sensiblement

15 novembre 2018

La forêt

Hier j'ai textoté une amie en lui faisant part de mon désir d'aller marcher en forêt. Dès le matin, le temps paraissait clair. Puis le midi, hélas, le soleil se montra moins présent. L'amie a répondu oui. J'en ai averti deux autres qui auraient pu se joindre à nous, elles n'étaient pas libres. J'ai pris mes gros godillots tandis qu'elle s'était moins bien chaussée. Le soleil manquait mais il faisait doux. Elle avait déjà fait ce chemin avec moi il y a quelques années mais semblait ne plus se souvenir.

Explosion de couleurs juste pour nous deux, nous n'avons croisé personne. Des jaunes d'or, des jaunes pâles, des ocres, des rouges, des bruns, des encore verts, des roux, des ..... multicolores. Sur l'étang, les canards semblaient rire de nous. 

C'est ma balade idéale, celle que j'ai fait seule la fois d'avant. Celle qui revigore, qui nettoie, qui sublime le beau, qui inquiète quand parfois on hésite entre deux chemins, celle qui vaut la peine, celle qui isole, celle qui rassure, celle qui vivifie, celle qui allège, celle qui dit que la vie est belle.

Je voudrais la faire régulièrement, 2 bonnes heures de marche. A toute saison, la nature est belle. Je continue à joindre des personnes qui éventuellement seraient libres pour marcher avec moi. Je m'y prends souvent au dernier moment car je vois mieux mon planning de travail. Je tente. Cà fonctionne ou pas. Si j'attendais qu'on me propose (oui ça arrive quelquefois), j'attendrais souvent.

Suis je donc faite pour donner ? Peut être. On ne m'a pas appris à donner. Pourtant aujourd'hui je pense donner pas mal. Pas autant que certains. Je ne suis pas bénévole aux restaus du coeur, ni dans les écoles, ni oeuvres. Je suis bénévole dans mon association : tenir les comptes. Ce n'est pas extraordinaire. Par contre je donne mes idées, mes propositions......, peut être que pour Noël je vais donner un calendrier inversé : je ne sais pas encore et à qui le donner. Cà court sur facebook ce principe. Intéressant : chaque jour, au lieu de consommer un petit cadeau, placer un petit cadeau dans une boite ou un sac. Et remettre le tout à la fin de l'avent à quelqu'un dans le besoin. Objets utiles non périssables. L'idée est intéressante. Joindre le secours catholique ou l'asso des migrants pour savoir s'ils prendraient ma boite ?

Le thème d'une prochaine réunion de notre asso sera sur "le don".

Ma mère donnait mes vêtements, mon vélo dans la famille. Ils donnaient au denier du culte sans hésitation. Sinon rien.

Aimez vous donner ?

Hier j'ai donc donné du temps à la forêt et à mon amie. Elles m'en ont donné aussi.

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13 novembre 2018

Un repas

Chaque année, nous organisons un repas au restaurant pour notre association. Egalement un pique nique fin de saison mais cette année il n'y en a pas eu. Le repas était donc la seule possibilité de nous voir hors réunion. J'avais oublié de nous inscrire, c'était au moment de l'accident. Puis je l'ai fait pour qu'on sorte un peu de chez nous. 

Ce restaurant, nous le connaissons, on l'aimait bien au début, mais je me lasse... trop de monde, trop de bruit. Peu de restaurant sont intimes pour qu'on puisse discuter tranquillement. 

Cinq couples étaient inscrits. Mais seulement quatre étaient à l'heure. Je ne sais jamais où me placer. Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas suivi mon mari, je l'ai regretté toute la soirée. Je me suis assise à la suite, et lui est parti de l'autre côté de la table. Il restait en bout de table deux places vides. Allaient ils venir à la soirée ou non ?

De longues minutes sont passées, j'espèrais qu'ils ne viennent pas car je savais qu'ils seraient mes voisins. C'est horrible d'écrire ça mais je ne voulais pas les avoir comme voisins.

