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sensiblement

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15 mai 2008

cerveau débordé

Je vous l'ai déjà dit : je suis engagée dans une asso. Voilà, le grand week end que je n'aime pas est bientôt. Et il faut déjà tout mettre en oeuvre. A partir de maintenant, je dois me contrôler car je suis comme un volcan. Mon mari m'a dit encore aujourd'hui : c'est bien toi qui le veut.  Oui oui bien sûr que c'est maintenant que je vais démissionner, maintenant alors que tout est enrayé. Alors il faut que je tienne le coup, il faut que je me calme, il faut que, il faut que et il faut que....  Hier soir, on avait réunion. Et il va y en avoir d'autres d'ici l'évènement. Cette pression qui monte ! l'horreur ! ce n'est pourtant pas moi qui danse ! Je vais demander à l'univers de me donner l'énergie et le calme pour affronter. J'ai eu mon cours de développement personnel cette semaine. Cà me fait tellement de bien. Notre petit groupe est tellement sympa. C'est comme ici, on peut tout se dire, il n'y a pas de jugement. Et on arrive même à rire de nous ! Je les ai fait marrer car j'ai expliqué que j'étais une éponge (quoique la formatrice n'était pas vraiment d'accord) car par exemple une réflexion que se prend mon mari, sur lui elle glisse et moi derrière, pan dans la figure, je reçois tout en direct. Bien sûr j'ai mimé la scère, grosse rigolade ! ça fait du bien. J'ai besoin d'exprimer tout ce qui s'accumule au fond de moi. Sinon c'est trop lourd.

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15 mai 2008

quelques nouvelles !

comme je suis contente d'avoir ce blog ! et de vous lire les unes et les autres ! C'est tellement intéressant ces chemins de vie différents ! mais ce qui nous rapproche c'est bien cette envie de communiquer n'est ce pas. Dans la vraie vie, pour moi, ce n'est pas aussi simple que sur le blog. Communiquer cela me rappelle mes 17 ans, je ne faisais pas de grandes études, simplement un petit BEP. On avait une dissertation à faire et le sujet justement était : La communication. Je m'étais lâchée et étais très inspirée. Je souffrais à l'époque du manque dans ma famille, de cette introversion, et je me rendais compte aussi que les gens étaient de plus en plus indifférents. Je ne me souviens plus très bien de mon texte. J'avais eu la meilleure note : 18/20. Et la prof m'avait bien félicitée. Même gardé la copie pour montrer aux autres profs. Je n'ai jamais eu le courage de lui redemander.

Voilà, ce petit détour juste pour dire comme j'aime venir ici. Je me sens bien ici.

 

9 mai 2008

je les ai aimés comme j'ai pu .....

Aujourd'hui on en fait vraiment beaucoup pour les enfants. Les miens sont grands maintenant (presque 30 ans, 23, et 17). J'ai pas du faire tout ce qui fallait quand il fallait. Je n'avais pas le mode d'emploi, pas eu de modèle valable non plus. Alors ça n'a pas été facile. Je me suis souvent beaucoup énervée. J'ai pas pris beaucoup le temps de jouer, ou de les ballader. Je me sentais toujours dépassée. Le temps de l'école primaire, je suivais leur travail scolaire et j'étais intransigeante. D'ailleurs, je crois que j'étais intransigeante pour tout. Et ça n'arrangeait rien. J'étais aussi souvent malade (migraines à répétition) et là, Mamie prenait le relais  (ma belle mère), je n'avais qu'à passer un coup de fil.  Ou bien je désignais mon aîné pour s'occuper des autres (il me l'a reproché il n'y a pas longtemps). Puis il y a eu le temps de l'adolescence, pas facile non plus. Beaucoup de peurs bleues : accidents de cyclo, puis accidents de voiture. Oui oui, on a eu droit à pas mal de choses pas intéressantes du tout. On a eu aussi à gérer une relation amoureuse pas du tout, mais pas du tout convenable.  Ah la la   j'en passe et des meilleures.   En tout cas, nous avons fait comme nous avons pu. Avec le recul, je sais que j'aurais du être plus tendre, plus ceci, plus cela, mais c'est fait et maintenant que deux sont adultes, je réalise comment la vie passe vite et comme il faut profiter d'eux quand ils sont petits. Je n'en étais pas du tout consciente. Maintenant, ils font leur vie et ont beaucoup moins besoin de nous. Bien sur, s'il y a une merde, c'est nous qui sommes appelés les premiers. Pour le reste, ils me manquent. J'ai fait parfois des petites remarques mais ils m'ont dit que je devais les lâcher. Que c'était normal, que c'était la vie.

