Oui le week end est gris, même si de temps à autre le soleil pointe le bout de son nez.

Dimanche, nous avions été invités puis décommandés pour raison de santé de la part de nos hôtes. Cà a fini de m'assombrir.

Déjà vendredi, je n'ai pas aimé la réunion de notre association. Ce soir là il n'y avait pas de thème comme c'est prévu dans le planning, ce qui laisse la parole libre... Helas, l'animateur a cru bon d'arriver avec de la matière et a de suite imposé ses dires. C'est bizarre comme je me suis sentie privée de liberté. Certes, vu le but de l'association, nous tournons toujours autour des mêmes sujets. Mais là c'en était trop. J'aurais aimé quelque chose de plus positif, et ne pas ressasser le sujet des tocs. On en a déjà tant parlé. Je n'ai même pas réussi à reparler de mon père. Finalement, si j'adhère à ce groupe, c'est certainement à cause de ses tocs qui m'ont fouttu la honte toute ma vie. La honte, il en a parlé l'animateur. Sujet galvaudé. Bien sur qu'avoir honte si puissamment étant petit, ça laisse des traces. Je n'avais pas besoin de ça vendredi soir. J'étais déjà en baisse de moral. J'aurais du partir.... impossible, collée à ma chaise, le coeur battant à toute allure, ayant envie de crier et de taire à la fois cette douleur. Le passé qui remonte en quelques secondes.... Se faire du mal.... alors que logiquement c'est fait pour faire du bien.

Depuis j'ai mal partout, des crispations sans doute. Et le moral éteint.

Dimanche, si j'avais vu ces gens que j'aime beaucoup, ça m'aurait sans doute changé les idées. Helas, rien n'est allé dans mon sens.

Et là, je n'ai envie de rien. Même pas d'un brin de muguet.