03 janvier 2011

difficultés

de début d'année ! Aïe aïe aïe comme si j'avais vraiment du mal à me projeter, à avancer. Tout s'est bien passé pourtant le soir du réveillon. Je m'étais mise en mode "lâcher prise", nous arrivons tous les 6 les derniers dans le petit restaurant qui ne paie pas de mine. Aussitôt le DJ nous soumet un jeu : chaque tablée doit venir danser au centre et ensuite il y a le sonomètre qui mesure les applaudissements, j'avoue que j'aime pas trop qu'on me presse comme ça, mais bon arrive notre tour et on ne se dégonfle pas, on se cache comme on peut derrière les autres, et hop la magie opère, ça nous dégourdit, et on est dans le bain. L'ambiance est bon enfant, les plats se succèdent, on danse entre chaque, de bons vieux tubes nous émoustillent. Finalement je suis là, moi, comme les autres, anonyme, et je m'amuse. Personne ne sait comme je suis, sauf lui et encore ? Je pense que je dois porter un masque ce soir là. Nous rentrons à 5 h 30 du matin, et je dors jusqu'à midi, puis c'est télé tout l'après midi, puis nous visitons mes beaux parents, je me sens ko. Depuis, c'est l'enfer dans ma tête : je me sens mal, je n'ai goût à rien, on s'est encore pris la tête avec mon homme, et ça dure. Il a du mal à me supporter, je le vois bien. Et moi aussi, il y a tant de choses qui m'agacent. Peut être que finalement toutes ces fêtes me déstabilisent, je ressens que tout ça n'est que du cinéma, je ressens beaucoup trop tout. Je suis au début 2011 et ça ne va déjà pas, mon Dieu, pourvu que ça passe vite. L'impression que les passages à vide reviennent de plus en plus, besoin d'aide, besoin de compréhension. Mon fils (jeune) me regarde d'un drôle d'air, ça l'agace mais on n'en parle pas. En ce début d'année, je ressens fortement que ma vie ne ressemble pas à celle de mes amies (si peu soient elles) et ça me fout le bourdon, c'est sûr. Je trouve des blogs où je saisis quelques mots réconfortants, mais j'ai peur de décliner vraiment, j'ai peur. Je suis capable de faire semblant, mais pas longtemps.

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31 décembre 2010

Etre sur son 31 !

et voir l'année 2010 qui se termine. Ce ne fut pas le meilleur cru. J'avais préféré 2009 qui m'avait appelée à faire du NEUF. 2010, bof ! je n'ai pas été brillante, envahie par mes démons, et j'ai si mal supporté leurs séparations, je dois tourner la page. Alors apparaît 2011. Nous irons au restau ce soir à 6. Hier soir, je me cherchais le vêtement qu'il me fallait. Moi qui n'essaie presque jamais, là j'ai essayé pour constater que tout ce que j'aimais me collait et me marquait beaucoup trop. Une vendeuse est venue à mon aide et à trouver la tunique idéale qui cache tout (grande et asymétrique), c'est bon, ce sera celle là, "vous pouvez la mettre avec un legging",    "euh vous croyez, on verra",      j'essaie ce matin, non pas de legging j'ai l'impression de ne pas être habillée, ce sera un pantalon noir que j'ai déjà. Même pas fait appel au coiffeur, mon dieu, la tête que j'aurai parmi toutes ces princesses d'un soir. Faut assumer ma vieille ! t'es plus toute jeune. Je suis déjà fatiguée à 16 h 21 et faudra tenir ce soir. Et en plus, c'est dansant, ce sont les autres qui voulaient. Heureusement demain et après demain, rien, rien, rien. Les enfants font chacun des réveillons différents : l'aîné avec ses grands copains sur la côte, ma fille avec sa nouvelle bande d'amis en grand groupe avec pleins d'animations, et mon jeune fils avec un grand groupe de notre commune. Pourvu que tout se passe bien. Qu'est ce qu'il faut pas faire quand même pour changer d'année. Alors bon réveillon à ceux qui en font, belle soirée à ceux qui n'en font pas, et on se retrouve en 2011 désormais. Je vous embrasse.

