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sensiblement

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26 mai 2010

les bons moments !

De vendredi à lundi, la vie a été comme je l'aime. Vendredi soir, AG de l'asso des anxieux où je retrouve des gens que j'apprécie, nous partageons les mêmes difficultés. Samedi, journée ordinaire. Dimanche, nous étions invités chez une amie de toujours, amie d'enfance pour ses 50 ans. Elle réunissait ses frères et soeurs et nous. J'ai été touchée par cette intention, elle me montrait ainsi combien je comptais pour elle. Aussi, je lui fais un poème qui l'a beaucoup émue. Repas et ballade en forêt, moment très sympathique où je n'éprouve aucune difficulté sociale. Lundi, c'était l'anniv de ma fille : 25 ans. Avec ma belle mère, nous lui avions fait un beau chapeau jaune et vert comme le veut la tradition, j'ai adoré faire ça. J'ai préparé le repas et nous avons tout emporté chez elle, table, chaises, etc, car elle est installée depuis peu dans une petite maison mais il manque beaucoup de chose pour recevoir 11 personnes. Je suis même allée chercher ma mère pour déjeuner avec nous. Ma fille savait qu'il y aurait ses grands parents, nous et ses frères. Il y a eu la surprise du parrain : il n'est pas de la famille, c'est un ami. Aussi, elle n'en avait rien dit, et moi non plus, mais comme elle proposait d'inviter les oncles et tantes, cousins cousines l'après midi pour le goûter, j'ai aussi mis le parrain dans la liste des mails d'invitation, qui a répondu ok. Je l'ai rappelé pour lui dire de venir déjeuner. La surprise a été réussie. Déjeuner tout simple. Petite ballade. Ensuite ma soeur et son mari, à ma très grande surprise, sont venus, ainsi que la soeur de mon mari et son homme. Cela fait vraiment plaisir. Par contre, aucun des cousins n'est venu. Des moments de joie comme ça font vraiment du bien. Elle a été comblée de fleurs et son cadeau a été dans la gamme "utile" : un lave linge. Oui ce n'est pas très glamour mais c'est très utile.

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19 mai 2010

les p'tits miracles

Il faut savoir les voir, enfin quand je dis miracle, faut pas exagérer. Exemples :

- dimanche : je me suis réveillée avec un mal au cou, au dos, y a un problème, je dois attendre pour appeler un ostéo, et là vraiment je ne suis pas bien, je souffre, ne peux pas faire grand chose, je me traîne. Et bien, alors que bien des fois, je ne verrais personne, mon homme travaillant, une voisine vient me voir à l'improviste. Cà me réjouit, nous prenons le café et refaisons le monde. Pendant ce temps là j'ai un peu oublié ma douleur et je ne me suis pas ennuyée.

- hier soir : panique, j'ai oublié d'aller acheter du pain pour ce soir. Et, sans pain, impossible chez nous de manger. Je pars en voiture en priant pour que la boulangerie ne soit pas fermée. Elle n'est pas fermée mais en pensant devant la vitrine, je ne vois pas de pain. J'aurais bien pu partir. Mais j'y vais en espérant qu'ils vont bien me trouver au moins un vieux crouton quelque part. Et quand je leur dis "vous n'avez plus de pain", elle sort d'une étagère qui n'est pas en vue, un pain ou une baguette, ils étaient réservés jusqu'à 19 h mais le client n'est pas venu. Le pain est donc pour moi. Wouah, ce n'est pas grand chose, mais quelle petite joie dans ma tête. Sinon je serais rentrée chez moi penaude.

Alors oui, ce n'est pas grand chose, mais j'adore me rendre compte de ces petits miracles qui arrivent au bon moment. C'est aussi parfois une lettre qu'on n'attend pas, un coup de fil, etc. Il suffit d'y être attentif et ressentir. J'aime. Il faut aussi que je sois disponible dans ma tête pour les observer.

17 mai 2010

Je cherche !

Depuis tant d'années, je cherche. Je cherche dans le passé, je cherche dans l'avenir. Je cherche la vérité, la pureté, le vrai, le beau, l'amour, le merveilleux. Je n'aurais pas assez d'une vie pour trouver l'idéal. Je cherche le dieu à aimer, celui qu'on me propose ne me convient plus. Je veux autre chose, je ne veux pas la bêtise, je ne veux pas l'injustice, la maladie, le mal de vivre, la médiocrité, l'orgueil, la supériorité, la prétention, la mise à l'écart. Je veux un monde merveilleux comme je l'imagine depuis toujours je crois. Et comme il n'existe pas, je me sens mal souvent. Froissée, heurtée, bouleversée, à cran, je suis. Voilà mon hypersensibilité est bien vivante, elle.

15 mai 2010

Au service !

