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sensiblement

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9 avril 2010

J'ai fait des efforts

Je me traîne encore. Aujourd'hui, je suis allée voir ma mère à la maison de retraite. Je ne suis pas bien si je n'y vais pas une fois par semaine. En rentrant, j'ai fait des courses. J'ai oublié plein de trucs, je ne retrouvais pas ma voiture. Mon cerveau est bousculé. Puis revenue chez moi, j'ai longuement hésité. Il y avait audition des élèves de l'école de musique. Cette école est gérée par l'association dont je fais partie et en tant que bénévole nous devions assurer le vin d'honneur à la fin. Je n'avais pas vraiment envie d'y aller mais je savais que mes collègues y seraient. Je n'ai pas voulu briller par mon absence. J'y suis allée en retard. Ils avaient installé. Puis l'audition s'est faite, agréable à voir et entendre. Pourtant j'étais mal à l'aise parmi tous ces gens. Il y avait à l'audition une amie qui joue, j'étais là aussi pour elle. Mes collègues de l'asso ne savent pas à quel point je prends sur moi dans ces cas là. J'ai eu envie de partir à un moment et me suis retenue. Elles papotaient beaucoup entre elles, je me sentais exclue. Parfois je parle un peu de moi mais jamais assez pour qu'elles sachent vraiment. Elles pensent que c'est un peu de timidité, ou de gêne, sans plus. J'ai peur d'en faire trop si je leur dis. Je ne voudrais pas qu'elles ne me croient pas ou qu'elles ne me comprennent pas. Alors je fais semblant un maximum. J'ai servi quelques jus d'orange. J'ai discuté un peu. Et me voilà rentrée au bercail, ouf je vais pouvoir respirer. Quelle vie de merde !

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7 avril 2010

Il y avait longtemps .....

que je n'étais passée par ce genre d'épisode. Je me traîne, je me traîne vraiment, depuis ce week end. Tout aurait du aller pour le mieux et j'ai tout foiré. Nous avons été invités en dernière minute chez mes b.p. dimanche avec mes belles-soeurs. L'une d'elle qui habite près de mes b.p. recevait ses enfants et petits enfants. Donc il y avait repas ds une maison et repas dans l'autre. D'emblée, je ne me suis pas sentie à mon aise. Mes enfants n'étaient pas présents. A la fin du repas, impossible de décider quoi faire, on parle d'une rando en forêt mais personne n'est prêt en même temps, les enfants n'ont pas encore fait la chasse aux oeufs, tout devient compliqué. Nous finissons par faire une petite ballade juste à côté les deux maisonnées réunies, sauf le beau f que j'ai même pas vu et qui devait sans doute comme toujours être scotché à la télé. Puis nous sommes venus chez nous voir les dernières constructions. Enfin, pour faire court, j'ai pas aimé, mais pas du tout. Et lundi j'étais mal, très mal. Et ça continue depuis. J'ai des douleurs partout. C'est idiot je le sais, mais c'est comme ça. Si peu pour dérégler la machine. Souvent dernièrement j'arrivais à faire avec, à me dire que c'était l'affaire d'une journée mais là je n'y arrive pas. Ils m'insupportent. Mon cerveau est bousculé, j'ai mille choses à faire et n'arrive pas à m'organiser, impossible de me décider : j'ai des courses à faire, pas la tête à sortir. Je crois que je vais continuer ma compta. Et ce soir il y a gym mais je ne suis pas sure d'y aller. Difficile de croiser les regards quand je suis dans cet état. Peut être est ce un phénomène de changement de saison ? J'ai rencontré hier soir lors d'une réunion de l'asso des anxieux quelqu'un qui se sent très mal à ce changement de saison, alors que les autres personnes étaient toutes guillerettes par ce beau temps. Lui vit très mal ce passage. J'ai beaucoup de points communs au niveau des phobies avec lui. Comme moi, il préfère être tout seul en voiture alors que la plupart justement ne veulent pas être seuls en voiture car ils ont peur. Moi, toute seule, lui tout seul, nous n'avons pas à nous inquiéter des autres, de ce qu'ils vont nous dire. Comme c'est bizarre tout ça. Bon, je sens que ça me prendre un peu de temps pour remonter la pente. Paques aurait du être joyeux, j'ai toujours du mal finalement avec les fêtes, pourtant j'aime, mais un rien et tout déraille. Il faut que je me reprenne. Là je ne vois rien en positif, tout est nul de chez nul. Et j'ai mal. C'est surement incompréhensible pour vous mais j'avais besoin d'écrire mes douleurs. J'ai fait l'effort hier soir d'aller à cette réunion, je pense que personne n'a rien vu. J'ai bien fait semblant. Je crois que si on m'avait fait une allusion, je serais tomber en larmes. Heureusement qu'ils n'ont rien vu. Finalement, je sais porter le masque.