8 mai 2008

une vie sociale à quel prix ?

Puisque je ne travaillais pas à l'extérieur, ma fille m'avait proposé un jour de m'occuper d'une association. Vu que souvent je m'ennuyais et voyais peu de monde, je pense qu'elle a cru bien faire. J'ai dit oui et me suis proposée pour succéder à une personne qui s'y dévouait depuis longtemps. Sans doute, je n'ai pas mesuré et je devais être dans une phase "haute" où je me sens capable de plein de choses. Une fois l'engagement pris, ça n'a pas été aussi simple. Il y a eu une représentation deux soirs avec les membres de cette asso (danseuses) et là j'ai senti à quel point j'avais du mal avec les gens. Après la première soirée, impossible de dormir, crise d'angoisse,  obligée de voir un médecin,   puis il y avait un deuxième soir. J'y suis allée. Cela remonte à quelques années. J'ai consulté ensuite mon médecin à moi qui m'a dit que je n'étais pas faite pour ça, que j'avais visé trop haut. J'ai été mal pendant quelques semaines. Puis la personne de l'asso (celle que je devais remplacer et qui était encore là pour faire la transition) m'a appelée et je lui ai tout dit. Elle a semblé comprendre. Alors on a convenu que je reste mais qu'avec les autres personnes de l'asso on allait répartir les tâches qui conviennent le mieux à chacune. Puis il y a eu des vacances et j'ai pu reposer mes esprits. Depuis je suis toujours dans cette asso (trésorière) mais il y a des fois où c'est très dur car nous avons une réunion mensuelle avec toutes les autres activités, puis de temps en temps nous nous retrouvons que pour notre activité. J'ai souvent des "prises de bec" avec les autres qui sont tellement cool que ça me désole, qui n'anticipent rien, qui laissent venir. J'ai l'impression de tout faire, mais ce n'est pas vrai, c'est seulement que souvent je les relance à propos de ci ou de ça. Bientôt je vais revivre les deux soirées de fin de saison. Je meurs de trouille à l'avance. Et si on n'avait oublié quelque chose ? Et si ceci, et si cela ? Et puis tous ces gens ? Que pensent ils de moi ? Je dois vraiment paraître ridicule. Je dois être rouge, extrêmement rouge.  Bien sûr, grâce à ce bénévolat, j'ai au moins une vie sociale mais quel bénéfice ? Je pourrais aussi ne rien faire et n'avoir aucun souci. C'est toujours très contrasté dans ma tête : le pour, le contre. Qui peut décider ? Qui peut me dire ce qui est bien pour moi ? Une personne qui fait du développement personnel (je la vois tous les deux mois avec un petit groupe) nous dit toujours : faites le si vous sentez que c'est bon pour vous.  Je ne sais jamais ce qui est bon pour moi. Mon coeur ne me le dit pas.

8 mai 2008

un 8 mai bien ordinaire

Il fait gris, encore. J'avais ce matin plein d'idées de posts à mettre ici. Et puis tout s'est envolé. Je voudrais parler de tant de choses à la fois...

Je viens d'écouter une émission radio sur la psychogénéalogie. Cà me tenterait bien d'essayer. Peut être cela viendrait dénouer ce mal être. Je crois assez qu'on se trimballe l'histoire familiale.... J'ai un n° de tél., je l'ai déjà appelé et chaque fois suis tombée sur le répondeur. Ce n'était sans doute pas le bon moment pour moi.

