27 janvier 2011

comme ça vient

Je n'ai plus de voix,re belote, fatigue.

Il est au cimetière, c'est fou les démarches qu'il y a à faire.

Elle a trouvé une maison à louer et tout comme elle souhaitait, comme quoi il faut savoir attendre.

Je ne suis pas retournée à la gym, je suis vraiment en stand by.

Ma pile de linge s'épaissit.

Mon ménage sait attendre.

Je n'ai pas gout à grand chose.

Nous avons fouillé les papiers et remis de l'ordre chez eux.

J'ai vu le compte rendu de la dernière réunion. Je m'y sens presque étrangère. J'ai eu peu de signe de leur part ce week end et j'en suis consternée. Pas de fleur. Alors qu'elles ont afflué des connaissances de mes belles soeurs. Pas de reconnaissance. Je suis si transparente que je ne compte pas. L'histoire de la reconnaissance : ne rien attendre, mais moi je vois bien que j'attends, et qu'il faut que je guérisse de cette attente des autres. Tant de chemin à faire encore. Comment je vais me sortir de cette impasse. J'ai besoin d'aide.

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26 janvier 2011

mamy

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Ce bouquet pour ma fille, reçue à ses 25 ans, je vous l'offre. J'espère votre aide pour nous consoler, j'espère que de là où vous êtes vous nous voyez. J'ai si peu été présente, me débattant avec mes propres démons, je le regrette tant. Je veux continuer la route avec vos valeurs que je n'ai pas toujours comprises. Belle mère, belle fille, pas simple, ferais je mieux ? La foi était votre force, l'amour inconditionnel, alors que moi je me perds dans des broutilles. Merci pour tout.

 

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planer

On dirait que le temps s'est arrêté depuis que c'est arrivé. De samedi à lundi, les visites ont afflué au funerarium, c'est comme ça ici, les gens se déplacent beaucoup, la famille est grande, les voisins, les connaissances, les amis, à eux, à nous. C'est fatiguant mais réconfortant. Les regards sont chaleureux, les mains se serrent fort, les embrassades.... et puis beaucoup de fleurs, elle aimait tant les fleurs. J'ai un beau frère qui a totalement assumé les simples repas pour tous, il est génial. La famille a été soudée comme jamais. Dans la peine, on change de comportement. On oublie les petits griefs, on ose se dire, on ose se toucher. Puis la cérémonie a eu lieu, magnifique, paroles fortes d'amour, les petits enfants, les enfants, encore les fleurs, l'église pleine, le cimetière. Le prêtre qui est son cousin a eu les mots justes pour parler d'elle et de son humanité, de sa foi. Il y avait l'interprète qui traduisait en langue des signes pour ma petite belle soeur, son mari, et leurs amis sourds. C'est si beau à voir. Et puis cette nièce qui arrive dans la famille, l'amie de mon neveu, qui chante divinement, elle s'est avancé pour l'ave maria, sans micro, et l'église a si bien résonné. Puis après on s'est retrouvé dans une salle, c'est comme ça ici, autour d'un café, d'un verre. Les gens continuent à échanger. J'avoue avoir eu du mal, la fatigue. Puis retour chez eux, encore un semblant de repas pris avec tous. Puis les neveux repartent.

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23 janvier 2011

c'est fini

Elle s'est éteinte doucement, après de grandes souffrance, vendredi soir tard. Depuis, nous sommes très réunis, enfants, petits enfants, autour de cette disparition. J'espère tenir bon.

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21 janvier 2011

dure journée

J'ai passé une partie de l'après midi à l'hopital. L'état de ma belle mère s'est empiré rapidement. Ses enfants sont rassemblés, mon beau père est sous le choc. Beaucoup de douleur, une souffrance intolérable. On appelle à l'aide à chaque instant. Heureusement qu'on est là, elle n'est plus capable d'appeler. Je pense à ceux qui sont hospitalisés et qui n'ont ni famille ni ami, comment ça se passe pour eux. Il y en a qui vont rester cette nuit avec elle. Je n'arrive pas à penser à autre chose qu'à ça.

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17 janvier 2011

t'as pas un peu fini !

Jeanne m'a réveillée, c'est un vrai "coach" elle pourrait en faire son job, cette énergie qu'elle déploie, j'aurais besoin de quelqu'un comme ça près de moi, qui me comprenne, prenne le temps de m'écouter, et puis me conseille et m'entraîne avec elle. Elle a raison : c'est triste tout ça. Je me suis relue : j'arrête pas de gémir. Même moi, si j'étais vous, je me lirais pas. Je vais faire un effort, j'essaie d'arrêter de vous parler de mes problèmes d'asso pendant quelque temps. Bon, je pourrais aussi vous dire que ma b-m- est à l'hopital, et que toute la famille est sens dessus dessous puisque ça fait un mois qu'elle est malade et que les pronostics sont pas terribles, et que ça rajoute de la tristesse à ma vie. Mais là, sur ce blog, je vais essayer de parler de choses plus gaies, je ne dis pas que je vais y arriver. Je suis assez contente de mon "coup" d'hier soir. Merci Jeanne.

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16 janvier 2011

tiens zeanne !

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Y'a Zeanne qui me conseille d'égayer mon blog, alors je me suis dit, je vais y mettre de la z'oie !!!!!!!!!!!!!!!   et c'est de la z'oie de chez moi !!!!!   Bonne nuit !

