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sensiblement

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7 juin 2008

DU JARDIN DU JARDIN ET DU JARDIN

La semaine prochaine, je dois faire du jardinage, du jardinage et encore du jardinage. Il le faut. Et aussi du ménage !   Soutenez moi dans ces projets !

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7 juin 2008

mon samedi

Ah, je ne suis pas inventive. J'aimerais écrire des poèmes, des beaux textes qui veulent en dire long mais non, ça ne vient pas. Du moins je ne désespère pas mais il faudrait au moins une baguette magique. Je lis de si belles choses ici.

Donc ce soir, ce sera le récit de ma journée, c'est ce qui me vient à l'idée et puis c'est tout. Ce matin, travaux ménagers habituels, mon jeune fils partait pour une journée de foot, mon grand fils était là mais se lève très tard quand il est chez nous, et mon mari qu'est ce qu'il faisait, et bien comme d'habitude : il travaillait. Déjeuner. Ensuite, je suis allée PAYER mes dettes, ce que je n'avais encore pas réussi à faire de la semaine : fleuriste, boulangerie et superette. Ouf c'est fait. A la superette, la gérante était charmante, on a un peu discuté et pourtant, qu'est ce que ça me gêne, je ne fais que très rarement mes courses là bas. Pourquoi ? Et bien parce que je crains de rencontrer trop de gens que je connais, donc je zappe. D'ailleurs, le temps que j'ai été là bas, il y avait peu de monde mais tout de même parmi : une tante de mon mari. Bon ça va, je l'aime bien. C'est bête hein ! Après je suis partie voir ma maman et là, ce fut le "pompon". Un sac de voyage bien prêt dans sa chambre. Je lui demande : c'est quoi ce sac. Elle "On devait partir à ... cet après midi, c'était pour çà et en fait non, on n'y va pas aujourd'hui". Moi bêtasse, qu'est ce que je fais, je défais le sac, je range, pensant qu'elle a un peu "disjoncté". On va se promener ds les couloirs et là je rencontre des soignants. Je demande si quelque chose était prévu comme elle me disait et là c'est non mais "c'est LUNDI qu'ils partent en vacances". Et bien, voilà, c'est comme ça que j'apprends que ma mère part en voyage la semaine prochaine ! Oui je savais que c'était organisé. Ils nous l'avaient proposé et ma mère ne voulait pas. Donc on n'avait pas voulu la contrarier. Mais les soignants nous en avaient reparlé et disaient qu'elle avait tout à fait sa place. Alors c'était convenu que si eux savaient la persuader, on n'y voyait pas d'objection. Seulement, nous n'avions eu aucune nouvelle et pour moi, c'était clos. Et bien voilà, elle est sur la liste, j'ai du refaire le sac (oui habituellement on était convié à faire le sac) et avaler le fait de ne jamais être au courant de rien de ce qui se passe de cette maison de retraite. Ils ont vu que je n'étais pas contente. En rentrant chez moi, j'ai appelé ma soeur qui était passée ce matin, elle avait vu le sac et s'était dit : tiens, ils l'emmènent en voyage. Pas regardé ce qu'il y avait dans le sac, pas pensé à me prévenir non plus. J'étais outrée. C'est bizarre quand même que d'un humain à l'autre les réactions soient si différentes. Pourquoi me suis je sentie offensée ? Pour faire court, c'est quand même souvent que je me sens offensée. Mais là je me dis que c'était simple pour eux de nous prévenir qu'elle était décidée et qu'elle partait avec eux. La communication, toujours le même problème.

J'ai l'impression de m'être trompée de planète. Je fonctionne si peu comme les autres.    Et vous ?

5 juin 2008

une journée

J'essaie de me lever un peu plus tôt depuis quelque temps. C'est pas encore ça, c'est ce fichu comprimé du soir  (1 tout petit quart). Petit déj, douche, et hop, suis allée préparer une commande, mettre en sacs... On a déjeuné tard car nous avons eu des visiteurs du Pas de Calais, ils avaient téléphoné une fois pour des renseignements et se trouvaient de passage ds notre région. J'ai eu en même temps qu'eux aussi la visite de ma voisine, on ne s'était pas vu depuis le mois de mars. Quand je dis voisine, c'est quand même à 300 m de chez moi mais c'est la plus proche. On s'est un peu raconté nos vies du moment. Cet après midi, j'ai fini de tondre la pelouse, et les allées du jardin (c'était urgent). Je suis allée finir la commande : fermer les sacs, mettre les étiquettes. J'ai donné un coup de main au stagiaire pour préparer des semis. C'est très très actif autour de moi en ce moment. Vu le temps instable, pas facile de gérer les semis. J'avais l'intention d'aller faire les règlement des petites factures du spectacle. Je n'ai pas réussi à me décider. Pas envie de voir des gens autre que chez moi. Hier soir j'avais réussi à aller à la gym. Mais bon pour les commerçants, c'est raté ! ils n'auront pas eu leur chèque aujourd'hui. C'est comme ça, je suis comme une voiture, si le frein est serré, elle n'avance pas. Parfois, mon frein est mis. J'ai eu des nouvelles de ma fille : ça y est, ces partiels sont finis. Apparemment, c'est pas trop mal. Demain, là c'est prévu que je sorte, je la rejoins à Nantes pour faire nos achats. Voilà, y a des jours comme ça....  Je suis assez contente quand même, j'ai fait des choses.....