Ce matin, j'ai bien glandouillé, un peu d'ordi, un peu de linge, un peu de cuisine   et visite de mon jardin et de mes poules.  Mon mari travaille. Je vais aller voir ma maman à la maison de retraite et si le temps le permet, quand je serai revenue, je tonds la pelouse.

Merci d'être venu me lire.

 

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3 mai 2008

j'ai tellement eu honte

que j'en bave encore à 49 ans. Depuis ce matin, je cherche comment écrire ce post. Oui, il faut que je vous le dise. J'ai grandi avec mon père et ma mère, et ma soeur. Mon père avait ce qu'on appelle des TOC. A l'époque on pensait plutôt "folie" et le mot savant était "névrose obsessionnelle". Vous savez ce que c'est les TOC. Maintenant on en parle facilement. Moi à l'époque je pensais que sur la terre entière il n'y avait que mon père qui était comme ça. Alors, il parlait tout seul, il avait des rituels, il mettait des heures et des heures à faire presque rien,  on attendait beaucoup beaucoup beaucoup   qu'il soit prêt.   On était parfois pris à partie dans ses rituels (surtout ma mère). Et puis des fois, il était tellement pris dans ses problèmes qu'il explosait de colère pour un oui, pour un non,   pour une remarque de notre part, pour notre impatience. Et puis il y avait le regard des gens. Comme on ne disait à personne ce qu'il avait vraiment, on cachait comme on pouvait. Mais parfois il parlait tout seul et des gens s'en rendaient compte. J'ai vu les moqueries, les rires.   J'ai géré cela comme j'ai pu,   avec mes amies aussi ce n'était pas facile. J'arrangeais les choses de façon à ce qu'elles le voient peu donc on allait surtout courir dans la campagne. On ne restait pas à la maison. Enfin je ne veux pas faire trop long mais ces conditions de vie m'ont très mal construite.

Aujourd'hui encore j'ai honte pour un rien. Honte de moi, honte même parfois pour les autres. Je crois que je suis encore dans mon corps de petite fille avec son papa.

Depuis j'en ai bien parlé autour de moi mais hélas, je crois que c'est impossible de comprendre pour quelqu'un qui n'a pas vécu ça. Toute la souffrance que cela donne, cette souffrance qui m'étouffe encore. On a beau dire, le passé c'est le passé il faut regarder devant. Le passé m'a construite bancale. Moi même aujourd'hui je suis très très anxieuse.  Les TOC sont la phobie la plus grave.  J'en ai été imprégnée.

Je crois que ce dont j'ai le plus peur c'est du regard des autres. Et cette vague impression qu'on va se moquer de moi.

Voilà c'est dit. Merci de m'avoir lue jusqu'au bout.

2 mai 2008

ce texte est magnifique,

J'aimerais pouvoir l'appliquer tous les jours de ma vie. Aujourd'hui, je vous l'offre. Il n'est pas de moi, je l'ai trouvé sur un site qui s'appelle quelque chose comme "bonheur pour tous".

Le bonheur est le chemin

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant et, ensuite, après en avoir eu un autre. Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux quand ils le seront. On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint, quand on possèdera une plus belle voiture ou une plus grande maison, quand on pourra aller en vacances, quand on sera à la retraite.

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux, que le moment présent. Si ce n'est pas maintenant, quand serait-ce ? La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer. Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux maintenant qu'il est encore temps.

"Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer. la vraie vie ! Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer. Et alors, là, la vie allait commencer ! Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie".

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au bonheur. Le bonheur est le chemin. Ainsi, passe chaque moment que nous avons et, plus encore, quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps, et que l'on se rappelle que le temps n'attend pas. Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être heureux.

LE BONHEUR EST UNE TRAJECTOIRE ET NON PAS UNE DESTINATION.