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28 décembre 2010

Au jour le jour

Les fêtes se passent. Bien, pas d'appréhension pour l'instant. Le 24 au soir, nous étions avec nos deux fils avec au menu : raclette et télé (beurk, rien de valable) puis dodo pas tard pour être en forme le lendemain. Jour de Noël : j'ai la cuisine à faire pour le midi, nos enfants sont là au complet et le copain de fifille, ainsi que ma mère que je suis allée chercher à la maison de retraite. Pour la petite histoire j'arrive là bas à midi 10, ils étaient prévenus par ma soeur que ma mère serait chez moi ce jour, et bien elle a déjà été embarquée à la salle à manger, heureusement elle n'a pas commencé à déjeuner. Je me demande si un jour la communication fonctionnera dans cette maison de retraite, ils hurlent qu'ils n'ont pas le temps, mais ils sont si mal organisés, ils viennent chercher les gens dans leur chambre quand ce n'est pas nécessaire..... pff...... j'ai même plus envie de me battre de ce côté là. Nous nous sommes offert les cadeaux et puis petit repas bien sympathique. Vers le soir, nos enfants repartent et nous avançons avec ma mère voir mes beaux parents. Ma b-m- n'est pas en forme. Le dimanche 26, c'est la fête avec famille élargie, nous sommes 50 et nous assurons l'intendance. Cà se passe bien, pas de grande conversation, trop de monde, apparemment tout le monde est content d'être là. Je m'occupe beaucoup de la cuisine et cela me convient. Depuis je suis un peu k.o., sans doute trop mangé, mal dormi, etc. Ce matin, j'ai aidé mon homme à ensacher des haricots. J'ai eu très froid, bâtiment pas chauffé. Cà m'a fait pensé aux gens qui sont dans la rue. J'ai tellement apprécié rentrer chez moi ce midi. Comment cela peut il exister ? Je suis dégoûtée. Vendredi soir, ce sera réveillon à 6 au restaurant, ça ne me dit rien. Je n'ai plus envie de me forcer pour rien. Je voudrais que ma tête soit plus légère que jamais. Je me demande comment s'annonce 2011. Plus trop envie de me battre ? Serait il temps d'accepter définitivement ce que je suis ? Et pourtant ça ne me plait pas ce que je suis ? Mais à forte d'être deux à l'intérieur (la forte et la faible), la lutte devient insupportable. Qui va remporter ?

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24 décembre 2010

JOYEUX NOEL

Je vous souhaite à tous, vous qui passez par là pour la première fois, vous les fidèles, vous que je connais dans la vraie vie, vous qui me suivez en restant très anonymes

UN JOYEUX NOEL

Une pensée particulière pour ceux qui sont seuls ce soir.

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22 décembre 2010

à l'abri

Par ce temps si gris, je suis à l'abri. A l'abri de la pluie, à l'abri des regards et des mots qui m'effraient. Je suis sortie dernièrement : dimanche une journée "noel" avec repas et spectacle grandiose, avec un couple d'amis, j'étais bien. Puis j'ai fait des courses, une fois avec ma belle soeur pour un repas prévu avec famille élargie en fin de semaine, une fois avec ma fille pour la déco de ce repas, j'ai acheté aussi quelques cadeaux avec elle. Je me sentais protégée. J'ai acheté un manteau pour moi, je le trouve très beau, j'ai eu la chance de tomber sur une vendeuse conseillère comme je n'avais pas vu depuis longtemps. J'adore ça qu'on m'oriente, me dise si ça me va ou pas, me trouve d'autres modèles, je me laisse faire. Je l'ai pris. J'ai peu de relations aux autres en ce moment. Sauf par mail. Pas d'écriture, trève de Noël. Etre à l'abri des dangers potentiels, c'est ce qu'il me faut.