 

 

3 juin 2008

voilà, c'est terminé !

Le deuxième soir s'est passé comme le premier, tous les regards pour ma voisine de table des entrées, tous les mots également, ce qui m'arrange bien sûr (et me dérange bien sûr). Le spectacle était réussi. Il a fallu tout ranger après, on s'est couché à 3 h. Le lendemain, ça allait. Moi qui habituellement, dès que je me couche tard, ai mal à la tête, ben non. No problem. Et dimanche, j'avais du monde autour de la table : tous mes enfants + 2 copains.  Voilà, la pression est tombée. Ma petite vie a repris.

Ambivalence : j'aime pas tant que ça ma petite vie (mais bon avec elle j'ai pas mal), j'aime pas tant que ça quand il se passe des évènements dans ma vie (ouïe ça fait mal). Comment être bien ? Je lis tous vos conseils : s'en fiche des autres, faire ce qui me plait, etc. etc.   Mais les autres, ils existent quand même ? On ne fait pas sans eux.   En fait, je voudrais être quelqu'un d'autre : une fille qui est à l'aise en société, que l'on écoute, que l'on regarde, elle, elle ne rougit pas, non, non, elle parle, elle s'active, elle a plein d'idées, elle est super !   hélas je ne suis pas cette fille là.  S'accepter, facile à dire, mais je ne voulais pas être ce que je suis.

Allez, arrêter de s'apitoyer, voir devant : ma fille passe des exams, penser à elle, mon fils passe également des exams, penser à lui. Ecouter de la musique classique. Finir de tondre la pelouse. Se mettre à faire du ménage (bien délaissé depuis longtemps moi la maniaque d'autrefois). Aller voir ma mère. Finir la compta. M'acheter une tenue pour un mariage prochain. Boucler les papiers pour ce spectacle qui m'a bien sonné. Bientôt aller se coucher.

 

31 mai 2008

Ouf, une de faite...

J'ai choisi ce que je voulais faire. J'étais aux entrées avec une autre personne très connue donc tous les regards et tous les mots étaient pour elle. Je donnais les tickets et les programmes. J'étais assise. Puis j'ai pu profité du spectacle (grandiose, j'ai aimé), entracte : un petit coup de main aux stands café-gateaux-bonbons, un peu de discussion. Re-spectacle. Puis rangement du soir. Quelques paroles à droite à gauche. Puis je pars avec ma fille (elle participait au spectacle) et dodo. J'ai dormi. Re-belote ce soir. Je me demande bien la tête que j'avais. Je devais avoir un regard ahuri. Ben tant pis !

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30 mai 2008

Put.... que c'est difficile !

Hier, donc visite chez le cardio : ben alors là, stupeur, tout va bien côté coeur ! Tension correcte, examen correct ! Je lui explique pourtant que je suis dans un drôle d'état, il m'écoute, il comprend (pour une fois) mais ça ne semble pas jouer au niveau cardio. Donc pas de traitement. Je suis rassurée mais en même temps je me demande comment je peux ressentir autant de malaise sans que ça ne cause préjudice. Hier soir, retour au spectacle, enfin à la répétition, je m'occupe à la déco, là cà va à peu près, puis il y a ts les parents qui arrivent chercher leurs enfants, là je suis déjà moins bien, mais en fait je les connais peu, ils me connaissent peu, alors j'évite de parler, seulement à ceux que je connais mieux. Et puis il y a d'autres personnes avec moi, qui sont bien mieux dans leurs pompes, et ce sont elles qui gèrent davantage.     Je parle de mes sensations à quelques uns qui n'ont pas l'air de comprendre ma situation. Cà c'est l'enfer : expliquer que ça me torture et voir qu'ils n'ont pas l'air de me croire. Je me demande vraiment si ça ne serait pas mieux que je démissionne. Je suis donc faite pour vivre seule avec mes proches, il ne me faut donc aucune mise en danger, est ce que ça ne s'appelle pas l'ennui ! Ce soir c'est la première, et il y a une autre soirée demain. Sinon il y a tous les ingrédients pour que spectacle soit magnifique. Est ce que je vais pouvoir en profiter ?

