15 mars 2011

Quand j'avais la migraine !

Je ne me souviens pas à quel âge j'ai eu la migraine la première fois. Ce que je sais, c'est que j'ai vu ma mère handicapée par cela presque toute sa vie, enfin notre partie de vie en commun. Elle était d'une blancheur, se couchait dans le noir, réclamait quelque chose près d'elle pour vomir, demandait des compresses. C'était devenu banal chez nous. Maman était au lit mais comme mes parents ne sortaient guère, ça ne changeait pas grand chose à leur vie sociale. On disait qu'elle avait une petite santé ainsi je pense qu'on la voyait comme très inférieure à bien d'autres femmes. J'ai commencé je pense à avoir mal à la tête dès que j'ai fait des sorties genre samedi soir à rentrer un peu tard et au réveil, la tête n'était vraiment pas bien. Je me réveillais tard pour récupérer le sommeil et après c'était l'horreur. Puis je crois qu'après mon premier enfant, ce fut pire. Comme j'avais eu de l'hypertension, j'ai eu longtemps de violents maux de tête. Ma tension a mis du temps à redevenir normale. J'avais un traitement qu'on m'avait annoncé pour toute la vie. Un jour, je l'ai arrêté, je ne sais plus comment, mais je l'ai arrêté.

La migraine a tout caché : le mal être, la phobie sociale, tout. Elle arrivait, sournoise, dès le petit matin ou plus tard, un jour normal ou bien un jour important. Combien de cérémonies j'ai loupées, je ne sais pas. Des réunions. Je n'ai pas tenu de comptes. Les gens savaient que j'avais toujours mal à la tête, j'ai été surprise que certains dernièrement m'en reparlent encore. Une fois j'étais partie accompagner un voyage d'école, et j'avais tellement stressé que j'ai eu la migraine et là bas, je n'ai rien pu faire du tout. C'est un véritable handicap, non reconnu hélas. Je me suis même vomi dessus une fois en rentrant du travail, je rentrais plus tôt parce que je pouvais plus tenir, je pensais arriver à la maison, mais non. Combien de jours dans ma chambre, dans le noir, combien de trajets en voiture si difficiles !

Certains trouvaient ça ahurissant des migraines à tout va, et du coup plaignaient mon mari. Et moi donc ? Je sais, ce n'est pas marrant pour l'entourage. Je sais bien pour l'avoir vécu avec ma mère. Finalement, le pire fut pendant la scolarité de mes enfants. Ils en sont surement beaucoup souffert. Heureusement, aucun d'eux n'en a hérité. Avant ma mère, il y avait eu mon grand père maternel. Bien entendu, à la période de mes enfants petits, j'avais assez d'assurer le quotidien comme je pouvais, et à ce moment là, je n'avais aucune force pour créer des liens, recevoir. Je luttais contre mon problème. J'étais déjà surement atteinte de phobie sociale, mais tout se mélangeait et tout faisait que je me mettais en marge. Je culpabilisais d'être aussi différente, aussi faible, tout à l'image de ma mère. J'aurais donc la même vie qu'elle. Non, pas vraiment, mais quand même.

Le médecin m'avait prévenue : ah ma pauv'dam', ça passera surement à la ménopause. Cà me faisait drolement plaisir d'apprendre que j'irai mieux quand je serai vieille. Je ne suis pas encore ménopausée, mais j'ai beaucoup moins de migraine, vraiment moins, et surtout moins forte.

 

Posté par melancolie85 à 15:17 - Commentaires [3] - Permalien [#]


12 mars 2011

allez je vous offre des fleurs

2011_03_083

Posté par melancolie85 à 15:40 - Commentaires [6] - Permalien [#]

déjà !

Il y a 31 ans, je devenais maman pour la première fois. J'avais à peine 21 ans, j'étais naïve, je ne connaissais rien à la vie, je sortais d'un monde fermé. Je m'étais mariée enceinte et ça n'avait pas plu à ma belle mère. On lui avait dit une fois le mariage passé. La naissance a eu lieu un mois avant terme, de quoi encore plus faire jaser l'entourage, j'avais de l'hypertension et de l'albumine. Après quelques jours à l'hopital prescrits par mon médecin, les contractions arrivent. Au début, on ne perçoit pas que ce sont des contractions. Et à force de me plaindre, mon gyneco arrive et c'est donc le moment d'accoucher. 17 heures de travail sans péridurale à l'époque, 17 heures dans les vapes, et un beau bébé costaud, pas besoin de couveuse, c'est un souvenir très douloureux et très beau à la fois........ Le médecin s'attendait au pire pour nous deux. Il avait prévenu mon mari qu'il n'était pas sur de nous sauver, lui et moi. Nous sommes bien là.

