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sensiblement

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24 août 2008

exutoire

Puisse ce blog être un exutoire !

La nature revient au galop. Tout allait pour le mieux ce week-end, nous étions invités à l'anniversaire d'une amie. Oh amie c'est beaucoup dire. Lorsqu'on était plus jeune, mon mari s'occupait d'un club de sport et nous cotoyions quelques personnes par ce biais. Nous avons passé de supers moments ensemble. Puis mon mari a arrêté ce sport et on ne s'est plus beaucoup revu. Et on va dire qu'on n'a pas beaucoup forcé la main. Je n'avais pas encore compris que les relations, c'était comme les plantes, ça se cultivait. A vrai dire, je l'ai découvert depuis peu et comme je regrette maintenant. Il y a quelques années, nous avons décidé de marquer les 50 ans de mon mari, disons que j'ai un peu poussé. Et là, il a eu envie d'inviter des gens qui avaient compté dans sa vie. J'étais gênée. Des gens qu'on avait si peu revus. Il est allé lui même porter ses invitations. La plupart ont été très surpris. Eux mêmes avaient beaucoup fêté sans nous. Finalement, presque tout le monde est venu et c'était vraiment une belle fête. Depuis, nous avons été invités une fois par un de ses anciens copains et donc j'en reviens à hier, nous étions de nouveau invités pour les 50 ans de cette amie. Je l'ai remerciée chaleureusement. Quelques reproches à faire (je suis incapable de ne pas avoir de reproche à faire) : apéro trop long, beaucoup trop fort, passé à table à 15 h 30. Repas avec beaucoup d'animations (trop). Puis soirée dansante avec d.j. super chiant.  Quelques bons points à donner : beaucoup de bonne humeur, chaleur humaine, bonne compagnie autour de nous.

Il faut donner pour recevoir. Nous connaissons des gens qui tous les week end sont en fête tant ils ont d'amis. C'est toujours l'anniversaire de x, y, z. Ce n'est pas notre cas. Alors quand l'occasion se présente, il faut y aller même si ça me travaille à l'avance. Il faut que je prenne beaucoup sur moi. Je me suis surprise hier à aller au devant de quelques personnes que je connaissais peu et leur faire la conversation. Des jours comme ça, j'en voudrais plus.

Mais ce matin, boum ! b.m. est passée à la maison avec b.p. et je me suis sentie bafouée. Je ne rentrerai pas dans les détails, ce serait nul. C'est trop de sensibilité de ma part. Cà fait mal. C'est involontaire, que dit mon mari, mais si on a un cerveau c'est fait pour s'en servir !!!!!

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20 août 2008

Etats d'âme

Je suis fatiguée. C'est comme ça tous les soirs, une vraie fatigue, physique. Parce que ma journée a été bien pleine. Je n'ai envie ni de sortir ni de recevoir. Nous ne sommes plus que tous les trois à la maison. Mais dans la journée beaucoup de va et vient, les jeunes qui viennent travailler, les clients qui viennent cueillir, j'ai même l'impression d'avoir mal aux machoires à force de parler, oui, ça me change, dans l'année, il y a des périodes où je ne vois quasiment personne et là, ça n'arrête pas. Oui j'ai mal aux machoires. Cà demande de l'énergie, être aimable, expliquer... Je rencontre de chouettes personnes. Et je me dis que vraiment y a tous les genres. Moi qui pensait depuis longtemps qu'il n'y avait qu'un modèle valable : le beau, gentil, intelligent, avec humour, bien considéré, bien intégré, ayant plein d'amis. C'est ce modèle que je m'étais mis en tête, c'était le seul. Et je viens de comprendre que, non, on peut être autrement et pas banni pour autant. Pourquoi, pourquoi ce souci du "tout parfait" ? Je me suis fait tant de mal à cause de ça. Si je fais pas ça, je suis pas une personne comme il faut, si je n'ai pas d'ami, c'est que je ne suis pas aimable, si j'aime être seule ce n'est pas normal. Mes enfants ont une toute autre logique : celle de mon mari, je fais ce qui me plait et tout va bien...   Ma fille m'a dit quelque chose l'autre jour du genre : je n'ai jamais été assez bien pour toi....

Je suis trop exigente avec moi même et mes proches. Vous l'aviez deviné, n'est ce pas ?

