20 octobre 2011

J'avance

Non pas dans mon travail où là tout s'accumule.

Dans ma vie sociale, oui, je vois de plus en plus souvent du monde. Samedi dernier, je dis oui à ma cousine pour aller voir une amie ensemble l'après midi. On a refait le monde. Hier, j'avais invité deux amies pour un café avant la gym, elles sont venues, on a fait une ballade. Aujourd'hui, j'ai fait la rando avec R. comme prévu, elle a 70 ans passé et je lui ai parlé comme à une copine, de tout, de ma vie, de mon anxiété, de l'écriture vu que je la connais par l'atelier, c'est elle la présidente de l'asso, de mon père, de mon beau père, de généalogie, de nos enfants, je n'ai pas vu le temps passer. C'est une femme passionnée par tant de choses, j'adore ça. J'ai oublié l'autre après midi après mes courses, je suis allée rendre visite à une amie en arrêt de travail. Je n'aurais pas fait tout ça avant. J'ai progressé, c'est sur, au niveau vie sociale.

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17 octobre 2011

17 OCTOBRE REFUS DE LA MISERE

   

LES DEUX SŒURS

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le clochard

qui dormait sur un banc avec une bouteille

vide, à ses pieds, pleine de rêves de l’hiver

Ce clochard c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le voyou

roder d’un pas si lourd entre les murs des banques,

il sifflotait cynique un air de drapeau noir …

Ce voyou c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu le curé

défroqué qui parlait avec son pauvre gosse ;

une femme suivait n’osant lever la tête

Ce curé, c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu cette femme

qui mendiait quelques sous devant la cathédrale,

dans ses yeux on voyait l’éclair du désespoir

Son âme, c’était moi car je reste son frère…

 

J’ai marché dans la Ville et j’ai vu mes Deux Sœurs

Douceur et Charité, distribuer du pain

tout tirer de leur amour, dans les âmes dolentes

Et mes Deux Sœurs m’ont dit : « Viens, travaille avec nous ».

 

Alain GREINER – Octobre 2005


 

 

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12 octobre 2011

Perdue !

2011 08 002 x

 au beau milieu des champs,

Est il plus compliqué de vivre ici ou ailleurs ?

La solitude est plus palpable.

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manque

J'ai l'impression qu'elle me manquera toujours cette partie de vie, où j'aurais vécu seule, où j'aurais appris à me gérer, moi, à décider moi, je ne l'ai pas eue, c'est ainsi.

Alain X parle de savoir décider.

Je ne sais rien décider. Avant c'était mes parents qui décidaient toujours pour moi. Puis il n'y a pas eu de transition. Je me suis mariée comme c'était à l'époque. Je ne me suis pas pour autant écraser, non. Mais je n'ai jamais quasiment décidé seule de quoi que ce soit. Enfin rien d'important. LUI, il sait décider pour notre travail. Il sait moins entreprendre pour notre vie privée. Et moi je n'ose pas décider toute seule. Je n'ai pas appris. J'envie nos jeunes qui ont des vies si différentes. Ils partent tôt. Ils mènent leur vie d'abord seul puis après ils décident de rester seul ou pas.

J'aimerais savoir mieux décider. D'ailleurs on m'y invite. Mais je ne sais pas bien. J'ai toujours besoin d'un autre avis.

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11 octobre 2011

la patience

Voilà presque un an que nous l'avons commandé cette véranda (ben oui, comme Jeanne). C'est la solution d'agrandissement de notre maison. Depuis que nous avons mis la cuisine dans l'ancienne salle à manger, la cuisine est tout à fait convenable. Mais à l'inverse la salle à manger dans l'ancienne cuisine, c'est vraiment tout petit. Du coup, la cuisine avec plein de monde dedans, je n'arrive plus à cuisiner et recevoir en même temps et je ne peux pas entasser tout le monde dans la mini salle à manger. Donc après beaucoup d'hésitation, après plusieurs devis de plusieurs solutions, nous optons pour la veranda extension. A bas le mur de la petite salle à manger et hop, nous voici avec 18 m2 de plus, ce qui fera un séjour de 30 m2, ça devrait aller. Même nos enfants nous disent que c'est de la connerie, qu'on veut toujours plus grand, oui mais quand ils sont là ils prennent un peu de place, surtout s'ils ne viennent pas seuls.