Posté par melancolie85 à 11:38 - Commentaires [2] - Permalien [#]

07 mars 2011

contente !

Contente de mon week end !

Retrouvailles samedi, c'était promis, j'ai fait partie longtemps d'un groupe de paroles, pendant 7 ans environ, j'ai connu pas mal de femmes dans ce groupe. En 2009, l'animatrice a décidé d'arrêter, elle n'avait plus rien à nous enseigner, elle passait à autre chose. A ce moment là, on s'était promis avec le petit groupe en place de se revoir une fois de temps en temps. Le temps passant, je désespérais. Avec quelques échanges de mails, la promesse s'est mise en place. Elle nous a invitées chez elle samedi : un super bon moment toutes les six. Un moment de grande qualité d'écoute, de partage, on a parlé chacune notre tour de nos vies, de nos évolutions, on a ri, on a été ému, puis on a mangé pleins de bonnes petites choses, et bu le jus de pomme et le café. C'était du pur bonheur.

Dimanche, on avait invité trois couples d'amis (ce sont les femmes mes amies d'enfance), j'ai préparé un bon déjeuner avec l'aide de mon homme qui s'est très bien impliqué : une salade ananas-avocat-graines germées-thon-graines de courges-laitue-carotte- puis poulet au cidre-pommes-riz - puis fromage, tarte, et mousse au chocolat - café. et de merveilleux vins dont je rafole, enfin je rafole de la seule gorgée que je bois - Ensuite, nous sommes allés nous ballader dans la campagne. J'ai été gâtée : une jolie boite déco, avec de bons petits trucs à manger dedans - et de jolis petits plats poissons.

IL Y A DE BONS MOMENTS DANS LA VIE - JE VOUS LE DIS !!!!!!!!!!!!!!!!

Posté par melancolie85 à 11:46 - Commentaires [4] - Permalien [#]

03 mars 2011

Hier soir

Après deux mois d'arrêt, j'ai repris la gym hier soir. Début d'année, j'étais trop malade, puis il y a eu le décès, puis un soir je n'avais pas la voiture, puis j'ai eu une migraine, puis j'ai eu la gastro, bref de bonnes raisons de ne pas affronter........ Hier soir, je n'avais plus de bonne raison alors j'ai pris ma voiture, je suis partie tôt pour être la première, je n'aime pas arriver alors que certaines attendent et me dévisagent. J'en ai profité pour voir s'il n'y avait pas de papier pour moi dans le placard. La première personne qui est arrivée est venue vers moi gentiment et nous avons échangé quelques mots sur le fait que je n'étais pas venue depuis longtemps. Cette dame, c'est elle qui a préparé la sépulture de ma belle mère. Elle est gentille, elle était institutrice et je l'ai connue à l'école. D'habitude, on ne se parle guère. Là, elle a fait l'effort. La plupart ne m'ont rien dit du tout, on s'ignore. J'avais fait attention à bien respirer en venant, ça m'a aidée. J'ai fait mon cours et tout s'est bien passé. Ouf ce sera moins dur la prochaine fois.

Posté par melancolie85 à 10:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]


suite

Le vendredi soir, j'étais donc seule à l'hotel, mais je n'avais aucune peur. Je profitais de mon lit pour moi toute seule, j'étais calme, contente de ce que j'avais fait. J'ai bien dormi.