18 août 2008

vacances ou pas

Vendredi, quelqu'un est passé chez moi et on parlait vacances. Certains de notre métier arrivent à en prendre. Ils sont souvent plusieurs à travailler ensemble et planifient leurs vacances à tour de rôle. Je disais que nous n'arrivions pas à partir à cette saison. Nous ne comptons que sur nous mêmes. Déjà, notre salarié doit les prendre ses congés. Alors, nous, c'est quand on aura le temps. Mais ce monsieur m'a dit qu'il était allé sur la côté et finalement, à voir la tête des gens, me disait que certains avaient l'air de bien se faire ch....  Etaient ils là pour faire comme tout le monde ?  Est ce le temps qu'il fait qui leur sape le moral (y a de quoi) ?   Cà m'interroge : c'est vrai que si c'est partir pour faire comme tout le monde, c'est assez nul. J'en connais des "comme ça".

Quand nous partons, nous découvrons. Nous nous reposons également. Et nous n'avons plus de téléphone qui sonne sans arrêt (quoique avec le portable gr....) Plus de courrier à traiter non plus.

J'espère qu'on partira dans l'hiver, j'aimerais aller au Maroc. Ce serait notre premier voyage. Mais la trouille me prend, comment choisir, comment organiser, et ça si je ne m'en occupe pas, personne d'autre ne le fera. Alors si vous avez des conseils.....

16 août 2008

mon plus jeune

Il se dirige vers le même métier que nous. Travailler la terre. Il s'est cru à un moment obligé, les autres ayant choisi une autre voie, il pensait que c'était obligatoire. Il faut dire que même les deux grands lui mettaient un peu la pression, du genre, faut continuer ce que papa a fait. Ce serait nul s'il fallait vendre. Je lui ai dit un jour qu'il avait pourtant le choix, que ce serait bien si c'était lui mais il fallait que ça lui plaise, sinon ce n'était pas grave, il y aurait toujours un repreneur. Pour l'instant il s'accroche, sera en alternance à la rentrée : nouvelle école et travail chez nous. C'est un métier difficile, même si beaucoup ici pensent que nous avons d'énormes avantages par rapport à eux dans la même profession. Mon mari est un vrai bosseur, rien ne lui fait peur, il entame des chantiers dont les professionnels ne voudraient même pas. C'est un passionné. Il ne pense guère à autre chose, hélas pour moi parfois. Il a pris la suite de son père et a beaucoup changé les choses. Une ferme, uniquement des céréales, en conventionnel pendant des années, c'est à dire, utilisant tout ce qui se vend couramment : produits chimiques surtout. Ici dans notre région, ce sont surtout des éleveurs. Donc déjà nous sommes différents. Puis il y a quelques années, cà devient difficile, il en a marre, il fait un grand virage, décide de se mettre en "agriculture biologique". Il y a une opportunité, des aides. Il y pensait bien avant mais comment faire ? Il passe le pas. Toujours le même travail sans emploi de produit chimique. Il est content même si c'est difficile à gérer. Nous sommes montrés du doigt, encore trop différents ! Derrière notre dos, on pense que c'est l'appât du gain, qu'on va vite se casser la gueule. Non, on est encore là. On dérange. Et pourtant tout le monde va devoir faire des efforts, même ceux qui ne sont pas convaincus, il faut qu'ils changent bien des façons de faire. Nous sommes dans la bonne voie. Ils pensent, les éleveurs, que nous avons beaucoup de temps libre par rapport à eux car pas d'animaux à nourrir tous les jours. C'est de la jalousie. Mon mari, une fois le travail dans les champs passées, entretient tous les matériels, crée à l'atelier, construit des batiments, pour améliorer. Il y a peu de temps libre. Est ce que mon "plus jeune" voudra consacrer sa vie à son métier ? Aura t il la force de résister aux tentations du salariat "35 heures" avec congés payés ? Il n'a que 17 ans. On verra.

16 août 2008

l'été passe...