Seulement voilà, nous avons versé un acompte et cela devait se faire en mars. Sauf qu'en mars, l'assainissement qui devait être refait avant ces travaux là n'était pas fait. Et on en est toujours au même point. C'est en cours. J'ai vécu l'été avec les fosses septiques bien dégagées, et l'odeur qui dégage bien aussi, la tranchée qui attend le tuyau, les bacs construits au jardin mais non terminés.

Cà avance très très doucement, le poseur de veranda ne nous appelle même plus. Le maçon doit faire les murettes dès que ce satané assainissement sera fait.

Il faut de la patience dans la vie et j'en ai si peu.

J'ai toujours beaucoup attendu pour des travaux chez nous, mais là j'ai pété un cable ce week end à cause de ce chantier. Bon ben ça n'a rien changé, il me faut encore attendre.

 

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04 octobre 2011

phobie

J'ai tenté pendant quelque temps sur le net de moins parler de ma phobie sociale, évidemment c'est possible d'éviter le sujet, de parler d'autre chose, mais elle n'est pas disparue pour autant, ou du moins pas totalement. D'avoir vu Anouchka (je veux faire un lien hypertexte et ne sais toujours pas comment faire), elle est dans ma liste de blogs, à la télé samedi, j'ai quand même envie de reparler de ça un peu. Elle a fait fort en tournant cette émission, c'est bien de montrer les détresses qu'on ne peut soupçonner pour beaucoup. Son mari et sa fille partagent intensément ces problèmes.

Moi je n'ai pas voulu trop les mêler à ça. Pas de vraie discussion là dessus sauf avec mon homme. Pas avec mes enfants. Ils doivent percevoir une sensibilité, susceptibilité, faiblesse. J'ai beaucoup somatisé, donc ils ont vu des dégâts physiques. Ils m'ont vu aussi en crise de nerf mais le problème de fond, on a évité. Et je ne me sens surtout pas prête à aborder le sujet. Je l'ai fait avec les collègues de l'asso (surtout un) dernièrement et là ce soir, j'ai une réunion, et je stresse, alors que ça devrait être plus facile. Non, c'est peut être même pire qu'ils le sachent. Avant j'essayais toujours de cacher, maintenant j'ai l'impression d'être à poil quand j'arrive. Et puis comment peuvent ils comprendre ? Parfois je suis totalement comme les autres, la plupart du temps d'ailleurs car je prends tellement sur moi. Mais je ne vous dis pas à quel prix de grosse transpiration, respiration, exitation, mal de ventre, envie de partir, dégoût, envie de pleurer, et j'en passe et des meilleures. Souvent quand j'embrasse en arrivant, même en plein hiver, on me dit que j'ai les joues très chaudes, cette remarque est très désagréable, cela me prouve encore une fois à quel point cela bouillonne là haut pour sortir, et les mains elles sont glacées. Ce qui engendre des fatigues intenses, parfois des insomnies, des tracasseries, des jugements de moi sur moi totalement horribles, des envies de partir. Et puis je recommence encore, et encore. Rien n'est simple, RIEN.

Mais comme ANOUCHKA, je veux me battre, espérant qu'un jour tout sera derrière moi. Je ne veux pas que mes enfants sachent tout ça au détail. Je fais semblant ou je suis mal ou je suis bien car cela arrive aussi parfois.

La petite enfance est si importante et lorsque le modèle est défaillant, comment voulez vous ? Et puis d'autres faits et gestes, surtout gestes d'ailleurs, ont fini de m'anéantir.

Pourtant je suis toujours là..............................

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03 octobre 2011

un anniversaire !

Un neveu a eu 30 ans récemment. On lui souhaite sur fb, il prévoit une date pour réunir tout le monde, aïe bcp ne peuvent pas, il en met une autre. Il communique surtout sur fb, moi je vois. D'autres de la famille n'y vont pas, ils n'ont pas bien l'info. Tout est vite décidé, pas de carton, vient qui peut, qui veut. Nous c'est vite décidé, on y va, on annule même un repas prévu au restau mais qui peut facilement se reporter. Ce neveu, ce n'est pas n'importe lequel, d'abord c'est le filleul de mon homme, et il n'a pas eu beaucoup de chance. Il est né avec un bec de lièvre. A l'époque, je n'avais jamais vu ça. Certains avaient une sorte de rejet dès qu'ils le voyaient. J'avoue que moi aussi cela m'impressionnait. On se voyait peu à l'époque et puis on avait les nôtres d'enfants, on avait assez à s'occuper. Alors il a grandi, il s'est fait opéré je ne sais combien de fois, on n'a pas trop suivi tout ça, on était concentré sur nous. Je n'aidais en rien à cela, car j'étais beaucoup moins ouverte qu'aujourd'hui. Je me concentrais sur les miens, je vivais ma souffrance à moi, et je ne voyais pas celle des autres. La dernière opération, il l'a eue il y a quelques années et j'ai très honte, nous ne sommes même pas allés le voir à l'hopital qui n'était pas très loin de chez nous, je fonctionnais vraiment mal. Il faut dire que je n'ai pas été apprise du tout à cela. J'ai appris à me regarder le nombril.