 Le lendemain matin, j'étais seule également pour le petit déjeuner. Personne d'autre dans la salle. J'adore les petits déjeuners à l'hotel. Tout est à disposition, tout me fait envie, et je ne me prive pas. J'ai bien pris mon temps. Puis je suis repartie marcher jusqu'à l'Opera que je ne connaissais pas. Il pleuvait et je n'avais pas prévu ça. J'ai fait l'aller à pieds, je suis entrée dans une belle galerie histoire d'être au sec un moment, c'était très joli. Je suis entré dans quelques magasins sans rien acheter. Je ne craque pas comme ça. Et puis là je faisais attention à l'heure qui passait si vite, je devais rentrer pour midi. J'ai repris le métro toute seule pour le retour. Mon beau frère et ma belle soeur sont arrivés à l'hotel. Nous avons discuté. Puis c'est mon mari qui est arrivé. Il nous a vite raconté son voyage en Allemagne, il était très satisfait des contacts qu'il avait eus. Mon beau frère connait bien Paris, il nous a emmené déjeuner dans un restau marocain. Super décor et bon couscous. L'après midi nous visitons Beaubourg, vu le temps qu'il fait, il vaut mieux être au sec. L'art contemporain et moi, ça fait deux. J'avoue qu'une fois ça me suffira, je n'y retournerai pas de si tôt. Le soir, nous dînons chez Chartier. Nous ne connaissions pas. Mon beau frère nous dit que c'est vraiment une curiosité à ne pas louper. Là, c'est à voir, mais je n'y retournerai pas, sauf si on emmenait des amis, c'est curieux mais très bruyant. Mon fils était aussi avec nous.

Le lendemain, dimanche, nous partons pour le salon de l'agriculture, en métro, beaucoup de monde, trop de monde, impossible de bien voir. Nous déjeunons sur le salon. Le soir, mon beau frère et ma belle soeur repartent chez eux. Nous restons encore un peu, et ensuite nous rejoignons la place des Vosges, où nous retrouvons notre fils (qui vient nous retrouver à v'lib). Après avoir fait le tour de la place et de ses vitrines, nous choisissons un restau vite fait, inconnu, c'était pas terrible, j'aimerais bien avoir toutes les bonnes adresses de Paris, si vous en avez donnez les moi pour les prochaines fois. Nous rentrons en passant par chez notre fils. Depuis 2 ans, il vit dans un tout petit appart que nous n'avons jamais vu. J'ai l'impression qu'il n'est pas pressé de nous le montrer. Mais comme j'en ai parlé plusieurs fois, il décide de nous y emmener. 16 m2 : un matelas par terre, un minuscule coin cuisine, du bazar entreposé..... Hum, hum ...... On ne fera pas trop de commentaire. Il paie déjà 600 euros pour ça. Il ne peut pas changer pour l'instant. Quand son prêt étudiant sera fini, il essaiera de trouver mieux. Je ne pense pas qu'il reçoive beaucoup chez lui. Nous retournons à l'hotel à pieds, mon mari n'en peut plus, il a mal au genou.

 Le lundi, nous partons pour Villepinte, le salon des machines, nous sommes plus dans notre élément, mon mari veut voir plusieurs matériels, il fouine, il cherche, nous retrouvons un type auquel on a versé un acompte, le matériel n'était pas conforme, nous n'avons pas voulu l'accepter, depuis il ne veut pas rendre l'acompte, nous y allons aimablement, il nous promet de reprendre le dossier, tiendra t il parole ? Nous connaissons plusieurs constructeurs présents, et poliment nous passons leur dire bonjour. Nous déjeunons aussi sur ce salon. Le soir arrive vite, et nous devons reprendre le RER, il y a beaucoup de monde, on stresse un peu, il nous faut repasser à l'hotel prendre nos valises, puis nous repartons pour Montparnasse. Finalement nous n'avons que 10 minutes d'avance sur l'horaire du train. Puis c'est le retour. Il y a de la fatigue dans l'air. Je reprends la voiture qui nous a bien attendus sagement dans son parking. J'en ai pour 1 h 30 de route, et c'est moi qui conduit, puisque mon mari a eu deux semaines de suspension de permis. A ce jour, il l'a récupéré.

Cet épisode parisien a cassé la routine. C'est passé vite. Mais c'était bénéfique. Et puis, j'adore l'anonymat, c'est fou......