Elle, je la connais peu. Vu une seule fois. Discrète, semble gentille, mais c'est lui qui fait partie de l'asso.

Lui, bourré de tocs. Parle énormément. M'a gêné plus d'une fois en réunion.

Je ne peux pas lui en vouloir de venir aux réunions puisque moi aussi j'y vais, et que nous en avons besoin.

Ils sont arrivés en retard au restaurant, ils s'étaient perdus. Je l'ai eu toute la soirée à mes côtés. Totalement inintéressant. J'en ai eu le tournis. Se répétant sans cesse. J'ai revu les scènes avec mon père. La différence, c'est que mon père je l'aimais quand même. 

Qu'aurais je pu faire ? Rien, j'étais dans le piège.

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10 novembre 2018

Novembre

Avant novembre, il y eut fin octobre avec quelques jours de dépaysement en Bretagne. Un jeu avait eu lieu lors d'un repas d'anniversaire. J'avais orchestré ce jeu avec une chose à faire par mois tout au long de l'année. Il s'agissait d'un tirage au sort d'enveloppes contenant un précieux message ayant un rapport avec la première lettre du prénom de mon mari. Certains avaient un message sans suite, et 12 avaient quelque chose à faire. L'amie-ancienne-voisine avait tiré celui là. Mais je pense qu'elle a mal compris. C'était à elle d'organiser mais rien n'y a fait. C'était prévu quelques mois plus tôt mais notre agenda ne le permettait pas. Elle s'est plue à nous dire : il faut que ça lui plaise, alors moi je ne sais pas. Finalement elle nous a accompagnés sans rien décider, organiser, choisir. Inutile d'insister. J'ai choisi la forêt de Broceliande pour une journée, puis Vannes les deux autres jours avec la balade sur l'Ile d'Arz, et la visite de Vannes. Nous avons tout aimé. Un grand bol d'air, du dépaysement, un hotel simple mais accueillant, des gens accueillants. 

Après notre retour, nous avons vécu un évènement difficile. L'accident de quelqu'un que nous connaissions un peu. Mais nous nous sommes trouvés mêlés à cet accident car c'est arrivé avec un matériel de chez nous. Quelqu'un que nous connaissons bien nous l'a emprunté. L'accident est arrivé et hélas un ami de cette personne est décédé sous les décombres. En l'écrivant, je suis glacée. Cet évènement nous a bouleversés. Il y a eu les formalités administratives, la visite au funérarium, la sépulture, avec ce poids de culpabilité. Le dossier est en cours. Mais nous avons du mal.

J'ai repris la chorale lundi, et l'atelier d'écriture en espérant retrouver un peu de sérénité. Je n'ai pas envie de grand chose. Juste de calme, de sérénité, de bon feu de cheminée. Envie d''être protégée dans ma maison.

La vie est ainsi faite : de joyeux évènements et d'autres dramatiques.

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23 octobre 2018

Trop sensible

C'est lassant d'écrire cela. Penser que j'aurais pu être autrement. Pourquoi est on la personne que l'on est ? Peut on choisir d'être ou de ne pas être telle personne ? Peut on y travailler ? Tant de questions avec ou sans réponses. Certains prétendent en avoir.... des réponses, des méthodes, des outils. J'en ai rêvé de tous ces outils pour ME transformer.

Mais aujourd'hui encore je me suis fait déborder. Plutôt hier. A peine remise de ma phase "en bas" il y a quelques jours, hier je suis encore dégringolée. J'ai quand même réussi à aller à la chorale, il en a fallu de peu.

