sensiblement

18 octobre 2017

A cause de lui, à cause des autres ....

Il travaille trop, il le sait, il n'en finit pas de ne plus travailler. Il est retraité, mais juste sur les papiers. Il est maintenant bénévole et fait tout comme avant, en attendant que les choses se mettent en place. Il me promet la lune. Je n'espère pas la lune, je voudrais qu'il ralentisse. J'ai toujours pesté pour ça. On s'était dit qu'on prendrait 3 Jours pour aller marcher, après les gros travaux. Il n'en parlait plus, et moi bêtement j'attendais. Et à force d'attendre, la température monte. Je suis allée marcher avec une amie l'autre jour qui est à la retraite depuis peu, et son homme aussi, même métier que le mien. Lui a sérieusement ralentit et est presque passé à autre chose. Cà m'a mise en boule.

Et les autres, ceux que je cotoie à la chorale, à l'écriture, qui ne parlent que de leurs sorties, de leurs voyages, de leurs escapades, de leurs week end à venir. On se demande si un jour ils ont travaillé ceux là. Pourtant si. Mais jamais de question sur le travail, toujours on parle loisir. Cà m'a mise en boule.

Vous voyez, on le dit... on s'exprime fort,  ça ne change pas grand chose,   ensuite on se met en boule,  et on attend que ça passe.

Ouf j'ai fait ma séance de yoga, aucune conversation, juste des postures, des chants, ça me va.

Et j'ai reçu une carte postale d'une pèlerine qui est arrivée au bout de son périple. Partie de la région de Cherbourg, et arrivée à Santiago, seule. Cà, c'est du baume au coeur. Bravo Madame.

 

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16 octobre 2017

Parfois....

Je n'écris plus guère. Sans doute, il fut une époque où il me fallait livrer tant d'angoisses, tant de conflits. Il y en a moins aujourd'hui. J'ai beaucoup raconté aussi ma mère. Elle n'est plus là depuis deux ans. Plus rien à dire de cette vie à la maison de retraite. Il y avait toujours à écrire sur le sujet, même si j'ai sans doute souvent eu tort dans ma façon d'interpréter. Avec le recul, je me rends compte que nous avons du être trop exigeants, que les soignants font ce qu'ils peuvent avec les moyens qu'ils ont.

Je suis de nature très exigeante. Enfant je ne l'ai pas été. Mon père était tyranique, c'était lui l'exigeant, même si cela était sans doute dû à la maladie. Trop exigante sans doute, cela n'est pas facile à vivre en société.

Et là d'un coup, je pourrais vous parler de ce vide intérieur que je ressens parfois. Comme en ce moment. Je sais que ça passera. Je sais que je l'ai senti déjà bien des fois. Je sais que je n'ai aucune raison de le sentir, là, en ce moment. Aucun évènement extérieur ne me met dans cet état là. C'est juste moi. Cela passera. C'est l'automne peut être. C'est le changement de saison. J'ai comme froid au coeur. J'attends je ne sais quoi. Je peux vite redevenir joyeuse s'il le faut parce que je ne vais pas faire savoir au monde entier que je me sens vide.

Mon week end a été occupé. Un ciné samedi : le sens de la fête avec Bacri, justement quelqu'un qui représente bien l'agacement, la mélancolie, la dérision, l'ironie, l'humour..... j'adore. Hier, un petit repas au restaurant avec un couple, une promesse faite. Une balade aussitôt dans un coin de verdure. C'était bien.

Et pourtant ce vide.... Cette mélancolie. Oh non pas de vilain comprimé, oh non.... Juste le temps qu'il faut.

 

 

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03 octobre 2017

O C T O B R E

Je vous propose d'écrire OCTOBRE en grande liberté (aucune consigne particulière) on doit juste sentir qu'on est entré dans ce mois.

O

C

T

O

B

R

E

 

Je vous attends. 

voilà la récolte   14 10 2017  :

Ouvrir l’œil tout grand

C ompter les premières feuilles qui jaunissent

T rouver encore quelques champignons sous la mousse

O btenir de douces journées

B oire la rosée fraiche du matin

R ire aux derniers éclats du soleil

E spérer une saison somptueuse de pourpre

Alain x

O merveille des couleurs de flammes
C alices dorés des forêts
T ant de lumière dans nos yeux pâles
O les ciels pleurant les orages
B eauté cruelle des rivières
R ives jonchées de feuilles mortes
E mbrasse-moi, l'hiver m'effraie

Celestine

O serez vous me suivre jusque dans les sous bois
C ueillir les champignons, ramasser quelques noix
T outes les feuilles cuivrées s'ébrouent après la pluie
O serez vous toucher cette mélancolie
B ras chargés de silence et de méditation
R entrer dans sa chaumière un peu avant la nuit
E tonné d'être mieux qu'avant cette sortie

Moi même

O ù sont donc passées mes cartouches ?
C omment ça, les impôts locaux...