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12 décembre 2010

J'aurais pas du

écrire sur la sérénité hier. Aussitôt écrit, aussitôt envolée la sérénité. Mes démons sont revenus. Mal partout, torturée. Ce week end mon grand fils s'était annoncé. Vendredi soir, personne. Coup de fil samedi, il vient dans la soirée. Il arrive avec la voiture d'un copain en fin d'après midi, prend un bain, discute un quart d'heure et repart voir sa grand mère puis rejoindre ses copains sur la cote, en guise de week end, je n'ai eu sa présence que d'un quart d'heure. Il parle de son travail, de partir plus tard travailler à l'étranger. Où est mon petit garçon ? Il m'a largué il y a longtemps. Quant à ma fille, elle, elle était juste passer déjeuner vendredi midi, et samedi midi, mais pas le temps, pas le temps, elle est pressée, un courant d'air. Le plus jeune a rompu également avec sa petite copine, je m'y étais préparée, je me suis interdite de souffrir, car je l'aimais aussi cette fille, même si je savais que ça ne durerait surement pas vu leur âge. Interdite de souffrir = je souffre quand même. Je souffre pour tout de toute façon. Je crois que je souffre de vivre tout simplement. Hier soir, on s'est pris la tête avec mon homme. Aujourd'hui, idem. Je suis seule à l'heure qu'il est, il est sorti, j'ai passé une partie de l'après midi dans mon lit, mon refuge. Je ne suis pas sereine du tout malgré mes grands discours sur la sérénité : ça c'est en théorie mais c'est zéro de pratique. Je me sens hors du temps. L'autre jour, j'étais à la banque avec mon mari, un homme plus âgé lui dit bonjour et à moi aussi en demandant si j'étais sa femme, ça fait 30 ans que j'habite ici, il ne me connait même pas, et moi je le connais, je lui ai même rappelé qu'on s'était vu chez un médecin à Nantes par hasard. Voilà, dans la foule, moi qui ai si peur des autres, je pense et ça doit surement être vrai que je deviens transparente pour m'en sortir au mieux, et donc on ne me connait pas. Ainsi mes problèmes ne sont aucunement réglés. Je crois que je suis parano, schizo, agoraphobe, et déprimé à vie. Je devrais me réjouir à l'arrivée des fêtes et bien, j'ai du mal. Peut être que ce moment de l'année est morbide pour moi puisque le 10 décembre 1954 naissait et mourrait mon frère ? Peut être que c'est cet anniversaire qui me poursuit. Les larmes viennent. Où trouver le réconfort ? Attendre que ça passe. J'ai une réunion mardi soir de l'asso pour la gym, je ne me sens pas du tout la force d'y aller. Envie d'envoyer un mail à tous les membres de l'asso : "bonjour, j'ai tenu ma mission aussi bien que possible, j'ai essayé d'y croire, mais je baisse les bras, je suis agoraphobe, etc. etc., veuillez m'en excuser, je pensais trouver ici un peu de chaleur et de réconfort, hélas une asso comme ça ce n'est pas fait pour ça, désolée, j'arrête".

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11 décembre 2010

dernièrement

Je crois que j'arrive à mieux me dire que je n'attends rien des autres. A t on besoin des autres pour être heureux ? J'entends par les "autres" ceux de mon entourage ne vivant pas avec moi. Quand on espère qu'ils vont agir comme ci ou comme ça, ça rend malheureux. Alors j'essaie de me dégager de ça. Je prévois les choses pour moi, pour nous. Si nous ne sommes pas invités, s'ils ne pensent pas à nous, rien de grave, je fais autre chose, j'ai tellement de choses à faire, à voir, pourquoi attendre les autres. Se prendre par la main, et le faire nous mêmes. Cà ne m'empêche pas d'oeuvrer pour les autres. J'ai mes repères : le lundi soir, l'écriture, bel échange. Le mercredi, la gym, quelques mots agréables à d'autres femmes. Sinon, les relations de travail qui se font plus nombreuses dans l'évolution de notre exploitation. L'asso des anxieux avec quelques relations privilégiées le plus souvent par mail. La famille, mes enfants, ma mère, mes beaux parents, etc. Mais voilà, arrêter définitivement d'attendre, prendre le bon. Ils nous ont oubliés, c'est dur à avaler, mais ça change quoi d'en faire toute une histoire ? Passer à autre chose. Surtout faire mieux que ça, nos actions à nous doivent être cohérentes, celles des autres, je n'en suis pas responsable.