Alors bien sûr que oui, on est allé fêter ces 30 ans samedi soir. Et mes trois enfants aussi. D'autres n'ont pas voulu chambouler leurs prévisions. C'est comme ça. C'était tout simple : apéro, entrées et grillades sous une tente vu le beau temps qu'il a fait. Uniquement de la famille, et un couple d'amis. Des amis, il en a peu apparemment. Est ce que son problème a fait fuir ? Je ne sais pas. Jamais il ne se plaint, il parle très peu de lui, il parle très peu tout simplement. Je suis contente qu'on y soit allé. Un de ses frères travaille le samedi soir, sa femme n'est pas venue. Elle aurait pu venir, seule, mais non elle ne fait rien sans son mari, jeune couple fonctionnant à l'ancienne, dommage ! Ma fille est venue sans son ami qui n'avait pas envie, j'applaudis. Pourquoi dépendre de l'autre ? Elle est venue pour son cousin.

Je n'ai pas bien dormi là bas, d'abord, j'ai oublié mes gouttes, puis il faisait très chaud. Pas grave ! il y a quelques années, ça m'aurait donné la migraine, maintenant non, un peu de fatigue mais ça va. Certains étaient déjà partis dimanche matin, et d'autres sont venus. Nous avons cueilli  des haricots verts restés à l'abandon dans leur jardin. Puis nous les avons préparés en jouant à Il ou Elle comme je faisais autrefois avec mes enfants jeunes. Ils ont bien aimé. On s'amuse bien et ne voit pas du tout la corvée. Puis déjeuner champêtre. Puis ballade dans la nature. Et le retour !

Chez ma belle soeur, il y a toujours du monde qui passe, c'est un peu comme un hotel. Quand on partait hier soir, d'autres arrivaient de sa belle famille pour quelques jours.

Chez nous, ce n'est pas comme ça. Je ne pourrais pas assurer cela. Il me faut du répit. J'étais bien contente de rentrer et de retrouver le calme de ma maison.

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01 octobre 2011

Respect

Hier, je suis revenue aussi verte que mon blog de la maison de retraite. Il fait beau donc je propose à ma mère de l'emmener dehors comme nous le faisons régulièrement. Avant cela, je lui demande d'aller aux toilettes sachant que de ce côté là les soignants sont loin de faire ce qu'il faut. A ce moment là, une soignante que je connais bien me dit : c'est fait, ne t'inquiète pas, les filles viennent de passer. Ah bon, mais je veux vérifier quand même. La soignante me laisse faire et s'en va. Ma surprise est grande. C'était fait ? Rien du tout. La garniture était pleine, archi pleine. Je la prends et retrouve vite fait la soignante dans le couloir pour lui montrer. Aïe elle est obligée d'admettre. Une autre qui nous entend nous dit, oui elles sont bien passées, mais Mme G. a dit qu'elle n'avait pas besoin d'aller aux toilettes ainsi elles demandent et la personne disant non, elles s'en vont. Il parait qu'il ne faut pas infantiliser les personnes âgées. Alors, on obéit bien comme il faut. Tandis qu'ils sont trempés et brulés par l'urine, tout le monde est content. Ma mère ne sent plus rien. Quand vont ils comprendre ça ? Une fois je leur avais dit qu'ils n'avaient encore pas compris ce qu'elle avait. Et ils n'avaient pas apprécié : "bien sur que si, nous savons".

Qu'apprend on aux élèves aide soignants ? Qu'apprend on ?

Respecter les personnes âgées : c'est respecter leur parole, ou leur corps ?

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29 septembre 2011

des coings !

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 Y en a chez moi dans la haie !

 Cà y est, je les ai préparés pour faire de la gelée ! couverts d'eau et mijotés, maintenant au jus récupéré faut rajouter du sucre et hum ! ce sera bien bon. La chair, je vais la passer au presse purée et je la congèle pour des crumbles moitié pommes/moitié coings.

Voilà Jeanne, ce que moi je fais avec les coings !        D'autres font de l'apéro !!!!!

 

 

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27 septembre 2011

c'était dimanche !

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