Il fait froid, c'est pas top. Hier 15 aout, nous aurions pu pique niquer mais j'avais décliné l'invitation. Une voisine et amie réunissait sa famille et m'avait invitée à nous joindre à eux. Dans un premier temps, j'espérais qu'on se serait échappé ce week end du 15 aout, petites vacances d'été, alors je lui avais dit qu'on serait surement absent. Puis j'ai bien du me résoudre à l'idée qu'on ne partirait pas. Mais en revanche, il y avait encore tant de travail que si je le disais à mon mari, il n'oserait peut être pas refuser pour me faire plaisir mais je comprendrais après que le travail en aurait pati. Et puis les grands enfants étaient encore là, et finalement je voulais profiter encore un peu d'eux. Elle n'est pas fâchée, elle comprend. C'était gentil de sa part. Elle sait combien je trouve les gens parfois si égoïstes et son geste me touche.

Donc, j'avais raison : travail à gogo pour mon mari le 15 aout (binage, arrosage, etc.). C'était donc bien de n'avoir rien de prévu. Je lui ai dit ce matin. Il a bien vu que c'était une bonne intention de ma part. Et moi, ce vendredi, j'ai tondu, et me suis affairée au linge, cuisine et compagnie. Pas eu de visite. Ma fille est partie dans l'après midi pour une semaine en Bretagne (stage + bon temps). Elle l'a bien mérité. Elle a énormément travaillé depuis le début de l'été chez nous. Mon grand fils est en vacances chez nous mais travaille encore un peu ici (portable et internet). Lui aussi bosse dur. Un peu en décalé : lever tard et coucher tard.

J'ai terminé ma soirée en regardant "faut pas rêver" seule au salon étendue de tout mon long dans le canapé. C'était le "Québec". Super ! J'ai rêvé malgré l'interdiction du titre.

Oui, l'été chez nous, c'est boulot, boulot et encore boulot. J'essaie de ne plus reprocher cela à mon homme. Je lui ai tant reproché qu'on n'ait pas la même vie que la plupart des gens qui nous entourent. Toujours l'histoire des normes. J'essaie de voir au jour le jour. Ce n'est pas facile. Prendre les petits bonheurs par ci par là et s'en contenter.

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8 août 2008

être entourée !

Savez vous que je me plains souvent à mon mari qu'on a peu de visite, peu d'amis, qu'on ne prévoit rien ! Je comprends pas que j'ai pu dire ça. En ce moment, j'aimerais justement être davantage seule ou à deux, je ne trouve pas le temps de me reposer : il y a les enfants qui sont là tous les jours pour travailler, il y a des jeunes tous les après midi pour travailler, beaucoup de va et vient concernant le travail. J'ai l'impression d'être envahie et de ne plus me retrouver. Là, ce soir, je pourrais respirer mais dimanche j'ai des invités pour le déjeuner, c'est prévu depuis longtemps. Demain, j'ai donc du ménage à faire (maison un peu cra cra), des courses (ah ben oui, quel menu dimanche ?), une visite à faire à ma mère. Bon ça va pas être du repos. Que c'est compliqué ! Je voudrais passer un week end "chaise longue" avec un bon livre ! Mais ce n'est pas possible. Et le fils ainé arrive dimanche soir ! On est tellement à deux tout le reste de l'année que je suis perturbée. Chut !   

6 août 2008

je vois "rouge"

Je suis allée à mon rendez vous. Ce médecin s'est montré un peu différent, plus sérieux. Dans l'asso, il n'est plus médecin, il est comme tout le monde avec ses connaissances en plus. Mais il rit beaucoup, est très proche. Là, c'était différent. On a parlé. C'était un échange genre questions-réponses. Il m'a demandé quelle était ma phobie d'après moi : sociale, j'ai répondu. Oui mais.... Comment, quand,   des détails svp. J'ai parlé de gêne avec les gens, d'évitement. Puis est venue la question cruelle : est ce la peur de rougir ? OUI je voudrais que ce ne soit pas celle là mais c'est évident que OUI et depuis si longtemps, et j'ai voulu faire avec, et j'ai pensé qu'à bientôt 50 ans, il n'y avait plus rien à faire. Oui c'est cette peur là qui fait que n'importe qui voit à l'intérieur de vous : si vous n'êtes pas à l'aise, émue, gênée, confuse, et cela n'importe où, y a même des fois où je me demande pourquoi mais ça démarre. Cà remonte loin dans mon enfance. J'entendais : "tu rougis, tu rougis..." Cà ne m'a jamais quitté. Alors il m'a dit qu'on allait travailler là dessus, il m'a donné qq documents sur la phobie sociale. Il m'a dit que c'était une très grande souffrance et très grande difficulté pour vivre. Ses patients en témoignent souvent. Maladie psychologique que personne ne voit et qui fait tant souffrir. Je vais le revoir régulièrement. Croisons les doigts.