3 avril 2010

Comme tous les ans

BRIOCHE_2007_3

J'ai fait de la Brioche, tradition de Paques. Je n'ai pas connu cette tradition chez mes parents. Pourtant je pense que c'est très ancien car mon père me parlait de son enfance à lui, il allait manger chez une tante de la brioche paquaude. Chez mes beaux parents, la tradition est intacte surtout depuis qu'ils ont remis le four du village en marche. Voilà ce que ça donne ! avec 4 kg de farine, 16 oeufs, sucre, levure, beurre, levain, sel, eau de vie et eau de fleur d'oranger. Cela m'a pris tout mon jeudi. C'est une fois l'année.

2 avril 2010

Je reviens ...

J'ai eu l'impression de trop raconter ma vie sur ce blog, j'ai fait un petit break. Qui ça peut bien intéresser une petite vie comme ça ? Finalement peut être je me sers de mon blog comme d'un agenda. Il m'arrive de relire ce que j'ai écrit et je suis surprise parfois. Cà me rassure aussi de noter ce que je fais et d'être sure d'avoir une vie sociale : j'ai fait ceci, je suis sortie là, etc, etc. Besoin de l'écrire car cela semble souvent exceptionnel pour moi. Quand j'avais vers 30 ans, je faisais beaucoup moins de choses. J'ai privé mes enfants de bien des sorties car je n'osais pas. C'était la famille et quelques rares amis. Les obligations de l'école aussi, et j'en ai eu des maux de ventre à cause des kermesses ou des arbres de Noël. Je n'ai jamais rien dit à mes enfants. Je faisais énormément de migraines et maux de gorge, ils me considèraient "pas costaud" mais ne savaient rien du fond du problème. Il m'arrivait d'éclater, de faire des crises de nerfs, je me dis aujourd'hui que vraiment j'aurais du me controler, je refaisais exactement comme mon père. C'était le schéma que je connaissais le mieux. Je vais quand même mieux, j'ai eu une réunion cette semaine où je me suis exprimée (alors que je n'étais pas obligée) facilement, attention en petit comité. Et puis parler aux gens me gênent beaucoup moins : par exemple ce matin j'ai fait mes courses dans une grande surface et j'ai discuté à plusieurs reprises avec des gens facilement. Je continue l'atelier d'écriture, hélas il y a interruption d'un mois, mais je me suis réinscrite. Toujours mon heure de gym une fois la semaine. Le week end qui arrive, rien n'est prévu, et j'en suis contente. J'aime souffler aussi. Nous avons de quoi nous occuper à la maison. Bonnes fêtes de Paques !

17 mars 2010

Déjà mercredi !!!!!

C'est fout ce que ça passe vite. Le week end a été fatiguant. Petit restau vendredi pour les 30 ans du fils, super, bel endroit, bon dans l'assiette, tout a été parfait. Samedi midi, repas simple chez nous avec les grand parents adorés du fiston. Le soir, nous étions à une soirée cabaret avec quelques amis. Et dimanche, nous sommes allés voir G. Dahan (imitateur remarquable) en spectacle, j'avais reçu des places, ce qui nous a motivés. Pas été déçus. Un peu de fatigue quand même après tout ça, je ne peux pas avoir un rythme soutenu. Et lundi, soirée écriture que j'aime tant. Le beau temps arrivé, je vois tout à faire, tout, tout et tout, et du coup, j'ai du mal à m'y mettre. J'ai fait des vitres aujourd'hui, enfin il m'en reste encore un paquet à faire. Et puis, il y a dedans, et puis il y a dehors. Cà me fait peur. Faut que je retrouve de l'énergie. Allez, il faut positiver. J'ai été très attristée par la mort de Jean Ferrat que j'adore. J'écoute ses chansons. Elles sont si belles.

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12 mars 2010

il y a 30 ans !