29 mai 2008

excessive je suis !

Il me l'a dit ce matin, comme tant de fois, tu es excessive !!!! Et je le sais et je souffre et ça fait mal et j'en ai marre, marre, marre !!!!!!!!!!   Hier fut une journée d'enfer. En attendant le soir où on se retrouvait pour préparer le spectacle du week end, je "stressais à mort" et ne pouvais quasiment plus rien faire d'autre que ça. Oui j'étais occupée à "stresser" ! Cà occupe bien ça. Les bras, les jambes, la tête ne savent plus rien faire d'autre, ils sont OCCUPES. Et puis y a les douleurs, oui oui, dans les bras, dans les jambes, dans la gorge, dans l'estomac, bref, partout. Tout ça pour qu'à 17 h je rejoigne le groupe et que je m'adapte à eux pour faire ce qu'il y avait à faire, soit la mise en place du sol, des coulisses, etc etc. Rien n'était bien prévu (tout comme j'aime pas). On y est allé à tâtons. Je me suis occupée un max, ça m'a libéré un peu la tête. Mon mari était avec nous (oui lui qui m'a dit que j'étais excessive) et ça me rassurait de le savoir près de moi. On était les "vieux" de l'équipe, oui les autres sont bien plus jeunes. On a quitté à 22 h et puis, j'ai très mal dormi, encore très énervée, tous les sens en éveil. Et on remet ça ce soir pour la répét générale. Y a encore des choses à faire : préparer les confiseries, faire du ménage (la salle est dégueu), finir la déco...

Ben oui, j'aimerais qu'ils comprennent les efforts que je fais. J'aimerais aussi qu'ils soient plus coopératifs vis à vis de moi. IL m' a dit qu'ils avaient autre chose à faire que s'occuper de mon cas. Pour eux c'est une petite parenthèse dans leur vie : ils ont leur job, leur famille. Et pour MOI j'ai une toute petite vie chez moi et du coup, ça c'est l'EVENEMENT. Finalement, je vis les choses bien autrement que M. TOUT LE MONDE.

Tout à l'heure, j'ai rendez vous chez le cardio. Je me demande si mon état va influencer l'examen. On verra bien. Ce sera peut être direct l'hosto !

 

 

25 mai 2008

envie de vous raconter ....

fin de semaine agitée : jeudi je reçois de la banque la copie d'un chèque (je m'étais aperçue qu'un chèque était disparu, débité et aucune trace de cette dépense). Je vois qui l'a encaissé. C'est un proche (employé). Il faut qu'il avoue : non pendant trois jours, il dit ce n'est pas lui. On le cuisine pourtant. Mais rien. Il joue son scénario. Samedi matin, il craque. Dépôt de plainte, etc. etc. On est crevé par cet épisode. Cà prend trop d'énergie. Il a refait 3 chèques pour rembourser. Que va t on faire maintenant ? On a besoin de lui mais comment retrouver la confiance ?  On n'a pas encore décidé.

Vendredi soir, j'étais à l'A.G. de l'asso (dont je suis membre : asso sur l'anxiété). J'y suis allée volontiers me sentant en famille avec ces personnes. J'ose prendre la parole. Je suis contente.

Samedi : anniversaire de ma grande fille, on a fêté ça en famille autour d'un gros gateau en fin d'après midi puisque le soir mademoiselle préférait rejoindre son ami qui l'emmenait au resto.    En début d'après midi, j'étais à autre A.G. celle de la maison de retraite de ma maman. Disons que j'ai fait acte de présence. Les chiffres, les chiffres, bouh j'ai pas bien compris. Et j'avais la tête ailleurs. J'ai revu quelques personnes qui cotoient ma maman. Je parle facilement là bas. Y a des fois comme ça où je me sens portée.    Samedi soir, on n'est que tous les deux.   Ouf ça fait du bien ! les nerfs tombent.

Aujourd'hui : RIEN de prévu.   Je suis là en robe de chambre à vous écrire. Ah c'est la fête des mères, bonne fête les mamans !

 

 

 

21 mai 2008

je voyage sur vos blogs...

