11 décembre 2010

dernièrement

Je crois que j'arrive à mieux me dire que je n'attends rien des autres. A t on besoin des autres pour être heureux ? J'entends par les "autres" ceux de mon entourage ne vivant pas avec moi. Quand on espère qu'ils vont agir comme ci ou comme ça, ça rend malheureux. Alors j'essaie de me dégager de ça. Je prévois les choses pour moi, pour nous. Si nous ne sommes pas invités, s'ils ne pensent pas à nous, rien de grave, je fais autre chose, j'ai tellement de choses à faire, à voir, pourquoi attendre les autres. Se prendre par la main, et le faire nous mêmes. Cà ne m'empêche pas d'oeuvrer pour les autres. J'ai mes repères : le lundi soir, l'écriture, bel échange. Le mercredi, la gym, quelques mots agréables à d'autres femmes. Sinon, les relations de travail qui se font plus nombreuses dans l'évolution de notre exploitation. L'asso des anxieux avec quelques relations privilégiées le plus souvent par mail. La famille, mes enfants, ma mère, mes beaux parents, etc. Mais voilà, arrêter définitivement d'attendre, prendre le bon. Ils nous ont oubliés, c'est dur à avaler, mais ça change quoi d'en faire toute une histoire ? Passer à autre chose. Surtout faire mieux que ça, nos actions à nous doivent être cohérentes, celles des autres, je n'en suis pas responsable.

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06 décembre 2010

week end

La démonstration de step n'a pas eu lieu, je l'ai su plus tard, les filles sont venues mais il n'y avait pas de salle pour elle. Heureusement que je n'y étais pas, je n'aurais pas su où me mettre. C'est nul. Elles s'entrainaient, quelqu'un est venu leur dire qu'elles n'avaient pas la salle pour la démo, elles sont reparties. Je devais le pressentir. Hier après midi, malgré la pluie glaciale, j'ai sorti mon parapluie et nous avons d'abord en voiture rejoint un beau marché de Noël, il y avait du monde, on s'est garé un peu loin. Cà se passe dans un lieu magique, un vieux grand chateau : à l'arrivée on entend le magnifique carillon, il y a de la paille partout à nos pieds, c'est doux, de nombreux petits chalets abritent des artisans. Nous venons surtout parce que la fille d'amis expose. Il y a les chants de Noël, des torches qui brulent, des guirlandes magiques dans les arbres. Une crêpe chaude prend des allures de sauveur pour nos mains frigorifiées. Et un verre de vin chaud nous ravigote. On a acheté deux choses pour manger : de la confiture de cynorrhodon, et des poires tapées au vin. Nous rencontrons quelques connaissances. Pas de souci quand c'est comme ça. Je n'ai pas d'obligation de résultat. Puis au retour nous passons voir ma mère qui est bien au chaud à la maison de retraite. Petit bavardage et c'est l'heure de rentrer. Froid dimanche.

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04 décembre 2010

un joli souvenir

Dernièrement, j'assiste avec mon homme à une conférence dans le cadre de l'école de mon fils. Nous arrivons en retard. L'AG est passée, c'est la fin du buffet, la conférence ne va pas tarder. Nous saluons quelques personnes. Un visage ne m'est pas inconnu. "bonsoir, on se connait, non ?" Elle ne me reconnait pas. "Vous êtes G. " "oui". Je me présente. Nous sommes allées à l'école ensemble en primaire il y a bien longtemps. Et nous prenions le même car pour les allers-retours écoles. Elle se souvient de moi "tu chantais tout le temps dans le car". En effet, j'aimais beaucoup chanter. C'est la seule personne qui m'a parlé de ça depuis bien des années, et ça m'a fait drôlement plaisir. J'aimerais bien rechanter, mais il me faudrait encore affronter un groupe nouveau. Cà viendra peut être. Par contre, c'est bizarre, moi je la reconnaissais, et elle pas. Ai je donc tant changer ?

