sensiblement

13 avril 2018

P A U S E

Une petite pause s'impose .....   à bientôt !!!

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08 avril 2018

chemin

Ils ont prévu leur périple. Partir maintenant pour moins souffrir de la chaleur, pour arriver à une date qui leur convient, parce qu'ils ont des impératifs, parce qu'il y a peut être un peu moins de monde. Ils n'avaient pas prévu autant de pluie, mais voilà, on ne peut pas tout prévoir.

Ils ont prévu leur sac, leur duvet, leurs habits, leur cape de pluie.

En mars, déjà j'avais eu des demandes que j'avais refusées car, à chaque fois, je n'étais pas disponible.

Cette semaine, j'ai accepté deux hébergements, mercredi soir, et jeudi soir.

Et jeudi, dans l'après midi, j'assistais à ma deuxième réunion des accueillants du département. Très intéressant de se retrouver avec les autres. Tour de table. Présentation. Dire ce que l'on souhaite dire. J'en ai profité pour dire que je disais souvent non. Par manque d'énergie. Et mes propos ont été très bien accueillis. Pas de contrat. Pas d'obligation. Faire ce que l'on peut. J'ai été entendue et les autres participants ont apprécié. Peut être n'osaient ils pas en parler ? Dire non, c'est aussitôt se sentir coupable. Mais, pour accueillir, il est nécessaire d'être en phase avec soi même. La réunion s'est terminée avec le verre de l'amitié. J'ai rencontré des personnes accueillantes aux étapes d'avant et d'après chez moi. J'ai vu dans leurs yeux qu'on était en accord.

Le premier homme était touchant. Au fil de la conversation, nous avions de nombreux points communs. Il tentait de cacher son mal être. Puis, à la suite d'une question, il s'est révélé hypersensible. Traumatisé dans l'enfance, il galère aujourd'hui pour les relations sociales. C'est donc un véritable défi pour lui d'arriver chaque soir chez quelqu'un qu'il ne connaît pas. Là où il habite il n'arrive même pas à inviter ses voisins chez lui. J'espère qu'il va bien cheminer et trouver la paix.

Le deuxième était plus sur de lui, les échanges étaient tout aussi intéressants.

J'aimerais que d'autres personnes acceptent d'accueillir mais pour l'instant, ma quête est sans réponse.

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03 avril 2018

choisir

Voilà, les fêtes de Paques sont passées. Dans ma jeunesse, on ne faisait rien de particulier à Paques, on allait à la messe et peut être aux vêpres, il n'y avait pas de rassemblement de famille. Il y avait les petits oeufs de Paques à la liqueur. C'était tout. Ah si j'oubliais, on changeait d'habits.

Maintenant j'ai l'impression de porter plus ou moins les mêmes vêtements toute l'année. Les jeans et les polaires sont toujours de sortie. Cette année, le manteau n'est toujours pas rangé.

J'ai appelé ce post "choisir" parce que j'ai pris conscience encore une fois comme ce n'est pas simple pour moi de décider quelque chose. Il y avait deux possibilités pour ce dimanche : soit nous allions chez ma fille, qui était peu disponible, soit nous rejoignons la famille de mon mari qui était arrivée. J'ai hésité : ma fille m'a dit tu fais ce qui te plait le plus. Et bien je ne savais pas. J'avais peur de m'imposer chez elle et de la déranger, vu qu'ils ont beaucoup de travail, et j'avais peur aussi de m'imposer à la belle famille.

Finalement, c'est ma belle soeur qui le vendredi m'a envoyé un sms pour proposer qu'on déjeune tous ensemble, enfin ceux qui étaient disponibles. Là c'est mon mari qui a pris le relais et appelé sa soeur.  Comme on était assez nombreux, ça s'est passé chez nous. Nous avons partagé la confection du repas en 3. Nous avons fait le plat principal, les autres ont apporté entrée et dessert. Nous avons fait la connaissance de l'ami de notre nièce, tandis que notre fils aîné a présenté également son amie. C'était assez sympathique. Après le repas, nous sommes allés marcher.

Je me rends compte à quel point prendre des décisions devient compliqué. Je perds pied quand il y a diverses hypothèses et j'ai peur de déplaire aux uns ou aux autres.

Quand on n'a pas confiance en soi, rien n'est simple.

Hier, c'était plus simple, nous étions invités chez une amie. Là, j'ai lâché prise.