Samedi après midi j'ai reçu un groupe de filles avec lesquelles j'avais fait du développement personnel méthode "Lise Bourbeau". On se revoit une à deux fois l'année. J'avais loupé le rendez vous de printemps. J'ai proposé celui d'automne. Cà m'a stressée. Je ne les connais pas tant que ça. Certaines n'étaient jamais venues à la maison. Nous faisions repas partagé. Puis j'ai proposé une balade. Entre temps nous avons conversé et parlé de notre cheminement. D'habitude, cela fonctionnait bien. Cette fois, moins bien. Les conversations partaient un peu dans tous les sens. Si bien que je n'ai pas vraiment connu l'évolution de chacune. C'était pourtant le but de ces rencontres. Voir si on mettait à profit l'enseignement que nous avions reçu. Certaines ont l'air de s'y appliquer et s'y retrouvent bien. Pour ma part, ce n'est pas si évident. L'une d'elle m'a écrit depuis qu'elle avait été un peu frustrée aussi au moment du départ.

Dimanche, nous avons eu le plaisir de voir le film du mariage. Très beau film fait par un professionnel qui était au mariage. Plein de photos de la photographe également. 

Et hier, plouf ! Plusieurs personnes de ma belle famille sont venues dans l'après midi sans prévenir et je n'ai pas pu travailler. J'ai très mal pris cette intrusion. Même pas un sms pour demander si c'est possible. Et ce n'est pas la première fois. C'est souvent. Il y a juste que je travaille à la maison et mon travail n'est pas respecté. Pour mon mari, c'était pareil, il avait à faire, il a du y aller plus tard. Pour moi c'est de l'irrespect. Comme c'est ma belle famille, on a débatu hier soir et on n'était pas vraiment d'accord. Si bien que j'ai très mal dormi et aujourd'hui je me sens stressée et envahie par ces pensées.

Il me dit d'arrêter ces pensées, de changer de registre. Je dis que c'est impossible. Je ne supporte pas l'irrespect. 

Un sensible, c'est un sensible. Il est fait comme cela. Un petit rien l'égratigne. Et ça ne passe pas en 5 minutes.

Oui, on peut progresser, oui on peut accepter, s'accepter, s'améliorer.

Mais vous savez quoi, pour ma part, je pense que le naturel revient toujours au galop. Même si je préfèrerais que ce soit autrement.

 

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17 octobre 2018

L'automne et ses ravages

Je me méfie toujours. Changement de saison. Même en me méfiant, je ne vois rien venir. Mais ce week end j'ai été capturée en peu de temps. Deux trois contrariétés, le mal est fait. Il y a toujours des désagréments que j'arrive à gérer tant bien que mal. Mais là ce fut l'explosion. D'abord, notre non-décision de répondre à une invitation d'association, celle des pèlerins. Hésitation. Je n'ose le contraindre. On n'y connait pas grand monde. C'est surement plus pour ceux qui ont pérégriné. Nous accueillants sommes conviés aussi. Il y a un repas, un spectacle. J'aurais bien opté pour le spectacle. Bon c'est raté, on ne s'est pas décidé. Puis une autre invitation tombe. Un restau. Devancé par un apéro. Et encore devancé par une petite rando. Beau programme. Sauf que dès en arrivant mon homme a reculé dans "leur" voiture. Ils n'ont pas dit grand chose, mais j'ai bien vu dans leurs yeux. Du coup, j'ai été mal à l'aise. Et encore plus quand au restaurant ils se sont plaints encore et encore et encore et encore des ponctions faites aux retraités. Je n'ai pas dit que j'étais pour les ponctions, mais quand on est propriétaire de cinq maisons, de quoi se plaint on ? Je ne devrais pas parler ainsi mais cela m'horripile. Ceux qui se plaignent ont tout la plupart du temps. Ils l'ont gagné disent ils. Oui comme tout le monde. Mais quand on voit la misère qu'il peut y avoir, de quel droit se plaindre ? Cà m'a complètement embrouillée. Et de là mon cerveau a disjoncté. Tout y passe dans ce cas. Tout ce que nous n'arrivons pas à faire, voire à finir. Tout ce que je ne m'aime pas. Tout ce que je manque d'estime. Tout ce que je vois de mieux chez les autres. TOUT TOUT ET TOUT. Je vous passerai les détails. Pour passer la crise, j'ai décidé de prendre l'air. Lundi je suis allée seule au bord de la mer. D'abord pour savoir si j'étais cap. C'était la première fois de ma vie. J'ai eu la plage un temps que pour moi.  Hier j'ai fait après midi forêt. Ce n'était pas prévu mais j'étais incapable de me centrer sur mes tâches. Vraiment incapable. Aujourd'hui c'est mieux et pourtant j'ai le cerveau très fatigué je le sens.

