27 mars 2019

frustration

Trouvé sur le net

DEFINITION DU MOT FRUSTRATION

Etat d'insatisfaction provoqué par le sentiment de n'avoir pu réaliser un désir.

La frustration place l’individu dans l’attente de la réalisation de quelque chose qui ne se fera pas. Elle est toujours provoqué par quelqu’un ou par quelque chose. La frustration, comme conflit intérieur, peut entraîner un manque de confiance en soi. Elle réveille des émotions telles que l’impatience, la colère ou la tristesse. Plus grave, elle peut mener à la dépression. Devenue une obsession, elle ne permet plus à l’individu de mener une réflexion claire. Mais pour le psychanalyste Freud, la frustration trouverait toute son utilité à l’épanouissement de l’individu. Elle serait à l’origine des plaisirs, et susciterait ainsi le désir.

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Forcément, je me suis penchée sur le sujet. Bien sur je vis des frustrations. L'anxiété sociale provoque des frustrations puisqu'on ne peut faire simplement ce que l'on souhaiterait faire, bloqué par des pensées négatives, bloqué par des sentiments d'infériorité, bloqué par tant de choses. Il en ressort des malaises nombreux. Il en ressort de la colère. Et la boucle est bouclée.... 

Voir la vie en rose n'est pas donné à tous aussi facilement qu'on le pense. Même avec la meilleure volonté.... 

Les relations avec les autres sont difficiles et fragiles, un rien peut tout faire basculer.

 

Posté par melancolie85 à 11:23 - Commentaires [4] - Permalien [#]


25 mars 2019

Rabat joie

Mon père était un rabat-joie. L'avait il toujours été ? Sans doute plus jeune il ne l'était pas. S'il avait envie de se réjouir lui, alors tout le monde avait le droit. Il pouvait siffler, sortir son accordeon, raconter des blagues, on ne lui aurait surtout pas interdit. Mais si les autres étaient joyeux et que lui était en phase "pas rigolo du tout", il avait vite fait de les calmer et ça ne rigolait pas longtemps. Sans doute était il si malheureux pour ne pas pouvoir supporter de voir le bonheur des autres. C'est vrai que c'est un sacré exercice : se rendre compte que l'autre a accès au bonheur et que soi même on n'y arrive pas. Aujourd'hui, on veut du bonheur partout, il y a des conférences, des stages. Finalement, c'est si compliqué ? C'est peut être parce qu'on en veut trop, la quantité ne fait pas la qualité.

J'ai regardé ce film hier soir : Barbecue. Je l'ai beaucoup aimé. Une bande de copains avec des profils différents. On reconnait ses copains : le grincheux, le timide, le grande gueule, le fainéant, le bosseur, etc, etc. Quand soudain l'un se permet après un infarctus de vivre sa vie à fond, sans le régime prescrit, sans continuer à supporter comme avant ce qui l'insupportait, quand soudain il ose dire aux uns et autres ce qui ne lui plait pas, ça part un peu en c....    Et il y a coupure.  Mais quelque temps après, il s'ennuie de ses amis qui l'entouraient depuis toujours. Malgré leurs défauts, il a envie de les revoir et il les revoit, ça semble simple.

Ce film est arrivé après samedi soir où nous recevions nos trois couples habituels. J'aime et j'aime pas. J'aime le côté convivial, j'ai préparé de bons petits plats (j'ai stressé pour ça), j'aime l'idée d'une bonne soirée, j'aime qu'on joue avant le repas. Mais je n'aime pas leurs défauts. Surtout pour un. Il lance des piques depuis toujours à mon mari, c'est pourtant son ami. C'est comme un jeu on dirait. Ou alors une partie de punching ball. Et puis ils sont bientôt tous à la retraite (sauf une sous quelques jours), bien sûr leurs retraites ne sont pas assez grosses (pourtant il y a pire je le sais), bien sûr ils ne pensent plus qu'aux vacances-voyages-apéros. Bien sur samedi soir ils ont passé leur temps à raconter leurs dernières vacances et leurs prochaines vacances. Bien sûr nous on s'est tu. Bien sur, on ne va pas leur reprocher de partir en vacances. Ils ont du temps, ils pourraient aussi s'investir dans des associations, apporter leur savoir, apporter de l'aide. Non. Rien de tout cela.

Bien sûr, je suis une rabat joie moi aussi.

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14 mars 2019

le masque

Mes moments de panique peuvent devenir de véritables colères. Je peux angoisser pour trois fois rien. Je peux perdre facilement le fil d'un évènement. Souvent je me suis cru sortie d'affaire. Mais guérit on un jour ? guérit on un jour de son enfance ? La question se pose depuis toujours. Pour certains, c'est oui. Pour moi, c'est non.

Je me surprends encore avec des réactions bizarres, avec des larmes qui montent mais qui ne sortent plus, avec des bouffées de chaleur, ou des tremblements. A ce moment là, j'aurais besoin de réconfort.