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30 mars 2018

mon monde

J'écris de moins en moins. Le dernier atelier, de plus, a été annulé pour cause de mauvais temps. Donc j'écris de moins en moins là bas et ici. Pourquoi ici ? Parce que moins de conflits. Les conflits m'ont beaucoup fait écrire, il fallait que ça sorte. Et ça fusait sur le clavier. C'est plutôt une bonne chose que de se libérer de cela.

Ecrire pour dire de jolies choses, à la manière de Bonheur du Jour, c'est tout un art. Tellement plus tournée de nature vers le négatif plus que vers le positif.

Aujourd'hui, par exemple, j'aimerais bien vous dire qu'il fait beau, que la nature est superbe. Helas, il tombe encore des cordes, régulièrement. Quoiqu'à l'instant le soleil me fait de l'oeil par la fenêtre. Mais ce n'est que de courte durée. La météo devient le sujet principal des conversations.Les terrains sont gorgés d'eau, impossible d'y mettre la moindre roue de tracteur. Et ça devient inquiétant.

Et à part ça ?

A part ça, il y a eu de beaux dimanches : l'un pour recevoir mes amies d'enfance. Elles m'ont bien gâtée avec de nombreux cadeaux, j'étais émue. L'autre pour marcher dès le matin avec une autre amie, et son ami, et finir par une bonne assiette avec plein, plein de monde. Ce n'est pas mon habitude. Nous n'avons fait que 7 km, mais j'étais fière.

A part ça, petit fils a commencé l'école depuis les vacances de mars. Cà se passe super bien. Je suis allée le chercher à l'école une fois le midi, et je dois refaire cela la semaine prochaine. Il aime apprendre, les dessins, les histoires, les crayons, les livres, les chansons, tous les jeux, les cartes. C'est un régal. Nous l'avons eu également un samedi où le temps était correct pour aller au jardin, c'était bien. L'autre jour, je lui ai donné une assiette jaune au déjeuner et je lui ai inventé l'histoire du soleil qui est tombé dans l'assiette, à cause de la couleur, depuis il l'appelle l'assiette soleil.

A part ça, je suis allée au cinéma cette semaine voir la conférence France Inter avec Christophe André sur la gestion des émotions avec deux amies collègues de l'association. Je suis également allée à la dernière réunion de cette association qui s'est très bien passée. J'ai un faible pour tout ce qui concerne les émotions. Je suis dedans, et il n'y a pas que moi vu le nombre de personnes présentes dans la salle mardi soir.

Les émotions sont la vie, et surtout continuons d'en avoir.

 

 

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13 mars 2018

Quelques nouvelles.

La semaine dernière, j'ai zappé la chorale : j'ai l'impression d'avoir de temps à autre besoin d'une respiration. Ce jour là nous nous affairions à finir le déménagement, pour me libérer la tête, pour ne pas devoir regarder ma montre sans arrêt, j'ai préféré annuler et aussitôt, plus du tout de pression. Je ne sais comment font ceux qui font rendez vous sur rendez vous. Je ne peux pas fonctionner comme ça. Il me faut du temps devant moi.

Il y a eu la réunion d'association trimestrielle. Autant dire que ce n'est pas très motivant. Des personnes du bureau qui ne viennent quasiment plus à ces réunions de préparation  ni aux autres. Moi même j'ai laissé tomber les deux dernières. Un discours plein d'humanité et puis après, juste quelques miettes. Quelque chose ne tourne pas rond.

Un week end agréable. Samedi soir télé. Dimanche, repas avec petit cabaret dans la commune d'à côté. Nous y allons tous les ans, grâce à une amie qui a des billets. Tout le monde est réjoui de leurs sketches et leurs chansons. Un moment joyeux. Et en arrivant chez nous, mon homme qui me propose d'aller marcher un peu, il est 18 h nous avons été 5 heures à table. J'aime quand c'est lui qui propose. Il fait bientôt brun, et nous marchons sur le long chemin tout droit, lui en profite pour traverser le champ à côté pour quelques observations. Puis nous longeons l'étang. Personne. Après cet après midi tout en tintamarre, le silence fait du bien.

Petit à petit, le mieux être revient. Hier soir, j'ai repris la chorale. Chanter pendant presque 2 heures, c'est bon pour la santé. En parlant de santé, j'ai aussi consulté mon médecin pour mon traitement habituel. Une tension un peu haute malgré le traitement. Elle m'a dit de surveiller de près. J'ai hérité de mes familles. Plus de marche, moins de kilos seraient surement une bonne chose.

Se motiver. 