Je me demande si je ne suis pas malade d'une époque d'incompréhension, de richesse et de dénit.

Hier c'est ma fille qui m'a conseillé d'aller marcher. Elle a eu raison. Je n'avais aucune énergie au début mais j'y suis allée doucement et ça a fonctionné. J'ai refait ce tour de 10 km que je pensais ne plus jamais faire à force d'entendre les gens me faire peur. Je les ai défiés. J'ai pris de très belles photos. J'ai reçu un coup de fil en pleine forêt d'une jeune amie. Ce coup de fil est tombé à point. J'ai pu me confier un peu en tant que personne hypersensible. Elle l'est aussi.

Prendre son temps pour revenir à la réalité. Sortir de la crise. Avec lui aussi. Il a toujours du mal à comprendre cette phase où je me retrouve dans le trou.

Est ce bien l'automne le problème ? Il a bon dos. Le problème, c'est d'être trop sensible à tout. Et soudain être submergée.

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26 septembre 2018

J'aime, j'aime pas....

Je crois que j'aime cette saison. Est ce si sur ? Je regrette déjà le bon soleil de l'été, pas le brûlant, non celui qui est juste pour moi. Et comme l'été, nous sommes bousculés, je n'ai pas le temps d'en profiter. L'automne nous dit que l'on vieillit, que le temps court.... L'automne nous dit qu'on peut tomber, les feuilles tombent, le vent bouscule, les jours raccourcissent. L'automne nous dit qu'il faut nous reposer. Les volets se ferment tôt.

J'aime cette saison pour le soleil qui veut bien encore nous chauffer un peu. J'aime parce que je me sens moins pressée. J'aime parce que les paysages roussissent et c'est beau. J'aime parce que je suis moins stressée. J'aime car je peux enfin prendre plus le temps. 

J'aime qu'elle m'ait envoyé un message pour me demander si je suis libre pour une rando en forêt jeudi. On se l'était promis depuis plus d'un an. Je l'avais relancée, ce n'était pas possible. Là c'est elle qui m'a relancée. Je vais donc pouvoir faire ma rando préférée car nous serons deux.

J'ai aimé notre dernier week end où nous sommes allés visiter l'Ile d'Oléron. Bon, je n'ai pas aimé l'hotel. Mais j'ai aimé me ballader sur la plage et me laisser surprendre par une cérémonie de mariage qui se passait là bas, j'ai repensé au mariage de ma fille. J'ai aimé manger nos sandwichs sur la plage presque déserte. L'impression que tout nous appartient. J'ai aimé rencontrer des gens avec lesquels la discussion se fait facilement. J'ai moins aimé d'autres gens peu avenants. J'ai aimé qu'on soit loin de notre quotidien.

Je n'ai pas aimé être seule lundi à l'atelier d'écriture. Que se passe t il ? L'une était en vacances, l'autre avait oublié la reprise, et tous les autres y vont l'après midi. Mais moi je ne peux pas pour l'instant. Et l'animatrice me fait part de ses doutes à continuer. Je lui ai fait part de mes doutes à re-écrire. J'ai si peu écrit cet été. Et finalement même seule, l'atelier est intéressant.