Posté par melancolie85 à 10:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]

28 février 2011

séjour parisien

J'ai réussi à prendre le train toute seule comme une grande. C'est plus facile en journée de trouver la gare. Je suis rentrée dans le parking, et je me suis retrouvée au 4ème niveau. Je n'avais pas prévu ça. Mais pas le choix, d'habitude je ne rentre jamais dans ce genre de parking. Et je me suis farcie l'escalier car dans l'empressement je n'ai pas trouvé l'ascenceur. Je me suis rendue au guichet, je voulais payer par chèque, et je n'aime pas les bornes électroniques. Pas eu de souci. Je me suis fait confirmer le quai pour que je sois bien sûre. Puis comme tout était ok, je suis allée finir de déjeuner. J'avais juste mangé une petite salade avant de partir. Il me restait 30 mn pour un bon sandwich et une tartelette. Ben oui, le stress ne me coupe pas l'appétit. Déjà la bouteille d'eau est tombée de mon plateau, je suis nulle avec un plateau et de plus une valise à roulettes. Oh la honte, je suis pas douée.

J'attends ensuite sur le quai comme les autres, le train est là et je cherche le n° 19 qui est loin, si loin, je marche, je marche, et je monte, et aussitôt le train repart. J'ai donc failli le rater. Zut alors, vraiment pas douée. De plus, je ne trouve pas ma place. Ah, elle est prise par quelqu'un d'autre qui me signale que sa place à lui est libre et du coup c'est un 4 places pour moi toute seule. Je n'ai même pas lu dans le train, je me suis relaxé après ses péripéties, puis j'ai observé. Ce qui est bien, c'est que c'est bien moins fatiguant que la voiture.

 Nous arrivons à Paris et là, je suis le troupeau. Puis je demande si le métro c'est bien par là. Tout droit, Madame, tout droit. Je suis le gros M bien entouré que désormais j'ai bien visualisé, et la ligne 4 que l'on m'a indiqué. C'est un dédale d'escaliers roulants, non roulants, de couloirs, de tapis roulants, j'ai l'impression de faire des kilomètres, et les gens sont si pressés. J'achète un carnet de tickets. Je prends le métro et contente de trouver un siège, celui qui se plie je m'assois, quand après un bout de chemin, un jeune homme face à moi me demande de me lever. Interloquée, je ne réponds pas et le regarde avec interrogation. Il me répète : je vais vous demander de vous lever pour qu'on soit moins serré. Aussitôt dit, aussitôt fait, je me lève et m'excuse parce que je n'ai pas l'habitude du métro. J'avoue que j'en ai été saisie, je ne connais pas les codes. J'arrête à la bonne station mais je crois que je ne suis pas sortie au bon endroit, y a un truc qui m'échappe depuis, mais ce n'est pas grave. La rue est trépidante. Il y a des tas de boutiques de cheveux, extensions, etc. et maquillage permanent, et ongles, je n'en reviens pas, il y a un nombre dingue de filles là dedans, et sur les trottoirs des hommes essaient de faire venir les clientes. Je n'ai pas été interpellée, heureusement, mais là je prends conscience de mon âge. J'arrive enfin à l'hotel, où je me repose un peu. La chambre est petite mais très propre, le lit confortable. La salle d'eau est minuscule, mais la douche fonctionne mieux que chez moi. Je me demande comment font les gens corpulents, ce serait impossible. J'appelle mon fils, on se verra le soir même. En attendant, j'envoie des sms à ceux qui s'inquiètent un peu de moi. D'habitude je n'envoie jamais de sms, ça m'énerve, j'arrive mal à faire ça, je l'ai fait.

Puis j'entreprends de descendre dans la rue, m'imprégner, je parle un peu au gars de l'accueil qui paraît sympa, il me dit qu'à cette heure, il n'y a rien à craindre, j'y vais, il y a plein de monde, je remonte le boulevard saint Denis, il y a les magasins, les restaus, les théatres. Je rebrousse chemin et j'ai loupé la rue, je redemande mon chemin, on me renseigne. Finalement c'est trop tard pour retourner à l'hotel. Je retrouve mon fils à une sortie de métro et nous marchons encore un peu. Nous allons voir s'il reste des places pour la nouvelle pièce de P. Palmade, je suis passée devant le théatre tout à l'heure, hélas, c'est commencé, on ne peut plus rentrer. Mon fils cherche sur son téléphone les restaus sympas du coin, on y va pour un indien dans un passage où l'on ne se croit plus du tout en france : restaus et boutiques indiennes, je me sens complètement ailleurs. Et nous mangeons à l'étroit mais c'est très bon. Et je suis en tête à tête avec mon grand fils, je le trouve beau et bien dans sa peau. Nous discutons. Je crois que ce sera le meilleur moment de mon week end. Suite dans un prochain post.

