Manger, danser sans doute. Etre ensemble, c'est tout ce qui comptera. Avec elles (et les autres amies), j'ai toujours porté un masque : celui de la fille joyeuse, qui rigole, qui parle beaucoup, qui s'amuse, elles ne savent pas ou si peu comme à l'intérieur c'est une autre. Avec elles, je retrouve aussi mes racines et sans doute, ça me rassure donc je suis pas trop mal dans mes pompes, par rapport à d'autres personnes que je dois cotoyer depuis quelques années. Elles, elles font partie de toute ma vie. Certainement qu'elles m'ont beaucoup aidée à me construire. A notre époque, on ne se racontait pas tout, on ne s'embrassait pas à tour de bras, on ne se pleurait pas dans les bras, on était amie, c'est tout. Et je suis bien heureuse. J'ai parfois parlé un peu de moi, de mon mal être, mais je crois qu'elles ne veulent pas de moi sous cet angle, pour elles je ne suis pas celle là. Alors je vais mettre mon masque.

1 avril 2009

Je reviens de la gym

Je suis arrivée la première, en même temps qu'une autre personne que je connais bien. J'aime arriver la première dans cet endroit, ça me rassure. Je discute un peu avant que la prof arrive avec deux ou trois personnes autour de moi, toujours les mêmes. Il y a un bon groupe qui se connait bien et qui parle ensemble, c'est rare qu'on arrive à se mélanger. Elles nous laissent bien de notre côté et moi j'avoue que je ne sais comment m'y prendre pour les aborder. Puis le cours commence. Et là je fais moins attention aux autres, quoi que ! ça dépend. Et à la fin, je parle un peu à la prof, vu que je fais partie du bureau. Et je repars, souvent les autres sont déjà parties, ce soir elles étaient encore un petit noyau à papoter. Ce sont pour la plupart des femmes un peu plus âgées qui ont soit travailler ensemble, soit elles se connaissent depuis toujours ou bien ce sont les maris qui se connaissent bien. Je trouve qu'elles ne font aucun effort. Et ça me fait souffrir. Si j'en rencontre une toute seule à un autre moment, on va se saluer, au mieux se parler un peu mais j'ai du mal. Je ne me suis jamais bien habituée dans cette commune. Il est vrai que je m'y montre peu. Autrefois, j'ai fait partie du bureau de l'école, mais j'avais beaucoup de mal. Et puis, après quelques années sans bénévolat où vraiment je n'avais plus aucun lien avec ma commune, j'ai repris le bénévolat et je suis trésorière de la gym et danse. Cà me donne quelques contacts mais c'est peu. Je n'attire pas, je ne sais pas pourquoi. Cette phobie sociale me met à part. Et je le sens vraiment. On s'intéresse peu à moi. Souvent, moi je vais poser des questions, j'ai les réponses, et ça s'arrête là. Pas d'échange. Putain, qu'est ce que c'est souffrant. Je me dis qu'il y a vraiment quelque chose qui tient les autres à distance. Ou alors c'est mon physique qui est plutôt quelconque. Parfois aussi je me sens transparente, je vois les autres, mais ils ne me voient pas. Je l'ai vérifié. Quand je leur dis : je vous ai vu à telle fête, et bien ils ne m'ont pas vu. Oui je suis transparente. Ou alors je suis toute rouge et là, sans doute, on se dit, quelle neuneu celle là. Vraiment, j'ai du mal. Bien sur si j'accepte tout ça, tout va pour le mieux. Je ne suis pas à plaindre. Mais ACCEPTER ce n'est pas si facile. Je voudrais surtout être comprise.

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