Et pour rester dans le vif du sujet, j'ai voulu me dépasser cet après midi et suis allée travailler avec les jeunes qu'on emploie pour arracher de l'herbe dans des cultures (biologiques). Il y avait longtemps que je n'avais pas fait ça. Et là, envie de bien bosser dur physiquement. Ben mon vieux, j'en ai ch....   et après 3 h de ça, j'étais plus rouge que le rouge. Mon fils et ma fille me le disent et le répètent. Qu'est ce que t'es rouge. Personne n'était comme moi. Même ma fille rajoute : t'es même gonflée du visage. J'arrive à la maison, les laisse boire entre eux, m'isole pour boire et rafraichir le visage. Attendre que ça s'apaise. C'est long. Décidément, l'effort aussi me met au rouge. C'est pas drôle. Je voudrais devenir verte, bleue ou jaune, j'en ai marre du rouge.

3 août 2008

où j'en suis !

Un peu de calme revenu. J'ai zappé les deux derniers concerts du festival. Trop crevée. Besoin de repos. Et plusieurs nuits sans sommeil. Il fait moche ce week end. Notre fils est là avec son amie et un ami. Hier c'était l'anniversaire de mon plus jeune. J'avais invité au repas du midi mes beaux parents et se sont rajoutés une belle-soeur, beau frère et enfants qui se trouvaient là. Nous voici 12 à table. Repas très simple. Et super gateau de mamie à la fin car c'était le seul moment du week end pour fêter ça. Manquaient ma fille et son ami occupés à chercher un logement pour la rentrée. On a l'habitude de fêter tous les anniversaires autour d'un gros gateau et là vu que c'était le midi, j'ai pensé que c'était plus simple de partager le repas. Le fêté était indisponible pour cause de fête avec les copains après ce moment là. Je pensais qu'une fois le repas terminé, les uns et les autres seraient repartis assez tôt. Ben non, pas pressés les gens, ballade autour de chez nous et départ en fin de soirée. J'étais fatiguée. Re-à table à 5 hier soir, pas de cuisine, des restes.... et les jeunes partent finir la soirée ailleurs. Et moi je suis contente de retrouver mon lit et j'ai bien dormi. Aujourd'hui je fais la cuisine pour eux et nous, nous partons : invités pour le midi et ensuite une tournée sur petit marché de produits de terroir. Je pense qu'on ne rentrera pas tard. J'aime plus du tout trainer. Serais je devenue vieille tout à coup ? Non, je n'ai jamais trop aimé trainer mais mon homme, lui, n'a pas le même sens du temps que moi. Il traine volontiers. Alors souvent je tape du pied.

Demain, j'ai mon premier rendez vous chez le psychothérapeute comportementaliste. Je me demande si j'ai bien fait. Je vais essayer, on verra bien. Je le connais car il est aussi dans l'association dont je fais partie (pour les anxieux). Il anime nos réunions. Il est à l'origine de la création de cette asso. De quoi je vais lui parler : de ma peur des gens (enfin pas de tous, de certains). De ma honte qui se déclenche d'un rien. Pas facile de me faire comprendre. Pendant les vacances, je suis un peu à l'abri de tout ça : plus d'activité bénévole. Je n'ai donc rien à affronter. Plus de réunion, plus de gym. Plus d'occasion de rougir sans cesse. Quoi que ça arrive aussi chez nous. Mais c'est différent. Je m'arrange de mes situations. Je pense que mon cerveau est encore celui d'une petite fille devant son papa,    ou devant d'autres méchants qui lui ont bien gâché la vie. Ce système là est encore actif et se déclenche si facilement. On fait ce qu'on veut avec les ordinateurs, on met à la poubelle, on supprime des programmes, on en rajoute, etc, etc,     hélas pas avec les cerveaux.

31 juillet 2008

difficile !