 

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03 mars 2018

gris gris gris

Oh la la ce soleil qui fait seulement coucou et qui s'en va .... la pluie .... je ne sais pas si c'est ça.

Je me sens triste. Je ne sais même pas pourquoi. Je m'endors. Je voudrais dormir, beaucoup dormir. Je dors beaucoup déjà.

Peut être que cette semaine a trop remué le passé ? il fallait bien de toute façon le faire un jour ce déménagement et nous avons la chance d'avoir trouvé un acquéreur. Voulais je vraiment vendre cette maison ? je sais que si elle avait été placée ailleurs je l'aurais gardée. Mais placée où elle est, au bord d'une route qui est si passagère, aucun plaisir à y passer du temps. Nous aurions pu continuer à la louer mais nous sommes deux, il faut être d'accord, et puis ce sont pas mal de contraintes de gérer des locations.

Hier midi, mes enfants étaient là au déjeuner, c'était cool. Hier soir, rien de spécial. J'ai regardé les césars. D'habitude je ne regarde pas. J'ai apprécié. Je me suis rendue compte que j'étais loin d'être cinéphile, il y a des films dont j'ignorais l'existence, d'autres dont j'avais entendu parler et "le sens de la fête" que j'avais vu mais qui est reparti bredouille. J'ai regretté aussitôt ne pas avoir vu les autres films. Pour aller au ciné, il nous faut faire minimum 15 km. Cà compte. Et puis mon mari ne s'intéresse pas au cinéma. Peut être qu'autrement, on serait plus motivé. Il est d'accord pour venir quand je le suggère, c'est tout.

Aujourd'hui je suis sans aucune motivation. Là je suis dans le bureau, j'ai fait quelques trucs : virements, classement... mais je vois comme une montagne devant moi et je n'ai pas envie.

Aucune motivation : du gris dans ma tête. Il faut que le soleil revienne, que je sorte, que je coupe, que je taille, que je marche.

J'imagine que le téléphone pourrait sonner, là, pour me sortir de ce gris. Rien.

Demain nous sortirons un peu, ça passera peut être.

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01 mars 2018

froidure

Dimanche dernier, nous avons d'abord soigné les animaux de nos enfants absents. Puis nous sommes allés voir ma maison d'enfance pour prévoir son déménagement. L'après midi, il faisait froid et soleil, aussi nous avons décidé d'aller voir mon beau père à pied. On dit à pied ou à pieds ? j'en ai bien deux pourtant. Environ 5 km avec le plus de raccourci. Du chemin, des bosquets, du pré, un peu de route, puis de la forêt, puis du champ, puis du chemin et de la route.... 40 ans bientôt que je suis ici et je ne l'avais jamais fait ce parcours. C'était bien et innovant. Là bas, nous avons discuté une bonne heure et puis retour par chemin et forêt, et chemin. Une autre version. Dans la forêt, par deux fois, nous avons vu des chevreuils. C'est un moment de pur bonheur de les voir de loin. Surtout ne plus bouger.... ne plus respirer. Chut ! juste les regarder. Et soudain, ils se sauvent. Le soleil se couchait devant nous rouge dans le ciel sombre. Là, on est est heureux d'être en vie.

Il fait très froid, mais ce n'est quand même pas la première fois. Je me demande ce qu'ils ont à nous bassiner avec cette météo. On en a vu d'autres. Je vois que beaucoup de gens se mobilisent pour les sans abris, les sdf. J'en suis réjouie. De mon côté, je suis perdue dans la nature. Ils ne sont pas là. Je serais en ville, je pense que je me bougerais pour cette cause.

Hier, nous avons déménagé la maison. Ma soeur, mon beau frère, mes enfants. C'est une petite maison, nous l'avons louée en meublé durant une dizaine d'années. On n'avait pas l'impression qu'il y avait tant de choses à l'intérieur. Il fallait des bras, et des véhicules pour vider tout ça. Quelques tours à la déchetterie, déjà. Sinon nous ramenons beaucoup chez nous, nous avons de la place. Avec la maison, nous vendons des étables et des toits à cochons. Impensable de vendre les uns sans les autres. Je me demande ce que ça deviendra. Le couple de jeunes achète pour réparer la maison et en faire une location. Je ne sais pas ce qu'ils envisagent pour le reste des bâtiments.

J'ai vraiment du plaisir à revoir plein d'objets. Quelques jeux à moi. Beaucoup de vieilleries qu'on avait déjà triées. Ma soeur ne prend pratiquement rien. Elle nous a préparé un repas le midi, j'ai apporté quelques trucs. C'est bien agréable de se retrouver autour d'une table, un peu comme autrefois, c'est si rare aujourd'hui. J'ai un énorme besoin de famille.