Je n'ai pas aimé qu'elle ne me parle pas du tout du mariage alors que je l'avais invitée, qu'elle m'avait remerciée, et qu'elle n'est pas venue sans donner de raison, ni avant, ni après. Je l'ai revue, elle savait combien j'étais stressée. Elle n'en a pas dit un mot.

J'aime la soupe que je fais le soir. Hier soir, c'était la première de la saison. Butternut, oignon. Quelle belle couleur ! quelle belle texture ! Cà va en faire des litres de soupe d'ici l'année prochaine.

J'ai aimé la voir ouvrir un cadeau reçu bien après le mariage, offert par des gens qui sont venus et qui ont donné leur cadeau bien après. Elle a ouvert, et c'était un joli saladier en poterie.

J'ai aimé rêvé d'elle, je la voyais et je disais à ceux autour de moi qu'hélas je ne pourrais pas la toucher, que c'était juste une vision, et finalement c'était faux, dans mon rêve, je pouvais la toucher réellement. D'ailleurs, j'en ai eu toutes les sensations. C'était ma mère.

J'aime vous raconter tout ça.

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17 septembre 2018

Après.....

Après un évènement de taille, c'est toujours un peu compliqué pour moi. J'en suis consciente. Pour l'instant, je fais face. Il y a eu cette longue fatigue que je ressens encore un peu. Le soir, je suis pressée de rejoindre mon lit. C'est comme après des vacances importantes, des voyages, ou les périodes de cure de 3 semaines. Il faut revenir à la réalité. J'ai mis toute mon énergie à préparer cet évènement, en l'occurence le mariage, et soudain plus rien.... comme un abîme devant moi. Tomber ou ne pas tomber ?

Surtout ne pas tomber. Mais ce n'est pas si simple. Il y a aussi les feuilles qui commencent à tomber. Ce qui annonce la froidure. Je vais devoir me réchauffer à autre chose. La chorale reprend ce soir. Je suis sans grand enthousiasme. J'ai reçu la liste des chants. Pas de grande nouveauté. Peut on se lasser ? Semaine prochaine, l'écriture. Pas de sport pour l'instant. Pas de yoga. L'ambiance était trop froide. Et trop peu d'explications. Envie de marcher davantage mais avec qui ? Seule pour les petits trajets, mais je sais bien que je n'oserai pas seule les plus grands. Mercredi dernier, j'ai cherché du monde pour m'accompagner sur un petit parcours de 3 km. Je n'ai trouvé personne et l'ai fait seule. Pas de danger. Ce sentier est dans la ville d'à côté et très emprunté. J'y ai d'ailleurs rencontré trois personnes que je connaissais. Marcher, c'est simple et ça me convient. 

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12 septembre 2018

Un évènement particulier

Les semaines d'avant le jour J, il fallait penser à tout. C'est surtout elle qui pensait à tout, mais parfois j'y participais également, et même plus qu'il ne le fallait. Ils avaient choisi bien à l'avance le traiteur, la photographe, l'orchestre, et le fameux chapiteau. Elle voulait que ça se passe là où elle avait grandi. Je ne pensais pas qu'elle y attachait autant d'importance. Dans ce pré que nous louons, il y avait tout à installer : les chapiteaux, mais aussi l'eau potable, l'électricité, les toilettes. Tout cela pour une journée (enfin deux car le lendemain était encore un peu fête). Je voyais ça grandiose en travail. Les dernières tempêtes avaient fait quelques dégâts, des branches au sol, et des arbres bien amochés. Il fallait faire un très grand ménage. Ils l'ont fait et rapidement. Il fallait commencer, c'est comme tous les chantiers. Une semaine avant, le chapiteau fut monté avec l'aide de nombreux bras. Puis deux autres petits chapiteaux se sont accolés au grand. Ensuite, tout le reste. Dans les derniers jours, installation des tables et chaises qui ont du etre nettoyées. Installation des décorations. Le vendredi, finalisation des tables et décos. Mon idée de vaisselle ancienne était chouette. Elle avait chiné de vieilles assiettes et le résultat était là sous nos yeux. Les bouquets de fleurs d'hortensia se posaient le soir sur les tables, on s'inquiétait un peu de la tête qu'ils feraient le lendemain. Les serviettes blanches étaient louées et ornées d'un petit cordon. Le vase d'hortensia était un simple bocal orné de dentelles. Quelques petits tronçons de bois par ci par là. Quelques napperons de dentelle en papier au centre. Une bouteille ornée de ficelle et remplie d'une petite guirlande ferait le reste. Le vendredi soir, tout semblait prêt. Il fallait finir par la tradition des houx, un chez nous, un chez les parents du marié et un chez les futurs mariés. Et on boit un coup à chaque endroit. On mange aussi au dernier endroit. On ne s'est pas couché trop trop tard.