Il arrive (le fils aîné), il me demande d'aller le chercher à la gare mercredi soir : je rate ma gym. Il m'a dit après qu'il aurait pu se débrouiller, revenir en stop, impossible dans ma tête de ne pas m'exécuter. Trop de conscience. Le deuxième (fils dernier) arrive aussi avec 2 copains qui vont dîner aussi, dormir aussi et faire bcp de bruit en rentrant tard dans la nuit. Charmant. Ouf ils repartent. Jeudi : est ce que je peux venir déjeuner ? (la fille du milieu) Bien sur que oui. Je prépare pour 5.

La peinture, le ménage, ce sera pour plus tard. Je cuisine. Elle arrive à son tour (l'amie du grand fils). Re-cuisine. Vendredi : il veulent aller se promener et rechercher quelque chose. Je les accompagne. Jolie ballade. Recherches fructueuses. Hier soir, ils partent pour la soirée et un peu plus. Elle passe (la soeur), ça fait plusieurs mois que je l'avais vue. Je pourrais en faire un article mais ce serait trop long. Elle passe me porter la déclaration d'impots de ma mère pour que je la remplisse. L'air super content de me voir, ça fait peur. Ouf, je me repose dans le canapé en regardant Thal. Aujourd'hui, un peu de répit, je pense, jusqu'à ce soir. J'ai les courses à faire, la peinture, la visite à ma mère, l'achat et plantation de fleurs, etc. etc. et je suis là devant mon ordi. Cà va être dur. Dire que ma coiffeuse la semaine dernière me demandait : vous partez en week end ? Euh non, nous sommes très sédentaires. Je suis un peu fatiguée.   Ils ont un sacré côté Tanguy.

13 mai 2010

Peut être que .....

- ceux qu'on ne voit jamais nulle part sont comme moi

- nous sommes nombreux à vivre avec cette phobie de la société

- moi j'ose en parler plus que certains

- ce n'est pas une maladie

- on peut changer

- on a d'autres qualités

- faudrait décider d'assumer

- ceux qui passent par ce blog sont contents de voir qu'ils ne sont pas seuls

Peut être.

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12 mai 2010

j'aimerais

avoir des trucs drôles à vous raconter. Je ne viens ici que pour me plaindre, que pour constater que je n'avance pas. Je viens de faire un tour sur beaucoup de blogs et je me rends compte. C'est désespérant d'être comme ça. Pourtant j'aime rire, je vous assure. Mais quand j'écris, je suis portée par une certaine mélancolie et mes mots sont tristes. Je rêve d'être plus optimiste. C'était juste une petite note pour dire que je regrette de vous embêtter avec mes bas plutôt que mes hauts. J'espérais plus de partage, il y en a, je vous remercie celles et ceux qui laissent des commentaires. Cà me fait plaisir. Penser que je ne suis pas totalement indifférente aux autres m'aide. Tellement peu d'estime de moi. Conditionnement d'enfance. Il faut que je pense à noter les choses drôles, mais ce n'est pas si souvent.....

9 mai 2010

me suis protégée !

C'est lui qui est allé à ma place à la soirée où je devais travailler. Il m'avait proposé cela. Pour ce qui me gêne terriblement, dans le cadre de l'asso, si c'est possible, il veut bien me remplacer. En fait, il n'y avait pas vraiment besoin. Il y avait très peu de monde à ce petit spectacle de jeunes, ils étaient quasiment aussi nombreux derrière le bar à servir que devant à consommer. Pendant ce temps, je suis allé chercher à la gare mon fils et son amie. Aucun problème pour moi. J'aurais pu avaler des kilomètres et des kilomètres. J'étais ainsi bien soulagée. Hier, samedi, j'avais convié deux couples d'amis pour le soir pour fêter mon anniversaire en avance. Et oui, c'est demain. 51 demain. Nous avons ensemble été visiter une installation technique qu'ils n'avaient pas encore vue, dans le cadre de notre boulot : unité de compostage et toit photovoltaïque. Puis j'avais préparé un apéro dinatoire que j'ai bien réussi, il me semble. Toasts au foie gras, radis, pistaches, graines de courge,  pizza maison, toasts chèvre miel, et crumble accompagnés de très bons vins du sud. Pour finir un café ou tisane. Ils sont partis vers 1 h. J'étais contente. Parmi ces amis-là, il y en a un qui parle souvent argent, trop argent. Hier soir, pas de dérapage, c'est bien pour mon anniversaire, ils ont été parfaits. L'un des couples part en voyage demain. Un voyage offert par son entreprise par le biais d'un fournisseur. Il nous a dit qu'il sentait poindre la jalousie autour de lui. Ah, pas simple. Aujourd'hui, les enfants sont là, je pense qu'on va encore un peu fêter mon anniv. Tout est calme dans ma tête. Un peu de répit me fait le plus grand bien. Bon dimanche.