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bénévole de l'ombre

Il a neigé, les routes ont été perturbées. Les cours de danse ont été annulés suite à mes échanges téléphoniques avec la prof. Elle s'inquiétait par mail le matin, il n'y avait rien chez nous, puis ça s'est compliqué dans la journée. On s'appelle à plusieurs reprises, elle veut venir, elle tente, me rappelle, disant que c'est trop dangereux, on décide d'annuler. Je contacte quelqu'un dans la commune qui peut aller mettre un message sur le portail pour ceux qui se déplaceraient. Même chose pour le cours de step hier soir, avec la prof on s'appelle, elle décide de venir, une inscrite m'appelle, je crois que ce qui est bien dans mon rôle, c'est que je suis joignable et je règle des choses par téléphone en journée. Je suis beaucoup moins bonne en présence. Je n'ai pas changé d'avis : incapable de bouger hier soir. C'est mon homme qui est allé porter le faitout plein de bonne chose hier soir dans la salle. Je culpabilisais chez moi de savoir que les autres, après une journée de travail, se sont coltinés la soirée. Mais je n'y peux rien. Ils ne lui ont rien demandé, apparemment occupés à mettre en place. Pas un mot du genre "ça ne va pas ?" ou du genre "merci c'est bien ce qu'elle a fait". Non, que du silence, du chacun pour soi. Ils n'ont pas conscience que ça me ronge. Aujourd'hui, il y a pas mal d'activités dans la journée. Je ne suis pas sûre de m'y présenter. Vers ce soir, il y a démonstration de step. Je devrais y être, la prof serait contente, mais je n'assume pas. Je veux être anonyme. J'adore gérer ces activités, mais dans l'ombre, uniquement dans l'ombre. Etre présente, avoir peut être quelque chose à gérer sur place, être peut être interpellée, ça m'insupporte. Je ne supporte que l'ombre. Je veux être utile, mais à ma façon. J'espère que derrière mon dos ils ne me jugent pas. Je n'en suis pas si sûre.

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02 décembre 2010

et si j'arrêtais tout

Partager ça avec vous. Et si j'arrêtais tout : la gym, l'écriture, l'asso, les anxieux, je me retrouverais seule. Qui verrais je ? Même les boulangères qui passent chez nous déposent le pain à la porte. Je ne leur parle pas. Autrefois oui. Puis un jour, j'en ai eu marre, j'ai demandé qu'elle dépose et je paie au mois. Ici, je suis loin de tout. Je ne vois que ceux qui viennent chez moi. Si j'arrêtais tout ça, je ne verrai que la famille, les personnes concernant notre travail, quelques rares amis. Ainsi je serai comme ma mère. Ma mère : je lui ressemble tant, physiquement, maladivement, etc. Elle n'avait aucune amie. Elle en avait eu dans son enfance, sa jeunesse. Puis mariée à mon père, plus personne. Jamais d'amis à la maison. La famille un petit peu. Mais pas de meilleure amie, ou d'amie tout court. Elle ne semblait même pas en souffrir. Elle était très amie avec ses aiguilles à tricoter qui l'ont comblée je crois tant elle a créé. Nous allions toutes les deux à la messe pendant quelques années, et nous ne parlions à personne ou personne ne daignait nous parler. Elle s'était faite amie avec la solitude. Est ce que inconsciemment je reproduis ? M'empêche que si j'arrêtais mes activités, c'est surement ce qui m'arriverait.