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15 janvier 2011

en sortir

Retrouver la foi, oui c'est la foi qu'il faut pour vivre, pour certains c'est la foi religieuse, mais ça peut être simplement aussi la foi en la vie, en l'avenir, en l'espoir, je le souhaite de toutes mes forces. Se mettre en mode "je lâche, tout va se remettre en place, la vie est belle et elle va m'apporter le meilleur pour moi même"

Je suis toujours embêttée avec ce rhume mais là j'ai les médocs qu'il faut, même si je n'aime pas ça, c'était nécessaire pour en sortir.

Je me suis sentie seule dernièrement, pas de sortie à cause de ma santé, pourtant j'ai eu de belles compensations : 2 visites de personnes non prévues avec qui j'ai passé un bon moment.

Un autre rendez vous avec lui : il a su m'écouter, prendre en compte mes réflexions, c'est la première fois que je m'annonce comme ça, que je parle de ces troubles à quelqu'un que je connais peu mais avec qui je collabore pour une asso. Finalement, je pense rester et ne faire que ce qui ne me gêne pas à l'avenir, la gestion. Il le souhaite et va essayer d'en parler au groupe, d'en tenir compte. Il découvre par moi ce problème inconnu de lui, et moi je le découvre plus sensible que je le pensais. J'espère.

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13 janvier 2011

Le film

Je viens de voir ce film "l'adversaire" cet homme qui ment à tout le monde, qui supprime sa famille, qui est tellement mal. Quand on est si mal, peut on faire n'importe quoi ? Cà me fait peur. Demain, il vient me voir parce que je lui ai suggéré, on va parler de l'asso, si je reste, si je pars, j'en fais vraiment une affaire d'état, c'est comme si ma vie se jouait là. Personne ne prend de mes nouvelles, à part lui. J'ai l'impression que c'est une sacrée décision : être capable de surmonter cela et continuer, me surpasser ou abdiquer et être enfin tranquille, en acceptant les conséquences, plus de contact. Il me restera la famille, les quelques amis que je vois de temps en temps, les relations de travail (peu), les gens de l'écriture. Peut on vivre sans voir beaucoup de monde ? Je voudrais croire que oui. Je culpabilise à cette pensée. Comme si c'était obligatoire d'être très entourée. Parce qu'aujourd'hui, c'est ce qu'on voit partout, des groupes, des amis, des soirées. Mais est ce obligatoire ? Je veux une réponse là, tout de suite. Pourquoi j'ai ça dans la tête ? Pourquoi ? Parce que mes parents étaient seuls, et que j'ai peur de faire comme eux. Cà ne me lâchera jamais cette vie. Et si je décide d'arrêter, que pourra t il m'arriver ? N'être utile que chez moi. J'ai cru étant jeune que j'avais de l'ambition, je vois bien aujourd'hui que non. Mes peurs et mes doutes sont plus forts que moi. Vais je tomber le masque devant lui demain ? Je peux soit tout dire, comme je suis, soit en dire le moins possible, juste dire que j'en ai marre. Et si je lui dis tout, peut il comprendre ? C'est incompréhensible pour la plupart des humains sans problème. Que la peur des autres nous hante à ce point, comment comprendre ça. Et parfois, délivrée, je ne le ressens plus du tout, en toute confiance, par quel bonheur, cela m'arrive. Puis la bataille reprend. C'est ce que je vis en ce moment. On verra demain. J'ai très envie de tout lui dire, ce sera surement la première fois que je parle comme ça à quelqu'un que je connais peu. Aurais je le courage ? Lui dire que j'aime ce que je fais, que j'en suis fière, mais que j'ai peur des parents, des gosses quand on est en situation. Que j'ai peur des autres bénévoles, qu'ils voient mes faiblesses, moi qui rêvait être forte. Moi qui rêvait être quelqu'un d'autre.

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12 janvier 2011

j'attends

J'attends que ça passe. Ce rhume n'en finit pas, je dors mal, il me bouffe mon énergie dans la journée, je ne sors pas. J'ai quand même réussi samedi dernier à assurer le repas familial de "nouvel an". Nous étions 22 : ma mère, la famille de ma soeur, et la mienne. Je n'avais quasiment pas de voix. J'ai fait le maximum et apparemment, tout le monde était content. Seulement, depuis, je suis k o. J'ai sans doute tout donné. Je n'ai pas de résistance, quand je suis malade, ça prend des proportions. Je me laisse vivre, fais l'indispensable et le reste attendra.

Un mail reçu : une nouvelle réunion aura lieu bientôt pour préparer l'AG de notre asso. Rien qu'à le lire, j'ai mal au ventre. Cela fait 2 fois au moins que je zappe. J'ai commencé à dire au nouveau président que j'étais sur le départ. Il ne fait rien pour retenir, me dit que c'est à moi de voir, je suspecte que ça l'arrange, je pense toujours qu'on ne m'apprécie pas, je ne dois pas toujours être agréable dans le groupe, j'arrive parfois à dire "trop" ce que je pense, je ne fais pas les choses à la légère. Mais là ça me donne la colique. Je vais faire la liste :

- arrêter cette activité = Négatif

Ne plus avoir de contact avec les gens de ma commune, Ne plus me sentir utile, Les laisser se débrouiller alors que personne n'a été préparé à me remplacer, ne plus être au courant de ce qui se passe dans la commune, passer pour une irresponsable, être critiquée, être moquée, être beaucoup plus seule

- arrêter cette activité = Positif

Avoir l'esprit en paix, ne plus me prendre la tête, avoir plus de temps pour me consacrer aux miens, au jardin, être disponible pour faire autre chose,

Cà semble facile comme ça, mais non je n'y arrive pas. Quoi leur dire si j'arrête, dois je me justifier, leur dire que je suis "hypersensible" ? Comprendront ils ?

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