6 mai 2010

Je ne voulais pas faire comme eux

A voir mes parents avec si peu de vie sociale, je voulais faire autrement. C'est mon père qui commandait et ma mère acceptait tout sans rien dire. J'ai vu des photos d'eux étant jeunes, ils sont en groupes avec des amis. Alors, pourquoi tout a changé ? Je les ai rarement vu avec beaucoup de gens, seulement aux mariages, mais le dernier où je suis allée avec eux, j'avais 9 ans. Après j'y allais seulement avec ma soeur. Ils ne venaient plus. Ma mère est venue seule au mariage de ma soeur et au mien. Le dimanche, parfois, de la famille venait nous voir. Il arrivait que mon père faisait semblant de ne pas être là, il ne voulait voir personne. Quand je me suis mariée, j'avais un peu cette habitude de vie, ne pas être dérangée, il m'est arrivé également de ne pas ouvrir. Puis au fil du temps, je me suis dit que je voulais autre chose : plus de partage avec les gens. Mais c'est compliqué pour moi. Cette histoire familiale me poursuit. Je fais ce que je peux mais je crois que j'ai mis la barre trop haut pour certaines choses, notamment le bénévolat. Je n'y arrive pas, je n'y arrive pas. Respecter ses limites peut être, même si c'est décevant, même si ça semble tellement différent de beaucoup de gens. Je dis souvent à mon mari qui parfois veut me faire la leçon : demande donc à un paralysé de se mettre à marcher, il ne pourra pas, alors demande donc à un phobique de ne plus être phoblique, ce n'est pas si simple.

4 mai 2010

leur dire ou pas ?

A chaque instant envie de leur écrire un mail à mes collègues de l'asso de mon village, pour dire qu'ils ne comptent plus sur moi pour servir, ou travailler, aux soirées organisées. Encore une de prévue ce week end, je n'ai encore rien dit. Mon homme me dit que je devrais : leur dire que ça non, mais tout ce qui est en dehors, les tâches administratives, oui. Il y aura aussi le gala en juin et là c'est pire que tout. Je m'en rends malade à l'avance. Cela a t il du sens ? Tout cela pour exister aux yeux des autres ? Mais le lendemain les autres ne sont plus là. Je n'ai plus d'énergie. Je suis vidée. Et qu'est ce que j'y gagne ? Si je leur dis, ils ne vont pas comprendre, j'en ai peur, ils vont penser que c'est la flegme simplement car il y a peu de bénévoles, sous prétexte les gens n'ont pas envie de bosser en dehors de leur job. Ce n'est pas ça pour moi, c'est seulement être soumis aux regards pendant que j'effectue des tâches. C'est lié à mon histoire personnelle. Bien sur, en T.C.C., le médecin nous invite à avancer, à faire malgré les difficultés, mais là je trouve que c'est trop dur. Alors je ne sais pas, je ne sais plus, ça me casse la tête. S'ils pouvaient comprendre !!!!

3 mai 2010

pourquoi ?

J'ai pu discuter avec l'amie du sujet qui m'a fâchée. Dernièrement, je lui ai envoyé deux mails exprimant mon mécontentement. Elle a répondu au premier pas au deuxième. On s'est vu vendredi soir dans le cadre de l'asso des anxieux. Il y avait groupe de paroles. Je pensais qu'elle ne serait pas venue car elle vient peu souvent. Et je pensais également qu'elle éviterait de me croiser. A ma grande surprise, sa voiture est là. J'avance et au moment de rentrer dans la salle, j'ai eu envie de faire demi tour, mon coeur s'est emballé. Tant pis, j'entre. On verra bien. La réunion est à peine commencée. J'évite de croiser son regard. Au fil de la soirée, dans nos interventions, je pense à la discussion qu'on aura sans doute à la sortie. En effet, sur le parking, elle vient vers moi et me demande comment ça va. Et là on refait tout depuis de début. Il est question du groupe d'amis : 3 couples et nous. Les 3 couples, à l'initiative de une ou deux personnes projettent un voyage en Corse. M. à deux reprises leur propose de nous en parler. Elle n'a pas de réponse. Et cela reste comme ça. Tout se met donc en route sans nous en parler. C'est F. un jour qui m'annonce ça sans gêne au cours d'un déjeuner au restaurant. Je n'ose réagir. Mais je me prends comme un coup de couteau. Ensuite, plus le temps passe, plus j'ai mal à cette amitié. Et un jour j'ose donc écrire à M. qui me ressemble, je sais qu'elle peut comprendre puisque elle est anxieuse également, nous avons des réactions très similaires. Elle s'en veut de ne pas avoir insisté. Elle ne sait pas pourquoi nous avons été laissés. Cà m'a permis d'en parler, c'est déjà bien. F. est celle que je connais le mieux, nous avons des relations de travail, elle connait mon tempérament, je lui en veux, c'est sur. J'ai toujours été là pour elle et voilà !

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