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux. Il suffit juste d'apprécier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie :

  • Tomber amoureux,

  • Rire jusqu'à en avoir mal au ventre, ou des crampes aux mâchoires,

  • Trouver un tas de nouveaux mails sur sa boîte quand on revient de vacances,

  • Conduire vers des paysages magnifiques en terre inconnue,

  • Se coucher dans son lit en écoutant la pluie tomber dehors,

  • Sortir de la douche et s'essuyer avec une serviette toute chaude,

  • Réussir son dernier examen,

  • Avoir une conversation intéressante,

  • Retrouver de l'argent dans un pantalon que l'on n'a pas porté depuis des lustres,

  • Rire de soi-même,

  • Rire sans raison particulière,

  • Entendre accidentellement quelqu'un dire quelque chose de bien sur soi,

  • Se réveiller en pleine nuit en se rendant compte que l'on peut encore dormir quelques heures,

  • Écouter une chanson qui nous rappelle un moment chéri,

  • Se faire de nouveaux amis,

  • Voir contents les gens que l'on aime,

  • Rendre visite à un vieil ami et se rendre compte que les choses n'ont pas changé entre vous,

  • Admirer un coucher de soleil,

  • Se faire tranquillement masser le dos et s'endormir paisiblement,

  • Sentir un vent doux et frais nous caresser la joue,

  • Entendre dire que l'on nous aime et vivre paisiblement tous les petits moments qui nous réchauffent le coeur et l'âme.

Les vrais amis viennent dans les bons moments quand on les appelle et dans les mauvais moments, ils viennent d'eux-mêmes.

Après ça, une bonne réflexion s'impose.

Anonyme

29 avril 2008

morose comme le temps !

le soleil n'a pas eu le temps de s'installer comme je l'espèrais. Aujourd'hui temps horrible, pluie et vent,  j'ai vraiment pas le moral. En plus, cette semaine, ma fille et mon fils sont repartis et je me sens très seule. Mon Dieu, comment retrouver un peu de goût à quelque chose. Comme je n'aime pas ces moments où je suis vide. Heureusement qu'il y a internet pour m'évader un peu. J'aimerais tant créer de vrais liens d'amitié ici, j'en ai tellement besoin.

27 avril 2008

je n'arrive pas à vivre comme tout le monde

Voilà, encore une fois, je me suis fait mal. Et maintenant il va me falloir plusieurs jours pour me remettre. Non, non, pas mal physiquement (quoique ?) mais psychologiquement. J'ai vu hier soir encore un fois celle que j'étais, celle que je n'aime pas, celle que je veux tuer....  Je suis allée à une petite soirée de variétés où mon fils jouait. Je me suis sentie mal dès le début : tous ces gens !   J'avais chaud, tellement chaud, j'avais vu dans la voiture en arrivant que j'étais bien rouge : rouge de stress.   Et paf ! une personne que je connais me dit : et bien, comme tu es rouge !       AU SECOURS ! Elle a déclenché le pire.    Je ne savais plus où me mettre.    Je ne lui en veux pas      mais moi après ça   j'étais encore plus désorientée.   J'ai eu du mal à me sentir à l'aise toute la soirée. Mais bon j'ai fait avec !     Puis on est rentré et j'en ai parlé avec mon mari qui m'a écouté une fois de plus  sans savoir quoi me dire. Simplement que je me fais des idées. Peut être que vous n'allez pas comprendre à quel point ça me fait mal !    Je veux faire comme tout le monde : avoir une vie sociale normale.     Et pourtant mes meilleurs moments sont quand je suis seule et que je ne suis pas en danger.    Les autres pour moi sont le danger.     Cela remonte loin dans ma vie.

L'écrire ici va peut être m'aider à évacuer.   Et puis aussi, si vous voulez partager, n'hésitez pas à m'écrire. Merci de votre attention.

25 avril 2008

le soleil est là aujourd'hui !

et c'est heureux !  il est doux comme je l'aime ! il me donne envie de travailler, enfin ! il adoucit mes pensées ! il me donne le sourire ! je l'aime plus à cette saison qu'en été où il m'étouffe parfois et me ramollit. Le soleil a bel et bien un impact sur ma santé psychologique. De ce pas, je vais tondre la grande pelouse et là sur ma tondeuse, je ne penserai plus à rien ...  c'est comme un miracle !   

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