T ââaaaaatatata arrête donc, mais arrête.... allez ça suffit... mais arrête !
O n baise avant où après le ciné ?
B on c'est comme tu veux...
R emets donc ta robe.
E h, mais bien sûr que non... non j'te dis, no problême Chérie.

Bleck

O h quelle douceur aujourd'hui
C aresse du soleil sur les branches
T iens je vais aller marcher ce midi !
O ctobre est si versatile
B ien heureux qui sait profiter des
R ayons de soleil automnal
E t des couleurs qui l'accompagnent

Suzame

O ù les jours raccourcissent
C haleur qui s'absente
T emps qui varie
O ublier les langueurs de l'été
B atifoler dans les bois
R amasser châtaignes et champignons
E t cheminer vers l'hiver

Manou

Ô tonne octobre
C hante l'automne
T inte le vent dans les sous bois
O mbre légère
B ruissement subtil
R avissement des pupilles
É merveillement du soleil levant

Mathilde

O h qui va la ?
C est par un jour banal
T iré par une note joyeuse
O ctobre arrive
B ruissant dans les feuilles
R amassees avec plaisir
E t danse avec elles jusqu'au bout de l'automne

Agnès

en voilà encore    15 10 2017

O palescent le ciel bleu et rose du matin

C ouvert le ciel de midi plein de pluie

T ombe la nuit, ciel noir encore plus tôt

O ctobre est là décidément!

B rouillardeux le ciel à minuit

R ouge les arbres du parc

E t les écureuils sautillent dans les feuilles mortes

Mahie

 

 Merci à tous les participants ....

 

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30 septembre 2017

La semaine dernière

Une semaine qui commença avec les comptables. Les comptes de l'exercice passé. L'avenir. La retraite pour moi quand ? Plein de chiffres et de questions. Et un ratage de chorale à cause de ça. Plus un ratage de yoga à cause d'un gros rhume qui me met la tête à l'envers.

Et oh ! faut arrêter avec les ratages. L'hiver n'est pas passé. Il n'empêche que j'y suis allée mollo, et j'ai abusé de propolis, tisane au thym citron (j'ai un sacré stock dans le séchoir, vous verriez !), et un truc pour le nez (plantes). Cà va mieux !

Et hier soir, réunion de rentrée à l'association des anxieux. Dans la semaine, quelques sms échangés pour mettre au point cette soirée toujours un peu stressante. Suite à un article dans la presse locale, nous savons que le public sera différent, avec surement de nouvelles personnes osant venir voir de quoi ça parle. La soirée s'est bien passée, 17 personnes, de beaux échanges, un beau témoignage de l'une d'entre nous, les qualités de mon animatrice préférée, le respect du temps de parole, car ça peut vite déborder... Bref, l'asso a encore de beaux jours devant elle, un grand rôle à jouer si l'on veut s'en donner la peine.

Un samedi festif avec bowling et restaurant. J'adore le bowling. L'an dernier, je n'avais pas participé ménageant mon épaule juste remise. Cette année, j'ai joué, je n'ai pas forcé et me suis très bien débrouillée. Nous avons terminé par un bon petit restau entre amis. Cà, ça réchauffe les coeurs. Puis hier, logiquement, rien n'était prévu quand j'ai eu l'idée d'appeler un couple amis pour le café du goûter, suivie d'une petite visite de l'exploitation car le monsieur n'était jamais venu chez nous. J'ai aimé cet instantané auquel ils ont répondu oui de suite. Pas toujours besoin de prévoir si longtemps à l'avance.

Bientôt je sens que nous allons allumer la cheminée et rêvasser près d'elle.

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22 septembre 2017

yoga

J'avais pris un cours de yoga il y a longtemps, un cours d'essai, nous étions plusieurs. Nous voulions comparer avec la sophrologie. Et puis, nous avions opté pour la sophrologie.