 

Posté par melancolie85 à 18:45 - Commentaires [2] - Permalien [#]

24 février 2011

ce que j'ai rapporté !!!

2 pulls : 1 noir 5 euros - vendu sur le trottoir du boulevard de Strasbourg - et 1 rouge 10 euros - vendu presque sur le trottoir du boulevard d'après - mais le must c'est ................  une GASTRO    =   hier au lit toute la journée et aujourd'hui c'est très moyen. J'ai raté ainsi l'atelier d'écriture d'hier soir sur le GOUT.  Je me sens faible, j'attends que ça passe

 

 

Posté par melancolie85 à 16:46 - Commentaires [2] - Permalien [#]

22 février 2011

le retour

hier soir. Je serais bien restée plus longtemps. Cette parenthèse a été très agréable. Pas de peur, pas de pensée. Enfin autre chose dans la tête. Maintenant il faut se remettre dans le bain et comme à chaque retour c'est difficile. Revenir à la réalité. Retrouver ces démons qui hélas ne s'envolent pas aussi vite. J'ai été pendant quelques jours anonyme comme j'aimerais être toujours. Mais ça ne se passe comme ça....

Je reviendrai raconter mon séjour mais pour l'instant, je dois remettre ma maison à l'ordre. Merci pour celles et ceux qui m'encouragent.

Posté par melancolie85 à 17:12 - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 février 2011

Paris

J'ai décidé de partir un jour plus tôt, un jour pour que je puisse me rendre tranquillement, toute seule, jusqu'à l'hotel. Sinon, je pouvais rejoindre mes beau-frère, belle soeur, mais je me serais laisser porter, car ils ont l'habitude du train. Même mon salarié qui part aussi pour le week end à Paris me proposait de partir avec lui et sa femme en train. Mais c'est NON. Je veux me débrouiller. Je prends ma voiture, je file à la grande ville, je gare ma voiture au parking, je prends le train, j'arrive à Montparnasse, je prends le métro jusqu'à l'hotel, je dépose mon bagage, je téléphone à mon fils et il vient me rejoindre pour diner. Car pour diner là je n'aurais pas voulu être seule. L'hotel ne fait pas restaurant, il m'aurait fallu sortir. Trouille. Mon homme n'arrivera que samedi midi, ainsi que mes beau frère, belle soeur. Ainsi je saurai comment je me suis débrouillée.

Hier ça a mal commencé. Je suis allé le conduire tôt le matin au même endroit que j'irai demain, on s'est perdu, on a stressé comme des fous, on est arrivé de justesse à la gare, trop tard pour valider le billet à la borne électronique, on a cru que c'était fouttu. Au guichet, elle a refait un nouveau billet. Pas l'habitude. Ensuite il est parti. Je suis allée voir pour le parking comment ça se passe. C'est bon, j'ai bien compris. Pour repartir, j'ai mis une heure à sortir de la ville. Impossible de bien retrouver mon chemin. Il y a des travaux et les indications sont nulles à l'intérieur de cette ville comme toutes les villes d'ailleurs. Il faut aller loin pour avoir les indications. Dire qu'on a un GPS à la maison et qu'il n'avait pas pensé à le mettre dans la voiture. Et moi, pauvre nouille, je ne sais pas m'en servir. Donc demain je repars à la conquête de cette gare, je vais partir très tôt pour être sure d'avoir le temps de la trouver. Mon fils s'est bien fichu de nous, "Comment, c'est pourtant pas difficile, cette ville !!!!!) Ouais, quand on n'est pas doué, on n'est pas doué ! Ici, les gens se perdent dans ma campagne, et moi je me perds dans leur ville. On est quitte.

Bon, et bien, souhaitez moi bonne chance. Je vous raconterai.

Posté par melancolie85 à 21:44 - Commentaires [3] - Permalien [#]