Le lendemain matin : ça y est c'est le jour J. Quelques décos à poser pour la cérémonie, c'est fait par mes fils. Aussi au lieu du vin d'honneur. Tout semble à sa place. On en parlait depuis presque deux ans. Cette fois, c'est le jour.

Je vais d'abord chez la coiffeuse. Pas convaincue de mon choix, mais je ne peux plus reculer. Plus tard, on déjeune très vite. On s'habille comme il le faut. Lui le costume et le noeud pap, moi la robe, l'étole ou la veste ? la veste ou l'étole ? les deux dans la voiture. On part tous les deux mais je m'arrête chez l'esthéticienne, on est en retard, le stress monte monte monte. Je me fais maquiller, monsieur attend et se relaxe.

Nous arrivons un peu avant l'heure. Bientôt quelques invités arrivent aussi. Le mariage civil a lieu mais pas à la mairie qui est en réparation, dans une autre salle, et bien des invités vont se casser le nez là bas avant de trouver le bon endroit. Quelques retards donc pour certains qui étaient pourtant bien à l'heure mais pas au bon endroit. Les mariés et le petit arrivent dans leur vieille voiture. Là je crois que je commence à perdre pied.

A la fin, nous reprenons nos voitures pour nous rendre au lieu de la fête. Cà commence par une cérémonie laïque que j'ai beaucoup aimée, en plein air, avec pas mal de monde. Avec un duo pour chanter à la guitare. Avec des textes lus par les parents, les amis. Avec leurs échanges de voeux. Ensuite s'en suit le vin d'honneur avec encore plus de monde. Chez nous c'est la tradition d'inviter amis, voisins et collègues. Le duo anime aussi ce temps. Moi là dedans je me sens un peu perdue. Je fais ce que je peux, des "bonjour" à droite à gauche, l'inquiétude de ne pas voir circuler la brioche qui est restée à la cave. Du coup, je rate quelques animations, et je suis un peu verte. Puis je me dis que c'est le jeu. Je salue des gens de la famille qui ne resteront pas au repas.

C'est vite l'heure du cocktail qui remplacera l'entrée à table. Cà se passe dehors, face à l'étang. L'endroit est magnifique. Puis nous rentrons pour la suite du repas. Nous sommes à l'aise comme dans une vraie salle et la décoration est parfaite. Il y aura plat, fromage et dessert et quelques animations (nous la famille, puis les amis) auront lieu. Pas trop. Pas de video. C'était leur souhait. Après tout cela, ce sera l'heure de danser avec un orchestre de qualité. 

Vraiment c'était une belle journée.

Quelle impression ? Que ça a passé beaucoup trop vite avec le sentiment de ne pas avoir fait ce qu'il fallait, ni dit ce qu'il fallait, avec presque l'impression que ce n'était pas moi à ma place. 

 

 

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27 août 2018

Un été particulier (3)

Pas mal la numérotation du titre. Je ne cherche plus. Cela reste et me convient. On verra quand viendra l'automne. Je blague, si je trouvais un autre titre, je le mettrais, mais ça ne vient pas.