Est ce que ça se voit comme je suis ? Je travaille à ce que ça ne se voit pas trop. Je l'espère de toutes mes forces. J'y mets toute mon énergie. Après je suis tellement fatiguée.

Comme j'aimerais en parler plus aux gens autour de moi. Comme ça me libérerait.

J'en parle à l'association sur l'anxiété. Mais elle vacille l'association. Je crois qu'elle va s'arrêter, faute d'adhérents, faute de personnes pour la gérer.

J'en ai parlé parfois chez des soignants, encore faut il les trouver. 

Je n'en parle pas à la chorale, qui comprendrait ? On est là pour chanter pas pour raconter sa vie.  J'en parle dans mes écrits, parfois à l'atelier d'écriture. Mais on n'en débat pas après.

J'en parle à mon mari, mais même à lui c'est si difficile à expliquer.

Je n'en parle pas à mes enfants. Trop douloureux.

J'en parle peu à mes amis. Pas concernés.

Et la plupart du temps, quand je peux, je montre une autre face, celle qui rigole, qui raconte des bêtises, celle qui décide, qui organise, c'est bon quand j'y arrive.

Mais le reste du temps, je porte un masque. 

Et puis il y a ce blog où je peux en parler. Il y a vous.

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06 mars 2019

Lui

Lui me dit que c'est ma nature d'être plutôt seule. On en a reparlé hier soir à cause de ma baisse de moral. Il me dit que je me fatigue vite des gens, que je le dis (oui c'est vrai). Il me dit qu'on est tous différents et qu'on n'est pas tous fait pour être en groupe. 

Lui, c'est pareil, c'est un tempérament solitaire, tout à fait sociable quand il faut, mais solitaire dans le fond. De par sa vie, sa santé, il s'est souvent retrouvé seul. Cà ne lui pèse pas. 

Sa santé précaire jeune l'a plus d'une fois gardé à la maison au lieu d'aller à l'école, ainsi il a redoublé plusieurs fois, n'avait pas de grand copain qu'on suit de classe en classe, était plutôt gêné de se retrouver avec des plus jeunes. Cà ne se voyait pas physiquement car à cause des soucis de santé, le corps était chétif. Pas ou peu de sport pour lui toujours à cause des soucis, donc encore de la solitude....

Quand il est seul, il ne broie pas de noir. Il a beaucoup travaillé seul. C'est un métier de solitaire, des heures et des heures dans les champs. Il a beaucoup réfléchi seul, trouvé des solutions seul, inventé des machines seul.

Je passerai donc toute ma vie à m'interroger sur la solitude des êtres et la vie en groupe.

S'interroger ? pour quoi faire ?

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le concert

Dimanche, nous avions un concert. Dans une église. Le chef était très inquiet. Les répétitions ne sont pas toujours bonnes. A priori, on a bien réussi. Il était content. Moi, j'ai mieux géré mon stress avant. J'ai mangé presque normalement avant de partir. Je me suis habillée légère, je savais que j'aurais chaud. Le souci qui arrive vite, ce sont mes jambes. Soudain elles semblent me lâcher, et ça me perturbe. Je suis dans mon chant. Et puis je suis dans mes jambes. Et puis je suis dans ma tête à m'inquiéter de mes jambes. Ma tête me dit qu'elles vont tenir. Mais j'en doute. Et tout cela en chantant ! Finalement je ne sais plus si c'est bien ou pas ce qu'on fait. C'est à la fin que la majorité disait que c'était bien. Moi, je n'arrive même pas à m'en rendre compte. Et cela je ne le comprends pas. Je n'arrive pas à entendre l'ensemble du groupe. Mais puisque les autres disent que c'était bien, je les crois. Bientôt j'espère, nous aurons l'enregistrement. Après la chorale qui nous invitait nous a offert un pot, c'était sympa. J''ai bien aimé aussi leurs chants, pas du tout le même genre que les nôtres, plus de classiques. Nous, c'est variété française. Nous sommes vite rentrés, j'étais vidée. 

Depuis, je ne suis pas au top. J'ai reçu mon analyse de sang. Que va dire le cardiologue que je vois bientôt ? Le cholestérol a baissé un petit peu mais reste trop élevé je pense. Pourtant je fais attention tout le temps. Il faut que j'aille marcher plus, c'est tout. Cà paraît simple, mais seule, je ne suis pas assez motivée.

Il me manque la bonne copine qui m'embarque. 

Je reviens toujours à cela. Je fréquente des gens, à l'écriture, à la chorale, le week end les amis réguliers, mais je n'ai pas la bonne copine qui passe pour me remonter le moral.

Ma mère ne l'avait pas non plus. Je ressemble tellement à ma mère.

Posté par melancolie85 à 10:54 - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 mars 2019

M A R S

C'est parti pour une courte acrostiche.

4 lignes pour parler de vous en ce moment (rimé ou non rimé).

 

Au travail !

Posté par melancolie85 à 09:50 - - Commentaires [12] - Permalien [#]