28 mai 2018

le pèlerin

Depuis avril, j'ai reçu des pèlerins : 1 homme seul, 1 autre homme seul, 1 couple allant sur le Mont St Michel, 1 autre couple également pour le Mont st Michel, puis un homme seul. C'était vendredi soir. Quand il avait réservé, j'avais dit oui sans me rappeler que ce même soir j'avais réunion. Puis je comptais sur mon mari pour assurer l'accueil ce soir là. Sauf que lui également reçut une invitation par ailleurs. Bref, soit je rappelais ce monsieur pour annuler sa réservation, soit j'acceptais qu'il reste seul à la maison. J'ai vite choisi la deuxième option. C'était donc la première fois. Nous avons dîné rapidement ensemble puis je suis partie, l'esprit tranquille. Quand nous sommes rentrés l'un et l'autre, bien entendu il devait dormir comme un loir, très fatigué par ses trop nombreux kilomètres de la journée. J'ai passé ma soirée tranquille à la réunion sans me tracasser de la situation. Seul bémol, lui avait peut être envie d'échanger davantage. Mais le principal, il avait un toit et tout ce qu'il fallait pour repartir d'un bon pied le lendemain.

Cette semaine, j'accueillerai deux femmes.

 

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19 mai 2018

Apprendre ....

Encore tant à apprendre, sur moi même. Les réflexions des unes et des autres m'ont remise en question. Je le savais pourtant qu'il ne fallait rien attendre des autres et j'en suis encore là. A vouloir que les autres fassent ceci ou cela pour moi. Quelle leçon ! jamais ils ne feront ce que je souhaite comme je le souhaite. Non jamais. Je m'en rends malade de cette connerie. Depuis ces échanges, je me dis que c'est moi qui mène la danse de ma vie. C'est vrai, pourquoi toujours attendre ? L'une de vous m'a dit que du jour où elle avait compris cela, elle avait été enfin libérée.

Cette semaine j'ai raté le yoga, je recevais des pèlerins ce jour là. Je me suis dit au début : que vont elles dire de mon absence qui se cumule de semaine en semaine ? Elles ne se sont sans doute même pas aperçu de mon absence. Alors pourquoi penser cela ? Pour tout dire, le yoga ne me dit plus grand chose. Je vais vers l'abandon. Pas assez d'explication, ambiance froide, saine mais trop froide pour moi. Je me questionne.

Il est clair que rien attendre est reposant pour le cerveau. Et même si je le savais, je me comportais autrement.

Etre heureux par soi, avec soi, sans attendre. Je vais y arriver.

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14 mai 2018

Retour

Je m'en doutais. Les retours sont toujours difficiles. Comment expliquer ? Là bas, bien entendu, aucun souci. Que du bon temps ! il est bien évident que ce n'est pas la vie. Des rencontres intéressantes. Des activités intéressantes. Je me plais à constater que je n'ai pas de difficulté à tisser du lien social facilement. Ma fille et son petit sont venus nous rejoindre les derniers jours. Nous avons participé ensemble à un atelier cuisine. Enfin prendre son temps. C'est si précieux. Dire aurevoir autour d'un goûter improvisé à deux couples que j'ai beaucoup appréciés. Ils me manquent depuis mon retour. Est ce idéaliste de penser que là bas c'est mieux qu'ailleurs ? Sans doute.

Une semaine. Celle de mon anniversaire en plus. Encore plus difficile. En finir du linge qui traîne, en finir du rangement. Reprendre la chorale dès le lundi, plutôt une bonne chose pour moi. Puis les fériés. Les laisser passer sans rien de plus. Trainasser. Tenter de se remettre en route. Le jour d'anniversaire et son lendemain furent compliqués. Mon amie qui ne loupe pas d'habitude ce jour là me prévient qu'elle ne peut venir. Je me décide à aller acheter des gâteaux car je n'ai pas l'énergie pour en faire. En vain, personne ne viendra. Il m'est arrivé bien des fois dans ma vie de ne recevoir aucune visite ce jour là et de ne pas en faire un plat. Mais là, vu que je me débats, je suis d'une tristesse incroyable. Ma soeur m'a appelée, elle ne se déplace jamais. Un appel, c'est déjà ça. J'apprends que mes belle soeurs se retrouvent autour d'un atelier couture, avec des jeunes de la famille. Au début, je supporte l'idée et puis ça devient insupportable. Le lendemain j'adresse des sms à celle qui a organisé, et qui a daigné m'envoyer un sms tard le soir, pour dire mon ressenti. La CNV me sert. J'ai appris à ne jamais dire "tu". Je parle en "Je". Je dis ma tristesse. Elle me répond que rien n'était pas prémédité. Encore heureux !

Le lendemain, ouf, avec tous nos enfants, nous allons au restaurant pour l'occasion.

Quand vais je apprendre à ne plus rien attendre des autres ?

Quand vais je gérer cet égo surdimensionné ?

Ma lutte continue.

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