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l'hiver me va bien

images

Je viens de voir tomber quelques flocons, et déjà ça s'arrête, et le ciel s'éclaircit. J'aurais aimé que la neige tombe, tombe. Partout, sauf chez nous. Cela me donne mille raisons de rester chez moi, et c'est bien. Avoir des raisons, se justifier, voilà le problème. Ce matin, j'ai posté un mail à une collègue de l'asso pour lui dire que je ne serai pas à la réunion de ce soir, et pas à la fête de demain soir. Je cuisinerai pour eux c'est tout. Je lui dis que je me protège. Une fois j'y suis allée à cette soirée, concours de belote pour le telethon, les assos sont conviées pour les différents services et nous ce soir là, nous sommes au bar, vin chaud et compagnie et tartines spécialités locales. J'étouffe quand ils s'aglutinent au bar pendant les inter parties, je comprends rien à ce qu'ils veulent, ils commandent un truc, puis ça change, puis je sais plus qui à commander, il faut préparer, il faut faire payer, un coup ils paient pour tous, ensuite chacun paie sa conso. Ma tête ne suit pas. Je me sens m'engouffrer dans une angoisse à ce moment là, ça empire au long de la soirée, j'ai l'impression que ça se voit, tout se brouille, c'est difficile à expliquer. Alors je lui ai dit à cette collègue que je me protègeais et que je n'y serai pas. Ma crainte : qu'ils me jugent tous, elle tire au flanc, des bénévoles comme ça, c'est pas top, elle trouve toujours une raison....  Comment leur expliquer que tel un paralysé qu'on ne peut forcer à marcher s'il est en fauteuil roulant, je ne peux donner que ce que je peux. Ce qui doit être incompréhensible c'est que parfois, je peux paraître enjouée, enthousiaste, rieuse, fonceuse, puis aussi tous les contraires. Voilà ce que je suis. L'hiver est une bonne raison pour rester le plus possible chez moi à me protéger, du froid, du regard des autres, de la vie dure, de la méchanceté, de la vérité, des mensonges. Pourtant ce soir en principe je dois sortir à une A..G de l'école de mon fils, mais là, je serai passive, juste là à écouter. Et cela, j'y arrive en principe.

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01 décembre 2010

news

J'essaie de consommer un peu moins de web. Là j'ai envie quand même de vous faire coucou, à ceux, celles qui me suivent un peu, beaucoup. Comme d'habitude, il y a des hauts et des bas. Je ne m'ennuie pas, il y a toujours à faire, même que c'est l'hiver. Côté travail, j'essaie de me mettre à jour au bureau. Côté maison, quelques travaux se font, une chambre à rénover : ainsi l'électricien est passé et bientôt ce sera le peintre. Il a fallu déménager cette pièce. Faut que je fasse le tri, y a un peu de tout à mon jeune fils. Côté sorties, nous avons vu dernièrement Richard Bohringer, j'ai bien aimé son spectacle, ses textes, son humanité. Puis un concert dans la Sarthe, une chorale où chante depuis peu un neveu. Je découvre des oeuvres classiques que je ne connaissais pas, pour peu que j'en connaisse. Dimanche, nous recevions des amis de ma commune natale. Nous nous étions retrouvés à préparer un anniversaire ensemble d'amis communs à plusieurs reprises l'an dernier, je leur avais promis de remettre ça chez nous. Chose faite un an après. Cà s'est bien passé, mon homme m'a bien aidé à préparer, ainsi je n'ai pas stressé. Bonne humeur au rendez vous, pas facile de bien se parler, tout le monde parle en même temps et l'un deux a une de ces voix puissantes. Agréable moment de retrouvailles. Je suis vraiment très nostalgique de mon temps d'enfance. Pourtant bien des choses n'étaient pas agréables mais ce sont quand même de délicieux souvenirs, comme ces liens tissés à l'école qui se sont plus ou moins estompés avec quelques uns, mais je sens que c'est solide, c'est comme une famille. Avec eux, je ne ressens aucun de mes troubles, ils ne savent rien de tout cela, et d'ailleurs je ne les ressens pas ces troubles avec eux. Je rigole, je parle. Tout va bien. C'est vraiment localement que j'ai le problème des autres. Dans cette commune où je vis maintenant. C'est bizarre. Je reviens côté travail : je suis mise à contribution pour la lancée d'une nouvelle structure de vente avec deux autres producteurs, il nous faut trouver un logo, faire des documents de présentation, des étiquettes, ça prend du temps, j'aime bien. Ce matin, pour cela, nous étions à Nantes pour notre logo. Cherchant l'adresse en question, mon homme a questionné un homme qui paraissait comme tout le monde. Après avoir donné la réponse, il réclame une pièce étant sans ressource, B. lui donne 1 euro. Je suis dans la voiture et je comprends après la situation. Lui regardant les pieds, il est en sandalettes avec des chaussettes. Je me sens mal, il me fait penser à tous ceux qui sont dehors en ce moment et je me sens très très privilégiée. Je voudrais faire quelque chose et je ne sais quoi. La neige n'est pas chez nous. Il fait froid. Aurais je le courage de sortir pour la gym tout à l'heure, il le faudrait. Demain, je suis conviée à deux réunions en même temps : l'une pour l'école de mon fils, l'autre dans l'asso dont je fais partie. Je vais choisir l'école avec des scrupules de dire non aux autres. Très dur dans ma tête. Je sens que je m'éloigne doucement de cette asso. C'est confortable pour moi. Vendredi, je suis aussi sollicitée pour servir au bar au concours de belote du telethon, je l'ai fait une fois et me suis sentie si mal. Je vais refuser. Je ferai cuire ce qu'il faut chez moi l'après midi, ce sera ma contribution. Je ne dirai surement pas pourquoi je n'y vais pas. Soit je mens, soit je ne dis rien. Les gens penseront ce qu'ils veulent. Là où aucun problème ne se pose également, c'est à l'atelier d'écriture où je vais tous les lundis soirs. C'est un vrai bonheur. Pourquoi ces symptômes dans certains endroits ? Je cherche. Envie de me protéger. Quelques inquiétudes pour ma b.m. Après quelques examens, résultats d'analyse à recevoir. Très inquiétant. La famille le ressent. Mon jeune fils a failli arrêter l'école, nous avons tenter de le remotiver, pour l'instant ça marche, l'école est au courant. Le grand fils, je n'ai pas beaucoup de nouvelle, il continue de venir chez nous tous les 15 jours. Ma fille elle pense à quitter sa location pour emménager avec son ami. Je pense peu à Noël, pourtant j'aime cette fête, aucune idée de cadeau, pas fait de déco, ce sera encore comme d'habitude, de la dernière minute. Voilà le récit de ma petite vie, c'est tout pour aujourd'hui.