Je devenais maman aujourd'hui. 1 mois avant terme, j'étais hospitalisée pour albumine et hypertension. J'étais sous surveillance. Je devais rester allongée. Deux jours après, j'avais très mal au ventre. Je me plaignais, personne ne me disait trop rien. Quand le gynécologue passa me voir, il se rendit compte que c'était des contractions et n'était pas content après le personnel qui n'avait rien vu. Moi, je ne savais pas ce que c'était des contractions. Et là, le travail dura 17 heures. Vu mes problèmes, j'étais très assistée. J'ai accouché complètement dans le brouillard, j'ai déliré. Mon mari avait été prévenu que peut être moi ou mon enfant ou les deux, on risquait pour notre vie. La tension était trop forte. Je risquais la crise d'éclampsie. Finalement, mon bébé est né 1 mois avant terme à 3,5 kg. Il se portait bien. Moi, j'ai mis beaucoup de temps à me remettre. J'avais toujours de la tension. Aujourd'hui il a 30 ans. Le temps passe si vite. J'étais si jeune, si naïve. Il se débrouille bien dans la vie. A l'école, une institutrice m'avait dit de lui qu'il était "précieux". Je me demande encore ce qu'elle avait voulu dire. Je l'ai beaucoup protégé quand il était petit, je voulais en faire l'enfant parfait. J'ai appris après que ça n'existait pas et heureusement. Il nous a fait peur parfois dans ses idées, ses idéaux. Aujourd'hui, tout va mieux. J'espère qu'à son tour, il connaîtra un jour la joie d'avoir des enfants. Bon anniveraire à mon fils. Nous fêterons cela dans un petit restau ce soir en toute intimité.

1 mars 2010

Tempête

Samedi je dis à mes enfants d'être prudents, nous sommes en zone rouge. Nous ne sortons pas, je serais bien pourtant aller au cinéma, mais je n'en parle pas. Il est recommandé de rester chez soi. Je tricote. Nous nous couchons, on entend le vent mais je n'ai pas très peur. Comme chaque soir, je mets mes boules quiès dans mes oreilles, je ne peux plus dormir sans elles. Au matin, plus de courant. Mon mari vient me dire qu'une partie de toit de hangar de chez la voisine s'est envolé. Tout est sur la route. Quelques arbres sont tombés. Pas si grave. C'est la radio qui apprend que sur la cote, c'est une autre histoire... On parle déjà de 5 morts. Je n'ai pas bien compris comment sont ils morts. Nous sommes dans le noir. Putain de volets électriques !!! Impossible de cuisiner non plus. Tout est électrique. Je prends un café froid, je ne démarre jamais ma journée sans café. Je pars voir autour de chez moi à pieds. Le vent est moins fort mais je le ressens violent quand même. Des personnes arrivent, c'était prévu, elles passent prendre une commande pour leur fille qu'ils vont visiter. Le matin même, leur fille était en pleurs au téléphone, elle est installée en maraîchage et toutes les serres sont détruites. J'ai une amie au téléphone qui se préoccupe de sa porte d'entrée, de si elle peut appeler machin que je connais mieux pour lui demander où il l'a achetée. Je lui dis qu'elle peut toujours appeler, qu'elle ne risque rien, je lui parle de la catastrophe, elle n'a pas encore pris conscience, elle se demande pourquoi des gens sont morts, que faisaient ils à se baigner d'un temps pareil ? Je rentre à la maison et je commence à me sentir mal, ma tête est mal, j'écoute les infos toutes les heures sur ma petite radio à piles, la situation s'aggrave. Nous pouvons aller déjeuner chez cette amie qui a appelé, elle l'a proposé, mais nous resterons à la maison. Je vais me recoucher après avoir pris un comprimé. Je ressens la gravité de cette journée. Je somnole. Plus tard, mon mari rapporte un trepied avec bouteille de gaz, nous chauffons la cheminée. L'électricité revient le soir à l'heure du diner, nous pouvons enfin voir les infos, et les premières images du désastre. Puis le film pour me délasser mais le sujet est également grave. A l'heure d'aller dormir, l'électricité coupe de nouveau. Vive les bougies. Elle reviendra seulement aujourd'hui en fin de matinée. Je ne me sens pas très bien aujourd'hui non plus. L'impression que cette catastrophe me déstabilise complètement. Cà se passe à 70 km de chez nous. Mais je ressens la violence et la mort. La nature est bien plus forte que nous. Je pense à ces gens. Je ne sais pas quoi faire.