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06 décembre 2010

week end

La démonstration de step n'a pas eu lieu, je l'ai su plus tard, les filles sont venues mais il n'y avait pas de salle pour elle. Heureusement que je n'y étais pas, je n'aurais pas su où me mettre. C'est nul. Elles s'entrainaient, quelqu'un est venu leur dire qu'elles n'avaient pas la salle pour la démo, elles sont reparties. Je devais le pressentir. Hier après midi, malgré la pluie glaciale, j'ai sorti mon parapluie et nous avons d'abord en voiture rejoint un beau marché de Noël, il y avait du monde, on s'est garé un peu loin. Cà se passe dans un lieu magique, un vieux grand chateau : à l'arrivée on entend le magnifique carillon, il y a de la paille partout à nos pieds, c'est doux, de nombreux petits chalets abritent des artisans. Nous venons surtout parce que la fille d'amis expose. Il y a les chants de Noël, des torches qui brulent, des guirlandes magiques dans les arbres. Une crêpe chaude prend des allures de sauveur pour nos mains frigorifiées. Et un verre de vin chaud nous ravigote. On a acheté deux choses pour manger : de la confiture de cynorrhodon, et des poires tapées au vin. Nous rencontrons quelques connaissances. Pas de souci quand c'est comme ça. Je n'ai pas d'obligation de résultat. Puis au retour nous passons voir ma mère qui est bien au chaud à la maison de retraite. Petit bavardage et c'est l'heure de rentrer. Froid dimanche.

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04 décembre 2010

un joli souvenir

Dernièrement, j'assiste avec mon homme à une conférence dans le cadre de l'école de mon fils. Nous arrivons en retard. L'AG est passée, c'est la fin du buffet, la conférence ne va pas tarder. Nous saluons quelques personnes. Un visage ne m'est pas inconnu. "bonsoir, on se connait, non ?" Elle ne me reconnait pas. "Vous êtes G. " "oui". Je me présente. Nous sommes allées à l'école ensemble en primaire il y a bien longtemps. Et nous prenions le même car pour les allers-retours écoles. Elle se souvient de moi "tu chantais tout le temps dans le car". En effet, j'aimais beaucoup chanter. C'est la seule personne qui m'a parlé de ça depuis bien des années, et ça m'a fait drôlement plaisir. J'aimerais bien rechanter, mais il me faudrait encore affronter un groupe nouveau. Cà viendra peut être. Par contre, c'est bizarre, moi je la reconnaissais, et elle pas. Ai je donc tant changer ?

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bénévole de l'ombre

Il a neigé, les routes ont été perturbées. Les cours de danse ont été annulés suite à mes échanges téléphoniques avec la prof. Elle s'inquiétait par mail le matin, il n'y avait rien chez nous, puis ça s'est compliqué dans la journée. On s'appelle à plusieurs reprises, elle veut venir, elle tente, me rappelle, disant que c'est trop dangereux, on décide d'annuler. Je contacte quelqu'un dans la commune qui peut aller mettre un message sur le portail pour ceux qui se déplaceraient. Même chose pour le cours de step hier soir, avec la prof on s'appelle, elle décide de venir, une inscrite m'appelle, je crois que ce qui est bien dans mon rôle, c'est que je suis joignable et je règle des choses par téléphone en journée. Je suis beaucoup moins bonne en présence. Je n'ai pas changé d'avis : incapable de bouger hier soir. C'est mon homme qui est allé porter le faitout plein de bonne chose hier soir dans la salle. Je culpabilisais chez moi de savoir que les autres, après une journée de travail, se sont coltinés la soirée. Mais je n'y peux rien. Ils ne lui ont rien demandé, apparemment occupés à mettre en place. Pas un mot du genre "ça ne va pas ?" ou du genre "merci c'est bien ce qu'elle a fait". Non, que du silence, du chacun pour soi. Ils n'ont pas conscience que ça me ronge. Aujourd'hui, il y a pas mal d'activités dans la journée. Je ne suis pas sûre de m'y présenter. Vers ce soir, il y a démonstration de step. Je devrais y être, la prof serait contente, mais je n'assume pas. Je veux être anonyme. J'adore gérer ces activités, mais dans l'ombre, uniquement dans l'ombre. Etre présente, avoir peut être quelque chose à gérer sur place, être peut être interpellée, ça m'insupporte. Je ne supporte que l'ombre. Je veux être utile, mais à ma façon. J'espère que derrière mon dos ils ne me jugent pas. Je n'en suis pas si sûre.

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