Et je découvre de très belles pages d'écriture. Cà me complexe, je ne sais pas écrire comme ça. Avec autant de poésie, autant d'humour, pff c'est dingue. Tant pis, je continuerai donc mon blog comme je le peux. Ce que je découvre, ce sont de belles âmes comme j'aime. C'est drôle, des gens comme ça, on dirait qu'en vrai ça n'existe pas. En tout cas, j'en connais peu. Peut être que ces gens là se cachent ?

Bref, je vois que nous sommes quelques un(e)s à souffrir de nos vies passées, peut être souvent à cause d'un père qui a mal joué son rôle. En vous lisant, j'ai l'impression de m'entendre raconter presque les mêmes choses. C'est très touchant pour moi. Et puis les parents âgés, les mêmes réflexions à ce sujet. La disparition des parents et tout ce que ça représente...

Lorsque mon père est tombé malade, il est resté quelque temps à l'hopital. Puis il est allé en maison de convalescence plus longtemps que prévu car, pour qu'il revienne chez lui, il était impératif de faire des travaux à la maison : en effet, il n'y avait encore pas de toilettes ni salle d'eau en 1991. Je n'ai jamais connu ce luxe chez mes parents le temps que j'ai vécu chez eux, jusqu'à mes 20 ans. Ce n'était pas rien de le convaincre pour cela. Il avait beaucoup perdu au niveau motricité et ma mère n'aurait jamais pu s'occuper de lui sans un minimum de confort. Alors je suis allée le visiter très souvent, c'était à environ 20 km de chez moi. Je me disais qu'il fallait le soutenir pour qu'il tienne ce temps et je l'ai fait de bon coeur. Souvent je lui apportais un pain au chocolat. D'ailleurs, quand je n'en apportais pas, il me le réclamait. Puis il est rentré chez lui. C'est le moment de sa vie où il est devenu très gentil. Il n'y avait quasiment plus d'agressivité. Il était ramolli. Cà a duré quelque mois. Un matin, il a fait un AVC et a fait trois semaines de coma, puis est parti sur l'autre rive. J'ai eu un immense chagrin. Finalement, j'aimais beaucoup mon père.

 

 

16 mai 2008

j'ose ....

enfin vous en parler. En visitant pas mal de blogs, j'en ai trouvé qui traitaient de la phobie sociale, ces mots qui sont durs à écrire ou à dire. Aucun médecin ne les a prononcés pour moi et pourtant je sais au fond de moi que c'est cela dont je souffre. J'en parle très peu. Je préfère dire que je suis fragile, que je déprime facilement, que j'ai des hauts et des bas, que je suis anxieuse. Oui la phobie sociale est bien une forme d'anxiété. J'ai ouvert récemment un courrier de mon généraliste pour mon cardiologue que je dois voir prochainement. Il me décrit comme "dépressive chronique". Voyez j'ai même honte de parler de mon vrai problème avec mon propre médecin. J'ai honte, encore une fois j'ai honte, comme j'ai eu honte toute ma vie. Avant c'était de mon père, maintenant c'est de moi. Non, je ne peux pas faire tout comme tout le monde. Quand j'étais plus jeune, j'aimais assez l'école mais ce fut pourtant quelquefois un calvaire. Comme appréciation, je n'avais que "travaille bien mais trop effacée". Les cours de gym m'angoissaient à mort. C'était ce cours là le pire. Puis à l'adolescence, j'avais quelques copines et ça allait malgré tout. Je ne parlais jamais de mes problèmes. J'essayais de vivre à peu près comme tout le monde. Une fois mariée, j'ai refusé pas mal de sorties, j'ai eu des migraines qui parfois me donnaient une bonne raison de ne pas assister, mon mari a supporté tant bien que mal. Il s'est habitué et s'est donné à fond dans le travail. Maintenant j'aimerais sortir plus. Je me suis lancée des défis : faire partie d'associations. Cà me demande une énergie folle et je le paie cher. Là où ça bloque le plus, ce n'est pas avec les gens que je ne connais pas du tout, ni avec ceux que je connais très bien, c'est avec ceux que je connais un peu.... Ce soir j'aurais pu aller à une petite soirée de ma commune (théatre). Je me suis dégonflée. Je n'ose pas y aller seule. Faire face à ces regards ni amis, ni étrangers, je me sens dévisagée, jugée, moquée, je ne sais pas pourquoi. Voilà, j'avais envie de vous le dire car c'est très dur et je sais que je ne suis pas seule à vivre ça. Je fais partie également d'une association d'anxieux. Et là je cotoie des cas très différents. Je vois la souffrance du quotidien et l'isolement.  J'en reparlerai car cà me fait du bien.

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