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26 février 2018

écrit le 8 octobre 2014

la maison d'enfance

Il me suffit de fermer les yeux et je revois tout. A droite, c'est chez nous, à gauche, chez ma tante et mes cousins. Avant c'était une seule maison, construite par mes arrière grand-parents, dans les années 1870. Au moment de l'héritage , la maison se divise, pour contenter tout le monde, je suppose.

Notre maison, c'est la porte bleue avec des petits rideaux. Une seule porte et à l'étage une seule petite fenêtre pour la chambre. A droite, dès en rentrant, il y a la machine à coudre,  deux se succéderont, la première mécanique puis une grosse machine électrique très embarrassante. Au mur, un thermomètre, un baromètre, une poche pour les brosses et les peignes.

Puis dans le coin, l'horloge. Aussitot, un espèce de placard qui contenait ce qu'on appelait le potager dans le temps, ma mère y logeait quelques trucs.

Puis la cuisinière, d'abord à charbon/bois puis à fuel, j'aimais bien, il y avait souvent des trucs à mijoter dessus, ainsi la maison sentait la pomme ou le café, ou d'autre chose. Puis la cheminée, grande à pierres de granit. Devant il y avait une grande plaque noire qui pouvait servir de tableau noir, ainsi j'ai passé du temps à gribouiller dessus, bien au chaud.

Puis une vieille machine à laver qui fonctionnait quand j'étais petite, il fallait y ajouter l'eau, puis la vidanger, il y avait des rouleaux à tourner avec une manivelle pour l'essorage. Puis elle n'a plus fonctionné, était elle cassée, ou bien était ce trop compliqué, je ne sais plus. Ensuite, c'était le vieux buffet pour la vaisselle, la nourriture, les paperasses, il servait un peu à tout, un jour, avec mon premier salaire, on l'a changé pour un en faux bois. J'aimais bien le vieux buffet avec son tiroir pour moi et mes crayons, mes peintures, mes papiers, mes bricoles, il y en avait des choses.

Ensuite, un fauteuil en paille, le seul de la maison, gagné par mes parents à une loterie, on ne pouvait guère s'asseoir dedans, il était toujours plein de choses non rangées. On pouvait le rallonger.

Puis la vieille armoire, pleine de linge, de papiers, mais aussi de trucs à manger, genre petits gateaux, de boites à coutures, à tricots.

Puis le lit du vieil oncle, qui fut changé à son décès pour un autre lit plus récent. Ma soeur y a couché, et puis moi après.

Il y avait le dessous d'escalier avec deux placards, bleus, on y logeait les casseroles, et les poeles, et surement d'autres choses. Derrière la seconde porte, ce n'était que des vieilleries. Juste après, la télé sur une table roulante, arrivée vers mes 9 ans, une en noir et blanc bien sur. Au dessus, un vieux poste de radio sur une petite étagère. Puis dans le coin, les balais, et la porte de l'escalier qui grimpe à la chambre, celle qu'il faut ouvrir quand la cheminée fonctionne et enfume la pièce.

Dans le coin, un semblant d'évier en pierre qui ne sert qu'à poser les seaux. Nous n'avons pas l'eau au robinet au départ. Puis un jour, grâce à ma tante qui fait installer le service d'eau, mon père se décide aussi. Ainsi nous aurons seulement l'eau froide à cet endroit. Puis une petite table qui sert de desserte, elle vient d'un héritage d'une tante de ma mère, le gaz à deux feux, sans four, au début, puis un jour, une gazinière avec un four mais j'étais déjà grande. Puis un miroir au mur, c'est là où on peut se laver et se coiffer le matin. Puis un vieux compteur d'électricité. Par terre une bassine, petite, pour se laver les mains.

Au milieu une table recouverte d'une toile cirée que l'on ôtait le dimanche, et quelques chaises autour, et un vieux tabouret.

En haut, le passage dans le grenier, dans son jus, il y fait froid, le pot de chambre,  puis la chambre : un grand lit pour mes parents, un autre pour nous deux, et même un petit lit de bébé qui nous avait servi et qui après n'était qu'un dépotoir. Une table ronde, où j'ai fait mes devoirs un temps. Une armoire pour nos habits, le linge et les papiers. A la fenêtre, une veille guenille en guise de rideau. Un buffet en deux corps, gagné aussi à une loterie, contenait de la vaisselle, des bijoux, des images, du linge, des bondieuseries, l'accordéon et tant de choses encore.