26 février 2010

Il y a un an je revenais de voyage

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Ah quel souvenir ! C'était totalement magique, et j'étais tellement différente là bas, débarassée de mon carcan, j'aimerais revivre ces moments. Nous avions projeté partir éventuellement au Maroc cette année, mais ça ne se fera pas. Il faudra attendre un peu. Est ce que la prochaine fois sera aussi intense ? Est ce que je me sentirai aussi libérée ? Partir à deux seulement ou à plusieurs ? Beaucoup de questions. Organisé ou pas ? On verra.

Merci mes amis de m'avoir fait connaître l'ile de la Réunion.

24 février 2010

Hier ...

Hier, je ressentais du stress avant la réunion du soir. Traditionnellement, chaque mois, quelqu'un de l'asso apporte quelques victuailles. C'était mon tour. J'ai fait des bottereaux. Me voilà partie pour cette réunion d'élection du bureau. Je me suis repositionnée comme secrétaire (tu parles, 3 à 4 courriers l'année). Même chose pour la trésorière. Hélas, pas de président. Et ce matin, toujours pas de président. Personne ne se présente. Et nous n'avons même pas voté, sachant de toute façon que la personne élue de force refuserait. Il y avait un nouveau qui arrivait dans le bureau hier soir pour la première fois, mais ne connaissant pas les rouages, n'a pas souhaité. J'imagine bien que dès l'année prochaine, il pourrait dire "oui", il a déjà été président d'asso et a l'envergure. Mais pour tout de suite, maintenant, personne. Un de nous doit appeler la fédération pour faire le constat. Ce n'est pas rien d'être président. En plus de nos réunions, il faut se faire le représentant de l'asso dans les instances, à la mairie, etc. Ce qui veut dire pas mal de réunions en plus, et beaucoup de convictions, et d'argumentation. Moi et ma phobie sociale, puisque nous sortons souvent ensemble, nous avons dit "NON". Cà me tordrait le ventre à chaque fois. Cà me boufferait, n'en dormirait plus, n'en travaillerait plus. J'ai déjà assez de mal dans ma "toute petite vie de rien du tout". S'ils savaient tous ceux que je cotoie ! parfois je glisse quelques petites allusions mais c'est inimaginable pour beaucoup. J'avoue que, comme hier soir, une fois installée dans la réunion, personne ne peut se douter. Je me sentais à l'aise et intervenais facilement. Moi même, j'ai bien du mal à "me comprendre". C'est comme si par moment : "AU SECOURS JE SUIS EN DANGER" et à d'autres "JE VAIS BIEN TOUT VA BIEN". C'est que c'est fatiguant de passer d'un état à l'autre tout le temps. De ce pas, je m'en vais vaquer à mon travail qui m'attend comme bien souvent.

22 février 2010

solitude

Tant à dire sur ce sujet. Hier après midi, nous nous sommes posés vers 17 h 30, après avoir été faire une petite marche, pour prendre un café. Personne ne nous a dérangés de la journée sauf notre jeune fils qui est arrivé, reparti, revenu, reparti. Pendant ce café, j'ai abordé le sujet de la solitude qui m'a toujours posé problème. J'en ai besoin, parfois elle me révolte, je voudrais me sentir mieux dans les groupes. Finalement nous nous rendons compte que lui et moi, oui nous avons besoin de beaucoup de moments de solitude. Nous n'arrivons pas à supporter être trop longtemps avec plein de gens. Disons qu'à un moment nous saturons. Lui ne se bat pas contre ça, moi de moins en moins, mais j'ai cru longtemps que c'était anormal d'aimer être seul, alors j'ai voulu faire autrement. Mais pourquoi se battre si çà me convient. Je ne dis pas qu'être seul tout le temps, c'est agréable. Je connais des personnes qui vivent cela et en sont fort malheureuses. Mais choisir d'être seul par moment c'est du luxe. De par nos histoires, nous avons besoin de cela. Lui a vécu parmi plein de gens en étant à part, souvent malade, et mis de côté pour cela. Pas de sport, école de temps en temps, etc. Il a donc connu tôt la solitude au milieu des autres. Moi, pour avoir vu mes parents seuls, je ne voulais pas leur ressembler. Mais j'ai beaucoup vécu seule puisque ma soeur était plus âgée que moi, que nous ne recevions pas. Cela favorise la pensée, l'imaginaire et nous avons donc fait le constat que nous en avions besoin et que ça nous allait bien. Que lui pour son métier trouvait beaucoup d'idées et de force dans ses moments de solitude, et que pour moi, il fallait arrêter de combattre cette culpabilité à aimer être seule.

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