Pendant 10 ans, j'ai fait de la gym chaque semaine, du temps où j'étais trésorière de l'association. Puis mes épaules ont eu des soucis, j'ai arrêté. Elles vont mieux, merci, mais restent fragiles. Vite les petites douleurs arrivent.

Alors cette année, j'ai eu envie de tenter le yoga. Une fille de la chorale m'a orientée sur un cours de la ville d'à côté avec quelqu'un de très bien. Je me suis renseignée à droite et à gauche. Pas de cours dans ma commune. Aux alentours oui. Je fais confiance à la choriste et je contacte la prof qui me propose un cours d'essai.

C'était mercredi. Pour une fois, je n'étais pas en retard, j'avais peur de ne pas trouver l'endroit, la salle, la porte. Je suis arrivée et d'autres participantes sont arrivées aussitôt au bas de l'endroit, la porte était fermée. Vite un brin de conversation s'est engagé, cela m'a plu. Ce n'est pas toujours comme ça. Elle est arrivée, grande, fine, habillée très clair. J'ai suivi, et vite aperçu derrière moi quelqu'un que je connaissais. Je n'avais pas prévu ça. Là haut, nous avons attendu que la salle se libère et j'ai pu discuter avec la personne connue. Pas tant que ça. Nous sommes de la même commune. Elle achète des produits chez nous. Je l'apprécie.

J'avais apporté mon tapis (ah oui j'ai oublié qu'avec quelqu'un d'autre j'avais fait de l'initiation yoga et j'avais acheté un tapis), ma couverture, mon petit coussin, comme elle avait dit. La prochaine fois, je ne prendrais pas ce pantalon, trop large à mon gout. J'embarque donc avec les autres et la prof. La musique est très belle et relaxante. Les postures sont plus ou moins faciles, et il faut tenir sur la longueur. Les chants, je suis surprise, je ne connais pas du tout. La respiration, elle en propose plusieurs. Cela dure une heure et demie.

C'est du yoga kundalini.

Aucune conversation pendant le cours. Le calme est bien là. Elle enseigne. Elle demande si on a des questions. Personne n'en a.

Il y a des pauses de quelques minutes après plusieurs postures. Il y a une plus longue pause à la fin, sous la couverture.

Il n'y a pas de cancan comme dans les cours de gym. Les regards sont plutôt bienveillants.

Pour une première, je suis satisfaite. Je pense m'inscrire. Seul bémol, c'est cher.

A la fin, je vais trouver la prof, lui demande si je peux réfléchir encore un peu.

Je n'ai pas trouvé le cours long malgré son heure et demie.

J'ai l'espoir que cela favorise la santé physique et psychologique.

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19 septembre 2017

Cà pique

J'ai fait une drole de rencontre récemment. Un soir, quand il faisait déjà brun. Nous étions dans un pré pour soigner un cheval et au moment de partir, j'ai aperçu un groupe d'individus que je n'aime pas beaucoup : des frelons. Au moment de quitter le pré, je me suis inquiétée et j'ai hésité, et à ce moment là, alors que mon homme avait vu mais rapidement avait rejoint la voiture, deux d'entre eux sont venus me piquer l'un au front, l'autre à l'épaule, sans que je ne demande rien.

Panique à bord, je me suis vue fouttue, j'ai pensé que tout le nid allait se jeter sur moi. Heureusement, je n'ai eu que deux piqures mais pas de la petite.

J'ai reculé dans le pré et longé pour récupérer le véhicule plus loin car à l'endroit du nid c'était beaucoup trop dangereux. En fait, ils m'ont interdit de passer et me l'ont fait vraiment savoir.

Arrivés à la maison, je me suis jetée sur les glaçons. Mon mari sur le téléphone. Paniqué, il a appelé la gendarmerie qui a donné le bon numero. Aux soins, on nous a passé un médecin de garde qui n'a pas paru inquiet, qui m'a juste recommandé du doliprane et une petite crème. J'avais un mal de tête énorme. Après le glaçon, j'ai testé le sèche cheveux sur la piqure (vu sur internet pour atténuer la douleur). J'ai pensé que je ne pourrais pas dormir et finalement j'ai dormi, très fatiguée. Le lendemain et les jours suivants j'ai été défigurée avec un oedeme qui est passé du front jusqu'au bas du visage, en passant par l'oeil totalement perdu là dedans.