Pas eu beaucoup de fêtes cet été. Ca tombait bien. J'aime cela à petites doses. Bon, je vais avoir la grosse dose dans quelques jours.

Il y a eu l'anniversaire d'une copine de longue date. Un anniversaire, sexa compte. En fin d'après midi, nous étions conviés chez elle après son repas familial. Quelques conversations, puis un apéro et des grillades.

Puis samedi, pareil : un sexa. Un ancien salarié avec lequel nous sommes restés amis. Même scénario, mais au restaurant. Le midi, assemblée des proches. Le soir, à la bonne franquette. Grillades et compagnie. Et danse. Nous avons du nous forcer pour ne pas rester tout seuls dans notre coin. Mon mari a fait fort, il a chopé une conversation, et on s'est retrouvé dans un petit groupe. Pour manger également. A la dernière fête que nous avions faits chez ces gens là, on s'était vraiment ennuyé. Nous étions seuls tous les deux et nous étions partis avant le dessert. Je me répète si je dis que les invitants ne font pas assez attention à leurs invités ?  sans doute je me répète, j'ai beaucoup écrit là dessus quand j'abordais la phobie sociale. Je craignais cette soirée, mais finalement nous avons géré et étions contents de nous. Bon un des gars était du genre : moi je, moi je.... on a fait avec.

Des concerts : 2, le minimum cet été.

Des sorties ? très peu.

Des contacts ? très peu.

Du bricolage : oui, pour le mariage.

Et c'est quand ? samedi. On y arrive doucement.

Pourquoi se marient ils ? après plusieurs années de vie commune, ils veulent se marier. Enfin je précise, elle surtout voulait se marier. J'avoue qu'à notre époque, on ne pouvait y échapper. Enfin c'était comme ça dans nos familles. Pour partir, il fallait se marier. En 1979, nos parents étaient encore très vieux jeu. Aujourd'hui, ils vivent ensemble, ont un enfant, et veulent se marier. C'est beau ! mais franchement, moi, si j'étais jeune maintenant, je me demande bien si je passerais par cette case.

Le compte à rebours est donc lancé. Encore beaucoup de choses à gérer avant l'heure. Pourvu que le soleil soit là ! à priori, oui.

 

 

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20 août 2018

Un été particulier (2)

Je n'ai rien écrit depuis presque un mois. Du coup j'ai hésité à reprendre le clavier. J'ai pensé malgré tout que dans quelque temps je serais peut être contente de me relire.

Chaque jour est un nouveau jour. Je ne fais pas de plan cette année. Nous avons vu un seul concert au festival aimé. Serge Lama. C'était un magnifique concert. L'homme paraît fatigué mais sa voix est intacte. Ce fut un temps de vacances. Sinon nous n'avons pas beaucoup pris de moments pour nous.

Pas de journée à la mer, pas de visite au grand Parc.... Gérer le travail, porter des invitations, suivre le fils dans son périple, cela résume mon été. Je n'ai pas non plus chercher à contacter. J'ai vécu pour ma famille presque uniquement.

Le grand fils est revenu. Tout s'est bien passé pour lui. Il a réussi et a terminé en deuxième position. Quand il veut quelque chose, il y arrive, c'est dans la tête que ça se passe. Ce fut une formidable aventure humaine et technologique.

La grande fille se prépare au mariage : du stress.... penser à tout.  Penser vraiment à tout.

Acheter une tenue pour lui car celle prévue finalement n'allait pas.

Faire des choses pour le jour même : de la déco,   des trucs à manger.

C'est vraiment un été particulier.

Hier nous avons fêté le retour du fils. Une belle tablée. Le grand père était là aussi, si fier de son petit fils. Cà se voyait.

Aujourd'hui, j'ai l'impression de n'avancer à rien, d'avoir envie de prendre mon temps, c'est pour ça que je suis devant l'écran, et je me demande ce que vous devenez aussi.

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