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15 novembre 2010

pas de censure

Ici j'exprime mes états d'âme, je ne me soucie pas si je vais être lue ou pas, je déverse. C'est souvent négatif : ce qui ne va pas, ce que j'aimerais changer, c'est gris, j'ajoute de toutes petites couleurs de temps en temps quand il y a éclaircie, c'est ça mon blog.

J'ai dit que j'aimerais qu'il change et je sais qu'il ne changera pas. Chriss m'a répondu qu'elle aimerait avoir son homme et pouvoir encore avoir à dire sur lui, mais il n'est plus là.....   Cà m'a fait réfléchir. Je suis désolée si je lui ai fait de la peine.

Quand on est jamais content, on est comme moi, toujours à vouloir tout changer. C'est une façon de fonctionner, c'est fatiguant, c'est moi qui doit changer.

Merci.

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10 novembre 2010

mode reproche

Depuis quelques jours, je suis sur le mode "reproche" pour tout et pour rien. Tout revient : sa non-autorité, sa seule passion : le travail, son incapacité à décider pour les loisirs, ça fait 30 ans que ça dure. Je devrais être habituée. Non je ne m'habitue pas, oui je lui répète souvent, surtout quand je vais mal. Je crois que plus je lui dis, moins ça s'arrange. Si je n'agissais pas, on ne sortirait pas. Il ne pense qu'à une chose : son travail, ses matériels, ses champs. Il ne recherche pas les amis, il s'en fout. Est ce que le vôtre est pareil ?

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07 novembre 2010

les idées vampires

Vont elles me lâcher ces idées vampires :

- est ce que j'y vais ou pas, si j'y vais je risque d'être mal à l'aise, si j'y vais pas je serai frustrée

- est ce que je suis aimable, pas sur vu que souvent j'tire la tronche, je ne parle pas, je hurle, comment être aimable ?

- est ce que je suis vieille ? ben vu que je garde mes cheveux gris et que j'ai pris un peu de poids, on ne me dit plus que je fais 10 ans de moins ? Faudrait peut être se refaire des couleurs

- est ce que j'ai peur des gens ? ça dépend, pas de tous, mais il y a encore des ambiances où j'ai du mal : tout ce qui est de l'ordre du cadre sportif, associatif parfois.

Des idées comme ça, il y en a bien d'autres, elles me vampirisent, me bouffent mon énergie, faudrait que ça cesse vraiment. Hein Jeanne. T'en penses quoi ?

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