Je ressens la fatigue. Physique et morale. La cohabitation avec ma fille devient lourde. Pourquoi ? Je le savais avant déjà. C'est comme ça depuis toujours. Est ce parce que c'est l'enfant du milieu ? On dit ça parfois. J'aimerais que ce soit autrement. Hélas, c'est électrique entre nous. Hier après midi, par exemple, je découvre que depuis déjà longtemps, elle n'est pas remboursée par sa complémentaire pour ses différentes dépenses. Raison : pas de liaison entre CPAM et mutuelle. Elle n'avait rien vu et de surcroit moi non plus puisque je ne regarde pas son compte. Y a pas de mal. On peut revenir en arrière. Mais bon c'est pas étonnant qu'elle avait des problèmes d'argent si déjà elle ne récupère pas ce qui lui est du. Je lui ai expliqué hier soir et ça s'est envenimé car elle ne comprend rien à ça et me pose plein de fois les mêmes questions. J'ai l'impression de me retrouver en face de mon père quand petite, il fallait que j'acquiesse à ses rituels de malade TOC. Je ne peux rien supporter. Je suis à vif. Ils ne peuvent pas comprendre. Donc elle est montée au créneau, me reprochant mille et une choses. Ne pourra t on jamais vivre en paix ? Suis je faite pour toujours être en conflit car je ne le cache pas, j'y suis souvent pour quelque chose. Si j'étais patiente et douce, ça n'arriverait pas : avec mon mari, avec mes enfants et même d'autres personnes. Il y a de la colère qui sort par tous les pores de ma peau. Ma fille, aussi, je la sens à cran. Est ce cette histoire familiale qui dure et dure encore ? Que faire pour la stopper ? J'en ai gros sur le coeur. J'ai mal dormi. Je n'ai rien dit à mon mari mais peut être elle lui a dit. Et ce matin, ça va mal encore. Elle avait un petit boulot de prévu pour la rentrée et elle n'avait pas de nouvelle. Sur mes conseils, elle appelle et apprend que quelqu'un d'autre a pris sa place. Faut donc se remettre en recherche. Elle est à la fois grande et petite. 23 ans, j'étais mariée j'avais un enfant et ne comptait pas sur mes parents. Comme le monde a changé. Elle me dit qu'elle n'est pas encore indépendante puisque financièrement elle a besoin de nous, elle a une voiture à nous et donc elle COMPTE encore beaucoup sur nous. J'en ai marre.

28 juillet 2008

Je suis la méchante, je ne vous l'avais pas encore dit !

Et oui chez nous, je suis la méchante. Il en faut bien une, n'est ce pas. J'ai endossé ce rôle et mon mari lui c'est le gentil. J'aurais préféré l'inverse mais je n'ai pas eu le choix. Celle qui rouspète car tout est resté sur la table, c'est moi. Celle qui rouspète car ils ne savent pas gérer leur argent, c'est moi. Celle qui "gueule" car ils n'en font qu'à leur tête, c'est moi. Celle qui "pense" qu'ils ressemblent bien plus à leur père qu'à moi, c'est encore moi. Le gentil, c'est lui. Zen. Pourquoi rouspéter ? Les chambres sont en bordel, lui ça ne l'effraie pas. L'argent, ils vont bien s'arranger en vieillissant. D'ailleurs, tout va bien dans le meilleur des mondes avec lui. Y a un problème ? Y a toujours une solution. Chez ses parents, c'était la même chose : c'était elle la "méchante" et lui le gentil. On reproduit ?   Chez mes parents, c'était lui le méchant et elle la gentille. Ras le bol de ce rôle ingrat qui fait que je vois bien qu'"ils" le préfèrent, il est tellement cool, on peut tout se permettre avec lui. Je me sens de plus en plus exclue. Y a eux et moi. Pas les mêmes attentes, pas les mêmes besoins. Ils parlent peu, moi j'adore parler. Ils ne racontent presque rien. Et si j'ai le malheur de poser des questions, je ne vous dis pas .......     J'aimerais partager plus de choses avec eux, surtout avec ma fille, qui pourrait avoir des idées de fille, mais non ! Elle partage plus avec son père qu'avec moi.   Quand je vois encore l'état de la chambre du plus jeune ce matin qui de plus laisse toujours sa porte ouverte, ben je l'ai fermé la porte et comme ça, je vois pas le bordel. Au secours !

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