C'était ma maison. Elle fut modifiée pour mon père, une fois rentré de l'hopital, elle manquait de confort, alors en quelques mois, une chambre fut créée dans le garage, au rez de chaussée, et une salle d'eau - wc. Les meubles ont un peu changé de place. Cette maison est louée maintenant.

 

Je suis heureuse d'avoir écrit ce texte un jour où vraiment c'était nécessaire pour moi. Je pourrai au moins le relire et la faire revivre. Bientôt la maison sera vendue. Le compromis est signé. Rien que de l'écrire, les larmes viennent.

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24 février 2018

sur un fil

La lumière a bien du mal à passer, de justesse, s'en va et puis revient. Pourtant elle est dans le ciel et ça me réjouit. Hier j'ai fait une marche avec une amie, j'ai dû la saouler de mes états d'âme, de ce que j'en ai dit, mais j'en avais besoin. 1 h 30 de marche dans la campagne froide et ensoleillée. Il va falloir que je songe à faire cela régulièrement quitte à le faire toute seule. Cette amie, c'est moi qui l'avait relancée et ça tombait bien elle avait une semaine de vacances. J'avais pensé aller à la réunion de l'association le soir, quand tout à coup, j'ai pensé que non, je n'irai pas. Je m'en suis tenue à mon intuition. Sans doute, ce n'était pas le moment.

Je me sens sur un fil, toujours prête à tomber. J'ai entendu François Cheng jeudi à la grande Librairie, quelqu'un a dit de lui qu'il était un écorché vif. Il a acquiessé, précisant qu'il n'avait pas de cuirasse. Je ne vais pas me comparer à cet immense poète, et pourtant je me sens moi aussi une écorchée vive. C'est bien là le noeud du problème. Pas de cuirasse. J'avais entendu aussi Isabelle Carré récemment et j'avais aussi eu cette sensation. Les artistes sont ils tous écorchés vifs ? ce qui ne veut pas dire que tous les écorchés vifs soient des artistes.

Je me sens sur ce fil, fragile petite chose. J'accepte pour l'instant malgré la colère intérieure d'être cette petite chose.

Tout à l'heure, j'ai travaillé dehors à nettoyer le poulailler, je me suis sentie vivante, c'est déjà ça.

Il y a les massifs à nettoyer. Je vais m'y appliquer. Les plantes et les poules sont gentilles avec moi.

 

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22 février 2018

quand revient la lumière ....

Après les noirceurs, s'infiltre un peu de lumière.... à la manière du soleil qui s'invite dans le ciel depuis peu. Sans doute, sa présence n'est pas négligeable afin de retrouver plus de légèreté dans ma tête. Dépression saisonnière, pourquoi pas ?   Pas une vraie dépression. Non.  Sinon je serais au fond de mon lit. Un beau ciel bleu et des rayons influencent notre moral à tous, c'est bien connu. Jamais entendu ce nom là dans mon enfance. Ni dépression, ni dépression saisonnière....

Samedi dernier, nous avions une soirée chez des amis, je m'étais promis de ne pas tout analyser, de me laisser vivre. Ce fut le cas et je n'ai pas été déçue. Nous avons joué, mangé et discuté. Je trouvais ma place. Dimanche, nous avons reçu en fin d'après midi nos fils avec leurs conjointes. L'aîné a une amie depuis peu. J'en suis ravie.

Lundi il n'y a pas eu de chorale, le chef était malade, j'étais déçue car pour une fois, je me réjouissais à l'idée d'y aller. Quand je dis pour une fois, c'est que la motivation était largement plus grande que d'habitude. Mercredi, après trois semaines sans, j'ai repris le yoga, pas plus stimulée que ça. Ma foi, j'en suis ressortie heureuse. Il va y avoir un break de deux semaines pour cause de vacances. Mince. Je suis allée faire les courses après le yoga, pour une fois je me suis sentie bien, pas de vertige, ça m'arrivait tellement souvent. Quelqu'un s'est occupé de ce souci, en médecine parallèle. Pour l'instant, je suis contente.

Que dire de plus. Que je continue sans cesse à parler de moi, moi, moi. Oui ce blog est fait pour ça. Moi et les autres, moi avec les autres, moi sans les autres. Ce n'est pas extraordinaire. C'est malgré tout une lutte de tous les instants.

Rien n'interdit de parler de vous.

 

 

 

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