J'ai reçu à ce moment là un soir un pèlerin qui s'avèrait être un médecin. Il m'a donné 4 comprimés de cortisone qu'il avait dans son sac, et m'a dit que j'aurais du aller aux urgences. Les piqures de cette intensité, ça ne rigole pas. Ce pèlerin était vraiment un être extraordinaire.

Ce fut quelques jours complètement fous pour moi. Mon anxiété étant au maximum. J'en voulais au monde entier. Je m'en voulais aussi de paniquer autant.

Je suis allée à un vin d'honneur cachée derrière mes lunettes de soleil, après avoir beaucoup hésité.

 

 

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13 septembre 2017

la rentrée

Oh qu'elle est grise la rentrée ! j'en veux encore du soleil ! J'ai remis les chaussettes, les chaussons, et le soir je me pelotonne sur mon canapé devant la télé. Mais qu'est ce que c'est que ça ?

Je pensais : la belle arrière saison. Celle où je vais enfin prendre le temps.... J'en ai profité un jour avec mon amie A., un jour au bord de la mer à déjeuner dans un bon petit restau tout simple et très bon, à se balader le long de la mer sur les sentiers, à s'asseoir sur un banc à admirer l'océan, à refaire le monde, à se dire une nouvelle fois que nous nous sentions "décalées". Ouf, je me sentais moins seule tout à coup.

Depuis, c'est tout gris. Il a fallu rentrer les récoltes dans des conditions plus que moyennes. Ce fut gris aussi dans ma tête, sans trop savoir pourquoi. Peut être la fatigue, et le blues de changement de saison.

La reprise des activités finalement me stresse, après tout ce temps, je dois me remettre en mode "sociable" et pour moi ce n'est pas une mince affaire. Peu de monde dans mon groupe au démarrage de la chorale lundi. Où étaient elles donc ? A part deux nouvelles, il y avait moi même. Tandis que l'autre groupe était au complet.

Je pense à tout ce qui n'est pas fait : le grand rangement (rien de fait), les sorties prévues dans l'été (ratées).... pfff....

Le sport : tandis que les impromptus nous proposent un thème cette semaine "sportez vous bien", je me demande bien où aller frapper. Si ça se trouve, je vais frapper nulle part. Je ne veux plus de cette gym intensive que je faisais avant que mes épaules me lâchent. Je voudrais du plus doux, pour l'âme et pour le corps, peut être du yoga..... mais même le yoga, il y a plein de propositions que je ne connais pas et j'ai peur d'embarquer n'importe où.

La rentrée, je n'aimais pas trop ce moment quand les enfants étaient petits, il fallait faire ces fameuses courses avec les longues listes d'objets introuvables parfois. Pourtant aujourd'hui je suis sure que c'était le bon temps, que je n'ai pas su le comprendre à ce moment, car à l'époque je n'avais jamais entendu parler de "vivre le moment présent", je croyais que plus tard ce serait mieux. Me voilà plus tard et c'est loin d'être mieux.

J'espère qu'à l'école ils apprennent aujourd'hui aux enfants à vivre le moment présent sereinement.

 

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06 septembre 2017

Et encore un pour les Impromptus

Les repères maritimes

Un samedi. Rien à l'horizon. Puis soudain, la mer à l'horizon, à une heure. Prendre la poudre d'escampette, ne le dire à personne. S'enfuir vers les vagues.

La dernière fois qu'on y est allé avec des copains, on pensait bien la faire la randonnée. Mais les copains aiment trop boire et manger, y passent tout leur temps, restait juste assez pour quelques jeux de pétanque. On est rentré frustré. La randonnée sera partie remise.

Il faisait beau samedi. Un soleil doux. Entrer dans la forêt où vivent les arbres magiques. Apercevoir de temps à autre l'océan par de petites lucarnes. Etre à deux parmi d'autres marcheurs à deux, ou seuls, ou troupes. Mais ce n'est pas la foule, loin de là. La plupart des gens disent bonjour sauf  les troupeaux qui sont trop occupés à être entre eux. L'humain se comporte comme il peut.

Nous arrivons à la pointe, quelques uns s'y attardent. C'est beau de partout. Le sable, le bleu, le vert se mélangent harmonieusement. D'autres couleurs s'ajoutent avec les kitesurfeurs. Le beau ressource l'âme et fait le grand ménage. Un homme a l'air de connaître l'endroit, nous lui demandons si on peut aller plus loin. Il confirme mais ne sait pas grand chose sur la suite du chemin. Nous y allons et trouvons une plage qui ressemble au paradis. Belle et sauvage. Très Peu de monde. Les plantes ont le temps d'y pousser sans être écrasées. Les falaises font le décor. Un autre monde. Savourer les instants iodés. Et observer que quelques autres aussi les ont cherchés. Silence.

Puis reprendre le chemin à l'envers. Longer par un sentier plus proche de la mer. Voir le ciel et la mer mettre leurs habits du soir. Terminer la balade sur la grande plage déserte. Les vagues et leurs dentelles ne dansent rien que pour nous.

Les repères maritimes sont vraiment de bon goût.

 

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Pour les impromptus

 Ca paraissait pourtant simple

Elle aimait écrire, et chaque semaine elle lui adressait une ou plusieurs lettres. Il les lisait, il se disait qu'il pourrait peut être y répondre mais il ne le faisait pas. Ca paraissait pourtant simple.  Durant trois ans, les lettres arrivaient chez lui une à une, s'empilant, attendant une réaction. Non, il n'y répondrait pas. Il n'aimait pas assez les mots pour ça. Elle continuait ce non-échange, se répondant presque à elle même. Elle ne se fatiguerait jamais d'écrire. Elle entreprit trente huit ans après de relire toutes ces lettres entassées dans la boite, et elle vit se dérouler une partie de sa jeunesse, des faits qu'elle avait presque oubliés, des états d'âme, des hésitations, des joies, des peines, des rêves. Finalement, elle n'avait guère changé. Lui non plus, il n'aimait toujours pas écrire.
 
 

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03 septembre 2017

S E P T E M B R E

 

Prêts à écrire septembre ?

On change un peu : je choisis le premier mot (parfait hasard)  du vers et vous le complétez chacun votre tour en respectant ce qui a été écrit avant.  Ok ?

Faire rimer serait bien aussi (le premier mot peut s'écrire autrement, c'est le son qui importe.... )     Allez, au boulot !

 

S aison

E nfermer

P rivilège

T endresse

E blouir

M urmure

B rassée

R iche

E tirer

 

le 06 09   résultat de cet écrit ensemble :

S aison si douce, odeur de mousse
E nfermer des restes de soleil pour tous
P rivilège de savoir appréciér, déguster, le beau, le bon
T endresse de l instant présent qui accompagne le tout
E blouir ceux qu'on aime de milles sourires fous
M urmure des âmes en parfaite communion
B rassées de vent balayant mille couleurs
R iche mois pour cueillir des mûres en famille
E tirer le temps sous le soleil qui brille

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01 septembre 2017

N'oublie pas ton gilet !

Je l'ai entendu cette phrase.

Un gilet. Un vêtement indispensable en toutes saisons. J'y pense parce que je l'ai remis ce matin car il fait plus frais.

Je parle du gilet qui se boutonne ou se déboutonne, ouvert devant, qu'on peut porter aussi sur les épaules, ou noué sur les fesses. Celui qui va nous sauver le soir d'été où la température a chuté brutalement, celui qu'on va enfiler vite à la sortie de la fiesta où on a tant dansé.

Des gilets, j'en ai eu plein. Beaucoup ont été tricotés par ma mère, elle avait du mal à acheter quelque chose qu'elle pouvait faire elle même. Il y avait les blancs, à jolis points de dentelle, pour les cérémonies, communions. Points de fougère en bordure sur le devant. Il y a eu le jaune et marron, avec le bonnet assorti. C'était plutôt pour le "tous les jours" comme on se plaisait à dire. Pas salissant. Pour l'école.

Ma grand mère avait quand même réussi à en acheter un gris, et un vert, en fin jersey. Ma mère était malade et ne tricotait plus beaucoup.

Il y en a eu des bleus, des beige, des rouges, des gris, des très fins, des plus épais..... Tant et tant.

Pas de veste, ni de blouson.

On ne sortait pas sans gilet. Fourré dans le cartable, ou dans la sacoche de mobylette, il suivait toujours.

Aujourd'hui j'achète mes gilets : 3 noirs, 1 marron, fins. 1 rayé aux couleurs d'automne plus chaud. 1 très long et épais noir. 1 mini noir chauffe épaules. 1 mini écru. Quelques uns bien rangés que je ne porte plus guère.

J'aime les gilets.

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